La 9e journée du championnat pro de Ligue 1 disputée ce week-end a confirmé la bonne santé de Génération foot qui s’est défait de Dakar Sacré Cœur dans le duel des extrêmes.

Pendant ce temps, le Stade de Mbour étrillait la Sonacos, alors que l’autre club Mbourois (Mbour PC) subissait un revers devant Teungueth Fc.

Le Diaraf, quant à lui, revenait plus fort devant Gfc, tandis que Diambars continue sa traversée du désert avec une nouvelle défaite devant la Douane.

Enfin, Niarry Tally et Ndiambour et Linguère-Casa Sports se quittaient sur un nul.

Les résultats : Génération Foot-Dakar Sacré Cœur : 2-1, Teungueth Fc-Mbour Pc : 1-0, Diambars-Douane : 0-1, Diaraf-Guédiawaye Fc : 2-0, Niarry Tally-Ndiambour : 2-2, Linguère-Casa Sports : 1-1, Stade Mbour-Sonacos : 3-0

Ex-footballeur de légende, George Weah est investi président du Liberia ce lundi matin à Monrovia. Son arrivée au pouvoir ravive les attentes et les espoirs que sa victoire a soulevé, surtout chez les jeunes. C'est la première fois depuis les années 1940 qu’un chef de l’État démocratiquement élu succède à un autre au Liberia.

Ce n’est pas tous les jours qu’un Ballon d’or succède à un prix Nobel. George Weah est investi en grande pompe ce lundi à Monrovia.

La cérémonie a lieu au stade Samuel K. Doe, le plus grand de Monrovia, là où George Weah a tenu son dernier meeting avant de remporter le scrutin du 26 décembre. L’investiture, à laquelle sont conviés parlementaires, diplomates et chefs d’État étrangers, sera suivie d’un déjeuner, toujours au stade, et d’un bal, en début de soirée.

La victoire de l'ancien footballeur international, le gamin élevé par sa grand-mère dans le bidonville de Gibraltar, à Monrovia, suscite l’espoir au Liberia, surtout chez les jeunes. Au lendemain de la victoire, George Weah a promis de transformer le Liberia en profondeur grâce au secteur privé, assurant que les investissements privés allaient, à terme, remplacer l'aide au développement.

Au palais présidentiel, le « Manoir exécutif » comme on dit à Monrovia, George Weah sera épaulé par la vice-présidente Jewel Howard Taylor, une économiste, sénatrice et ex-épouse de Charles Taylor, le président libérien incarcéré pour crimes de guerre en Sierra Leone.

La corruption, un problème que la présidente sortante n’a pas réglé
Le palais présidentiel, rénové par suite d’un incendie, en 2006, est le symbole des défis qui attendent le nouveau chef de l’Etat. La résidence officielle brille comme un sou neuf, même si 8 millions de dollars qui devaient être consacrés à sa réfection ont disparu dans la nature, selon la « Cour des comptes » libérienne. La corruption est un problème que la présidente sortante n’a pas réglé. Ellen Johnson Sirleaf l’a reconnu elle-même lors de son dernier discours sur l’état de l’union, l’an dernier.

Pour Lawrence Yealue de l’ONG Accountability Lab, à Monrovia, le nouveau président devrait garantir l’indépendance de la commission anticorruption : « Sous la présidente Sirleaf, on sait que la commission a instruit 22 dossiers mais porté des accusations dans uniquement deux cas. On ne peut que s’interroger sur ce qui s’est passé en cours de route. La justice est pourtant au cœur de la réconciliation nationale parce que, quand les gens voient certaines personnes s’enrichir du jour au lendemain, cela fait jaser ».

Pour l’instant, nul ne sait ce que fera le nouveau chef de l’État pour lutter contre les fraudes en tout genre. La presse libérienne relève, cependant, que le président élu tarde à déclarer son patrimoine comme il est pourtant tenu de le faire.

Décryptage : quelles sont les attentes envers celui qui apparaît comme novice en politique?
« Nous attendons de voir le cabinet qu'il devrait former dans les prochains jours. Mais nous avons un jeune président, quelqu'un qui n’a pas été politiquement connecté, quelqu'un qui n'est pas si profondément enraciné dans le corps politique du pays, ça devrait lui permettre d'apporter une nouvelle énergie, un nouvel esprit et de redonner un nouvel élan national pour réformer le pays, et transformer la vie des gens », analyse Ibrahim Al-Bakri Nyei, analyste politique libérien basé à la School of Oriental and African Studies de l'Université de Londres, retourné dans son pays pour l'occasion.

« Nous nous attendons à ce qu'il lutte pour former un gouvernement inclusif, un gouvernement intègre. Pour l'instant, nous avons une économie qui fonctionne au ralenti, donc cela va être un défi majeur pour le nouveau gouvernement. George Weah prend les commandes d'un pays ou les problèmes sont gigantesques, mais d'une certaine façon je vois le verre à moitié plein. Il a des réformes importantes à engager et doit s'efforcer de stabiliser l'économie, il doit s'efforcer de soutenir les réformes, mais il pourra aussi introduire des idées novatrices dans la politique et l'économie. »

Le retour de l'ex-femme de Charles Taylor
Jewel Howard-Taylor, l’ancienne femme de Charles Taylor, accède à la vice-présidence. Charles Taylor purge, lui, une peine de 50 ans de prison en Grande-Bretagne pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre perpétrés en Sierra Leone voisine. Portrait de l'ancienne première dame aujourd'hui vice-présidente du Liberia et qui est investie aujourd'hui également.

On la décrit comme une politicienne hors pair, une voix qui compte. Jewel Howard-Taylor a joué en tout cas un rôle majeur dans la victoire de George Weah.

Son mari ? Elle l'a rencontré dans les années 1980. Elle était encore étudiante. Des études en économie qu'elle poursuivra aux Etats-Unis alors que Charles Taylor prend la tête du Front national patriotique du Liberia dont les troupes vont commettre les pires atrocités. C'est en 1996, après les accords de paix, que Jewel Howard-Taylor rentre au Liberia. Un an plus tard, Charles Taylor devient président, elle, première dame.

Que savait-elle des crimes commis par son mari ? De la guerre civile en Sierra Leone ? Du recrutement des enfants soldats au Liberia ? La question n'a jamais été véritablement tranchée.

