En Afrique et dans le monde, les études scientifiques indiquent qu’en matière d’éducation des enfants l’inégalité entre les sexes reste un problème majeur. D’après les chiffres de l’UNESCO, plus de 235 millions d’enfants sont déscolarisés dans le monde, l’Afrique enregistrant les plus forts taux d’exclusion. Pour mon propre continent à lui seul, cela signifie l’exclusion de neuf millions de jeunes filles en âge d’aller à l’école primaire –, soit un tiers de plus que les garçons. Par ailleurs, une étude de l’Union africaine affirme que sur 75 % des jeunes filles qui entament leur scolarité, seule une proportion d’à peine 8 % décroche un diplôme de l’enseignement secondaire. En Afrique subsaharienne, les jeunes filles inscrites dans des établissements du secondaire représentent moins d’un quart de celles en âge de les fréquenter et ces taux chutent de près d’un tiers dans les pays déchirés par un conflit. C’est une triste évidence : il ne suffit pas d’envoyer les jeunes filles à l’école primaire pour qu’elles finissent leur scolarité en nombre. Nous devons faire davantage pour préserver leur avenir. Une forte mobilisation, à tous les échelons, apporterait de multiples bénéfices. En effet, les jeunes filles scolarisées jusqu’à la fin du secondaire se marient et ont des enfants plus tard, obtiennent un meilleur salaire et sont mieux armées pour prendre des décisions éclairées concernant leur vie. Celles qui ont bénéficié de ces apprentissages ont moins de chances de se heurter aux difficultés sociales associées à l’absence d’instruction : pauvreté, violence sexiste et sexuelle. Autonomes, les jeunes filles ne considéreront pas leurs relations aux hommes comme un moyen de survie économique. À l’évidence, les femmes économiquement dépendantes sont davantage susceptibles de subir des violences dans le cadre de leurs relations, privées des moyens de s’exprimer et d’y mettre un terme.

À la fondation Graça Machel Trust, nous savons que les jeunes filles rencontrent dans leur parcours éducatif un ensemble d’obstacles spécifiques, en particulier après l’école primaire : manque de ressources financières, sévices sexuels, absence d’hygiène, milieux scolaires difficiles. Jusqu’à présent, les projets d’éducation ne prennent pas suffisamment en compte toutes les dimensions de la vie d’une fille et les compétences qu’ils transmettent restent insuffisantes. La majorité mise toujours uniquement sur les compétences scolaires traditionnelles – savoir lire et compter –, au détriment des savoir-faire individuels, sociaux et économiques dont de nombreuses femmes et jeunes filles ont besoin pour survivre et assurer la pérennité de leurs moyens de subsistance. De plus, si l’éducation de base doit s’adresser à toutes et tous, il faut également supprimer les facteurs qui empêchent les jeunes filles de s’inscrire à l’école et entraînent le décrochage scolaire.

Quand la Fondation Graça Machel Trust a lancé le programme « Mara Out-of-School Children » (en français, Enfants déscolarisés de Mara) en Tanzanie, nous avons d’abord cherché à comprendre pourquoi les enfants n’allaient pas à l’école, pourquoi – même inscrits –, ils n’assistaient pas au cours ; et ce qui les poussait à décrocher au cours des premières années de scolarité. Une étude de la Fondation pour la recherche économique et sociale (« Economic and Social Research Foundation ») a établi le profil de plus de 20 000 enfants déscolarisés. Parmi les principales raisons du décrochage scolaire – filles et garçons confondus – figurent la pauvreté, la maladie, le handicap et le décès des parents. Quand les familles doivent faire un choix, elles sont plus susceptibles de renoncer à l’éducation d’une fille qu’à celle d’un fils.

Malgré la jeunesse de ce programme, notre champ d’action m’encourage. Il entend garantir les premières années de scolarisation de près de 8 000 enfants de la région de Mara. Sa réussite dépendra essentiellement de notre capacité à concevoir un programme éducatif accéléré, pour intégrer à terme ces enfants au système éducatif traditionnel. Nous devons également adopter une approche éducative globale qui élargisse le champ de compétences des jeunes filles, pour réduire les risques spécifiques auxquels elles sont confrontées durant l'adolescence et améliorer leurs perspectives sociales et économiques une fois adultes. Le programme représente également une avancée majeure dans la lutte contre les mariages d’enfants et les mutilations génitales féminines qui prévalent dans la région et forment les deux principaux obstacles au maintien des jeunes filles dans les salles de classe.

