Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, mercredi 18 janvier 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l'Etat adresse, au nom de la Nation, ses chaleureuses félicitations et ses encouragements aux « Lions » du football et à leur encadrement, suite à leur entrée en compétition victorieuse à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de Football 2017.

Abordant l'intensification du programme national de rénovation urbaine, le Président de la République rappelle au Gouvernement sa volonté d'améliorer, de façon significative, le niveau d'équipements collectifs des zones périurbaines, afin d’assurer, dans l'équité, un meilleur cadre de vie aux populations. Ainsi, suite au lancement des travaux de la grande mosquée de Pikine, à l'inauguration des travaux d'extension et de modernisation du stade Alassane Djigo, le Président de la République invite le Gouvernement à engager, dans les meilleurs délais, la rénovation du marché " syndicat", la réhabilitation du marché central au Poisson de Pikine, et la construction du marché moderne de Thiaroye.

Dans cette dynamique, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre d'accélérer la mise en œuvre de la politique de la ville, soutenue par la montée en puissance de Promovilles, et de relancer le Programme national de rénovation urbaine (PNRU), en vue de restructurer, dans le consensus entre l'Etat, les collectivités territoriales et les habitants concernés, les centres urbains et les quartiers exposés ou dégradés.

Par ailleurs, le Président de la République indique au Premier Ministre l'impératif de la préservation durable des Niayes et des zones vertes de la région de Dakar, ainsi que de la mise en œuvre d’un plan spécial de réaménagement et de relocalisation de la décharge de Mbeubess, en veillant, notamment, à l'arrêt de toutes les autorisations de construction sur la zone.

Poursuivant sa communication autour de l'impact des infrastructures, notamment de transport, sur la mobilité, l'aménagement et le développement urbains, le Président de la République invite le Gouvernement, dans le cadre de la construction du Train Express régional (TER), à mettre en œuvre, dans le respect des plans directeurs d'urbanisme et des procédures requises, une stratégie consensuelle de délocalisation des occupants et activités sur les servitudes du projet. A cet effet, le Chef de l’Etat exhorte le Premier Ministre à tenir, avec les maires des villes et communes impactées par le TER, une séance de concertation et de mise à niveau sur les enjeux, les défis et le calendrier d'exécution de ce grand projet national, qui appelle une sensibilisation permanente des populations, et des acteurs économiques et sociaux.

Abordant la relance et la modernisation des transports aériens, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement que, pour matérialiser son ambition de faire du Sénégal un Hub aérien de référence en Afrique, il a entrepris la finalisation, en 2017, des travaux de l'Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), la réhabilitation des aéroports régionaux, et la mise en place d'une compagnie aérienne nationale, Air Sénégal SA, symbole d'un renouveau des transports aériens dans l’esprit du Sénégal Emergent.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de sa participation au Sommet Afrique – France, les 13 et 14 janvier 2017, à Bamako.

Le Premier Ministre a axé sa communication sur les enjeux de la formation professionnelle et de l’emploi, avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point sur la situation africaine et internationale.

Le Ministre de l’Economie des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture nationale et internationale.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne de commercialisation arachidière 2016-2017.
Le Ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire a fait une communication sur l’aménagement et le développement durable des territoires.
Le Ministre auprès du Premier Ministre, Porte-parole du Gouvernement a présenté au Conseil un Programme Prioritaire de Communication gouvernementale.
Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a fait le point sur l’état d’avancement des projets du PSE.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

• Monsieur Boubou SENGHOTE, Chancelier des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Lusaka (République de Zambie), en remplacement de Monsieur Moustapha DIENG, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

• Monsieur Ndiawar MBOUP, Conseiller aux Affaires culturelles, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières, au Ministère de la Culture et de la Communication, poste vacant ;

• Monsieur Ibou SENE, Conseiller aux Affaires culturelles, est nommé Inspecteur technique, au Ministère de la Culture et de la Communication ;

• Monsieur Oumar Ben Khatape DANFAKHA, Conseiller aux Affaires culturelles, est nommé Inspecteur technique, au Ministère de la Culture et de la Communication.

