A la suite des incidents qui ont eu lieu à Rufisque entre les coalitions «Benno Bokk Yakaar» et «Mankoo Taxawou Senegal» (Mts), la tête de liste de Mts, Oumar Cissé, appelle le président de la République à sévir. Pour lui, les images diffusées dans les télévisions et sur internet parlent d’elles-mêmes. « On avait affaire à des individus surarmés qui n’avaient qu’une seule et unique intention de faire mal et de tuer », a dit Oumar Cissé, hier, face à la presse. « Il appartient au président de réagir par rapport à tout cela et au procureur de s’auto-saisir, si tant est que ce pays est un État de droit », a ajouté la tête de liste de Mts. Mardi, dans l’après- midi, alors que les deux coalitions organisaient des caravanes, les deux convois se sont croisés au quartier Colobane. S’en sont suivis des jets de pierres, une course poursuite et même des tirs de sommation attribués au camp du ministre Oumar Guèye. Pour l’heure, Oumar Cissé dit qu’il va sa campagne et compte même se rendre à Sangalkam, fief du ministre Oumar Guèye et dans les autres localités du pays. Dans le même temps, la tête de liste de Mts regrette que le camp de Benno ne batte pas campagne sur les réels problèmes auxquels les Rufisquois sont confrontés.

M. NDONG

Depuis le samedi 15 juillet, la majorité des partis et coalitions avaient jugé opportun de suspendre leur campagne électorale pour marquer son soutien et sa solidarité aux familles des victimes du drame du stade Demba Diop. Mais, au vu de la situation tendue qui prévaut actuellement dans la capitale de la Petite Côte, l’espoir d’une reprise des activités est très infime.

Le drame du stade Demba Diop qui a engendré la mort de 8 personnes et fait plus de 300 blessés à Mbour a eu des impacts sur la campagne électorale. Les partis et coalitions en lice qui avaient prévu des meetings, des caravanes et autres visites de proximité ont été obligés, depuis dimanche dernier, de geler leurs activités pour marquer leur solidarité avec les familles des victimes.

Du côté de « Benno Bokk Yakaar », l’esprit n’est pas encore à une reprise. Toutes les rencontres prévues cette semaine par le comité électoral départemental ont été décalées. Sira Ndiaye, l’une des investies sur la liste nationale, a purement et simplement mis une croix sur sa campagne. «En tant que candidate, j’ai décidé d’arrêter définitivement ma campagne. Nous avons perdu une sœur et des frères. C’est donc inopportun d’organiser des caravanes ou de continuer notre campagne », a-t-elle dit. Mme Ndiaye a organisé, hier, un récital de coran pour le repos de l’âme des victimes. Cheikh Issa Sall a également suspendu ses activités jusqu’à nouvel ordre. Même si dans les autres communes, ses militants mènent des activités de proximité.

La même situation prévaut au sein de la coalition « Manko Yeesal Senegaal ». Selon Abdoulaye Bayati Babou, les responsables ont suspendu toute campagne et tout déplacement en convoi et autres. D’ailleurs, a indiqué la tête de liste départementale de « Yessal », la venue de Modou Diagne Fada à Mbour, prévue aujourd’hui, a même été annulée. « On lui a expliqué que le moment ne s’y prêtait pas et il a accepté naturellement. Par la même occasion, on a annulé tous ses déplacements prévus dans le département », a-t-il fait savoir.

La coalition gagnante « Wattu Sénégal » qui a également suspendu toutes ses actions dans la commune de Mbour pour marquer un temps de deuil, a, cependant, maintenu son agenda dans le département, selon Mme Fatou Guèye dite « Ndiakhate ». « Aujourd’hui que tout Mbour pleure ses enfants, on ne peut pas se permettre de mener une campagne électorale. Dimanche dernier, nous avons reporté la visite de notre leader, Me Abdoulaye Wade. Nous allons continuer sur cette dynamique en attendant d’y voir plus clair », a-t-elle assuré.