Elle a divorcé en 2006, un an après avoir été élue sénatrice du comté de Bong, une des provinces les plus peuplées du pays, l'ancien fief de Charles Taylor qui est aujourd'hui le sien. Son parti, le NPP, a « changé », assure-t-elle, « il faut aller de l'avant ». A 54 ans, cette femme d'influence devient le numéro deux du pouvoir libérien.

Source : Rfi.fr

"Le Soleil" en partenariat avec France Médias Monde

 

L’exploitation du zircon n’a pas encore démarré dans les sables mouvants de Niafrang puisque les populations s’y opposent et manifestent de plus en plus pour des études sérieuses sur son impact sur l’écosystème. Selon elles, cette activité présente des risques de disparition de la mangrove, des produits halieutiques, et constitue une menace pour leur existence. D’où leur incompréhension dans une zone pourtant classée « Aire marine protégée ». A les en croire, la dune à exploiter protège les rizières et les habitations et sert également de digue naturelle contre l’avancement de la mer et l’érosion côtière.

Niafrang est situé entre Diouloulou et Kafountine, en retrait un peu de la route nationale qui les relie. Une fois arrivé au village de Bandjikaky, on emprunte une bifurcation, lieu choisi par les conducteurs de moto « Jakarta » pour y installer leur gare routière. Et comme les véhicules ne prennent pas cette direction, les voyageurs ralliant ce bled sont obligés de descendre pour ensuite monter à bord de ces engins à deux roues. Et avant d’y parvenir, une vraie odyssée commence à travers une route rouge ocre, poussiéreuse, faite en latérite et minée par de nombreux dos-d’âne à chaque deux cents mètres presque et souvent dangereux. Au cours du voyage, nous traversons le village de Kabadio, celui-là réputé célèbre pour le repos des victimes du bateau le « Joola ». Ce cimetière situé à la sortie des habitations, dans une zone pleine d’arbres ombrageux qui décorent la végétation forestière. Le reste du parcours pour regagner notre destination doit se faire sur un sentier pas encore inscrit dans l’agenda du Programme d’urgence et développement communautaire (Pudc), domaine de prédilection des charrettes et autres transports ruraux. Après quelques minutes d’arrêt d’observation et de recueillement pour les victimes ci-gît, l’aventure se poursuit sous un air doux découlant du vent de la mer.

Situé dans la commune rurale de Kafountine, au Nord du département de Bignona, ce beau village ressemble à une presqu’île. Il est juché au bord de la mer à l’Ouest, limité au Nord la Gambie, au Sud par Abéné et à l’Est par Kabadio. Si proche, si loin, Niafrang qui demeure enclavé et repoussé aux confins d’un océan qui l’empêche de s’étendre, se pointe à l’horizon. Les pilons et autres bruits des habitants résonnent à peine. Nous sortons des sentiers battus de la forêt de Kabadio et apercevons une rizière reliée par un petit pont et les premières maisons. Et sur l’entrée principale, se trouve une église, au milieu d’une place publique avec des arbres à palabres. Celle-là dont la cloche a servi d’alerter les populations lorsqu’il s’est agi de les mobiliser pour arrêter le début d’exécution des travaux d’exploitation du zircon.

A Niafrang, la plupart de la population provient des îles Karones en Casamance qui, à force d’exode rurale en quête de nourriture, ont fini par s’installer il y a presque près d’un siècle. C’est un petit village où vivent cinquante âmes dans une harmonie parfaite. Il y a les familles Coly, Diabang, Sadio, Diassy, Mané, etc. Les populations vivent d’agriculture, de pêche et de cueillette. Le chef de village, Amaye Sadio, alerté par notre visite, nous accueille dans une ambiance conviviale malgré son âge et son état de santé qui n’est pas des meilleurs. C’est son petit frère Frédéric Momo Sadio qui reprenait ses paroles. « Nous vivons dans la paix et la concorde dans ce village. Tous les sujets qui surviennent sont soumis à discutions au sein de la population », dit-il.

Un reportage de Cheikh Malick COLY

SAUVEGARDE DE L’ÉCOSYSTÈME
Niafrang NonUne visite guidée par le président du Comité de lutte contre l’exploitation du zircon et le président de la jeunesse de Niafrang a permis de voir le périmètre qui est la cause du litige entre les populations et la société exploitante. Ousmane Sané, président du Comité de lutte contre l’exploitation du zircon et Michel Coly, président de la jeunesse, nous conduisent afin de constater sur le terrain les effets que pourrait induire l’exploitation du zircon. Ces deux responsables gardent espoir que leur combat pour un développement harmonieux de la zone sera bien soutenu par les pouvoirs publics et les personnes de bonne volonté qui participent aux initiatives de la sauvegarde de l’écosystème. « Cette partie-là en hauteur est censée arrêter l’avancée de la mer contre le village qui est dans le bas-fond », explique le jeune exploitant d’un campement touristique sur les abords.

Quand on quitte le village pour la mer, et avant de voir l’océan, s’érige une montagne, c’est cette bande dunaire ciblée pour être affaissée. On monte et on descend. « Voyez les rizières, quand tu viens, tu montes et puis tu descends; donc jusqu’à Diouloulou, c’est un bas-fond », explique M. Sané, selon qui « la mer avance, zircon ou pas, l’eau progresse vers les habitations ». Ainsi à l’en croire, il faut penser à mettre des digues pour éviter d’autres catastrophes. La plage perd de plus en plus sa surface, engloutie par les eaux qui gagnent du terrain. « Si on rase cette partie à la recherche de zircon, on fait un boulevard ouvert à l’eau qui va remonter facilement pour gagner le village », raconte-t-il.

Entre cette dune et le village, se trouvent des rizières qui permettent une activité agricole comme unique survie de ces populations. Et comme en Basse Casamance, la culture du riz est le moteur de la vie des populations. Ces dernières n’entendent pas compromettre ces vastes surfaces rizicoles qui les stabilisent dans leur fief rural face à une émigration de plus en plus pressante chez les jeunes. Et, selon nos sources sur place, c’est même toute la partie ouest, du Nord au Sud de la Casamance, où l’on retrouve la présence du zircon.

