Le délégué général Aziz Kébé a aussi révélé que, selon le calendrier établi, le premier vol est prévu 14 août et le retour le 13 septembre 2017. Aziz Kébé a ajouté avoir noté une « satisfaction » des populations, des autorités politiques et religieuses de l’évaluation de l’édition 2016. Il a ajouté que les recommandations du Conseil interministériel ont été transformées en directives présidentielles avec la réaffirmation de l’option irréversible de libéraliser l’organisation du pèlerinage à la Mecque. Ainsi, précise-t-il, « les privés » vont continuer à prendre la quasi-totalité les pèlerins à convoyer. Cette année, sur le quota de 10.500 pèlerins attribué au Sénégal comme l’année dernière, les voyagistes privés vont prendre en charge les 9.500 alors la délégation générale voit sa part diminuer à 1.000 contre 1.500 l’année dernière.

Mbaye Sarr DIAKHATE

L’État a pris les devants pour une bonne campagne arachidière. Selon Oumar Sané, directeur de l’agriculture, 75.000 tonnes de semences d’arachide dont 55.000 tonnes de semences certifiées et 20.000 tonnes de semences écrémées seront distribuées aux producteurs.

Pour l’hivernage 2017, l’État a prévu de distribuer 75.000 tonnes de semences d’arachide aux producteurs, a annoncé, mercredi dernier, Oumar Sané, directeur de l’agriculture. Il prenait part à la réunion du Comité national consultatif des semences et plants. Selon M. Sané, sur ces 75.000 tonnes, il y aura 55.000 tonnes de semences certifiées et 20.000 tonnes de semences écrémées. La distribution de ces semences, explique-t-il, entre dans la politique de reconstitution du capital semencier. En 2016, a rappelé le directeur de l’agriculture, presque 90.000 tonnes ont été distribuées. M. Sané estime que le Sénégal a fait des progrès en termes de semences certifiées, soulignant qu’en en 2012, on était à 6 000 tonnes de semences certifiées. «On a fait un bond important pour se retrouver à 55 000 tonnes», s’est félicité Oumar Sané. Il a précisé que le processus de distribution des semences a déjà démarré. «A la date d’aujourd’hui, nous sommes à plus de 70 % de mise en place des semences. Nous avons fait un travail de contrôle pour voir la disponibilité et l’affectation dans les différentes localités », a-t-il ajouté. Il a indiqué qu’une mission du ministère de l’Agriculture est à l’intérieur du pays pour voir la mise en place des commissions. «Les commissions sont déjà prêtes », rassure Oumar Sané.

Spécialistes des questions de semences au Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Waapp), Adama Keïta a souligné l’importance de sécuriser la production de semences. C’est dans ce cadre que le Ppaao accompagne l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), en finançant la création de fermes semencières notamment à Sinthiou Malème, Bambey et à l’École nationale supérieure d’agriculture de Thiès. « Nous allons faire plus d’efforts pour satisfaire la demande sur les variétés de semences les plus demandées. L’Isra est même prête à mettre en place, chaque année, un stock de sécurité », indique le Dr Issa Faye, sélectionneur de semences au Centre national de recherches agronomiques de Bambey.

Présidant de l’Union nationale interprofessionnelle des semences, Modou Thiam, tout en soutenant qu’il y a encore quelques difficultés, reconnaît que des avancées ont été enregistrées. Toutefois, avec l’engagement de tous les acteurs, il est convaincu qu’il est possible d’arriver à la reconstitution du capital semencier dans toutes les spéculations. Pour l’arachide, il dit que l’espoir est permis avec la contribution de l’Isra qui a mis à la disposition des multiplicateurs de semences, 60 tonnes de pré-base. Ce qui, à son avis, permettra de satisfaire, d’ici à trois ans, la demande nationale en semences certifiées. Il a demandé la mise en place d’un cadre de concertation sur les semences et une démocratisation de l’accès aux semences pré-base.

