Le président de République du Sénégal a réceptionné, hier, 1.000 unités de matériels agricoles destinés au monde rural. Acquis grâce à la coopération avec la République de l’Inde, le lot d’équipements composé de tracteurs, de moissonneuses-batteuses et autres matériels de génie civile vise à intensifier la mécanisation de l’agriculture sénégalaise et à mettre fin à la tyrannie des importations de riz au Sénégal à travers l’aménagement de plus de 20.000 hectares de terre dans la vallée du fleuve Sénégal.

Le 23 avril 2018 restera à jamais gravée dans la mémoire des producteurs du Sénégal notamment ceux des départements de Dagana, Matam et Bakel, dans la vallée du fleuve Sénégal. Ils retiendront, pour la postérité, que c’est en ce jour qu’ils ont communié, au Grand théâtre de Dakar, avec le chef de l’État, Macky Sall et l’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, en présence du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck et du président directeur général de Tse/Afrique, Cheikh Amar, pour réceptionner 1.000 unités de matériels agricoles alloués par le Programme d’appui au projet d’autosuffisance en riz. Aucune organisation faitière du monde rural sénégalais n’a voulu rater l’instant. Du Conseil national de concertation des ruraux du Sénégal (Cncr), aux partisans de Force paysanne, sans oublier la forte présence des productrices réunies au sein de la Fédération nationale des femmes rurales du Sénégal ; le monde rural, dans sa globalité à tenu à magnifier sa reconnaissance au président de la République.

Pour ce dernier, ce nouveau jalon qu’il vient de poser au profit des producteurs du Sénégal ne fait que traduire sa volonté de faire de l’agriculture sénégalaise, le moteur du progrès économique et social. « Un des objectifs majeurs du Plan Sénégal émergent (Pse) », a déclaré Macky Sall. Pour le chef de l’État, la transformation structurelle de notre agriculture passe par l’intensification de la mécanisation agricole. C’est pour traduire cette vision en réalité sur le terrain qu’il a pris l’engagement de mettre à contribution la coopération avec la République de l’Inde. « En dotant le monde rural de 1.000 unités de matériel lourd, il s’agit d’accroître la productivité et de favoriser le bien-être des populations en particulier les ménages ruraux », a-t-il soutenu. Acquis grâce à une ligne de crédit de Exim Bank Inde, pour une valeur estimée à environ 32 milliards de FCfa, le lot de matériel est composé, entre autres, de moissonneuses-batteuses, de tracteurs, de faucheuses, de rizeries et autres équipements de génie civil destinés à l’allègement des travaux dans le monde rural.

Le chef de l’État a profité de l’occasion pour engager les producteurs à faire du Sénégal, le grenier de l’Afrique de l’Ouest. Il a rendu un hommage appuyé à tous les acteurs agricoles pour leur engagement et leur adhésion à sa vision « d’une agriculture moderne, adaptée, inclusive et intégrée, fondée sur le savoir, le savoir-faire et la technologie ». Macky Sall n’a pas manqué de revenir sur certains efforts entrepris au profit des producteurs sénégalais depuis son avènement à la magistrature suprême non sans saluer les performances réalisées par son gouvernement.

20 000 nouveaux ha à aménager dans la vallée
En effet, grâce au Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) et au Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), le Sénégal, a dit le Président Sall, a obtenu des résultats inédits. « Pour le riz, de 405.000 tonnes en 2014, on est passé à 1.015.000 tonnes de paddy en 2017. Le monde rural a été doté, durant cette période également, de 2.000 tracteurs. Tout cela combiné à la formation des acteurs du monde rural afin de favoriser la promotion du producteur », a soutenu le chef de l’État. Il a tenu à réitérer, devant les producteurs du Sénégal, son engagement à redonner à l’agriculteur sénégalais toute la dignité de travailleur de la terre. Évoquant le souci d’inclusion qui l’anime dans cette dynamique, le Président Sall a rappelé le rôle éminent des petits producteurs dans le développement de l’agriculture au Sénégal. Selon lui, ils ne doivent jamais être en rade dans toutes les politiques agricoles en cours. « C’est dans ce souci d’inclusion que 65.303 unités de matériels attelés fabriquées ici au Sénégal par la petite industrie et subventionnées à hauteur de 70 % pour 5 milliards de FCfa ont été remises aux petits producteurs entre 2013 et 2017 », a souligné le président de la République. A ces efforts, il cite également l’augmentation des surfaces aménagées et des infrastructures hydro-agricoles un peu partout dans les zones agroécologiques du Sénégal.

