La célébration de la Journée mondiale de l’environnement, le 5 juin, est marquée par la déclaration du président américain sur la non application de l’Accord de Paris issu de la Cop 21. Depuis son allocution, on assiste à une multiplication d’interventions, souvent à la télévision, pour bien montrer l’émotion.

On dirait un concours à la petite phrase, la plus en phase avec l’opinion nationale et internationale.
Dans cette course au leadership diplomatique sur la question climatique, des ennemis deviennent amis et les amis, ennemis.
Alors qu’ils ne respectent pas leurs engagements en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, tous se sont trouvés un bouc émissaire, pour que leurs liens se resserrent.

Ainsi, le président américain Donald Trump est devenu le meilleur ennemi des nouveaux amis du climat.
Son principal tort est d’avoir respecté une promesse de sa campagne électorale.

L’idéal serait l’inverse, mais malgré nos critiques, qu’attendons-nous des politiques ?
Au-delà des déclarations politiques dont la sensibilité écologique de certains date de l’allocution du président américain, la pression médiatique devrait se tourner vers les réalisations.
Depuis la signature de l’Accord de Paris, quels sont les actions et décisions prises pour une réduction effective des émissions de gaz à effet de serre qui atteignent un record ?

Au lieu d’agir concrètement pour les générations actuelles et futures, on préfère les postures parfois pas loin de l’imposture. En effet, plusieurs grands patrons américains, y compris les pétroliers, sont devenus des militants écologistes au point de défier leur président. Il faudra voir pour croire.

Au-delà de la communication, la réalisation d’un bilan carbone suivie de la mise en œuvre des préconisations et la compensation des émissions résiduelles reste la meilleure action pour le climat.

Mais, avec la reprise de l’économie après la crise, très peu d’entreprises sont engagées dans une transformation profonde de leur «business model» vers une économie sobre en carbone.
Après la virulence de leurs critiques, on espère que les politiques occidentaux vont transférer le plus rapidement possible, compte tenu de l’urgence climatique, les 100 milliards de dollars nécessaires pour le Fonds vert.

En pratique, l’argent permettra aux pays en développement de financer en partie l’atténuation et l’adaptation au changement climatique.
Mais, comme il est peu probable que les Occidentaux le fassent, la finance carbone prendra encore du temps pour se mettre en place.
Le retrait américain et l’absence de mobilisation autour du Fonds vert mettent en lumière le caractère non contraignant de l’Accord de Paris dont nous étions l’un des rares à pointer cette faiblesse à l’époque de l’euphorie médiatique et diplomatique autour de la Cop 21. Voir article.  

En matière de lutte contre la pollution, les actions sont plus pertinentes que les déclarations.
L’indignation contre la position américaine, c’est bien, mais la réalisation des promesses environnementales, c’est mieux.
Du citoyen lambda aux leaders politiques en passant par les dirigeants d’entreprises, pour la lutte efficace contre la pollution, moins de déclarations et plus d’actions.

Par  Thierry TENE
Associé et directeur de l’Institut Afrique Rse

On reconnaît les grands historiens d’abord par leur volonté de connaitre et de garder les récits transmis ou écrits par des gardiens traditionnels du patrimoine culturel de leur environnement social.  Feu Amadou Tamimou Wane était le prototype des historiens fouineurs, curieux et perspicaces. Il a fait ses humanités auprès du Satigui Ciré Abbas, Baïla Birane Wane et tant d’autres érudits qui ont conservé jalousement leurs sources sûres de l’identité du Fouta sénégalais.
Dans les années 1960, il a sillonné le Fouta pour approcher, passez nous l’expression : «  Les gardiens du temple ». Tel Amadou Windou-Nodi, très versé dans la vie de Cheikh Oumar Tall, nous vous livrons la première partie intitulée : questions et réponses.

Q : M. Amadou Mamadou, vous êtes d’ici ?
R : Oui, je suis d’ici, du village de Windou-Nodi dont j’ai pris la terminologie de Amadou Windou-Nodi pour m’identifier.
Q : Est-ce l’histoire de Cheikh Oumar que vous voulez nous raconter ?
R : Oui, je connais l’histoire du Fouta, mais je m’identifie à celle de Cheikhou Oumar.
Q : Nous vous écoutons alors, commencez…
Après les chants épiques sur la généalogie de Cheikh Oumar Tall, chants qui constituent l’entrée en matière, Amadou Windou-Nodi entonna la version en ces termes : «  Cheikhou Oumar est né au village de Halwar dans la nuit de mercredi à jeudi. Cette nuit-là, le ciel fit entendre dans la région du Nord quatre grondements significatifs parce qu’annonçant chacun un fait événementiel sur cette naissance du grand Cheikh pour présager des faits sur les péripéties de sa vie.

