Quand études et travail font bon ménage !

11 Sep 2017
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Adama et Mbaye ont un point en commun : ce sont des étudiants. L’autre aspect qui les lie, c’est qu’en plus d’apprendre, ils travaillent. Découverte de deux individus que la quête de connaissance n’empêche guère de « battre le fer ».

Elle a le sourire jovial, l’approche facile. Son charme laisse difficilement indifférent. Sa démarche est nette avec un déhanchement qui capte l’attention. Dans son mètre 70, Adama Sy, teint clair, poids plume affiche un beau sourire en cette matinée de mardi. Elle s’active chez elle à Dieuppeul 4 et procède aux derniers réglages. Adama doit d’une minute à l’autre se rendre au travail. L’étudiante ne se contente pas simplement de ses études. Elle travaille également dans un centre d’appels téléphoniques. Une activité qui lui permet, en plus de sa bourse, de venir à bout de ses besoins. La jeune fille a plusieurs atouts à son avantage. Elle a une belle voix qui accroche facilement. Elle manie avec aisance autant la langue française que l’anglais. Un avantage qu’elle a vite fait de mettre au profit du centre d’appels qui l’a engagé, il y a tout juste de cela un an. «Mon travail consiste à prendre des appels et surtout à donner des informations précises et des orientations aux personnes qui sont au bout du fil », souligne t-elle. Un travail qui lui prend tout juste sa matinée. Le reste de sa journée, la jeune fille étudiante le passe à prendre des cours. « En plus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar où je me suis inscrite au département d’Anglais, je suis en Licence dans une école de formation. Je suis inscrite dans la filière Journalisme et Communication », informe-t-elle. La jeune fille envisage, dit-elle, une fois la licence en main, d’aller boucler ses études en France. « Je voudrais faire une carrière internationale dans le journalisme », souligne-t-elle. En attendant de mettre à profit ses talents vocaux au service du journalisme, c’est dans les centres d’appels que la jeune gratifie de sa belle voix au bout du fil. Ce boulot à mi-temps permet à la jeune fille de « satisfaire certains de ses besoins mais surtout de poser ses marques dans l’art de la communication », souligne-t-elle.

L’hameçon en attendant la toge
En cette matinée de mercredi, la mer de Thiaroye offre une belle vue. L’agitation habituelle semble avoir laissé place à un calme plat. Dans un rythme adouci, les vagues font des va et vient sous le regard innocent d’enfants installés sur la plage. A l’aide du sable de la plage, ils font et défont des châteaux, fruits de leur imagination fertile. Certains ne manquent pas, malgré leur jeune âge, de plonger de temps à autre dans l’eau de mer. Nous sommes à Thiaroye sur-mer. Une bourgade située non loin du centre ville de la capitale sénégalaise. Ici, l’activé principale demeure la pêche. C’est là que nous a donné rendez-vous un jeune étudiant pas tout à fait comme les autres. Mbaye Dabo a fier allure. Le jeune garçon, âgé de 20 ans, est étudiant. Mais, dès que l’occasion se présente, il n’hésite point à suivre les siens, aux larges de la mer. Oui ! Mbaye, en plus d’être étudiant, est également pêcheur. Une activité dont il se targue et se réjouit à la fois. « Au sein de notre famille, l’activité de la pêche est un legs qui s’est transmis de génération en génération », souligne-t-il. Très jeune déjà, il se rappelle avoir été très souvent initié aux rudiments de cette activité qui demande « patience, persévérance, détermination et courage », souligne le jeune étudiant. Loin d’être un jeu d’enfant, l’activité de la pêche est, en effet, souligne-t-il, un domaine qui requiert beaucoup d’aptitude et d’exigence à la fois.

Déjà élève, Mbaye passait les grandes vacances aux larges des côtes dakaroises à la recherche de poissons. Des sorties en mer qui lui permettaient d’une part, d’acquérir de l’expérience et d’autre part, de se « faire un peu d’argent ». Ce «peu d’argent », c’était au tout début. Aujourd’hui, cette activité bien que remplie à mi-temps, permet au jeune homme d’« honorer toutes les charges qui vont dans l’investissement de ses études », souligne-t-il. Plutôt bon élève, le jeune garçon qui a décroché son baccalauréat avec Mention est en deuxième année de Droit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il rêve de devenir un jour avocat pour « exclusivement défendre la cause des plus démunis », relève-t-il. En attendant d’arborer sa toge, le jeune étudiant combine, à merveille, ses activités de pécheur à celles d’étudiant.

Par Oumar BA

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