Le président de la République, Macky Sall, sera l’hôte de son homologue Emmanuel Macron, aujourd’hui. Les deux personnalités vont « échanger longuement sur la coopération fructueuse entre la France et le Sénégal ».  Avant de rencontrer le président français, Macky Sall qui est arrivé à Paris mardi dernier, a des journées très remplies. Celles-ci sont rythmées par des audiences. Des militants de l’Alliance pour la République ainsi que les alliés de la coalition, “Bennoo Bokk Yaakaar” ont été reçu par le chef de l’Etat. Macky Sall a aussi eu des rencontres avec des autorités françaises, des opérateurs économiques et d’autres investisseurs qui veulent s’installer au Sénégal.

Macky Sall condamne les manisfestations au Consulat du Sénégal

Le Président Macky Sall a condamné les manifestations qui ont eu lieu devant le Consulat du Sénégal à Paris. Il a rappelé que les contradictions politiques peuvent s’exercer mais pas dans la violence.
Le Président de la République a demandé aux Sénégalais de la diaspora d’être ferme dans leur conviction et dans leur  travail pour continuer à faire briller la bonne étoile du Sénégal dans le monde. «L’on a voulu faire croire aux Français qu’on pourrait empêcher le Président de la République en visite dans ce gite d’être dans une quiétude. Ils ont même voulu agresser le consulat du Sénégal», a déploré le chef de l’Etat. Au delà des députés et du peuple sénégalais, le président de la République a rendu un vibrant hommage aux Sénégalais de France et à tous ceux qui ont fait le déplacement d’Italie, du Benelux, de Bruxelles, de Belgique, de Londres, du Luxembourg, de l’Allemagne, du Portugal, de l’Espagne et même spécialement du Sénégal pour leur forte mobilisation à faire face aux détracteurs qui ont voulu entacher l’image de notre pays en occident. Il a salué «l’engagement des femmes, des jeunes, des cadres et des responsables politiques notamment les membres de la coalition “Bby” qui ont été à la hauteur du défi pour éviter que l’image de notre pays soit écornée par des gens qui ont voulu transposer sur un sol extérieur des contradictions internes qui existent dans tous les pays et dans toutes les démocraties».

Ousmane Noël MBAYE

L’adoption du projet de loi sur le parrainage par la majorité s’est faite dans la douleur. Il aura fallu près de 8 tours d’horloge, hier, avant que cette loi ne soit votée. Fustigeant la non-ouverture de débats, les députés de l’opposition ont boudé la salle.

En dépit du climat délétère et de la vive tension qui a eu lieu à l’hémicycle, les députés ont  finalement adopté le projet de loi N°13/ 2018 portant révision de la Constitution. Avec 119 voix pour, le quorum des 3/5 des suffrages exprimés, c’est-à-dire 72 voix était atteint. Les parlementaires (exceptés les députés de l’opposition qui ont quitté la salle avant le vote), viennent de faire entrer le Sénégal dans une nouvelle étape démocratique. «C’est un nouveau départ pour notre pays», a commenté le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, au terme de cette session plénière qui aura duré 7 heures et demie. Pour lui, le Sénégal qui est respecté partout dans le monde pour sa démocratie et pour ses alternances successives, devait réparer une incohérence dans son système électoral, avec la rationalisation des partis politiques, actuellement au nombre de 320. Par rapport à la nouvelle loi sur le parrainage, le Garde des Sceaux signale que c’est une particularité des grandes démocraties du monde. Et le Sénégal ne fait que s’adosser à cette évolution du monde.

Seulement, le vote du projet de loi 13/2018 portant sur le parrainage ne s’est pas fait de tout repos. Les incidents que l’on craignait durant la séance ont bel et bien eu lieu. Et ce dès le début de la séance plénière.
   Tout est parti de la demande d’ajournement de la séance faite par le président du groupe parlementaire des Libéraux et démocrates, Me Madické Niang, évoquant le motif de verrouillage, par la Constitution, des modalités d’élection du président de la République. Et sur cette base, il a demandé que ce projet de loi sur le parrainage soit soumis au référendum avant d’être adopté. Dans son argumentaire,  l’avocat a aussi évoqué l’article 4 de la Constitution qui doit être, selon lui, modifié avant d’adopter le projet de loi.