Des programmes éducatifs garantissant le maintien des jeunes filles à l’école, sans se cantonner à l’apprentissage de la lecture et du calcul, doivent être appliqués. Nous devons changer notre manière actuelle de concevoir les approches éducatives et nous concentrer sur une approche globale, ouverte, tenant compte des compétences individuelles, sociales et économiques indispensables à de nombreuses jeunes filles pour devenir des adolescentes accomplies, puis des femmes bénéficiant de meilleures conditions financières.

Toutes les jeunes filles, en particulier en Afrique, doivent sentir qu’elles reçoivent autant d’estime, d’affection et d’éducation que leurs frères. Parallèlement, elles doivent bénéficier d’un accès équivalent à une éducation de qualité. Celle-ci leur permettra de s’épanouir pleinement et de saisir, tout au long de leur vie, les occasions de se former. Tirant parti de la capacité de l’éducation à les transformer, elles ne serviront pas uniquement leurs desseins individuels, mais également ceux de leurs communautés et de leur pays.

Par Nomsa Daniels, directrice générale de la Fondation Graça Machel Trust

http://gracamacheltrust.org/new/

A Lagos, une entreprise sociale forme les femmes des bidonvilles à devenir des micro-entrepreneuses financièrement indépendantes.

Au Nigéria, les bidonvilles de Lagos sont parsemés de foyers monoparentaux. A leur tête, le plus souvent, de fortes femmes déterminées face à la discrimination généralisée envers les veuves, divorcées et épouses séparées de leur conjoint.

Dans les sociétés patriarcales, des traditions profondément enracinées rendent la vie dure aux femmes vivant seules. Selon l’ONU Femmes, les veuves africaines comptent parmi les femmes les plus vulnérables et discriminées au monde. Au Nigéria, être veuve ne signifie pas juste avoir le cœur brisé. C’est aussi perdre ses biens, sa terre et l’argent économisé avant la mort de son mari.

Qui plus est, dans les pays en voie de développement, les femmes ont 20 % moins de chances que les hommes d’avoir un compte en banque, les institutions financières rejetant leur demande sur la base de leur sexe. Le pourcentage s’élève encore pour les veuves et les mères célibataires. Obtenir un crédit s’avère également extrêmement difficile. Dans ces familles monoparentales, la réalité est que les mères doivent se tourner vers leurs enfants pour contribuer aux ressources du foyer. Une part importante de cette responsabilité incombe aux filles, ce qui à son tour perpétue la pauvreté basée sur le genre.

C’est ce qu’a connu Nkem Okocha, dont la mère, une fois veuve, s’est battue pour élever quatre enfants. « J’ai dû vendre des marchandises sur les marchés de Lagos pour payer mes frais d’examen », explique Nkem Okocha. Plus chanceuse que d’autres, quelqu’un a par pitié donné de l’argent à sa mère, qui ne l’a pas dépensé mais investi dans des légumes pour les revendre en faisant une marge. Grâce à ce petit don, elle a lancé une micro-activité dont les profits lui ont permis d’aider sa famille tout en réinvestissant dans d’autres produits à revendre. Un exemple précieux pour Nkem Okocha, qui elle aussi a entrepris de revendre du shampooing au marché pour aider sa mère. Puis elle est parvenue à décrocher un diplôme et un emploi dans une banque.

En 2013, Nkem Okocha fonde Mamamoni, une entreprise sociale qui offre des formations professionnelles et en comptabilité à des femmes aux revenus modestes. Elle donne également accès à des prêts de microcrédit via les services bancaires mobiles. « Notre but est de fournir un capital à celles qui n’y ont pas accès auprès des banques commerciales », déclare Nkem Okocha. « Mamamoni a été créé par empathie : je voulais aider les femmes de ma communauté que je voyais sans activité, à la maison avec leurs enfants, sans argent pour les envoyer à l’école ».

Nkem Okocha, qui s’y connait en développement web et mobile, s’est inspirée de la stratégie de Kiva pour lancer une plateforme internet de financement de prêts. « Des individus socialement engagés peuvent investir dans des prêts qui financent l’activité de femmes aux faibles revenus », explique Nkem Okocha. Invités à prêter la somme de leur choix entre 10 000 et 100 000 nairas nigérians (24 € à 240 €), ils peuvent prendre connaissance du business plan avant de choisir l’entrepreneuse dont ils soutiendront le projet.