Dans la vallée, le matériel que vient d’acquérir les producteurs du Sénégal sera subventionné à hauteur de 60 %. Il permettra d’aménager plus de 20.000 hectares de terre dans la vallée comme l’a souligné le président directeur général de Tse, Cheikh Amar. Il a promis de porter ce chiffre à 30.000 hectares au terme de cette phase. Le Sénégal peut sans doute compter sur l’appui de la coopération indienne dans cette dynamique. L’ambassadeur de l’Inde au Sénégal qui a réitéré cet engagement au chef de l’État, a promis d’accompagner notre pays dans sa révolution verte.

Selon le Président Sall, il s’agit de tout faire pour mettre fin à la tyrannie des importations de riz au Sénégal. Macky Sall a magnifié l’action du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural et l’exhorte à amplifier les efforts pour faire de l’agriculture, le moteur de la croissance économique au Sénégal.

Seydou Prosper SADIO


 Reactions… 


Korka Diaw, presidente du Reseau des femmes
agriculteurs du Nord
«Une promesse tenue»

Korka Diaw estime que les 1.000 unités que l’État vient de fournir au monde rural sont l’expression d’une promesse tenue par le chef de l’État. « 1000 unités de matériels agricoles, c’est au moins 2.000 emplois créés dans le monde rural », a soutenu Mme Diaw. Elle a magnifié le geste du président de la République et assure du bon usage du matériel sur le terrain à travers un suivi efficient de l’entretien.

Ndiouck Mbaye, presidente de la Federation nationale
des femmes rurales du Senegal
«Les femmes rurales vont porter le parrainage
de Macky Sall»

Comblée par ce geste que le chef de l’État vient d’effectuer à l’endroit du monde rural, la présidente de la Fédération nationale des femmes rurales du Sénégal, Ndiouck Mbaye, a demandé à ce dernier de ne pas s’inquiéter pour sa réélection en 2019. « Ce sont les femmes rurales du Sénégal qui vont te parrainer », a rassuré la productrice. « Nous sommes déjà prêtes pour assurer ta réélection grâce aux efforts que tu accomplis à l’endroit des producteurs et productrices du Sénégal », a soutenu NdioucK Mbaye, devant une foule en liesse.

Najirou Sall, president du Conseil national de
concertation et de cooperation des ruraux
«Nous allons prendre soin du matériel»

Selon le président du Cncr, Macky Sall vient de réaliser, à travers ce geste, un acte que le monde rural sénégalais ne va jamais oublier. «C’est un geste qui renforce la mécanisation du monde rural et contribuera à booster les rendements dans la vallée », a dit M. Sall. Selon lui, Macky Sall peut compter sur la maturité des producteurs.

Aliou Dia, president de Force paysanne
«Un grand pas vers l’autonomisation des producteurs»

D’après le président de Force paysanne, le matériel acquis va renforcer l’autonomisation des producteurs sénégalais dans le monde rural. Au nom des plateformes paysannes du Sénégal, Aliou Dia a salué l’engagement et le professionnalisme du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural et assuré le soutien des producteurs au chef de l’État.