Un argumentaire balayé d’un revers de main par Seydou Diouf président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale et le rapporteur Yeya Diallo. « Vous demandez l’ajournement de la séance sur quelle logique ?”, lui demande le député de Rufisque avant de répondre : « En réalité, il n’y a pas de logique. Dans les assemblées, c’est une technique de blocage parlementaire qui vous motive plutôt ». Soumise au vote, la question préalable de Me Madické Niang est rejetée par 127 voix contre et 26 pour.

« Compromis trouvé »
Avant Madické Niang, son homologue Aïssata Sabara avait aussi soulevé une question préalable. Mais la majorité a trouvé que toutes ces questions ne sont que de la diversion et une tentative de l’opposition de faire retarder la séance. Alors que le président Moustapha Niasse pensait que le débat était sur la question, le député libéral Toussaint Manga se lève brusquement et se dirige sur le prétoire. Il est suivi par Ousmane Sonko, Madické Niang et Woré Sarr, Abdou Lahat Mbacké, etc. S’en est suivi une vive altercation entre les députés de la majorité et ceux de l’opposition. Surgi de nulle part, un député balance un coup de poing.

La tension monte d’un cran. Abdou Mbow, Moustapha Cissé Lô et Bougazelli tentent de faire descendre leurs collègues de l’opposition du perchoir. Mais Toussaint Manga reste figé. Ousmane Sonko se retrousse les manches, puis enlève sa veste, Woré Sarr et sa collègue de la Diaspora Mame Diarra  haussent le ton. Tout cela se passe sous le regard médusé du ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, et son collègue du Travail, Samba Sy.

Le tohu-bohu créé par cet incident va pousser le président de l’Assemblée nationale à demander une suspension de séance. Il appelle en même temps les deux présidents de groupes parlementaires, Aymérou Gningue, Me Madické Niang, le représentant des députés non-inscrits et le président de la commission des Lois Seydou Diouf. L’entretien va durer plus longtemps que prévu, mais au finish, le président Moustapha Niasse parle d’un «compromis trouvé» par les deux parties. Mais, c’était sans compter sur la détermination des députés de l’opposition à bloquer les travaux.

L’opposition boude le vote
Dans son intervention, Cheikh Abdoulaye Dièye évoque une «loi discriminatoire qui ramène le Sénégal dans les ténèbres de la monocratie». Moustapha Guirassy estime qu’avec le vote de cette loi, sans faire prévaloir le consensus, les députés vont détruire les fondamentaux de notre pays. «Seuls les grands hommes sont capables de consensus», avance Aïssata Tall Sall disant ne pas comprendre l’entêtement de la majorité de n’avoir pas donné suite aux demandes de retrait formulées par Mgr Benjamin Ndiaye et par l’association des imams qui ont demandé le retrait de la loi. «Nous n’avons pas dit qu’il faut annuler ce projet, mais plutôt de le retirer. Faisons le pour le seul bien non pas du président Macky Sall mais du peuple», argue la mairesse de Podor. Par rapport à cette question sur le consensus, Seydou Diouf rappelle à ses collègues de l’opposition la réunion en commission où ils avaient tous exprimé librement leur point de vue sur la question.

Ismaïla Madior Fall se veut clair : «Il n’y aucun texte constitutionnel qui soit passé par consensus. Et cela est valable dans les grandes démocraties. Lorsque le consensus n’est pas obtenu dans un pays, c’est la loi de la majorité qui prime». Qu’à cela ne tienne, le leader du Pur, El Hadj Issa Sall dégage en touche et souligne que la loi est «inopportune, paradoxale, inapplicable et dangereuse». Pour montrer son opposition à ce projet de loi, le jeune libéral Toussaint Manga, du haut du perchoir, déchire le texte. Une provocation suprême. Face à ce que le président Moustapha Niasse appelle « un climat d’incompréhension et d’énervements » qui risquait de compromettre les débats, il demande une nouvelle suspension de séance. Au retour, alors qu’une centaine de députés s’étaient inscrits pour les débats, Moustapha Cissé Lô propose à ses collègues de voter la loi sans débat. Il sera appuyé par Aymérou Gningue et les autres ont suivi. La loi sur le parrainage est adoptée.