Conscientes de la menace sur les changements climatiques, les populations demeurent sur le qui-vive et entreprennent des actions pour faire face à l’avancée des eaux de l'océan. Ousmane Sané soutient ne pas être un scientifique ni un géologue, mais sa présence depuis les années 90 permet de percevoir les effets néfastes qu’un tel projet entraîne. « Il y avait un pont dans les années 90 qui permettait de traverser pour aller de l’autre côté, mais vous avez vu, il s’était affaissé car l’eau a tout pris, il a été submergé », affirme-t-il. Aujourd’hui, ce pont qui permettait aux populations de se rendre dans les bolongs pour cueillir les huitres et autres produits de pêche artisanale a disparu. On y voit que les mouvements des vagues très fortes de l’océan. Le risque est grandissime et personne ne peut s’aventurer. Car en marée haute ou basse, on ne peut traverser pour se retrouver de l’autre côté. Autre beau rêve de développement des populations, c’est l’essor du tourisme sur la zone côtière. Quelque cinq campements ruraux fonctionnent sur place. Ce qui permet à quelques jeunes du village de trouver une activité lucrative évitant le syndrome de l’exode rural ou l’émigration vers d’autres eldorados. Les petits hôtels, les rangées de filaos qui existaient ne sont plus qu’un mauvais souvenir pour les populations qui continuent de subir les affres de l’avancée de la mer.

Une végétation de mangroves alignée sur une bande ne constitue que le seul rempart de protection pour tout ce qui reste de la terre avant les dunes à polémique. « Nous pensons que les pouvoirs publics pourraient aider à un développement endogène de ces zones riches en matières premières pour aider les jeunes à rester sur place et non abandonner leur localité d’origine pour aller souffrir ailleurs », s’émeut-il. Seulement, s’interroge-t-il, ces zones ne contiennent que de zircon qui serait exploité pour une durée de cinq ans et puis c’est fini ? Il ne reste qu’un bolong qui jouxte les dunes à zircon.

Cheikh Malick COLY

UN VILLAGE NICHÉ DANS LES BAS-FONDS
La zone d’exploitation est une dune qui fait face à la mer comme un oiseau dans le ciel surplombant l’océan. Si l’on se met sur le site, on aperçoit à perte de vue la surface plane des eaux et les mouvements ondulatoires sans cesse des vagues. Pour le petit frère du chef du village, le sujet sur l’exploitation du zircon est un problème qui dérange tout le monde.

Frédéric Momo Sadio admet que les populations souffrent même d’une peur énorme comme au temps des moments durs de la rébellion dans cette partie de la Casamance. « On ne veut même plus parler de zircon et on compte sur la raison d’exploitabilité d’un tel projet avec des personnes qui prennent en compte l’intérêt des populations », déclare le frère cadet du chef de village.
Si l’on en croit les populations trouvées sur place, le village de Niafrang niché dans les bas-fonds n’a que ça comme protection contre la menace de la mer qui ronge peu à peu le continent.

Cette zone longue de 6 km et large de 150 à 200 m par endroit va de Katong en Gambie à Abéné au Sénégal, en passant justement par Niafrang. Elle concerne les communes de Kafountine, de Diouloulou et de Kafountine qui restent unies pour défendre leur écosystème. Notre visite des lieux sur place nous permet de découvrir effectivement que la menace de l’érosion côtière est bel et bien réelle. « Nous aimerions que des experts de l’Etat viennent ici, en même temps que les fils de la Casamance pour s’enquérir de la situation, car il y a trop de bruit, alors que nous voulons préserver notre vie » a-t-il encore soutenu. Si l’on en croit Momo Sadio, ancien ouvrier à Dakar, avant de revenir au bercail, le débat reste très pollué et dégradé sur l’exploitation ou non du zircon.

« Voilà encore qu’on nous instaure un débat politique avec des intérêts cachés derrière, alors qu’on n’est pas en mesure de bâtir des maisons solides, ni assurer notre survie », s’exclame-t-il.

Cheikh Malick COLY

PROMOTION DE L’AUTO-DÉVELOPPEMENT
Mais, pour le moment, c’est une zone qui connaît une activité économique avec des partenaires extérieurs. « Tout ce que nous avons ici, c’est avec nos partenaires français, hollandais, norvégiens, qui nous ont apporté quelque chose », renseigne M. Sané.

A part ça, le président du Comité de lutte salue l’effort des populations à faire de l’auto-développement la clé de voute de leurs actions. « Il n’y a rien qui nous a été servi, même l’école du village, c’est nous qui l’avons construite et équipée en matériel, avec une salle informatique, grâce à l’appui de nos partenaires. Nos enfants ont leur ordinateur, pas un franc de l’Etat, à part les deux enseignants qu’il nous a envoyés. Nous achetons même la craie pour l’école, les livres, les tables-bancs, avec deux classes, nous sommes parvenus à en faire l’une des plus belles écoles du Sénégal », révèle-t-il. Selon le président de ce Comité de lutte, les habitants vont tout perdre avec l’exploitation de cette mine. « Ce ne sont pas les infrastructures touristiques qui vont en pâtir, car elles seront indemnisées et délocalisées ailleurs. Mais le gros souci, ce sont les habitants qui vivront le calvaire, si ce n’est la disparition des villages », clame M. Sané. Il estime qu’il y a lieu de regarder les rizières, les plantations et les populations elles-mêmes dont les maisons seront submergées ou inondées par les eaux de mer. « Les exploitants de campement sont les victimes directes, mais les victimes indirectes qui sont les populations vont ressentir les conséquences des années plus tard, que vont-elles devenir ? », se demande ce responsable.

Les villageois de Niafrang demandent qu’une commission d’études indépendante sur l’impact environnemental soit mise sur pied pour étudier les risques que l’exploitation du zircon induirait sur le village et sur la zone. « Exploiter le zircon et, après cinq années, on nous met dans des problèmes; on ne veut pas de cette situation », fustige-t-il. Dans la perspective de la constitution de ladite commission, le président du Comité de lutte rassure déjà que leur partie a fini de préparer les personnes ressources devant les représenter. « Il y a des professeurs spécialistes, des scientifiques qui ont leurs compétences et leurs connaissances pouvant faciliter leur intégration », s’est-il confié. A en croire les populations, l’Etat a les moyens de mener une étude sérieuse sur l’exploitation du zircon dans cette zone. Elles entendent accepter si les résultats s’avèrent concluants sans conséquence aucune sur leur vie. « Si, après cette étude, on ne trouve pas de conséquences ni de risques, nous l’acceptons, c’est bien là notre dernière position », a déclaré notre guide des lieux Ousmane Sané, président du Comité de lutte du zircon à Niafrang. Les membres du comité avaient d’ailleurs organisé des marches de protestation le 10 septembre à Ziguinchor, Dakar, Paris, Barcelone, Madrid, Canada, avec à la clé un mémorandum envoyé au président Macky Sall pour une autre étude environnementale indépendante. Il faut noter que le forum sur l’exploitation du zircon prévu dans la zone n’a pu finalement se tenir du fait de la tension qui couvait au sein des populations de la zone. Et, selon Ousmane Sané, il n’y a jamais de problème de communication comme certains ont pu le faire croire. Seulement il insiste sur la rétention d’informations par des gens, surtout hommes politiques qui font croire au chef de l’Etat qu’il y avait une mésentente. « Il y a eu deux audiences publiques qui ont été organisées à Kabadio en 2011 et 2015. Parce qu’un tel projet nécessite la connaissance des positions des populations. Si elles veulent et pourquoi elles ne veulent pas », confie le président du Comité de lutte.

