Le président zimbabwéen Robert Mugabe a remis une lettre de démission au Parlement, a annoncé Jacob Mudenda, président de l'Assemblée nationale, ce mardi 21 novembre. Le chef de l'Etat, qui est âgé de 93 ans, était en résidence surveillée depuis l'intervention de l'armée, mercredi dernier, mais refusait de céder le pouvoir qu'il exerçait depuis l'indépendance, en 1980.

Le président du Parlement zimbabwéen Jacob Mudenda a annoncé la démission de Robert Mugabe avec « effet immédiat ». L'annonce a été faite ce mardi peu avant 17h, dans le bâtiment où étaient rassemblés tous les députés zimbabwéens qui devaient voter s'ils acceptaient de déposer une motion de défiance contre le chef d'Etat.

Alors que l'audience était en cours, le président de l'Assemblée nationale a reçu un courrier et l'a lu devant tous les députés, annonçant la démission de Robert Mugabe. Dès l'annonce, des centaines de personnes sont descendues dans la rue, devant le bâtiment pour crier leur joie sous les sifflets et les klaxons.

La demande du parti au pouvoir, la Zanu-PF, avait été faite devant les parlementaires d'engager une procédure de destitution contre le chef de l'Etat, âgé de 93 ans, au pouvoir depuis l'indépendance en 1980. Pour rappel, l'armée du Zimbabwe a pris le contrôle du pays dans la nuit du 14 au 15 novembre.

Les présidents sud-africain Jacob Zuma et angolais João Lourenço doivent arriver ce mercredi à Harare pour tenter de trouver une issue à la crise politique au Zimbabwe.

Source Rfi

A suivre l'évolution ce cette actualité ici

Quartier périphérique nord de Ouagadougou, Tampouy ; c’est là que nous avons retrouvé la fondatrice du centre Adaja, Elisabeth Delma. La soixantaine bien sonnée, cette dame est une figure incontournable dans la promotion et le développement du Faso Dan Fani (cotonnade traditionnelle) au Burkina Faso, malgré sa grande discrétion et cette pudeur à parler de son œuvre.

Cela fait plus de quarante ans que cette mère de 7 enfants a décidé de mettre ses connaissances de tisseuse au service de la communauté, et surtout de la couche la plus vulnérable de celle-ci : les femmes des ménages pauvres.

«Au début, je tissais toute seule, et le peu que je gagnais, je le partageais avec les femmes du voisinage qui étaient dans le besoin. Et puis, un jour, je me suis dit pourquoi ne pas apprendre ce métier à ces femmes qui sont dans le besoin afin qu’elles puissent se faire un peu d’argent également».

Ainsi naquit le centre Adaja (vie ornée en Hebreu). Mais ce ne fut pas facile, explique dame Delma. «Il y a avait de la réticence et il fallait beaucoup de patience pour convaincre les premières apprenantes à se jeter à l’eau pour apprendre le métier de tissage». Et ce sont les revenus issus de la production des premières apprenantes qui vont provoquer le déclic et attirer les autres femmes du quartier.

Depuis cette époque, son atelier ne désemplit pas.Une cohorte de près de 20 apprenantes est désormais à former tous les trois ans. Elle ne sait plus exactement combien de femmes ont été formées dans ses ateliers durant toutes ces années ;et le tout pour pas un sou. La fondatrice du centre se souvient que sous la Révolution de 1984 en Burkina Faso qui avait officialisé le port du Faso Dan Fani, elle en avait formé plusieurs centaines.

En plus de leur apprendre un métier, elle a appuyé certaines d’entre elles à s’installer à leur propre compte. Lors de l’apprentissage, une indemnité leur est consentie sur chaque pagne (entre 700 et 2.500 FCFA ou 1 et 4 euros) et une partie des gains est mise en épargne utilisable à la fin de la formation, pour faciliter leur installation. Ces femmes, aujourd’hui autonomes, sont la fierté de madame Delma: «Grâce à cette activité, nombreuses sont celles qui ont pu s’acheter un lopin de terre, scolariser leurs enfants et développer d’autres activités génératrices de revenus. Tout cela, je l’ai fait parce qu’il faut aimer son prochain et surtout l’aider à se développer quand on le peut. Ce centre, il y avait 40 ans, c’était la brousse. Et il y avait très peu de travail salarié pour les hommes, et l’agriculture n’était qu’un travail saisonnier. Il fallait trouver d’autres moyens de survie pour aider les femmes».

