La coalition Cdu-Csu de la chancelière Angela Merkel obtiendrait 32,5% des suffrages et serait largement vainqueur des élections législatives en Allemagne, selon les projections diffusées par la chaîne publique Ard ce dimanche. Quasiment assurée d'obtenir un quatrième mandat à la tête du gouvernement allemand, Merkel devra faire alliance avec d'autres formations pour gouverner.

Article régulièrement mis à jour - cliquer ici pour rafraîchir

Les libéraux du Fdp, partenaires naturels des conservateurs de la Cdu, sont crédités de 10,5% tandis que les Verts obtiennent 9,5%, toujours selon les estimations. Selon Ard, la Cdu-Csu ne disposerait pas d'assez d'élus pour une simple coalition bipartite, soit avec le Fdp, soit avec les Verts, et devrait envisager une coalition tripartite.

Les sociaux démocrates du Spd conduits par Martin Schulz enregistrent un cinglant revers avec seulement 20% des voix, selon les projections. Les dirigeants du Spd en ont immédiatement tiré les conséquences, en annonçant que leur parti retournait désormais dans l'opposition après avoir participé à la « grande coalition » avec la Cdu dans le gouvernement sortant. Cette défaite est la quatrième de suite face à Angela Merkel depuis 2005.

L'extrême droite, représentée par Alternative für Deutschland (Afd), est certaine de faire son entrée au Bundestag pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale avec 13,5% des suffrages. La gauche, Die Linke, est créditée de 9%.

Cliquer ici pour lire la suite

Source : Rfi

La famille de Seydi El Hadji Malick Sy (1855-1922) a désigné dimanche, à Tivaouane, Serigne Babacar Sy dit Mbaye Sy Mansour comme le nouveau Khalife général des tidianes, suite au décès de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine.

Pape Malick Sy devient le porte-parole du nouveau Khalife.

La décision a été prise lors de la cérémonie du troisième jour du décès de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, le sixième Khalife général des tidianes du Sénégal, qui a été inhumé vendredi, à l’esplanade des mosquées, devant la résidence Seydi El Hadj Malick-Sy.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye a pris part à cette cérémonie. Des délégations venues du Liban et du Maroc se sont déplacées à Tivaouane pour participer à cette journée de prière organisée en l’honneur du défunt Khalife des tidianes.

Né en 1932, Serigne Mbaye Sy Mansour est le fils aîné de Serigne Mouhamadou Mansour Sy et de Sokhna Aminata Seck, la fille de Doudou Seck Bou El Mogdad, un grand dignitaire de Saint-Louis.

Le 7ème Khalife général des tidianes est connu pour sa rigueur, sa franchise et sa droiture.

Source : APS

Le pouvoir togolais a été surpris par la mobilisation historique de l’opposition début septembre, qui réclame désormais haut et fort le départ du président Gnassingbé. Mais ce mouvement populaire peut-il durer et faire plier un régime familial cinquantenaire? «Du jamais vu!», ont lancé fièrement les militants les 6 et 7 septembre après les marches qui avaient rassemblé à travers le pays des centaines de milliers de personnes - adolescents et retraités, médecins comme conducteurs de zémidjans (motos taxis).  Dans l’allégresse du moment, ni la pluie ni les forces de l’ordre massivement déployées n’avaient altéré la détermination de ces Togolais qui ne cessent de le répéter : «50 ans de la même famille au pouvoir, c’est trop». Pour une opposition longtemps minée par ses propres divisions, ce fut une véritable démonstration de force. 

«Nous avons longtemps facilité la tâche au pouvoir mais aujourd’hui, c’est un peu l’union sacrée, nous avons réussi à taire nos divisions et à clarifier nos exigences», estime Nathaniel Olympio, président du Parti des Togolais. «Cette fois, il y a une vraie fenêtre de tir qu’il ne faut pas laisser passer».  Jean-Pierre Fabre, «infatigable» opposant, a appelé à d’autres mobilisations populaires les 26, 27 et 28 septembre, assurant que les Togolais n’auraient ni «répit», ni «repos» jusqu’à ce que «M. Faure Gnassingbé n’aura pas quitté le pouvoir»: un discours bien optimiste, dans un pays frappé par le chômage et la pauvreté.

Croisés dans les ruelles de latérite trouées de nids de poule de la capitale, des habitants interrogés par l’Afp soulignent qu’ils ont des bouches à nourrir et ne peuvent s’offrir le luxe de manifester.

AFP

Le continent africain regorge de ressources : naturelles, énergétiques, minières, mais aussi culturelles et historiques …
Chaque jour qui passe est une somme d’enseignements concernant la terre – mère, car j’apprends des choses que j’ignorais sur ce cher continent … Ne dit – on pas communément que l’Afrique est le berceau de l’humanité? Tel a été le cas pour le Kurukan Fuga …
La première Déclaration des Droits de l’Homme est africaine …

En effet, exprimée en 1236 à Kurukan, Le Kurukan Fuga, ou Charte du Mandé, est la première déclaration des droits de l’homme. Cette Charte, dans l’optique d’asseoir pleinement le magistère de Soundjata Keïta, a été initiée par ses collaborateurs et lui – même, au lendemain de la victoire de Kirina sur les troupes de Soumaoro Kanté en 1236.
Elle s’est articulée autour d’un ensemble d’axes et de recommandations.