Pour cela, le président du Comité de lutte à Niafrang crie ainsi à la corruption orchestrée et l’achat de conscience par de soi-disant enquêteurs pour obtenir ce qu’ils voulaient sans que la majorité des populations ne sache réellement les tenants et les aboutissants du projet. « Ce projet n’a jamais été validé par la municipalité, quand nous rencontrions le gouverneur pour parler de ces informations. L’enquête n’a pas été entérinée par le Conseil municipal de Kafountine, ni par le Crd du Conseil municipal, tout est loin de la vérité et c’était facile de vérifier toutes ces allégations », soutient fermement M. Sané. Et selon notre interlocuteur, le président Sall a demandé à son ministre des Mines de « résilier le contrat dans la même semaine entre Astron et le gouvernement ».

Cheikh Malick COLY

« NOUS AVONS ENTREPRIS UNE ACTION EN JUSTICE CONTRE L’ETAT »
«Nous avons entrepris une action en justice contre l’Etat, parce que sur le plan administratif, ici la zone est une aire marine protégée. Et comment un arrêté ne peut aller à l’encontre d’un décret qui érige la zone en aire marine protégée et c’est un arrêté qui a donné autorisation d’exploitation et autorisation d’exploration, il y a là vice de forme. Du coup, l’enquête publique ne peut valider un projet au-delà de ça », précise-t-il. Ousmane Sané se dit serein tout en soulignant que les populations se sont mobilisées au plan juridique. Ce n’est pas un refus de développement, comprenons bien », assure-t-il.

Même s’il ajoute ne pas savoir dans quel état cette société va laisser l’écosystème. «Il va tout déboiser pour une durée de 3 à 5 ans et le zircon n’est pas pour nous, mais pour l’extérieur.

Qu’est-ce que nous avons à y gagner ? », se demande le représentant des populations. M. Sané dit avoir une expérience sur l’exploitation du zircon en Gambie. Selon lui, cette activité ne crée pas d’emplois. « On y a été voir, il n’y a que deux emplois. Un gardien le jour et un gardien la nuit, le reste est constitué d’ingénieurs qui s’activent. Si on n’est pas ingénieur, on ne fait pas partie des exploitants », relève-t-il, soulignant que tout est informatisé pour ne pas concerner les populations. « Autrement dit, il faut décaver avec un tracteur, alors qu’on n’a pas de conducteur chez nos populations, après tout ce qui se passe dans une drague, une machine… Ce n’est pas du tout facile et elle ne crée pas d’emplois », informe-t-il. A l’en croire, les populations locales n’ont rien à y gagner. Même s’il doit y avoir de l’argent, c’est la commune de Kafountine qui en bénéficiera pour plus d’une vingtaine de villages.

La Basse Casamance doit sa popularité grâce à son environnement propice à un développement tous azimuts. Les experts évoquent une zone fertile à de multiples activités qui stabilisent et même attirent les populations. Ainsi le président de la jeunesse de Niafrang pense à l’avenir des enfants du village qu’il est censé représenter. Selon Michel Coly, le langage est le même, sans exclure une partie qui défie leur combat. « Cette activité ne résout pas le problème majeur des jeunes qui est le chômage, et qui ne pensent qu’à émigrer pour aller chercher des conditions de vie meilleures », dit-il. Selon lui, déjà ils ont pris le chemin de l’exode par manque d’initiatives de développement dans la zone, alors que leur rêve consiste à s’investir avec des projets durables.

I Diaw Ingenieur

Le représentant de la jeunesse souhaite l’abandon du projet et suggère la mise sur pied d'activités de développement durable. « Imaginez-vous, les jeunes signent des contrats à l’ouverture de la saison touristique avec les campements ici présents et ils sont contents. Cela leur permet de rester sur place puisqu’ils gagnent leur vie avec cette activité. Voilà le type de travail qui ne demande pas de gros investissements que nous demandons à l’Etat et aux partenaires », affirme-t-il. Michel Coly évoque un projet dont les conséquences seront désastreuses. Lui qui fut réfugié en Gambie lors des moments douloureux dit profiter de l’accalmie pour signer son retour dans son village natal. « Je préfère rester réfugié en Gambie que de revenir ici pour vivre un autre calvaire dans mon village avec de tels projets», se désole-t-il.

C. M. COLY

« C’EST JUSTE DE L’INTOXICATION », SELON L’INGÉNIEUR IBRAHIMA DIAW
Le site du zircon de Niafrang se situe sur un espace dunaire de six kilomètres englobant une superficie de 180 hectares. Une capacité totale de 4,5 millions de tonnes a été prospectée.

L’exploitation de ce minerai a été confiée par l’Etat à la compagnie australienne Astron.

Si l’on en croit directeur de Harmony Group, chargé de la mise en œuvre de l’étude d’impact environnemental dudit projet, « il s’agit d’une intoxication sur le projet d’exploitation du zircon ».

