[Grand dossier] Sénégal-France - Enseignement supérieur : La France, première destination des étudiants sénégalais

16 Déc 2016
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Les relations entre le Sénégal et la France sont étroites et multiformes, embrassant tous les secteurs, notamment celui de l’éducation et de la formation professionnelle, plus particulièrement l’enseignement supérieur. Dans ce secteur, elle reste la première destination des étudiants sénégalais.

D’après le site de l’ambassade de France à Dakar, le Sénégal est l’un des 16 Pays pauvres prioritaires (Ppp) pour l’attribution de l’aide publique au développement française. Le dernier Document cadre de partenariat (Dcp), signé pour la période 2013-2017 et fixant les priorités de la coopération civile bilatérale, s’inscrit, en termes sectoriels et géographiques, dans le cadre de la Stratégie nationale de développement économique et social du Sénégal (Sndes) qui couvre la même période. Trois secteurs prioritaires d’intervention sont ciblés, dont le développement humain (promotion de l’éducation de base, de la formation professionnelle et la santé).

En réalité, les relations académiques entre la France et le Sénégal datent de la période coloniale, le pays de Marianne ayant implanté dans sa colonie d’alors les premières écoles afin de parfaire sa politique « civilisatrice ». Presque toutes les anciennes élites sénégalaises ont été formées en France, pays qui a fondé l’Université de Dakar. En effet, c’est en 1918 que fut créée l’Ecole africaine de médecine, première ébauche d’un enseignement supérieur en Afrique, puis l’Institut français d’Afrique noire (Ifan) voit le jour en 1936. Dakar constituait la 18ème Université française académiquement rattachée aux Universités de Paris et de Bordeaux en 1957.

Cette politique de formation supérieure se poursuit encore. En effet, la France est et reste la première destination des étudiants sénégalais sur les 42 pays gérés par le Service de gestion des étudiants sénégalais à l’étranger (Sgee), basé à Paris.

Près de 10.000 étudiants sénégalais en France
PolytechD’après ce service, qui se fiait aux statistiques de Campus France à partir duquel s’inscrivent les étudiants sénégalais désireux de poursuivre leurs études supérieurs dans la Métropole, en 2014-2015, on dénombrait 11.000 étudiants sénégalais. Un chiffre qui a dégraissé puisque les dernières statistiques évoquent un chiffre d’environ 10.000 étudiants. Il existe, selon le correspondant du « Soleil » à Paris, 22 associations estudiantines sénégalaises en France.

Quoiqu’il en soit, le contingent sénégalais est, selon Thierry Valentin, directeur général adjoint de Campus France, « la plus grande population d’étudiants d’Afrique subsaharienne en France ». Il a fait cette déclaration lors du lancement du réseau social « France alumni Sénégal », le 24 novembre dernier, exprimant leur souhait de « doubler le nombre d’étudiants sénégalais en France dans 2 à 3 ans ». Toutefois, il faut noter que bien qu’elle soit la première destination depuis toujours et jusqu’à présent des étudiants sénégalais à l’étranger, la France semble avoir de nouveaux concurrents dans ce domaine comme le Canada, des pays asiatiques, même si cela ne semble guère inquiéter Thierry Valentin qui parle plutôt de mobilité sur le plan mondial. La France, à travers l’Agence française de développement (Afd), accompagne l’Etat sénégalais dans le renforcement de la carte universitaire. En fait, l’Afd finance les Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep) de Richard-Toll et de Bignona et la mise en place d’un réseau des Isep. A noter que pendant ce temps, la France a développé un réseau d’écoles au Sénégal. Ledit réseau, selon l’ambassade, compte 11 établissements scolaires à programmes français et un douzième à Banjul, géré depuis Dakar.

D’après le site de l’ambassade de France à Dakar, le Sénégal est l’un des 16 Pays pauvres prioritaires (Ppp) pour l’attribution de l’aide publique au développement française. Le dernier Document cadre de partenariat (Dcp), signé pour la période 2013-2017 et fixant les priorités de la coopération civile bilatérale, s’inscrit, en termes sectoriels et géographiques, dans le cadre de la Stratégie nationale de développement économique et social du Sénégal (Sndes) qui couvre la même période. Trois secteurs prioritaires d’intervention sont ciblés, dont le développement humain (promotion de l’éducation de base, de la formation professionnelle et la santé).

En réalité, les relations académiques entre la France et le Sénégal datent de la période coloniale, le pays de Marianne ayant implanté dans sa colonie d’alors les premières écoles afin de parfaire sa politique « civilisatrice ». Presque toutes les anciennes élites sénégalaises ont été formées en France, pays qui a fondé l’Université de Dakar. En effet, c’est en 1918 que fut créée l’Ecole africaine de médecine, première ébauche d’un enseignement supérieur en Afrique, puis l’Institut français d’Afrique noire (Ifan) voit le jour en 1936. Dakar constituait la 18ème Université française académiquement rattachée aux Universités de Paris et de Bordeaux en 1957.