Aliou KANDE

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données appelée « cartes de pauvreté ». Les résultats de cette étude, rendus publiques, mercredi, révèlent que la pauvreté tend à augmenter du Nord au Sud, à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté.

aEn s’appuyant sur la méthode d’estimation des «petites aires », l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données. Cette méthode d’élaboration appelée « cartes de pauvreté » a consisté à se servir des informations détaillées issues d’une enquête de consommation auprès des ménages en les combinant avec celles d’un recensement sur la base d’un logiciel dénommé « Poverty Map » développée par la Banque mondiale.

De ces études, il ressort que la pauvreté tend à augmenter au Sénégal du Nord au Sud à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté. En effet, il existe une disparité en termes de pauvreté à l’échelle nationale mais également au sein même des régions et des départements. Par exemple, dans la région de Tambacounda, les taux de pauvreté, dans le département, varient de 42,3% à 80%, soit un écart de près de 40 points de pourcentage, selon Babacar Ndir, directeur général adjoint de l’Ansd. A Dakar, bien que le taux de pauvreté de la région soit de 24, 9 %, la pauvreté estimée dans le département de Rufisque est plus importante avec un taux 29,2 % contre 18,8% dans le département de Dakar. La population de la région de Dakar représente le quart de celle du pays avec 13,3 % des pauvres. Selon M. Ndir, les 52 communes de Dakar affichent des différences marquées en termes de bien-être. Les cinq communes les moins pauvres sont Mermoz-Sacré Cœur, Sicap Liberté, Pikine Ouest, Dieuppeul-Derkelé et Golf Sud. Ces localités affichent des taux de pauvreté entre 7,3 et 12 %. Toutefois, la plus grande commune en termes de population, Keur Massar, regorge le plus de pauvres de la région de Dakar.

Avec un taux de pauvreté estimé à 77,5 %, Kolda est la région la plus pauvre du Sénégal. Babacar Ndir explique que la carte de pauvreté est un instrument qui permet d’évaluer les inégalités ainsi que le niveau de bien-être des populations jusque dans les localités les plus reculées. «La précision de ces cartes nous permet de cibler toutes les zones du Sénégal», affirme-t-il. Il souligne, en outre, que la pauvreté est partout présente à travers le pays.

Ces estimations sont issues de l’enquête de pauvreté effectuée en 2011. Les données sorties de ces évaluations ont été imputées au recensement général de la population réalisées en 2013. Ces calculs cumulés donnent une estimation de la pauvreté pour l’année 2015, précise le directeur général adjoint de l’Ansd.

Oumar BA

L’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) sera inauguré le 7 décembre prochain, a annoncé, mercredi, à Saly-Portudal, son directeur général, Abdoulaye Mbodji. Il s’exprimait au cours d’un atelier de concertation avec les élus des communes concernées par cette infrastructure.

Cet atelier de deux jours organisé à l’intention des élus des collectivités locales de la zone d’influence de l’aéroport avait pour objectif de les sensibiliser sur les enjeux environnementaux, socioéconomiques et culturels liés à la mise en place de l’aéroport. Il s’agissait de débattre sur le rôle de ces collectivités locales dans l’aménagement du territoire autour de l’aéroport, dans la gestion de l’infrastructure.

Selon Cheikh Diouf, chef du département Logistique et Transport de l’Aibd, l’infrastructure est à 98 % de réalisation. Les 2 % qui restent, a-t-il indiqué, consistent à des formations qui sont en phase finale. « Il y a 15 jours, l’entreprise a déposé sa lettre attestant avoir terminé tous les travaux et les pré-réceptions ont commencé et s’il y a des réserves qui seront constatées, l’entreprise aura 3 mois pour les lever », a-t-il noté. Aujourd’hui, a-t-il assuré, les projections les plus réalistes prévoient l’ouverture de l’aéroport en décembre 2017. Le directeur général de l’Aibd a donné une date plus précise. Selon Abdoulaye Mbodj, l’inauguration de l’infrastructure est prévue le 7 décembre 2017 et se fera avec un aéronef de la compagnie Air Sénégal qui a été créée. Le Sénégal, a fait savoir M. Mbodji, constitue un hub naturel et dans ce contexte, a-t-il souligné, le pavillon national est indispensable pour aspirer au statut de hub aérien.