Aly DIOUF, Maguette NDONG, Amadou DIOP (textes),
Mbacké BA et Ndèye Seyni SAMB (photos)

Ils avaient presque tout raflé au général l’année dernière avec à la clé la victoire finale du Tour 2017; classements par étapes, par équipes, des jeunes et même en individuel où à part la première et la cinquième étape, tout leur était revenu. Le Vélo Club Sovac d’Algérie avec sa quintette de coureurs chevronnés, Mohamed Bouzidi, Islam Mansouri, Oussama Mansouri, Mohamed Amine Belabessi, Mokhtari Hichem avait fait de l’édition 2017 sa propre affaire en remportant six des huit étapes ; sauf la première et la troisième leur avaient échappées. Pour l’édition 2018 (17e), ils seront encore là, mais amoindris puisque de la fameuse équipe de 2017, seuls deux rescapés seront présents : Islam Mansouri et Mohamed Bouzidi.

Les deux fers de lance qui, à eux seuls, avaient gagné presque toutes les étapes vont donc mener la troupe vers une nouvelle conquête. Cette année, le sponsor Natura4ever est venu soutenir cette excellente formation, composée pour une moitié de coureurs algériens et, pour l’autre moitié, de coureurs européens. Avec la nouvelle équipe qui sera conduite par Mansouri et Bouzidi donc, les hommes de Sovac-Natura4ever espèrent bien réitérer la performance en 2018.
Actuellement en tête de l’Africa Tour, avec un total de 11 victoires en 2018, cette forte équipe sera au départ à Dakar dimanche prochain avec Islam Mansouri, le vainqueur de l’année dernière ; Youcef Reguigi, le champion d’Algérie qui a déjà remporté 7 courses Uci en 2018 ; Mohamed Bouzidi, vice-champion d’Afrique de sprint par équipes sur piste 2018 ; Florian Deriaux, 3ème du classement final du Tour des Zibans 2018 ; Abderrahmane Mehdi Hamza, vainqueur d’une étape au dernier Tour d’Algérie et Robin Stenuit, l’ancien coureur professionnel.

Coureurs engagés pour le Tour du Sénégal 2018 : Islam Mansouri, Youcef Reguigui, Mohamed Bouzidi, Florian Deriaux, Robin Stenuit, Abderrahmane Mehdi Hamza.

Cheikh Fantamady KEITA

Le campus universitaire de Niamey, le plus important du Niger, a été fermé hier mercredi "jusqu'à nouvel ordre", après une violente manifestation des étudiants qui protestaient notamment contre l'exclusion de cinq de leur camarades en mars, a annoncé le gouvernement.

"Le campus est fermé jusqu’à nouvel ordre à compter de ce jour 18 avril 2018", a indiqué le ministère nigérien de l'Enseignement supérieur. Les activités académiques vont néanmoins "se poursuivre" et le restaurant universitaire restera ouvert, a expliqué à l'AFP une source du rectorat.

Des heurts ont opposé hier matin les forces de l'ordre à des étudiants de l'université faisant plusieurs blessés, selon les protestataires.

L'Université de Niamey avait été paralysée par une grève d'un mois des enseignants qui protestaient contre "l'agression" le 7 février dernier d'un des leurs par des étudiants.

Les enseignants avaient mis fin à leur mouvement le 17 mars, après avoir obtenu l'exclusion de cinq étudiants et le recours aux forces de l'ordre pour sécuriser le campus.

Les étudiants avaient évoqué une "altercation mineure" et non une agression. Jugeant ces exclusions "injustes, disproportionnées, illégales et arbitraires", ils avaient entamé un mouvement de grève.

Le président Mahamadou Issoufou a promis début mars dans un entretien à la télévision publique que "le gouvernement veillerait à ce que le calme revienne à l'université en rapport avec tous les acteurs".

AFP

Les soldats nigérians, qui combattent Boko Haram dans le nord-est du Nigéria, doivent s’adapter aux tactiques de guérilla du groupe jihadiste, ont estimé des responsables militaires en marge d’un sommet sur la sécurité en Afrique, cette semaine.

La guerre conventionnelle menée par l’armée nigériane ne suffit plus, face à des combattants qui se fondent parmi la population locale et disséminent des engins explosifs improvisés dans la région sahélienne du lac Tchad, selon Sean McClure, attaché de défense à l’ambassade américaine à Abuja. «Nous n’avons pas encore observé ce type de cycle d’adaptation» au sein de l’armée nigériane, a déclaré le lieutenant-colonel McClure à l’AFP, lors du sommet qui se tient en périphérie de la capitale fédérale. «Ils essaient de déterminer comment s’y prendre». «Leur approche du combat, à mon avis, reste sous le prisme de la guerre conventionnelle», a-t-il précisé. Les Etats-Unis, qui ont renforcé leur présence militaire en Afrique ces dernières années, espèrent partager l’expérience acquise au Moyen-Orient avec les pays du Sahel vivant sous la menace des groupes jihadistes, qu’il s’agisse de Boko Haram au Nigéria ou d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali et au Niger.

