Idées et Réflexions (712)

L’urbanisme peut-être défini comme une science, une technique, un art pour une organisation rationnelle et harmonieuse des espaces urbains ou des villes. Il s’appuie sur des outils, des plans, des règlementations, des démarches et opérations, des ressources humaines formées en la matière pour encadrer l’urbanisation ou processus de conception des villes.

Il est aisé, par conséquent, de comprendre qu’une ville devrait se créer et croître sous l’impulsion, le contrôle et l’orientation avisée de l’urbanisme pour rendre aisée et agréable la vie de ses citadins. Est-ce le cas au Sénégal et dans la plupart des villes subsahariennes ?

Au Sénégal, le phénomène urbain ne cesse de connaître une croissance exponentielle depuis des décennies ; en effet, l’hégémonie démographique et économique des villes est sans conteste, telle que le fait refléter la région-capitale Dakar : 0,28 du territoire concentrant le ¼ de la population nationale. Le développement spatial des villes a-t-il été bien pensé et encadré ?

Si nous convoquons l’histoire des villes, il apparaît qu’une ville comme Dakar a bénéficié, très tôt, de plans d’urbanisme, même si les premiers avaient des relents militaires ou des objectifs de déguerpir des zones centres, des populations ayant élu domicile dans des taudis.

Retenons, succinctement :
• le plan Pinet Laprade de 1862 qui couvrait l’ancienne place Protêt et actuelle Place de l’Indépendance jusqu’aux environs du port ;
• En 1914-1915, un nouveau plan couvrant le Plateau et créant la Médina est élaboré ;
• En 1946, un pool d’architectes et d’urbanistes français (Lambert, Gutton et lopez) était chargé de l’étude du plan directeur de la presqu’île du Cap-Vert ;
• En 1967, le plan Ecochard, permit l’urbanisation de l’essentiel des zones de la région de Dakar, notamment périphériques ;
• Les plans d’urbanisme de Dakar horizon 2025 et 2035 (plan révisé de 2025) qui couvrent, respectivement, l’hinterland de la ville de Rufisque et intègrent la zone de l’aéroport situé à Diass dans la région de Thiès.

Ces quelques jalons posés démontrent, à souhait, qu’une planification urbaine a été belle et bien menée dans certaines grandes villes comme la métropole Dakar. Paradoxalement, dans cette ville-capitale où elle a existé depuis des siècles, avec sans nul doute la participation d’une expertise avérée (urbanistes, architectes, sociologues, ingénieurs en génie civil…), les dysfonctionnements urbains font florès. Est-ce à dire que la planification urbaine, voire l’urbanisme tel que conduit jusqu’à nos jours reste incapable à produire des villes dignes de leur statut ?
Répondre par l’affirmatif, de manière péremptoire, signifierait, certainement, la négation de tous les efforts remarquables qui ont été consentis par les différents pouvoirs publics (ante et post indépendance) pour asseoir une politique d’urbanisme et d’habitat.

Toutefois, il va de soi que l’urbanisme éprouve des difficultés énormes à contenir la « déferlante » urbaine impulsée par des logiques informelles d’appropriation du sol tentaculaires et soutenues.
En effet, son mode opératoire est, souvent, très limité dans l’espace et le temps du fait de ses moyens (financier, humain, matériel) très limités, des multiples contraintes d’ordre institutionnel, sociologique, économique, politique, règlementaire, physique… Plus explicitement, les agglomérations urbaines sénégalaises, comme partout ailleurs en Afrique subsaharienne, sont caractérisées par une croissance démographique exponentielle défiant toute logique. Du coup, cette ruée vers les villes, mal contenue, dérive sur l’occupation anarchique d’une superficie importante de terrains urbains, souvent impropres à l’habitation et dénommés zones non aedificandi. Ainsi, est né le phénomène de « bidonvillisation » de nos cités urbaines.

Pire, si ce n’est le fait de squatter illégalement le foncier urbain, la plupart des citadins ont la fâcheuse habitude de procéder à des excroissances des limites de leurs maisons sur la voie publique, de s’approprier des réserves foncières des lotissements, rétrécissant par ce biais les rues et compromettant, par ricochet, tout projet de réalisations d’équipements collectifs et d’infrastructures de base actuel et futur.
Où était l’urbanisme ? Il devait être certainement absent du fait de sa faible couverture en documents de planification urbaine du territoire (taux de couverture de 5%  des villes sénégalaises selon les données du service de l’urbanisme) ou du long temps mis à élaborer des plans d’urbanisme ou de l’absence de contrôle de l’occupation du sol ou des blocages constitués par les lobbies politiques et autres groupes religieux et sociaux ou de la modicité des crédits alloués au secteur rendant difficile toute action de mise en œuvre de la politique dédiée en ce sens.

En définitive cet art, cette science pour la production de villes, où un habitat décent est garanti, des opportunités de travail offertes, la mobilité urbaine facilitée, l’accès au savoir aisé, devient obsolète, désarmé face aux multiples « fabricants informels » de l’urbain. Ces « artisans informels » continuent, quotidiennement, leur travail de tôlier ou de rafistolage urbain au détriment de l’harmonie, de l’esthétique, de la fonctionnalité, de la durabilité et nos villes, communes, établissements humains, deviennent stressantes, suffocantes et invivables.

L’urbanisme, tel qu’enseigné avec ses méthodes, est-il adapté aux logiques de fabrication ou production des villes sénégalaises ? Bénéficie-t-il de tout l’intérêt ou la place qui devait être la sienne dans la définition des politiques publiques ?

Certainement, cette modeste contribution n’aurait pas la prétention de répondre à ces interrogations mais, au regard du budget alloué au secteur de l’urbanisme et de la modicité des moyens humains et matériels, il demeure certain qu’une reconsidération de sa position est une nécessité pour relever les défis de la modernisation des villes, de leur sécurité, résilience,  et de la décentralisation.

Dans sa chronique du vendredi 08 septembre 2017 sur la chute de la statue de Faidherbe à Saint Louis, Mamadou Ibra Kane, le Directeur général du Groupe Futurs Médias (GFM) concluait dans ce contexte précis que « le problème ce n’est pas la France, le problème c’est nous ».
Une fois n’est pas coutume, je m’approprie cette assertion pour affirmer d’emblée, au sujet du franc CFA que « le problème ce n’est pas la France, le problème c’est nous ».
En effet, il serait très intéressant que nos économistes nous renseignent sur le montant estimatif cumulé en milliards de franc CFA qui a été officiellement introduit à travers nos États  en zone Uemao, depuis les Indépendances.
Ce serait effarant!
C’est pourquoi, une analyse plus objective de nos choix et orientations politico-économiques s’impose. Il en découlerait incontestablement que la problématique de notre sous-développement n’est pas véritablement tributaire de la configuration de notre monnaie.

D’ailleurs, combien de pays en Afrique ayant une monnaie dite locale ne se porte guère mieux que les nôtres ?
Je ne peux m’empêcher de donner l’exemple du Nigéria qui, avec sa force du pétrole et sa propre monnaie vit des situations chaotiques.
Souvenons-nous d’ailleurs, qu’un défunt président de ce pays, (1993/1998) Sani Abacha, avait détourné, avant sa mort, près de 2 milliards de dollars.
C’est donc dire que quel que soit la nature de la monnaie d’un pays, si les préalables de bonne gouvernance et d’orientations stratégiques axées sur le développement ne sont pas posés, on trouvera toujours des paramètres subjectifs pour en faire des boucs émissaires.
Loin de moi l’idée de dégager en touche ce combat, mais le vrai combat, c’est comment chacun de nous peut apporter concrètement sa pierre à l’édification d’une société plus juste et plus équilibrée.
Sous ce rapport, j’estime que ces combattants anti CFA auraient mieux fait d’intégrer, dans leurs actions, la lutte contre la pauvreté.

En quoi faisant ?
Par exemple, en choisissant, dans les pays où ils  se rendent ; souvent avec « armes », bagages et moyens financiers, d’offrir un système d’électrification solaire à deux pauvres hameaux.
En réalité, nous laissons beaucoup de plumes et consacrons énormément d’énergie dans des combats de prestige ou d’égo existentiel, qui charrient la critique facile.
Je dois rappeler qu’avec le franc CFA, des Africains, en travaillant dur et honnêtement ont fait fortune et se sont faits un nom.
Je peux citer au Sénégal, le défunt fondateur de la Compagnie sahélienne d’entreprise (Cse) Aliou Sow et Youssou Ndour qui, à la sueur de leurs fronts et sous nos yeux, n’ont certainement pas eu le temps d’accuser notre monnaie de tous les maux.

Au Nigeria, dans un autre environnement monétaire Aliko Dangote a fait fortune  dans son pays.

Même si l’esclavage et la colonisation ont détruit les fondements de nos sociétés, il y a plusieurs siècles, nous ne devons quand même pas passer tout notre temps à nous lamenter sur notre sort et à accuser les autres.
Comme les personnalités que j’ai citées plus haut, si dans nos pays nous continuons à améliorer la gestion de nos ressources et à les investir à bon escient, il est clair que nous réussirons à émerger quel que soit la nature de notre monnaie.


Nous avons l’entière responsabilité de nos options de développement individuel et collectif.
L’occident n’a jamais dicté ou reproché à nos dirigeants la mise en œuvre, de programmes de développements d’intérêts communautaires comme la case des tous petits, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) ou le Programme de modernisation des villes (PROMOVILLES), tous financés à travers notre monnaie pour lutter contre la pauvreté et le déséquilibre social.

C’est justement parce que des solutions viables comme celles-là existent pour juguler la pauvreté, qu’aucun pays n’a jamais jugé nécessaire de quitter notre organisation économique et monétaire.
Je doute que  toutes les générations de dirigeants africains confondues, qui ont eu à conduire jusque-là les destinées de nos pays, soient moins courageuses  et patriotiques que les contempteurs du  franc CFA.
Ces derniers, très prolixes à essayer de démontrer que cette devise plombe nos économies ; par parallélisme des formes et dans un souci de transparence, devraient également évaluer les coûts et autres impacts inhérents à la construction et à l’introduction d’autres monnaies dans nos systèmes économiques.

De ce point de vue, pour le moment, on peut retenir la thèse du Directeur national de la Bceao qui a estimé que l’impression des billets nous coûte entre 25 et 35 milliards de francs CFA par an, alors que l’amortissement annuel d’éventuelles infrastructures de production de billets serait d’environ 60 milliards de francs CFA.
En tout état de cause, même si notre développement doit être conduit par les hommes politiques, il doit être porté par toutes les composantes de nos jeunes nations, y compris par la société civile, certes à travers des idées, mais aussi et surtout par une implication plus accrue dans le soutien concret aux populations démunies.
Où, le problème ce n’est pas le franc CFA, le problème c’est nous.

Par
Samba NDIAYE

Maire de Ndoffane
Président MDIS

 

Au Sénégal, le régime est déclaratif, sauf exception pour les salariées qui sont soumis à la retenue à la source. Dans les délais légaux, le contribuable, accomplit sa déclaration de revenus ou de chiffre d’affaires auprès de l’administration fiscale. Cette dernière se réserve toutefois le droit de contrôle à postériori, pour apprécier la conformité des déclarations effectuées. Ce principe détermine la nature des obligations des contribuables.

1° La déclaration d’existence
Dans les 20 jours qui suivent l’ouverture de l’établissement ou le commencement des opérations imposables, tout contribuable, même assujetti occasionnel, doit adresser au Directeur des impôts compétent, une déclaration d’existence, comportant tous les renseignements nécessaires à une identification exacte des activités.
Les changements dans les caractéristiques de l’exploitation doivent également être portés à la connaissance de l’administration. Il s’agit là d’une disposition fondamentale posée par l’article 633 du CGI.

2° L’obligation déclarative des contribuables soumis aux régimes particuliers
Dans le but de permettre à l’administration fiscale de disposer de bases d’imposition forfaitaire fiables, la loi fait obligation aux contribuables soumis à ces régimes, de déposer annuellement une déclaration indiquant les renseignements indispensable à une maîtrise du niveau d’activité. Il s’agit du régime de la Contribution Globale Foncière et du celui de la Contribution Globale Unique.

3° L’obligation déclarative des contribuables soumis au régime du réel
Ces contribuables sont tenus de fournir une déclaration annelle de revenus ou de résultats ainsi que les supports comptables respectifs. Les éléments qui accompagnent cette déclaration varient en fonction de la catégorie  de revenu (BIC, BNC, revenus fonciers, etc.)
En cas de cessation d’activité, la déclaration doit être faite dans les 10 jours de la cessation.

4° La déclaration des sommes versées à des tiers
Il est fait obligation aux contribuables de déclarer dans les délais légaux, les sommes versées à des tiers autres que salariés, à titre de commissions, courtages, ristournes commerciales ou autres honoraires occasionnels ou non, gratification et autres rétributions et autres contributions conformément à l’art 200 du CGI.

5° L’obligation générale de conformité à la loi fiscale
Les déclarations déposées par les contribuables doivent être conforme à la loi ; elles doivent refléter et traduire les résultats exacts de l’activité, ou les montants exacts de revenu dont le contribuable a disposé pendant l’année d’imposition. Aux différentes déclarations, est attachée une présomption de sincérité, ce qui n’exclue pas le contrôle administratif à postériori.

6° L’obligation de conservation des documents
Les livres et pièces justificatives servant de base aux déclarations doivent être conservés pendant une période de 10 ans. En outre, tous titres, pièces de recettes, livres, registres, documents annexes, et tout autre document pouvant servir au contrôle de l’impôt, quelque soit leur support, lorsque leur conservation est obligatoire doivent être transmis sur demande par un agents des impôts ayant au moins la grade de contrôleur.

7° L’obligation documentaire sur les prix de transfert

Il s’agit là d’une disposition récente. Aux termes de l’article 638 du Code général des Impôts, « la personne morale établie au Sénégal doit tenir à la disposition de l’administration des impôts une documentation permettant de justifier la politique de prix pratiquée dans le cadre de transactions de toute nature réalisées avec des entreprises associées établies à l’étranger au sens de l’article 17 ». Cet article précise notamment le type d’entreprise assujettie à cette obligation, ainsi que toute la documentation requise.

Les articles 639 et 640 en régissent quelques dispositions particulières.
Dans une prochaine contribution, nous aborderons les procédures de contrôle.

Parlons social non sans rappeler, en préambule, qu’il y a deux façons de se tromper, comme disait l’autre : l’une est de croire ce qui n’est pas, l’autre de refuser de croire ce qui est. Chacun peut avoir son opinion, l’essentiel est de la défendre objectivement, quitte à se tromper de bonne foi. Cela dit, même si rien ne nous trompe autant que notre jugement selon Léonard de Vinci, cela ne va pas nous empêcher de partager le nôtre dans un domaine qui n’est pas celui de la politique dite politicienne : le social. Pour qui sait lire entre les lignes, la politique sociale du président de la République consiste à repenser la solidarité si ce n’est la réinventer. En effet, on peut voir dans ses actes la volonté de repenser et de reconstruire la solidarité, ce qui l’honore.

Repenser la solidarité
Avec le président Macky SALL, l’Etat du Sénégal s’est donné pour mission de repenser la solidarité par une intervention à travers des politiques et mesures sociales, contre les risques financiers et économiques, mais aussi contre l’exclusion. Le prince ne doit pas craindre de n’avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens selon un grand penseur asiatique. A notre avis, la politique sociale du président de la République pourrait donc être résumée en trois mots : repenser la solidarité. Celle-ci est différente de l’entraide par le caractère non réciproque de l’action. En Afrique, au Sénégal en particulier, la solidarité était jadis au cœur de la vie. Face à l’urbanisation et à la modernité, elle avait commencé à céder du terrain pour laisser beaucoup plus de place à un individualisme exacerbé. A cause du galop effréné du libéralisme, on avait fini par ne plus parler d’égalité, de fraternité, de justice sociale.  A chacun son slogan : communisme, socialisme ou libéralisme. Cependant, dans une Afrique démunie financièrement, on ne pouvait survivre que par la solidarité, l’assistance que nous nous devons tous en attendant de trouver une solution structurelle. « Remue le destin, le destin remuera », a dit le penseur. Le président a remué le destin de plusieurs individus, nos compatriotes, qui s’étaient résolus à la fatalité, subissant, stoïques, le poids du manque de revenus pour certains, de la maladie ou du handicap pour d’autres. La valeur d’une personne, dit-on, se mesure au bonheur qu’elle fait aux autres dans la vie et, c’est connu, qui donne au pauvre prête à Dieu. Le président a donné aux pauvres.

Animé par le principe de justice sociale et d’équité, il a pensé opérer une redistribution plus équitable des richesses du pays. Ceux qui sont les oubliés du système politique dans plusieurs pays du monde sont, au Sénégal, pris en compte. Ce procédé a un nom : l’inclusion sociale. Comment rester de marbre et ne pas applaudir si tant est qu’en politique on cherche d’abord l’amélioration du vécu des citoyens ?

Avec le programme national de bourses de sécurité familiale, il a permis à des milliers de familles, soit plus d’un million de personnes, de bénéficier d’un minimum de revenus tous les trois mois. Ces personnes sont ensuite enrôlées dans les mutuelles de santé pour bénéficier d’une couverture contre le risque maladie. C’est peu, diront ceux qui ont la critique facile mais s’ils se mettaient à la place des bénéficiaires, ils apprécieraient l’adage selon lequel il vaut mieux très peu que rien du tout. A travers ce geste, l’Etat du Sénégal subordonne le soutien à ces familles à une douce, utile et agréable conditionnalité : envoyer leurs enfants à l’école. Il vient au secours de bénéficiaires de cartes d’égalité des chances, des handicapés enrôlés dans le cadre de la Couverture Maladie Universelle (CMU).