Cette rencontre a permis de définir le rôle de ces collectivités locales dans l’aménagement du territoire autour de l’aéroport et dans la gestion de l’infrastructure. Mais pour Aïssatou Thioubou, Directrice environnementale et sociale de l’Aibd, « l’objectif ne sera atteint que si les populations locales y trouvent un bénéfice, que les jeunes puissent trouver un emploi, que les femmes puissent être renforcées pour exercer leur métier et qu’il y ait un développement de ces villes et villages ».

Le maire de la commune de Yenne, Gorgui Ciss, a salué l’initiative de l’Aibd qui, selon lui, va faciliter la compréhension. Il s’est félicité du démarrage prochain de l’aéroport. « La visite que nous avons effectuée, hier, nous conforte dans l’idée qu’il n’y a plus de raison de douter que l’aéroport soit fonctionnel. En ce moment, un avion peut bien décoller ou atterrir », a-t-il indiqué.
De l’avis du maire de Yenne, cet aéroport impactera positivement sur la vie des populations de la zone. « Dans la commune de Yenne, l’impact est réel, car depuis deux ans, les coopératives d’habitat de l’aéroport de Dakar sont en train de construire avec des lotissements et des terres que nous avons donnés et qui ont décidé d’habiter à Yenne pour venir travailler à l’Aibd ». Selon Gorgui Ciss, l’aéroport va booster positivement le développement économique et social des communes concernées dans la mesure où il y aura des patentes, des recettes de toutes sortes, et la responsabilité sociétale d’entreprise, qui aideront ces différentes collectivités qui ont des difficultés à mobiliser des ressources. « Ce qu’il faut maintenant, c’est de mutualiser et de sauvegarder, dans l’intercommunalité, les intérêts de toutes les communes impactées directement ou indirectement », a soutenu le maire de Yenne.

S. O. F.

L’Afrique traverse un changement immense. Cette transformation positive est alimentée par le travail acharné, la résilience et la persévérance des jeunes et vieux africains qui sont déterminés à tourner la page de la pauvreté. Nous avons toutes les raisons de croire que l’avenir de l’Afrique est prometteur. En fait, nous pouvons voir l’élan positif reflété par la réduction des risques géopolitiques, la stabilité soutenue, la croissance économique, l’expansion du commerce, l’amélioration du bien-être et de meilleures conditions de vie dans tout le continent. Les défis de paix et de sécurité existent encore, mais ceux-ci peuvent certainement être surmontés.

En ce qui concerne l’avenir, la Turquie est déterminée, plus que jamais, à développer sa coopération avec l’Afrique dans de nouveaux domaines. Nous cherchons à promouvoir des partenariats mutuellement bénéfiques qui aideront à créer des bases solides pour des relations durables et productives. Contrairement aux puissances coloniales passées, l’histoire est de notre côté. D’une part, il y a l’élément humain. La Turquie a des liens historiques et culturels profondément enracinés avec le continent datant de l’Empire ottoman. Nous cherchons également à renforcer l’élément humain en encourageant les relations entre les peuples. Notre transporteur national Turkish Airlines a récemment ajouté Conakry, sa 51ème destination sur le continent. En facilitant le transport vers et depuis les 32 pays du continent, nous encourageons également l’interaction des Africains avec la Turquie ainsi qu’avec le monde.

Détermination politique forte pour une relation durable
Je tiens également à souligner la détermination de notre volonté politique de travailler avec l’Afrique. Notre détermination se traduit par le fort intérêt du président Erdoğan qui attache une importance majeure à l’Afrique. Il visite non seulement les pays africains et reçoit leurs leaders en Turquie, mais encourage également les entreprises, les universités, les Ong, les centres de recherche et les citoyens ordinaires à s’engager au renforcement des relations mutuelles. Il établit la confiance, l’assurance et les avantages mutuelles pour tous, afin que toutes les questions soient abordées de manière ouverte et franche.

Au cours de la dernière décennie, en tant que Premier ministre et ensuite président, le président Erdoğan a effectué plus de 30 visites dans 23 pays africains au total - un nombre record de visites pour un leader non africain. Nous avons également accueilli de nombreux chefs d’État des pays africains en 2016, et les visites des chefs d’État de l’Éthiopie, de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Somalie en Turquie au cours de la première moitié de l’année en cours ont continué à fournir une visibilité dans le pays et à l’étranger à notre politique africaine.