Investie sur la liste départementale de la coalition « Senegaal Ça Kanam », Adama Diop a soutenu que le contexte actuel n’est pas favorable à la poursuite de la campagne électorale. « La douleur des familles des victimes est aussi la nôtre. C’est pour cette raison que nous avons suspendu notre campagne jusqu’à nouvel ordre et nous espérons la reprendre à la fin du deuil », a-t-elle noté. Même son de cloche du côté du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur). Selon sa tête de liste, Mamadou Traoré, le parti a gelé ses activités sur toute l’étendue du département depuis le drame.

S. O. FALL

Théodore Chérif Monteil, la tête de liste nationale de la coalition « Bunt Bi », a dénoncé, le week-end dernier, la rétention des cartes d’électeur dans les commissions administratives de refonte du fichier. Il a donné l’exemple du département de Ranérou où, selon lui, plus de 10.000 de ses partisans n’ont pas pu retirer leur carte d’électeur.

Des milliers d’électeurs pourraient ne pas pouvoir exercer leur devoir civique le jour du scrutin, faute de disposer de leur carte d’électeur. Une situation qui, aux yeux de la tête de liste nationale de la coalition «Bunt Bi», n’est pas seulement une vue de l’esprit. Si on en croit Théodore Cherif Monteil de passage, samedi dernier à Kaolack, dans le cadre d’une caravane « Le président de notre parti Union Citoyenne, El Hadj Ibrahima Mbow, qui sillonne en ce moment l’axe nord est précisément à Ranérou qui se trouve être un de nos fiefs électoraux, où on a organisé un vaste rassemblement de 22.000 personnes. Nos militants ont signalé qu’il y avait près de 10.000 primo votants qui ne sont pas parvenus à récupérer leur carte d’électeur. C’est uns situation inquiétante à moins de deux semaines du scrutin » s’est indigné le responsable politique en tournée dans sa région natale de Kaolack.

En vue de résoudre ce casse-tête, il s’est résolu à interpeller le ministre de l’Intérieur. « Nous lui lançons un appel solennel pour que cette question trouve une solution diligente. Car la délivrance d’une carte d’électeur constitue un droit pour chaque citoyen. De ce fait, toute rétention de ce document administratif est une faute grave qui peut entraîner des conséquences néfastes pour ce pays » a-t-il relevé. Revenu au bercail au lendemain des violences électorales à Dakar, il s’est vigoureusement insurgé contre l’intrusion de la violence dans la campagne électorale. Estimant que c’est la bataille des idées, des programmes et visions des listes de partis ou de coalitions qui devrait prévaloir. M. Monteil a invité tous les acteurs politiques au calme et à la sérénité. « Union citoyenne bannit toute forme de violence, nous pensons que le Sénégal nous appartient à tous. Nous ne vivons pas ensemble parce que nous appartenons à la même religion ou parce que nous parlons la même langue. C’est pourquoi nous voulons nous battre parce que nous n’appartenons pas au même parti. Ce pays nous appartient. Nous l’avons hérité de nos ancêtres et nous allons le léguer à nos enfants, il est important que nous le fassions de manière efficiente et en toute sérénité. C’est en tout cas la vision de notre parti et c’est ce que nous comptons véhiculer à l’Assemblée nationale » s’est défendu le directeur opérationnel national de l’Union Citoyenne, principale composante de la coalition «Bunt Bi».

Elimane FALL

Un des projets phares du chef de l’Etat Macky Sall, le Pôle urbain de Diamniadio est mal accueilli par la tête de liste de la coalition gagnante « Wattu Senegal ». Alioune Mar pense que le pôle est loin d'être favorable aux populations

La campagne a commencé depuis quelques jours, qu’est-ce que vous avez eu à faire depuis lors ?
Bien avant aujourd’hui, nous avons anticipé des actions, des activités et des démarches en vue de législatives de 2017. Nous avons eu pendant tout le Ramadan une précampagne très nourrie qui nous a permis de sillonner l’ensemble du département, en allant dans les coins les plus reculés. Aujourd’hui, nous sommes en pleine campagne et nous continuons à privilégier les visites de proximité. Nous avons rencontré ce que l’on appelle les grands groupes, nous avons aussi rencontré des partis que ne se sont pas investis. Nous avons rencontré les grands électeurs pour baliser les grands électeurs.