Kurukan Fuga, qui signifie littéralement « plaine sur une colline ». C’est dans cette contrée qu’en 1236, Soundjata Keïta réfléchit à une manière d’unifier tous les clans et tribus, après les territoires annexés lors de sa victoire face à Soumaoro Kanté.
C’est une Charte orale, mais d’une précision extrême. Autour d’une quarantaine de points, la Charte reprend quantité d’axes de la vie en communauté, notamment :

• Les « Nyamakalas », artisans connaissant la force du feu, de l’eau et de la parole (cordonniers, griots …) se doivent d’être les garants de la vie en société
• Les « Morikanda » (classes des marabouts) doivent être les maîtres et éducateurs en Islam. De ce fait, tout le monde leur doit respect et considération
• A la tête de chaque société, se trouve un patriarche en terme d’âge
• Les « Kangbé » se doivent d’être les intermédiaires entre les jeunes et les vieux, histoire d’arbitrer les conflits et ainsi d’éviter les conflits de génération
• Chacun a le droit de préserver son intégrité et sa vie
• La paresse et l’oisiveté doivent être bannis et ériger la prospérité en projet de vie par le biais des Konogben Wolo
• La famille Keïta est désignée famille régnante de l’Empire
• Tout un chacun peut jouir de l’autorité paternelle, même sur les enfants d’autrui

Les autres points portaient eux, sur le divorce, l’entraide dans une communauté, la préservation de la nature … Tout ceci afin d’instaurer une parfaite cohésion entre les choses et les êtres.
Avant l’avènement du héros Soundjata Keita, le Mali se trouvait dans une misère totale. L’individualisme, la pratique abusive de l’esclavage, avaient entraîné les peuples dans l’oisiveté.

Pour faire du Mali une grande entité économique et politique, Soundjata comprit qu’il fallait organiser la société, en donnant au « Mandékas » (peuple du Mali) une culture de travail. Pour cela, il convoqua les chefs des différents clans pour déterminer le droit mais aussi les devoirs de chacun. Ainsi les ordres des griots, des forgerons, des esclaves, des marabouts,… furent-ils institués ou renforcés. Les « Numu » seront commis à la production des outils d’agriculture, des armes, constituant ainsi la caste des forgerons.

A Kuru Kan Fuga, le travail fut tellement pris au sérieux qu’il apparaît, dans l’ordre des vertus, à la deuxième place, entre le savoir et la justice. D’où la devise « Kolon, Baara, Tilen » (savoir, travail, justice). Les Mandingues appellent cette devise les trois principes fondamentaux du progrès de l’homme.

Ainsi, en 1236, fût érigée la Constitution de l’empire du Mali, qui définit le statut et le rôle de chaque citoyen, au sein de la communauté, dans la paix et la concorde. Soundjata et ses généraux, chantés par les griots, sont restés vivants dans la culture malienne.

En définitive, la Charte de Kuru Kan Fuga enseigne qu’il n’existe pas d’autres alternatives pour le développement que le travail. Le travail y a été considéré comme une religion, un culte. Le Malien s’y est alors bien adapté.

Cette vertu fait de la charte de Kuru Kan Fuka un modèle.
Soundjata Keïta, en tant qu’initiateur de la Charte du Mandé, en est donc un personnage – clé.
En effet, la Charte, proclamée le jour de l’intronisation de Soundjata Keïta en tant qu’empereur du Mandé, est étroitement liée au règne dudit empereur …
Dans un souci d’unifier les troupes au lendemain de sa victoire à Kirina face à Soumaoro Kanté, Soundjata Keïta a réfléchi à un ensemble de textes et lois visant à harmoniser la vie de cette communauté ainsi élargie, car composée des nouveaux territoires annexés.

Au cours d’une soirée commémorant les hauts faits d’armes de Soundjata Keïta, nouvellement promu à la tête de l’empire du Mandé, les griots de la ville de Kankan déclamaient l’éloge de Soundjata Keïta et de certaines des décisions qu’il avait prises lors de l’assemblée du Kurukan Fuga : Soundjata Keïta avait pleinement réfléchi à la constitution d’un ensemble de textes représentatifs de la vie en communauté …

Malgré la « vieillesse » relative des articles de ladite Charte, celle – ci résonne encore aujourd’hui par sa véracité …
Quelques extraits tels que « Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique », « La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la grandeur », « Ne faites jamais du tort aux étrangers » … sont plus que jamais d’actualité aujourd’hui, car ils campent pleinement la vie en communauté, en société, et donc entre êtres humains pleinement conscients de leur (s) liberté (s) …

