Bousso Ngom Sène, députée : Une passionnée de la promotion du bien-être de la famille

04 Déc 2017
573 times

Chef de village et députée, la présidente du Groupement des femmes de Ndangalma a plusieurs cordes à son arc. Estimant que la femme est l’épine dorsale de la famille, elle s’est toujours battue pour valoriser son statut et œuvrer pour son développement.

« La planification familiale a toujours existé », défend Bousso Ngom Sène, députée nouvellement élue à l’Assemblée nationale. Et cette native de la commune Ndangalma fait allusion au fait que, par le passé, les femmes quittaient le domicile conjugal après l’accouchement pour allaiter leurs enfants auprès des siens. Aussi Mme Sène évoque-t-elle les gris-gris que mettaient certaines femmes pour éviter de tomber enceintes. « C’était une sorte de planification familiale, mais maintenant, c’est le nom qui pose problème », argumente la parlementaire qui exerce le métier de matrone depuis 35 ans.

Noirceur d’ébène, tout de blanc vêtue, cette socialiste convaincue, en session au niveau de l’hémicycle, profite d’une pause pour nous parler de la situation sanitaire dans sa localité : Ndangalma, une commune du département de Bambey. Avec seulement 3 postes de santé fonctionnels, la présidente de la Fédération des groupements féminins de Ndangalma pense qu’on est bien loin des normes en matière d’infrastructures sanitaires dans cette commune polarisant 33 villages.

Se rappelant les visites prénatales pas du tout à la mode, des vaccinateurs qu’on chassait pour éviter qu’ils n’administrent aucune dose de vaccin aux enfants, elle pense que des progrès importants ont été faits dans le domaine de la santé grâce à la sensibilisation. « Les comportements ont beaucoup changé », constate Mme Sène qui considère que « la santé est prioritaire ».

Chef de village depuis 2013, Bousso Ngom Sène a dû faire face à la concurrence des hommes pour accéder à ce poste de responsabilité. « Ils visaient ce poste », confie-t-elle, fière de s’être imposée. Ayant toujours œuvré pour l’amélioration de la santé des femmes et des enfants dans sa localité, elle estime que des efforts sont également notés dans l’adhésion des communautés à la planification familiale. « Les gens pensaient que c’était interdit. Mais maintenant, ils considèrent de plus en plus suicidaire de ne pas espacer les naissances », explique-t-elle.

Aussi se félicite-t-elle que les hommes s’impliquent davantage. Une situation qu’elle lie à leur prise de conscience des risques encourus par les femmes confrontées aux grossesses rapprochées. Mais surtout à la situation économique des ménages souvent dépourvus de moyens, affirme la parlementaire favorable à la promotion de l’espacement des naissances pour le bien-être général de la famille. « Il faut qu’on parle de la santé de la reproduction. D’ailleurs, je n’ai aucun problème à évoquer la planification familiale », soutient Bousso Ngom Sène qui souhaite, en tant que députée, que sa voix porte au-delà de sa communauté.

M. GUEYE

Rate this item
(0 votes)

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.