Les femmes qui s’inscrivent dans le programme apprennent des métiers tels que la pâtisserie ou la fabrication de savon, d’insecticides ou d’objets artisanaux. Mamamoni leur fournit des téléphones mobiles au début de leur formation, et leur transfère les fonds. Les transactions sur mobile sont très répandues en Afrique sub-saharienne, et les femmes peuvent donc facilement acheter via leur téléphone ce dont elles ont besoin pour leur microentreprise. Ce processus, explique Nkem Okocha, permet de contourner la discrimination dont beaucoup de ces femmes font l’expérience dans les institutions bancaires habituelles.

Avec tout juste cinq employées, Mamamoni a obtenu des résultats impressionnants. A ce jour, l’organisation a formé 4 000 Nigérianes et accordé 100 micro-prêts. Le taux de remboursement approche les 100 %, et neuf femmes formées sur dix ont commencé une activité. Vendre du savon ou des créations artisanales peut paraître insignifiant mais, toutes simples qu’elles soient, ces activités fournissent une source de revenus permettant à 7 800 enfants d’aller à l’école.

Béatrice Alihola est l’une des fières bénéficiaires de Mamamoni. Elle peut désormais scolariser ses jeunes enfants grâce à la petite entreprise qu’elle a lancée dans sa communauté avec les fonds et les conseils apportés par Nkem Okocha et son équipe. Avant de participer à ce programme, Béatrice Alihola vendait ses produits sous une bâche, à l’un des marchés locaux. Lors de la saison des pluies, elle gagnait peu, voire rien du tout. Aujourd’hui, grâce au microcrédit, elle loue une petite boutique où elle vend des insecticides et du kérosène, stabilisant ainsi sa source de revenus.

Membre de la promotion 2015 du programme d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu, Nkem Okocha veut aider beaucoup d’autres femmes comme Béatrice Alihola. Elle vient de commencer à travailler avec des adolescentes afin de donner des moyens à la prochaine génération de Nigérianes. Bientôt, elle déploiera le concept de Mamamoni dans 20 autres états du Nigéria afin de dispenser des formations et donner accès au microcrédit à 10 000 femmes de plus. Et ainsi, briser le cercle vicieux de la pauvreté.

Par Praise Olowe pour The Nation

http://mamamoni.org/

MENDICITE DES ENFANTS : Le phénomène persiste toujours
A l’occasion de la Journée mondiale de l’Enfance, un tour dans les rues de Dakar montre que le phénomène de mendicité des personnes mineures persiste au Sénégal. Cette situation préoccupe toute une nation, et avait poussé le président Macky Sall et son gouvernement à vouloir retirer les enfants de la rue. Une décision sans aboutissement, car des milliers d’enfants continuent toujours à mendier dans les rues de Dakar.

Enfants de la rueIl est 15h à Pikine, plus précisément à l’avenue El H. Malick Sy. Les véhicules roulent à grande vitesse et les personnes vaquent à leurs occupations. A quelques mètres de là, on aperçoit des individus qui occupent une partie du trottoir réservée aux passagers pour mendier la dépense quotidienne. Parmi eux, des adultes. Mais notre regard est attiré par des enfants innocents qui s’adonnent à cette pratique. Cette situation des enfants polarise une bonne partie de l’opinion sénégalaise et occasionne souvent des débats passionnants. Même si le gouvernement a pris des mesures pour éradiquer le fléau, celui-ci continue toujours à gagner du terrain. Nous interpellons un jeune enfant de 10 ans d’origine guinéenne. Il mendie, tous les jours, présent dans les rues de Pikine pour satisfaire ses besoins et ceux de son marabout. Il s’appelle H. B. Avec ses cheveux roux et crasseux, H. porte des habits déchirés et un pantalon noirci par des taches. Après l’avoir rassuré, le jeune garçon finit par lâcher quelques mots. « Je viens de la Guinée et mes parents vivent là-bas. Je verse 300 FCfa par jour à mon marabout. Dans la journée, on apprend le coran de 5h à 10h et après on va dans la rue pour mendier». Un tel cas, on en voit des milliers dans les rues de Dakar.

