Soins ambulatoires pour les enfants : Aucune évaluation de tous les signes généraux de danger sur 1.027 consultations

19 Sep 2017
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Les prestataires ne prennent en compte tous les signes généraux de danger lors des consultations des enfants. Les prestataires ne prennent en compte tous les signes généraux de danger lors des consultations des enfants.

Les standards de qualité des services pour les soins ambulatoires des enfants comprennent quatre catégories : l’évaluation des signes généraux de danger, l’évaluation du symptôme principal, l’examen médical et les conseils essentiels pour les responsables de l’enfant. Pendant l’Enquête Démographique et de Santé Continue de 2016 conduite par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (Ansd), 1.027 consultations d’enfants malades ont été observées. « Aucune des consultations observées n’a compris une évaluation de tous les signes généraux de danger. Parmi ces signes, le prestataire a vérifié si l’enfant vomit dans 55 % des cas, mais seulement 5% des consultations ont compris une vérification des convulsions et 4% ont compris une évaluation de l’incapacité à manger ou à boire », observent les enquêteurs. Ce qui fait dire à Laylee Moshiri, Représentante de l’Unicef au Sénégal, qu’il faut voir s’il faut donner à manger à l’enfant continuellement et ou qu’il faut lui donner plus  à boire. « Ce sont, selon elle, des conseils extrêmement importants qu’il faut donner aux familles d’enfants malades. Nous voulons qu’au moins 6 à 8% de ces conseils  soient donnés. Pour moi, c’est très inquiétant et cela veut dire que nous devons maintenant mettre un focus sur les pratiques des prestataires de santé en ce qui concerne les enfants malades ». « Les standards de qualité des services recommandent que le prestataire donne les conseils aux responsables de l’enfant malade. Les trois conseils essentiels n’étaient donnés que dans très peu de consultations observées. Dans 8% des consultations observées, le prestataire a parlé des symptômes nécessitant un retour immédiat, et dans la même proportion des consultations, le prestataire a demandé au responsable de donner des liquides supplémentaires à l’enfant. Dans seulement 6% des cas, le prestataire a demandé au responsable de l’enfant malade de continuer à nourrir l’enfant »,  lit-on dans le rapport de l’EDS continue 2016.

O. NDIAYE

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