Le Ministre Porte-parole du Gouvernement

Les Lions indomptables du Cameroun ont remporté leur match face à la Bissau-Guinéens (2-1) ce mercredi au stade de l’Amitié de Libreville. Le Cameroun longtemps mené par son adversaire du jour (0-1, 13e), a su revenir au score et s'imposer au terme des 90 minutes grâce à Siani (61e) et Ngadeu Ngadjui (78e). Les Lions indomptables prennent la tête du groupe A de la CAN 2017 avec 5 points.

@lesoleilonline

Le Gabon et le Burkina Faso ont fait match nul (1-1) pour leur deuxième match dans le groupe A basé à Libreville. Les Etalons ont ouvert le score par l’intermédiaire de Nakoulma à la 23e minute avant qu’Aubameyang n’égalise pour les Panthères sur pénalty à 7 minutes de la fin de la pause.

@lesoleilonline

En fin de mission, les ambassadeurs du Japon et des Etats-Unis ont été reçus, hier, par le chef de l'Etat. Ils se sont félicités de l'excellence des relations entre le Sénégal et leurs pays respectifs. En reconnaissance du travail qu'ils ont abattu, le président Macky sall les a élevés au grade de commandeur dans l'ordre national du Lion. 

Ambassadeur Japon

La fermeture de plusieurs hôtels au Cap Skirring a sérieusement déteint sur l’activité touristique. Les artisans vivent aujourd’hui des moments difficiles faute de touristes. Mais la situation est surtout aggravée par l’ouverture des résidences de plus en plus nombreuses.

Dans les rues du Cap Skirring, la principale zone touristique de la Casamance, Abdou Khoudoss dit « Baye Fall » est en train de devenir une icône. Avec sa tenue bariolée, lunettes fumées, un gros collier autour du cou, le bonhomme traine son pousse-pousse en noir et blanc sur lequel il vend du café Touba. Il a lui-même rebaptisé cela en « café Touba original ». Souriant et très taquin, « Baye Fall » ne refuse jamais une photo à un touriste qui l’aborde en pleine rue. Au Cap Skirring, il a très vite conquis les cœurs.

Pourtant, le vendeur est arrivé nouvellement au Cap, en provenance de Saly Portudal, l’autre site touristique situé sur la Petite Côte, dans le département de Mbour, où il a séjourné pendant sept ans. « J’étais à Saly Portudal, mais je suis arrivé au Cap Skirring, sur ordre de mon marabout, il y a tout juste deux mois. Ici, les gens sont bien, on m’a très vite adopté. J’ai même rencontré des touristes que je connaissais à Saly », explique le jeune talibé mouride. Seulement, cette bonne humeur d’Abdou Khoudoss contraste bien avec la situation qui règne dans cette zone touristique.

Aujourd’hui, Cap Skirring n’est plus que l’ombre de lui-même avec la fermeture de la plupart des hôtels, au cours de ces dix dernières années. L’épidémie à fièvre hémorragique du virus Ebola, la politique de visa adoptée pendant un certain temps par le gouvernement et la liste rouge du quai d’Orsay interdisant aux citoyens français de se rendre en Casamance sont autant de facteurs qui ont donné un coup de frein à l’activité touristique. Excepté le Club Méditerranée, tous les grands hôtels comme Savana, Royal Cap, Hibiscus, Kabrousse, Maison Bleue ou Alizées ont mis la clé sous le paillasson.

Le galeriste Mamadou Dieng regrette bien cette période faste où au Cap Sikiring « tout marchait bien » durant les mois de novembre et décembre. Lui qui a séjourné à Saly, à Nianing avant de s’installer au Cap Skirring, est inquiet de la situation dans laquelle est plongé le site touristique. « Jusqu’en 2002 et 2005, l’activité touristique marchait bien ici, mais c’est surtout en 2012 que les choses ont commencé à se détériorer. Si on n’y prend garde, Cap risque de devenir comme Saly », alerte cet artisan. Mais Mamadou Dieng n’est pas le seul à s’inquiéter de la situation actuelle du Cap Skirring.