Cartes d’égalité des chances
A travers la CMU, il  a répondu à un principe universellement connu mais pas universellement appliqué : le droit à la santé, un droit fondamental. Il a encouragé la création de mutuelles de santé, au moins une par commune, renforçant un système communautaire de facilitation de l’accès aux soins qu’il met à la disposition des populations du secteur informel et du monde rural. La justesse de cette justice ne souffre d’aucune contestation car l’assurance maladie obligatoire ne concerne qu’une minorité d’africains. Au Sénégal, ce sont les fonctionnaires, les agents non fonctionnaires de l’État et les salariés du secteur privé. Une infime proportion de ceux qui en sont exclus est assurée par les compagnies d’assurances et les mutuelles de santé. Quid de tous les autres qui constituaient la majorité ? Le président a pensé à eux et s’en occupe. En effet, jusqu’en 2012, seuls 20% de sénégalais bénéficiaient de la protection sociale lato sensu. La volonté du président SALL d’inverser la tendance est en train de changer radicalement la situation. Il a renforcé l’assistance médicale à travers les initiatives de gratuité, ce qui permet la mise en œuvre de la prise en charge de pathologies (dialyse pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale) et de groupes de personnes (enfants de moins de 5 ans, femmes accouchant par césarienne, personnes âgées de 60 ans et plus).

Baisse de l’impôt sur les salaires
L’on constate, dès lors, qu’il accorde une subvention totale à des couches importantes de la population et une subvention de la moitié de la cotisation à d’autres pour leur permettre de se soigner dans un poste de santé, un centre de santé ou à l’hôpital et de s’offrir des médicaments. Ce n’est pas rien.

Qui a opéré une baisse de l’impôt sur les salaires au Sénégal, augmentant ainsi les revenus et la capacité d’épargner? Sûrement pas un martien. Qui a augmenté les pensions de retraite et procédé à leur mensualisation ? Qui a pu réussir à maîtriser l’inflation quand on sait qu’il n’y guère longtemps elle prenait l’ascenseur au moment où les salaires montaient péniblement les escaliers ?

S’il est indéniable que le prix de l’électricité a baissé, il l’a été pour chacun d’entre nous. C’est encore lui, le président, qui en a décidé. Qui a voulu et obtenu la baisse du loyer et du prix du carburant?

En bon et fier paysan du Sine Saloum, il a, avec le Pudc, soulagé des zones rurales vulnérables dans les domaines de l’électricité, de l’hydraulique, de l’aménagement de pistes de désenclavement et de la distribution d’équipements aux fins d’alléger les femmes de la pénibilité des travaux.

Qui a pensé à la correction de fractures sociales et de distorsions géographiques notoires, gros handicaps à notre marche vers le développement ? Le président, bien sûr. Il a osé réformer et, en un mandat, il y a de quoi être agréablement surpris par cette hardiesse et cette générosité dans le social.

Qui a voulu et obtenu la simplification des démarches et le raccourcissement des délais dans la création d’entreprises et d’activités rentables ? La liste des réalisations est loin d’être exhaustive.
L’on peut admettre que face à un projet, on puisse accepter, discuter ou refuser mais de telles réalisations ne peuvent que recueillir une adhésion, surtout des bienheureux bénéficiaires.

Même si certains pourraient être tentés de les qualifier de détails, « les détails font la perfection, et la perfection n’est pas un détail ». N’est-ce pas Confucius qui disait que « plutôt que de maudire les ténèbres, allumons une chandelle, si petite soit-elle » ? Vous en avez allumé une de grosse pour des milliers de personnes démunies et vulnérables, Monsieur le président. C’est un grand pas d’accompli dans un contexte pas toujours favorable, mais pensons à W. Churchill qui disait : « un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté ». Vouloir arriver, Monsieur le président, c’est avoir fait la moitié du chemin et vous avez franchi un grand pas dans le social. Nous vous encourageons. C’est celui qui a du lait qui peut faire la crème, dit le proverbe africain et vous avez pensé distribuer de cette crème aux plus démunis d’entre nous alors que vous auriez pu feindre de ne pas les voir. C’est du concret mais, hélas, « la vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder », n’est-ce pas Hugo ?

Méditons cette réflexion de Raymond Aron : « Le choix en politique n’est pas entre le bien et le mal mais entre le préférable et le détestable ». Cela aurait été détestable de ne penser qu’aux riches.

Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu as contre toi ceux qui veulent faire la même chose, ceux qui veulent faire le contraire et l’immense majorité de ceux qui ne veulent rien faire constate Confucius et nous avec lui. Mais le suicide de l’âme, c’est de penser mal selon Hugo et nous pouvons ajouter que « tout semble jaune à celui qui a la jaunisse ».

C’est une erreur de croire nécessairement faux ce qu’on ne comprend pas, rappelait Gandhi mais face à l’incompréhension et au refus d’admettre l’évidence, « ne cherche pas à être remarqué, cherche plutôt à faire quelque chose de remarquable », avertissait  Confucius. Cela semble plus positif que de suivre à la lettre Aristote qui ironisait ainsi : Il n’y a qu’une façon d’éviter les critiques : ne dis rien, ne fais rien, ne sois rien. Réfléchis longuement avant de te faire applaudir par tes ennemis. Comment ne pas être d’accord avec cette pensée de Victor Hugo ?

Dis beaucoup de choses en peu de mots
Aux nihilistes et autres extrémistes de méditer ce proverbe africain : si tu incendies et la brousse et la plaine où iras-tu habiter ?
Les lecteurs voudront bien excuser la pléthore de citations mais on peut appeler Pythagore à la rescousse pour le justifier : ne dis pas peu de choses en beaucoup de mots, mais dis beaucoup de choses en peu de mots.

Pour finir, empruntons ceci à Aristote : l’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. Réfléchissons avant d’affirmer ou de douter.
Chaque Sénégalais qui a des compétences dans un domaine précis doit se faire un devoir de se poser les bonnes questions, de les exposer aux autres pour une réponse collective. C’est cela la liberté et la responsabilité mais « qui n’est  pas capable d’être pauvre, n’est pas capable d’être libre ».

En attendant, laissons parler les actes: pour déplacer une montagne, il faut commencer par casser de petites pierres. Au plan social, un grand pas est franchi, le chemin balisé même si l’on sait qu’en la matière un acquis en appelle toujours d’autres. L’engagement, ce n’est pas le fait de s’opposer à tout, c’est aussi  encourager et soutenir les bonnes actions, d’où qu’elles viennent. Pour un croyant, le social c’est, en définitive, donner du yërmande et recevoir du tiyaabo en retour. Nous avons pu constater  que beaucoup de nos compatriotes se sont sentis soulagés, cela compte dans une vie et est à encourager. Il n’est pas interdit de faire plus et mieux, même au plan individuel, si on en a la capacité et la générosité. Rien n’empêche celui qui conteste une bonne action de faire un geste à l’endroit de ses compatriotes. Ku mën te yeene ko, na def ! Nous avons le devoir d’aider État, quels que soient le régime et la personne qui sont à la tête, à améliorer la situation sociale de nos compatriotes.

Par Biram Ndeck NDIAYE, Auteur
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* Les intertitres sont de la rédaction

Le militantisme politique est une aventure collective qui repose sur la loyauté à toute épreuve, la fidélité sans faille à des idéaux et la conviction inaltérable que nul  n’est indispensable quand le destin du pays se décline en urgence. Le spectacle auquel certains camarades  ont  habitué le pays depuis la publication de la liste des nouveaux membres du gouvernement  est affligeant. Sous le feu permanent des éditions d’information et des réseaux sociaux, des responsables politiques qui devraient  donner l’exemple entretiennent la République d’un bruit continu et confus d’où s’expriment des états d’âmes et des menaces à peine voilées.

Camarade !  
Beaucoup de nos concitoyens et d’hôtes étrangers vivant parmi nous sont  effondrés par  la dureté de certaines phrases, par le déchainement de la meute, par les spéculations presque délirantes pour la seule et simple raison qu’on n’a pas été reconduit à son poste ou promu.  Cette mentalité cimente des réflexes et des clichés de dissolution du lien républicain, mais elle  secrète  aussi des attitudes hors éthiques et hors morales qui flattent la réussite à tout prix.

Tu me permets, camarade,
De te dire en toute franchise que certains comportements sont inacceptables, désagréables, contreproductif pour l’ensemble des militants  de notre mouvance mais aussi mauvais sur le plan politique puisqu’ils donnent l’impression d’une résurgence de l’individualisme frivole, un des traits constants des  politiciens (  et non des hommes politiques )  Malheureusement le timing n’est pas bon. Au fond, ils ne savent pas que le président  Macky Sall ne sera jamais cette poupée de cire que certains veulent voir marcher en silence derrière les chantages et les menaces. C’est une bataille perdue d’avance pour eux parce qu’il reste un HOMME LIBRE .  Personnellement, c’est cette liberté dans la décision qui justifie en grande partie  mon adhésion à  sa cause politique.

Camarde !
Je sais que l’attente de la publication  de la  liste des membres de l’actuel gouvernement  fut longue pour certains, dure pour d’autres, pleine d’anxiété pour la plupart, insupportable pour tous ceux et celles qui espéraient mieux pour leur personne SEULEMENT. Mais le président l’a  voulu ainsi .  Comme à son habitude, il a agi en républicain et en homme d’État comme le Sénégal en a  connu beaucoup avant.  Il a pris son temps en prenant le soin d’envelopper sa décision de mystère et de confidentialité qui sied dans les affaires d’un État sérieux.  Ne laissant rien suinter, le chef de l’État a pris  au dépourvu les journalistes les plus réseautés et les rédactions les plus avisées.
 
Camarade !
A propos de du récent  scrutin législatif, j’aimerai bien que nous méditions sur le message des Sénégalais. Ils nous ont dit de manière claire leur soif et leur faim d’une   vie meilleure  et d’un autre rapport à la politique mème si la majorité  de nos concitoyens  reste en phase avec  le président Sall.  Sous cet angle, j’aimerais  bien que nous réfléchissions dès maintenant sur les mutations en cours dans notre pays . L’inscription massive des jeunes notamment des primo-votants sur les listes électorales  et la victoire au forceps de notre coalition  à Dakar sont autant d’éléments qui interpellent notre attention  politique.

Camarade !
Pour la  présidentielle à venir, j’attends de toi une posture  pugnace, énergique et patiente, emplie de générosité et de fierté de servir son pays, mais également un insatiable désir de perfectibilité.

 En un mot je souhaiterais  que nous prenions la politique avec élégance et sophistication. C’est à ce prix que nous parviendrons à atteindre notre idéal du début. Même si quoiqu’on dise  derrière toute conviction se cache .....une ambition.

Par Maodo Malick MBAYE
Président  du Mouvement Citoyen Gëm  Sa Bop
Membre  de la Conférence des leaders de Bennoo Bokk Yaakaar

En mai 1991, l’opposant  Alpha Condé rentra en Guinée. Retour mouvementé dans un contexte politique chargé d’inquiétudes en dépit des promesses d’un système pluraliste. Le 19 mai 1991, Alpha Condé osa organiser un grand meeting au stade de Coléah ; c’était, à ma connaissance, le tout premier grand meeting organisé par un opposant politique en Guinée depuis l’indépendance du pays. On comprend l’attitude coléreuse que manifestait, à chaque occasion, le président Lansana Conté à son égard. Violentes répressions des forces de police : un mort et des blessés.

Inquiètes, les chancelleries étaient en éveil. Alpha Condé fut interpellé le 17 juin par le directeur de la police judiciaire. Vaine tentative d’arrestation du leader du RPG ; perquisitions de son domicile le 19 juin. Les principaux membres de sa famille furent arrêtés. Deux jours après, une délégation, composée de notables malinkés, accompagna Alpha Condé, dans la soirée, à la résidence de l’ambassade du Sénégal  pour demander l’asile politique. Un ministre de la République du Sénégal, en plein Conseil, un ami de jeunesse d’Alpha Condé, paraît-il, aurait mal accueilli mon action en soutenant que j’ignorais les enjeux géopolitiques de mon geste. Quelle aberration ! Fort heureusement, c’était un homme d’État de la dimension de Djibo Laïty Kâ qui était à la tête du département des Affaires étrangères. Sa lucidité, son sens aigu de l’État, donc de la diplomatie, son courage voire sa témérité nous ont soutenu, mes collaborateurs et moi, durant toute l’épreuve, qui frisait quotidiennement le drame. Il avait parfaitement compris, dès les premières heures, les enjeux politiques de mon geste. Il me manifestait sa confiance à chaque occasion et il était visiblement confiant et enthousiaste. Du reste, il me connaissait si bien que lorsque je lui ai demandé, au téléphone, de soumettre au chef de l’État la demande d’asile d’Alpha Condé, il me dit en riant – plutôt en ricanant :  « Entre nous, je sais que tu lui as déjà accordé l’asile politique ! ». Ce qui était vrai. J’avoue aujourd’hui que j’étais confus. Et si le président refusait d’accorder l’asile politique pour telle ou telle raison ? Je me serais retrouvé dans une bien  mauvaise posture. Cependant, l’idée que je me faisais de l’engagement du chef de la diplomatie sénégalaise d’alors m’avait contraint de répondre à l’urgence sans la moindre crainte d’être désavoué.

Durant les quarante cinq jours qu’a duré l’asile politique, Djibo Laïty Kâ avait choisi de ne plus se déplacer. Décision audacieuse pour un ministre des Affaires étrangères ! Il était parfaitement conscient de la situation trouble que vivaient des collaborateurs sous les menaces d’un régime qui savait décider le pire dans de telles circonstances. Les pressions étaient énormes sur le personnel de l’ambassade du Sénégal : la résidence fut encerclée par les militaires antigang vingt quatre heures sur vingt quatre pendant quarante cinq jours. Tous les accès étaient sévèrement contrôlés. Fouilles régulières de mes véhicules de fonction, dans le désordre en dépit des conventions internationales établies, signées par les deux parties. Les rumeurs les plus folles circulaient de jour comme de nuit dans cette ville cancannière comme Dakar, comme Paris. Quotidiennement, inlassablement, Djibo Laïty Kâ veillait audacieusement, avec une tranquillité étonnante, sur ses biens : le personnel de l’ambassade.

Je me plais à penser encore que je ne me serais pas du tout entendu avec un Sénégalais bon teint à sa place, amoureux du compromis jusqu’au laxisme. Cet enfant du Sénégal n’a pas servi son pays sans une certaine idée de l’image de ce pays dans le monde. Le plus étonnant chez ce grand commis de l’État, c’est qu’il ne s’attardait jamais sur l’action accomplie ; aussitôt consommée, il scrutait l’horizon et cherchait à agir comme s’il n’avait jamais agi. Il y avait donc chez lui une certaine humilité devant l’action accomplie : c’était un bâtisseur.

Le petit berger s’en est allé. Le grand commis de l’État a vécu. Durant sa vie, il a été certes un serviteur des grands hommes, mais, au vrai, il n’a vécu que de ses propres idées. Et ainsi, comme les bâtisseurs, il a su plaire et ainsi, il a su déplaire. Voilà que je revis son image imposante devant la vie, faite d’actions et de rêves ; voilà que je me surprends à murmurer ces vers du jeune et énorme poète, Arthur Rimbaud :
« Ô saisons, ô châteaux

 Quelle âme est sans défauts ? »

Par Makhily GASSAMA
Email : gassamamakhily@yahoo.fr

A dix-sept mois des élections présidentielles, l’on ne pouvait ignorer ou ne pas deviner que l’appareil étatique sera remanié à l’aube des législatives.
Alors si Macky Sall en garant de la constitution peut jouir de ses prérogatives ne nous emballons pas que ce dernier puisse bénéficier du calendrier républicain afin de constituer un nouveau gouvernement.

Il y a eu beaucoup de spéculations autour de ce remaniement ministériel qualifié de politique mais n’est-ce pas cette politique elle-même qui fait que des hommes et des femmes servent leur nation au profit des populations par le billet d’un gouvernement proprement dit.

Au Sénégal on parle de tout et de rien et ce qui frise souvent le ridicule chez notre très chère opposition qui ne s’est toujours pas remise de sa débâcle lors des dernières législatives.
Des pseudos experts ou politiques ont assez pollué l’espace médiatique depuis lundi alors que l’urgence pour ce pays est bien son émergence qui passera forcement par une équipe gouvernementale avec des gens à la place qu’il faut.

Alors comment peut-on parler d’un manque de volonté du chef de l’Etat si ce dernier appelle au dialogue national et qui prend le temps qu’il faut pour mettre en œuvre les différentes politiques sectorielles du nouveau gouvernement.
Je ne vais pas m’attarder sur les départs ou entrées mais plutôt sur le profil des hommes, des femmes qui composent ce gouvernement avec comme sacerdoce mener à bien l’économie sénégalaise.

Un pays qui est resté sans gouvernement ou Premier ministre n’est pas novice à notre démocratie donc il est encore temps de penser du bien de son prochain afin de mettre le Sénégal sur les rails des pays les plus avancés.

Alors oui à quelques mois des élections présidentielles tout porte à croire que le travail ne va pas s’arrêter pour laisser la place à la politique car peu importe les obstacles, seules les bonnes intentions seront récompensées d’ici et l’au-delà.