Soundjata Keïta a donc eu une ingénieuse idée en mettant sur pied cette Charte, et des siècles après sa déclamation, celle – ci pourrait servir de repère historico – temporel aux générations contemporaines …
Bonne lecture ! L’histoire reste à réviser…

Par Ndèye Fatou KANE (écrivain)

Last modified on samedi, 23 septembre 2017 18:38

Il n’est pas le cinéaste le plus célébré au Sénégal. Il est presque méconnu par la nouvelle génération. Mais, l’œuvre cinématographique d’Ababacar Samb Makharam, immense de par la lumière qu’elle répand et de par la vision déclinée, mérite tous les hommages. Cette année marque le trentième anniversaire de la disparition de ce réalisateur sénégalais.

Ababacar Samb Makharam est un réalisateur et scénariste sénégalais né le 21 octobre 1934 à Dakar. Sa filmographie n’est pas des plus fournies mais dessine plusieurs univers de sens. Elle confiait les préoccupations de celui qui était également producteur. Entré au conservatoire d’art dramatique de Paris en 1955, il crée ensuite une troupe de théâtre, « Les Griots », pour tracer les allées de sa quête perpétuelle. En tant qu’acteur, il interprète quelques petits rôles comme « Tamango » de John Berry et « Les tripes au soleil » de Claude Bernard Aubert. Avant de retourner dans son pays natal, le Sénégal, en 1964, il se rend, en 1958, en Italie, au Centre expérimental de cinématographie, la grande école romaine du cinéma. La connaissance acquise lors de ses « pérégrinations » et rencontres l’engagement pour les causes qui lui paraissaient justes et le flair des génies artistiques ont rendu son œuvre utile à l’art et à l’humanité d’hier et d’aujourd’hui. Et sans doute celle des temps à venir.

Au Sénégal, le fondateur de la société de production « Baobab Films » travaille dans l’audiovisuel notamment pour une émission d’information à la télévision publique sans délaisser sa carrière de réalisateur et sans non plus relâcher son effort dans la promotion et la défense des cinémas africains ; ce qui fera de lui, de 1972 à 1976, le secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci). En 1966, il réalise le court métrage « Et la neige n’était plus ». « Kodou » (en 1971) et « Jom (ou l’histoire d’un peuple, 1982) » complètent sa filmographie.

Le cinéaste Joseph Gaï Ramaka qui a décidé de lui rendre hommage à travers le festival Gorée Cinéma à l’occasion du trentième anniversaire de sa disparition, dit ceci d’Ababacar Samb Makharam : « Il est un cinéaste toujours à la quête de l’homme. De la problématique du retour – non pas d’un simple retour physique, mais du retour spirituel – posée dans « Et la neige n’était plus », à celle de la dignité qui n’appartient qu’à ceux capables de se tenir debout qui transparaît dans « Kodou » et dans « Jom », Samb part à la découverte de lui-même. Et dans cette quête, par le prisme et le drame de sa caméra, il met à nu la psychologie de tout son peuple. Pas son esprit ou sa mémoire collective, mais les affects et agencements qui les constituent individuellement. L’œuvre de Samb, c’est un cinéma au singulier. Ababacar Samb Makhaham n’était pas un cinéaste qui faisait des films en dehors de son propre mouvement, de son propre devenir. A chaque étape de sa vie, de manière parfaitement sincère, il a traité une question qui l’interpellait de façon existentielle. L’auteur se confond dans son œuvre avec ses préoccupations les plus intimes ». Cette figure emblématique du cinéma sénégalais et africain est décédée le 7 octobre 1987.

Par Alassane Aliou MBAYE

Last modified on samedi, 23 septembre 2017 18:39

Un ami « toqué » et fauché, comme un sérieux et ancien ministre africain dont la cour oisive lui est restée obstinément fidèle, me raconte qu’il a été, un jour, couvert de honte quand des passagers d’un « Ndiaga Ndiaye » (dans lequel il était) l’ont foudroyé de leurs regards indignés. Il était, en effet, en train de lorgner, avec un grand intérêt, un livre que tenait une passagère restée debout. Et le bouquin était « à la bonne place » charnue. Il avait fini par oublier qu’il était en présence d’autres individus que son œillade indiscrète interloquait. Quand la jouvencelle bien « grassouillette » là où il faut est descendue du véhicule et que mon copain est revenu à lui-même, il a été aussi surpris et décontenancé que ceux-là à qui il inspirait de la répugnance. Ainsi est né un malentendu. Les défenseurs de circonstance de la morale lui font grief de son effronterie scabreuse alors que lui, grand passionné de lettres, ne cherchait qu’à assouvir sa curiosité intellectuelle jusqu’à oublier la présence de l’œil ; cette courroie de transmission qui met en branle la machine interprétative, l’intellect en tant qu’entendement.