« C’était la période faste »
La plupart des vendeurs qui connaissent le site vivent des heures difficiles. « Cap n’est plus ce qu’il était auparavant », fulmine la commerçante Adjaratou Ndèye Maty Faye. Cette pensionnaire du village artisanal a vécu des moments bien meilleurs que cette période. « Quand le tourisme marchait bien ici, je ne faisais ici que dix jours pour épuiser mon stock et je repartais à Dakar pour en chercher au marché Sandaga. C’était la période faste », soutient la bonne dame.

La période faste, c’était quand les hôteliers organisaient, à tour de rôle, des visites dans le village artisanal et quand les produits étaient facilement écoulés. « Les touristes ne viennent ici que par hasard. Parfois, ils tombent sur notre enseigne et entrent dans le village. Dans d’autres cas, c’est pour chercher une connaissance tout simplement », relève l’horloger Serigne Sèye.

Aujourd’hui, le Club Méditerranée qui reste le seul établissement encore ouvert n’organise plus des visites pour ses clients. Une politique mal vue par les artisans de Cap Skirring. « Pourtant, cet hôtel organise le plus souvent des soirées africaines deux fois dans la semaine. Certains artisans sont sélectionnés pour exposer, mais nous pensons que ce n’est pas une bonne solution », regrette l’horloger. Mais pour Alfred Kâ, le chef de village de Cap Skirring, le problème de fond reste l’existence des résidences qui tuent à petit feu l’activité touristique. « Aujourd’hui, s’il y a 200 touristes qui descendent à l’aéroport, les 100 vont dans les résidences, parce que beaucoup de touristes qui connaissent la zone y ont acheté des maisons qu’ils transforment en résidence. C’est un vrai gâchis », regrette le chef de village.

Pour ce retraité qui s’est installé au Cap Skirring depuis plus d’une trentaine d’années, les résidences restent la cause principale de la perte d’emploi de beaucoup de jeunes. Car, selon lui, les excursions que les jeunes organisaient sont faites maintenant par les toubabs eux-mêmes. Face à cette situation, les artisans du Cap estiment qu’il est temps que le gouvernement réagisse en incitant les privés à construire des hôtels sur le site, mais aussi en réglant le grand problème des résidences. Cela permettrait à Baye Fall, le vendeur de café Touba, et à plusieurs autres jeunes artisans de pouvoir tirer leur épingle de l’activité touristique au Cap Skirring.

Avec 15.000 âmes comme population : Le casse-tête de l’eau au quotidien
Cap Skirring est né presque en même temps que le Club Méditerranée en 1973. Le village était surtout une cité dortoir que les responsables du groupe hôtelier français avaient construit pour les travailleurs. Au fur des années, des populations s’installent sur le site et créent des activités commerciales. La cité est devenue un village de l’ancienne communauté rurale de Diémbering. Faisant partie des premières personnes à s’installer sur le site en tant que travailleur, Alfred Kâ est aujourd’hui le chef de village. « Au Cap, on dénombre aujourd’hui 13 ethnies composées essentiellement de Diolas, de Peuls, Mandingues, Manjacks, Sérères, Bambaras, Mancagnes, Papels. Au dernier recensement fait en 2014, la population était évaluée à environ 15.000 âmes », explique le chef de village. Cap Sikirring dispose d’infrastructures de base telles qu’un poste de santé, une maternité, deux écoles primaires et un Cem. Mais depuis longtemps, le village est confronté à un sérieux problème d’approvisionnement en eau. Le liquide précieux manque terriblement dans le village. Les populations continuent à s’approvisionner en eau à partir des puits. Souvent, des Peuls puisent cette eau qu’ils revendent aux populations moyennant 100 FCfa le bidon de 20 litres. « Dans cette situation, on ne dispose jamais d’assez d’eau dans nos maisons pour se laver, faire le linge ou les travaux domestiques », signale Alfred Kâ. Mais le chef de village est optimiste quant à la résolution de ce problème sous peu. Actuellement, les responsables des sociétés en charge de la question sont en train, selon lui, de rechercher les points d’eau afin d’y implanter des forages.

