AFP- Le procès des compagnies pétrolières Eni et Shell pour corruption lors de l'attribution d'un contrat pour un bloc offshore au Nigeria s'est ouvert, hier, à Milan, avec l'acceptation, par les juges, que les deux groupes soient cités comme "responsables civils".
Cette requête a été faite par l'Etat nigérian qui s'est constitué partie civile dans ce procès. Shell et Eni peuvent néanmoins demander à la Cour de rejeter cette requête.
Une telle reconnaissance serait importante, car elle ouvrirait la voie, en cas de condamnation et si le Nigeria le demande, au versement, par ces deux groupes, de dommages et intérêts. Sans cette reconnaissance, seules les personnes physiques peuvent se voir réclamer des dommages et intérêts en cas de condamnation.

 

AFP - L'opposant nigérien Hama Amadou, qui vit en exil en France, a été déchu, hier, de son poste de député, après sa condamnation à un an de prison pour un trafic de bébé au Niger, a-t-on appris de source judiciaire.
"La Cour constitutionnelle nigérienne constate la déchéance de Monsieur Hama Amadou de sa qualité de membre de l'Assemblée nationale. Dit qu'il est remplacé d'office par son suppléant", indique la Cour dans un arrêt rendu public hier et dont l'Afp a reçu une copie. L'arrêt de la Cour, qui est sans appel, s'est notamment appuyé sur "l'article  147 du Code électoral" qui stipule que "tout député (...) frappé par une condamnation emportant déchéance, est déchu de plein droit de sa qualité de membre de l'Assemblée nationale".

 

AFP - Un Ghanéen de 19 ans s'est suicidé par pendaison la semaine dernière dans un centre d'accueil du nord de la France, a-t-on appris, hier, auprès de l'association gestionnaire. Le 12 juin, ce jeune migrant qui était arrivé de Calais il y a quelques semaines "s'est pendu dans une partie désaffectée du bâtiment", a rapporté Guillaume Alexandre, directeur général de l'association La Vie active.
Le jour de son décès, le Ghanéen avait rendez-vous avec une psychologue. Ce suicide est intervenu alors que le Centre Primo Lévi et Médecins du monde ont publié, hier, à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, un rapport alarmant sur la souffrance psychique des migrants : l'angoisse de l'exil, de l'arrivée en France, la peur d'un retour au pays d'entrée dans l'Union européenne...

 

AFP- Un jeune gambien, blessé lundi par des tirs de la police, lors d'une manifestation contre une pollution industrielle, a succombé, hier, à ses blessures, portant à trois le nombre de morts, a annoncé un responsable du Comité de défense de l'environnement auquel il appartenait.

Amadou Nyang, un étudiant de 24 ans, "est décédé tôt mercredi" à l'hôpital de Banjul où il avait été admis "après avoir été blessé par balle" par la police, a déclaré à l'Afp Pa Job, un responsable villageois de Faraba Banta.
Dans une intervention, mardi soir, à la télévision, le chef de l'Etat gambien, Adama Barrow, a évoqué une "nation en deuil".

"J'ai donné des instructions pour qu'une enquête complète soit menée afin de répondre à la situation et empêcher sa répétition à quelque endroit que ce soit dans le pays", a déclaré M. Barrow, arrivé au pouvoir dans ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest en janvier 2017.
Le successeur de Yahya Jammeh, qui a dirigé le pays pendant 22 ans, a affirmé que les forces de sécurité "ne devraient, en aucune circonstance, faire usage de balles réelles contre des citoyens non armés et sans défense".

 

Près d’une centaine de participants, se sont retrouvés, trois jours durant, dans les locaux du conseil départemental de Saint-Louis, en vue de plancher sur les hydrocarbures et la règlementation minière.

Cet atelier s’est déroulé dans la salle de conférence du conseil départemental, en présence des autorités administratives et municipales et des représentants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.
Les travaux ont été dirigés et animés avec brio par la première adjointe au maire de Saint-Louis, Mme Aida Mbaye Dieng, et la présidente de l’Association pour la recherche, action, développement et environnement du sahel (Arades), Mme Abibatou Banda Fall, et autres sommités de la capitale du nord. Une formation entièrement financée par Oxfam, qui entre dans le cadre du projet Baromètre de l’engagement citoyen et de la redevabilité locale (Bec-Rl).