Selon Ibrahima Diaw, le risque zéro n’existe pas dans toutes initiatives, mais il faudrait s’assurer que des études ont été faites et des mesures de protections ont été identifiées sur le site. « La compagnie devra contribuer aux activités de préservation de l’aire marine protégée avec la population. Elle a prévu la restitution de la mangrove par le respect d’une zone tampon constituée par la moitié occidentale de la dune et autre mesure de protection des rizières », a fait savoir l’ingénieur spécialiste des mines. Pour tout cela, il indique que « tous ces gens qui parlent ne maîtrisent pas tous les contours du projet ». L’ingénieur chargé de l’étude d’impact environnemental explique que « ces parcelles cibles d’exploitation sont délimitées par des murets. Il y a une seule famille qui vit sur la dune qui vit sur cette dune et va être délocalisée et indemnisée et, au bout de trois ans, après l’exploitation, elle va revenir pour reprendre ses activités de maraîchage », concède-t-il. Ibrahima Diaw soutient qu’il y a eu un Conseil régional et puis un Conseil communal qui se sont réunis pour donner leur consentement en vue de l’exploitation du projet. Aussi, un mémorandum d’entente a été validé par les villages concernés.

C. M. COLY

La 9e journée du championnat pro de Ligue 1 disputée ce week-end a confirmé la bonne santé de Génération foot qui s’est défait de Dakar Sacré Cœur dans le duel des extrêmes. Pendant ce temps, le Stade de Mbour étrillait la Sonacos, alors que l’autre club Mbourois (Mbour PC) subissait un revers devant Teungueth Fc. Le Diaraf, quant à lui, revenait plus fort devant Gfc, tandis que Diambars continue sa traversée du désert avec une nouvelle défaite devant la Douane. Enfin, Niarry Tally et Ndiambour et Linguère-Casa Sports se quittaient sur un nul.

Les résultats : Génération Foot-Dakar Sacré Cœur : 2-1, Teungueth Fc-Mbour Pc : 1-0, Diambars-Douane : 0-1, Diaraf-Guédiawaye Fc : 2-0, Niarry Tally-Ndiambour : 2-2, Linguère-Casa Sports : 1-1, Stade Mbour-Sonacos : 3-0

Diaraf GfcDIARAF – GFC (2-0) : LES MÉDINOIS ENFONCENT LA LANTERNE ROUGE
En match comptant pour la 9e journée, le Diaraf a battu le Gfc Pro : 2-0, hier au stade Léopold Sédar Senghor. Mi-temps : 1-0). El H Madiké Kane (1ère mn) et Abdou K Diélany Fall (85e mn).

Avertissements : Mouhamadou L. Thioune (31e) du Ndiambour. Arbitres : Daouda Guèye (Cra Thiès) assisté par Serigne Cheikh Touré et Cheikh Moukhtar Seck, tous deux de la Cra de Dakar.

Diaraf : Pape Seydou Ndiaye, Alpha Bâ, Youssou Diagne, Matar Kanté, Cheikh T. Sidibé, El H Madiké Kane, Alioune Badara Tendeng, Daouda Guèye Diémé (cap), Ousseynou S. Guèye (Pape Youssou Paye, 59e), El H Abdou Karim Samb (Abdou K. Diélany Fall, 72e), Ansou Sow (Assane Mbodj, 65e). Coach : Malick Daff

Guédiawaye Fc Pro : Makhtar Dème (Pape Amath Sine, 44e), Cissé El H Malick Samb, Sékou Siman, Laye Biaye, Moussa Guèye, Bonaventure Mankabo (cap), Mohamadou L. Thioune (Pape Mohamadou Niang, 45e), Moussa Siman, Malang Konta, Souley Mamadou Bâ, Mamadou L. Mané (Pape Babacar Ndiaye, 63e). Coach : Cheikh Boucounta Cissé.

Le chrono de l’arbitre n’avait pas encore fini de faire le premier tour, et sur sa première offensive, le Diaraf trouva la faille grâce à son attaquant El H Madiké Kane. Un but matinal qui ne déstabilise, cependant, pas la lanterne rouge. Mais, malgré la réaction immédiate des banlieusards, le Diaraf n’a pas cédé. Mieux, en bon joker, Abdou Khadre Diélany Fall, de retour d’exil, a renforcé l’avantage du Diaraf, une dizaine de minutes après son entrée en jeu. Un large succès (2-0) qui enfonce la lanterne rouge. Avec ce succès, les Médinois se relancent dans la course, alors que le Gfc Pro se rapproche davantage du purgatoire.

Assoumana SAMBOU

STADE DE MBOUR – SONACOS (3-0) : LES STADISTES SANS PITIÉ FACE AUX HUILIERS
En match comptant pour la 9ème journée de Ligue 1 disputé hier au stade Caroline Faye, le Stade de Mbour a battu la Sonacos de Diourbel par 3 à 0.

Mi-temps : 1-0.

Buts : Djiby Diop (8ème mn et 80ème mn), Malick Fall (72ème mn Csc).

Avertissements : Ousmane Gaï pour le Stade Mbour ; Youssouph Coly et Ousmane Sagna pour la Sonacos.

Arbitres : Issa Sy (Cra Dakar), assisté de Nouha Bangoura (CRA Tamba) et d’Abdou Gueye (Cra Dakar).

STADE DE MBOUR : Sara Ba, Mamadou Sow, Séga Cissokho (Cap), Badara Diallo, Pape W. Ndiaye, Djiby Diop, Babacar Mbaye Dieng puis El Hadj Ousseynou Diouf (81ème mn), Mansour Gningue, Ousmane Gaï, Pape Ibnou Ba puis Moustapha Diammeh (87ème mn), Thierno Thioub puis Bassirou Bodian (73ème mn). Entraîneur : Youssoupha Dabo.

SONACOS : Cheikh Lô Ndiaye, Souleymane Diallo (Cap), Yabakh Seye puis Ousmane Konaté (23ème mn), Hamidou Diallo, Ansoumana Diamé, Ablaye Diène, Malick Fall, Ousmane Sagna, El Hadj Solo Sané, Djibril Dabo puis Pape Daouda Diatta (57ème mn), Youssouph Coly puis Abdoubacry Youla Baldé (79ème mn). Entraîneur : Cheikh Gueye

Le Stade de Mbour a corrigé, hier, la Sonacos au stade Caroline Faye. Les hommes du coach Youssoupha Dabo n’ont pas permis à leurs hôtes de prendre leurs marques dans cette partie puisque la première réalisation est intervenue dès la 8ème minute avec Djibril Diop qui était à la réception d’un centre de Pape Ibnou Bâ. Du plat du pied, Djiby Diop bat le portier des Huiliers pour l’ouverture du score (1-0, 8ème mn).