Vous êtes tête de liste départementale, mais vous êtes plus connu à l’Ouest, votre commune que dans le reste du département, n’est-ce pas un handicap pour convaincre les électeurs ?
C’est ma grande difficulté, parce que ma vie politique, je n’ai jamais connu le département. Je ne m’en cache, mes actions politiques se limitaient à Rufisque ouest et au centre de vote de mon épouse à l’Est. C’est une nouveauté très délicate, parce que très rapidement j’ai commencé à sillonner le département et je suis en train de faire de grandes réalisations en terme de contact au niveau des populations. Pendant une semaine, c’est comme si j’avais fait dix ans de département. Je me rends compte que cette faiblesse est un avantage énorme.

On vous a entendu critiquer le pôle urbain et pourtant c’est un thème de campagne de vos adversaires de « Benno Bokk Yaakaar »…
On nous rabâche souvent les oreilles du pôle urbain de Diamniadio. Malheureusement, le ridicule ne tue pas dans ce pays. Parce que le pôle urbain de Diamniadio est une catastrophe. Le pôle urbain est conçu pour des maisons, des immeubles et d’appartements dont les prix varient entre 50 et 98 millions de FCfa. Est-ce que c’est fait pour les couches sociales défavorisées ? Ceux qui se gargarisent du pôle urbain de Diamniadio ne maîtrisent pas ceux qu’ils disent. Parce que le pôle n’est pas un joyau pour les populations, mais plutôt des grimaces qu’on leur fait. Je voudrais que les responsables locaux de Benno Bokk Yaakar se taisent pour de bon. L’autre chose, c’est que le pôle urbain se trouve dans une zone boueuse. Je me rappelle Me Abdoulaye Wade avait dédié cette zone à un foirail, mais les propriétaires de bœufs et de moutons avaient refusé ce local, arguant que Diamniadio n’était pas propice pour leurs bêtes qui ne pouvaient plus lever la patte après la pluie, à cause de la boue. La pire des catastrophes pour un maire, c’est d’accepter que toutes ces constructions se fassent sans paiement d’autorisation de construire. Le maire de Diamniadio n’a reçu aucun franc sur l’ensemble de ces constructions. C’est l’ensemble des populations de Diamniadio qui ont été grugé par ce qu’on appelle le pôle urbain.

Propos recueillis par Maguette NDONG

C’est à Oréfondé puis à Agnam que la coalition «Benno Bokk Yaakaar» (Bby) de Matam a clôturé, lundi, sa tournée départementale dans les dix communes entamée depuis le début de la campagne électorale à Ogo. Le meeting de Oréfondé s’est tenu le matin. Dans l’après-midi, les responsables de la coalition se sont retrouvés au terrain de football d’Agnam Ouro Ciré (commune d’Agnam). A Oréfondé tout comme à Agnam, les responsables de Bby ont battu le record de la mobilisation. Dans les deux localités, elle a été forte. Les militants sont venus de tous les horizons pour prendre à ces rassemblements de la coalition présidentielle.

La chaleur torride qui sévit dans le Fouta n’a pas entamé l’ardeur des militants et sympathisants de la coalition qui sont restés des heures sous le soleil à écouter le message du mandataire départemental de Bby, le député-maire des Agnam, Farba Ngom. Tirant un bilan d’étape de cette tournée de leur coalition dans les dix communes du département de Matam, ce dernier a indiqué qu’il est « très satisfaisant ». « Nous sommes sûrs de gagner ces élections car nous n’avons pas d’adversaires, d’opposants politiques dans le département », a-t-il déclaré, tout en magnifiant l’union retrouvée au sein de leur coalition.