Propos recueillis par S.P.SADIO

En match  comptant pour la 22e journée de la Ligue 1, Teungeuth Fc a battu Génération foot sur le score de 2 buts à zéro. Mi-temps : 0-0. Buts : Aboubakrine Sall (71ème mn) et Alassane Diouf (86ème mn). Avertissements : Pape M Sarr (22emn). Arbitres : Idrissa Konaté assisté de Moustapha Fall et de Badara Ba, tous les trois de la Cra de Thiès.
Les équipes: Tfc : Moussa Sarr(G), Aboubakrine Sall(Cap), Pape Sassy Diallo, Mody Traoré, Mamadou El F Barry, Elh M Baldé, Mohamed Talla Ndong, Auguste Malo (Malickou Ndoye 88ième mn), Ambroises B Mendy (Ibrahima Mané 66ième mn), Alassane Diouf, Malick Sambou (Mor Mberry Diouck 75ième mn). Entraîneur : Souleymane Diallo.
Génération Foot : Cherif Guèye(G), Amdy Konaté (Cap), Pape M Sarr (Oumar Ngalla Sambou 83ième mn), Ababacar Lo, Abdourakhmane Ndiaye, Amadou B Guèye (Baba Diop 79ième mn), Makhtar Ndiaye, Cheikh T Sabalay, Papa Nd Yade, Issa Diouf, Jean L B Diouf. Entraîneur : Balla Djiba.

Teungeuth Fc a récolté une victoire précieuse aux dépens de Génération foot, prenant du coup une bonne option dans la course vers le titre. Pourtant, rien au cours de la première période ne pouvait laisser présager d’une telle issue. Pour la simple raison que la partie a été bien équilibrée même si des temps forts ont été notés des deux côtés, où chacune des deux équipes a vainement cherché la faille à exploiter pour espérer scorer.
C’est dans ce tempo que les deux formations ont regagné les vestiaires. A la reprise, les joueurs de Génération foot ont tenté de mettre la pression sur les Rufisquois qui, après avoir passé un moment à se défendre, ont inversé la tendance en multipliant les offensives vers les buts gardés par Moussa Sarr.  A la 71e minute, les Rufisquois bénéficient d’un coup franc. C’est le capitaine, Aboubakrine Sall qui, bien inspiré, a réussi à tromper et le mur et le portier de Génération si surpris qu’il est resté figé au moment où le ballon se logea dans sa cage. Les tribunes explosent et les Rufisquois retrouvent la confiance et un moral d’acier. Ils améliorent leur jeu, prennent complètement le contrôle de la partie et s’emploient à rendre davantage difficile la tâche à Génération foot dont la défense a fini par perdre ses repères. En effet, à la faveur d’une nouvelle offensive amorcée à la 83ème minute, un centre parti de la droite retrouve la tête d’Alassane Diouf qui dévie, de manière très intelligente, le ballon dans les filets de Génération foot. Se sentant complètement à l’abri d’une égalisation de l’adversaire, Tfc renforce le milieu et maintient la cadence. Le score reste inchangé jusqu’au coup de sifflet final.

Abdou DIOP

 

Somone : On n’avait pas fini d’épiloguer sur le refus des coureurs sénégalais d’enfourcher leur vélo qu’un autre problème a surgi à quelques heures du départ. La première étape qui devait quitter Dakar pour rallier Thiès par Diamniadio, Sébikotane, Keur Moussa, Bayakh,  Notto, Mboro, Tivaouane et Thiès (143km) est annulée !  L’information avait aussitôt fait le tour des états-majors des différentes équipes qui se préparaient à prendre le départ. La raison : le médecin qui devait faire partie de la délégation était absent, alors que le départ était prévu à 9 heures précises. Deux heures de temps après cette attente, le président du jury des commissaires, le Français Max Michaud, d’un commun accord avec le délégué technique de l’Uci, Laurent Bezault, et le directeur du Tour Michel Thioub, a dû se résoudre d’annoncer la nouvelle (voir explications, ailleurs). Ce n’était vraiment pas bien partie pour les organisateurs et la douzaine d’équipes engagées dans cette 17e édition du Tour international du Sénégal. Et, c’est la mort dans l’âme que le directeur du Tour, Michel Thioub,  donna l’ordre à toute la caravane de rallier la Somone pour y passer la nuit. Et ce matin, quand tout rentrera dans l’ordre, la 2e étape Thiès - Saint-Louis va s’ébranler pour disputer la compétition. Une étape longue de 181 km que l’Algérien, Islam Mansouri, avait remportée l’année dernière, ouvrant la voie au succès des Fennecs de l’équipe de Sovac.