« Village pilote » de Pikine, un espoir pour les enfants de la rue
A Pikine, des centres comme « Village Pilote » œuvrent pour l’intégration et la réinsertion sociale de ces abonnés de la rue. Le centre qui se trouve à « Pikine Croix Rouge », est un bâtiment avec plusieurs pièces à l’intérieur. Abdou Rahman Diallo, animateur dudit centre explique : « Ici, nous travaillons sur l’intégration des enfants de la rue et leur réinsertion sociale ». A l’en croire, c’est un travail qui n’est pas du tout facile. « Souvent les gens ne comprennent pas notre but et nous accuse faussement », dit M. Diallo qui ajoute que le centre a une expérience de 21 ans. « On gère tranquillement certaines situations et on connaît les points de chute de ces enfants comme la Gare des Beaux maraîchers, Bountou Pikine, etc. » dit-il.

Pourtant un important dispositif juridique est mis en place pour faire face au phénomène de la mendicité des enfants. Selon une juriste, « l’article 3 de la Loi N°2005-96 prévoit une amende de 500.000 à 2 millions de FCfa et 2 ans à 5 ans de prison aux commanditaires de ces actes de mendicité d’enfants ». Un arsenal juridique qui n’arrive toutefois pas à mettre fin au fléau.

Mohameth THIAW, élève en classe de Terminale

MARIAGE DES ENFANTS : Des citoyens exposent des positions divergentes
Mariage précoce KoldaNiché en face de la gare ferroviaire, le Poste de santé de Guinaw Rails Sud grouille de monde en ce vendredi 17 novembre 2017. L’infirmière chef de poste, Mme Diouf, fait des va-et-vient entre son bureau et le couloir où l’attendent des femmes enceintes venues en consultation. Interpellée sur le mariage des enfants, elle répond : « La place de l’enfant n’est pas au foyer, mais à l’école pour un avenir meilleur, grandir sainement, être protégée ». Elle motive sa position par le fait qu’une fille mariée précocement « peut tomber enceinte alors que son organisme n’est pas assez développé pour porter une grossesse».

Egalement, contre le mariage des enfants, M. Mbaye, un habitant de Bambey, étudiant à l’Ucad, estime que toute fille mariée trop jeune, «ne sera pas heureuse dans son ménage ». Car, justifie ce gérant d’un cybercafé à ses heures perdues, ces petites sont souvent « mariées à des hommes plus âgés qu’elles ne connaissent pas. Donc dont « elles n’approuvent aucun sentiment ». Ce jeune de 23 ans, célibataire, regrette également « la déperdition scolaire » consécutive à ces mariages précoces et qui va rendre ces filles à jamais « dépendantes ».

Cependant, Mme Diallo, âgée d’une quarantaine d’années, assise sur une chaise, devant le portail de sa maison, pour prendre de l’air, à cause de la chaleur excessive, est favorable au mariage des enfants. Elle pense que « la place d’une fille, c’est au foyer où elle doit s’occuper de sa belle-famille, soutenir son mari pour le meilleur et pour le pire ». Selon elle, cette attitude « diminue les divorces que nous constatons ».

Khady BA, étudiante

AFFAIRES PUBLIQUES ET FAMILIALES : Donner la parole aux enfants
Aménager des espaces de dialogue avec les enfants permet une bonne prise en charge de leurs préoccupations et aide à les responsabiliser.
La prise de parole des enfants dans les affaires publiques et familiales est rare voire inexistante. Pourtant, ils ont des besoins, des rêves. Comment prendre en compte leurs préoccupations si les enfants ne sont pas consultés ou impliqués ? Souvent on parle et agit pour eux alors que chaque décision familiale ou publique peut avoir un impact sur leur vécu. D’où l’importance de les associer à toute décision qui les concerne, selon Mariana Stirbu, chef politiques sociales de l'Unicef. « Les enfants ont droit à la parole et selon leur compréhension, ils peuvent participer dans les affaires publiques et familiales suivant leurs capacités », affirme-t-elle. Mieux, Mme Stirbu soutient que le droit à la parole est consacré par les conventions internationales ratifiées par le Sénégal, la Constitution et même le Code des collectivités locales. Ce dernier consacre l’importance de la participation dans les affaires publiques de la population, y compris les enfants, les adolescents et les jeunes.