Par Maguette NDONG et Idrissa SANE

Autobiographie du chien

18 Jan 2017
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A l’occasion d’une rencontre littéraire qui a regroupé écrivains canadiens et sénégalais, samedi dernier, il m’a été donné d’entendre quelques extraits du dernier roman de Louis Camara, « Au-dessus des dunes ». Je ne pus alors m’empêcher de l’acheter (au grand dam de quelqu’un et à l’honneur de ma galère à venir), tellement que le récit, celui d’un chien se livrant à des épanchements, nous renvoyait à notre propre humanité. Cette autobiographie « canine » interroge notre être pour, en définitive, se présenter comme une psychologie introspective de notre société et par-delà le monde. Voici un extrait de l’effusion de ce « clébard » reconnaissant à son maître et qui nous dépeint.

« […] Je suis un chien sauvage. Je vais avoir sept ans, ce qui, dans la vie d’un être humain, correspond à peu près à l’âge de la maturité. En fait, je n’ai pas toujours vécu à l’état sauvage comme à présent, et l’errance n’a pas non plus toujours été mon mode de vie, bien au contraire. Au cours de mes vies successives, il m’est arrivé de mener une existence confortable, douillette, où je n’ai jamais eu à souffrir des affres de la faim ni des incertitudes du lendemain, comme c’est le cas de la plupart des chiens du monde. Mon quotidien était alors agréablement réglé comme du papier à musique. Aujourd’hui encore, je me souviens de cette époque bénie avec une pointe de nostalgie, et lorsque je suis couché à plat ventre en face des vagues de l’océan, les yeux mi-clos, la langue pendante, le souffle saccadé, dans cette posture qu’affectionne ceux de mon espèce, je me remémore avec tendresse ces visages amis qui m’ont prodigué tant d’amour et m’ont fait connaître ce que l’on appelle, dans le langage humain, le bonheur.

Certes je n’ai pas connu que douceur, chaleur et joie de vivre lorsque j’étais encore parmi les hommes, et ces derniers ne sont pas tous, loin s’en faut, des modèles de bonté ou de compassion. J’ose même affirmer, après ce que j’ai vécu auprès de la plupart d’entre eux, que la méchanceté est la chose la plus partagée par cette même espèce qui se croit pourtant au-dessus de toutes les autres, qui se croit, on ne sait trop pourquoi, élu parmi les élus alors qu’elle est capable des pires atrocités et qu’elle est la plus destructrice. Il n’y a qu’à voir tout ce que les hommes se font entre eux et tout ce qu’ils font subir à la nature et aux animaux, pour se rendre compte qu’il s’agit d’une race malfaisante.

En fouillant dans les tréfonds de ma mémoire, le premier visage qui me revient parmi tous ceux que j’ai aimés, est celui de mon maître, ce parangon de bonté et de générosité…Sa femme et ses enfants étaient à son image, et à eux cinq, ils formaient la plus charmante famille qu’il se fût donné de connaître dans l’île, je dirais même dans toute la ville de Ndar. La maison de mon maître n’avait rien à voir avec ces laides bâtisses tape-à-l’œil, construites par les nouveaux riches et parvenus de Ndar, qui gâchaient le paysage par leur mauvais goût…

La chienne chocolat au lait devint folle de moi. Elle ne put plus se passer de mes étreintes et vint s’ajouter au nombre incalculable des chiennes de mon harem. Je fis d’elle ma favorite car non seulement c’était de loin la plus belle, mais de plus elle était d’une fidélité à toute épreuve, contrairement aux chiennes ordinaires toujours prêtes à se donner au premier cabot venu lorsqu’elles sont en chaleur…

Mon maître avait une sainte horreur des donneurs de leçons et des objecteurs de conscience, si nombreux dans la société où il vivait. Instinctivement, je partageais la répulsion de mon maître à l’endroit de ces gens se croyant investis d’une mission divine, et qui ne sont en réalité que de parfaits hypocrites. Je me souviens comme si c’était hier du jour où mon maître avait éconduit, poliment mais fermement l’un de ces pharisiens, véritable rat de mosquée. L’homme, qui ne manquait pas d’air avait même tenté de le convaincre de se joindre aux fidèles qui fréquentaient assidûment la mosquée du quartier, afin de bénéficier des bienfaits que procure la prière en commun. (Car, pour lui) il est du devoir d’un bon musulman de maintenir sur le droit chemin ceux qui s’en éloignent et que Satan cherche à égarer… ». Monsieur le chien nous fredonne, ici, une rengaine bien connue…

Par Alassane Aliou Fèré MBAYE

Observateur passionné de l’homme, de son comportement et son environnement, dans quel autre métier que la photographie Matar Ndour aurait-il pu faire ressortir sa sensibilité artistique et culturelle qui s’est manifestée d’abord dans la sculpture et la confection des calebasses. Photographe à la vocation culturelle, il nous plonge dans un univers rempli d’émotions et de rites culturels.