Dans certaines situations, les limites de l’intellect font qu’il n’y a pas, dans nos petites chamailles et même dans nos dissensions les plus profondes, une once d’inconduite de part et d’autre. Existe-t-il essentiellement que des incompréhensions qu’on ne se donne pas le temps de dissiper. Les jeunes filles se plaisaient (à l’époque où « je t’aime » était encore si solennel), quand nos regards devenaient incommodants, à nous dire « xoulli » qui est une réponse vive à l’acte de regarder avidement. Et nous répondions « xaali beut » ; réplique verbale qui, quelquefois, prolonge le malentendu parce qu’il arrive très souvent que l’œil rivé sur « l’objet » ne l’ait point vu. Cela peut aussi exprimer une envie d’être distingué logée dans le subconscient de celui qui s’offusque du regard perçant dont il croit être la cible. Quoi qu’il en soit, le « Xoulli » et le « Xaali beut » ont déjà fini de construire une tendre ou impétueuse relation humaine. Que le « Xoulli », expression d’un orgueil congénital chez les filles, n’empêche pas les froussards chiqués de déclarer leur flamme ! Il y a de fortes chances que la suite soit moins faraude !

Nous butons quotidiennement contre des mésententes parce que nous préférons de plus en plus parler qu’écouter pour entraîner la chienlit, juger prétentieusement qu’observer consciencieusement. Nous aimons à cultiver le négativisme dans nos rapports et à professer le scepticisme sur la capacité de l’homme à être bon, à faire surgir la lumière à cause de notre égotisme. Nous sommes victimes de nos a priori implantés dans nos esprits belliqueux et haineux nourris par les archipatelins pires que le démon des Livres saints. C’est pourquoi nos sociétés auront toujours besoin d’hommes de la trempe d’Abdoul Aziz Sy « Al Amine », défunt Khalife général des Tidianes (paix à son âme), pour dissiper les mésententes provoquées par ces méprisables individus, par notre fougue, nos ambitions aveuglantes, notre incapacité à accéder à la lucidité face aux délices. L’humanité vit des moments difficiles. Ceux qui devaient guider les peuples semblent être peu conscients de leur mission historique. Le président américain Donald Trump et celui-là singulier de la Corée du Nord, Kim Jong-Un, s’amusent à se traiter de fous au moment où les âmes sensibles tremblent. C’est le « dialogue » des temps troubles, cause de toutes les mésententes.

Par Alassane Aliou MBAYE

Last modified on samedi, 23 septembre 2017 18:41

« Un jour en vaut trois pour qui fait chaque chose en son temps », dit un proverbe chinois. L'adage a son sens dans bien des pays et dans plusieurs domaines, y compris au Sénégal et dans l'éducation. Mais tout dépend de la manière dont les élèves gèrent leur temps. Quand d'aucuns perdent le leur, d'autres plus pragmatiques l'investissent à bon escient et tirent toujours leur épingle du jeu.

Le temps est un facteur très important dans la réussite de tout projet. Il est essentiel d'en avoir la maîtrise pour espérer atteindre ses objectifs. Certains enfants en sont conscients malgré leur jeune âge. C'est le cas d'Assane Bopp, élève de Seconde L2 aux cours Sainte Marie de Hann. Pour cet adolescent de 15 ans, l'année scolaire est une période de travail et non de loisirs. Il décline ses ambitions en ces termes : « J'ai un emploi du temps bien déterminé. Par exemple, pendant l'année scolaire, je ne perdais pas de temps à la fin des cours. Je rentrais directement à la maison. Je me reposais pendant une heure, puis prenais deux heures pour revoir mes cours. Après le dîner, je regardais un peu la télé avant d'aller au lit vers 22 heures. Et le week-end, je passais un peu plus de temps devant mes cours ».

Trouvé en pleine discussion avec ses amis autour de leur jeu vidéo favori « dream league », il ne semble, dans un premier temps, pas trop emballé par le débat sur l'usage que les élèves font de leur temps. La motivation est finalement venue des propos de son jeune camarade Cheikh Tidiane Ndiaye qui, lui, voit les choses autrement. En vacances à Dakar, ce garçon de 13 ans et élève en classe de 5ème au CEM Serigne Amadou Wade de Mbour avoue qu'il ne consacre pas tout son temps à la révision de ses cours. « L'après-midi, je regardais un peu mes cours, puis j'allais jouer au foot avec mes amis. Le soir, je regardais la télé jusqu'à 22 heures avant d'aller me coucher. Et le week-end, nous nous retrouvions autour d'une théière, surtout les samedis soir ».
Comme Cheikh, la plupart des jeunes partagent leur temps entre loisirs et études. Et il y a même des cas où la balance penche plus vers la distraction. Ce qui, le plus souvent, conduit au retard, voire à l'échec. Cependant, il faut reconnaître que la manière dont les élèves utilisent leur temps dépend aussi de facteurs tels que l'entourage familiale, le quartier de résidence, l'âge… Plus ils sont âgés, plus ils semblent savoir ce qu'ils veulent, ou ne veulent pas, et s'investissent alors à l'atteinte de leurs objectifs en temps utile. Leurs jeunes frères et sœurs des écoles élémentaires ont plus tendance à se livrer aux activités ludiques ; ce qui est normal.