D’après le chef d’état-major de l’armée nigériane, Tukur Buratai, il ne fait «aucun doute que les terroristes de Boko Haram ont été vaincus». Pourtant, les insurgés ont multiplié ces derniers mois les attaques sanglantes visant l’armée et les civils, comme lors du week-end de Pâques, quand au moins 20 personnes ont été tuées à Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno.

AFP

La Guinée équatoriale a proposé, hier, la création «d’institutions de droits de l’homme dans chaque pays africain», au moment où le pays est pointé du doigt par des ONG pour ses manquements en matière de respect des droits humains.

«Je proposerai la création d’institutions de droits de l’homme dans chaque pays africain, à travers lesquelles on s’informera de la situation des droits de l’homme» dans chacun de ces pays, a déclaré, mercredi, le président Teodoro Obiang Nguema, à l’ouverture d’un colloque à Malabo. M. Obiang Nguema a émis ce souhait d’avoir des institutions nationales afin de remplacer les ONG internationales de défense des droits de l’homme, «utilisées», selon lui, pour «détruire les Etats africains comme la Guinée équatoriale». Lors de la parution du dernier rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW), qui estimait que l’éducation et la santé étaient sous-financées en Guinée, Malabo avait dénoncé un «rapport mensonger». Fin mars, des militants d’un parti d’opposition avaient affirmé avoir été «torturés» en détention. Un militant de ce même parti, Citoyens pour l’innovation (CI, dissous par la justice en février), est décédé en détention, «à la suite de torture», d’après son parti - ce que le gouvernement dément. Des ONG de défense des droits de l’homme ont corroboré l’usage régulier de la torture dans le pays, tandis que les autorités ont fermement démenti ces accusations.

En février, l’Union européenne s’était inquiétée de la «forte détérioration de la situation des droits de l’homme» en Guinée équatoriale. Ce colloque a été organisé par Malabo pour «apporter les réponses aux informations infondées contre la Guinée équatoriale», selon une note du gouvernement consultée par l’AFP. La Guinée veut, durant ce colloque, «contrecarrer la dérive médiatique faussement construite sur la situation des droits de l’homme et (la) liberté d’expression en Guinée équatoriale».

AFP

La sécheresse et les violences occasionnées par des «conflits pastoraux» créent une situation alimentaire «en sévère détérioration» dans plusieurs zones du Sahel, a averti, hier mercredi, le Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA), réuni au siège de l’OCDE à Paris.

«Si des mesures vigoureuses ne sont pas mises en œuvre», le nombre de personnes en besoin d’assistance alimentaire «pourrait atteindre 10,6 millions» d’ici à l’été, a averti le RPCA qui réunit les Etats africains de la zone sahélienne et les bailleurs de fonds internationaux (Onu, UE, Banque Mondiale, agences de développement, ONG..).

Actuellement, «environ 7,1 millions de personnes sont en besoin d’assistance alimentaire, dont 3,7 millions dans le nord-est du Nigéria», en majorité des familles d’éleveurs, a précisé le réseau dans son communiqué final. Dans la région du Sahel, les récoltes céréalières ont légèrement progressé de façon globale durant la campagne 2017-18, à 67,7 millions de tonnes (+2,5% par rapport à 2016-17), mais des baisses sensibles sont enregistrées dans plusieurs pays et les prix des denrées locales, céréales et tubercules restent «plus élevés que la moyenne des cinq dernières années», s’est inquiété le réseau. Ainsi en Gambie, la récolte de céréales a chuté de 29%, au Burkina Faso de 11%, en Guinée Bissau de 7% et au Tchad de 5,5%. La situation la plus critique a été constatée au Cap Vert qui n’a rien récolté du tout cette année en raison de la sécheresse.