Mais derrière cette misanthropie de dame Delma, se cache un redoutable manager. Il fallait bien trouver un moyen pour continuer d’aider les femmes. Le centre reçoit des commandes d’entreprises ou de couturiers.Ces tisseuses, formées à son école, produisent ; et elle les aide à placer les pagnes tissés sur le marché. D’autres, les tisseuses indépendantes ; une quarantaine selon la gérante du centre, Elienai Diendéré, la fille de la fondatrice du centre ; reçoivent des commandes du centre qui «met à leur disposition la matière première (et souvent le matériel) afin de leur éviter d’avancer de trop grosses sommes d’argent pour ces commandes».Les pagnes ainsi tissés sont rachetés entre 2.500 et 5.000 FCFA (4 et 8 euros) par le centre.

Lors de notre visite, seulement quelques femmes étaient à l’œuvre. Elles travaillaient sur un nouveau type de tissage : des étoffes très fines ressemblant au tissu industriel. Avec ce modèle, on est très loin de la cotonnade traditionnelle connue de tous. Le centre s’adapte donc à la demande du marché. Il s’adapte tout cours. Sous la houlette d’Elienai Delma, le centre s’apprête à changer de visage ; et d’organisation aussi. Mais elle gardera tout de même ses deux objectifs de départ: économique et social pour la femme.

La demande de pagnes tissés devient plus forte, avec de nouvelles exigences techniques. Ainsi, elle se prépare à lancer une collection d’une cinquantaine de pagnes Faso DanFani; une collection d’accessoires fabriqués à partir du Faso DanFani, notamment des sacs, des pochettes, des coiffes, des bijoux, et permettant de compléter la gamme de tissus.

Mais surtout, «le centre souhaite agrandir sa teinturerie afin de produire en grande quantité du fil de coton de couleur, actuellement introuvable au Burkina Faso». Derrière cela, se cache une nouvelle ambition : celle de faire d’Adaja un centre de formation et une entreprise de production et de commercialisation du Faso DanFani reconnue dans toute la sous-région pour la qualité et l’originalité de ses créations.

Pour ce faire, trois projets d’investissement sont en cours, et ils ont tous pour objectif final d’amplifier l’impact social et économique des activités du centre.

Construire et aménager un nouvel espace de production. Cet espace devra avoir la capacité d’accueillir 20 tisseuses, une réserve de stockage et une pièce d’exposition des produits.
Aménager une teinturerie au sein du centre et acheter des métiers à tisser manuels plus innovants ; ces projets ont besoin d’être financés, et les bonnes volontés ne seront pas de trop pour amplifier l’œuvre de cette dame Delmaqui, toute sa vie durant, n’a eu de cesse à conjuguer le verbe aider.

Encadré : Elienai raconte sa mère
«Au début, elle formait les femmes à la maison et les prenaient totalement en charge. Lorsque les premières apprenantes se sont mises à leur compte, les autres femmes ont vu l’intérêt et sont venues se former. Ma mère, ne pouvant plus les recevoir à la maison, est venue s’installer ici et a construit ces ateliers. C’est le siège du centre. En plus des ateliers, il ya des logements pour accueillir celles qui sont sans domiciles fixes, pendant la formation.

Avec le temps, elle a dû diversifier et s’adapter aux besoins des femmes. Ainsi, elle y a introduit le séchage des fruits tels la tomate et les mangues. En ce qui concerne le tissage, elle ne connaît pas elle-même le nombre de femmes formées. Mais, ce dont on est sûr, c’est qu’au moins 200 femmes sont restées en contact avec le centre et travaillent avec le centre lorsqu’on a des commandes».

Par Abdoulaye TAO pour L’Economiste du Faso

http://www.centreadaja.org/index.php/en/

Au Bangladesh, les zones rurales les plus isolées profitent, elles aussi, des technologies de l’information à l’aide d’un concept innovant fondé sur l’entrepreneuriat philanthropique.

« Si la montagne ne va pas à toi, va à la montagne » : tel est le principe qu’applique iSocial, un programme révolutionnaire donnant accès à des informations de première nécessité à des communautés isolées, dans tout le Bangladesh par l’intermédiaire d’entrepreneuses proposant de multiples services. Son tour de force : lutter contre les inégalités entre les sexes, en confiant cette mission à des jeunes femmes férues de nouvelles technologies, qui utilisent des bicyclettes comme mode de locomotion.

Le programme a vu le jour en 2004, avec l’ouverture par Dnet − une organisation à but non lucratif mettant les technologies de l’information et de la communication au service du développement économique –, de plusieurs « centres d’information ruraux ». Les villageois devaient s’y déplacer. Les responsables de l’organisation ont donc réfléchi à un moyen de leur éviter le trajet. Ainsi a germé l’idée des « Mobile Ladies » des femmes, appelées aujourd’hui Kallyanis, équipées de téléphones mobiles ont commencé à circuler à vélo, de village en village, pour diffuser des informations, recenser les besoins et leur fournir des réponses.