Je dois également souligner que notre présence diplomatique sur le continent augmente rapidement. Aujourd’hui, 39 ambassades turques opèrent dans différents pays du continent. Il y a également une augmentation considérable du nombre d’ambassades africaines à Ankara. Plus récemment, avec l’ouverture de l’ambassade de Tanzanie, leur nombre total a atteint 33.

Tout en travaillant pour faire progresser nos relations bilatérales avec les pays africains, nous créons également un solide mécanisme de coopération avec l’Union africaine. L’année 2008 a eu une importance particulière dans le développement de nos relations avec l’Afrique. Cette année, l’Union africaine a déclaré la Turquie comme « partenaire stratégique », et le tout premier « Sommet de coopération Turquie-Afrique a eu lieu à Istanbul. Le Sommet a lancé un processus de collaboration stable et durable conduisant au deuxième « Sommet de coopération Turquie-Afrique » tenu en Guinée équatoriale en 2014 avec le Troisième Sommet prévu à Istanbul en 2019. Avec le renforcement et la diversification de nos relations bilatérales avec les pays africains ainsi que nos liens institutionnels avec l’Union africaine, nous avons récemment décidé de renommer notre « Politique d’ouverture vers l’Afrique » par un concept plus approprié, à savoir la « Politique de partenariat de la Turquie avec l’Afrique ».

Des solutions africaines aux problèmes africains : la devise de notre politique de partenariat
Ce n’est pas seulement un mot accrocheur pour attirer l’attention sur un instrument de la politique étrangère. Ceci a un contenu et une direction claire. Cela implique une forte détermination de notre part et englobe également notre compréhension de la mise en place d’un processus d’interaction bidirectionnelle. En fait, la devise de notre « Politique de partenariat avec l’Afrique » est « des solutions africaines aux problèmes africains ». Nous déployons tous les efforts pour promouvoir l’appropriation, par l’Afrique, de notre engagement avec nos partenaires africains.

Ce que je considère comme absolument pertinent pour l’avenir de l’Afrique, c’est son développement économique durable. Dans ce moment critique de changement, nous estimons que la Turquie est le pays le mieux adapté pour partager ses expériences avec le continent et pour avancer sur un modèle de coopération économique reposant sur un scénario « gagnant-gagnant » plutôt qu’un jeu à somme nulle qui produit des gagnants et des perdants. Je dois souligner que les investissements globaux de la Turquie en Afrique ont récemment dépassé 6 milliards de dollars américains. Ces investissements fournissent des emplois, des infrastructures nécessaires, contribuant aux économies locales et augmentant les exportations de produits finis de l’Afrique vers des pays tiers. Nous connaissons également une croissance rapide de notre commerce avec le continent qui a atteint 16,8 milliards de dollars américains en 2016 ; ce qui représente une augmentation de notre commerce avec l’Afrique de quatre fois en comparaison à 2003. Nous cherchons également à contribuer à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine pour le développement économique en organisant des réunions ministérielles thématiques sur des domaines tels que l’entreprenariat et l’agriculture, conjointement avec des forums qui rassemblent des hommes d’affaires turcs et africains.

Au premier plan pour fournir de l’aide humanitaire et au développement à l’Afrique
La Turquie participe également activement à la lutte contre les crises humanitaires en Afrique. Notre engagement à long terme en Somalie depuis 2011 est un excellent exemple. Nous croyons que nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’attendre et de voir que des catastrophes naturelles ou celles causées par l’homme se déroulent devant nos yeux, dévastant des centaines de milliers de personnes et mettant en danger la vie des générations futures. Prenons pour exemple les récentes sécheresses affectant l’Afrique de l’Est. Au début du mois de mars, le Croissant-Rouge turc a lancé une campagne nationale de donation intitulée « Être l’espoir de l’humanité ». En tant que première étape de cette campagne, le Croissant-Rouge turc et l’Agence turque de coopération et de coordination internationale ont déjà commencé à apporter l’aide nécessaire à la Somalie. Néanmoins, il est essentiel de trouver des solutions durables pour briser le cercle vicieux des sécheresses et de la famine. Par conséquent, assurant la présidence du Sommet de l’Organisation des pays islamiques (Oci), nous avons récemment lancé une initiative visant à soutenir les pays de l’Afrique de l’Est touchés par la sécheresse avec des projets durables à être mis en œuvre par l’Oci.

