Paix et sécurité dans le monde : Des experts encouragent la médiation

25 Nov 2017
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Les travaux du Congrès mondial de médiation qui se tient à Dakar ont été ouverts hier. Les experts ont encouragé les acteurs de la paix dans le monde à privilégier la médiation pour la résolution des conflits.

Des experts venus du Mexique, d’Espagne, du Sénégal, de la République centrafricaine et d’autres pays ont encouragé, hier, les acteurs de la paix dans le monde à privilégier la médiation pour résoudre les conflits. C’était à l’ouverture du Congrès mondial de médiation  qui se tient à Dakar. « Nous devons atteindre l’objectif de construire un monde où tout le monde peut avoir la culture du dialogue pour régler les conflits », ont dit les experts. « Le Sénégal est bien indiqué pour abriter le congrès. C’est un pays de culture de la paix », a, de son côté, déclaré Mamadou Ndiaye, ancien médiateur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Le Congrès mondial de médiation regroupe des acteurs de la médiation dans le monde. Une centaine d’experts y prennent part. La présidente du Haut conseil du dialogue social, Mme Innocence Ntab Ndiaye, a souligné que la Coordination des Congrès mondiaux de la médiation offre l’opportunité de soumettre cette discipline et ses pratiques à l’épreuve de l’espace en permettant aux participants de s’imprégner des mécanismes auxquels ont recours les médiateurs dans divers domaines à travers le monde. Elle a indiqué que ce Congrès mondial de médiation qui se tient pour la première fois en Afrique arrive à son heure. « Il se tient dans un contexte où les acteurs des différents secteurs manifestent de plus en plus le besoin de recourir à des mécanismes consensuels de résolution de leurs différends et d’éviter d’avoir à s’accommoder de décisions imposées par voie de règlement judiciaire », a dit la présidente.

Pour Mme Ndiaye, par la médiation, par l’arbitrage, par la conciliation, il est possible d’aller dans le sens de solutions politiques et sociales ne déstructurant pas nos sociétés et nos communautés. « Par ces mécanismes, il est possible de mieux administrer les peines de justice mais aussi d’éviter des blessures émotionnelles pouvant résultant de la mauvaise gestion de différends au sein de nos familles, de nos écoles », a-t-elle indiqué.

Aïssé Gassama Tall, directrice de cabinet du ministre de la Justice, garde des Sceaux, a présidé l’ouverture des travaux. Elle a rappelé que les différends dans les sociétés africaines ont toujours trouvé solutions sous l’arbre à palabre. « Des pays qui étaient en crise ont pu mettre en place des cadres de réconciliation grâce à la médiation », a dit Mme Tall. « La médiation est considérée comme le moyen le plus apte pour régler les conflits », a ajouté la directrice de cabinet. Sur ce, elle a donné l’exemple des maisons de justice créées au Sénégal. « Depuis leur création, les maisons de justice ont traité 41 400 dossiers de médiation. Elles ont conseillé 79 385 personnes avec un taux de réussite de 80 % », a dit Mme Tall. Selon elle, les maisons de justice ont aussi permis de recouvrer plus de 200 millions de FCfa.

Babacar DIONE

Last modified on samedi, 25 novembre 2017 14:02
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