Max Michaud, president du jury«Ç’aurait été une grandeimprudence de ma part…»

Accroché avant le départ pour la Somone, le président du jury des commissaires, Max Michaud, a donné les raisons de l’annulation de la première étape d’hier. « Les raisons sont évidemment très simples, et il y en a plusieurs, mais la plus importante, c’est que les conditions de sécurité n’étaient pas du tout assurées puisque manquait à l’appel le médecin de la course. Ça, c’est le point numéro un. Le second point, c’est qu’il n’y avait pas deux ambulances dans l’épreuve comme le stipule le règlement international. Donc il était inconcevable de laisser partir plus de 70 coureurs sans un médecin et sans deux ambulances. C’aurait été une grande imprudence de ma part. Une autre raison, c’est que le départ était prévu à 9 h et qu’il était midi moins le quart quand nous avons pris cette décision de bien vouloir attendre le médecin. Ce dernier est finalement arrivé, mais trop tardivement. Mais il n’y avait pas que ça, il manquait les voitures de directeurs sportifs. A mon avis, tout rentrera dans l’ordre afin qu’on puisse attaquer la deuxième étape. Il n’y a pas de conséquences pour les coureurs, ils étaient venus pour gagner une étape. Mais il n’y aura pas d’impact sur les autres étapes », a indiqué Michaud.


Islam Mansouri, Algérie «Nous sommes venuspour gagner à nouveau»

Il avait été le principal artisan de la victoire finale de son équipe lors de l’édition 2017, en remportant plusieurs étapes et au finish, le maillot jaune du Tour. Le voilà qui revient cette année, animé par la même intention. Remporter à nouveau le Tour cycliste international du Sénégal. Islam Mansouri, le chef de file de l’équipe Sovac Natural4Ever, qui reconnaît qu’il y a des adversaires de tailles cette année, estime toutefois que son équipe a les capacités de remporter ce Tour 2018. Cependant, il a tenu à exprimer sa déception par rapport à l’annulation de la première étape. « Je suis effectivement très déçu de voir cette première étape annulée, parce qu’on avait bien préparé cette entrée en matière. L’année dernière, l’organisation était parfaite, mais cette année, ça commence mal », a-t-il déclaré, d’emblée. Avec l’espoir que tout va rentrer dans l’ordre, Islam Mansouri souligne également que cette annulation de la première étape risque de perturber leurs plans d’attaque. « L’année dernière, j’avais remporté le maillot jaune. Cette année encore, on est venu pour gagner le Tour. C’est vrai qu’il y a des adversaires de taille pour cette année, mais on va se battre encore pour remporter le Tour. On va attendre de voir de quoi sont capables nos adversaires pour se faire une idée de leurs capacités. L’année dernière, j’ai gagné Thiès - Saint-Louis, et je compte rééditer. On a un peu remanié l’équipe car celle de l’année dernière était plus jeune », a-t-il souligné.

Becaye Traore, Senegal
«Nous attendons que les promesses se tiennent»

Le capitaine des Lions du cyclisme était très remonté contre ses dirigeants. Non seulement lui et ses camarades étaient confrontés à un problème de préparation et de moyens, mais voilà qu’est venu se mêler l’annulation de cette première étape. Hier, il a fallu de dures négociations entre eux, les dirigeants du Tour et un partenaire de l’organisation. Finalement, un compromis avait été trouvé au grand soulagement des fans de l’équipe nationale du Sénégal. Car ils voyaient mal le Sénégal organiser un Tour cycliste chez lui sans ses coureurs, comme ce fut le cas du Gabon, il y a deux ans. Finalement, tout est rentré dans l’ordre grâce à l’intervention d’un sponsor partenaire (sponsor leader). N’empêche, la menace est toujours brandie comme une épée de Damoclès, car les coureurs attendent de voir la concrétisation des promesses faites pour remonter sur leur vélo. Et le capitaine de l’équipe nationale a été on ne peut plus clair. « La fédération ne nous considère même pas. Parce que comment peut-on organiser un Tour du Sénégal sans mettre ses coureurs dans les conditions de performance ? C’est impensable. Nous n’avons pas eu de préparation et on veut que nous gagnions, c’est impossible. Les autres sont plus prêts que nous donc nous ne pouvons pas gagner contre eux. Nous avons simplement fait les Tours du Mali et de la Mauritanie, sans plus. Mais ce n’était pas relevé comme nous le souhaitions. Nous ne connaissons pas le ministère des Sports, même si c’est l’Etat qui doit nous préparer. Nous avons plutôt affaire avec la fédération car c’est notre interlocuteur direct. Malheureusement, rien n’est fait de ce côté-là. Donc avec les conditions actuelles, nous ne pouvons rien espérer dans ce Tour. En somme,  nous sommes un peu découragés, nous ne sommes pas motivés », a indiqué Bécaye Traoré. A son avis, c’est une équipe sénégalaise remaniée qui participe, cette année, au Tour cycliste, mais le plus grave, à son avis, c’est que beaucoup d’entre ceux qui étaient là, l’année dernière, ont arrêté à cause des problèmes de préparation. « Nous n’avons pas eu de regroupement, ni de préparation. Nous avons passé la nuit chez nous à la veille de la course. En tout cas, une chose est claire, si on ne nous donne pas nos primes, nous ne participerons pas à la course. Les dirigeants ont promis de régler le problème, maintenant nous attendons. Si le problème est réglé, nous participerons, sinon nous rangeons nos vélos. Ils nous ont promis mais moi je ne crois plus aux promesses car elles n’ont jamais été tenues », a-t-il martelé.