Le Sénégal est comme un livre alors ce n’est pas que l’exposé neutre d’un discours c’est aussi la rencontre d’une idée avec une forme me dira-t-on.
Oui il faut essayer encore et encore car cela est une forme qui me convient étant donné que je le vois comme une rencontre d’un savoir et d’une philosophie personnelle alors essayons mes chers compatriotes.

Comme tous les Sénégalais lambda, j’attends encore plus de cette nouvelle équipe et je ne saurais terminer sans rendre un vibrant hommage au PM Monsieur Mahammad Boun Abdoullah Dionne qui a fini de façonné les contours du PLAN SENEGAL EMERGENT (PSE) pourtant tant décrié.

Renouveler ma confiance au binôme Macky Sall – Dionne sera mon plus grand satisfecit au cours des prochains mois alors arrêtons de penser un peu à la politique et mettons-nous au travail afin d’être des hommes meilleurs dans un Sénégal meilleur bien sûr

Par Adama Diaw (Diaw Fara)
Membre de la Cojer Nationale
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Il serait à souhaiter que les vertueux demeurent toujours. Hélas ! la mort est l’une des épreuves que l’on subit toujours avec résignation. Pour Mame Abdou, il n’y avait pas d’occasion particulière à faire œuvre utile, il répétait sans cesse les mêmes actions : faire passer l’autre avant lui-même, transmettre le savoir, éveiller les consciences, éclairer les esprits, consacrer au collectif toute son énergie, toute son influence, tout son temps. Il a rempli sa mission avec exactitude.

De son vivant, il n’y eut aucune résolution d’une crise d’ampleur qui ne lui doive une grosse part. Les bienfaits qu’il a si généreusement et si humblement rendus à l’humanité justifient les nombreux témoignages d’affection et de reconnaissance exprimés à profusion en ce jour anniversaire de son rappel à Dieu, même si, c’est connu de tous, sa  modestie  imperturbable s’accommode mal de propos élogieux à son endroit.

La richesse de l’œuvre qu’il a accomplie lui vaut l’acquiescement unanime de ses semblables, reconnaissant en lui un digne représentant du prophète Mohamed saws. Il était également un bon citoyen, un homme d’action et de réflexion assidûment attentif aux préoccupations de ses concitoyens dans un esprit de fraternité et de justice.

Par ces temps où nombre de citoyens,  par écrans d’ordinateur interposés, usent de propos désobligeants pour exprimer leurs désaccords, on peut dire avec regret que nous n’avons pas tous gardé intactes, dans nos cœurs et nos esprits, les leçons d’humanité léguées à la postérité par l’illustre Dabaax, le rassembleur. Le peuple l’avait intronisé de ce titre et mis en lui son affection et sa confiance du fait de son attachement à la vérité, de sa capacité à dire des mots justes, bien sentis en mesure d’apaiser les cœurs, rapprocher des positions opposées et renforcer la cohésion sociale. Impartial en toute chose, il est resté objectif jusqu’à son dernier souffle.

On le savait fatigué vers la fin de sa vie, mais la maladie, exténuante fût elle, n’a jamais su altérer sa volonté de modeler chaque être à l’image du prophète Mohamed saws. À coup sûr, Mame Abdou se serait aujourd’hui naturellement positionné à l’avant-garde du combat pour l’arrêt du massacre de membres de la minorité musulmane des Rohingyas en cours en Birmanie, car le respect de la dignité humaine était pour lui une loi fondamentale. Il était doué des plus précieuses et des plus hautes qualités de cœur.
Qu’Allah l’accueille avec bienveillance.

Par Souleymane DIEYE
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Le débat actuel entre certains responsables de l’APR et au sein de la mouvance présidentielle « Bennoo Bokk Yaakaar », suite à la mise en place du nouveau gouvernement, avec certaines nominations à des emplois civils, mérite une attention particulière.

Nous devons savoir et accepter que c’est l’article 44 de la constitution qui dit : « Le président de la République nomme aux emplois civils ». Cela relève de sa seule autorité et de sa discrétion. Ce principe doit fonder toute adhésion à un parti politique à savoir qu’en cas de contrôle de l’exécutif, la personne incarnant l’institution « président de la République » dispose du pouvoir de nommer. En démocratie, il est permis de discuter les décisions sans toutefois verser dans des logiques de contestation inélégante et puérile d’un pouvoir constitutionnel du Chef.

Le président Macky Sall dispose de ses sources d’informations sur les hommes et femmes qu’il veut nommer. Il dispose de la liberté de consultation de ceux à qui il demanderait un avis non contraignant. Il est comptable du bilan raison pour laquelle en fonction des résultats des personnes en qui il a placé sa confiance, il se donne la possibilité de réajuster ses choix sur la base d’une table de valeurs que lui seul met en place.

Je crois franchement que ce débat sur l’opportunité ou non du choix de X ou Y ne doit pas se poser jusqu’à verser dans les menaces et autre vote sanction. Le plus important, c’est le respect du pouvoir constitutionnel discrétionnaire de nomination qui dépend du Chef. Si tant est qu’il y a faille dans le système d’information sur les choix optimaux, c’est au Chef de l’État et au système en interne de faire procéder aux réglages pour s’ajuster librement pour avoir un bilan à montrer aux peuple électeur dans les quinze mois qui nous séparent de février 2019. Le premier défenseur du bilan sera le candidat. Tous nous ne ferons que l’aider à vendre ce bilan aux électeurs.

Il n’est pas élégant de crier urbi et orbi un non choix comme dans une logique de partage. C’est plus que de la prétention : c’est un manque de sérénité qualité nécessaire pour exercer une haute responsabilité. Chacun peut avoir son opinion sur tel ou tel choix ou non choix. Chacun peut s’autoglorifier en pensant être la personne indispensable à tel ou tel poste, mais de là à bander les muscles ou à s’attaquer par presse interposée aux décisions du Chef de l’État, il y a un pas inélégant à ne pas franchir.

C’est pourquoi, je lance un appel à tous les membres de l’Apr et de la mouvance présidentielle pour taire les querelles et s’orienter vers le développement de ce pays quelle que soit leur station.
Il est vrai qu’en politique, il y a toujours un jeu de pouvoir insidieux pouvant phagocyter les systèmes d’information fiables devant sans calcul aider le Chef à s’approcher au mieux de la décision efficiente. Cela n’est pas inhérent à la politique. Après un quart de siècle de vie professionnelle dans le privé, je sais qu’il y a toujours des risques de phagocytage des décisions liées à la promotion du personnel. Ce ne sont hélas pas souvent les plus « corrects » qui travaillent pour le bilan final. Le choc des ambitions peut hélas pousser à tenter dans l’œuf « d’assassiner des Mozart » qui pourtant avaient leur pierre à apporter à l’édifice. Nous devons comprendre que Dieu trace les destins des uns et des autres souvent avec un sillon sinueux et des situations de retournement assez cocasses. C’est pourquoi en pouvoir ou en disgrâce, nous devons reste humbles en propos et actes et ne pas faire ce que le sénégalais abhorre le plus : l’arrogance. Au-delà des bilans, la table de valeurs de l’électeur s’appuie d’abord sur des règles éthiques que nul ne doit oublier.

Un choix est d’abord renoncement et exclusion. Ne pas être choisi par décret ne signifie pas qu’on n’est pas bon. Tous nous excellons sans doute dans des domaines avec une autorité professionnelle le plus souvent reconnue par nos pairs. Le jugement des pairs est plus qu’une consécration : c’est un immense plaisir sans commune mesure. C’est le plus important devant la glace de la conscience.
Les 15 millions de Sénégalais ont tous des parcours et des personnalités diverses qui doivent ensemble aider à construire ce pays sans forcément être dans une « station » quelconque par décret. Il ne peut pas y avoir 15 millions de décrets !

Je crois que les hommes et femmes de valeurs et de vertus doivent venir, être et rester en politique quels que soient les soubresauts. Il est de la responsabilité de toutes et tous que « la société politique » ne soit pas comme pensait Camus « une machine à désespérer les hommes ».

La complexité du Sénégal en vaut la chandelle et il serait malheureux que nous autres de la « société politique » donnions par nos « analyses réductrices du ventre » le mauvais signal à notre peuple qui va bientôt entrer dans la complexité du cercle des nations productrices de pétrole.

Dans cette cacophonie indescriptible d’après nomination, le bon sens recommande de rester dans un débat de fond sur les bases minimales en termes à la fois éthique et moral ; deux digues de valeurs qui ne doivent pas céder. Politique, ambition et éthique ne sont pas antinomiques. Tout est question de dosage pour allier les trois. Il faut un pare-feu moral pour rester sans risque dans l’alliage des trois.
Il faut rester en politique et dans la totale démocratie « ce pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres. » comme disait Churchill. Rester en politique malgré tout est déjà un signe de conviction quant à la sincérité principielle de l’engagement premier.

Par
Mamadou NDIONE

Économiste Écrivain
Conseiller départemental
à Mbour
Responsable politique
APR DIASS

Dimanche 11septembre 2016, 13h 05 mn, l’équipe médicale qui m’entoure depuis plusieurs semaines constate et atteste de mon rappel à DIEU.

Je suis soulagé et en paix avec moi-même. Je rends grâce à Allah, SWT, de m’avoir donné une vie si remplie et de me rappeler auprès de Lui en ce jour d’ARAFAT, 9ème jour de Dhul-Hidja, qui précède la célébration du sacrifice d’Ibrahim. Je ne pouvais rêver plus belle sortie tant la date est symbolique et exceptionnelle pour la communauté musulmane.

En attendant l’arrivée de mon fils, informé par le Professeur DIOP,  je revisite ces 82 années de combats, de sacrifices, de privations mais aussi et surtout de résilience, de victoires et de bonheur.

C’est dans cette demeure à l’extrémité du village de Yenne qui vit naître mon grand-père maternel, et qui me servait de lieu d’inspiration que j’ai vécu les dernières semaines de mon existence ; entouré de mes enfants, de mes collaborateurs et de l’équipe médicale à qui je rends un vibrant hommage.

Ces deux dernières années, j’ai côtoyé nombre de médecins reconnus et de spécialistes réputés. De l’hôpital américain de Paris à la clinique Cashaous, de  l’hôpital A. Le Dantec à l’hôpital Principal, j’ai pu mesurer l’expertise et la compétence de nos jeunes compatriotes. Fidèles au serment d’Hippocrate, ils m’ont prodigué des soins de dernière génération et accompagné avec les paroles qui m’ont apaisé le corps et l’esprit. Qu’ils trouvent ici l’expression de ma profonde gratitude.

Je formule le vœu que leur foi et leurs efforts soient soutenus et récompensés par des politiques à la hauteur des défis de santé publique qui interpellent notre pays.

Mon fils qui a quitté Dakar doit arriver très vite. Il emprunte la nouvelle autoroute qui permet, désormais, de relier Dakar à Rufisque en moins de 30 mn et Yenne en 45 mn. Que de chemin parcouru depuis l’indépendance !

Je constate, pour m’en réjouir, que le pays est en marche et que les générations actuelles et futures vivront dans un environnement où la condition humaine sera moins pénible.

Le président de la République, son Excellence Macky Sall, a été le premier à appeler mon fils pour exprimer son émotion et celle de la Nation. Ses mots à mon endroit ont été profonds. Il a toujours été affectueux, bienveillant et attentif à mon égard.

L’arrivée de mon fils à Yenne accélère les derniers préparatifs de mon acheminement à la morgue de l’hôpital principal. Je l’observe prostré devant ma dépouille. Prostré mais digne. De cette dignité à laquelle je l’ai toujours invité à s’attacher, en quelque circonstance, par respect à l’histoire et au double privilège d’aînesse et de masculinité (je m’excuse auprès de toutes les femmes pour ce « dérapage langagier » dont le fondement se trouve, exclusivement,  dans notre culture musulmane).

Ma sortie de la pièce mortuaire n’a pas été facile.  En effet, J’éprouvais  une grande peine à traverser cette bibliothèque qui jouxte ma chambre et dans laquelle j’avais pris soin de ranger des milliers d’ouvrages. J’étais fasciné par ce lieu et par ce qu’il porte d’histoire, de  savoirs, d’actions militantes, d’humanisme, de liberté, d’ouverture et de progrès. A cet instant, j’ai eu une pensée pour tous ceux qui m’ont éclairé et  inspiré ; tous ceux qui ont participé à ma formation personnelle, à ma culture.

J’ai pensé à Aristote, Platon, Sénèque,  Montaigne,  Montesquieu, Rousseau, Voltaire, Hugo, Tocqueville, Marx , Engels,  Blum, Clémenceau, Jaurès, Gide, Sartre, Camus, de Beauvoir, Malraux, de Gaulle, Mitterrand,  mais aussi, et bien sûr, Senghor ( mon maître) , Cheikh Anta et tous les autres.

J’ai toujours été ébloui par les révolutions et les luttes des peuples contre l’oppression et pour la liberté. C’est donc avec passion que j’ai visité les révolutions américaine, française, chinoise et russe mais aussi les luttes pour l’indépendance et l’affirmation de la dignité humaine menées par Gandhi, Ho Chi Minh, Mandela, Nasser, Lumumba, Nkrumah…

Mon envie de lecture, de tout lire a pour point de départ mai 1951 et ma rencontre avec le Maire de Rufisque d’alors Maurice Guèye. Il me chargea d’installer la bibliothèque municipale de la ville. Ce qui a été fait avec dévouement et abnégation. Bien m’en a pris car en ces années d’intense agitation intellectuelle et politique, « la connaissance était, plus que jamais, la nourriture de l’âme ».
Le temps d’arrêt marqué en ce lieu m’apaisa davantage. Le cortège pouvait dès lors s’ébranler vers Dakar.

Dehors, la nouvelle s’était déjà répandue dans le  pays et dans le monde entier. L’émotion était vive et les témoignages se succédaient dans les radios et dans les réseaux sociaux. Ils étaient sincères et  affectueux. Ils venaient de Rufisque, de Dakar et  du pays profond. Ils arrivaient de Paris, de New York, de Rabat, de Shanghai, d’Abidjan, de Rome mais aussi et surtout de la station d’Arafat qui accueillait, en ce jour,  la communauté musulmane.

J’étais saisi au plus profond de mon âme par autant de compassion et d’affliction. J’entendais des voix qui m’étaient familières. Celles de mes amis, compagnons et  parents. Jeunes et moins jeunes. C’étaient celles de compatriotes connus ou inconnus, de citoyens croisés quelque part dans le pays, de compagnons de lutte, d’hommes et de femmes de presse,  d’autorités religieuses, chrétiennes et musulmanes, de personnalités publiques, d’entrepreneurs…

Elles relataient un itinéraire, un combat assumé ensemble, un compagnonnage exigeant,  un militantisme porteur d’espérance,  une amitié sincère, une assistance, un moment de convivialité, un accompagnement ; bref, une certaine idée du Sénégal et de l’Afrique dans ce qu’ils ont de fraternel et d’éternel.

Je sais bien que devant la mort la conscience humaine ne retient que ce qui élève, ce qui consacre ; mais je puis mesurer, en cette circonstance,  la peine, la  tristesse, la sympathie et l’affection de tous.

Les regards affectueux des habitants de Yenne accompagnèrent le cortège funèbre qui emprunta très vite l’autoroute dans le sens Diamniadio-Dakar. En effet, mon fils prit la décision de ne pas emprunter la route nationale et de «  contourner » Rufisque parce qu’il savait que j’y reviendrai demain, jour de la Tabaski, pour reposer définitivement aux côtés de ma mère Adja Thiaba DIOP, de mon épouse Adja Adama SOW et de mes enfants Ousmane et Ndack.

Je dois avouer que le tracé de cette autoroute avait suscité en moi beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes. Elles avaient pour fondements la perspective de la désaffection  de Rufisque, son isolement et finalement  son confinement au mépris de son immense contribution  à l’histoire de notre pays. Ces inquiétudes sont aujourd’hui apaisées.

Je ne pouvais m’empêcher de jeter un dernier regard sur l’usine de Sococim ; l’entreprise qui m’offrit mon premier emploi d’aide laborantin en 1948 et mon premier salaire de 5000 francs la quinzaine. Je venais d’obtenir le Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires (CEPE) et j’étais dans l’attente des résultats de l’examen d’entrée en sixième.

Sococim, Bata, Icotaf et Valdafrique font partie intégrante de l’histoire de la ville. Elles ont permis à nombre de ses fils de garder espoir et d’avoir une dignité sociale. Ce souvenir et cette relation expliquent, en partie, plusieurs décennies plus tard, mon combat pour la « rufisquosité » de Sococim.

Cette « bataille » consanguine entre Rufisque et Bargny, et au final judicaire, avait pour conséquence l’affectation de la contribution de Sococim au budget de la Ville ; laquelle contribution ne pouvait échapper à Rufisque. En effet, elle venait participer aux efforts déployés par la municipalité pour atténuer les souffrances des populations dans un contexte social tendu, de quasi-faillite des sociétés précitées (à l’exception de Sococim) et de raréfaction des ressources issues de la pêche artisanale. La Ville devenait ainsi le premier employeur et compromettait, par la même occasion, sa capacité d’investissements structurants. Pour autant, nous n’avions pas le choix.