Pendant ce temps, les technologies de l’information inondaient la planète, tout en laissant de côté le Bangladesh – aujourd’hui encore, seuls 38 % des Bangladais disposent d’un accès à Internet. En 2008, les « Mobile Ladies » ont été rebaptisées « Infoladies ». Équipées de smartphones, d’ordinateurs portables, d’appareils photo numériques et de clés USB, ces Kalyanis donnent aux habitants des zones rurales l’opportunité de communiquer avec le monde. Elles dispensent également des conseils sur la santé et l’agriculture, et aident les villageois à souscrire aux programmes d’aide sociale.

Elles ne sont pas salariées, mais entrepreneuses : elles perçoivent des honoraires en échange de leur travail. Si toutes sont issues de milieux défavorisés, elles ont suivi jusqu’à douze années de scolarité, et sont sélectionnées pour leurs capacités d’apprentissage, leur aptitude à communiquer et leur esprit d’entreprise. iSocial prend en charge la formation, mais les femmes doivent investir dans leur propre équipement et gérer leur entreprise de manière autonome.

Infolady Social Enterprise auparavant, le programme est devenu iSocial au début de l’année 2017, et les « Infoladies » des « Kallyanis » au printemps dernier, 60 Kallyanis faisaient circuler les technologies dans 16 des 64 districts bangladais. À ce jour, elles rendent service à près de 450 000 villageois. Impossible de savoir qui en bénéficie le plus- les Kallyanis, les villageois ou la société en général.

Le site web d’iSocial illustre ce triangle vertueux d’une façon émouvante, notamment au travers d’un portrait vidéo de Moni, 26 ans, Infolady depuis 2010.

Son histoire commence au petit matin quand les membres de sa famille sortent un à un de leur petite maison dans la cour de terre battue. Moni nourrit les poules, en surveillant une marmite qui mijote sur un feu ouvert. Son mari, qui est charpentier, se brosse les dents à la pompe à eau. La vue improbable d’un panneau solaire sur le toit de tôle ondulée révèle un indice au sujet de la profession de Moni : pour faire fonctionner son matériel professionnel, elle a besoin d’une source d’électricité fiable.

Elle termine ses tâches ménagères et s’apprête à partir travailler, son vélo à la main − un mode de locomotion en général réservé aux hommes. Elle pédale à travers la campagne, son écharpe fuchsia flottant au-dessus de sa tunique verte de Kallyani. Sa casquette blanche et son parapluie indiquent aux villageois qu’elle fait partie du programme iSocial. Un sac noir attaché au porte-bagages contient le matériel nécessaire à ses prestations : un smartphone, des appareils électroniques, ainsi qu’une batterie d’instruments médicaux.

D’abord réticents, les villageois se réjouissent aujourd’hui des visites de Moni. Durant une journée type, elle connecte via Skype une femme à son mari, un frère ou un fils expatrié, permet à un villageois de chercher une information sur internet ou immortalise une famille en photo et l’envoie par e-mail à leurs proches. Elle transporte également des appareils de mesure de la tension, du taux de glucose ou d’albumine et distribue des tests de grossesse. Les résultats seront transmis via une messagerie électronique à des cliniques, épargnant le trajet aux villageois.

Dans cette société conservatrice, les villageois n’accorderaient jamais une telle confiance à un homme. Nombre de femmes n’osent pas évoquer leurs problèmes de santé avec leur propre mari. Elles ne se déplacent pas non plus pour solliciter les services dont elles auraient pourtant besoin.

Pendant la journée, Moni tient également des réunions avec les divers groupes qu’elle a créés. Chaque semaine, elle aborde de nouvelles thématiques avec les enfants, adolescents, personnes âgées, personnes au foyer, ouvriers et agriculteurs. Le centre qui forme les Kallyanis pour accompagner ces groupes leur fournissent également le contenu des séances.

Moni reconnaît que son travail dépend des formations et du soutien du centre. Certes, c’est elle qui achète l’intégralité de son équipement – du vélo à l’ordinateur portable en passant par le glucomètre –, mais elle s’approvisionne auprès du centre, qui négocie des prêts bancaires avantageux. Celui-ci soutient également les jeunes femmes au travers d’une autre source de revenu importante : les commissions issues de la vente de produits. Les Kallyanis cèdent aux villageois les marchandises fournies par le centre (semences, acide folique, serviettes hygiéniques, shampooing, cosmétiques). Puis, elles leur achètent des denrées qu’elles revendent au centre.