Ainsi, le premier tonnerre disait  qu’il deviendra un  grand khalife de la Tijanya, par volonté même de Cheikh Ahmed Tijane, fondateur de la confrérie.
Le second tonnerre disait que la nuit de sa naissance est un signe de révélation qui atténuera les contestations sur l’apparition de la nouvelle lune du mois de Ramadan, évitant ainsi les prières à deux temps.
Le troisième tonnerre faisait savoir à Elimane Saïdou et Sokhna Adama, parents du nouveau-né béni, que lorsque leur enfant grandira, il entreprendra le jihad (la guerre sainte).
Enfin, le quatrième tonnerre informait aux parents que leur nouveau-né n’était rien d’autre que l’incarnation de leur défunt enfant dévoré par les hyènes au moment où ils priaient tous les deux le Maghreb (timiss en wolof).
Au huitième jour de sa naissance, l’enfant fut baptisé. Plus tard, Cheikhou précéda Oumar, pas comme titre universitaire, honorifique ou circonstanciel, loin s’en faut. Les prénoms Cheikhou Oumar écrits en arabe se composent de cinq lettres en Cheikh et trois en Oumar. L’ensemble forme huit lettres. Chacune a sa définition particulière qui annonce différents dons de Dieu qui feront de lui un homme comblé. La définition des huit lettres que voici résume toute sa mission sur terre.

•     En guerre sainte, il a la faculté de tuer tout individu qui refuserait de se convertir à l’Islam.
•    Tout livre qu’il aura lu une fois, il le conservera en mémoire et pourra le reproduire textuellement sans en omettre une virgule.
•    C’est sa résignation totale sur les faits de Dieu.
•    Pendant 63 ans de sa mission divine, il ne fera au peuple que de bonnes recommandations sur l’Islam. Il lui sera loisible d’interdire toute chose en porte-à-faux avec l’Islam sans lever les armes.
•    Sa crainte absolue et sa soumission totale à Dieu dépassent celles de tous ses contemporains.
•    Il vivra plus de 70 ans, mais n’atteindra pas 80 ans, et sera érudit de plusieurs disciplines.
•    Il sera fortuné, baignera dans l’opulence et effectuera 160 combats de pacification.
•    Il sera couvert de la clémence et de la miséricorde divine.

« Codda Adama Aïssé » comme aiment l’appeler les poètes, c’est-à-dire le cadet de Adama Aïssé, est né et a grandi à Halwar où il apprit la théologie avant d’aller poursuivre ses études ailleurs. Imbu de toutes les sciences, il revient dans son village à l’âge de vingt ans pour y rester trois autres années au cours desquelles il construisit la zawiya de Halwar. Les habitants du saint village, ses propres parents, démolirent sa mosquée prétextant qu’il était précoce pour édifier la maison de Dieu.

Cheikhou Oumar alla se plaindre auprès de Alpha Amadou, son frère aîné, et ce dernier lui dit : « N’en fait point cas, cela n’a aucune importance. Je te conseille de garder ton sang-froid, s’il plaît à Dieu, tu auras à construire dans beaucoup de pays du monde d’innombrables grandes mosquées et zawiya qui feront date dans l’histoire de l’humanité ».
Suite à cette mésaventure qu’il encaissa grâce aux conseils du frère aîné, Cheikhou Oumar acheta une parcelle cultivable à un terrien de Halwar contre de l’or. Après la décrue des inondations annuelles, juste au moment où il s’apprêtait à cultiver son lougan, le terrien qui le lui avait vendu s’en empara et le cultiva pour lui-même. Le sage homme ayant perdu et son or et sa parcelle s’en alla se plaindre encore auprès de son frère et conseiller Alpha Amadou qui lui dit : « Abandonne cet or à cet homme injuste, Dieu te donnera beaucoup d’or et des terres à la place ».