Dans le souci de permettre aux acteurs (jeunes et femmes, élus locaux, membres d’organisations communautaires de base et de la société civile, travailleurs des médias, etc.) de jouer pleinement leur rôle de défense des droits des populations des zones d’exploitation des ressources minérales, l’Arades, désignée point focal par Enda-Diapol, a organisé, dans la capitale du nord, cette session de formation de trois jours sur l’exploitation des hydrocarbures et la règlementation minière, qui constituent des instruments juridiques pertinents, liés aux industries extractives. Si l’on sait que l’exploitation  future du gaz à l’horizon 2021 a fini d’installer au niveau national un débat  sur la transparence dans les conditions d’attribution de la licence à Kosmos-Bp. Et au niveau de la commune de Saint-Louis, malgré l’espoir suscité par les gains économiques immédiats, les populations  font part de leurs inquiétudes quant aux impacts négatifs de l’activité extractive sur l’environnement marin et par voie de conséquence sur le secteur de la pêche qui constitue leur principale source  de revenus.

Selon Mme Fall,   malgré l’existence d’instruments juridiques (nouveau code minier, code pétrolier en instance de révision, code de l’environnement), les ristournes dans le cadre du Fonds de péréquation au profit des collectivités décentralisées, ne sont pas versées depuis 2011, malgré la publication  du décret  de 2015 fixant les nouvelles modalités de répartition. Sans compter, a-t-elle poursuivi, les dépenses fiscales effectuées par l’Etat dans le cadre des conventions minières, selon le rapport de l’Itie 2014, avec une perte de 401 milliards de FCfa entre 2005 et 2012 en termes d’exonérations fiscales et douanières, privant ainsi les collectivités territoriales  de ressources.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Monument de la Renaissance africaine a accueilli, hier, un panel d’experts, membres du comité chargé de proposer un texte sur le statut des acteurs de la culture. Celui de l’artiste en est un point essentiel. Ils ont mis en évidence quelques entraves à l’exécution de leur mission, se sont arrêtés sur la qualité d’artiste et ont fixé, à travers une démarche plus inclusive, quelques modalités de parachèvement du texte qui est une commande du Président de la République.

Il a souvent été fait cas, au Sénégal, des difficultés rencontrées par les artistes et, de manière générale, les professionnels de la culture. Les gémissements sont récurrents et les réponses ont souvent été ponctuelles. La réflexion sur le statut de ces créateurs et de tous ceux qui tournent autour répond ainsi à une impérieuse nécessité ; son aboutissement est devenu une urgence. La mise en place d’un comité interministériel inclusif, après une commande politique faite par le Président de la République destinée à mettre sur la table, avant la fin de l’année, deux dispositions réglementaires, montre que les récriminations ont été entendues.

Aux yeux de Birane Niang, secrétaire général du ministère de la Culture, le statut de l’artiste est un des chantiers majeurs de ce département. Sa définition, pense-t-il, était un enjeu fondamental de la mise en place d’un environnement propice au développement durable, en ce qu’elle place véritablement la culture au cœur de l’impulsion d’une stratégie harmonisée de développement économique, social et environnemental. Elle permet également un arrimage aux instruments internationaux et de jeter les bases d’un cadre régional ou continental unifié.

Démarche inclusive
Ainsi, pour répondre aux espérances nourries par le statut de l’artiste, le gouvernement sénégalais a saisi l’opportunité de l’exécution de ses projets et programmes, afin de réaliser des études à l’origine d’avancées majeures dans des domaines connexes dont l’adoption d’une loi sur le droit d’auteur prenant en compte les droits voisins conférant un statut aux interprètes et exécutants.« Des groupes de travail ont poursuivi leurs concertations en vue d’aboutir à des recommandations consensuelles ouvrant la voie à une convention collective des acteurs de la culture, dont le statut de l’artiste est une composante majeure », se félicite M. Niang, tout en espérant que cette journée permettra de créer enfin les conditions de parachèvement de cette initiative.