Toutefois, on constate que, de nos jours, les élèves des collèges et lycées ont une certaine propension à la facilité. Ainsi, beaucoup passent le plus clair de leur temps à se distraire en regardant la télévision, en faisant du sport, en passant des heures sur les réseaux sociaux… Même à l'école, leur rapport avec le temps n'est pas des plus académiques. « Les élèves ont toute une panoplie d'astuces. Surtout les éléments perturbateurs et paresseux. Quand ils s'ennuient où n'ont pas envie de suivre le cours, ils pianotent souvent sur leur portable. Il en de même pour ceux qui descendent à certaines heures et qui, tout de même, vadrouillent en ville ou restent à l'école en train de jouer ou de surfer sur le Net, au lieu d'aller réviser leurs leçons », indique Lamine Cissé, professeur d'anglais au lycée franco-arabe Cheikh Mouhamadou Fadilou Mbacké du Point E.

Facteurs externes compromettants
La gestion du temps peut dépendre également de la situation sociale de la famille et de l'atmosphère qui y règne. Comme le dit Amadou Yoro Niang, inspecteur d'académie, « certains parents n'aident pas les enfants à bien gérer leur temps. Par exemple, ils ne respectent pas les heures de révision qu'ils sont parfois même tentés de grignoter ». Un autre phénomène qui s'est largement répandu et pour lequel on n'a nullement besoin d'être expert pour en détecter les signes, c'est celui des élèves qui, même pendant l'année scolaire, se laissent emporter par la « vague oisive » de la bande de copains adeptes de l'incontournable théière de la pause-déjeuner. Une grande tentation à la distraction continue.

Il est donc important d'avoir une approche optimale de la gestion du temps si l'on veut atteindre ses objectifs. Et quand on n'a pas tous les atouts en main, il est difficile d'y arriver. Mais pour l'instant, le temps semble arrêté dans la plupart des établissements scolaires. Les vacances sont généralement un moment de répit et l'occasion de se remettre en cause et, peut-être, de se fixer de nouveaux objectifs.

Seulement, pour bon nombre d'adolescents, l'heure est à la distraction et aux loisirs. Parties de thé, pique-nique, plage ou piscine, et autres activités sportives ou culturelles sont à l'air du temps. Pour ceux-là, le seul crédo qui vaille c'est « lâcher prise et tuer le temps ». Pourvu que cela ne dure qu'un laps de temps !

Le bonheur des uns fait le malheur des autres
Les chambres sont animées. Les genres musicaux changent d'une chambre à l'autre et envahissent les couloirs en même temps que l'odeur du thé cramé qui titille parfois les narines des occupants et des visiteurs de cet imposant édifice. Dans les couloirs, certains squatteurs, adeptes de la « grasse matinée », sont encore bien au chaud, parfois à deux dans un petit matelas à même le sol surplombé d'une moustiquaire. Seuls quelques rares étudiants assis ou debout sur des balcons, cahier ou livre à la main, écouteurs aux oreilles, tentent de se concentrer sur leurs révisions. « C'est la dernière ligne droite. Je dois passer mes examens pour valider ma Licence et espérer aller en Master 1 de Sociologie. A la sortie de l'université, j'espère décrocher un emploi bien rémunéré, car je suis l'aîné de ma famille. Mes parents comptent beaucoup sur moi. Je n'ai pas de temps à perdre ni droit à l'erreur », explique Ibrahima Diagne, jeune étudiant de 24 ans originaire de Kaolack.

Ici, dans le campus social, on a l'impression d'être dans une fourmilière. Du haut du troisième étage, on a une belle vue sur quelques pans de l'université. Ça grouille de monde à tous les coins. Pour certains, le temps semble arrêté. Partout, on voit de jeunes gens, par groupes de trois à huit, dans les couloirs, sur les trottoirs et les bancs publics, etc. Ils sont souvent debout et discutent à haute voix. De temps en temps, ils éclatent de rire, se taquinent et semblent partager de bons moments.

En contournant le Pavillon B pour passer à côté du « Restau Self » et rallier le mythique « couloir de la mort », l'on se rend compte de l'aspect relatif de la notion de temps qui peut changer d'un étudiant à l'autre. Quand d'aucuns préfèrent déjeuner dès l'ouverture des restaurants à 11 heures et passer à autre chose, d'autres prennent leur temps et attendent même jusqu'à la dernière minute pour s'y ruer. Sous ce chaud soleil de midi, l'ombre des quelques arbres et les boissons fraîches des bonnes dames assises non loin du Pavillon J sont tentantes. Là, dans le hall de ce pavillon, les coiffeurs ont élu domicile. Sous un petit air de reggae, le bruit des coups de ciseaux et de ronronnement des tondeuses se mêlent à la voix rabatteuse de quelques coiffeurs en quête de clients.

