Sénégal-France : Pour plus de partenariat dans les Sports !

02 Fév 2018
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Ismaila Sarr avec le maillot de Metz. Il a été formé par Generation Foot au Sénégal avec le partenariat du club français Ismaila Sarr avec le maillot de Metz. Il a été formé par Generation Foot au Sénégal avec le partenariat du club français

Le Sénégal et la France sont liés par l’histoire, mais aussi par le sport. Depuis plusieurs décennies, le pays de Marianne est devenu une destination privilégiée pour les sportifs sénégalais (footballeurs, basketteurs, athlètes, etc.). Le sport constitue un facteur de développement et participe à l’objectif de l’État du Sénégal de diversifier son économie.

Depuis des années, la France est la destination préférée des sportifs africains. Dans le domaine du football, le Sénégal a écrit de belles pages dans cette discipline reine en France. Pendant longtemps, notre pays a été le plus grand exportateur de joueurs pour la Ligue 1 et la Ligue 2 française ou encore les divisions inférieures. Les centres de formation, fruit d’un partenariat fécond entre acteurs sénégalais et français, ont grandement contribué, surtout ces dernières années, à amplifier ce phénomène. L’académie Génération Foot de Dakar, devenue la pépinière lorraine en Afrique du FC Metz, en est un exemple patent. L’intérêt accordé par l’État du Sénégal à ce partenariat entre le FC Metz et l’académie sénégalaise Génération Foot est apparent lors de l’inauguration des installations sportives et socio-éducatives du centre en novembre 2013, avec la présence d’Aminata Touré‚ alors Premier ministre du Sénégal et de Mbagnick Ndiaye, ministre des Sports à l’époque. L’institut Diambars, fondé en 2004 par l’ancien capitaine de l’équipe de France, Patrick Vieira, l’ancien gardien international Bernard Lama, et l’ex-joueur de Lens, Jimmy Adjovi, a été la première expérience dans ce genre de partenariat avec certes des différences dans l’approche. Après Metz qui s’est bien installé au Sénégal, ce fut au tour de l’Olympique de Marseille de miser sur notre pays pour avoir sa pépinière de joueurs. Ce qui justifie d’ailleurs la visite au Sénégal, en juin dernier, du président phocéen Jacques-Henri Eyraud. Ce dernier, reçu par le Président Macky Sall, n’a pas caché l’intérêt manifeste de l’Olympique de Marseille pour l’Afrique, notamment pour le Sénégal qui, par le passé, a fourni de grands joueurs au club. Il ne faut pas s’étonner donc de voir dans les prochaines décennies des footballeurs sénégalais rejoindre l’Olympique de Marseille. Dans des disciplines comme le basket, il est à préciser que beaucoup de Sénégalais évoluent en France, en plus du cas des nombreux de binationaux. C’est en ce sens même que la fédération française de basket et celle du Sénégal ont signé un partenariat pour développer ce sport par la formation d’éducateurs, l’organisation d’événements et la fourniture de matériel, tout en évitant le pillage des talents dont les pays d’Afrique sont victimes. Le handball n’est pas en reste. Ces dernières années, la sélection nationale féminine du Sénégal a peaufiné en France sa préparation pour les Coupes d’Afrique des nations (CAN) 2014 et 2016 disputées respectivement en Algérie et en Angola.

Il s’y ajoute que la fédération avait même confié les rênes de l’équipe au Français Frédéric Bougeant. Au-delà des athlètes qui ont opté pour la nationalité française (Mamadou Kassé Hann, Ibrahima Wade, Cheikh Touré), le Sénégal est devenu un terreau pour l’athlétisme français. Après le marathon « Foulée de l’Europe » organisé par la Fédération sénégalaise d’Athlétisme (Fsa) en partenariat avec plusieurs structures dont le Service de Coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France, Eiffage a, à son tour, initié en février 2016 le premier marathon international de l’Autoroute de Dakar. Sans compter que la France a, par le passé, appuyé le Centre international d’athlétisme de Dakar (Ciad) dans la formation des athlètes. La dynamique sportive entre les pays est donc très ancienne pour ne pas dire historique. Le Sénégal a toujours été un pays de sport par excellence, mais la performance sportive de haut niveau demande des moyens conséquents et une politique audacieuse. Les autorités sénégalaises l’ont bien compris et veulent faire du sport un facteur de croissance économique compétitif. Pour relever le défi, l’État mise sur nouvelle politique sportive dont les axes majeurs tournent autour des ressources humaines, de la modernisation de la bonne gouvernance, d’un programme de diversification et du renforcement des infrastructures. Mais en plus des moyens dégagés par l’Etat pour la matérialisation de cette ambition et l’atteinte des objectifs, la coopération pourrait jouer un rôle non négligeable.

Il ne fait point de doute que la modernisation et la création de grands équipements sportifs permettront de favoriser le développement du sport de haut niveau. Dans ce domaine, le Sénégal fait de gros efforts, mais pourrait bien s’appuyer sur l’expertise de la France qui a été l’hôte de plusieurs grandes compétitions internationales (Jeux olympiques, Championnats d’Europe des nations, Coupe du monde de football), sans compter que Paris a été désigné le 13 septembre dernier par le Comité international olympique (Cio) comme ville hôte des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Il serait donc très bénéfique pour le Sénégal de partager cette expertise dans l’organisation de grandes manifestations sportives.

Une coopération sportive dans un sens plus large pourrait permettre aux sportifs sénégalais de bénéficier de bourses, de formations dans tous les domaines, des appuis en termes de préparation.

De cette coopération, la France pourrait appuyer le Sénégal en finançant la construction d’équipements sportifs, la réhabilitation des structures existantes. C’est une politique qui permettra d’ouvrir de nouveaux horizons et de renforcer les liens sportifs entre les deux pays afin de continuer d’écrire ensemble l’histoire de leur sport respectif.

Par Samba Oumar FALL

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