Il s’agit, pour les acteurs ayant contribué à la rédaction des moutures de textes, de proposer un plan d’harmonisation et de refonte des différentes propositions, de mettre en place un mécanisme de suivi et d’évaluation inclusive des travaux, de respecter les délais et les procédures en vigueur. Pour y arriver, il faudrait peut-être briser quelques entraves mises en relief par deux membres du comité, Daniel Gomes et Oumar Sall : l’insuffisance des moyens financiers, l’irrégularité des rencontres et concertations, la difficulté à produire un texte de synthèse consensuel qui prendrait en compte les préoccupations des différentes composantes…Toutefois, il y a des préalables qu’il convient de poser pour ne pas se fourvoyer dans cette entreprise. De l’avis d’Aziz Dieng, point focal de ce projet, il est important de s’entendre sur la qualité d’artiste et de professionnel de la culture et de veiller à ce que le texte qui sera adopté soit contextualisé ; et que la définition du texte international prenne en charge les préoccupations et spécificités du Sénégal, d’où la nécessité de relancer et de renforcer le groupe de travail.

De toutes les problématiques liées au statut de l’artiste, celles ayant trait aux relations de travail et à la protection sociale des artistes, pris ici en tant que travailleurs, se posent avec plus de prégnance. « La reconnaissance juridique du statut professionnel de l’artiste et de son statut social, en tant que travailleur, a des conséquences. La première implique qu’il bénéficie des mêmes droits que les autres travailleurs tout en tenant compte du caractère atypique de son travail », souligne-t-il.

Alassane Aliou MBAYE

 

La Fête de la Musique est célébrée ce jeudi 21 juin. Divers genres musicaux sont proposés sur plusieurs plateaux et lieux, à Dakar et dans les capitales régionales.

La Fête de la Musique, célébrée depuis 1982, sera encore marquée, cette édition, par divers concerts et spectacles à travers le monde. A Dakar et dans les régions du pays, plusieurs structures ont élaboré des programmes pour ravir les mélomanes. A l’occasion, la Direction des arts du ministère de la Culture a concocté un programme varié, à la Place de la Nation (Ex- Place de l’Obélisque) de Colobane, qui accueille en ce moment le village Fan Zone de la Coupe du monde de football. Dès 16h, des orchestres de divers genres musicaux s’y relayeront. C’est l’Ensemble lyrique traditionnel de la Compagnie nationale Daniel Sorano qui donnera le ton avec de la musique folklorique. Des artistes du slam, Minus, le Duo et Al Faruk déclameront ensuite leurs textes poétiques avant de céder le podium à la musique religieuse, avec El Melo et la chorale Lucien Mendy Afrikyo.

A 20h, l’Orchestre national présentera de la variété et sera suivi du groupe Oriazul connu à travers la musique des îles. Le folk-singer Yoro Ndiaye, ainsi que Fulgence Faye, les groupes Battu Djiguen et Free Voices régaleront également le public de chœurs, fusion et de hip hop.

La dernière partie du plateau musical offert à la Place de la Nation sera assurée par les chanteurs de reggae Iba Gaye Massar et Ombre Zion. Ensuite Marema, la nouvelle voix de l’afro, et Sidy Diop, un des nouveaux « princes » du Mbalax, suivront ; avant de passer le micro aux rappeurs Didier Awadi, Omzo Dollar et aux « seigneurs » du folk-mbalax, Pape et Cheikh.

Diversité musicale
Autre plateau, l’Institut français de Dakar. Cette année, après plus de cinq éditions d’absence, coïncidence avec le mois de Ramadan, l’Institut renoue avec la Fête de la Musique. Et pour marquer ce retour, son Théâtre de verdure mettra à l’honneur des artistes de la nouvelle scène dakaroise tels que Maïna, Obree Daman, Kemit, Ma ou encore Brahim Wone.