Le cortège arriva très vite à Dakar. La traversée de la place de l’Indépendance (ex place Protêt) ne pouvait que me ramener à cette journée mémorable du 26 aout 1958 au cours de laquelle le Général de Gaulle fut « chahuté » par une jeunesse vibrante. Les mots de René Char me viennent alors à l’esprit : «  celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience ».
Je ne reviendrais  pas sur les luttes qui ont légitimé ce moment historique, ni sur le congrès de Cotonou qui l’avait précédé de quelques jours. Les historiens et les politologues l’ont déjà fait à suffisance. En revanche, je veux saluer et rendre hommage à une génération exceptionnelle. Celle de Blaise Diagne, Senghor, Mamadou Dia  Lamine Guèye, Abdoulaye Ly, Rose Basse, Valdiodio Ndiaye, Alioune Badara Mbengue (mon mentor et grand-frère), Assane Seck…

Les engagements qu’ils ont  défendus et les valeurs qu’ils ont  incarnées ont forgé les convictions des « porteurs de pancartes ». Pour reprendre le propos du président Senghor, «  ils ne sont  pas morts gratuits. Ils sont  les témoins de l’Afrique immortelle, ils sont  les témoins du monde nouveau qui sera demain ».

A mes compagnons porteurs de pancartes,  j’adresse un salut fraternel et reconnaissant. J’ai été honoré de leur confiance.
Par leur exemple, ils seront, à jamais, au Panthéon de l’histoire de notre pays et de l’Afrique. Mais la fraternité crée des devoirs et le premier d’entre eux est la sincérité. Je veux donc leur dire qu’ils ont, aujourd’hui, la responsabilité de porter cette histoire et de transmettre le legs. Ils doivent la faire connaitre, la faire enseigner et permettre à chaque génération d’assumer sa part de liberté et de dignité.

Les formalités qui suivirent mon arrivée à l’hôpital Principal ont été rapides. Je pouvais dès lors prendre  place. J’avais surtout hâte de libérer le groupe d’amis et de parents qui a tenu à m’accompagner.

La Tabaski sera célébrée demain et, après tout, la vie doit continuer. La cérémonie de levée de corps est prévue le lendemain à 15h.

Le 12 septembre, le pays tout entier célèbre l’Aïd El Kebir. Le président de République profite de son message à la Nation, à la sortie de la grande mosquée de Dakar, pour annoncer, publiquement, ma disparition et sa présence à la cérémonie de 15h.
Pour la première fois de ma vie, je me retrouve seul. Dans cette morgue de l’Hôpital principal.
Le souvenir me revient. « Cette présence invisible » dont parlait Hugo.

Je repense à mes années passées non loin de ces murs. A l’Assemblée nationale d’abord, pendant plusieurs décennies puis, bien plus tard, au Conseil de la République. Je repense aux combats menés, dans l’hémicycle, aux côtés d’hommes et de femmes de grande valeur, pour asseoir  l’Etat de droit, réduire les inégalités, réaffirmer la dignité humaine, promouvoir l’école, le mérite et l’entreprenariat , interpeler l’Etat sur ses devoirs et responsabilités devant tant de souffrances, d’indigence mais aussi d’espérances, consacrer la décentralisation, bref accomplir son devoir d’élu au suffrage universel. Honorer l’élection, et réaffirmer sa primauté sur la nomination,  par le courage, le combat et la vertu. Rousseau avait raison, «  il n’y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat ».

Mes années de parlementaire et de maire m’ont mis au service des rufisquois et des sénégalais. Je leur suis  infiniment reconnaissant de la confiance  qu’ils m’ont si longtemps accordée. J’ai accompli ma mission avec passion et humilité. J’avais conscience de la chance que j’avais et de la responsabilité qui était la mienne. L’histoire sera mon juge.

Lundi 12 septembre, 15h. La cérémonie de levée de corps peut commencer. C’est jour de Tabaski mais la foule est impressionnante. L’émotion est sincère. Les témoignages et discours sont élogieux. J’ai compris alors que ma vie n’avait pas été vaine.

Ces visages me sont familiers. Ils représentent  ma famille, mes amis, mes alliés, le temporel, le spirituel, mes compagnons de combats et de vie. Ils représentent le Sénégal dans ce qu’il a de singulier, de pluriel et  d’universel.

J’écoute avec attention les mots des orateurs. Mon frère El Hadj Mansour Mbaye, qui officie légitimement en qualité de maître de cérémonie, mon jeune confrère Papa Alassane Ndir, président de l’ONEEAS, mon frère et  compagnon Assane Masson Diop au titre des « porteurs de pancartes »,  mon jeune frère Daouda Niang, Maire de Rufisque, mon neveu Seydou Diouf, représentant ma famille politique, mon fils Pape Madické, mon fils, Serigne Abdoul Ahat Diakhaté, chef de village de Touba et, bien sûr, le président de la République Macky Sall dont la sympathie, la constance et la bienveillance à mon endroit sont connues de tous.

Dans la voix de chacun, je ressentais une  peine et  une infinie tristesse. J’ai une histoire personnelle avec chacun d’entre eux et avec l’institution ou l’organisation qu’ils incarnent.  J’y reviendrai l’année prochaine.


Ils étaient les porte-voix de cette foule rassemblée, silencieuse, émue. En les écoutant et à la suite de Lincoln, je me dis, au final, « ce qui  compte, ce ne sont pas les années qu’il y a eu dans la vie ; c’est la vie qu’il y a eu dans les années ».

Il était temps de les « libérer » pour leur  permettre d’assumer leurs devoirs de Tabaski.
Le trajet Dakar-Rufisque fut rapide et le cortège arriva très vite dans la « vieille ville ». Cette ville, érigée en commune de plein exercice par décret en date du 12 juin 1880…, avant Dakar. Cette ville qui m’a vu naître le 15 janvier 1934. La ville de Maurice Guèye, Galandou Diouf, Ousmane Socé Diop, Abdoulaye Sadji, El Hadj Ibrahima Sakho, Alioune Badara Mbengue, Babacar Ndiaye Ndioro…

En traversant Rufisque, je revisitais ma vie. Cette ville m’a tout donné. J’y suis né, tout comme ma mère en 1898. C’est là où  j’ai forgé mes premières convictions d’adulte, ma personnalité et des amitiés pour la vie. C’est ici que je suis rentré à l’école en 1942. Cette école de la République qui a permis de vaincre l’ignorance et l’exclusion. Cette école qui promeut l’égalité des chances ; celle qui  doit permettre à tous d’être à armes égales dans l’accès à la réussite intellectuelle et sociale, celle qui  garantit  à chacun que son avenir ne sera pas déterminé par l’aisance économique ou l’indigence de ses parents.

Cette école doit rester l’espace de tous les possibles, le lieu des ascensions fulgurantes, de la conquête des responsabilités, de la confiance retrouvée, un lieu de progrès et d’espérance. Je pense donc à mes maîtres de l’Ecole sénégalaise et aux paroles de Camus, après avoir reçu le prix Nobel de littérature,   adressées à son instituteur M. Germain : « ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, sans votre exemple, rien de tout cela ne me serait arrivé ».

Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec le peuple de Rufisque et avec les sénégalais. Des milliers de personnes sont là. Des femmes, des jeunes, des personnes du troisième âge, des amis, des compagnons, des parents, des anonymes. Tous ont tenu à être présents, à m’accompagner.

Aux abords de la mosquée de Mérina, à quelques mètres de mon domicile, dans les rues adjacentes, la foule est impressionnante. Des milliers de personnes. L’émotion est à son comble.

La prière mortuaire effectuée, mon fils accéda à la demande des jeunes de Rufisque de me porter sur leurs épaules et de me transporter  à pieds jusqu’au cimetière de Thiawlène, distant de plus d’un  kilomètre. Je suis fier et comblé.

Je traversais ainsi mon quartier natal, Mérina, et le quartier de Thiawlène accompagné par les chants et les zikrs de milliers de personnes. A elles toutes, j’exprime mon infinie gratitude.

A tous ceux qui sont « en situation », je dis, à la suite de Napoléon, que «  ce sont presque toujours des combats qui sauvent les républiques et des débats qui les perdent ».

Aux femmes de Rufisque et d’ailleurs, je rends hommage pour leur sacrifice, leur loyauté et leur combat.
Aux jeunes, à tous les jeunes, je dis de ne jamais avoir peur.

Je leur dis d’être audacieux, patients et courageux. De ce courage dont parlait Jaurès devant les jeunes du lycée d’Albi : « le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c'est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie… le courage, c'est de garder, dans les lassitudes inévitables de la vie, l'habitude du travail et de l'action…le courage, c'est de dominer ses propres fautes, d'en souffrir, mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin… le courage, c'est d'agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle sera la récompense réservée à notre effort…. ».
Je suis enfin au cimetière de Thiawlène, aux côtés de ma mère, de ma famille et de mes amis.
Demain, 13 septembre, une cérémonie du 3ème jour sera organisée en  mon domicile de Mérina.
Je prendrai, à nouveau, la parole.

Par Me Mbaye-Jacques DIOP

Il est assez curieux et même dommage pour la qualité et le niveau de l’analyse des questions sociopolitiques dans  notre pays,  qu’une partie de notre  intelligentsia, politologues,  professeurs, chercheurs,  intellectuels de tout acabit,  tous dans leur appréciation des remous au sein de la quasi-totalité des partis du Bennoo,  puissent verser dans un unanimisme béat selon lequel le président Macky Sall,  serait  un  grand prestidigitateur,   capable de transformer des « lions politiques » en « Zébres de proie ».  Plus grave l’est encore leur perception du Pouvoir,  assimilé à un jardin de délices, une ruche de nectar où l’on ne passerait le  temps qu’à se délecter  et à se pourlécher les moustaches.  Ce faisant,  ils  confortent  cette idée fallacieuse et biscornue selon laquelle, la politique  se réduit à la compétition pour le Pouvoir et que le Pouvoir c’est le partage clanique de délices. Cette perception aussi saugrenue que perfide, relève d’un empirisme paléontologique, pernicieux et dangereux pour  l’avenir de la politique et de la République. Ce n’est donc pas étonnant que durant la campagne législative que des illuminés puissent penser que l’étoile des politiciens devait disparaître de la galaxie.

Alors, dans un nouveau contexte géopolitique  et géostratégique, où  toutes les lignes ont bougé, beaucoup de paradigmes  du Développement revisités,   il me semble important pour une approche scientifique de tout phénomène social, de ne pas limiter l’analyse et la Réflexion, à une reproduction d’anciens schèmes, d’anciens stéréotypes et  de clichés idéologiques, qu’on chercherait à valider urbi et orbi par des pétitions de Principe. Dans ce cadre,  il est important que les acteurs politiques, aidés en cela par les intellectuels et politologues, ne perdent jamais de vue pourquoi et pour qui on fait la Politique ?

L’action politique commence à la lisière de l’individualisme, elle est distributive pour le plus grand nombre, la cité, la communauté, le peuple. Elle n’est non plus assujettie  à la conquête du Pouvoir, même si celui-ci  offre la posture idéale. La real politik qui consiste à trouver des solutions aux préoccupations de la Cité,  impacte plus les masses que les logomachies idéologiques. Aussi la nouvelle voie politique  inédite balisée par deux principes  majeurs de solidarité : « la Patrie avant le parti » et « Gagnons ensemble et Gouvernons ensemble »,  inaugurée au Sénégal depuis la deuxième alternance  par les grands patriotes de ce pays disséminés dans tous les partis de « Bennoo bokk Yaakhaar », sous la houlette d’un Président visionnaire, s’avère être un cas d’école qui devait titiller l’intérêt des chercheurs et politologues sénégalais et africains . Malheureusement au lieu d’analyser cette pertinente offre politique qui cadre  mieux avec la nature kaléidoscopique de notre  peuple et de son génie rassembleur comme chanté dans les versets de notre hymne national par le poète Président, puis  d’évaluer les Résultats obtenus sur bien des domaines, on  fait la fine bouche ou on choisit les dédales idéologiques heurtées. L’on reproche aux leaders des Partis de la Gauche d’être pris à la trappe par le libéral Macky Sall. Mais oui pourquoi pas ? Peut-on reprocher à un  citoyen honnête, qui aime son pays,  de s’engager pour celui-ci, pour le bien-être de son peuple quand les perspectives sont claires, quand toutes les doléances de celui-ci, qui de surcroît sont les mêmes pour tous les Partis, ont été passées au peigne fin, consignées   dans un mémorandum aussi exhaustif que fidèle, le Pse, retravaillées dans le cadre de leur  exécution dans une planification participative, inclusive, à  travers des conseils Ministériels   décentralisés qui ont débouché sur des actions  à fort impact social, le Pudc,  salué par tous   au point que  le peuple authentique renouvelle sa confiance à Bennoo à chaque fois que de besoin et des pays des voisins viennent prendre  des leçons . N’est-ce pas là la finalité de toute politique ? Résoudre ou contribuer à résoudre à l’instant T les problèmes auxquels la Société est confrontée, doit rester la mission d’un parti politique responsable et non faire rêver ?

Les partis  de » Bennoo Bokk Yaakaar »  ont tous mis la Patrie avant le Parti  et les leaders restés ont fait don de leur vie et de leur carrière politique, ayant compris  la fragilité et les risques courus par le pays dans un contexte géopolitique fécond en périls. Les partis politiques touchés par ses crises, gagnent donc en maturité et sont en train de faire leur cure de Jouvence et par ricochet la politique s’en retrouve anoblie, en se débarrassant de ceux-là qui n’ont retenu de celle-ci que  la sauvegarde d’intérêts crypto personnels ou claniques, les querelles byzantines.

Par
Waly  Ndiaye

Bennoo Bokk Yaakaar
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De retour dans mon pays natal depuis ma retraite de mes fonctions de président du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) en mars de cette année, je me souviens d’un dicton local selon lequel lorsque vous allez au ruisseau pour puiser de l’eau, l’eau contenue dans votre seau n’appartient qu’à vous. Personne ne peut vous prendre cette eau qui vous est destinée. La vie vous donnera ce que vous méritez, rien de plus, et rien de moins. Mais d’abord, vous devez marcher vers le ruisseau, vous pencher et plonger votre seau.

Cette parabole m’a inspiré le titre de mon livre récemment publié, A Bucket of Water (Un seau d’eau), qui relate les leçons et expériences de ma carrière professionnelle de 40 ans dédiée à l’agriculture en général, et à l’agriculture africaine en particulier.

J’ai été témoin de nombreux changements inspirateurs en Afrique au fil des années. Des technologies permettant aux agriculteurs de produire plus de rendement par unité de superficie ont été élaborées. L’accès aux marchés et aux ressources financières a également été amélioré, tout comme le cadre politique. De plus, l’Afrique connaît une croissance économique sans précédent : cinq des 10 économies les plus dynamiques du monde sont en Afrique.

Cependant, ce progrès est ironique lorsque l’Afrique, en dépit de sa richesse, est encore incapable de se nourrir : les niveaux de pauvreté restent élevés et des millions de personnes n’ont rien à se mettre sous la dent. Je considère que notre dépendance excessive à l’égard des minerais est le principal problème.

Selon le US Geological Survey 2016 (étude géologique des Etats-Unis d’Amérique), l’Afrique subsaharienne produit 77 % du platine dans le monde ; 60 % du  cobalt (utilisé pour des piles et des alliages de métaux) ; 46 % des diamants industriels naturels ; et une abondance d’or, d’uranium, de pétrole et de gaz. Tragiquement, cette immense richesse minérale n’a pas profité à la majorité.

Ma vision de l’avenir de l’Afrique ne repose pas sur les fondations des industries extractives. Ces richesses ne se sont pas traduites dans un large éventail de création d’emplois, ni par le bien-être social ni par la stabilité. Elles n’ont pas nourri des personnes affamées. Elles n’ont pas réduit la pauvreté.

A mon sens, la croissance économique de l’Afrique repose sur la revalorisation et l’utilisation complète du potentiel des petits exploitants agricoles qui représentent 70 % de notre population. Lorsque j’insistais  pendant plusieurs années sur le fait que les petites exploitations agricoles rapportent autant de revenus que de grandes opérations, mes points de vue étaient considérés au mieux comme romantiques et au pire comme insensés. Je suis heureux de constater que la perception des petites exploitations agricoles comme des entreprises commerciales se généralise de plus en plus aujourd’hui.

Pour atteindre le type de croissance économique qui ne laisse personne derrière, il faut délibérément accorder la priorité au secteur agricole. En effet, l’agriculture est la voie la plus sûre vers la prospérité de l’Afrique. Par exemple, il est bien connu que la croissance du PIB due à l’agriculture est au moins trois fois plus efficace pour réduire la pauvreté dans les pays sans ressources et à faible revenu que la croissance dans d’autres secteurs. En Afrique subsaharienne, on estime qu’elle est 11 fois plus efficace.

Nous sommes richement dotés de ce qu’il faut pour atteindre la grandeur : des conditions climatiques idéales qui, malheureusement, changent de façon dévastatrice ; de grandes étendues de terres arables ; d’énormes réservoirs d’eau qui peuvent être utilisés pour l’irrigation ; et, surtout, le vaste potentiel des personnes elles-mêmes, en particulier l’ingéniosité et la vigueur de notre jeunesse. Nos femmes qui font la grande partie de nos travaux agricoles méritent une mention spéciale. En 2016, j’ai été honoré en tant que lauréat du Prix Inaugural de l’Alimentation en Afrique que j’ai dédié aux millions de femmes africaines qui triment silencieusement pour nourrir leurs familles. Je suis fermement convaincu qu’aucune nation n’a pu se transformer sans donner aux femmes les mêmes droits et opportunités que ceux qui sont donnés aux hommes.