A la quatrième année de son séjour à Halwar, Cheikhou Oumar Tall se résolut à effectuer un pèlerinage à la Mecque en passant par le Fouta-Djalon.
C’est ainsi qu’à l’âge de 24 ans, il partit de Halwar un jour de mercredi, quelques heures après l’aube du mois appelé en arabe « Rabi’ou Lawal » de l’an 1241 de l’Hégire.
Il était accompagné de son petit frère Saliou Seydou dont il était le professeur. Il fit un long séjour au Fouta-Djalon auprès d’un marabout savant et sagace professeur qui lui apprit la science mystique. Ce même professeur décida d’effectuer le pèlerinage à la Mecque avec Cheikhou Oumar.

Mais, Cheikhou Oumar, bien que consentant, lui demanda de l’attendre pour faire ses adieux à ses parents. De retour au Fouta-Djalon, Oumar constata que son professeur est parti, car l’ayant longtemps attendu. Et Omar le suivit étape par étape. Arrivé à un certain village de son itinéraire, on lui annonçât le décès de son maître à la suite d’une fièvre. On lui présenta ses livres et d’autres objets qu’il avait laissé avant de mourir. Contrairement à la vérité populaire qui laisse croire que l’autorisation d’exercer le « wird tijane » lui provenait de Cheikh Mohammad El Ghaly, c’est bien le professeur foutanké du Djalon qui autorisa Cheikhou Oumar El Foutiyou à l’exercer et fit de lui le khalife de ladite secte sur toute l’Afrique noire. Par la suite, Cheikh Ahmed Tijane lui apparut en rêve aux dernières heures de sa vie. Cheikh Oumar recueilli les livres et les objets de son défunt maître et continua sa route jusqu’au royaume de Bornou, au Nigéria, où il trouva un souverain autoritaire, violent, injuste, régnant avec cruauté sans égale ni pitié envers les musulmans. Ce monarque ayant appris l’arrivée du Cheikh le convoqua dans sa capitale. Il lui signifia de donner tout l’or dont il pourrait disposer. Cheikhou Oumar répondit à l’envoyé du souverain en ces termes : «  Vous direz à votre souverain que s’il plaît à Dieu, il n’aura pas mon or ; si également, c’est le contraire qui plaît à Dieu, je ne peux rien contre sa volonté ».


Récit de Amadou Windou-Nodi rapporté par    
Mamadou Amadou Tamimou WANE
Expert en communication, Pca Sspp « Le Soleil »

Plus de 8.000 migrants ont été secourus au cours des dernières 48 heures en Méditerranée dans les eaux en face de la Libye, dont 5000 lundi, ont indiqué, hier, des gardes-côtes à l’Afp.

«Lundi, nous avons secouru environ 5.000 personnes qui se trouvaient à bord de quatre embarcations plus importantes, une plus petite et 18 canots pneumatiques», a déclaré un porte-parole des gardes-côtes.

Il a précisé que de nombreux navires des gardes-côtes, des marines militaires impliquées dans le dispositif Frontex, l’Agence européenne des frontières et des Ong ont participé à ces opérations.

A Madrid, la Garde civile espagnole a indiqué, hier, qu’un de ses navires «a secouru 133 personnes qui se trouvaient à bord d’un bateau pneumatique à quelque 23 miles des côtes de la Libye».

Parmi les personnes secourues, il y a 93 hommes, 17 mineurs, deux bébés et 23 femmes, dont 7 sont enceintes, selon la même source.

L’équipage espagnol cherchait à porter secours à deux autres embarcations pneumatiques et a été sollicité pour en assister trois autres, précise la Garde civile espagnole, ajoutant que le navire prévoyait d’»embarquer 1.300 migrants, sa capacité maximum».

De son côté, les gardes-côtes libyens ont indiqué avoir secouru, hier matin, 147 personnes, dont 19 femmes et 4 enfants, à 8 miles au large de la ville de Sabratha, dans l’ouest de la Libye.
La plupart des migrants sont du Cameroun, du Soudan, du Sénégal et du Mali, a précisé le porte-parole de la marine libyenne, le général Ayoub Kacem.

AFP

Un ex-écologiste passé à La République en marche (Rem), le parti du président centriste Emmanuel Macron, a été élu, hier, président de l’Assemblée nationale française.

François de Rugy, 43 ans, a recueilli 353 voix de ses pairs, face à quatre autres prétendants. Sur les 577 députés de la chambre basse du Parlement, 567 ont pris part au vote. 24 bulletins étaient blancs ou nuls. Les députés ont salué son élection par une longue ovation debout.