Le 15 juillet 2016, la Turquie a été victime d’une tentative de coup d’État odieuse perpétrée par l’organisation terroriste Fetullah Gülen (Feto), où 249 de nos citoyens ont été brutalement assassinés et plus de 2.000 civils innocents blessés. Je tiens à souligner le soutien et la solidarité manifestés par nos amis africains après cette tentative contre notre démocratie et nos libertés fondamentales. Feto a de nombreux réseaux en Afrique et constitue une menace imminente non seulement pour la Turquie, mais aussi pour les pays africains et leur leadership actuel. Plusieurs pays africains ont rapidement et judicieusement pris des mesures contre Feto en fermant ou en transférant les écoles affiliées à cette organisation à la Fondation turque Maarif (Éducation) ou en interdisant les organisations affiliées. Nous appelons tous nos amis africains en à faire de même.

En conclusion, je voudrais souligner que notre vision de la coopération avec l’Afrique repose sur une politique de bénéfice réciproque fondée sur l’égalité, la transparence et la durabilité. Grâce à notre politique entreprenante et humanitaire, nous tendons la main à l’Afrique. Nous sommes heureux de constater que notre motivation est partagée par nos frères et sœurs africains qui possèdent une vision d’une meilleure Afrique.

Par S.E.M. Mevlüt Çavusoglu
Ministre des Affaires étrangères
de la République de Turquie

Les Etats-Unis se sont imposés contre le Sénégal ce jeudi, lors de la deuxième journée du Mondial U20, pour prendre la tête du groupe F.

Victorieux de l’Arabie Saoudite pour son entrée en lice au Mondial U20, le Sénégal a chuté, ce jeudi, contre les Etats-Unis. Joshua Sergent (17 ans), déjà auteur d’un doublé lors du premier match des Américains contre l’Equateur (3-3), a inscrit le seul but du match (34e), alors que Ibrahima Niane manquait l’égalisation dans les derniers instants du match sur un coup de tête. Alors qu’il avait l’occasion de valider son billet pour les 8es de finale, le Sénégal s’est incliné 1-0 face aux Etats-Unis.

La qualification se jouera lors de la dernière journée dimanche. Ce succès permet aux Etats-Unis de s’emparer de la tête du classement avec un point d’avance sur les poulains de Joseph Koto, rejoints également par l’Arabie Saoudite qui a battu l’Equateur un peu plus tôt (2-1). Un nul, face aux Sud-Américains, devrait néanmoins suffire aux Sénégalais pour se qualifier lors de la dernière journée dimanche à partir de 9h.

La Ligue sénégalaise de football professionnel tient à faire jouer le match retard, Casa Sports - Guédiawaye Fc. Et pour des raisons d’insécurité à Ziguinchor, la Lsfp a programmé ce match comptant pour la 6e journée du championnat de L1, en terrain neutre. Plus précisément au stade Lamine Guèye de Kaolack, le mercredi 31 mai prochain à 17 heures. Mais, ce match litigieux a de très faibles chances d’avoir lieu comme prévu par la Lsfp. En effet, les dirigeants du Casa Sports n’entendent pas revenir sur leur décision de tourner la page de ce match qu’ils considèrent comme gagné sur forfait. « Nous restons sur notre logique de ne pas jouer ce match. Pour nous, c’est un match gagné. Nous ne revenons pas sur notre position.

C’est un match que nous considérons comme déjà joué et gagné. Pour nous, il appartient au passé » avertit le président du club du Sud, Seydou Sané. Et même s’il reconnaît avoir bien reçu la convocation de la Ligue de football professionnel concernant ce match « retard », M. Sané annonce que son club n’effectuera pas le déplacement à Kaolack. Et dans son communiqué, le directeur exécutif, Amsatou Fall, invite les clubs convoqués à se présenter « 2 heures avant le coup d’envoi » qui sera précédé d’« 1 h 30 mn de la réunion technique ». Et pour suivre sa logique, le président du club de Ziguinchor dégage toutes responsabilités de son club concernant l’organisation des matches à domicile comme l’exigent les textes. En effet, d’après l’article 113 : « Les clubs hôtes sont chargés de la police du terrain et sont responsables des désordres qui pourraient résulter avant, pendant ou après le match du fait de l’attitude du public, des joueurs et des dirigeants ou de l’insuffisance de l’organisation ».