 

L’étape du jour Thiès-Saint Louis (181km)
La bataille fera rage derrière les Algériens de Sovac Natura4Ever. Finalement, 12 clubs et équipes nationales vont participer officiellement à ce Tour 2018. Car la Rdc et la Gambie n’ont pu faire le déplacement. Mais, ce Tour 2018 sera très disputée si l’on se réfère à la qualité des participants. Les Hollandais de Global Cycling Team, les Allemands d’Embrace The World Team, les Français du Club de la Défense, les Rwandais qui reviennent très forts, de même que les Burkinabés habitués des grands Tours, les inconnus de Kenyan Riders ainsi que les Canadiens de Vélo Select Apogée et les Suisses de la sélection Romande qui vont découvrir le Tour du Sénégal. Toute cette belle brochette d’équipes rompues aux grands Tours s’élancera dès ce matin pour disputer la première vraie étape, après l’annulation de Dakar-Thiès. Mais une chose est sure, tous seront là pour une seule cible : arracher le titre à l’équipe algérienne de Sovac Natura4Ever. Belles perspectives en somme sur les routes du Tour. A commencer par cette plus longue étape entre Thiès et Saint-Louis qui devrait déterminer l’état de forme des uns et des autres. Une étape qui comptera trois sprints intermédiaires à l’entrée de Mékhé, à l’entrée de Kébémer et au stade Alboury Ndiaye de Louga. Tout un combat pour la victoire d’étape qui devrait dessiner les contours de cette journée de course.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

Un professeur palestinien et membre du Hamas a été assassiné samedi à Kuala Lumpur, en Malaisie, a annoncé le mouvement islamiste à Gaza, la famille de la victime accusant le Mossad israélien.

Fadi el-Batch, 35 ans, a été tué par balles par deux suspects, probablement liés à des services de renseignement étrangers, en se rendant à une mosquée pour la prière de l’aube, selon les autorités malaisiennes.
M. Batch était «un ingénieur électrique et un expert dans la fabrication de roquettes», a affirmé le ministre malaisien de l’Intérieur Ahmad Zahid Hamidi, cité par l’agence de presse officielle Bernama. «Il était probablement devenu un élément gênant pour un pays hostile à la Palestine», a-t-il ajouté, précisant que le professeur devait se rendre, samedi, en Turquie pour participer à une conférence internationale. Selon le ministre, la police malaisienne fera appel à Interpol pour retrouver les suspects, certainement de nationalités européennes.

Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a affirmé que le chercheur dans le domaine de l’énergie faisait partie de ses membres. Il n’a pas pointé du doigt des responsables, alors qu’il accuse souvent Israël immédiatement, son ennemi juré, de tels assassinats.

AFP

 

L’opposition radicale mauritanienne, qui a boycotté les élections législatives et municipales en 2013, a annoncé sa participation à celles qui sont prévues au second semestre.