Cependant, comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, la réalisation d’une transformation agricole à l’échelle du continent, en tant que fondement de la sécurité alimentaire et de la réduction de la pauvreté, exige un leadership visionnaire aux niveaux national et continental, étant donné que notre continent a tout ce qu’il faut pour réussir dans le bon climat de leadership.

Nous saluons l’engagement de nos dirigeants à allouer au moins 10 % des dépenses publiques à l’agriculture et à en assurer l’efficience et l’efficacité dans la Déclaration de Malabo. Il reste encore davantage à faire. Par exemple, seuls huit sur les 44 gouvernements de l’Afrique subsaharienne ont tenu ces promesses d’investir davantage dans l’agriculture.

Cependant, là où cette résolution a été adoptée et la volonté est présente, là où les décisions ont été prises et les actions mises en œuvre, les résultats ont été à la fois rapides et phénoménaux.

L’Ethiopie, par exemple, a récolté d’énormes avantages depuis deux décennies de leadership visionnaire et en respectant ses engagements de développement. Le gouvernement a mis en place le Plan de croissance et de transformation (GTP) pour renforcer la productivité des petits exploitants agricoles, améliorer les systèmes de commercialisation, améliorer la participation du secteur privé, augmenter le volume des terres irriguées et réduire le nombre de ménages sans aliments inadéquats.

Aujourd’hui, l’agriculture est le secteur le plus important de l’Éthiopie, représentant près de la moitié du PIB du pays (46,3 %), 90 % des exportations et 85 % de la main-d’œuvre.
Le Rwanda est un autre exemple où la transformation agricole a porté sur la réforme agraire, la consolidation des terres et un meilleur accès aux intrants et aux services de vulgarisation pour les petits exploitants agricoles. Cela a augmenté la disponibilité alimentaire du pays jusqu’à 150 %, ce qui a réduit de manière significative la malnutrition chronique, le retard de croissance et la pauvreté de 20 %  au cours des dix dernières années.

Le leadership visionnaire dans l’agriculture, par conséquent, offre des rendements rapides. L’Éthiopie et le Rwanda, comptant parmi les économies africaines les plus dynamiques, sont de bons exemples de pays qui se sont dirigés vers le ruisseau pour remplir leurs seaux.

D’autres pays devraient faire la même marche vers la rivière d’opportunités agricoles qui coule continuellement. L’historique Forum de la Révolution Verte en Afrique, qui sera accueilli à Abidjan (Côte d’Ivoire) par S.E. le Président Alassane Ouattara, est un pas vers la rivière. Lors de ce  Forum, des dirigeants d’Afrique et du monde entier élaboreront des plans d’action susceptibles de faire avancer l’agriculture africaine.
 
Le Docteur Kanayo F. Nwanze est le lauréat du Prix de l’Alimentation en Afrique 2016 et ancien président, précédant l’actuel, du Fonds international pour le développement agricole (FIDA). Il est également membre du Conseil d’administration de l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA).


Par le Dr Kanayo Nwanze AGRA

A toi l’orfèvre des mots aujourd’hui orphelins
Ton encre ne sèchera point parce qu’elle est d’or
 Les blancheurs des feuilles sans se lasser la porteront toujours
Nos cœurs meurtris battent au rythme de l’amour que nous portons tous pour toi
Nos pensées s’élancent vers la force et la beauté de ton verbe
 Un verbe sûr toujours rugissant de miel et de charité
Vous vous êtes tant soucié de l’état du monde qui change
De notre pays aux grandes valeurs en lambeaux
Du sort de notre continent affaibli par de criardes injustices
Vous avez rêvé de voir l’Afrique libérée de toutes les totalités tyranniques
Ces totalités diminuantes, avilissantes, destructrices et dominatrices
C’est dur, dur de perdre une partie de soi !
Dur quand sonne l’heure qui crève les tympans de tous ceux qui vous ont tant aimé
Les frères, les amis, les parents, les enfants, les femmes, l’épouse Fatim SECK votre fidèle gardienne à tous les instants
Et oui ! Nous nous quittons dans les angoisses et les solitudes
Angoisses d’injustices surtout envers les plus faibles dans la vie
Solitudes dans nos convictions intactes et profondément humaines
Tu fus l’éclat de tant de beautés de la vie, beautés du dedans et du dehors
Tu fus tout vivant et fécond d’esprit
Tout joli et chaleureux de cœur
Tout éblouissant d’intelligences raffinées devenus rares
Tout élégant et discret quand tu donnes
Tu fus tolérant et profondément républicain
Tu fus honnête, juste, sincère et défenseur du culte de l’effort et de l’excellence Toujours à la quête du beau et de la perfection
Nous sommes seuls sans toi, seuls et tristes devant DIEU
Votre corps sera trop lourd à porter sur nos frêles épaules mais nous serons dignes à te porter pour honorer ta mémoire.
Tu es parti pour rejoindre ton Sédar SENGHOR, notre Sédar qui va vous accueillir avec la plume et l’encrier et tu écriras, nous le souhaitons dans le Paradis du Seigneur. Amen ! Amen ! Amen !
Repose en paix Oncle Bara !
L’héritier de ta plume mais encore sans ton encre d’or.

Par
Meissa Maty NDIAYE

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« Aucune couleur, aucune religion, aucune nationalité ne doit nous séparer, nous sommes tous des enfants de Dieu » de Mère Theresa - ONU, Octobre 1985.

Il est de reconnaissance internationale que “la liberté de religion, liberté de culte ou liberté de croyance désigne un droit subjectif fondamental des personnes de choisir et de pratiquer une ou aucune religion donnée et l’évaluation du respect de ce droit».

Ainsi, des déclarations des droits de l’homme aux textes constitutionnels nationaux en passant par les pactes, conventions et lois, ce droit est bien positionné et clairement stipulé. C’est pourquoi, il est bien mentionné dès l’entame du préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, l’importance de la considération de l’être humain, sous toutes ses formes, pour une vie en parfaite harmonie des peuples, comme suit : “Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.” Plus loin encore, les dispositions de l’article 18 de cette dite Déclaration préserve la liberté de pensée, de conscience et de religion en indiquant ceci : “Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.”

Hélas, nous constatons navrement que, depuis l’avènement à la tête de la Birmanie indépendante du dictateur Ne Win en 1962, ce droit, si primordial pour tout être humain est privé au groupe ethnique, représentant actuellement plus de 1 million 300 000 personnes, de langue indo-européenne et de religion musulmane,  dénommé Rohingya et vivant principalement dans le nord de l’État d’Arakan, sis au sud-ouest du pays. Les Bouddhistes, majoritaires, selon le dernier recensement de 2014 effectué par le gouvernement sous l’égide des Nations Unies, de près de 88 % et composés de Bamars, de Rakhines, de Shans, de Môns, et de Chinois y règnent en maîtres. Malgré, les nombreuses oppressions, persécutions et même graves exactions systématiques dont ce peuple, estimé à plus de 4% de la population a constamment fait l’objet depuis lors, pour des raisons, toujours inconnues, la communauté internationale n’a véritablement jamais voulu intervenir jusqu’à ce que l’irréparable se produise le Vendredi 25 août dernier lorsqu’un groupe de défense des droits bafoués de la minorité musulmane rohingya,  se réclamant de l’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), n’attaque simultanément une trentaine de postes de police entraînant plus de 400 morts dont 370 de leur côté. Pire encore, l’ONG Human Rights Watch, répertorie également, sur la base d’images par satellite que, des centaines d’habitations ont été incendiées par les forces de l’ordre birmanes rejoignant de fait les plus de 3000 déjà détruites durant ces 10 dernières années. LOU EUP TOUROU NAAK !  puisque cette situation a conduit près de 123.600 musulmans rohingyas à prendre d’assaut les routes pour se réfugier dans les pays voisins, particulièrement au Bangladesh, en Malaisie et/ou en Thaïlande.

Et pourtant, tout ceci pouvait être évité, si et seulement si, la communauté internationale avait pris le taureau par les cornes et non par la queue. Pour ce faire, il fallait juste faire respecter conformément aux dispositions de l’article 3 de la DUDH qui disent que “Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne” et stopper net les prémices de dérives sectaires et autoritaristes du pouvoir birman au lieu de rester, tout le long, à souffler tantôt le froid, tantôt le chaud devant ces ignobles exactions.  Voyons voir, exemples à l’appui, leur laisser-faire plus qu’intriguant !

De 1962 à 1981, les persécutions se faisaient de plus belles et de manière récurrente, et cela sans bronchement, aucun, des dirigeants du monde d’alors. Ainsi, se sentant certainement intouchable, l’État birman décida alors, en 1982, de franchir le rubicon, en retirant purement et simplement la citoyenneté à cette dite minorité. Alors que celle-ci est naturellement garantie par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 dans son article 15 qui dispose limpidement que “1. Tout individu a droit à une nationalité. 2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité”. Summum du summum, l’ONG Human Rights Watch dénote dans un de leurs derniers rapports sur leur situation et intitulé “Tout ce que vous pouvez faire c’est prier” qu’”en plus de leur condition d’apatrides, les Rohingya subissent de graves violations portant atteintes à leurs personnes et à leurs biens... On leur a interdit tout droit politique (comme voter ou se présenter à une élection), économiques (comme tenir un magasin et commercer avec des bouddhistes) ou encore sociaux (comme avoir accès aux soins, se marier et avoir plusieurs enfants).” Ce n’est pas encore fini puisque depuis 2012, prétextant un supposé viol d’une Birmane par un Rohingya, il leur est désormais interdit tout mariage inter-religieux entre Musulmans Rohingyas et Bouddhistes Birmans. Compte non tenu de la mise en place d’une autre loi plus que scélérate visant à entraver leur fertilité décrite comme « animale ». Décidément ! Ils n’ont droit à RIEN D’HUMAIN CES PAUVRES ROHINGYAS !

Ces inexplicables et innombrables  oppressions confirmées par les différentes missions d’enquêtes internationales menées en Birmanie par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies (CDH) suivant les allégations de crimes commis contre la communauté musulmane des Rohingyas, ont conduit l’ONU à finalement considérer cette dernière  comme la minorité la plus persécutée au monde. Alors, comment, au regard de tous ces éléments, ils n’ont toujours pas intervenu et qu’attendent-ils pour sauver ces personnes qui ne demandent qu’à vivre dans la dignité ? Surtout qu’il est factuellement démontré que, l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE ou ASEAN), en tant qu’organisation politique, économique et culturelle, créée depuis 1967, regroupant 10 pays d’Asie du Sud Est (y compris la Birmanie) et dont l’un des rôles fondamentaux est d’assurer la stabilité dans la région, n’essaie même pas de trouver des solutions communes pour ne serait-ce que  l’accueil des réfugiés à fortiori pour interrompre les violences. En ce qui concerne l’Union Européenne, son action s’est limitée, dans un premier temps à faire un embargo d’environ un (1) an avant de se rétracter en avril 2013 et de facto “signer” l’accès pour de bon, de la Birmanie à la FMI et à la Banque mondiale sous prétexte qu’il y existerait maintenant des juntes militaires. Et rien de prévu pour le peuple opprimé malgré le fait que l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW), n’a jamais cessé de dénoncer l’exécrable «campagne de nettoyage ethnique» entreprise depuis 2012 par l’État Birman contre les Rohingyas. Ça Alors ! QUELLE EXEMPLARITÉ DE SANCTION !
Pour se rattraper, le 7 juillet 2016, le Parlement européen, saisi sur la question avait appelé la Birmanie à “agir pour mettre un terme à la « répression brutale » et aux « persécutions systématiques » contre la minorité musulmane des Rohingyas.

Sous l’ère Barack  Obama, les États-Unis, quant à eux, avaient appelé à cesser les discriminations, annoncé l’accueil de certains migrants et par ailleurs manifesté leur désir d’apporter une contribution sous forme de don, d’un montant de 3 millions de dollars, en faveur, de l’Organisation Internationale pour les Migrations, pour la gestion de la crise, qui, après estimations devrait coûter, au bas mot plus de 26 millions de dollars. Sont-ils finalement passés à la caisse ? On en est pas sûr, au vu du changement de régime intervenu après coup.

Chapeau aux différents organismes humanitaires, présents sur les lieux tels que Amnesty Internationale, Médecins Sans Frontières, Action Contre la Faim et Solidarités Internationale qui tentent tant bien que mal, face à l’inhumanité et la non coopération des oppresseurs, d’apporter à la minorité le minimum vital à savoir de l’eau et des soins sans oublier le fait qu’ils essayent également, à chaque fois que possible de rendre publique la situation des Rohingyas à travers des rapports, corollairement aux soulèvements, de temps à autre des fonds pour le financement d’aides.

Ayant subi plus de 50 ans d’oppression, sans appui considérable et sincère de la part de la communauté internationale, le peuple Rohingya n’avait d’autres choix que de se défendre lui-même par soit la parole, soit les armes. C’est ainsi que plusieurs Associations de défense des droits de cette minorité à l’instar de BROUK (Burmese Rohingya Organisation in UK) sont créées un peu partout dans le monde.
D’autres personnalités de la Oummah Islamique essaient, depuis quelques temps, de faire bouger les lignes. C’est la cas de notre Chef de l’Etat M. Macky Sall et son homologue le Président de la République de la Turquie, M. Recep Tayyip Erdogan, qui, le jour de la célébration de l’Aid El Kebir passé, ont tenu à « lancer un appel pressant à la mobilisation de la Oummah Islamique et à la communauté internationale à mettre fin à cette tragédie ». De même que le Khalife Général des Tidianes, Serigne Abdou Aziz SY Dabakh, pour ne citer que lui.

Par ailleurs, le souverain pontife le Pape François a, non seulement appelé au respect du peuple rohingya mais plus loin encore, via son compte personnel Twitter  demandé à “Défendre les Rohingyas”.
Que ces différents appels ne tombent pas dans les oreilles de sourds et que ce peuple, tant opprimé retrouve sa dignité humaine.
Qu’Allah SWT veille sur le Monde notamment sur NOTRE CHER Sénégal … Amen

Par
Elhadji Daniel SO

Président d’En Mouvement ! Défar Sénégal
Ensemble, Construisons
le Sénégal !
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Le 02 septembre 2017, le président de la République a interpellé la conscience et la responsabilité de la communauté musulmane du Sénégal sur ses divergences récurrentes relatives à l’observation du croissant lunaire à l’occasion de  l’Eid El Kabir et de la Korité.  Qu’il en soit vivement remercié et félicité. Par cet appel du chef de l’État, notre communauté devrait prendre la pleine et juste mesure de la gravité de ses divergences à l’occasion de l’Eid et de la Korité par ses conséquences néfastes sur notre cohésion sociale, notre économie et notre image à la face du monde.

C’est pourquoi, j’estime qu’il faut saisir l’opportunité offerte par le vibrant appel du Chef de l’État pour organiser une assise nationale inclusive et sereine, sous l’égide des chefs religieux musulmans Tidiane, Mouride, Khadir etc. avec la participation des imams, oulémas, prédicateurs, dirigeants des associations islamiques, des scientifiques et autres personnes ressources pour accorder les musulmans autour de la question épineuse du croissant lunaire.
J’ose espérer que de ces rencontres sortiront des recommandations pertinentes qui pourraient être officialisées pour régler définitivement les écueils que rencontre la commission chargée de l’observation du croissant lunaire et assurer l’unité, la force, la pérennité et la bonne image de notre communauté.

Je voudrais que cette proposition soit reçue et comprise comme une modeste contribution au débat sur le croissant lunaire et un cri du cœur d’un musulman meurtri par la division de sa communauté à l’occasion de l’Eid et de la Korité.

Par
Imam Ismaila DEME

(Ex directeur du bureau régional de la Ligue
Islamique Mondiale
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La semaine dernière, nous avons assisté avec consternation, chose rarissime, à une catastrophe naturelle dans notre continent (Sierra Leone) suivie d’actes terroristes touchant, à la fois, toujours l’Afrique (Burkina Faso et Nigeria) et l’Europe (Espagne). À la grande surprise générale, en lieu et place de la compassion et de la solidarité humaines,  par des actes plus concrets, à travers un traitement équitable des informations, seyant en de pareilles circonstances, pratiquement, tous les médias télévisés occidentaux se sont focalisés sur les attentats d’Espagne des 17 et 18 août 2017, perpétrés sur la Rambla à Barcelone et à Cambrils en Catalogne. Ces derniers, ayant certes fait cumulativement état d'au moins 14 morts et plus d'une centaine de blessés ont été tellement relayés par ces dits organes que  ceux de Ouagadougou et du District de Konduga dans l’État de Borno avec respectivement ses 19 et 28 morts ainsi que les inondations ponctuées de glissements de terrain de Freetown, occasionnant près de 500 personnes englouties dans les eaux boueuses, ont fini par être totalement noyés. Summum de l'ignorance, l’état des blessés répertoriés dans ces deux premiers attentats précités y occupe jusqu'à ce jour l'actualité sans attardement aucun, sur les plus de 600 personnes portées disparues dans la cohue, au moment des coulées en Sierra Leone.