Député de Loire-Atlantique (ouest) depuis 2007, François de Rugy, ancien coprésident du groupe écologiste et ancien vice-président de l’Assemblée, a bénéficié du soutien des 308 députés Rem et des 42 députés MoDem, parti centriste allié de La République en marche. Il avait fait campagne sur le thème de la «modernisation».

Le président de l’Assemblée nationale est le quatrième personnage de l’État. Outre la direction des débats dans l’hémicycle et la discipline depuis son siège, communément appelé «le perchoir», il a d’importants pouvoirs de nomination. Résidant à l’Hôtel de Lassay, hôtel particulier jouxtant l’Assemblée à Paris, le président a notamment le pouvoir de nommer trois des neuf membres du Conseil constitutionnel, un lors de chaque renouvellement triennal. Il peut également saisir le Conseil.

Il doit aussi être consulté dans des cas particuliers par le président de la République : en cas de dissolution ou en cas de mise en œuvre des pouvoirs spéciaux de l’article 16 de la Constitution, «lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu».

AFP

Deux étudiants togolais ont été condamnés, lundi, à 12 mois de prison avec sursis par le tribunal de Lomé, à la suite de manifestations sur le campus de l’université de la capitale pour exiger de meilleures conditions d’éducation.

Poursuivis pour «troubles à l’ordre public, aggravés de destruction de biens», Marius Amagbégnon et Folly Satchivi - principal meneur du mouvement des étudiants - étaient détenus à la prison civile de Lomé depuis le 14 juin. Des affrontements avaient opposé des étudiants à la police, les 14 et 16 juin, sur le campus de Lomé, à la suite d’un rassemblement de la Ligue togolaise des droits des étudiants (Ltde).

Selon les responsables de l’Université de Lomé, ces manifestations n’étaient pas autorisées et la Ltde n’est pas une association autorisée à mener des activités sur le campus de Lomé. Elles ont été dispersées par la police qui a fait usage de gaz lacrymogènes.

Le président de l’Université de Lomé, Dodzi Komla Kokoroko, a réaffirmé, le 20 juin, dans un communiqué, son «entière disponibilité à dialoguer avec les regroupements d’étudiants afin de trouver des solutions appropriées à leurs problèmes».

Les étudiants exigent notamment la construction de nouvelles salles de cours et de salles de travaux dirigés et l’augmentation des allocations mensuelles de 12.000 à 20.000 FCfa (environ 18 à 30 euros) et des bourses de 18.000 à 30.000 FCfa (27,44 à 45,73 euros).

Ouverte en septembre 1970, l’Université de Lomé, la plus grande université publique du Togo, compte 16 établissements - dont 6 facultés et 5 écoles - avec plus de 51.000 étudiants.

AFP

La majorité républicaine du Sénat américain a renoncé, hier, à voter, cette semaine, sur son projet de réforme du système de santé et d’abrogation partielle d’Obamacare, torpillé par des frondeurs du groupe.

«Nous allons continuer à discuter au sein du groupe pour résoudre nos différends. Par conséquent, nous n’examinerons pas la proposition de loi cette semaine», a annoncé le chef de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell. «Nous restons optimistes«, a-t-il toutefois ajouté. Selon le sénateur David Perdue, le vote, initialement prévu avant la fin de cette semaine, pourrait avoir lieu en juillet.

Le report du vote est un revers pour la majorité et pour le président Donald Trump, qui a bien du mal à concrétiser sa promesse électorale d’abrogation de la loi démocrate de 2010, dans le viseur des républicains depuis des années.

Sur les 52 sénateurs républicains, au moins cinq étaient prêts à voter contre le projet de réforme, alors que le groupe ne peut se permettre que deux défections. Les 48 membres du groupe démocrate sont unanimement opposés.

Le texte a été torpillé à la fois par des ultra-conservateurs, qui estiment qu’il ne va pas assez loin dans le détricotage d’Obamacare, et les modérés, qui s’inquiétaient de voir que la réforme allait priver d’assurance des dizaines de millions d‘Américains.

AFP

Après plus de 35 ans de militantisme, l’ancien Premier ministre français Manuel Valls a annoncé, hier, son départ du Parti socialiste, nouveau symptôme de la décomposition de cette formation politique longtemps incontournable qui se bat désormais pour sa survie.