«Nous avons décidé de participer à ces élections, car nous n’acceptons pas de rester en marge du processus devant conduire à une alternance politique dans le pays en dépit de la gestion unilatérale de ce processus par le pouvoir», a dit le président du Forum national pour la démocratie et l’unité (Fndu, opposition radicale), Mohamed Ould Moloud, lors d’un point de presse à Nouakchott. Les prochaines législatives et municipales sont prévues en août-septembre prochains. La quasi totalité de l’opposition radicale a boycotté les dernières organisées en 2013 et qui ont été largement remportées par le pouvoir.
L’annonce de la participation du Fndu aux scrutins d’août-septembre intervient après la révélation, le 17 avril, par le pouvoir et l’opposition, de l’échec d’un dialogue secret entre ces deux parties en vue d’un accord politique pour préparer ces élections.
Mohamed Ould Moloud a évoqué l’annonce, mercredi, par le gouvernement, de la formation d’une nouvelle Commission électorale nationale (Ceni) de 11 personnes, dont des représentants de l’opposition modérée, sans aucun membre de l’opposition radicale.
«Cette Ceni est illégale. Nous allons faire appel devant la justice contre sa constitution qui exclut un pan important de l’opposition en violation de la loi la créant», a dit le président du Fndu.

AFP

 

Le parti présidentiel du Front de libération nationale (Fln), au pouvoir en Algérie, a réitéré son appel à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, en dépit d’une santé affaiblie à 81 ans, a rapporté l’agence de presse officielle Aps.

Le 7 avril, le secrétaire général du Fln, Djamel Ould Abbès, avait publiquement fait part du «souhait» et du «désir des militants de voir Bouteflika poursuivre son œuvre» après 2019.
«Cet appel au président vise à garantir la continuité pour la sécurité du pays et dans l’intérêt des génération montantes», a déclaré, samedi, M. Ould Abbès lors d’une réunion régionale à Djelfa (270 km au sud d’Alger).
Il a toutefois précisé que «le dernier mot à ce sujet revient au président lui-même».

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait emboité le pas au secrétaire général du Fln, émettant le souhait, le 15 avril, que M. Bouteflika brigue un 5e mandat.
A un an de la fin du mandat du chef de l’Etat, en avril 2019, les spéculations vont bon train en Algérie autour d’une nouvelle candidature du président Bouteflika, au pouvoir depuis 1999 et très affaibli depuis cinq ans par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (Avc).

Des jours après le premier appel du Fln, M. Bouteflika avait fait, le 9 avril, une très rare apparition devant la population en inaugurant, en fauteuil roulant, dans le centre d’Alger, une mosquée historique rénovée et deux nouvelles stations de métro.

AFP

L’état de grâce de Macron semble définitivement terminé avec la très controversée réforme de l’asile et de l’immigration dont l’examen du projet de loi à l’hémicycle français divise la classe politique.
Le projet de loi propose une réduction des délais pour déposer une demande de titre de séjour pour asile de 120 à 90 jours et pour faire un recours de 30 à 15 jours. « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». La célèbre phrase de Michel Rocard, alors Premier ministre français, est réutilisée à souhait avec le projet de loi dont l’objectif est de réformer le droit d’asile mais aussi de séjour des étrangers en France. C’est cette deuxième partie qui concerne le plus d’étrangers. Dimanche dernier, au cours d’une interview à la télévision, le président français a pointé « un phénomène migratoire qui va durer » et qui pèse sur les « citoyens (français) les plus modestes » pour justifier son projet très controversé.

A l’Assemblée nationale française, le projet vise à réduire la durée moyenne de traitement des demandes d’asile de onze à six mois. Si la loi est adoptée, le délai de dépôt des demandes d’asile va passer à 90 jours contre 120 actuellement. L’autre point très discuté du projet de loi concerne le passage devant le juge administratif et le juge des libertés et de la détention en visioconférence. La procédure, quelque peu exceptionnelle actuellement, serait facilitée par la future loi pour les étrangers placés, dès leur arrivée en territoire français, en zone de rétention dont certains sont mitoyens des aéroports. Dans les fils d’attente des contrôles de la Police aux frontières à l’aéroport d’Orly ou de Roissy, il n’est pas rare de voir des étrangers prendre la direction des centres de rétention pour vérifier la fiabilité des documents présentés afin d’avoir le droit de séjourner en France. Avec la nouvelle loi, la durée maximale dans les centres de rétention – des prisons à ciel ouvert – va être augmentée de 45 à 90 jours. Dans la législation actuelle, si l’administration française n’avait rien trouvé ou si elle n’avait pas le temps de statuer sur le dossier d’un étranger, elle le libérait au bout des 45 jours. Ce qui était –  de facto – une entrée (même non officielle) sur le territoire français.