L’avant-centre mbourois réussira, dans les ultimes minutes de la partie, le doublé pour porter la marque à 3 à 0 (80ème mn). Entre temps, c’est un défenseur adverse, Malick Fall qui permettra à l’équipe du coach Youssoupha Dabo de prendre le large en marquant contre son camp à la 72ème minute en détournant un tir de Pape Ibnou Ba.

Les visiteurs ont tenté de réagir, en particulier après l’ouverture de la marque avec, tour à tour, El Hadj Solo Sané (16ème) et Yabakh Sène (19ème) qui trouvent le montant gauche des buts stadistes et à la 43ème minute Ousmane Sagna qui a vu sa tentative détourner en corner par le portier mbourois.

Ousseynou Pouye

DIAMBARS – AS DOUANES (0-1) : LES GABELOUS ENFONCENT DIAMBARS
En match comptant pour la 9ème journée de Ligue 1 disputé samedi au stade Fodé Wade, Mbour Petite-Côte a battu Diambars de Saly par 1 à 0.

Mi-temps : 0-0 ;

Buteur : Moustapha Name (89ème mn) ;

Avertissements : Mame Balla Tine et Ousseynou Niang pour Diambars ; Samba Samaké pour l’As Douanes.

Arbitres : Mamadou Cissokho assisté de Cheikh Sène et Amath G. Ndiaye, tous de la Cra de Diourbel.

DIAMBARS : Ousmane Mané, Babacar Diop (Cap), Bilaly Diallo, Idrissa Dibassy, Cheikh Serigne Faye, Mame Balla Tine puis Abdou K. Camara (78e), Chérif Bodian, Abdoulaye Fall puis Badara Aliou Baldé (85e), Dame Guéye, Mor Talla Gaye, Ibrahima Dramé puis Ousseynou Niang (68e). Coach : Papa Boubacar Gadiaga

AS DOUANES : Nfaly Badji, As Ndoye (Cap), Lansana Sagna, Sounkar Tamba, Samba Samaka, Ousmane Kane, Moustapha Name, Saliou Guéye puis Ibrahima Sagna (90e), Modou B. Ndiaye, Ange Y. Appoh puis Adama Tamba (46e), Aladji Bojan puis Talla Mbaye (46e). Coach : Joseph W. Senghor

La série noire continue pour Diambars qui a encore échoué dans la quête de sa première victoire de la saison.

Elle s’est même fait surprendre en toute fin de partie par la Douane sur un but de Moustapha Name dans les toutes dernières minutes du temps réglementaire (89e). Malgré une maîtrise globale du jeu, Diambars a encore fait preuve de maladresse dans le dernier geste.

Ousseynou Pouye

TEUNGUETH FC-MBOUR PETITE COTE (1-0) : UN TEMPS ADDITIONNEL SALVATEUR POUR LES RUFISQUOIS
En match comptant pour la 9ième journée de la Ligue, Teungueth Fc a battu Mbour Petite Côte sur le score d’un but à zéro.

Mi-temps : 0-0.

But : Mamadou Saliou Seck (92e).

Avertissements : Auguste Malo (93e), Mody Traoré (85e), Pape Sassy Diallo (85e) pour Teungueth Fc /Ansoumana Kujabi (47e), Mouhamed Pouye (47e), Mame Adama Guèye (71e) pour Mbour PC.

Expulsion : Boubacar Traoré (54e) de Mbour Petite Côte.

Rencontre arbitrée par Alioune Sow Sandigui (Cra Fatick) assisté par Abdoul Aziz Mbodj et Matar Gaye (Cra Kaolack).

Teungueth FC : Moussa Sar (G), Aboubakrine Sall (Cap), Elh Mountarou Baldé, Mamadou El Fadel Barry, Pape Sassy Diallo, Mody Traoré, Auguste Malo, Ibrahima Mané, Faly Ndao (Mamadou Saliou Seck 66e), Malick Sambou, Karim Ben Badji (Victor Bernabase 58e). Entraineur : Souleymane Diallo.

Mbour PC : Yakhoub Ndiaye (G), Mame Adama Guèye (Cap), Babacar Sarr, Boubacar Traoré, Khassim Soumaré, Christian Dione, Abdou Diallo (Serigne Mansour Samb 58e), Marc Diédhiou (Zile André Tiehide 80e), Baba Sow, Mouhamed Pouye (Ibrahima Thiao 69e), Ansoumana Kujaby. Entraîneur: Badara Sarr.

Teungueth Fc a presqu’arraché sa victoire sur Mbour Petite Côte qui peut bien nourrir des regrets. Pour la simple raison que les Mbourois réduits à dix, huit minutes seulement après la reprise, ont tenu bon jusqu’à la fin du temps réglementaire. Les cinq bonnes minutes de temps additionnels leur ont été simplement fatales car le but est intervenu une minute après la fin du temps réglementaire.

A la faveur d’une contre-offensive bien menée, Mamadou Fadel Barry amorce un centre à partir de la gauche. Mamadou Saliou Seck qui était à l’affût dans la surface de vérité, place une tête plongeante qui fait mouche.

Abdou DIOP

Le leader, l’As Pikine, n’est plus invaincu. Lors de la 9e journée disputée ce week-end, les banlieusards ont chuté (0-3) à Mbour, et lourdement, face une belle équipe de Keur Madior qui revient à quatre unités. Port reste solide dauphin après son succès (3-1) en déplacement face à EJ Fatick.

Le duel Keur Madior-As Pikine a accouché d’une belle victoire du club mbourois qui inflige au leader sa première défaite de la saison. Et quelle défaite ! L’équipe pikinoise a été sévèrement battue (3-0) samedi, au stade Caroline Faye, mais conserve tout de même sa place de leader. L’équipe coachée par Djiby Fall voit toutefois son avance fondre. Les bourreaux de l’As Pikine (1er, 20pts) ne comptent désormais que quatre longueurs de retard. Le Port qui est allé battre (3-1) l’EJ Fatick reste solide dauphin et seule équipe invaincue.

Gorée, qui est allée administrer une sévère correction (5-1) à Ndar Guedj pointe toujours au pied du podium. Renaissance s’est relancée après sa défaite contre le Port en disposant (1-0) d’Africa Promo Foot. Ngor qui a enregistré sa seconde victoire de la saison après son succès (1-0) sur Jamono Fatick passe de la 11e à la 7e place. Duc a réussi l’exploit de cette 9e journée en allant battre (1-0) l’Etics et quitte la zone rouge.