Les Kallyanis ont en général entre 18 et 35 ans et gagnent de 60 $ (50 €) à 260 $ (225 €) par mois – davantage que le salaire moyen d’un agriculteur de sexe masculin. Dans un discours qui fait écho à celui des entrepreneurs du monde entier, Moni déclare avec fierté « Tout découle de mon investissement, de mon travail, de mes compétences, du temps que j’y consacre. Je ne dois donc partager mes revenus avec personne. Ce que je gagne m’appartient, quel qu’en soit le montant. »

Le modèle innovant d’iSocial a remporté plusieurs prix prestigieux, mais les responsables du programme savent qu’il devra accompagner l’évolution permanente de la société et des technologies. Ils sont toutefois convaincus que le concept a aujourd’hui suffisamment mûri pour être déployé à une plus large échelle, au Bangladesh et hors de ses frontières. Pour l’heure, le programme se fixe l’objectif d’envoyer « une Kallyani dans chaque communauté du Bangladesh » d’ici 2020.

Par Shagufe Hossain pour The Daily Star

Hulo Guillabert est depuis longtemps engagée dans la défense des droits des enfants mendiants, victimes de la traite des personnes et de l’exploitation économique des adultes au Sénégal. Elle a fondé le Collectif « Doyna Stop à la mendicité des enfants au Sénégal » en 2014 qui a, depuis, fait de grandes manifestations, chaque année, dans les rues. Dans cet entretien réalisé dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de l’enfance, elle revient sur le calvaire que vivent les enfants mendiants au Sénégal. Non sans lancer un appel au gouvernement d’encourager les «daaras» de proximité à appliquer les lois existantes mais aussi d’accélérer la mise en œuvre du projet des «daaras» modernes. Selon elle, dans ce contexte de menace terroriste, laisser les enfants dans les rues peut s’avérer dangereux pour tout le monde.

Ce lundi 20 novembre a été célébrée la Journée internationale des droits de l’enfance. Vous êtes dans ce combat depuis des années. Pouvez-vous nous faire l’état des lieux de la situation des enfants mendiants au Sénégal ?
Aujourd’hui, on parle de plus de 50.000 enfants mendiants rien que pour la région de Dakar où il y aurait près de 1.600 écoles coraniques. Ils sont également très nombreux à Saint-Louis. Il y aurait plus de 100.000 talibés au Sénégal. Les statistiques ne sont pas toujours fiables et certainement en deçà de la réalité. Les talibés sont dans un état sanitaire désastreux, ils mendient chaque jour, matin, midi, soir, sales, en guenilles, malades. Ils sont envoyés par des gens cupides, la plupart ne leur apprennent même plus rien. C’est juste devenu une opportunité lucrative pour eux. Ils logent ces enfants loin de leurs propres maisons décentes, dans des taudis insalubres, souvent inhabitables dans les périphéries des villes et les envoient dans la rue au petit matin grelotant et affamés, dans une place très fréquentée comme une gare routière ou un centre-ville, et ils n’en repartent que le soir très tard ! Certains enfants trainent parfois dans les rues à 23h. Car ils ont peur de rentrer, ils seront tabassés et torturés s’ils ne réunissent pas la somme exigée aux alentours de 500 FCfa par jour.

La place des enfants n’est pas dans la rue, car ils y sont victimes de sévices, de détraqués sexuels, de bandits, et avec la menace terroriste, cela peut même s’avérer dangereux pour tout le monde. Je tiens à dire que de nombreux maîtres coraniques sincères se battent aussi pour que ce fléau cesse, en créant des «daaras» de proximité, pour que les enfants puissent dormir et manger dans leur famille. Mais le problème est que des gens s’improvisent maîtres coraniques et viennent des régions reculées du Sénégal ou de la sous-région dans le seul but d’exploiter des enfants. Les parents souvent ignorants et habitant des zones rurales leur confient leurs enfants sans prendre la peine de vérifier dans quelles conditions ils sont ensuite !

Malgré l’existence d’une législation, le phénomène des enfants de la rue persiste toujours. Quel est réellement le problème selon vous ?
C’est vrai que dans l’arsenal judiciaire, il y a tout ce qu’il faut pour punir les criminels coupables de traite des mineurs, une forme d’esclavage. L’Etat a la force, les moyens de coercition, les moyens financiers, mais il manque de volonté politique. Les enfants ont besoin de la protection de l’État. Un maltraitreur, exploiteur ou violeur d’enfant devrait être sévèrement sanctionné, car la loi existe bel et bien.