Pour encourager la participation des enfants, Mariana Stirbu insiste sur l’importance de sensibiliser les adultes pour qu'ils voient différemment la situation de leurs enfants et leur rôle dans la société, et qu’ils encouragent et facilitent leur participation. « Les enfants, les adolescents et les jeunes sont des acteurs au développement. Leur participation dans les affaires publiques aident les autorités locales à mieux prioriser leurs besoins et à mieux orienter les investissements publiques », affirme-t-elle.

En partenariat avec le Mgldat et Uael, l'Unicef, souligne Mariana Stirbu, a élaboré un guide des collectivités locales amies des enfants pour favoriser ce dialogue nécessaire, la facilitation de la planification et la programmation budgétaire participative au niveau de la collectivité locale et le contrôle citoyen sur l’exécution des projets et des programmes. «Les enfants doivent être les décideurs de leur propre avenir; les décisions prises aujourd'hui auront un impact sur leur futur. Leur participation est essentielle, ils savent ce qu'ils veulent pour eux-mêmes car ils ont leurs souhaits et rêves », argumente Mariana STIRBU.

Mariama NDONG, élève en 1ère S2 et Mansour NDIAYE, élève en 6ème

POSTE DE SANTE DE GUINAW RAILS SUD : La gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans effective
Des messages de sensibilisation sur des maladies attirent l’attention de Moustapha Ndiaye au Poste de santé de Guinaw rails sud. Patients et accompagnants font la queue dans cette structure sanitaire propre et calme. Le personnel est aussi dynamique qu’accueillant. Interrogée sur la prise en charge gratuite des enfants âgés de 0 à 5 ans, Mme Diouf, l’Infirmière chef de poste (Icp), a renseigné qu’elle est « effective ».

Mieux, elle concerne toutes les maladies pouvant toucher les enfants. Même les médicaments prescrits et disponibles au niveau du Poste de santé sont gratuits. Seulement, Mme Diouf a précisé qu’en cas de non disponibilité des médicaments, les parents sont obligés d’aller les acheter à la pharmacie. Aussi, a-t-elle souligné que « si la maladie est grave, l’enfant est évacué à l’hôpital ». Les propos de l’Icp du Poste de santé de Guinaw rails Sud sont confirmés par une femme venue faire consulter son fils de 5 ans. Selon elle, tous les soins sont gratuits, ainsi que les médicaments. Poursuivant, elle a mentionné que le service se passe bien. Cependant, pour que les enfants de 0 à 5 ans puissent bénéficier des soins gratuits, Mme Diouf a informé que tout accompagnant qui se présente doit se munir du carnet de santé de l’enfant.

Aïcha SYLLA, élève en classe de Terminale

Les sapeurs-pompiers ont passé huit tours d’horloge avant d’arriver à éteindre complètement le feu. Car, les soldats du feu ont eu à faire face à un embrasement généralisé.

Le lieutenant Djibril Sall de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a révélé que les secours du groupement d’incendie et de secours ont dû faire face à un embrasement généralisé sur une superficie de 3 000 m2 environ. Il s’agit principalement d’un parc de stockage de bois, un atelier de réparation de véhicules, un parc de camions Benne appartenant à la société Véolia et une station-service avec des cuivres à ciel ouvert. « Nous sommes arrivés à bout de l’incendie au bout de huit heures de temps après avoir déployé 131 sapeurs-pompiers gradés et 23 engins dont deux provenant des Eléments français au Sénégal, deux ambulances de la région médicale », annoncé le lieutenant Sall. Il a aussi révélé avoir fait face à des difficultés d’accès accentuées par un déficit d’eau, car il n’y avait qu’une seule bouche d’incendie appartenant à la société Sivop. « Si bien qu’il a fallu beaucoup de temps pour aller se ravitailler en eau. Il fallait également protéger des tuyaux qui renfermaient du gasoil, de même que des fils à haute tension à protéger. Après que le feu soit complètement éteint, il y a eu deux engins du génie militaire ainsi que le Pokelin de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers qui ont opéré au déblayage et au dégarnissage, car c’est principalement du bois qui a été brûlé. Il a fallu donc qu’il soit éparpillé de manière à s’assurer qu’il n’y aura pas de reprise du feu », a souligné l’un des gradés des Sapeurs-pompiers.