La production de fourrages a aussi baissé dans plusieurs pays en raison de la sécheresse: la Mauritanie enregistre un déficit de 95% par rapport à la moyenne des cinq dernières années, et le Sénégal de 80%, selon le réseau. Ceci entraîne une précocité des transhumances transfrontalières habituelles «dans un contexte sécuritaire difficile», faisant craindre «de nombreux conflits entre pasteurs et agriculteurs dans les zones de transit et les pays d’accueil», a souligné la même source.

La situation alimentaire «critique» dans plusieurs zones de la bande sahélienne (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) affecte surtout des ménages de «pasteurs» (bergers ou éleveurs, NDLR).

Elle est aggravée «par l’insécurité persistante dans le bassin du lac Tchad et la zone du Liptako-Gouma», située à cheval sur le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a indiqué ledit document.

AFP

L’Internet via le téléphone mobile est en train de révolutionner l’Afrique comme l’illustre une étude du cabinet Deloitte. 75 % des foyers du continent accèdent au net via le smartphone.

Selon une étude du cabinet Deloitte intitulée « Tmt prédictions Afrique 2018 : l’avenir est ici », dédiée aux évolutions des usages, de consommation et de marché dans le secteur des technologies, médias et télécommunications (Tmt) sur le continent, 75 % des foyers africains connectés à internet le seront via les technologies mobiles en 2018. Tandis qu’un foyer sur cinq aux Etats-Unis et trois sur 10 au Brésil se connectent à internet via le mobile en 2018, contre un foyer sur 10 en Europe. La tendance en Afrique est aussi liée au fait que la couverture géographique de la 3G et de la 4G est moins coûteuse et plus vaste que la couverture filaire. Ainsi, les opérateurs et équipementiers en télécommunications proposent aux consommateurs une gamme de forfaits internet offrant plus de data et d’appareils adaptés à l’internet mobile résidentiel (minibox, clés internet). Toujours sur le continent, 66 % des foyers sont connectés via le mobile contre seulement 21 % à travers l’Internet fixe alors que 13 % ne disposent pas de net à la maison. 45% des Africains recourent à l’Internet pour suivre des événements en direct, contribuant à l’épanouissement dans le monde des diffusions et événements « live », secteur qui devrait peser 545 milliards de dollars de chiffres d’affaires cette année dont 72 % à générer par la télé et la radio. Mais sur ces 45 % des utilisateurs africains connectés sur le « live », surtout sportif, seulement 25 % sont prêts à débourser plus de 20 dollars par an pour regarder des diffusions en direct. 63 % vont utiliser des applications de réalité augmentée telles que les filtres selfies. 20 % des jeunes de 18-24 ans utilisent à domicile uniquement leur connexion mobile.

660 millions d’Africains équipés de smartphone d’ici à 2020
Le nombre d’utilisateurs de smartphones dans le monde devrait quasiment doubler d’ici à 2020, dans la même veine, 660 millions d’Africains devraient s’en équiper, selon l’étude de Deloitte. Déjà, 67 % des utilisateurs de téléphone mobile sur le continent déclarent être susceptibles d’acheter un smartphone dans les 12 prochains mois. Leur choix pour l’achat est motivé par la connectivité de l’appareil (75 %), son autonomie (67 %) et sa mémoire interne (65 %). En 2023, les utilisateurs devraient interagir 65 fois par jour en moyenne avec leur smartphone contre 50 fois en 2017. L’étude nous apprend aussi que 80 % des usagers utilisent leur appareil plus d’une heure par jour. Dans les avions, un milliard de passagers dans le monde accéderont au wifi dans les avions en 2018, les compagnies aériennes africaines s’y préparent déjà.

Malick CISS

STREAMING MUSICAL ET PRESSE NUMERIQUE : PLUS DE 680 MILLIONS D’ABONNÉS ATTENDUS D’ICI À 2020
Le streaming musical et la presse numérique sont en pleine ébullition, constate le cabinet Deloitte, les consommateurs étant de plus en plus disposés à payer pour du contenu. En fin 2018, un adulte sur deux dans le monde devrait posséder au moins deux abonnements digitaux payants. En 2020, ce seront 50 % des adultes qui en auront au moins quatre. Plus de 680 millions de souscriptions à des abonnements numériques sont attendues d’ici à 2020 dans le monde. Selon Deloitte, jusqu’à 1.200 dollars par an en abonnements en ligne seront dépensés par les gros consommateurs. Le secteur est principalement porté par la Svod et la musique.