Certes tous ne sont pas ou ne sont plus étudiants. Mais il y en a qui sont encore inscrits à l'université et qui sont coiffeurs à mi-temps, histoire de se faire un peu d'argent pour se mettre à l'abri des éventuels aléas causés par le paiement tardif des bourses. Sous le couvert de l'anonymat, l'un d'entre eux accepte de parler : « Les temps sont durs. Il faut gagner sa vie d'une manière ou d'une autre. J'étais étudiant non-boursier inscrit au Département d'Anglais. Pour gagner quelques sous, je séchais parfois mes cours et me rapprochais d'un ami coiffeur pour l'aider. Quand j'ai raté mes examens de L2 à deux reprises, je me suis dit qu'il faut que je me trouve une activité rémunératrice. Alors, je n'ai pas décroché mieux que ça ».

Malgré les dures réalités que vivent les étudiants sous la « pression » du système LMD (Licence, Master, Doctorat) qui ne vise que le culte de l'excellence, certains se sont bien adaptés. C'est le cas de Cheikh A. T. Ndaw, 23 ans, étudiant en L3 au Département d'Histoire. « Il me faut trois ans pour décrocher la Licence et deux autres pour le Master. Là j'en suis à ma troisième année. Et il faut faire partie des meilleurs pour espérer être sélectionné en Master. Alors, je fais tout pour réussir et passer en classe supérieure avec les meilleures notes possibles. Depuis mon entrée à l'UCAD, j'ai tout sacrifié pour mes études. Je n'ai le temps ni pour les loisirs ni pour le sport », laisse-t-il entendre. Adossé au tronc d'un arbre à proximité de l'Institut des Sciences de la Terre, il révise tranquillement ses cours. Selon lui, la maîtrise du facteur temps est essentielle dans la formation. Celle-ci étant un tremplin vers le monde du travail, il faut se sacrifier et donner le meilleur de soi-même. « Je passe parfois des nuits blanches à étudier, surtout quand je prépare un concours parallèlement à mes études », ajoute-t-il.

Comment les étudiants gèrent leur temps ?
Il fut un temps, le campus était un « sacré » lieu de séjour, un univers de construction de la personne où l'on se targuait d'avoir le privilège d'y élire domicile. La vie d'étudiant constituait un mythe. Et l'université, un microcosme atypique digne d'un lieu de pèlerinage. Hélas, ce n'est plus le cas. Le système LMD est passé par là. Et maintenant? Fini, les tauliers, étudiants à la barbe blanche, éternels gardiens du temple. Fini, la "bouffe" à zéro sou, bonne ou mauvaise. Fini, les "clandos", étudiants squatteurs en série… Vraiment ?

A bord de la ligne 62 des bus Tata en provenance de Rufisque, les passagers tassés comme des sardines dans une boîte sont pressés de descendre et d'embrasser enfin un peu d'air frais. Mais il faudra prendre son mal en patience et attendre que le bus puisse se frayer un passage dans cet embouteillage monstre pour faire le tour du rond-point Cheikh Anta Diop et s'arrêter. En pleine matinée, tout le monde se démène comme il peut pour vaquer à ses occupations. Le trafic est dense. Travailleurs, étudiants, marchands, badauds… tous se fondent dans la masse. Pour se libérer de ce goulot infernal, les chauffeurs s’invectivent à coups de klaxon. Il faut exploiter la moindre faille. C'est ce que vient de faire celui de ce bus qui s'engouffre dans un petit espace à peine suffisant pour se dégager et finalement contourner la file de voitures tout en ignorant les insultes et plaintes des uns et des autres qui se confondent dans le tumulte de la circulation. Après quelques coups de volant, d'accélérateur et de frein, il s'arrête et crache une bonne partie de ses passagers. La plupart d'entre eux sont des étudiants. Sac au dos, cartable à la main ou en bandoulière, ils se dirigent sereinement vers la grande porte de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

L'établissement créé à la veille des indépendances est connu pour avoir abrité la première université du Sénégal et vu passer des hommes d'élite tels que le célèbre égyptologue sénégalais dont il porte le nom. Au fil des décennies et des générations, des administrations et des systèmes se sont succédé, changeant la donne et créant de nouvelles conditions auxquelles l'étudiant doit s'adapter. Autant pouvait-on s'inscrire et rester étudiant pendant des années, sans finir un seul cursus ni obtenir une seule attestation de réussite; autant peut-on, aujourd'hui, se retrouver dehors après seulement deux échecs de suite pour un même module. Les garants de la « vieille école » devraient halluciner s'ils apprenaient que le bon vieux temps est révolu. Le fameux Pavillon A, tout de bleu et de blanc laqué, fier de ses trois étages et de son restaurant au sous-sol, ferait un bon spécimen pour jeter un regard furtif sur ce petit monde où les destins d'individus de divers horizons se croisent. En cette période d'examens, l'heure est aux révisions. Pourtant, rien n'en donne le signe. On se croirait plutôt en début d'année. Aux abords des escaliers, dans le hall et même dans les couloirs, on est là. On bavarde. On se la coule douce.