Il y a cependant certains points de la réforme qui soulèvent moins de polémique. C’est le cas des titres de séjour de personnes bénéficiant de la protection subsidiaire et des apatrides : il passe actuellement de un à quatre ans. La réforme projette de mieux protéger les femmes étrangères victimes de violences conjugales et les jeunes filles « menacées » d’excision. Il en est de même pour les enfants bénéficiant du droit d’asile. Ces derniers pourront demander la réunification familiale. La nouvelle disposition s’appliquera aux frères et sœurs comme elle est l’est actuellement pour les parents.

Par Moussa DIOP

 

Pilonnage de la droite, offensive de la gauche et contestation au sein même de la majorité présidentielle : la guerre de tranchées se poursuivait, hier, au Parlement français, autour du projet de loi très contesté sur l’asile et l’émigration.

Alors que les débats, entamés le 16 avril, devaient se clore vendredi avec le vote final, les discussions se poursuivaient encore, hier, sur cette réforme emblématique du président Emmanuel Macron et la plus contestée au sein de ses députés. Lors du votre final, prévu hier soir, une quinzaine d’entre eux pourraient ainsi s’abstenir, voire voter contre, comme l’a promis l’un d’eux, Jean-Michel Clément ; ce qui devrait entraîner son exclusion.
Plus d’un millier d’amendements ont été déposés, dont 200 présentés par Lrem, le parti présidentiel.

Toujours sensible, la question de l’immigration a été au centre de la campagne présidentielle, l’an dernier, marquée par la qualification pour le deuxième tour de la cheffe de l’extrême droite, Marine Le Pen.
Le projet de loi vise une «immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie», selon le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.
«On ne peut pas prendre toute la misère du monde», a récemment déclaré Emmanuel Macron. La France a enregistré un peu plus de 100 000 demandes d’asile en 2017, un record, et a accordé l’asile à 36 % des demandeurs. Le pays comptait près de six millions d’immigrés en 2014.

Le projet prévoit notamment de réduire à six mois les délais d’instruction de la demande d’asile, pour entamer rapidement l’intégration des réfugiés, et à l’inverse, de faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.
La droite et l’extrême droite accusent le texte de «laxisme», tandis que la gauche et une partie de Lrem le considèrent trop «répressif». Les détracteurs du projet de loi dénoncent en particulier le doublement de la durée maximale de rétention des étrangers de 45 à 90 jours, nécessaire selon le gouvernement pour pouvoir expulser les déboutés mais qui, selon la gauche, «normalise» le fait «barbare» que des enfants pourront être enfermés 90 jours.

La France a été condamnée à ce sujet plusieurs fois par la Cour européenne des droits de l’Homme (Cedh). Gérard Collomb a présenté la rétention comme «un ultime moyen» et l’enfermement d’enfants comme «exceptionnel». L’article a été adopté samedi soir.

Visiblement dans un geste d’apaisement, le projet de loi a été assoupli sur le «délit de solidarité» sanctionnant les personnes venant en aide aux migrants. Ce délit, vivement contesté, pénalise des citoyens venant en aide aux migrants nécessitant des secours. L’article prévoit dorénavant des «exemptions», notamment lorsqu’il s’agit de donner soins, hébergement ou nourriture.