Une autre scène, le Relais sportif sur la corniche de Soumbédioune accueillera à l’occasion de la Fête de la Musique le groupe I-Science, le joueur de Kora Noumoucounda et son live-band ainsi que l’artiste électro sénégalais Ibaaku.
Les Centres culturels régionaux ne seront pas en reste. Plusieurs plateaux y offrent l’occasion aux jeunes musiciens de s’affirmer pour célébrer la Fête de la Musique.

Omar DIOUF

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a procédé, mardi dernier, au lancement  des travaux de construction de deux ponts dans la commune de Porokhane, dans le département de Nioro. Des ouvrages qui vont contribuer au désenclavement de cette zone septentrionale de la région de Kaolack.

La commune  de Porokhane, au sud du département de Nioro, est connue pour son enclavement prononcé. La plupart des localités qui la composent sont frontalières avec la Gambie voisine. La construction d’infrastructures routières dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) et du Programmes des axes et territoires frontaliers (Puma) dans la zone a semblé atténuer cet isolement. Depuis mardi dernier, une nouvelle étape vient d’être franchie dans cette dynamique. En effet, le ministre Abdoulaye Daouda Diallo a procédé au lancement des travaux de deux ponts dans la cité religieuse de la mère du fondateur du mouridisme, Mame Diarra Bousso. D’un coût total d’un milliard de FCfa, ledit projet permettra de lutter efficacement contre l’inondation de cette commune située en bas-fonds, en plus d’un aménagement paysager. Cette agglomération, avec son caractère religieux, se développe à grande vitesse. Une pression démographique qui commence à se faire sentir. L’expansion spatiale qui l’accompagne est limitée par la nature du terrain, à l’instar de Nioro qui est bâti sur le versant prolongeant la rive gauche d’un affluent du Grand Baobalon.

Ces  deux ouvrages, visant à canaliser les eaux pluviales, vont assurer l’accès et le développement de nouvelles zones de lotissement de terrains par le franchissement de ce cours d’eau.
« Il s’agit d’une vielle doléance adressée au chef de l’Etat qui en avait fait un engagement lors de l’édition du dernier Magal de Porokhane. Il s’agit d’ouvrages extrêmement importants car durant l’hivernage, la ville est coupée en deux alors que la cité religieuse a besoin de grandir  pour la relier à la ville de Nioro. Le coût des deux ouvrages est estimé à un milliard de nos francs. Nous espérons réceptionner les deux ponts d’ici la fin d’année », a indiqué le ministre Abdoulaye Daouda Diallo  lors de la pose de la première pierre, en présence de Serigne Bassirou Moustapha Mbacké, le coordonnateur du Magal dédié à la mère de Khadimou Rassoul.

Elimane FALL  

 

Assainissement à Saint-Louis

L’Onas invite les populations
à entretenir les caniveaux

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a exhorté, hier, les populations du faubourg de Sor à plus de vigilance dans l’entretien des réseaux d’évacuation des eaux usées et pluviales de Saint-Louis. Plus explicite, il a invité celles-ci à éviter de jeter dans les caniveaux des ordures ménagères, des déchets solides et autres impuretés, qui ne font que les obstruer.