Abdou DIOP

 

Le président du groupe parlementaire libéral, Me Madické Niang, a dirigé une délégation qui s’est rendue à Parc Lambaye. Il a expliqué cette présence  par la nécessité de partager avec les commerçants la douleur qui les frappe.

Le président du groupe parlementaire libéral Me Madické Niang a interpellé le gouvernement pour que des mesures soient prises au plus vite, dans le sens de venir en aide aux sinistrés. «Nous avons pris l’engagement d’être des députés du peuple, de partager avec ce peuple ses souffrances. C’est pourquoi, nous pensons que la Direction de la protection civile doit jouer pleinement son rôle qui consiste à prévoir de tels fléaux en sensibilisant et en visitant les lieux dans lesquels se trouvent aussi bien des personnes que du matériel d’une si grande importance», a-t-il avancé. A l’en croire, un lieu comme celui-là doit être régulièrement visité par la Protection civile, pour délivrer des conseils, dans la manière d’occuper, à ceux qui y évoluent. Mais aussi, en leur demandant de souscrire à une assurance incendie. «Nous n’avons pas que nos yeux pour pleurer, mais nous allons aussi demander au gouvernement d’être à vos côtés», a-t-il ajouté.

Abdou DIOP

La famille de la défunte vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental, Fatoumata Mactar Ndiaye, a profité de l’anniversaire de la mort de cette ancienne présidente des femmes de l’Apr de Pikine pour appeler à débusquer les véritables commanditaires.

La famille de Fatoumata Mactar Ndiaye assassinée chez elle, il y a un an, a révélé, hier, que contrairement à l’information selon laquelle cette femme est décédée d’un crime crapuleux, il s’agit bel et bien d’un crime commandité. Hier, elle a fait face à la presse pour appeler à tirer au clair l’assassinat de cette femme qui, aujourd’hui, soulève un certain nombre de questions auprès des siens. En effet, sa famille a affirmé détenir des informations qui corroborent la thèse d’un crime commandité et en a appelé à la réaction de l’Etat du Sénégal pour élucider cette affaire. Porte-parole de la famille, Pape Mactar Ndiaye a dit ne pas comprendre la non constitution de l’Etat du Sénégal en tant que partie civile, ne serait-ce que par l’intermédiaire de l’institution constitutionnelle (Conseil économique, social et environnemental) au niveau de laquelle la regrettée Fatoumata Mactar Ndiaye occupait la fonction de cinquième vice-présidente. Non plus, la non-assistance de la famille par, au moins, un avocat constitué par l’Etat du Sénégal de même que l’absence ou le manque d’approfondissement de l’enquête. « Ceci, après les révélations faites par le criminel relatives au mobile qui, selon lui, ne sont pas d’ordre financier comme prétendument indiqué, mais plutôt un meurtre commandité comme tout le monde le soupçonnait d’ailleurs.

« Notre souhait, aujourd’hui, est de voir cette affaire jugée très rapidement avant que quelque chose de regrettable n’arrive au meurtrier qui, d’après certaines sources, serait menacé de mort », a soutenu Pape Mactar Ndiaye. Le porte-parole a profité de cet instant pour révéler que le fils de la défunte, répondant au nom d’Adama Ba et qui a été le premier à être attaqué au couteau par Samba Sow, traîne des séquelles très graves et un traumatisme sérieux après avoir perdu deux doigts dans sa confrontation avec le meurtrier de sa mère.

Abdou DIOP

Le maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo, a rencontré les commerçants du Parc Lambaye qui lui ont fait des ébauches de solutions visant à éviter qu’un tel sinistre ne se répète.

A la tête d’une délégation, l’édile de Pikine, Abdoulaye Thimbo, s’est enquis de la situation qui prévaut au Parc Lambaye. Au sortir de sa rencontre avec les responsables du Parc Lambaye, le maire de Pikine s’est gardé de rejeter la responsabilité sur qui que ce soit, se contentant d’évoquer un malheur qui est simplement venu s’abattre sur tous. Pour l’heure, il préfère attendre la réunion programmée demain sous la présidence du gouverneur de Dakar, destinée à réfléchir à des solutions urgentes à prendre. Cependant, Abdoulaye Thimbo pense pas moins que la solution va tourner autour de la requalification (ou la restructuration) du Parc Lambaye. « Dans tous les cas, nous allons nous atteler à ce qui est plus urgent et ce qui est mieux pour le Parc et ceux qui gagnent leur pain dans ce site », a-t-il soutenu. « Cela peut avoir comme début, l’élargissement des rues qui sont si étroites qu’elles ne permettent pas l’accès des sapeurs-pompiers en cas d’incendie », a expliqué le maire de Pikine.