Les photos de Matar Ndour sont une rencontre heureuse d’un photographe avec son monde aux valeurs et réalités aussi différentes les unes les autres. Dans son objectif, des minorités aux patrimoines de plus en plus menacés, pour les transposer dans la photographie afin que le temps fugitif ne les classe dans les tiroirs de l’oubli.

En dehors d’un contenu humain et mobilier, sa maison se confondrait à une galerie d’exposition de photographie. Au seuil de la porte d’entrée, des photos de personnes en mouvement joliment floutées vous accueillent. Un flou désiré et maîtrisé. Dans le salon, pareil décor. Portraits et photoreportages s’entremêlent et éclipsent tout autre décor qu’il soit en fleurs ou en mobilier. Immersion dans le milieu d’un photographe aux œuvres remplies d’histoires de minorités ethniques.

« Exposition à domicile »
Les quatre coins de son salon portent les empreintes de son obsession culturelle, artistique et esthétique envers les minorités ethniques du pays. Dans son « exposition à domicile », il a décidé de transposer la cérémonie de « Nianetioural » en pays Bédik, notamment à Batantata. Une festivité de femmes mariées qui a lieu tous les quatre ans et au cours de laquelle elles chantent, dansent et pleurent, s’interrogeant sur leur devenir d’ici la prochaine fête. Seraient-elles divorcées entre-temps ? Seraient-elles mortes ? Autant de questions auxquelles seul le Dieu de l’univers pourra répondre. Le grand portraitiste, lui, ce qu’il peut faire, c’est arrêter ses moments de sensualité et d’émotion dans le temps et dans l’espace en mettant le focus sur une dame dont la coiffure témoigne son statut de femme mariée. S’appuyant d’une main sur son bambou, symbole de la longévité et de la fertilité qu’elle déposera dans le bois sacré, elle figure dans un plan de film à hauteur d’homme. Des points focaux sur son visage pris de profil, sur les concessions et sur son bambou. Des éléments constitutifs dans son viseur pour donner une écriture à chaque élément. Lecture agréable d’une image qui raconte des vies, des valeurs dans un contexte particulier culturellement. À côté, un autre portrait d’une vieille Bédik qui, avec son piercing d’épine de porc-épic au nez, arbore ses boucles d’oreilles et ses colliers en perles qui se perpétuent de génération en génération. « Les femmes qui ont cette épine au nez sont des épouses de chasseurs qui, quelque part, ont fait un exploit », renseigne l’écrivain-photographe. La recherche, un souci qui a guidé son travail de tous les jours. En effet, l’homme aux images parlantes se détache du « goorgorlu » ou de l’amateur de la photo.

Une sensibilité culturelle qui demeure
Sa sensibilité culturelle, il va la traquer durant des années sur chacun de ses clichés, mettant variablement l’accent sur des sujets qui vont en harmonie avec sa volonté acharnée de préserver certaines valeurs culturelles rares voire en disparition. En effet, son actuel projet ethno-photographique s’articule autour des signes et symboles. « Dans nos sociétés africaines, en particulier au Sénégal, tout est signes, symboles et codes tant au niveau des coiffures, des parures que de l’accoutrement. Les couleurs, les démarches, les positions des arbres, des concessions, également », remarque-t-il. Focus à nouveau sur les Bédik, les Bassari, les Cognagui, avec des régions cibles comme Tambacounda et Kolda. Mais également sur la haute Casamance et la moyenne Casamance, la partie sud-est pour des recherches sur les différents cycles initiatiques et sur la royauté. Travaillant avec un socio-anthropologue aiguisant sa sensibilité, enfin l’onomastique, notamment la science des noms dans son objectif, fait ressortir l’effet de la colonisation islamique qui est venue remettre en question celui de la tradition. Lui même est une victime. Matar n’est-il pas son nom arabe au lieu de son Ndiaga ceddo.