Ainsi, l'accent est plutôt mis sur les conditions exactes de la mort des suites de blessures dans l'attentat de Barcelone d'un certain Julian Cadman, âgé de 7 ans au moment des faits (Cependant, nous reconnaissons la mort toujours tragique d'un enfant, quelque puisse être son origine) ; sans prendre en compte véritablement du fait que, de l'autre côté, Freetown est entrain de pleurer, sans appui considérable, ses 156 enfants, compte non tenu, selon la Croix-Rouge Internationale des centaines de maisons détruites ou endommagées, laissant plus de 3 000 personnes sans toit, regroupées dans près de 2 000 familles, désespérément en besoin de TOUT, notamment d’abris, de nourriture, d'eau potable, de médicaments et d’équipements sanitaires. Pour se rattraper maintenant, ces inondations faisant parties des plus meurtrières en Afrique depuis ces vingt dernières années, représentent un moment plus que opportun  pour certaines puissances, de rivaliser, après coup, d'ardeur et de solidarité. C'est le cas du Royaume-Uni, ex colonisateur qui annonce une aide de 5 millions de livres (5,5 millions d’euros) pour le financement de l’action de quelques   agences de l’ONU et ONG présentes sur les lieux. La Chine, quant à elle, table sur un million de dollars (850 000 euros), là où la Commission Européenne se contente, pour l'instant, de donner que 300 000 euros ; au moment où des pays voisins et frères aussi pauvres que celui qui est touché, tel que le Togo qui, à lui seul s'est signalé avec 500 000 dollars soit 423 000 euros, vident leurs caisses. Tandis que d'autres d’Afrique de l’Ouest ainsi que l'Israël  fournissent des fonds et des biens de première nécessité. Or, selon certains experts, il fallait, avec moins que ça, juste éviter “le médecin après la mort” et accentuer antérieurement  le travail sur la « prévention » et « l'identification » des risques  y afférents sans oublier de contrôler concomitamment la croissance urbaine exponentielle de Freetown.

Alors, au vu de cet énième acte de mépris,  n'est-il pas temps pour nous africains, de redéfinir nos rapports avec l'Occident ? D'autant plus que, cette remarque, à la limite indécente du récent président français Emmanuel Macron, prononcée lors de la conférence de presse au sommet du G20, à Hambourg, en Allemagne, le 8 juillet 2017 en dit vraiment  long. Il balança ce jour, sans aucune retenue que “Le défi de l'Afrique, il est totalement différent. Il est beaucoup plus profond, il est civilisationnel aujourd'hui. Quels sont les problèmes en Afrique ? Les États faillis, les transitions démocratiques complexes, la transition démographique qui est, je l'ai rappelé ce matin, l'un des défis essentiels de l'Afrique. Quand des pays ont encore aujourd'hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien.” À vos commentaires ! Pour le notre, nous le renvoyons à ce texte de l'éminent historien, anthropologue doublé d’égyptologue, le Professeur Cheikh Anta Diop, tiré de son ouvrage “Antériorité des civilisations nègres, Présence africaine, 1967 à la page 280” disant : “Nous aspirons tous au triomphe de la notion d’espèce humaine dans les esprits et dans les consciences, de sorte que l’histoire particulière de telle ou telle race s’efface devant celle de l’homme tout court. On n’aura plus alors qu’à décrire, en termes généraux qui ne tiendront plus compte des singularités accidentelles devenues sans intérêt, les étapes significatives de la conquête : de la civilisation par l’homme, par l’espèce humaine tout entière”....et renforcé par le suivant : ”Il faut veiller à ce que l'Afrique ne fasse pas les frais du progrès humain…”froidement écrasée par la roue de l'histoire”...on ne saurait échapper aux nécessités du moment historique auquel on appartient …”

Eh oui ! d’après le président français, nous n'avons plus droit de concevoir librement l'évolution de notre fécondité ; et pourtant, il a omis volontairement de mentionner qu'avec ses 60% des terres arables du monde, l'Afrique est le seul continent capable de nourrir la population de la planète entière, estimée à 9 milliards d'habitants d'ici 2030 suivant les projections des Nations Unies ou 2050, selon le Fonds Mondial pour la Nature et qu'elle fait, en terme de superficie l’Amérique et la Chine réunies alors que ces dernières la dépasse de plus du double,  démographiquement parlant. Donc, “De quoi, se mêle-t-on, si en plus d'assurer ma propre pitance, vous comptez sur moi pour la votre”. Niente ! Surtout que, la plupart des pays dits Émergents et/ou continents y compris le sien, assez futuristes, commence, depuis quelques temps, à “faire des yeux de Merlan Frit” à l’Afrique en raison de cet énorme défi qui lui est désormais assigné par TOUS/TES. Comportement, loin d'être fortuit, au regard des enjeux colossaux exclusivement concentrés sur les Importations et les Exportations qui minent, de jour en jour, l’Afrique.
Pour ce faire, loin de se soucier des moindres préoccupations, ne serait ce qu’ élémentaires, des populations africaines, les partenaires du Continent, qu'elle soit l’Europe, l’Amérique ou encore la Chine, se focalisent, tout au plus sur

le même modus operandi standardisé comme suit :
-    La plupart de leurs matières premières sont systématiquement importés de l’Afrique pour l'approvisionnement de leurs usines, sous le contrôle de leurs propres  bourses à des cours préférentiels ;
-    La transformation des matières premières africaines terminée, les produits finis sont, par la suite exportés en Afrique à des prix fixés par leurs propres soins ;

Résultats des courses, nous concluons  aisément qu’ils ne nous considereront jamais d’égal à égal et que tout ceci est dû, en grande partie, au fait que, nous continuerons toujours de dépendre, aussi bien sur le plan économique que parfois même politique de ce continent, sans se fier, comme ça se doit, à ce fameux proverbe de notre KOCC BARMA national  “KOU EUMB SA SANKHAL, EUMB SA SOUTOURA”. Ainsi, notre devenir est, dans ce cas, au bon vouloir de ce dit continent, puisque, malgré nos nombreuses potentialités, nos performances laissent toujours à désirer. À nous, maintenant, et à nous SEULS, de briser les barrières décrites depuis 1937 par l'africaniste allemand  D. WESTERMANN dans son ouvrage “NOIRS ET BLANCS EN AFRIQUE”, par ces termes : “Aujourd’hui et pour une longue période de temps encore, le sort de l'Afrique est indissolublement lié à celui de la race blanche. L'AFRIQUE deviendra ce que l'Europe et l'Amérique feront d'elle. Les Africains ne sont pas en état, dans les conditions compliquées de la vie moderne, de prendre leur avenir en mains et l’Europe, n'est pas disposée à leur abandonner le contrôle de l'Afrique”. Absolutely !*1


A titre d'exemple, comment expliquer le fait que la sardine en conserve consommée au Sénégal et quasiment partout en Afrique et produite au Maroc (leader mondial) soit, pour la plupart importée d'Europe? De même que  les médicaments notamment dits génériques  fabriqués au Maghreb et destinés au marché subsaharien transitent obligatoirement par la France avant d'atteindre leur destination finale en Afrique? Parce que tout bonnement, comme l'indique l'écrivain français  Gérard de Nerval dans son ouvrage “Voyages en Orient, Les femmes du Caire”, “En Afrique, on rêve l'Inde comme en Europe on rêve l'Afrique ; l'idéal rayonne toujours au-delà de notre horizon actuel”

Faisons de sorte que ça ne soit plus ainsi en CONSOMMANT LOCAL !

Qu'Allah SWT veille sur l’Afrique et particulièrement sur NOTRE CHER Sénégal … Amen

* lève-toi, tiens-toi debout Afrique !
*1 Absolument !

Par
Elhadji Daniel SO
 
Président
d'En Mouvement !
Défar Sénégal
Ensemble, Construisons
le Sénégal !
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Les taux d’échecs notés ces dernières années aux différents examens de fin d’année, particulièrement dans le moyen secondaire, interpellent. Cette année, au Bfem et au Baccalauréat, on a enregistré des résultats très décevants : 32%, c’est le taux de réussite au Baccalauréat général de cette année. Pour un système qui se veut performant, efficace, il y a lieu de s’inquiéter surtout que pour l’école de la réussite, les assises de l’éducation et de la formation (AEF) avaient annoncé beaucoup de ruptures, dont celle d’offrir les meilleures perspectives de réussites à tous les élèves. Seulement, on a l’impression que les élèves n’ont pas les mêmes chances de réussite : malgré tout ce qu’on dit sur l’éducation inclusive, beaucoup d’élèves en difficultés souffrant d’handicaps de toute sorte ou de troubles à caractère psychologiques dont les « dys », sont laissés à eux-mêmes. Une élève du nom de Aida Ndao, inscrite en classe de 6éme B pour l’année scolaire 2016/2017 au Cem Djibril Diaw dans la commune de Thiès, souffrant d’handicap auriculaire en est une parfaite illustration. La jeune fille, domiciliée chez ses parents au quartier Cité Lamy, très studieuse et pleine de volonté, risque d’être renvoyée pour insuffisance de résultats   et d’arrêter ses études avant même d’avoir seize ans.  Aucune attention n’est portée sur elle par l’équipe pédagogique, pour lui apporter un appui dont devrait bénéficier un enfant porteur d’handicap. La jeune fille, ne pouvant suivre et noter les explications et les cours dictés par ses professeurs, est obligée d’attendre pour recopier sur ses condisciples qui ne sont pas toujours disposés à lui laisser leurs cahiers.  Ces cas sont très nombreux dans nos salles de classes où, mélangés dans le groupe, des élèves souffrant de troubles d’apprentissage doivent se contenter d’une pédagogie appliquée au groupe, celle où tout le monde est censé apprendre, comprendre, enregistrer la même chose au même moment.

En dehors de ces troubles d’apprentissage (dysgraphie, dyspraxie, dyscalculie, dyslexie…) dont la prise en charge nécessite souvent l’intervention de spécialistes, on parle aujourd’hui beaucoup de phobie scolaire dont souffrent les élèves. Dans son livre intitulé Souffrances à l’école. Les repérer, les soulager, les prévenir, (2016) la pédopsychiatre française Nicole CATHELINE, considère que « les enfants malades de l’école » seraient de plus en plus nombreux. Submergés par le stress et la peur, beaucoup d’élèves préfèrent rester à la maison plutôt que de poursuivre leur scolarité. Parmi ses propositions pour éviter la phobie sociale conséquence du rejet de l’école, il y a des formules d’accompagnement dont celui du projet d’accueil individualisé visant le maintien scolaire. Ce dispositif, pense la spécialiste, définit l’emploi du temps de l’enfant (cours suivi, temps thérapeutique) en fonction de son état de santé, à l’issue d’une concertation entre le thérapeute, le médecin de l’éducation nationale et les enseignants.

Au Sénégal, nous avons un système éducatif encore très centralisé : le fonctionnement est uniforme dans tous les établissements. On ne tient pas vraiment compte des spécificités locales avant de définir une politique éducative. Comme, par exemple, en France où on peut retrouver des ZEP (Zones d’Éducation Prioritaire).Dans ce cas de figure, rappelle Jacques TESTANIERE, on peut, dans la définition de la politique scolaire et l’organisation et la réglementation des enseignements existantes, faire appel à l’initiative des enseignants pour instaurer des pratiques pédagogiques nouvelles qui rendent l’échec scolaire moins fréquent.

Nous sommes bien loin de l’organisation et de la collaboration des structures en charge de l’enfance des pays développés où, des équipes pluridisciplinaires-neuroscientifiques, psycholinguistes, chercheurs en sciences de l’éducation- collaborent pour diffuser leurs résultats auprès des enseignants. Et, sans aucun doute, les conditions de travail excusent beaucoup de collègues anxieux dans une école aux nombreux paradoxes, dont le principal est évoqué par Philippe Meirieux, héraut de la pédagogie et promoteur des méthodes actives, lorsqu’il écrit : l’école assigne des individus dans des espaces et des temps contraints, sur des sujets imposés, pour qu’ils mettent en œuvre leurs libertés d’apprendre. Mais il y a toujours lieu d’essayer en s’appuyant sur des méthodes et approches dont la pédagogique différenciée.
JP Aston Fee définit la pédagogie différenciée comme une pédagogie qui se différencie selon les enfants, leurs caractéristiques personnelles et sociales. La pratique de la pédagogique différenciée consiste à organiser la classe de manière à permettre à chaque élève d’apprendre dans les conditions qui lui conviennent le mieux. Différencier la pédagogie, c’est donc mettre en place dans une classe ou dans une école des dispositifs de traitement des difficultés des élèves afin de faciliter l’atteinte des objectifs de l’enseignement..
Robert Burns, qui est à l’origine de l’école de Genève, aborde également par une phrase simple toute la problématique à laquelle sont confrontés tous les enseignants : « il n’y a pas deux apprenants qui apprennent de la même manière».

Dans le cas des systèmes éducatifs où la pédagogie différenciée est un pilier des modes d’apprentissages, en Finlande par exemple, les pratiques de différenciation commencent par le « diagnostic a priori » : il faut connaître les besoins de l’enfant avant de pouvoir mettre en place une pédagogie qui lui convient.  Il préconise des structures facilitant cette différenciation, une évaluation de leur performance qui soit formative et non sélective, une pédagogie du projet qui fasse une large place à l’interdisciplinarité et une individualisation de l’enseignement
Et l’enseignant joue un rôle important dans ce dispositif, il vivra la différenciation au niveau de son équipe éducative tout comme l’enfant dans son groupe. Tantôt en situation d’apport aux autres, tantôt en situation de réception ou de partage, il augmentera son degré de connaissance personnelle par le regard de ses collègues, des collaborateurs à une œuvre commune. Philippe Meirieux, dont le fondement de sa pensée est « le principe d’éducabilité », insiste beaucoup sur le travail de l’enseignant, qui a pour principale mission de mettre en œuvre les moyens qui permettent à chacun de progresser et d’acquérir son autonomie. L’enfant, quant à lui, grâce à la pédagogie différenciée, va acquérir une meilleure connaissance de lui-même, et sera plus conscient de ses forces, de ses faiblesses, de ses manières de faire, de ses comportements face à l’erreur ou à la réussite.

L’école, en aidant l’enfant à avoir confiance en lui-même, rejoint les préoccupations politiques et pédagogiques actuelles à savoir :
-    l’égalité d’accès à l’instruction et l’égalité des chances pour atteindre l’égalité des résultats.
-    La lutte contre l’exclusion scolaire et sociale afin de remettre en valeur « la justice pour chacun et pour tous »
- Surtout, la réussite de chaque élève ce qui implique la prise en compte des différences (intérêts, acquis, rythme, repère, profil cognitif, culture, etc.)

Pour rappeler, ainsi, que l’école a pour préoccupation essentielle la lutte contre l’échec scolaire.


Par Bira SALL

Professeur de Philosophie au Lycée Ababacar Sy
de Tivaouane, Chercheur en Education,
Spécialiste Petite
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Des cinquante-quatre États africains, seuls quatorze ont une monnaie commune appelée Franc Cfa convertible à taux fixe avec l’euro. En dehors de ces quatorze États, les quarante autres ont quarante monnaies non identiques avec des taux de changes différents et souvent flottants vis-à-vis des fortes devises comme l’euro et le dollars Us. Quel est le meilleur des deux scenarii : monnaie unique ou monnaies nationales ? Je ne verserai pas dans le débat biaisé par des a priori et des « sentences » plus politiques que techniques. Je constate humblement que les cinquante-quatre pays africains n’ont pas la même monnaie. Et c’est là LE Problème. Pourquoi n’ont-ils pas tout de suite la même monnaie ? Parce que pour partager la même monnaie, il faut entre autres les deux conditions économiques majeures que sont la stabilité des prix (avec une inflation maîtrisée souvent autour de 1,5%) et l’assainissement des finances publiques (avec en général un déficit public en deçà de 3 % du Pib et une dette publique en deçà de 60% du Pib).

Deux conditions économiques majeures
Un pays qui a sa propre monnaie peut faire ce qu’il veut notamment abuser de la planche à billets (émission monétaire) à ses risques et périls. Aura-t-il pour autant une monnaie crédible ? Il ne suffit pas d’avoir une bonne forge et une imprimerie infaillible pour battre monnaie. Il faut avoir une monnaie crédible capable d’être utilisée pour accéder aux devises dans les échanges. Pour ce faire, il faut aussi une banque centrale appliquant même vis-à-vis de l’État ou des États une rigueur monétaire en adéquation avec les politiques économiques. La monnaie n’est pas seulement le côté pile ou face de l’activité économique. Elle s’achète et se vend aussi sur les marchés financiers et subit de ce fait la loi de l’offre et de la demande. Elle peut être un instrument d’orientation heureuse ou de désorientation économique et sociale malheureuse.

C’est pour ne pas aller à l’aventure que l’Union africaine a un agenda axé sur une démarche graduelle avec des monnaies uniques « de transition » autour des six sous-régions économiques (comme la Cedeao qui a un horizon de convergence monétaire pour 2020). L’agenda de la monnaie unique africaine est en marche vers 2030, c’est-à-dire dans 13 ans. On ne peut pas, sauf à être populiste et aventurier, demander à cinquante-quatre États ayant quarante et une monnaie (quarante plus de FCfa) de faire table rase de suite pour se jeter à l’eau avec l’espoir de compter sur une main invisible.

D’ici 2030, je crois qu’un débat sérieux sans prétention héroïque puérile doit s’articuler autour des modalités de mise en place de ce cadre unitaire. Avoir une même monnaie n’est pas une sinécure. Nous devons dire à nos populations que c’est renoncer à des pans entiers de souveraineté nationale au profit d’une structure neutre et coriace nommée banque centrale. La question monétaire, au-delà des effets de manche des nouveaux héros trentenaires du jour, est d’abord technique et nous devons à la vérité de dire que les pays africains qui seront prêts peuvent progressivement y aller sans verser dans une sorte de dispersion égoïste.