M. CISS

PERCÉE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Le machine learning (apprentissage automatique qui confère aux ordinateurs la capacité d’apprendre sans être explicitement programmés, selon lemagit.fr) et l’intelligence artificielle gagnent de plus en plus de terrain en Afrique, surtout dans le secteur de la santé.

Ces nouvelles technologies facilitent l’accès aux soins de santé de base dans les pays en développement. Par exemple, grâce à des photos prises par smartphone, un spécialiste peut identifier les marqueurs biologiques d’un cancer de la bouche ou effectuer des tests de la vue et dépister des maladies oculaires. Ce qui fait du smartphone un outil d’aide au dépistage. Par ailleurs, des entreprises africaines recourent à l’intelligence artificielle pour détecter des intrusions de sécurité (44 %), pour résoudre des problèmes technologiques (41 %) ou pour évaluer la conformité interne (34%).

M. CISS

L’Internet via le téléphone mobile est en train de révolutionner l’Afrique comme l’illustre une étude du cabinet Deloitte. 75 % des foyers du continent accèdent au net via le smartphone.

Selon une étude du cabinet Deloitte intitulée « Tmt prédictions Afrique 2018 : l’avenir est ici », dédiée aux évolutions des usages, de consommation et de marché dans le secteur des technologies, médias et télécommunications (Tmt) sur le continent, 75 % des foyers africains connectés à internet le seront via les technologies mobiles en 2018. Tandis qu’un foyer sur cinq aux Etats-Unis et trois sur 10 au Brésil se connectent à internet via le mobile en 2018, contre un foyer sur 10 en Europe. La tendance en Afrique est aussi liée au fait que la couverture géographique de la 3G et de la 4G est moins coûteuse et plus vaste que la couverture filaire. Ainsi, les opérateurs et équipementiers en télécommunications proposent aux consommateurs une gamme de forfaits internet offrant plus de data et d’appareils adaptés à l’internet mobile résidentiel (minibox, clés internet). Toujours sur le continent, 66 % des foyers sont connectés via le mobile contre seulement 21 % à travers l’Internet fixe alors que 13 % ne disposent pas de net à la maison. 45% des Africains recourent à l’Internet pour suivre des événements en direct, contribuant à l’épanouissement dans le monde des diffusions et événements « live », secteur qui devrait peser 545 milliards de dollars de chiffres d’affaires cette année dont 72 % à générer par la télé et la radio. Mais sur ces 45 % des utilisateurs africains connectés sur le « live », surtout sportif, seulement 25 % sont prêts à débourser plus de 20 dollars par an pour regarder des diffusions en direct. 63 % vont utiliser des applications de réalité augmentée telles que les filtres selfies. 20 % des jeunes de 18-24 ans utilisent à domicile uniquement leur connexion mobile.

660 millions d’Africains équipés de smartphone d’ici à 2020
Le nombre d’utilisateurs de smartphones dans le monde devrait quasiment doubler d’ici à 2020, dans la même veine, 660 millions d’Africains devraient s’en équiper, selon l’étude de Deloitte. Déjà, 67 % des utilisateurs de téléphone mobile sur le continent déclarent être susceptibles d’acheter un smartphone dans les 12 prochains mois. Leur choix pour l’achat est motivé par la connectivité de l’appareil (75 %), son autonomie (67 %) et sa mémoire interne (65 %). En 2023, les utilisateurs devraient interagir 65 fois par jour en moyenne avec leur smartphone contre 50 fois en 2017. L’étude nous apprend aussi que 80 % des usagers utilisent leur appareil plus d’une heure par jour. Dans les avions, un milliard de passagers dans le monde accéderont au wifi dans les avions en 2018, les compagnies aériennes africaines s’y préparent déjà.

Malick CISS

STREAMING MUSICAL ET PRESSE NUMERIQUE : PLUS DE 680 MILLIONS D’ABONNÉS ATTENDUS D’ICI À 2020
Le streaming musical et la presse numérique sont en pleine ébullition, constate le cabinet Deloitte, les consommateurs étant de plus en plus disposés à payer pour du contenu. En fin 2018, un adulte sur deux dans le monde devrait posséder au moins deux abonnements digitaux payants. En 2020, ce seront 50 % des adultes qui en auront au moins quatre. Plus de 680 millions de souscriptions à des abonnements numériques sont attendues d’ici à 2020 dans le monde. Selon Deloitte, jusqu’à 1.200 dollars par an en abonnements en ligne seront dépensés par les gros consommateurs. Le secteur est principalement porté par la Svod et la musique.