Le vrai problème est que nous sommes dans un Etat qui n’applique pas ses propres lois et qui n’exerce aucun suivi sur les dispositifs ou mesures qu’il passe pourtant son temps à mettre en place sur le papier. Mais rien n’est appliqué, rien n’est suivi, rien n’est évalué ! Les criminels le savent et en profitent largement. Quand il arrive qu’un maître coranique soit arrêté, comme celui de Diourbel qui avait enchainé avec des fers 20 gamins comme des esclaves du temps de nos aïeuls, il a été relâché au bout de 2 jours. Des crimes sexuels et de sang sur ces enfants défraient souvent la chronique sans punition spectaculaire, très souvent des peines minimes ou du sursis. Donc nous pouvons dire que l’État est coupable de non-assistance à enfants en danger.

Où en est-on avec le fameux programme de retrait des enfants de la rue ?
En juin 2016, le président de la République avait décrété le retrait total des enfants des rues. La société civile, la presse et le collectif avaient tous crié victoire. Mais finalement, après quelques semaines, ce projet de retrait est devenu mort-né après son annonce fracassante. Pendant ce laps de temps, nous avions soutenu l’action du gouvernement alors qu’il y avait pourtant énormément de choses à critiquer sur son déroulement chaotique et inorganisé. Force est de constater, aujourd’hui, que nous devons ravaler nos illusions. C’est comme s’il ne s’était rien passé. Ils sont encore plus nombreux dans la rue, dans l’indifférence générale. L’année dernière, nous avons écrit une lettre ouverte au président de la République pour dire notre honte, que notre pays soit incapable de faire appliquer les lois votées et promulguées, ou encore les mesures prises solennellement par le président de la République devant le peuple sénégalais.

Quelle est, selon vous, la solution pour mettre un terme à ce fléau ?
Il y a une première solution assez simple, c’est d’encourager les «daaras» de proximité dans les quartiers, les villes ou villages où habitent ces enfants, le plus proche possible de leur famille. Avant c’était comme cela, et les gens leur donnaient à manger, les « Ndeyou-daaras » s’en occupaient. Comme cela, ceux qui ont besoin de donner de l’aumône peuvent aller les trouver directement dans les «daaras» pour le faire.

Une autre solution plus structurelle est le projet de modernisation des «daaras», elle est prête à être appliquée depuis au moins 2 ans. Car, à ma connaissance, tout est bouclé, les maîtres coraniques s’étaient réunis au niveau national pour rendre leur avis. Donc on se demande bien ce que le gouvernement attend pour mettre cela en œuvre. Bien sûr, il faut mettre des contrôles en place, allouer un budget pour aider ceux qui remplissent et respectent les critères définis et être impitoyables avec les autres. Là, je pense qu’il y a un manque de volonté. Et le statu quo arrange beaucoup de gens qui vivent sur le dos de ces enfants depuis trop longtemps.

Beaucoup d’acteurs interviennent sur l’enfance. Existe-t-il une coordination de vos différentes actions ?
J’avoue que nous avions essayé de nous joindre à une coordination nationale pendant quelques mois, mais malheureusement, il y avait des dissensions sur les méthodes de combat. Il est vrai que le Collectif « Doyna Stop à la mendicité des enfants » prône des méthodes moins feutrées que beaucoup d’organisations qui sont là depuis plus de 20 ans mais avec de maigres résultats et une visibilité moins grande que le Collectif qui a contribué à faire avancer les mentalités en peu de temps, à faire sauter le tabou religieux, tout en s’alliant avec des maîtres coraniques sincères, avec qui nous avons organisé des conférences et qui ont dit publiquement que ce n’était pas un précept de l’Islam que de faire mendier des enfants.

Quelle sera la suite de votre combat ?
Je dois dire que même si je suis parfois découragée, je pense tout le temps à ces enfants, si jeunes. J’ai beaucoup de mal à supporter leur malheur qui m’empêche de dormir. Je leur parle beaucoup quand je les croise, les pauvres…

Ce lundi 20 novembre, nous avons initié une marche virtuelle qui consiste à protester dans les réseaux sociaux toute la journée en partageant des articles, des photos et des vidéos concernant les talibés afin de sensibiliser sur leur sort au Sénégal et à l’international. Nous allons encourager de toutes nos forces l’État pour qu’il mette en place le projet des «daaras» modernes le plus rapidement possible. Ensuite, les grandes organisations qui ont les moyens d’investir dans une grande campagne de sensibilisation de masse avec les radios et la télévision afin que cela puisse être entendu partout dans les lieux les plus reculés et délivrer deux messages en langues nationales (Message N° 1 : ne plus donner de l’argent afin de casser l’exploitation éhontée des enfants ; Message N°2 : dire aux parents de ne plus confier leurs enfants à n’importe qui, et qu’ils sont responsables de ce qui leur arrive). Le Collectif n’a pas les moyens, car nous avons décidé, dès le départ, d’être intègres, de ne pas accepter de financements extérieurs pour ne pas être comme tant de gens qui en profitent…

Récemment, un ami, intellectuel connu et respecté, a eu la bonté de donner mon nom (je l’en remercie ici) pour la 15e édition du prix international Navarre de la solidarité, décerné par une entité de diplomatie publique espagnole. J’ai été nominée, puis parmi les cinq finalistes. C’est une Zimbabwéenne qui a gagné, elle l’a bien mérité, mais cela aurait pu nous permettre de financer cette campagne de sensibilisation qui pourrait réduire de beaucoup ce phénomène. Mais on ne désespère pas, on garde le cap et la motivation pour sortir définitivement ces enfants de la rue.