Devons-nous jeter le Franc Cfa pour créer quatorze autres monnaies dans la galaxie des cinquante-quatre États africains ? Je ne crois pas que les activistes actuels souhaitent un émiettement monétaire. Pour aller vers la monnaie unique africaine, nous devons capitaliser les expériences de nos deux banques centrales de la zone franc ainsi que des autres banques centrales nationales du continent. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. La question n’est pas seulement de sortir de la zone Franc. Elle est d’aller vers la monnaie unique sous régionale Cedeao puis africaine. Nos deux banques centrales de la zone franc qui gèrent une partie des réserves officielles de change de nos États membres ont pour rôle la définition et la mise en œuvre de la politique monétaire au sein de l’Uemoa et de la Cemac. Elles assurent la stabilité des systèmes à la fois bancaire, financier et de paiement. Elles sont dirigées chacun par un Conseil d’administration composé majoritairement des représentants de nos Gouvernements. Sur la base des décisions du Conseil des ministres, ces deux banques mettent en œuvre la politique de change. Le membre nommé par la France (État assurant la garantie de la convertibilité de la monnaie commune) n’a pas un super pouvoir que n’ont pas les autres membres du Conseil d’administration encore moins du Conseil des ministres. La France ne dicte pas sa loi contrairement à ce qu’en disent les activistes. En vérité, la Bceao et le Beac appliquent les décisions souveraines du Conseil de ministres de l’Uemoa et de la Cemac.

Décisions souveraines
Que l’on me comprenne bien. Je suis d’avis qu’il y a des choses à parfaire dans le Franc Cfa et je suis de ceux qui pensent que l’objectif majeur doit être la monnaie unique africaine maîtrisée.

Le débat sur l’utilisation des réserves en devises est tout à fait normal dans le contexte actuel. L’obligation pour les pays africains de déposer 50 % de leur réserve au Trésor français pour garantir la convertibilité à taux fixe par rapport à l’euro ne doit pas être un sujet tabou. Si pour une meilleure maîtrise des risques liés au crédit, nos deux banques centrales obligent les banques et établissements financiers à constituer des réserves obligatoires, c’est une pratique universelle et un instrument de politique monétaire. Ces réserves doivent être analysées à l’aune des besoins en financement pour les infrastructures africaines. Certes nous devons rester vigilants par rapport aux facteurs favorables à l’inflation, mais nous ne devons pas rester dogmatiques et frileux même s’il est clair que ces mêmes réserves ont déjà eu une contrepartie en termes de change et de circulation monétaire lors des opérations d’exportation par exemple. Le débat essentiel est au dosage dans l’utilisation d’une partie de ces réserves de couverture. C’est un sujet technique avec des avantages et des risques que nos frères et sœurs activistes veulent terre-à-terre et populistes.

Un sujet technique
En vérité, il est facile sous le couvert d’un égo populiste de tirer à hue et à dia sur la seule monnaie unique de quatorze États africains sur cinquante-quatre alors que les quarante autres ont des monnaies différentes. Je crois franchement que la sagesse africaine recommanderait de partir des avantages et inconvénients du Franc Cfa (unique expérience de monnaie commune à des États souverains) pour bâtir dans la durée (et dans l’agenda) la monnaie unique africaine sans passion ni dictée populiste et revancharde. Au-delà du buzz, nous devons être zen et y aller en maîtrisant tous les paramètres. Y aller dans la précipitation créerait un effet plus grave : en cas d’échec, le repli identitaire dans des monnaies à usage national basculant dans le virtuel des marchés financiers dictant leurs lois impitoyables aux économies réelles.

Nos jeunes frères et sœurs activistes doivent savoir que nul n’a le monopole du patriotisme. Au niveau de nos États, il y a des chefs lucides et patriotes qui ont la position délicate d’être à la manette et de ne pas chercher coûte que coûte le buzz. Je n’ai jamais vu au monde un chef d’État dire que sa monnaie est mauvaise. A ceux qui cherchent à dénaturer la position du président Macky Sall sur ce sujet, je reproduis ici une partie de ce qu’il avait dit en décembre 2016 à l’organe «Le Point Afrique» : « La monnaie Cfa a des avantages. Elle a peut-être aussi des inconvénients, mais peut-on tout de suite la jeter et engager une aventure ? Je ne sais pas. Je n’ai pas les arguments qu’il faut pour aller dans cette direction. Par contre, nous devons améliorer le fonctionnement de la zone monétaire. Par exemple, la manière dont la Banque centrale doit accompagner les États dans leur politique de développement. C’est là une question de fond. Nous avons une institution forte et crédible et il ne faut pas la déstabiliser, car, quoi que l’on dise, le Franc Cfa est une monnaie stable. Cela dit, si on arrive à nous prouver, sans considération politicienne, de lutte anticoloniale par exemple, qu’il faut choisir une autre voie, nous sommes assez autonomes et responsables pour l’emprunter. Pour le moment, j’aimerais qu’on nous éclaire davantage ». Mieux, en juin 2016 dans son discours lors de la 49ème session ordinaire de la Cedeao, le président Macky Sall disait à propos de la monnaie unique : « Il est tout aussi nécessaire de résoudre l’équation que pose la pluralité de monnaies dans un espace dont la vocation est de se constituer en marché commun. C’est dire l’importance que revêt le chantier devant mener à la création de l’Institut monétaire et de la Banque centrale de la Cedeao, dans la perspective du lancement de la monnaie unique en 2020. »

Choisir une autre voie
Voilà une position sage et lucide de responsabilité du Président Macky Sall et ceux qui l’attaquent à ce sujet le font de façon malhonnête pour des raisons inavouées.

Nous devons savoir qu’au niveau de nos deux banques centrales travaillent des hauts cadres respectables qui n’ont pas la désinvolture facile comme ce frère activiste né en 1981, hôte du Sénégal, qui ose utiliser le terme « bourgeoisie Sénégauloise » dans l’émission « Grand Jury » de ce weekend de la radio Rfm. La plupart de ceux qu’il traite de « Sénégaulois » ne gardent pas jalousement comme lui le passeport français tout en brulant le billet de Franc Cfa. Il cherche le buzz : c’est son droit. L’éthique de responsabilité recommande de lui répondre par un débat serein, poli et sans buzz conformément à la Teranga sénégalaise. Pour finir, juste un proverbe africain pour un appel à plus de respect venant de ces activistes : « La langue qui fourche fait plus de mal que le pied qui trébuche ».

*Les intertitres sont de la rédaction
 
Par Mamadou NDIONE
Économiste Écrivain
Conseiller départemental à Mbour
Responsable politique APR DIASS

Avec une grande peine et tristesse, j’ai choisi symboliquement la célébration de la fête de la Tabaski, jour de communion, de pardon, de fraternité, de partage et de joie, pour vous rendre hommage même si vous n’avez jamais voulu être médiatisé de votre vivant. En tant qu’intellectuel natif du département de Podor non loin de votre village Kadione, permettez-moi Ardo, grandeur humaine, fierté du Fouta, du Sénégal et de l’Afrique d’ajouter une petite goutte à l’océan de témoignages élogieux que vous avez reçus depuis l’annonce de votre rappel à Dieu.

Proximité géographique et sociologique oblige, c’est un devoir moral de le faire pour vous témoigner toute la gratitude et la reconnaissance des personnes et communautés à qui vous avez donné une raison de vivre mais qui ne peuvent pas vous adresser solennellement leurs sincères remerciements pour tous les innombrables services rendus dans la discrétion. Personnellement, je n’ai pas eu la chance de vous connaître de votre vivant même si je vous ai aperçu sommairement un jour devant la porte de votre maison en 2014 au retour de la prière de vendredi mais je ne peux pas ne pas magnifier l’élégance de votre œuvre titanesque qui a tant marqué les jeunes de ma génération.

Du Fouta Toro, vous avez apporté de la lumière qui a illuminé tout le Sénégal et une grande partie de l’Afrique. Laissez-moi vous dire que vous avez été un Ardo au vrai sens du terme dont la modeste personne incarne subtilement vertu dans le travail, sagesse, générosité, humanisme, foi inébranlable en Dieu, éthique, etc. faisant de vous un guide, une valeur sûre, une référence morale et un modèle social au service de sa communauté. Par la grandeur de votre œuvre humaniste et philanthropique, croyance en l’homme sénégalais et votre foi en Allah, vous avez été une école de la vie et vous avez délivré un message aux Sénégalais sur votre modèle social. Seuls vos proches parents et les personnes ayant travaillé à vos côtés sont certainement les plus à même de raconter vos œuvres mais permettez de vous exprimer ce que je ressens du fond du cœur sur votre vie. Vous avez été un homme foncièrement bon et généreux qui nous honore tant, nous ressortissants du Fouta. Vos œuvres et services à la communauté et au pays sont si nombreux et ne peuvent être listés ici mais laissez-moi en citer quelques-uns pour lesquels je peux vraiment en témoigner.

Déjà en 1987-1994, je me souviens des biscuits et du lait que les élèves de Thillé Boubacar et de Kadione apportaient lorsque nous étions au collège à Podor et au lycée à Saint-Louis. Ces amuse-gueules faisaient partie d’un lot de produits alimentaires distribués aux ménages de Thillé et Kadione, soit comme ration alimentaire, soit comme aliments de soudure. N’étant pas originaires de ces deux localités, il faut quand même le dire, nous avons profité de ces produits grâce à la solidarité des élèves de ces villages qui nous offraient des biscuits et du lait. En 2014-2015, j’étais en mission de longue durée au Niger et au Tchad où j’ai rencontré vos agents sénégalais et étrangers qui n’ont pas tari d’éloge à votre endroit. Dans des restaurants sénégalais à Maradi (Niger) et à Ndjamena (Tchad), vos agents ont vanté le modèle social de votre entreprise, la Compagnie sahélienne des entreprises (Cse). En mission à l’intérieur du Sénégal, j’ai eu l’occasion de prier dans beaucoup de mosquées dont la construction est votre œuvre. Vous avez construit beaucoup de logements que vous avez offerts à vos agents ou à des Sénégalais nécessiteux. Vous avez aidé à faire construire des daaras pour le développement de l’enseignement coranique dans notre pays. Vous avez réalisé des aménagements de périmètres agricoles dans la zone de Thillé Kadione pour aider les populations à assurer leurs propres moyens de subsistance.

De plus, les ouvrages (infrastructures routières, édifices publics ou privés) que votre entreprise construit sont en général d’une grande qualité qui dénote tout votre sérieux et rigueur dans la conduite des travaux de génie civil. La qualité de la route Saint-Louis-Touldé Gallé au Sénégal ainsi que celle de Dosso-Dogondouthi-Konni-Madaoua-Maradi au Niger ne me démentiront pas.

Un indicateur important me marque et me fascine beaucoup à travers votre parcours de chef d’entreprise : jamais à ce jour, je n’ai entendu un mouvement d’arrêt de travail, de cessation d’activités ou de revendication de la part des agents de votre entreprise. Ce fait démontre que vous avez su mettre en place un modèle social de l’entreprise dans lequel l’économie est au service de l’homme et non l’homme au service de l’économie. En tant que grand régulateur social, cela veut dire que vous avez pu mettre en œuvre un mécanisme de redistribution sociale qui faisait que les bénéfices de l’entreprise sont réinvestis au profit du bien-être des employés dont le degré d’épanouissement social explique alors l’efficacité et la performance de l’entreprise. Une telle manière de conduire les affaires de la Cse permettait ainsi de créer du lien social et un sentiment d’attachement à l’entreprise. D’ailleurs, le système de redistribution ne concernait pas seulement que les agents de votre entreprise mais aussi d’autres segments de la vie sociale au Sénégal notamment l’éducation, la santé, la religion, les œuvres de bienfaisance, etc. Par votre modèle social de vie, vous avez contribué à façonner l’homme sénégalais à travers votre apport à la constitution de son capital humain et au développement économique et social de notre pays matérialisé par le rayonnement national et international de la Cse.

Votre philosophie de vie et votre modèle social m’amènent à penser qu’Allah vous avait investi d’une mission qui consiste à délivrer aux Sénégalais un message de sagesse, de générosité, de solidarité, de droiture, de modestie, de tolérance, d’abnégation dans le travail, de discrétion dans les actes, de patriotisme, etc. Les multiples témoignages unanimes de nos compatriotes et de nos frères des pays amis ainsi que le vibrant hommage que la nation vous a rendu par le biais du Chef de l’Etat sont la manifestation de votre grandeur humaine que vous avez mise à l’œuvre durant toutes vos années de bons et loyaux services. Ces témoignages venus de divers horizons dénotent la place que vous avez occupée dans le pays et dans le cœur des Sénégalais. Nous rendons vraiment grâce à Allah de nous avoir gratifié d’un homme aussi exemplaire par sa manière d’être. Vous avez bien rempli cette mission et tout mon souhait est qu’Allah donne au Sénégal des hommes et femmes de valeur de la trempe et grandeur de notre très cher regretté ALIOU ARDO SOW qui privilégiait son être plutôt que le "paraître". Vous laissez derrière vous beaucoup d’orphelins de vos œuvres de bienfaisance.

Maintenant que vous avez accompli votre mission et que vous êtes parti à l’Au-delà, quels enseignements tirés de votre œuvre et quel héritage les Sénégalais devront faire de votre modèle de vie ?

Vous avez incarné un modèle social et religieux bien abouti : votre magnifique et titanesque œuvre humaniste atteste de votre désintérêt pour la chose matérielle dans ce bas monde et que votre philosophie de vie fait que vous étiez capable de donner à des nécessiteux, vos biens les plus précieux. Par ce comportement religieux conforme à votre engagement aux valeurs humanistes et aux préceptes de l’Islam, vous vous êtes érigé à la dimension d’un grand homme de Dieu qui a œuvré pour l’Islam dans notre pays. Vous avez été un acteur de développement en tant que chef d’entreprise en contribuant à la construction de notre pays (infrastructures et édifices) et à la redistribution de vos gains dans des œuvres sociales et charitables nobles et louables tout en assurant la viabilité de vos activités économiques.

Certes Aliou Ardo Sow est  le père d’Oumar Sow, de Yérim Sow, d’Ardo Sow, etc. mais l’héritage qu’il nous laisse en termes de générosité naturelle et spontanée, modestie, simplicité, de discrétion dans les actes, en somme de modèle social et de philosophie de vie devient un patrimoine national qui doit inspirer les Sénégalais notamment les acteurs politiques, économiques, sociaux et religieux dans leurs pratiques et comportements de tous les jours afin de contribuer à la vision et à l’ambition de ce grand homme qui consistait à bâtir une société de redistribution plus juste et digne pour le grand bonheur de tous les Sénégalais. J’ose espère que les valeurs et vertus que vous avez défendues durant toute votre vie puissent nous aider à développer une vrai mentalité de développement pour mettre fin à l’expansion d’une société sénégalaise en perte de repères, de références et de valeurs morales dont les maux sont accaparement, enrichissement illicite, spoliation des biens publics, déperdition des mœurs, mythomanie, etc.

Le Fouta a perdu une lumière qui illuminait notre pays. Le Sénégal a perdu une école de la vie dans l’environnement des affaires tant par la philosophie de vie que par le modèle social de l’entreprise qu’il incarnait. L’Afrique a perdu un grand bâtisseur de routes du développement et un vrai acteur de la renaissance et de l’émergence africaines.

Merci pour votre solidarité sans limite et votre générosité légendaire envers les communautés du Fouta. Merci pour votre élan de patriotisme et votre œuvre humaniste et philanthropique envers les Sénégalais. Merci pour le modèle sociale de vie que vous nous léguez et votre contribution au développement de notre pays. Merci pour les belles mosquées où j’ai prié avec foi et envie. Merci pour les bonnes routes que j’ai empruntées avec quiétude.

Vous avez travaillé pour la postérité et vous rentrez dans le cercle très restreint des immortels de notre pays car votre œuvre et esprit seront perpétués à jamais. L’histoire de notre pays retiendra que vous avez été l’un des entrepreneurs les plus chevronnés, en phase avec son temps, qui a été un grand patriote et très utile à sa communauté et son pays.

SEYDI SOW AH DIARAMA

Repose en Paix au Paradis (Amine) : J’exprime mes sincères condoléances à sa famille toute entière.

Par Ibrahima Sy, PhD,
Enseignant-Chercheur UCAD
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On nous fait croire que le monde rural traverse une situation de famine. Ce n’est pas du tout vrai. Ceux qui entretiennent cette campagne de désinformation ignorent les progrès réalisés par les pouvoirs publics. Il n’existe pas de famine au Sénégal. Nous ne vivons pas une situation persistante de manque de nourriture et de sous-alimentation. Le pays se porte bien et a besoin seulement d’une forte mobilisation et appropriation du Plan Sénégal émergent (Pse) pour faire de l’agriculture le socle de notre développement économique et social.

En 2016, la situation économique et sociale du monde était très difficile. Heureusement le président de la République Macky Sall a été créatif et innovateur en affectant des moyens considérables pour redynamiser l’agriculture et assurer un approvisionnement stable en produits alimentaires. Sur cette période, la croissance économique de l’Afrique est passée de 3.7% à 1.7% ; - 1.6% pour le Nigeria ; 0.6% l’Afrique du sud ; 1.7% le Maroc et 6% le Kenya. 6.6% pour le Sénégal malgré les faiblesses de l’économie mondiale.