A l’école de la rue, le style se veut personnel
Trente ans dans la recherche photographique, par conséquent dans le quotidien de l’homme et tout ce qui a trait à son environnement, le portraitiste diourbellois s’impose d’abord dans le domaine de la photographie industrielle, d'architecture, de la mode et du sport. Un début qui s’éclipse au profit d’une approche personnelle. Il porte ainsi son regard sur les villes de Rufisque, Gorée et Saint-Louis, ainsi que sur des pans significatifs du patrimoine culturel sénégalais, son ambition de tous les jours. Une passion de la photo qui a fini par prendre le dessus sur ses études de comptabilité. Un amour qui, pourtant, avait débuté par un malheureux concours de circonstances, notamment la mort d’un cousin photographe sur qui il avait récupéré l’appareil.

Dans l’œil de la presse étrangère
Un mort qui engendre un photographe vivant débordant de talents avec des projets qui tapent dans l’œil d’organes de presse étrangers. En collaboration avec des journaux locaux et étrangers, notamment avec Libération, Jeune Afrique, Panapress, 7 week-end, il a exposé dans pas mal de galeries et rencontres internationales telles que les 5es Rencontres de la photographie de Bamako ou le festival Breton « Les Arts dînent à l'huile ». Son livre intitulé « La lutte sénégalaise, Sunu cossan », puise dans le sport national en insistant sur la dimension très plastique.

En dehors de ses qualités de grand portraitiste, Matar Ndour est également un photojournaliste. En tant que photographe qui, avant tout, a l’art de transmettre des émotions, ses rencontres avec autrui, plus que l’image, il capte des moments de vie. C’est ainsi qu’il a promené son regard sur des villes de la banlieue de Dakar pour transposer la débrouillardise de ses habitants des zones populaires. Rufisque, l’ancienne ville coloniale où tradition et modernité s'entrecroisent sans pour autant se confronter, témoigne sur son projet « Portrait d’une ville ». Parmi les photos de ce reportage, une qui authentifie le reste des entrepôts du premier port du Sénégal. Le wharf de Rufisque, témoin du commerce bordelais et nantais, revit à travers ses œuvres, chez-lui.

Par Marame Coumba SECK

Grâce à nos chevilles, on peut marcher, courir, sauter, danser... Mais il suffit d'un faux pas pour les blesser ! Comment préserver au mieux cette articulation fragile qui supporte tout le poids de notre corps.

Je renforce mes chevilles
Pour qu'elles soient plus solides et stables, on travaille les muscles situés dans et autour de la cheville avec des exercices à pratiquer le plus le plus souvent possible.

Allongée ou assise, tendre une jambe et bien pointer le pied. Puis dessiner consciencieusement 10 cercles avec le pied en faisant partir le mouvement de la cheville qui reste immobile. Dans un sens, puis dans l'autre. D'abord 1 série de petits cercles, puis une 2ème de cercles un peu plus grand et une 3ème de grands cercles. Recommencer avec l'autre pied.

Autre exercice : monter lentement sur la pointe des pieds et tenir le plus longtemps possible avant de redescendre lentement, 10 fois. Pour aller plus loin, faire l'exercice en instabilité sur un gros coussin, un Waff (coussin gonflable)...

Je les assouplis
Afin de prévenir les blessures et pouvoir être à l'aise sur tous les terrains, il faut assouplir et étirer ses chevilles. Pour le tendon d'Achille (souvent raides chez les sportifs et avec l'âge), on se tient debout sur une marche avec les talons dans le vide.