Ainsi, les responsables de Bby de Matam se fixent comme défi d’avoir le meilleur résultat dans tout le pays, en remportant ces élections à plus de 90 % des suffrages. « Nous sommes conscients que le chef de l’Etat accorde une attention particulière au département et d’une manière générale à la région de Matam », a rappelé le député-maire des Agnam. Pour gagner ce pari, il a invité les électeurs à aller massivement retirer leurs cartes d’identité biométriques. M. Ngom a aussi salué la décision du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique consistant à mettre en place des commissions mobiles pour le retrait de ces cartes.

Auparavant, Coumba H. Dème, deuxième investie sur la liste départementale, a, de son côté, énuméré les réalisations du président Macky Sall dans la région. « Tout le monde sait que Matam était dans une situation peu honorable avant l’avènement du président Macky Sall. Aujourd’hui, notre région change de visage grâce à son action et ses réalisations », a-t-elle souligné.

Souleymane Diam SY

Il est le seul jeune rufisquois tête de liste pour ces législatives du 30 juillet prochain. Alioune Badara Diack de la coalition «Leeral» souhaite débarrasser Rufisque de sa « vieille garde » et donner le pouvoir à la jeunesse.

Juriste de formation et ancien président de l’association des élèves et étudiants rufisquois à l’Ucad, Alioune Badara Diack a vite été charmé par l’engagement et la détermination du célèbre avocat. Face aux autres coalitions, il n’a pas hésité à jeter son dévolu sur « Leeral ». Comme El Hadj Diouf, Badou aime provoquer et tacler la classe politique rufisquoise qu’il qualifie de « vieille garde ». Face à ces figures de la scène politique, il ne nourrit aucun complexe. « Je vais faire la surprise à Rufisque car, je vais laminer l’honorable député Souleymane Ndoye, le maire de Rufisque Ouest, Alioune Mar entre autres », lance-t-il tout de go. Récemment, le soutien apporté par le représentant local du mouvement « Y a en marre » au candidat de la coalition gagnante « Wattu Senegal », Alioune Mar, l’a fait sortir de ses gonds. Fadel Barro et ses amis lui donneront raison par la suite, car « Y a en marre » n’avait jusque là donné aucun consigne de vote pour un quelconque candidat.

Une victoire pour Badou Diack qui a toujours soutenu que ces icônes de la classe politique rufisquoise ont failli à leur mission pour n’avoir pas su porter haut la voix de Rufisque. « Nos députés sont à l’hémicycle pour leur intérêt personnel et celui de leur parti. La voix de Rufisque n’est pas audible aussi bien au niveau de l’assemblée nationale qu’au niveau de la gouvernance et partout dans les instances de décision. La faute est imputable aux anciens, à cette vieille garde », fustige le jeune homme. Pour lui, il est temps pour la jeunesse d’accéder aux instances de décision. C’est d’ailleurs le sens même de son engagement en politique. « Nous nous sommes levés pour apporter notre pierre à l’édifice au niveau départemental puis au niveau national. Car ici à Rufisque, nous n’avons pas une jeunesse responsabilisée », explique-t-il. L’accès des jeunes aux instances de décision a toujours été son cheval de bataille.

En tant que président du mouvement «Pencum Tengueth », Alioune Badara Diack a toujours œuvré pour une formation des jeunes et pour leur capacitation sur les problématiques de la « vielle ville ». Des conférences et autres fora qu’il a animés pour les jeunes lui ont permis de diagnostiquer les problèmes de Rufisque. «La ville de Rufisque est confrontée à des problèmes récurrents d’inondation, d’érosion côtière, d’infrastructures routières et sportives», énumère-t-il, non sans montrer sa détermination à mettre un terme à ces différents maux.

Maguette NDONG

Depuis le démarrage de la campagne électorale, le président du comité électoral départemental de la coalition « Benno Bokk Yakaar » de Saint-Louis, le Pr Mary Teuw Niane, n’a pas raté la moindre occasion pour se rendre dans les zones rurales du Toubé et du Gandiolais.