Cette politique de formation supérieure se poursuit encore. En effet, la France est et reste la première destination des étudiants sénégalais sur les 42 pays gérés par le Service de gestion des étudiants sénégalais à l’étranger (Sgee), basé à Paris.

Plusieurs conventions signées
EducationLe ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, afin de renforcer le label « Etudier au Sénégal », a signé de multiples conventions avec les grandes écoles et classes préparatoires pour accueillir des bacheliers sénégalais dans le cadre des bourses d’excellence. Dès lors, les meilleurs étudiants (titulaires de mentions « Bien » et « Très Bien ») sont désormais orientés dans des écoles, instituts et universités retenus dans le classement Shanghai. Sur cette base, l’accent est mis sur les Stem. Car aucun pays ne peut se développer sans la maîtrise de la science, de la technologie et de l’innovation, surtout dans un monde, aujourd’hui, dominé par l’économie du savoir.

Les étudiants sont ainsi dans des classes préparatoires et réussissent au très sélectif concours d’admission au cycle d’ingénierie de la filière universitaire international de l’Ecole polytechnique de Paris. En 2014-2015, les 2 Sénégalais retenus ont été les seuls non Européens admis sur les 12 à ce cycle. Des mesures d’accompagnement sont ainsi prises par le Sénégal : octroi de bourses d’excellence (650 euros ou 430.000 FCfa), de mobilité pour les étudiants de Master II et de Doctorat en France (billet aller-retour plus une indemnité mensuelle de 60.000 FCfa quand il est au Sénégal. Montant qui n’a rien à voir avec ce que l’institution qui le reçoit lui remet) et de cotutelle (un nouveau dispositif) pour les doctorants afin de promouvoir le label « Etudier au Sénégal ». Une convention lie le ministère de l’Enseignement supérieur et l’Université d’Evry pour le programme de génétique moléculaire et une autre avec Atos pour la mise en place d’un calculateur parallèle intensif au Centre de mutualisation et de partage à la Cité du Savoir de Diamniadio. On peut ajouter la convention avec le ministère de l’Agriculture et de la Forêt de France pour un programme de formation de formateurs dans le domaine professionnel de l’enseignement supérieur.

D. MANE

La formation professionnelle : Un appui aux secteurs phares du Pse
La France est très active dans le domaine de la formation professionnelle au Sénégal. Nombreux sont les projets déroulés ou en cours d’exécution. L’objectif étant d’aider le pays à disposer d’une main-d’œuvre qualifiée de niveau intermédiaire, maillon faible du système éducatif sénégalais. Après avoir aidé le Sénégal à travers une coopération tripartite (Afd-Etat-Secteur privé) dans la mise en place en place de Centres sectoriels (Btp, agro-alimentaire…), la France poursuit son appui à ce sous-secteur si stratégique pour le développement.
C’est dans ce cadre qu’il faut situer le projet « Formation professionnelle pour l’emploi et la compétitivité » d’un coût global de 36 milliards de FCfa cofinancé par l’Etat du Sénégal, la Banque mondiale et l’Afd. Il vise, entre autres, la mise à niveau des lycées techniques par l’amélioration des équipements et de la gestion ; la révision des curricula et des formations pour 3.000 bacheliers ; le développement de nouvelles offres de formation en partenariat public-privé et notamment la création de nouveaux centres de formation dans les secteurs prioritaires du Pse, tels que l’aviculture, l’horticulture et le tourisme, en plus du Btp et de la mécanique mobile.
 
D. MANE

Education nationale : De nombreux projets en cours d’exécution
Le ministère de l’Education nationale n’est pas en reste. Et l’un des programmes phares ayant donné beaucoup de satisfaction fut, sans nul doute, le Projet éducation dans les banlieues de Dakar (Pebd) lancé en mars 2006 et qui fut piloté, à l’époque, par l’actuel directeur de la Planification et de la Réforme de l’éducation (Dpre), Djibril Ndiaye Diouf. Ce projet a permis la construction de plusieurs écoles en hauteur dans la banlieue qui était confrontée à un problème foncier (construction des 320 salles de classe et 100 autres réhabilitées). Actuellement, l’Afd finance le Projet d’appui à l’enseignement moyen dans la région de Dakar (Adem/Dakar) qui réalise 17 collèges (réhabilitation et construction) et le Projet d’appui à l’éducation de base en Casamance (Paebca) dans le cadre de la résorption des abris provisoires dans la région naturelle de Casamance. La France accompagne également la politique d’édition du ministère de l’Education nationale par l’acquisition de manuels.

D. MANE

A lire aussi l'intégralité de notre grand dossier :

Sénégal-France : Un partenariat multiforme et dynamique

Last modified on vendredi, 16 décembre 2016 12:54
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