Inspirer et à l'expiration descendre lentement les talons sous le niveau de la marche jusqu'à ressentir une légère tension à l'arrière. Tenir la position pendant 20 à 30 secondes. Recommencer 5 fois de chaque côté en essayant de descendre un peu plus à chaque expiration.
Autre exercice : facile à faire dans son lit le matin ou le soir, tendre une jambe, pointer le pied et sans bouger la cheville, fléchir lentement le pied vers soi le plus possible. Tenir la position 20 à 30 secondes et revenir au centre. Puis recommencer en fléchissant le pied dans le sens opposé, 10 fois dans chaque direction pour chaque pied.

Je protège mes chevilles
En portant des chaussures à sa taille, pas trop déformées par l'usure et adaptées à son activité : baskets pour courir, chaussures montantes pour une randonnée, souliers confortables pour marcher... Pour la vie de tous les jours, la hauteur de talon idéale est comprise entre 2 et 4 cm.

Bien sûr, on peut porter des talons de temps en temps. Dans ce cas, on peut prévoir d'emporter avec soi une paire de chaussures plates si on sait qu'on doit marcher un peu, ou pour faire une pause au cours de la journée (ou de la soirée). Après le sport ou en cas de long trajet assis (avion, train...), on met des chaussettes de compression (ou de contention) qui assurent un bon retour veineux.

Je les soulage
Vos chevilles sont enflées, chaudes ou un peu douloureuses en fin de journée ? Le premier geste à faire est de les doucher à l'eau froide pendant 2-3 minutes en partant du pied et en remontant jusqu'au genou. Puis on surélève ses jambes pendant une quinzaine de minutes.

On peut aussi leur prodiguer un massage avec une recette hyper efficace pour relancer la circulation sanguine et les faire dégonfler rapidement. Mélanger 1 cuillère à café d'huile végétale de macadamia (ou calophylle) avec 2 gouttes d'huiles essentielles de cyprès et 2 d'hélycrise et appliquer en massage circulaire.

En mai 2013, Aïchatou Mindaoudou a été nommée chef de l’une des plus importantes opérations de maintien de la paix des Nations unies : l’Onuci, en Côte d’Ivoire. Depuis, cette diplômée en droit dirige en toute discrétion plus de 6.000 Casques bleus. Il faut dire que cette Nigérienne de 55 ans maîtrise les arcanes de la diplomatie multilatérale.

Elle fut ministre des Affaires étrangères pendant dix ans (sous Mamadou Tandja), ce qui l’a amenée à présider le Conseil des ministres pour la médiation et la paix de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), avant de représenter l’Onu au Darfour de 2012 à 2013.

« Derrière son sourire quasi permanent se cache une forte personnalité et une intellectuelle d’une grande sérénité. Même quand Kadhafi convoquait des ministres pour les sermonner, elle restait de marbre », se souvenait il y a quelques mois Cheikh Tidiane Gadio, l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères.

Par Oumar BA

Développé par la start-up montpelliéraine Specktr, ce « gant connecté » permet à celui qui l’enfile de contrôler, créer ou mixer sa musique d’un simple mouvement de la main.

« Le gant fonctionne en Bluetooth sur toutes les applications tablettes et smartphones qui permettent de mixer ou de faire du son, confie Thomas Chrysochoos, fondateur du projet, qui a bénéficié d’un financement participatif, il y a quelques mois. Il permet de créer sa musique sans toucher à rien. Juste en bougeant la main et les doigts. » Volume, effet… Rien n’échappe au gant de Specktr, qui a fait sensation lors du dernier salon CES de Las Vegas, référence mondiale en matière de technologie. « Ce sont des capteurs sur les doigts et sur le dos de la main qui permettent de repérer les gestes », note l’ingénieur, passionné de musique assistée par ordinateur depuis plus de 15 ans.

Et si l’envie d’un mini-concerto vous tente à l’heure de l’apéritif, vous pouvez très bien faire fonctionner jusqu’à six gants sur un même appareil. L’entreprise, accompagnée par Cap Omega, a déjà été approchée par des distributeurs partout dans le monde… Patience. Disponibles en précommande, les premiers gants seront livrés en mars. Ils sont disponibles en version grand public (179 euros) ou professionnelle (279 euros), avec plus de fonctionnalités. « Pour les DJ, c’est un vrai plus, qui permet de ne plus avoir le nez sur les platines, et d’interargir plus facilement avec le public », note le créateur.

Par le surfeur

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