Ce qui lui a permis, en présence de sa collègue, Mme Khoudia Mbaye, ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’État, par ailleurs, maire de la commune de Gandon et tête de liste de Bby dans cette localité, de rappeler aux populations les nombreuses réalisations du président Macky Sall.

Il a ainsi cité les grands projets et programmes dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, les bourses de sécurité familiale, la couverture maladie universelle et les actions entreprises dans le domaine de l’enseignement supérieur. Il a surtout promis aux électeurs de Ndiébéne Peulh de réfléchir, avec Souleymane Jules Diop, coordonnateur national du Pudc, sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour désenclaver de nombreuses localités du Gandiolais et du Toubé. Ce qui leur permettra d’accéder à l’eau potable et de sortir enfin des ténèbres et de l’engrenage de la pauvreté.

Très sensible aux doléances des populations, formulées par Issa Diallo, responsable de l’Apr et Abdoulaye Diaw, le Pr Mary Teuw Niane a remis, séance tenante, aux populations, 400.000 et 100.000 FCfa, destinés respectivement aux groupements de promotion féminine et à la réhabilitation de la mosquée.

Par la même occasion, il a promis aux jeunes de les aider à trouver un emploi décent et des financements qui leur permettront de mener des activités génératrices de revenus. Il les a invités à mobiliser toutes les énergies en vue de porter en triomphe le président Macky Sall et les responsables de la Coalition « Benno Bokk Yakaar », à l’issue du scrutin du 30 juillet prochain.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Après l’attaque de leur quartier général à Thilogne, la tête de liste départementale de la coalition « Osez l’avenir » de Matam, Mamadou Elimane Kane, a dénoncé « cet acte qui ne règle pas, selon lui, le problème ». Accusée d’être l’auteur de ces faits, la coalition «Benno Bokk Yaakaar» (Bby) parle de « campagne de manipulation et de dénigrement ».

La tête de liste départementale de la coalition « Osez l’avenir » Mamadou Elimane Kane a dénoncé l’attaque de leur quartier général à Thilogne, situé à 50 km de Ourossogui, le week-end dernier. Il accuse nommément la coalition «Benno Bokk Yaakaar« (Bby) avec sa tête son mandataire départemental Farba Ngom. « A notre grande surprise, la coalition «Benno Bokk Yakaar» (Bby) est passée devant notre quartier général avec en tête de file le député Farba Ngom, et nous a attaqués. Il y a une riposte de nos agents de sécurité. Nous avons réagi au moment opportun », a déploré Mamadou Elimane Kane. Pour lui, « la politique ne doit pas rimer avec de la violence ». « Celle-ci ne règle pas le problème d’autant que nous sommes en démocratie. Il faut un débat sain et proposer un programme. Nous avons posé des actes pour dire que nous ne sommes pas d’accord avec ce qui a été fait. Nous avons été très surpris de voir que la coalition Bby a réagi par la violence », a-t-il indiqué.

Au Fouta, ajoute-t-il, « nous ne connaissons pas la violence. Nous sommes tous des alliés. Chacun pose ses actes, si vous n’êtes pas d’accord, le peuple décidera ». De l’avis de Mamadou Elimane Kane, « sa candidature est non seulement rassurante mais aussi et surtout un acte majeur qui va entrer dans l’histoire ». « Ce qui s’était passé il y a cinq ans ne va plus se reproduire. Ma candidature va dans le sens de l’intérêt de Thilogne, du Fouta et d’au-delà », a-t-il dit. Si les gens s’adonnent à de la violence ; cela atteste, dit-il, que « nous avons raison de dire que nous étions dans un parti où il n’y a pas de débats d’idées »

Souleymane Diam SY (envoyé spécial)

La Plateforme de veille des femmes pour la paix et la sécurité, à l’instar des autres partis et coalitions, bat campagne à l’approche des élections législatives. Mais cette organisation qui regroupe une cinquantaine d’organisations de femmes n’est pas à la pêche des voix. Elle sensibilise les jeunes, les femmes et les leaders d’opinion, notamment les chefs religieux, dans les régions visitées pour des élections législatives apaisées. Sous la coordination de l’Ong Femmes Africa solidarité (Fas), cette activité s’inscrit dans un programme appuyé par Onu-Femmes et d’autres organes parmi lesquels le Bureau de la commission de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité. Les institutions gouvernementales ont été aussi interpellées et invitées à créer les conditions d’élections sans heurts par la mise à la disposition des cartes à temps. Ces femmes appellent les citoyens à aller retirer leurs pièces d’identité pour exercer leur droit de vote « en toute sérénité».