La tentation de croquer la vie à pleines dents
L'université est une représentation minuscule du monde. La vie d'étudiant a aussi son côté aguicheur. Et si l'on n'y prend pas garde, on risque facilement de se laisser aller aux plaisirs de la vie libertine. « On est tenté de croquer la vie à pleines dents », pense Khady Thiam, jeune étudiante en management des entreprises dans une école de formation professionnelle de la place. Au regard des affiches des différentes associations culturelles estudiantines et de l'offre culturelle des multiples salles de spectacle à proximité de l'université, on comprend cette tentation qui pourrait détourner l'étudiant des amphithéâtres et des salles de révision.

Aux environs de 17 heures, l'Avenue Cheikh Anta Diop est toujours sous l'emprise des embouteillages. C'est l'heure de la descente pour beaucoup, mais aussi l'occasion pour bon nombre d'étudiants d'enfiler baskets et survêtements pour se rendre à la Corniche, lieu de rencontre par excellence des amateurs de sport. Deux heures plus tard, les lampes commencent à s'allumer dans le campus, les restaurants s'ouvrent pour servir le dîner. Les étudiants arrivent par petits groupes. Certains mangent vite et ressortent, cartable à la main, pour se diriger vers les salles de révision où ils espèrent trouver une certaine quiétude. D'autres préfèrent traîner dehors encore un peu, avant de regagner leurs chambres. « On est jeune, on est libre. Il faut profiter au maximum », taquine Lucien Diouf, étudiant en L2 de Lettres Modernes.

Ce n'est qu'au-delà de minuit que le calme revient petit à petit. Les dernières lumières s'éteignent les unes après les autres. On ne voit plus que quelques petits groupes d'étudiants faire la débauche. A cette heure tardive de la nuit, la grande artère de l'Avenue Cheikh Anta Diop commence enfin à respirer et à dessouler des gaz de pots d'échappement.

Par Moussa SONKO (stagiaire)

Last modified on samedi, 23 septembre 2017 16:48

L’ancien directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Lansana Gagny Sakho, a passé le témoin à son successeur Seyni Ndao hier. Ce dernier a promis d’agir dans la continuité de l’action de son prédécesseur.

Le nouveau directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Seyni Ndao, a pris le flambeau hier de son prédécesseur Lansana Gagny Sakho qui a passé près de trois ans dans cette structure. La passation de service tenue dans les locaux de l’Office des forages ruraux (Ofor) a été l’occasion pour le personnel de remercier l’ancien directeur général Lansana Gagny Sakho pour le travail abattu dans le cadre de la réforme de l’hydraulique rurale, mais aussi de l’amélioration des conditions de travail des agents. Le porte-parole du personnel, Moundor Madioune, par ailleurs directeur des travaux à l’Ofor, a indiqué que le directeur général sortant a révolutionné le fonctionnement des forages ruraux. Il a aussi assuré au directeur général entrant Seyni Ndao que les agents de l’Ofor sont à sa disposition et vont l’accompagner dans sa mission.

Même avis chez le président du Conseil d’administration de l’Office des forages ruraux (Ofor), Docteur Paul Faye. Selon ce dernier M. Sakho a sorti l’Ofor de terre et a presque achevé la réforme de l’hydraulique rurale. Il a invité son successeur à s’inscrire dans la même dynamique pour le bien-être des populations rurales. Le personnel a souhaité bonne chance à l’ancien directeur général de l’Ofor promu nouveau directeur de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas).

Le directeur sortant Lansana Gagny Sakho a fait savoir que depuis sa nomination le 06 octobre 2014, sa vison était de faire qu’il y ait dans chaque foyer un point d’eau et de bâtir une infrastructure de qualité dans le domaine de l’hydraulique rurale. Il a aussi souhaité bonne chance à son successeur et a rappelé que le succès permanent de l’Ofor nécessite l’engagement de tous les agents qui ont toujours travaillé à ses côtés.

L’actuel directeur général de l’Ofor, Seyni Ndao, s’est inscrit dans cette lancée, remerciant le chef de l’Etat, le Premier ministre et le ministre de l’Hydraulique pour la confiance portée sur sa personne. « Je mesure l’ampleur de la tâche qui m’attend, mais je suis sûr qu’avec votre soutien, je vais réussir», a dit Seyni Ndao en s’adressant aux agents de l’Ofor. Il a également indiqué qu’il sera disponible pour tous les agents afin de travailler pour faire plus que ses devanciers qui ont déjà beaucoup fait. Il a aussi souhaité bonne chance à son prédécesseur qui dirige maintenant l’Onas. Des prières ont été formulées à la mémoire de Al Amine rappelé à Dieu vendredi.