Abdou DIOP

Le président de la République, Macky Sall, est attendu mercredi après-midi, à Tivaouane. Dans la cité religieuse, le chef de l’Etat sacrifiera à la tradition de délivrer aux guides religieux, à leur tête le nouveau Khalife, Serigne Mbaye Sy Mansour, le message de solidarité et de soutien de toute la Nation sénégalaise pour l’édition 2017 du Gamou de Tivaouane commémorant l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (Psl). A cet effet, le porte-parole de la famille de Maodo (Rta), Serigne Pape Malick Sy, a invité, au nom du Khalife, Serigne Mbaye Sy Mansour, les populations de Tivaouane à prêter une oreille attentive au président Sall et à lui accorder un accueil à la dimension de l’hôte de marque qui ne se considère d’ailleurs plus comme un étranger mais un citoyen de Tivaouane. Macky Sall et sa délégation sont attendus mercredi, dans l’après-midi, dans la cité religieuse où ils passeront la nuit.
 
Mohamadou SAGNE
Selon le porte-parole de la famille d’El hadji Malick Sy, Serigne Pape Malick Sy, « l’édition 2017 du Gamou de Tivaouane sera marquée par des séances de prières et de recueillements en hommage aux deux derniers Khalifes disparus cette même année : Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Makhtoum et Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine ». 
Une occasion que les fidèles vont saisir pour se recueillir devant les mausolées de deux illustres guides religieux le temps de cette commémoration. Aussi, le thème du symposium de cette édition, à savoir : « Les cités religieuses : pôles de spiritualité, de développement et de cohésion sociale », devrait contribuer, selon Abdou Hamid Sy, « à mieux renseigner et orienter l’action des politiques d’urbanisation et de modernisation des cités religieuses par l’érection d’infrastructures de développement dans les domaines de l’éducation (Daaras modernes),  de la santé, du tourisme religieux et de la construction citoyenne. 
La rencontre prévue le 25 novembre devrait également permettre de conforter les guides religieux dans leurs rôles de régulateurs sociaux sans les départir de leur fonction spirituelle, fondement de leur légitimité ». Par ailleurs, il est prévu également des évocations religieuses sur le thème : « Monologues divins et suppliques dans la poésie mystique de la Hadara Malikkya », ainsi que les séances de bourde populaire qui débutent ce lundi 20 novembre à Tivaouane et dans les autres localités du Sénégal. Le tout sera sous l’égide du nouveau Khalife général des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, et de la cellule Zawiya Tijaniyya, en collaboration avec le comité d’organisation du Maouloud.

Le championnat de la Ligue professionnelle 2017-2018 sera organisé comme d’habitude. La confirmation a été donnée par Saër Seck samedi, à l’issue de la finale du Trophée des champions. Le démarrage est prévu le weekend prochain. Et la dernière journée est, selon M. Seck, prévue le 25 mai tandis que la finale de la Coupe de la ligue se jouera le 2 juin. La fin de la saison est prévue le 9 juin, si on en croit le président de la Ligue pro ; ce qui laisse augurer d’une saison marathon, donc sans trêve. « Dans la programmation et la conception du championnat de cette année, nous avions anticipé une qualification du Sénégal pour la Coupe du monde. C’est ce qui nous met dans une situation qui nous permet de pouvoir jouer un championnat, une coupe de la ligue, une coupe du Sénégal et terminer le championnat avant même le démarrage du Mondial », a assuré Saër Seck, non sans préciser que le Trophée des champions reste un des évènements majeurs de la Ligue de football professionnel. « Le championnat, la Coupe de la ligue, le Trophée des champions, le Sargal foot pro qui sont des évènements qui ont lieu tous les ans seront organisés par la ligue. Le Trophée des champions qui est le lancement de la saison de Ligue pro vient de se jouer avec un match de belle facture avec six buts. J’espère que c’est de bon augure pour la suite du championnat et de la saison », a laissé entendre M. Seck.

Par Samba Oumar FALL, Amath Sigui NDIAYE (textes) et Abdoulaye Mbodj (photos)

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