Le même article poursuit en précisant que « Les clubs visiteurs ou jouant sur terrain neutre sont responsables lorsque les désordres sont le fait de leurs joueurs, dirigeants ou supporters ». Dans tous les cas, la Ligue pro est appelée à prendre ses responsabilités dans ce dossier de l’organisation. Pour rappel, ce match initialement programmé le 14 décembre dernier a été reporté sur demande du Gfc pour cause de « panne d’avion militaire » qu’ils auraient loué pour convoyer l’équipe à Ziguinchor le jour du match. Après examen de la requête du Gfc, le bureau de la Lsfp a décidé de reporter le match. Mais, le Casa Sports qui ne trouve pas convaincants les arguments de la Ligue de football professionnel pour le report de ce match, n’entend pas le rejouer. Et ce malgré la tentative de négociation de la Lsfp pour « arrondir les angles ».

Ansoumana SAMBOU

La coordination des sports des Cours Sainte Marie de Hann, en relation avec la structure Tabanka International, a organisé, mercredi, la journée Jessie Owens sous le thème « La paix par la sport ». A l’occasion, les élèves ont concouru dans les épreuves de vitesse, de longueur et de relais avec comme leitmotiv : participer à l’effort de paix dans le monde.

Mettre le sport au service de la paix. C’est la prouesse réussie par les responsables des Cours Sainte Marie de Hann qui ont voulu ressusciter les olympiades de l’école à travers la journée Jesse Owens. Cette manifestation dédiée à l’ancien athlète qui fut le premier noir médaillé aux Jeux olympiques a connu un franc succès.

Selon M. Théophile Sambou, coordonateur des sports, « nous avons pensé relancer les olympiades et renouer avec la journée Jessie Owens. C’est une activité qui mérite un grand engouement car il y a plus d’une cinquantaine de nationalités qui y prend part. Nous avons choisi cet ancien athlète pour l’honorer et le donner en exemple à la jeunesse étant donné qu’il fut le premier noir quatre fois médaillé d’or aux Jeux olympiques ». Le responsable pédagogique d’éducation physique et sportive n’a pas manqué de remercier M. André Sonko, ancien ministre de la République et actuel directeur des Cours Sainte Marie de Hann qui a grandement participé à la relance de ces olympiades. « Nous voulons, par ces olympiades, développer la culture de paix, de santé et de développement. Le sport change les mentalités, change les comportements, réunit les peuples et sème la paix dans le monde », clame-t-il. Tous les espaces du terrain sont occupés. Si les uns s’affairaient à la longueur, d’autres, par contre, s’élançaient sur la piste d’athlétisme. Les athlètes en herbe ont, eux, rivalisé d’ardeur et de détermination durant plus de deux tours d’horloge dans le fair-play et la sportivité. Néanmoins, chaque course donnait lieu à de chaudes empoignades sous les cris nourris du public venu nombreux assister au spectacle. Chaque classe voulait rafler la mise de médailles ou de coupes en jeu. Pendant ce temps, à côté, les plus jeunes s’adonnaient au football ou au basket. Jean Louis Dacosta, président de Tabanka International reste, lui, convaincu que la relance des olympiades n’est pas une vaine affaire.

« C’est dans l’esprit des hommes que naissent les guerres et nous avons commencé à semer, dans l’esprit de ces enfants, la graine de la paix et il appartiendra à ces derniers de la perpétuer parce qu’ils sont l’avenir de demain ». Interpellé sur sa décision de sponsoriser l’évènement, le président de la structure Tabanka International estime l’avoir fait avec beaucoup d’amour sans hésiter car, dit-il, « nous sommes là pour la jeunesse, pour le sport et pour la culture ». Ce partenariat n’est qu’un premier pas, si l’on s’en tient aux propos de Jean Louis Dacosta, parce que, fait-il savoir, « nous avons l’ambition d’instaurer un fonds de solidarité pour nos illustres disparus. Ces valeurs de solidarité et d’entraide, également, nous devons les inculquer aux enfants ». Les Cours Sainte Marie de Hann ont, en tout cas, fini de poser un jalon important dans la sensibilisation en faveur de la paix dans le monde et au vu de ces épreuves très disputées, les prochaines éditions augurent déjà du bon. Un futur champion sortira peut-être de ses rangs. Qui sait ?