Samba Oumar FALL

En match comptant pour la 9e journée, le Diaraf a battu le Gfc Pro : 2-0, hier au stade Léopold Sédar Senghor. Mi-temps : 1-0). El H Madiké Kane (1ère mn) et Abdou K Diélany Fall (85e mn).

Avertissements : Mouhamadou L. Thioune (31e) du Ndiambour. Arbitres : Daouda Guèye (Cra Thiès) assisté par Serigne Cheikh Touré et Cheikh Moukhtar Seck, tous deux de la Cra de Dakar.

Diaraf : Pape Seydou Ndiaye, Alpha Bâ, Youssou Diagne, Matar Kanté, Cheikh T. Sidibé, El H Madiké Kane, Alioune Badara Tendeng, Daouda Guèye Diémé (cap), Ousseynou S. Guèye (Pape Youssou Paye, 59e), El H Abdou Karim Samb (Abdou K. Diélany Fall, 72e), Ansou Sow (Assane Mbodj, 65e). Coach : Malick Daff

Guédiawaye Fc Pro : Makhtar Dème (Pape Amath Sine, 44e), Cissé El H Malick Samb, Sékou Siman, Laye Biaye, Moussa Guèye, Bonaventure Mankabo (cap), Mohamadou L. Thioune (Pape Mohamadou Niang, 45e), Moussa Siman, Malang Konta, Souley Mamadou Bâ, Mamadou L. Mané (Pape Babacar Ndiaye, 63e). Coach : Cheikh Boucounta Cissé.

Le chrono de l’arbitre n’avait pas encore fini de faire le premier tour, et sur sa première offensive, le Diaraf trouva la faille grâce à son attaquant El H Madiké Kane. Un but matinal qui ne déstabilise, cependant, pas la lanterne rouge. Mais, malgré la réaction immédiate des banlieusards, le Diaraf n’a pas cédé. Mieux, en bon joker, Abdou Khadre Diélany Fall, de retour d’exil, a renforcé l’avantage du Diaraf, une dizaine de minutes après son entrée en jeu. Un large succès (2-0) qui enfonce la lanterne rouge. Avec ce succès, les Médinois se relancent dans la course, alors que le Gfc Pro se rapproche davantage du purgatoire.

Assoumana SAMBOU

En match comptant pour la 9ème journée de Ligue 1 disputé samedi au stade Fodé Wade, Mbour Petite-Côte a battu Diambars de Saly par 1 à 0.

Mi-temps : 0-0 ; Buteur : Moustapha Name (89ème mn) ;

Avertissements : Mame Balla Tine et Ousseynou Niang pour Diambars ; Samba Samaké pour l’As Douanes.

Arbitres : Mamadou Cissokho assisté de Cheikh Sène et Amath G. Ndiaye, tous de la Cra de Diourbel.

DIAMBARS : Ousmane Mané, Babacar Diop (Cap), Bilaly Diallo, Idrissa Dibassy, Cheikh Serigne Faye, Mame Balla Tine puis Abdou K. Camara (78e), Chérif Bodian, Abdoulaye Fall puis Badara Aliou Baldé (85e), Dame Guéye, Mor Talla Gaye, Ibrahima Dramé puis Ousseynou Niang (68e). Coach : Papa Boubacar Gadiaga

AS DOUANES : Nfaly Badji, As Ndoye (Cap), Lansana Sagna, Sounkar Tamba, Samba Samaka, Ousmane Kane, Moustapha Name, Saliou Guéye puis Ibrahima Sagna (90e), Modou B. Ndiaye, Ange Y. Appoh puis Adama Tamba (46e), Aladji Bojan puis Talla Mbaye (46e). Coach : Joseph W. Senghor

La série noire continue pour Diambars qui a encore échoué dans la quête de sa première victoire de la saison.

Elle s’est même fait surprendre en toute fin de partie par la Douane sur un but de Moustapha Name dans les toutes dernières minutes du temps réglementaire (89e). Malgré une maîtrise globale du jeu, Diambars a encore fait preuve de maladresse dans le dernier geste.

Ousseynou Pouye

En match comptant pour la 9ème journée de Ligue 1 disputé hier au stade Caroline Faye, le Stade de Mbour a battu la Sonacos de Diourbel par 3 à 0.

Mi-temps : 1-0.

Buts : Djiby Diop (8ème mn et 80ème mn), Malick Fall (72ème mn Csc).

Avertissements : Ousmane Gaï pour le Stade Mbour ; Youssouph Coly et Ousmane Sagna pour la Sonacos. Arbitres : Issa Sy (Cra Dakar), assisté de Nouha Bangoura (CRA Tamba) et d’Abdou Gueye (Cra Dakar).

STADE DE MBOUR : Sara Ba, Mamadou Sow, Séga Cissokho (Cap), Badara Diallo, Pape W. Ndiaye, Djiby Diop, Babacar Mbaye Dieng puis El Hadj Ousseynou Diouf (81ème mn), Mansour Gningue, Ousmane Gaï, Pape Ibnou Ba puis Moustapha Diammeh (87ème mn), Thierno Thioub puis Bassirou Bodian (73ème mn). Entraîneur : Youssoupha Dabo.

SONACOS : Cheikh Lô Ndiaye, Souleymane Diallo (Cap), Yabakh Seye puis Ousmane Konaté (23ème mn), Hamidou Diallo, Ansoumana Diamé, Ablaye Diène, Malick Fall, Ousmane Sagna, El Hadj Solo Sané, Djibril Dabo puis Pape Daouda Diatta (57ème mn), Youssouph Coly puis Abdoubacry Youla Baldé (79ème mn). Entraîneur : Cheikh Gueye

Le Stade de Mbour a corrigé, hier, la Sonacos au stade Caroline Faye. Les hommes du coach Youssoupha Dabo n’ont pas permis à leurs hôtes de prendre leurs marques dans cette partie puisque la première réalisation est intervenue dès la 8ème minute avec Djibril Diop qui était à la réception d’un centre de Pape Ibnou Bâ. Du plat du pied, Djiby Diop bat le portier des Huiliers pour l’ouverture du score (1-0, 8ème mn).

L’avant-centre mbourois réussira, dans les ultimes minutes de la partie, le doublé pour porter la marque à 3 à 0 (80ème mn). Entre temps, c’est un défenseur adverse, Malick Fall qui permettra à l’équipe du coach Youssoupha Dabo de prendre le large en marquant contre son camp à la 72ème minute en détournant un tir de Pape Ibnou Ba.