La présidente de la plateforme, Penda Seck Diouf, a appelé les candidats « au dépassement et à la sérénité». « Il ne faut pas que, pour ces élections législatives, le Sénégal puisse tomber dans le chaos et la violence », a-t-elle dit. Elle appelle les citoyens sénégalais à préserver la stabilité du pays, qui, aujourd’hui, est « une denrée rare » dans la sous-région. « Les attaques contre des caravanes, les invectives et d’autres actes sont des soubassements de la violence », a-t-elle affirmé ; ajoutant à cette liste l’instrumentalisation de la religion, l’appartenance confrérique et ethnique, entre autres situations qui ont « embrasé d’autres pays africains ».

Mme Diouf n’a pas manqué d’inviter la presse à jouer sa partition en optant pour « des reportages apaisés » plutôt que de mettre le focus sur les scènes de violence, les injures à travers des reportages de nature à « jeter de l’huile sur le feu ».

Pape Demba SIDIBE

A bord de sa caravane, la tête de liste du Parti pour l’action citoyenne (Pac), Bruno Victor Louis d’Erneville, est arrivé à Fatick vers les coups de 15 h sous un soleil brûlant. Après un petit tour, il a d’abord présenté ses condoléances à toute la population sénégalaise et aussi aux familles des victimes du stade Demba Diop.

Selon lui, il faut pardonner mais l’Etat doit en tirer toutes les conséquences. « L’Etat doit améliorer son organisation, sa méthode de gestion car visiblement il y a des lacunes. L’Etat ne peut pas continuer à régler des urgences», a-t-il déclaré.

En direction des populations du Sine, région essentiellement agricole, la tête de liste du Pac vante son programme qu’il qualifie de révolutionnaire. Selon Bruno d’Erneville, les paysans conjuguent beaucoup de problèmes, vivent une pauvreté chronique et ont du mal à s’en sortir.

Pour lui, leur organisation structurelle pose problème : la cherté de la vie, l’inflation du coût des denrées alimentaires, les aléas climatiques. Pour y remédier, Bruno D’Erneville a proposé dans son programme 3R au chapitre restructuration, un volet appelé regroupement stratégique des villages. « Ce volet a pour objet d’optimiser les efforts d’équipements pour que, dans les 10 ou 15 prochaines années, plus aucun sénégalais ne souffre d’un problème d’eau ou d’électricité », a-t-il promis. Mais, pour cela «il faut arrêter la réalisation de forages qui tombent en panne 5 ans après », a-t-il préconisé.

A Fatick, la tête de liste du Pac a indiqué que l’autre élément de ce regroupement stratégique, c’est l’organisation en coopératives rurales. « Avec ces coopératives rurales, par un système de remembrement des terres, cela va permettre d’obtenir des superficies de plusieurs centaines d’hectares et l’Etat pourra injecter un système de mécanisation lourd avec des tracteurs et un système de forages. Avec ce système, il sera possible de faire une production aussi bien durant la saison hivernale que dans la saison sèche », a-t-il expliqué.

Bruno D’Erneville s’est dit convaincu qu’avec ce dispositif, il pourra radicalement changer la face du Sénégal. Car à ce moment, poursuit-il, cela permettra de renverser l’exode rural, et les gens vont commencer à sortir des grandes villes pour revenir dans les zones rurales. « Nous allons créer des synergies et des emplois locaux. Il y aura tout un ensemble de synergies qu’il faut mettre en place pour créer, par la même occasion, de la richesse », a-t-il conclu

Oumar Ngatty BA

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