«Une partie de ma vie politique s’achève. Je quitte le Parti socialiste ou le Parti socialiste me quitte», a déclaré sur la radio Rtl M. Valls qui vient d’être élu député sans étiquette.

Âgé de 54 ans, Manuel Valls a rejoint, dès 17 ans, les rangs du Ps qui avait alors le vent en poupe. Un an plus tard, en 1981, son candidat, François Mitterrand, remportait la présidentielle, ramenant la gauche au pouvoir en France pour la première fois depuis deux décennies. Cruel contraste avec la situation actuelle. Après avoir vu son candidat éliminé avec 6,3% des voix dès le premier tour de la présidentielle fin avril - son plus mauvais score depuis 1969 -, le Parti socialiste vient de subir une claque aux élections législatives, avec seulement 30 députés élus contre 280 dans l’Assemblée sortante.

Devant cette déroute historique, le premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé le soir même sa démission. «La gauche doit tout changer, la forme comme le fond, ses idées comme ses organisations», a-t-il estimé.

Le départ de Manuel Valls, qui a évoqué, hier, sa «tristesse» et son «amertume» de voir «ce qu’est devenu» le Ps, n’est pas une surprise.

L’ex-Premier ministre du président socialiste François Hollande de 2014 à 2016 était en rupture de ban depuis plusieurs mois avec sa formation politique, écartelée entre des tendances divergentes.

AFP

La Fédération sénégalaise de Handball (Fshb) tient, ce matin (9h30), la réunion de son Comité directeur suivie de son assemblée générale d’informations demain à partir 15h30. Deux rencontres qui auront pour cadre le siège de la Fédération au stadium Iba Mar Diop, informe un communiqué de l’instance. Ces réunions seront le prétexte, pour la structure dirigée par le président Seydou Diouf, d’aborder l’actualité de la Petite sphère au Sénégal. Ces conclaves seront, sans doute aussi, l’occasion pour le bureau fédéral d’évoquer la tenue du Challenge Trophy continental prévu du 31 juillet au 6 août prochains au Sénégal. Une compétition à laquelle prendra part l’équipe nationale junior masculine qui, pour se faire, a démarré sa préparation hier. Une mise au vert qui a lieu au stadium Lat Dior de Thiès où Pape Ibnou Sarr va peaufiner la préparation des Lionceaux en direction de cette compétition dont l’objectif est d’emboiter le pas aux filles qui l’avaient emportée en 2014.

Pour rappel, sept équipes en garçons et autant chez les filles qui ont remporté leurs compétitions zonales prendront part à ce tournoi. Sur le tableau masculin, le Sénégal fera face au Bénin (Zone 3), à la Rdc (Zone 4), à l’Éthiopie (Zone 5A), au Rwanda (Zone 5B), au Mozambique (Zone 6) et à Madagascar (Zone 7). Chez les dames, le Sénégal verra sept équipes se disputer sa succession : Guinée (Zone 2), Bénin (Zone 3), Cameroun (Zone 4), Éthiopie (Zone 5A), Ouganda (Zone 5B), Mozambique (Zone 6) et Madagascar (Zone 7). Trois pays ont donc qualifié leurs deux sélections avec l’espoir de s’emparer du titre afin de participer au tournoi mondial comme l’avaient fait, en 2015, le Sénégal et le Cap-Vert.

Ousseynou POUYE

Les demi-finales de la Coupe des Confédérations offrent deux affiches entre l’Europe et l’Amérique latine : Portugal-Chili et Allemagne-Mexique. Opposition de styles, duels de stars, ces chocs ont tout pour faire remonter la cote d’une compétition en manque de popularité.

Portugal-Chili, aujourd’hui
Champion d’Europe en titre, le Portugal tient son rang avec cette qualification pour les demi-finales. Surpris par le Mexique lors de son premier match (2-2), les Lusitaniens ont maîtrisé la Russie, pays organisateur, avant de dérouler face à la Nouvelle Zélande (4-0). Emmené par un Cristiano Ronaldo (deux buts), élu deux fois homme du match en trois rencontres, le Portugal semble armé pour aller au bout et s’adjuger un deuxième trophée en deux ans.

L’insatiable capitaine de la Seleção, vainqueur de la Ligue des champions en mai dernier avec le Real Madrid, entend encore ajouter un titre à sa saison, histoire de confirmer l’option déjà prise sur le prochain Ballon d’Or France football. En face, le Chili ne vient pas en victime expiatoire. Les tenants de la Copa America ont débarqué en Russie avec l’ambition de frapper un grand coup.

