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Coopération Sénégal - Japon : Booster le développement par les infrastructures

11 Déc 2017
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Au Sénégal, le Japon a toujours apporté un important appui au développement des infrastructures. En effet, le Japon veut faire de ces infrastructures un levier du développement. D’autres projets ont été mis en œuvre pour contribuer à la croissance économique durable du Sénégal et à plus grande échelle pour l’intégration régionale de l’Afrique de l’Ouest.

Dans son Plan d’actions pour les cinq prochaines années, initié lors de la 4ème Conférence Internationale de Tokyo pour le Développement de l’Afrique (Ticad IV), le Gouvernement du Japon a placé les Infrastructures de transport régionales, y compris les ports, dans les hautes priorités. En plus, dans une dynamique de soutien au Nouveau partenariat économique pour le développement de l’Afrique (Nepad), le Japon s’est engagé à contribuer à la réduction de la pauvreté par le biais de la croissance économique en apportant une aide prioritaire au développement des infrastructures qui contribue au renforcement de l’intégration économique africaine. C’est ainsi que les interventions du Japon dans ce secteur sont déclinées à travers la réalisation du corridor Bamako-Dakar par le sud qui intègre le Programme d’actions communautaires des infrastructures et transport routiers (Pacitr) de l’Union économique et monétaire de l’Ouest-africain (Uemoa). « Ce corridor d’intérêt communautaire, est un des axes majeurs nécessaires à la préservation et à l’amélioration des échanges terrestres entre les populations frontalières. Ce qui fait que l’impact socio-économique de cette liaison routière profite aux deux Etats (Mali et Sénégal), mais aussi aux pays voisins, à travers le désenclavement des zones desservies, l’accroissement de la mobilité et la liaison avec les voisins mais surtout le développement des activités agricoles et de commerce dans la région », lit-on dans une note de la Jica.

Le Programme de d’aménagement routier et de facilitation du transport sur le corridor Bamako-Dakar par le sud porte également une empreinte japonaise. Le Japon est intervenu en co-financement sous forme de prêt concessionnel dans ce programme avec la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque ouest-africaine de développement (Boad) sur les tronçons routiers entre Kédougou et Falémé (réhabilitation du tronçon Kédougou-Saraya (61 Km), construction du tronçon Kharakhéné-Falémé (21,3 Km). Le programme a pour objectif de contribuer au renforcement de l’intégration économique et de la coopération sous-régionale, et au désenclavement des pays.

Le programme comprend des travaux routiers (en béton bitumineux 05 cm) et d’aménagement d’infrastructures socio-économiques (cases de santé, forages, pistes, rurales…) pour répondre à des besoins immédiats des populations riveraines, ainsi que des mesures de facilitation du transport et du transit sur le corridor. Ce programme est en conformité avec les objectifs du Nepad dont il fait partie du plan d’actions à court terme. Il avait démarré, du côté sénégalais, en 2008.

Autres domaines d’intervention
Dans le domaine de l’information et des technologies, la coopération japonaise a construit la Nouvelle Maison de la Rts en 1987, fourni des programmes de TV à la Rts en 1989, tout en renforçant des capacités télévisuelles de cette même Rts en 2005. La coopération japonaise a aussi une étude sur le système de gestion de l’information sur les infrastructures socio-économique de la zone urbaine de Dakar en 2000. Ou encore la mise en place d’un système de gestion de l’information sur les infrastructures socio-économiques de la zone de Dakar en 2002 et l’affectation, pour une durée de deux ans, d’un expert japonais.

La construction de l’Usine de dessalement de l’eau de mer des Mamelles est l’un des projets-phares de la coopération japonaise tant par son financement que par ses objectifs. D’un montant de 145,615 milliards de FCfa, ce projet veut combler la forte demande en eau qui va avec la croissance démographique étant entendu que l’approvisionnement actuel ne peut satisfaire la demande quotidienne maximale.

La Jica a signé un accord de prêt avec le gouvernement de la République du Sénégal pour le projet de dessalement de l'eau de mer des Mamelles. Ce projet prévoit, selon la Jica, la construction d'une nouvelle usine de dessalement d’eau de mer, la première en son genre au Sénégal (capacité de production : 50,000 m3/ jour), à Dakar, la capitale, ainsi que l'amélioration du réseau de canalisations urbaines.

La réhabilitation du Môle 3 du Port de Dakar construit en 1939 devrait faire du bien à l’infrastructure qui prend en charge les « 15 millions de tonnes annuelles de marchandises pour le Sénégal, mais aussi les marchandises destinées au Mali ». D’un montant de 21 milliards de FCfa, la réhabilitation a été conclue par un don qui don qui permettra « un chargement et un déchargement des marchandises plus sûr, plus efficace et plus hygiénique ».

L’approvisionnement en eau potable et l’amélioration des conditions d’hygiène dans les zones rurales (Japon 14) est un autre pilier du développement infrastructurel. D’un montant de 4,18 milliards, Japon 14 est un « projet de construction d’ouvrages hydrauliques et d’assainissement dans les régions de Tambacounda (3 sites), Matam (1 site) et Kédougou (1 site) en 2017. Ce projet a permis à 34 villages et à une population d’environ 28.900 personnes vivant dans les sites ciblés, de bénéficier des installations réalisées », selon la Jica.

I. Khaliloullah NDIAYE

Last modified on lundi, 11 décembre 2017 10:09
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