Oumar KANDE

Le réseau « Siggen Jiggen » a formé des agents des collectivités sur les techniques de plaidoyer pour la mobilisation des fonds en faveur de la santé de la mère, de l’enfant et notamment de la planification familiale.

La présidente du réseau « Siggil Jiggen », Safiétou Diop, a décliné les objectifs du programme « Néma » de l’Usaid. L’outil sera utilisé dans plusieurs domaines d’activités. Elle a rappelé que le programme met l’accent sur le plaidoyer en direction des municipalités, des maires en vue de la mobilisation des fonds pour la planification familiale, la santé de la mère et de l’enfant. « Il est nécessaire que les collectivités locales participent au financement de la planification familiale, à la santé maternelle », a plaidé Safiétou Diop. Le volet santé, ajoute-t-elle, est capital pour le développement de la communauté et « nous réseau «siggil Jiggen», sommes membres du consortium "Nema" et devons mettre en ouvre ce programme, dans ces localités. En plus la pérennisation de ce programme est déjà inscrite dans l’agenda de cette organisation ». C’est dans cette logique qu’elle développe une politique active de transfert des compétences. « Au lieu de faire venir le réseau pour plaider, nous venons former des porte-paroles qui vont maintenant se charger du plaidoyer en direction de leurs collectivités respectives », a précisé la présidente du réseau « Siggil Jiggen ». Ce programme va durer cinq ans. Mais le réseau « Siggil Jiggen » souhaite que toute la communauté capitalise les acquis en continuant à se servir des connaissances et des compétences acquises durant le programme. « Nous attendons de ce programme que les décideurs, les leaders, les autorités religieuses et administratives de Touba et de Diourbel s’en approprient pour le perpétuer. Il s’agît d’autonomiser notre communauté, d’autonomiser notre pays, de prendre notre souveraineté en matière de santé », a insisté Safiétou Diop. Evoquant l’implication des religieux comme les imams présents à cet atelier, Mme Diop fera savoir que leur apport est capital. « Ils sont une catégorie de leaders responsables. Nous sommes dans une communauté de foi, c’est pourquoi nous impliquons les femmes leaders, les jeunes et les imams les leaders religieux », dit-elle. Durant la première année de mise en œuvre, le réseau a travaillé avec des postes de santé des communes de Tocky, de Ngoye Aliou Sylla, alors que pour les districts de Bambey et de Mbacké, ce sont les postes des communes de Sadio et de Touba Mosquée qui sont ciblés. Ces interventions ont porté leurs fruits car, selon le point focal du réseau à Diourbel, des municipalités ont accordé des financements pour soutenir les activités de la santé de la mère et de l’enfant. Les communes de Ndoye Aliou Sylla, de Sadio et de Tocky ont respectivement dégagé trois millions de FCfa, un million et 200.000 FCfa.

Mamadou DIEYE

Les autorités administratives ont pris des mesures pour assurer une bonne rentrée des classes à Saint-Louis. En plus de l’évacuation des eaux de pluie des établissements scolaires, les 210 familles qui occupent des écoles seront relogées sur un autre site.

Au cours de la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) consacrée aux préparatifs de la rentrée scolaire 2017/2018, l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall, a donné des instructions aux services d’hygiène relatives aux opérations de nettoiement, de désherbage, de remblai, de désinfection et de désinsectisation afin d’améliorer l’environnement des établissements scolaires. L’objectif est d’assurer une bonne rentrée des classes le 9 octobre prochain. L’autre mesure prise est l’évacuation des eaux de pluies qui ont envahi la cour des écoles. Ce sont les sapeurs-pompiers, en collaboration avec les collectivités locales, qui se chargeront de ces opérations. Faudrait-il aussi rappeler que les 210 familles victimes de l’avancée de la mer dans la Langue de Barbarie qui occupent des écoles primaires des quartiers de « Dodds » de Santhiaba, de « Cheikh Touré » de Guet-Ndar seront relogées dans d’autres zones en collaboration avec les autorités municipales. L’adjoint au gouverneur a souhaité que l’Etat puisse aider les autorités administratives et municipales de la région nord à construire et réhabiliter des classes détruites par la dernière tempête accompagnée de vents forts qui ont balayé la partie nord de notre pays. Dans la foulée, il a demandé aux préfets des départements de Dagana, de Podor et de Saint-Louis d’organiser des Cdd pour trouver des solutions les plus adéquates aux problèmes de l’école.

Il a enfin vivement félicité l’inspecteur d’académie, Boubacar Sow, pour la qualité et la pertinence de son rapport de présentation qui a fait une cartographie des établissements scolaires de la région nord et qui a donné aux membres du Crd une idée précise des problèmes scolaires notés dans le département de Saint-Louis, le Delta et la Vallée du fleuve Sénégal.

Mbagnick Kharachi Diagne

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.