Babacar Sy Mbodj, 2ème adjoint au maire de Bambey : « La planification familiale doit être abordée sous l’angle recettes/dépenses »

04 Déc 2017
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« Faisons la politique de nos moyens », conseille Babacar Sy Mbodj, 2ème adjoint au maire de la commune de Bambey. Ce faisant, il appelle à changer d’approche dans les stratégies de sensibilisation. Il faut, propose-t-il, « des messages allant dans le sens de la meilleure gestion de la famille par rapport aux moyens dont on dispose »

« Qui ne maitrise pas la population ne peut pas aller au développement », déclare Babacar Sy Mbodj, 2ème adjoint au maire de Bambey. Toutefois, il avoue, en tant qu’élu local, qu’il leur est difficile d’aborder la planification familiale, même si cette dernière vise le bien-être de la famille. « Il est difficile de demander aux populations d’espacer les naissances », lâche M. Mbodj. Et pour cause, argumente-t-il, « la religion et les tabous ».

Invitant à « changer d’approche », il estime que cette question doit être posée autrement, à savoir : Comment faire en sorte que les ressources dont nous disposons puissent suffire à la famille ? Alors, il penche plutôt pour « des messages allant dans le sens de la meilleure gestion de la famille par rapport aux moyens dont on dispose ». La planification familiale doit être abordée, selon lui, sous l’angle « recettes/dépenses », « du développement », bref, de « l’amélioration des conditions de vie des populations ». « Faisons la politique de nos moyens », conseille-t-il, appelant aussi à aborder la contraception « sous l’angle du dividende démographique ». « Cela peut être bénéfique », croit M. Mbodj.

Le 2ème adjoint au maire de Bambey estime que même si les gens savent généralement de quoi on parle, ils hésitent encore à pratiquer, faisant semblant de n’avoir pas compris. Il lie cette situation au fait que les mots renvoyant à la contraception sont « chargés ».

S’agissant de l’appui des collectivités locales aux programmes de planification familiale, Babacar Sy Mbodj indique : « Si le district sanitaire ne met pas dans ses priorités la planification familiale, on ne peut pas appuyer ».

Toutefois, Awa Fall Camara, coordinatrice Sr du district sanitaire de Bambey, admet que les comités de santé et les collectivités locales les aident beaucoup dans leur travail. Surtout dans la formation continue pour le personnel communautaire. « Nous avons des maires très impliqués », renseigne-t-elle.

M. GUEYE

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