Le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho, est venu superviser le démarrage des travaux de curage et d’entretien des réseaux d’assainissement de la ville de Saint-Louis. Devant être effectués dans de très bonnes conditions en prélude à l’hivernage 2018, ceux-ci doivent permettre aux populations de faire face à d’éventuelles inondations qui pourraient être causées par des pluies diluviennes. M. Sakho s’est rendu dans plusieurs endroits du quartier populeux de Pikine, où il a pu constater de visu l’introduction de corps étrangers dans le réseau d’assainissement de cette partie du faubourg de Sor, et la connexion de certaines fosses septiques aux canaux d’évacuation des eaux usées et pluviales. En effet, certaines personnes mal intentionnées mettent à profit l’hivernage pour reverser le contenu de ces fosses septiques dans des caniveaux, causant ainsi un lourd préjudice aux populations. Du fait d’une telle pratique malsaine, ces égouts finissent par dégager une odeur pestilentielle.   « Ces canaux ne devraient pas avoir d’impuretés. C’est dommage qu’on en arrive à constater ces pratiques. Nous allons encore curer ces canaux d’évacuation et demander aux autorités administratives et municipales de nous aider à mieux sensibiliser les populations sur l’urgence et la nécessité d’entretenir ces réseaux d’assainissement », a-t-il déclaré.  D’après lui, ces opérations de curage et d’entretien coûtent à l’Etat entre 3 et 4 milliards de FCfa.  Il a aussi annoncé le lancement prochain du « projet des 10 villes », précisant que ce dernier apportera les solutions les plus adéquates à la problématique de l’assainissement à Pikine.
Abondant dans le même sens, Mbaye Ndiaye, membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese), par ailleurs responsable de l’Apr à Pikine, a demandé aux habitants d’adopter « un comportement citoyen » et d’avoir le réflexe d’entretenir le « bien commun ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Informer l’opinion publique sur l’état du dossier des victimes de la guerre du Golfe en vue de dérouler un plan d’actions. C’est ce que l’on retient de la conférence de presse de restitution organisée, hier,  par les avocats du collectif des « jambaar » disparus au Golfe, en partenariat avec l’Ong Jamra.

« 27 ans de dilatoire et de misère. Les « jambaar » du Golfe privés de leurs indemnités, leurs veuves et orphelins interpellent le Président Macky Sall. » C’est à travers ces mots que le Collectif des victimes du Golfe a retracé le calvaire des ayant-droits. C’était lors d’une conférence de presse de restitution des avocats constitués par ledit collectif, en partenariat avec l’Ong Jamra dont la médiation a été sollicitée par les « jambaar » eux-mêmes. Selon le secrétaire général adjoint du collectif, le soldat Elhadji Abdoulaye Diouf, toutes les voies de recours ont été épuisées.

« Ce n’est pas normal que nous continuons de courir derrière notre argent, pendant que nos camarades d’autres pays ont déjà reçu leur indemnités », a-t-il déploré. Il a précisé que les soldats de ces pays ont reçu, chacun, la somme de  101 millions de FCfa. Pour le Sénégal, a-t-il souligné, 85 milliards de FCfa ont été mis à la disposition de son contingent dont les éléments n’en ont pas bénéficié. « Le Président Macky Sall doit, comme en France, aider à retrouver les dossiers des rescapés de la guerre du Golfe. Au nom de la continuité de l’Etat, nous lui demandons de verser cet argent aux ayant-droits », a déclaré le vice-président de Jamra, Mame Makhtar Guèye. « Comment expliquer le fait que des soldats, ayant participé à une même guerre, perçoivent des millions et que ceux du Sénégal reçoivent un million quarante deux mille FCfa. Cette disparité ne se justifie pas », a estimé M. Guèye. Commis par le collectif des victimes et l’Ong Jamra, Me Abdoulaye Tine a donné des informations qui  accablent l’Etat du Sénégal, avant de détailler la série de démarches entreprises par le collectif auprès du ministre des Forces armées, du secrétaire général du gouvernement, du directeur de cabinet du président de la République et du khalife général des Mourides, pour solliciter leur implication  dans le traitement du dossier.

« Toutes ces  démarches ont été initiées par le vice-président de l’Ong Jamra, Mame Makhtar Guèye. J’ai moi-même fait des recherches documentées au Sénégal et à l’étranger. D’où l’intérêt de cette conférence de presse de restitution pour non seulement réclamer l’indemnité des victimes, mais surtout la déclassification du versement des indemnités des « iambaar », a indiqué Me Tine. L’avocat a fait savoir que si dans trente jours, l’Etat ne s’exécute pas, le collectif va entamer une phase judiciaire. Abondant dans le même sens, le président de la Ligue sénégalaise des droits humains, Me Assane Dioma Ndiaye, a confirmé que de fortes sommes ont été versées à l’Etat du Sénégal pour le compte des « jambaar » qui ont fait la guerre du Golfe.

Tata SANE


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