Les visiteurs ont tenté de réagir, en particulier après l’ouverture de la marque avec, tour à tour, El Hadj Solo Sané (16ème) et Yabakh Sène (19ème) qui trouvent le montant gauche des buts stadistes et à la 43ème minute Ousmane Sagna qui a vu sa tentative détourner en corner par le portier mbourois.

Ousseynou Pouye

En match comptant pour la 9ième journée de la Ligue, Teungueth Fc a battu Mbour Petite Côte sur le score d’un but à zéro.

Mi-temps : 0-0.

But : Mamadou Saliou Seck (92e).

Avertissements : Auguste Malo (93e), Mody Traoré (85e), Pape Sassy Diallo (85e) pour Teungueth Fc /Ansoumana Kujabi (47e), Mouhamed Pouye (47e), Mame Adama Guèye (71e) pour Mbour PC.

Expulsion : Boubacar Traoré (54e) de Mbour Petite Côte.

Rencontre arbitrée par Alioune Sow Sandigui (Cra Fatick) assisté par Abdoul Aziz Mbodj et Matar Gaye (Cra Kaolack).

Teungueth FC : Moussa Sar (G), Aboubakrine Sall (Cap), Elh Mountarou Baldé, Mamadou El Fadel Barry, Pape Sassy Diallo, Mody Traoré, Auguste Malo, Ibrahima Mané, Faly Ndao (Mamadou Saliou Seck 66e), Malick Sambou, Karim Ben Badji (Victor Bernabase 58e). Entraineur : Souleymane Diallo.

Mbour PC : Yakhoub Ndiaye (G), Mame Adama Guèye (Cap), Babacar Sarr, Boubacar Traoré, Khassim Soumaré, Christian Dione, Abdou Diallo (Serigne Mansour Samb 58e), Marc Diédhiou (Zile André Tiehide 80e), Baba Sow, Mouhamed Pouye (Ibrahima Thiao 69e), Ansoumana Kujaby. Entraîneur: Badara Sarr.

Teungueth Fc a presqu’arraché sa victoire sur Mbour Petite Côte qui peut bien nourrir des regrets. Pour la simple raison que les Mbourois réduits à dix, huit minutes seulement après la reprise, ont tenu bon jusqu’à la fin du temps réglementaire. Les cinq bonnes minutes de temps additionnels leur ont été simplement fatales car le but est intervenu une minute après la fin du temps réglementaire.

A la faveur d’une contre-offensive bien menée, Mamadou Fadel Barry amorce un centre à partir de la gauche. Mamadou Saliou Seck qui était à l’affût dans la surface de vérité, place une tête plongeante qui fait mouche.

Abdou DIOP

L’Asc Ville de Dakar a concédé, à Saint-Louis, sa première défaite de la saison, samedi, lors de la deuxième journée de National 1 Féminin. En effet, Slbc s’est imposé (54-52) après prolongation.

De leur côté, Duc, Diaraf et Ugb s’imposent respectivement devant Bopp, Iseg Sport et Dbaloc.

Entre clubs bien classés dans le championnat, la décision s’est faite en prolongation, samedi, au stade Joseph Gaye. Les Saint-Louisiennes se sont imposées, difficilement devant les protégées de Moustapha Gaye, coach de Ville de Dakar, signant ainsi un deuxième succès consécutif. Une victoire longue à se dessiner pour les nordistes qui ont couru derrière le score en premier et deuxième quart temps (15-14) et (27-26). Décousue et marquée par le manque de réussite des deux équipes, la rencontre a vu les coéquipières de Ndèye Sène se détacher dans la troisième période (43-41) avant d’être rattrapées à deux minutes de la fin du match (48-48). Son équipe n’a ensuite marqué que quatre points lors des cinq minutes de jeu supplémentaires (54-52 en faveur de Slbc), manquant ainsi l’occasion d’enchaîner une deuxième victoire consécutive. Les Duchesses ont, de leur côté, remporté une deuxième victoire consécutive, samedi au stadium Marius Ndiaye, après avoir pris le meilleur sur l’Asc Bopp (83-44). Un succès qui vient valider le travail de Mborika Fall à la tête de l’équipe, après une défunte saison compliquée. L’équipe du Duc est actuellement leader du championnat.

Le Diaraf de Dakar s’est également imposé devant Iseg Sport (68-53), samedi lors de la deuxième journée du championnat. En effet, les Médinoises ont creusé l’écart dès l’entame de partie (25-11) et n’avaient plus rien à craindre à la pause (43-27). De retour des vestiaires, le Diaraf continue sa domination face à une équipe de l’Iseg un peu perdue dans le jeu. Elles enregistrent du coup leur première défaite de la saison (elles avaient battu Mbour Bc (49-48) lors de la première journée). Battue par Saint-Louis Bc lors de sa première sortie, l’Ugb s’est, quant à elle, rachetée, samedi au stadium Marius Ndiaye, devant Dbaloc Derklé. Elle a remporté de 2 points d’écart la rencontre (54-52). La JA vient également de vivre le même scénario et cette fois, face à l’équipe de Saltigué (51-54). Les joueuses de la JA se sont fait avoir en fin de match par les Rufisquoises grâce à une Marième Diouf alias « Marième Nar » explosive (17 points).

Absa NDONG

2ÈME JOURNNEE (GARÇONS) : L’AS DOUANES, SLBC ET HLM BC DÉCROCHENT LEUR PREMIÈRE VICTOIRE
Les Douaniers ont dû s’employer pour aller chercher leur première victoire de la saison, samedi au stadium Marius Ndiaye, devant l’Asfa (68-63), pour le compte de la 2ème journée de National 1 Masculin dans la poule A. Et, ce sont les joueurs de l’Asfa qui regretteront les occasions manquées alors qu’ils auraient pu repartir avec une deuxième victoire de rang (ils avaient battu l’Asc Thiès 85-48 lors de la première journée). Mais ils ont été contraints de disputer une prolongation (57-57), à l’issue de laquelle la Douane est sortie vainqueur (68-63).

Concernant les autres matches chez les garçons, Saint-Louis Basket Club a remporté, à domicile, sa première victoire devant Tamba Sport (61-49) et Hlm Bc a battu Iam Mermoz (60-41), vendredi au stadium Marius Ndiaye.

A. NDONG


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