Mouhamadou Lamine DIOP
(stagiaire)

Un Sénégalais de plus dans les hautes sphères du sport africain ; l’information n’avait pas bien circulé dans les milieux du sport sénégalais, au point qu’elle est passée inaperçue aux yeux de certains. En effet, Me Ababacar Ngom, vice-président de la Fédération sénégalaise de judo, a été élu récemment et pour cinq ans, directeur de l’arbitrage de l’Union africaine de judo. Déjà arbitre mondial au niveau de la Fédération internationale de judo (Fij), Me Ngom voit ainsi sa carrière couronnée après plus de 20 ans dans ce corps, mais c’est aussi une récompense pour tout le corps arbitral sénégalais.

N’est-ce pas que Me Seydou Nourou Touré avait eu à occuper ce poste pendant de longues années avec tout le succès qui l’a accompagné avant de prendre sa retraite ? C’est donc un élève qu’il a eu à former qui occupera maintenant ce poste ; un élève qui aura beaucoup appris sous l’aile protectrice de feu Me Amara Dabo que d’aucuns n’hésitent pas à surnommer « le père du judo sénégalais ». C’est donc une nouvelle responsabilité sur les épaules de Me Ababacar Ngom qu’il s’évertuera à assumer avec toute la rigueur et le professionnalisme qu’on lui connaît sur le tatami. Un poste très stratégique qu’il aura à occuper aussi, compte tenu des tâches qui lui sont dévolues et parmi lesquelles l’application des règlements, le relèvement du niveau et de la qualité des compétitions entre autres. Un sacerdoce pour ce combattant qui a d’abord excellé sur le tatami en tant que pratiquant avant de changer de casquette sur les conseils de feu son Maître (Amara Dabo). Un nouveau directeur de l’arbitrage de l’Uaj qui a déjà eu à diriger deux sessions de formation en avril et mai (Madagascar et Egypte), et qui s’apprêtait d’ailleurs à s’envoler pour Yaoundé pour une autre session. « Ma préoccupation, c’est la formation des meilleurs arbitres pour les compétitions internationales car l’arbitrage contribue à relever le niveau des combats », a-t-il dit d’emblée. C’est pourquoi dès son élection, un plan d’action a été confectionné afin de rendre plus visible le travail des arbitres. Il s’agit, entre autres, d’organiser des stages de formation de haut niveau pour les arbitres africains, la création et l’établissement d’un ranking-list pour les arbitres africains, la sélection des arbitres classés pour officier dans les compétitions officielles de l’Uaj, la domiciliation en Afrique des opérations de recyclages, la création des formations régionales afin de réduire les coûts du transport aérien, l’organisation sur le continent des séminaires sur l’arbitrage pour la licence Fij/A, mondiale et olympique, réaliser un guide de l’arbitre africain et enfin développer le care system pour rendre le meilleur service aux athlètes.

Un vaste chantier auquel Me Ngom compte s’attaquer pour le début de son mandat olympique.

C. F. KEITA

L’Asc Ville de Dakar et le Duc disputeront la finale de la Coupe du Sénégal chez les Dames le 11 juin prochain au stadium Marius Ndiaye. Les deux équipes ont validé leur ticket pour jouer l’ultime tableau, à l’issue de la phase retour des demi-finales. Malgré sa victoire sur l’Asc Ville de Dakar 60-47, le Diaraf n’a pu se qualifier, en raison de sa lourde défaite à l’occasion de la manche aller avec un écart de 20 points en faveur des protégées de Moustapha Gaye. Quant au Duc, il a infligé une double défaite au Slbc battu par 61-55 à l’aller puis 61-55 au retour.

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