Propos recueillis par Ndiol Maka SECK

Les enfants ont porté, eux-mêmes, leurs préoccupations dans les médias. Devant les caméras et autres moyens de communication, ils ont plaidé pour le respect de leurs droits. C’est à l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale de l’enfance. 

Les enfants ont boycotté, hier soir, les cours pour se masser au monument de la Renaissance africaine pour réclamer le respect de leurs droits souvent bafoués. « Non à la mendicité des enfants ! Non à la violence exercée sur les enfants ! » chantent-ils comme une antienne devant les journalistes. A travers un exerce dénommé « Les enfants s’installent dans les médias », ils ont lancé un appel au gouvernement et aux parents à une meilleure protection de leurs droits. « Dans les «daaras», il y a des enfants à qui leurs maîtres imposent d’amener des sommes d’argent au quotidien sans quoi ils sont sévèrement punis. Cela oblige l’enfant à effectuer des travaux forcés comme le lavage et autres pour satisfaire les besoins du maître. Nous lançons un appel à l’Etat du Sénégal et à nos parents pour que cette situation cesse. Car ce sont nos frères et nos sœurs qui sont dans les rues. La place de l’enfant, ce n’est pas dans la rue, mais à la maison ou dans les salles de classe », a plaidé Mariama Pouye, 15 ans, membre du Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs /Sénégal. Selon la coordonnatrice adjointe de la section de Pikine, à travers l’exposition de photos qu’ils ont eux-mêmes pris et qui prouvent la maltraitance effectuée sur les enfants, ils ont voulu montrer combien les enfants souffrent dans les rues.

Pour sa part, Ouleye Dème, de l’Ong Save the Children, a souligné qu’à travers cet exercice, ils ont voulu lancer un grand appel aux décideurs politiques, aux parlementaires, à la communauté pour que les droits des enfants soient respectés. « Les enfants du Sénégal vivent dans des situations difficiles. Ils sont encore dans les rues, ils sont hors du système éducatif, des filles sont données en mariage très tôt. Ce qui est en déphasage avec ce qui a été ratifié. Nous sommes en porte-à-faux avec les engagements qui ont été pris par notre pays sur le respect des droits des enfants », a-t-elle déploré. Sur le programme de retrait des enfants des rues, elle a estimé que des mesures devraient être prises en amont, mais ça n’a pas été le cas. Celle de protection, de prise en charge des familles d’accueil, etc. « Avant de retirer les enfants des rues, il faut savoir où les mettre. La situation est déplorable et il faut y mettre un terme. Et l’Etat du Sénégal est le premier garant de la protection du droit des enfants », a-t-elle soutenu.

Nd. M. SECK

La famille de l’éducation de Tambacounda est en deuil, avec la disparition tragique d’une des siennes, ce matin du lundi 20 novembre 2017, sur la route de Néttéboulou, dans le département de Tambacounda. La directrice de l’école élémentaire de Médina, Ief de Tamba, a été étranglée par le foulard qui soutenait son voile de tête. Aminata Touré, 47 ans, de la 12ème génération des volontaires de l’Ief, se rendait à Tamba pour des questions administratives. Elle était sur une moto conduite par le frère à son époux. A la sortie de Nétéboulou, à 30 km de la capitale régionale, sous l’effet du vent, le foulard qu’elle portait s’est introduit entre les rayons de la roue arrière de la moto. Ce qui la projette par derrière et la traine au sol sur quelques mètres. Le constat de son absence sur la moto par le conducteur n’y pouvait rien, car la directrice a déjà été étranglée par cette écharpe. Elle a rendu l’âme sur le coup.

Pape Demba SIDIBE

 

Le foncier est, aujourd’hui, le second sujet à polémique au Sénégal après le pétrole au Sénégal. L’assemblée générale de la Coopérative d’Habitat Emergence sociale (Ches), tenue au Lycée J. F. Kennedy, dimanche dernier, a permis aux responsables de procéder à un diagnostic sévère sur l’accaparement des terres par les acteurs immobiliers qui ne militent pas dans l’offre sociale.