M. CISS

PERCÉE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Le machine learning (apprentissage automatique qui confère aux ordinateurs la capacité d’apprendre sans être explicitement programmés, selon lemagit.fr) et l’intelligence artificielle gagnent de plus en plus de terrain en Afrique, surtout dans le secteur de la santé.

Ces nouvelles technologies facilitent l’accès aux soins de santé de base dans les pays en développement. Par exemple, grâce à des photos prises par smartphone, un spécialiste peut identifier les marqueurs biologiques d’un cancer de la bouche ou effectuer des tests de la vue et dépister des maladies oculaires. Ce qui fait du smartphone un outil d’aide au dépistage. Par ailleurs, des entreprises africaines recourent à l’intelligence artificielle pour détecter des intrusions de sécurité (44 %), pour résoudre des problèmes technologiques (41 %) ou pour évaluer la conformité interne (34%).

M. CISS

La Cérémonie de lancement du 35ème numéro de la bande dessinée éducative « Afrique citoyenne », conçue et éditée par la Fondation Konrad Adenauer et l’Association sénégalaise de coopération décentralisée (Asecod), s’est tenue, hier. Cet outil didactique, destiné à prévenir les violences et le terrorisme en Afrique, aborde ce thème « Jeunes, acteurs de paix ». Tiré à 20.000 exemplaires gratuitement distribués, il s’emploie à mettre en lumière le rôle que les jeunes peuvent jouer dans ce combat collectif.

Oussou, jeune élève chez qui on soupçonnait une petite inclination pour le journalisme, désire plutôt suivre les pas de Grand Bathie. Ce dernier a une demeure clinquante, une vie dont on sait peu.

Et rien sur la provenance de sa fortune. Pense-t-on juste qu’il a des partenaires étrangers. Mais Oussou, qui s’acoquine avec lui, finit par être frappé d’émerveillement face à tant de fastes. Il en parle à ses camarades de classe moins emballés et plus prudents que lui. Le jour où ils vont à la rencontre de l’obscur personnage après qu’Oussou les a conviés, la gendarmerie y débarque pour l’arrêter. Les jeunes âmes sont déboussolées ; encore plus quand Tonton Sidy, le lieutenant, leur dit ceci : « Il s’appelle Bathie…un présumé terroriste qui écume le nord du Mali, ces derniers temps ».

« Terroriste ? Vous voulez dire qu’il est aussi méchant que ces gens qu’on voit à la télé et qui font des massacres ? », demandent les curieux enfants. Le lieutenant les met en rapport avec Madame Sarr de l’Union nationale des femmes pour la lutte contre toutes les formes de violences. Cette dernière éclaire leur lanterne avec des mots simples et remplis de sens dont ceux-ci : « une kalashnikov n’a jamais tué une idéologie. Les terroristes ne sont nullement intéressés par la religion et ne font que la ternir et l’instrumentaliser. Il est important d’éduquer, de sensibiliser, comme nous le faisons souvent. En réalité, le véritable but des terroristes, c’est de s’enrichir à travers des trafics en tout genre ».

Cette bande dessinée trouve son originalité dans son approche didactique très souple tout en étant empreinte de gravité. Elle met en lumière une couche vulnérable mais actrice de son destin. De l’innocence naît le questionnement. De celui-ci, on passe à l’engagement dans une démarche séquentielle qui met en évidence le drame de l’instant, ses germes, et l’espoir que suscitent les diverses actions qui ne saurait mettre en marge les jeunes. Les valeurs de solidarité, l’héritage culturel, qui ne favorise point l’autarcie, la cohabitation entre les religions, l’importance de l’éducation axées sur le civisme et le respect de ce qui nous particularise, le chômage… sont autant de grandes questions abordées, de manière intelligente, dans ce travail utile.

Le représentant de Timbuktu-Institute, Seydi Djamil Niane, séduit par cette bande dessinée, a exhorté les concepteurs à la diffuser largement surtout en la traduisant dans les autres langues comme l’Arabe. Car il est, à ses yeux, comme à ceux de Thomas Volk, représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer, « un outil de prévention ».

Les 20.000 exemplaires sont envoyés à toutes les institutions de formation ainsi qu’aux organisations et mouvements de jeunesse du Sénégal.*

Alassane Aliou MBAYE


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