La Roja sud-américaine a fait appel à tous ses cadres dont les trois stars : le gardien de Manchester City Claudio Bravo (recordman de sélections avec 113 capes), le milieu Arturo Vidal (Bayern Munich) et l’attaquant Alexis Sanchez (Arsenal). Le Chili a battu le Cameroun (2-0), tenu l’Allemagne en échec (1-1) et fait match nul contre l’Australie (1-1) dans une rencontre qu’il n’était pas obligé de gagner pour rallier les demi-finales.

Allemagne-Mexique, demain
L’Allemagne est encore là. Toujours présente dans le dernier carré depuis 2006 dans les compétitions internationales auxquelles elle prend part. Et ce malgré une équipe largement remaniée avec Julian Draxler comme capitaine. Une chance pour le Mexique ? Le Tri a souvent brillé en Coupe des Confédérations avec un trophée remporté en 1999 face au Brésil de Ronaldinho, et a montré un beau visage lors du premier tour avec un nul face au Portugal (2-2) et deux victoires sur le même score, 2-1, devant la Nouvelle Zélande et la Russie. L’Allemagne, qui a été très réaliste dans ses rencontres, va faire face à une équipe qui base son jeu sur la possession et qui possède un redoutable buteur avec Chicharito. Une belle opposition en perspective.

Coup d’envoi en Allemagne samedi prochain et dénouement attendu à Marseille avant l’arrivée le 23 juillet sur les Champs-Elysées : le Tour de France 2017 s’annonce ouvert malgré la présence du vainqueur sortant, Chris Froome, candidat à une quatrième victoire au départ des 3540 kilomètres.

Retrouvailles allemandes
Trente ans après son précédent départ d’Allemagne, à Berlin-Ouest avant la chute du mur et la réunification, la plus grande épreuve du monde retrouve le pays qui s’était détaché d’elle voici dix ans à cause des affaires de dopage à répétition. «Il y a eu une période d’amour fou, puis de désamour tout aussi fou.

On est dans des relations plus sereines, plus adultes peut-être», résume le directeur du Tour.

Vingt ans après la victoire de Jan Ullrich, la seule d’un coureur du pays en plus d’un siècle, l’Allemagne a repris goût au cyclisme de compétition. Ses équipes se renforcent, telle Bora qui a recruté le champion du monde, le Slovaque Peter Sagan. Ses coureurs monopolisent les victoires d’étape au sprint avec Marcel Kittel et André Greipel, mais aussi dans les contre-la-montre. Tony Martin, champion du monde de la discipline, a d’ailleurs annoncé la couleur avant la première étape, un chrono de 14 kilomètres: «Je veux le maillot jaune !»

La grande foule est annoncée à Düsseldorf dans un contexte sécuritaire devenu habituel en raison des risques d’attentat. Pour la deuxième année, l’unité spécialisée du Gign opèrera sur le Tour de France.

Le dispositif, quelque 23.000 gendarmes et policiers mobilisés l’an passé sur le territoire, intègre une nouveauté. Une brigade avec des chiens dressés pour détecter des explosifs en mouvement interviendra près des podiums au départ et à l’arrivée des étapes.

Parcours moderne
Très tendance, le parcours 2017 s’inscrit dans l’époque. Subtil, nerveux, varié, il tient compte de l’impatience contemporaine, de la spécialisation et de la préparation de plus en plus pointue du peloton, pour marier nouveauté et classicisme.

«Il y aura au maximum deux étapes de rang pour les sprinteurs, les baroudeurs ou les grimpeurs», prévient Christian Prudhomme en relevant que, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, les cinq massifs montagneux de la métropole sont visités. Dans l’ordre, les Vosges avec la Planche des Belles Filles dès le cinquième jour, le Jura, les Pyrénées (Peyragudes et l’Ariège en concentré), le Massif central et les Alpes.

L’étape-reine (Croix-de-Fer et Galibier par sa face nord) précèdera de 24 heures le légendaire Izoard.

Deux jours plus tard, le classement sera déterminé par le contre-la-montre de Marseille, le second de ce Tour qui comporte 36,5 kilomètres de «chrono» pour contrebalancer les pentes raides cherchées par les organisateurs (Grand Colombier, Péguère, Peyra Taillade).

AFP

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