L’appel lancé par le président de la République pour « un Sénégalais, un toit » est plus que « caduc », si l’on en croit la Coopérative d’Habitat «Emergence sociale». Lors de son Ag dimanche dernier, cette coopérative veut mettre à disposition des toits à moindre coût par rapport à ce qui est proposé sur le marché par la plupart des promoteurs immobiliers.

La Ches voudrait, à cet effet, que les populations prennent en charge leur propre destin en matière d’habitat. Selon son président, Alioune Guèye, il y a lieu de divulguer la liste de tous les promoteurs immobiliers pour savoir ce qu’ils font effectivement. « Il y a lieu de les publier pour que la population sénégalaise puisse les connaître afin qu’elle décide de son adhésion libre.

Alioune Guèye soutient que la situation qui prévaut sur le foncier est grave. Selon lui, tous ces promoteurs fonciers considèrent les populations sénégalaises comme des clients en lieu et place de partenaires. Le président du Ches parle même d’un risque d’implosion comme une bombe sur le foncier. Ce diagnostic touche aussi les sociétés immobilières étatiques, notamment la Sicap et la Sn Hlm qui ont abandonné leur mission sociale pour se lancer dans la course effrénée de l’intérêt. « Lorsque Senghor les lançait après les indépendances, c’était pour venir en aide aux populations démunies et en changer le cadre de vie », dit-il. C’était un succès à l’époque où la politique d’habitat social était même exportée hors des frontières du Sénégal.

La Coopérative d’Habitat Emergence sociale n’attend que le président de la République lui octroie des espaces pour permettre aux populations de bénéficier de logements sociaux. Alioune Guèye avoue que des partenaires sont prêts à aider sa coopérative en vue de la réalisation de ce projet. Il faut noter que cette coopérative est née des flancs d’Agir Immo et d’autres coopératives dont les promoteurs ont pris de l’argent sans avoir octroyé de logements sociaux.

Cheikh Malick COLY

 

Le chef de l’Etat a déclaré que le décret portant création de la zone industrielle de Sandiara sera pris mercredi prochain en Conseil des ministres. « Mme le ministre en charge de la Promotion des investissements a choisi pour le cas de la zone industrielle de Sandiara de ne pas attendre l’étude d’opportunités. Pour Sandiara, nous avons déjà construit le lycée professionnel qui devra vous aider dans la formation d’une main d’œuvre de qualité et qui va faciliter le développement de cette Zone économique spéciale », ajoute Macky Sall.

Le maire de Sandiara qui a parlé au nom des élus locaux, s’est réjoui de cette « bonne nouvelle » annoncée par le chef de l’Etat. D’après Serigne Guèye Diop, l’absence de ce décret a un peu bloqué les industries qui voulaient s’installer à Sandiara. « Maintenant que la zone est créée, cela donne la possibilité aux 30 entreprises de pouvoir s’installer, construire et bénéficier des taxes et des exonérations douanières pour faire venir leurs matériels, recruter leur personnel et démarrer les activités économiques », se réjouit le maire de Sandiara qui prévoit la création de 10.000 emplois dans cette zone. Ce qui permettra à sa commune de pouvoir recouvrer des taxes pour investir dans l’éducation et la santé.

Elh. I. THIAM et A. Ng. NDIAYE

Porter sur les fonts baptismaux une plateforme qui va regrouper toutes les organisations faîtières de femmes, tel est le souhait du ministre Ndèye Salimata Diop Dieng, suite à une rencontre, le vendredi 17 novembre dernier, à Dakar.

L’objectif de cette réunion avec lesdits organismes faîtiers est d’instaurer un dialogue autour des modalités de renforcement du partenariat entre ceux-ci et le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre. « Je suis là pour vous», a dit Salimata Diop Dieng, sous une salve d’applaudissements invitant à une unité des femmes. «J’avais pensé mettre en place une plateforme des femmes en vous dotant d’un siège au sein du ministère. Faites-moi des propositions. Je suis prête à vous accompagner. Il faut lutter contre les gaspillages ; ce sont des fléaux à combattre. Changeons de comportement », a fait savoir le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre. « Si je connais ce que fait chacune d’entre vous, cela nous facilitera la tâche », a-t-elle laissé entendre.

En réponse à la volonté du président de la République de faire de 2018 une année sociale, dédiée aux jeunes, aux femmes, aux enfants, aux personnes âgées et celles vivant avec un handicap, le ministère de la Femme, de la Famille et du Genre s’est engagé, de façon participative, dans un vaste chantier de réflexion avec les différents acteurs concernés sur l’état de lieu et les améliorations à apporter en vue de la mise en place de mécanismes plus adaptés et plus ambitieux pour les transformations qualitatives à opérer au sein des organisations féminines. Inscrivant sa démarche dans un partenariat dynamique, Mme Salimata Diop Dieng pense qu’il faut placer les femmes à la hauteur des enjeux de 2035. « Quand on parle de femme, on pense à l’animation », a-t-elle noté.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

C’est donc officiel avec la parution dimanche du croissant lunaire, l’édition 2017 du Maouloud sera célébrée dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2017.