AFP

 

L’édition 2018 du Festival international de jazz de Saint-Louis se déroulera du 26 avril au 1er mai 2018. Un budget de 270 millions FCfa est prévu.
 « On espère boucler ce budget, comme à l’accoutumée. Le chef de l’Etat a apporté sa contribution financière. Le ministère de la Culture a prévu également de contribuer financièrement à l’organisation de cette 26ème édition. Le maire a convoqué les responsables et membres de l’association Saint-Louis/Jazz à une réunion et un Crd spécial, consacré à l’édition de cette année, sera présidé par le gouverneur Alioune Aïdara Niang », a dit, hier, le président de l’association Saint-Louis/Jazz, Me Ibrahima Diop. Il a tenu à remercier vivement le président du Cnoss, Diagna Ndiaye, qui, à lui seul, a fait lever des fonds pour le festival. « Aujourd’hui, pour cette présente édition, 50% des avances des artistes sont payés à hauteur de 60 millions FCfa », a souligné Me Ibrahima Diop. Pour ce qui est du plateau artistique, cette édition n’a pas de tête d’affiche, « les jazzmen qui se produiront sur la Place Faidherbe sont tous des têtes d’affiche. Ils viendront des Etats-Unis, des pays d’Europe, d’Afrique, etc. ». Parlant de cette programmation artistique, il a rappelé que l’ouverture sera sénégalaise avec la prestation du percussionniste de « Tama » Assane Thiam et ses 50 joueurs de « Tama », qui sera suivie de celle d’un grand orchestre du Grand-Duché de Luxembourg.

L’orchestra Aragon de Cuba se produira sur la scène du « In » avant la clôture de ce festival par le talentueux guitariste franco-sénégalais, Hervé Samb. Pour Me Diop, ce festival est un levier économique fort pour le Sénégal, et « de nombreux acteurs culturels se bousculeront encore au portillon pour s’inspirer de l’expérience enrichissante et fructueuse de Saint-Louis/Jazz ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Makram Mohamed Ahmed, président du Conseil suprême pour l’organisation des médias en Egypte, a exhorté les jeunes cadres journalistes africains à unifier leurs plumes, pour changer l’image de l’Afrique. Il s’exprimait samedi, à l’ouverture de la 51ème session de formation réservée aux jeunes cadres journalistes africains, au Caire.

L’écrivain Makram Mohamed Ahmed, président du Conseil suprême pour l’organisation des médias en Egypte, a souligné l’importance, pour les journalistes, de jouer le rôle qui leur permettrait de « corriger l’image » sapée de l’Afrique. C’était samedi 21 avril, à l’ouverture de la 51ème session de formation réservée aux jeunes journalistes africains, au siège de la radio et de la télévision égyptienne.

D’après l’écrivain, les hommes de médias doivent « unifier leurs plumes » dans ce sens, afin aussi, d’élever le niveau des jeunes.
« Nous cherchons une coopération qui doit être traduite en collaboration. J’espère que le stage sera bénéfique à tous les participants. Dans les années à venir, nous aurons des programmes plus efficaces », a dit Makram Mohamed Ahmed, qui plaide pour des « relations » solides et non de « circonstance ».

Aussi, a-t-il demandé aux journalistes d’être plus assidus, d’avoir davantage d’éthique et d’évaluer le déroulement du stage.
Saluant la prise de conscience des journalistes, le président Makram Mohamed Ahmed souhaite que cette 51ème session de formation des jeunes cadres journalistes africains soit un début et non la fin d’une collaboration. Quant à l’ambassadeur Ahmed Haggag, conseiller de l’Union des journalistes africains (Uja), il s’est félicité de la tenue de cette session de formation depuis 1977, malgré les problèmes d’ordre financier. « Je pense que vous allez informer de ce que nous avons réalisé, car vous êtes les ambassadeurs de vos pays », a dit M. Haggag.

Shu’aibu Usman Leman, secrétaire national de l’Union des journalistes du Nigeria, a magnifié les efforts de l’Egypte dont le niveau de civilisation est connu partout, car ce pays est considéré comme le berceau de l’humanité ; et c’est aux journalistes de tirer le maximum de profit durant ce stage. A l’en croire, cette session de formation est un moment pour établir un réseau de contact.
La 51ème session de formation des jeunes cadres journalistes africains, organisée par l’Union des journalistes africains (Uja) et le Conseil suprême pour l’organisation des médias en Egypte, prendra fin jeudi 10 mai.

Serigne Mansour Sy CISSE (envoyé spécial au Caire)

 


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