Les séances de «Bourde», marquant les récitals de panégyriques dédiés au prophète Mohamed (Psl), entamées hier lundi, pour une dizaine de jours (celle du dimanche inclue), seront clôturées le mardi 28 novembre. Le lendemain, mercredi, jour de repos, le Gamou sera donc célébré le jeudi, correspondant à la 1439e édition du calendrier musulman. D’ores et déjà, c’est le compte à rebours, dans la cité religieuse et dans d’autres localités du pays, des «Bourdes» populaires, mais surtout pour les préparatifs de ce grand événement commémorant l’anniversaire de la naissance du prophète Mohammed (Psl). Et, pour lequel le « Bourde », qui évoque la période de dix jours précédant le 12ème jour du mois de « Rabbiul Awal », mois durant lequel les dix chapitres de l’œuvre de Mohamed Albouy Sayri sont inscrits au programme de ces récitals, selon la tradition instaurée par El Hadji Malick Sy, constitue le premier acte de cette commémoration. Pour l’édition 2017, outre les activités au programme comme le symposium sur le thème :

« Les cités religieuses : pôles de spiritualité, de développement et de cohésion sociale », entre autres, l’innovation sera la foire internationale du Mawlid (Fima) de Tivaouane à l’initiative de la mairie de la ville en partenariat avec le Comité d’organisation au service du Khalife (Coskas).  

Mais, selon le maire de Tivaouane, Mamadou Diagne Sy Mbengue, « nous voulons, à travers cette foire commerciale, concrétiser un souhait du vénéré Seydi El hadji Malick Sy qui avait prédit en son temps qu’à l’avenir, une grande foire viendra accompagner le Gamou pour le rayonnement de la ville de Tivaouane ».

La ville de Fès, invitée d’honneur
Pour l’édile de Tivaouane, « l’édition 2017 du Gamou va consacrer la première édition de cette foire internationale du Mawlid, sous le haut patronage de son Excellence M. Macky Sall, président de la République, qui a accepté de parrainer cette rencontre d’échanges et de partage ». Par ailleurs, ajoute Mamadou Diagne Sy Mbengue, la ville de Fès, au Maroc, sera l’invitée d’honneur de cette foire dont la cérémonie d’ouverture officielle aura lieu le 25 novembre en présence du ministre du Commerce et de l’Artisanat. En présence d’une forte délégation du Royaume chérifien conduite par le maire de Fès avec les différents corps de métiers qui vont occuper une dizaine de stands au niveau des deux sites réservés pour la circonstance. Notamment, à l’école Serigne Mouhamadou Mansour Sy (Ex-école 1) et à l’esplanade de la grande mosquée Seydi El Hadji Malick Sy (Rta). Tout commerçant désireux de louer un stand est le bienvenu pendant ce temps. Pour les autres commerçants qui voudront s’installer le long des différentes artères, le même dispositif de l’année dernière sera reconduit pour rendre plus accessibles aux fidèles les sites religieux.  
     
Accroître l’assiette financière
Il faut souligner que la particularité de cette foire est que la mairie bénéficie d’un partenariat avec la Centre international du commerce extérieur (Cices) de Dakar qui se chargera d’installer tous les stands, mais aussi de la collaboration du cabinet Omega finances dans une perspective proche de professionnalisation et de pérennisation de la foire du Mawlid. Car, la ville de Tivaouane constitue, chaque année et pendant au moins deux semaines voire un mois, un pôle d’attraction internationale lors de la célébration de la nuit du prophète ou Maouloud. La foire est une belle opportunité à saisir pour la mairie d’accroître l’assiette de ses retombées financières comme, du reste, le souhaite le maire Mamadou Sy Mbengue. Selon lui, « la bonne organisation d’une foire internationale du Maouloud devrait nous valoir une augmentation considérable de notre budget qui s’équilibre, cette année 2017, en recettes et en dépenses, à 395.198.403 FCfa dont  352.071.517 FCfa dévolus au fonctionnement. Notre ambition est de doter notre commune de Tivaouane d’un budget à la dimension de son statut de cité religieuse digne de son nom. Ce qui a d’ailleurs favorisé la mise en place d’une commission de la fiscalité locale pour réfléchir sur des stratégies adaptées à mettre en œuvre pour arriver à relever le niveau de recouvrement des impôts ».

Mohamadou SAGNE

 

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.