En 2015, sous l’impulsion du chef de l’Etat, la production agricole a connu une hausse de 57% par rapport à 2014. Les céréales ont connu une hausse de 82%. Le Sénégal a dégagé sur fonds propres 32 milliards pour la campagne agricole 2016-2017. A cela s’ajoutent les 20 millions de dollars financés par la Banque mondiale et tous les efforts fournis pour l’achat des intrants pour garantir un bon rendement, la mécanisation et la maîtrise des nouvelles techniques agricoles. Le programme d’autosuffisance en riz est une réalité.  Dans  le sous-secteur de l’élevage, l’activité a connu une hausse de 5.7% en 2016. Le secteur de la pêche a connu aussi des hausses considérables à cause des moyens financiers mobilisés par l’Etat. Durant le premier semestre de cette année, la pêche artisanale a connu une hausse de  12.5% et la pêche industrielle de 34.1%.

En période des pluies, c’est le moment de prier pour avoir de bonnes récoltes, la paix et la prospérité. L’heure n’est pas à ternir l’image du pays ou de rester dans une posture de contestation électorale, c’est le temps de la construction nationale et du réalisme. C’est le moment de prier encore et  travailler davantage pour la sécurité intégrale du pays.

C’est dans un contexte mondial très difficile et en pleine mutation que le Sénégal est en guerre contre la pauvreté et la malnutrition.  Le président de la République, Macky Sall, a montré une forte détermination à gagner toutes ces batailles, faire du Sénégal un pays de référence, stable et sécurisé.

Par Alpha YOUM
Spécialiste de Gestion publique et Droit social
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Le zapping aidant, un bref et exceptionnel moment de télévision attira notre attention sur un événement culturel inédit : dix jeunes (quatre filles et six garçons) firent parler d’eux en publiant un court essai collectif sur l’impérieuse nécessité de faire de la politique pour changer tout ce qui devrait l’être. Soucieux d’entraîner tout le monde, le collectif ne trouva pas mieux qu’une fracassante invite comme titre : « Politisez-vous ! » (United Editions, 2017).

Le plaisir d’entendre ce nouveau cri de ralliement ne nous empêcha pas de formuler dans notre esprit les questions grâce auxquelles nous rédigeâmes l’analyse critique sous vos yeux. Autour de quelle acception du vocable « Politique » tourne l’ouvrage ? Le tour de la question a-t-il été fait ? Sur quel levier dix jeunes auteurs gagent-ils un bel avenir en politique ? Que disent-ils de leurs aînés engagés en politique bien avant eux ? Quelle rigueur s’imposent-ils dans leur sentence ? Lieux communs ou stricte évocation des faits ? Quid du discours politique ?

Poncifs et excuse
Celles et ceux qui ont l’habitude de porter un jugement sur une œuvre littéraire avant de l’avoir lue sont priés de ne pas appliquer leur méthode paresseuse au travail, « salutairement pluriel », du collectif constitué par Ndèye Aminata Dia, Fary Ndao, Fanta Diallo, Mohamed Mbougar Sarr, Hamidou Anne, Youssou Owens Ndiaye, Racine Assane Demba, Fatima Zahra Sall, Abdoulaye Sène et Tabara Korka Ndiaye.

Planchant sur le « généreux geste d’amour » (p.35) auquel il assimile la politique, Youssou Owens Ndiaye écrit dans l’introduction à sa contribution : « Nous ferons abstraction des nuances entre les différentes acceptions du mot politique. » (p.36). Mohamed Mbougar Sarr prit le contrepied de son ami dans ce qu’il appelle « le degré zéro du pouvoir politique », qui, à ses yeux, consiste à « ne pas s’oublier comme citoyen, se rappeler que le destin politique se façonne au quotidien, avoir pleinement conscience que le pouvoir et la responsabilité politiques commencent en chacun (…) et s’exerce par tous (…) » (p.103). En distinguant « le politique » de « la politique » (« polity » de « politics ») et, plus loin encore, les deux premières acceptions de la dernière (« policy » pour désigner une « politique publique »), M. Sarr restaure la relation de pouvoir (du mandataire au mandant), essence même du politique. C’est à partir des propriétés mathématiques de la relation unidirectionnelle de pouvoir, du porteur de pouvoir au destinataire, que le philosophe politique Constantin Salavastru expliqua les changements observés dans les discours politiques. Pour Salavastru, les poncifs ou lieux communs qui alimentent les polémiques politiques sont une conséquence du caractère antisymétrique de la relation de pouvoir. Il n’est donc pas surprenant que l’acte méritoire des dix auteurs soit truffé de lieux communs (polémiques) comme celui-ci : « La rupture de confiance entre la classe politique et les citoyens résulte d’un système essoufflé, incapable d’enrayer la montée des inégalités sociales et de répondre aux préoccupations de sa jeunesse. Les citoyens se sont détournés de la classe politique qu’ils jugent corrompue et immorale. » (p.19). Notre crainte est que le poncif de tous les moments politiques (préélectoraux, électoraux et post-électoraux) ne détourne la recherche en sciences sociales de la rigueur de l’investigation scientifique quand les espoirs d’aujourd’hui deviennent enfin les gouvernants rabougris par une sentence tout aussi universelle que fausse. S’éloignant du couperet du collectif dans l’espace qui lui est réservé, la créatrice de la marque de vêtements Modesty, Ndeye Aminata Dia, écrit : « Il ne s’agit pas de romancer le passé ni de décrier le présent, car le passé n’est pas sans ombres et le présent sans lumières. » (p.28). L’humilité scientifique dans le propos – même retiré de son contexte – redonne du sens à l’œuvre dont Aminata nuança avec panache les certitudes.

C’est à l’honneur du collectif d’avoir su passer d’une paresseuse excuse à la quête rigoureuse de faits probants. C’est à Fary Ndao que revient le mérite d’avoir relevé le défi lorsque son ami Hamidou Anne écrit : « La médiocrité, le pseudo-réalisme et la présence encombrante des experts et des communicants transforment la politique en espace de déclinaison de chiffres, statistiques et figures déconnectés du vécu des gens. » (p.19). Il suffit que les hommes et les femmes politiques deviennent les véritables proposés à la déclinaison pour que l’excuse de M. Anne s’évapore. C’est ce que Fary Ndao a compris lorsqu’il écrit : « (…) Lire, étudier l’histoire, connaître le rôle de l’Etat (exemple : le code de l’environnement), consulter des publications spécialisées (exemple : celles du GIEC), s’organiser en réseau avec d’autres associations, sont toutes des actions que mène un individu politisé pour ensuite diffuser son discours ([illustré]) au sein des masses. » (p.82).

La rigueur de Fary nous inspire une autre pour nuancer le propos de Mbougar lorsqu’il invoque (p.100) Rousseau et l’Américain Henry David Thoreau (1817-1862) dont l’œuvre majeure, Walden ou la vie dans les bois (1854), prône la simplicité volontaire à l’écart de la société. Le passage de l’individu de l’état de nature (vie sauvage) à l’état social (vie civile) est irréversible du fait du transfert de son indépendance au peuple. Soumis à l’état de nature aux lois inflexibles des choses, l’individu devient à l’état social un pur citoyen soumis – en même temps que tous les autres citoyens – aux lois inflexibles de la république. L’égale soumission de tous à la loi générale est tout ce dont l’individu dénaturé se console. Par loi générale, il faut comprendre celle dont tous les citoyens sont à la fois les législateurs et les sujets. Le retour à la nature n’est donc pas le propos de Rousseau dont l’œuvre inspira des révolutions au Nord comme au Sud. Bien sûr, Rousseau déduit de la confiscation progressive de la « res publica » (chose publique) par le gouvernement d’un Etat l’impossibilité d’un exercice direct de la démocratie. Mais aucun des auteurs ne remet fondamentalement en cause la démocratie représentative. C’est que la crise de la représentation n’est pas l’horizon indépassable qui chagrine le collectif. Et tant mieux.

Nous ne savons pas de quoi est responsable l’excuse de Hamidou Anne dans la contribution (musclée) de Tabara Korka Ndiaye. On peut simplement regretter qu’elle ait pu, sans donner de chiffres précis, écrire qu’« il ne s’agit (…) nullement de construire des écoles pour que les filles soient davantage scolarisées. Il faudrait plutôt (…) faciliter l’accès à l’eau potable afin de leur éviter ainsi la corvée d’aller en chercher, ce qui, à la longue (…) finira par aboutir au décrochage scolaire des filles comme le montrent les chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD, RGPHAE 2013) (p. 49-50). A la suite de ce plaidoyer, Korka aurait mieux fait de donner elle-même les bons chiffres plutôt que de nous renvoyer à l’ANSD. Devrions-nous abuser de son intérêt pour l’eau potable en milieu rural pour la renvoyer à notre tour aux données du premier rapport d’étape du Plan d’urgence pour le développement communautaire (PUDC) ? Bien sûr que non ! Mais une chose est sûre : les « chiffres, statistiques et figures [dudit rapport ne sont pas] déconnectés du vécu des gens ». Les « chiffres, statistiques et figures [de la Couverture maladie universelle, de l’Action sociale depuis avril 2012, de la Bourse de sécurité familiale et de la Bonification retraite ne sont pas non plus] déconnectés du vécu des gens ». En donnant l’impression d’être déconnectés de la société politique qui les a vus naître et de son devenir, les jeunes ont considérablement retardé leur politisation et longtemps différé leur ascension politique avec ou sans l’assentiment de leurs aînés.

De la fonction (politique) du discours
« Des années durant, écrit Tabara Korka Ndiaye (p.51-52), les dames Awa Thiam, Fatou Sow, Fatou Sow Sarr, Aminata Diaw et tant d’autres ont grandement contribué à faire comprendre les mécanismes d’asservissement qui existent et ôtent des droits aux femmes et à proposer des solutions pour y faire face. » « Les femmes au premier chef, ajoute-t-elle, doivent s’approprier ces contributions et les transposer autant que possible dans le champ politique. » Se pose alors le problème de la transposition et de la forme qu’elle doit prendre. La philosophe Aminata Diaw (Paix à son âme) plancha sur la question de la transposition dans un texte remarquable (Femmes, éthique et politique, 1999) où on peut lire : « Parce que la femme a été au service du développement et non une des finalités du développement, le discours politique n’a pu, dans une visée programmatique, circonscrire un espace public qui en fasse un élément opératoire et agissant du processus de délibération. » S’y ajoute surtout que « (…) parce qu’il n’y a pas un discours de femme, en tant que la femme est objet et sujet de son propre discours, la femme ne peut être acteur politique et, du coup, la République se retrouve sans citoyennes ». Voilà ce dont Fanta Diallo a bien conscience lorsqu’elle soutient que « de nombreuses disruptions impliquent que nous nous formions pour être dignes des prochains défis. Ceux-ci requièrent la capacité de construire un discours politique cohérent et basé sur de fortes convictions. » (p.74). Si, enfin, « le discours est ce par quoi et pour quoi les acteurs sociaux luttent » (Foucault 1971), le levier discusif est bien celui sur lequel devrait être gagée la compétition politique saine à laquelle les membres du « Collectif d’août » - c’est nous qui les appelons ainsi – appellent la classe politique.

« Audace et Raison d’Espérer »
C’est au jeune membre – un peu moins de la trentaine – de la Convergence des jeunesses républicaines (COJER) de Pikine Ganaw Rail Sud, Pape Aïdara, que j’emprunte le slogan « Audace et Raion d’Espérer » avec lequel Pape clôture tous les messages politiques qu’il nous envoie depuis son téléphone portable et auquel nous répondons toujours pour ne jamais nous soustraire de la ferveur militante. Audacieux, raisonnable et optimiste, Pape s’invite à notre critique de l’opuscule des dix parce que Fatima Zhara Sall percevrait en lui « le don de soi pour le bien commun » (p.87) qui confère à la politique ce qu’elle a de « noble et de salvateur ». Au contact de Pape Aïdara, Zhara enrichirait son fatwa militant sur « l’absence de jeunes dans les instances représentatives » (p.90-91) et « l’assaut de la forteresse des partis politiques » (p.92-93) d’une expérience qui, jumelée à la sienne, rajeunirait les tours de table des grandes instances politiques. Les auteurs comme Zhara qui participent à l’animation des partis pour lesquels ils militent le font dans l’optique d’un exercice du pouvoir comparable à celui dont Racine Assane Demba – « au secours de la justice » sociale (p.55-65) et Abdoulaye Sène – arrimé à la « pensée de Cheikh Anta Diop » (p. 105-115) – louent la forme et le fond. Leurs chapelles politiques auraient dû être mentionnées dans la présentation (p.7-8) de chacun d’eux. L’éloge de la politique va de pair avec la transparence dans l’action politique.

Youssou Owens Ndiaye et Racine Assane Demba ont respectivement dédié leurs textes à Mamadou Dia et Cheikh Anta Diop. Même si le choix était fortuit, il aurait l’avantage d’unifier une œuvre plurielle qui réhabilite le langage politique et la « puissance publique ». S’agissant du langage, Cheikh rappelait, dans la préface aux « fondements économiques et culturels d’un état fédéral d’Afrique noire » (Présence Africaine, 1974) que « la qualité essentielle du langage authentiquement révolutionnaire est la clarté démonstrative fondée sur l’objectivité des faits, leurs rapports dialectiques, et qui entraîne irrésistiblement la conviction du lecteur ». Préférant le lexème « service public » à celui de « puissance publique », Dia, pour sa part, répondit aux contempteurs qui l’accusaient de vouloir le pouvoir pour le pouvoir : « Je regrette de ne pouvoir leur dire que je renonce au pouvoir ; parce que simplement le Pouvoir, je le conçois comme un service public. » (Lettres d’un vieux militant, 1991).

Cheikh et Dia ne se plaindraient pas beaucoup du contenu de l’œuvre sur laquelle nous venons de jeter un coup de projecteur. Pour cette raison et pour l’inattendu, nous encourageons le collectif et chacun de ses membres à poursuivre l’aventure littéraire et politique pour soigner la vie.

Par Abdoul Aziz DIOP
Diplômé de l’Ecole doctorale régionale
africaine de droit et de science politique de l’UCAD
Conseiller spécial à la Présidence de la République
Membre du Secrétariat exécutif national de l’APR

Un mot est fixé au bout des lèvres de tout citoyen. Les plus avertis en font bon usage, ceux qui ne connaissent pas bien la politique en abusent. Ce mot est comme la pendule, l’aiguille qui régularise toute nation. Ce mot constitue l’étape importante pour construire un pays fondé sur l’égalité, la justice sociale, la liberté et la fraternité. Ce mot est bien évidemment la démocratie. Si nous remontons à l’étymologie, il nous ramène à la Grèce: δῆμος, démos, « peuple »et κράτος, Krátos, « pouvoir ». En un mot, c’est une forme de gouvernement élu par le peuple. Qui sont maintenant ces hommes qui forment le peuple ? Le Peuple c’est nous, femmes et hommes devant être préparés, épris du sens viscéral de la justice, du sens civique profond mais dirais- je, nous qui sommes le Peuple, devons connaitre le « Bien ». Ce « bien » philosophique tant enseigné qui est la connaissance pour éviter des comportements malsains et contraires aux bonnes mœurs. Les premiers pas de l’enseignement élémentaire ont cette prérogative : insuffler le sens civique à bas âge, l’éducation, le respect des institutions républicaines et à la culture d’appartenance. La démocratie c’est aussi la liberté de s’exprimer, de donner son point de vue sur les thèmes saillants, de contribuer pour développer son terroir avant tout et puis son pays. Donc, elle est participative. Pourquoi ai-je voulu effectuer ce chapeau introductif ? C’est seulement dans le but de toucher les derniers avènements qui ont agité le Sénégal.

Qui sommes – nous ? Nous sommes le pays de l’ouverture, de la Téranga, ce pays dont ses habitants se lèvent de bonne heure à la recherche du pain quotidien ; ce pays dont une bonne partie de sa jeunesse a choisi le chemin de l’aventure pour auréoler de gloire leurs familles. Et nous savons bien les raisons qui poussent chaque Sénégalais à emprunter la voie de l’émigration. Les évènements qui remplissent les pages des journaux ne rendent pas du tout la bonne monnaie à notre pays.

Chers opposants, respectons le verdict des urnes, les Sénégalais ont choisi, ont bien choisi, élu des femmes et hommes, retenus idoines à exercer leurs missions de députés. Une haute et valeureuse mission qui se fixe comme objectif de défendre les intérêts du peuple, de défendre ceux qui n’ont pas de voix, ceux qui souffrent, ceux qui ont d’énormes difficultés à obtenir les trois plats quotidiens.

Je soutiens le peuple, suis du côté des Sénégalaises et des Sénégalais, ceux qui souffrent, ceux qui disent ce qu’ils pensent sans insultes, sans bruits, sans rumeurs : je suis avec ceux qui aiment ce pays et qui veulent le changement. Un changement qui ne va pas dire de mettre à la commande du pays un nouveau personnage. Pouffons ! Nous voulons un changement des mentalités, faire de notre pays un exemple de la sous-région et nous en avons les capacités.

Que disent les détracteurs de votre régime Monsieur le président ? « La gestion est désastreuse », « la population meurt de faim », « il y a trop de gabegie », « qu’il saute… ». Ce n’est point la vraie photographie. A partir des États-Unis, nous visionnons des vidéos qui insultent notre cher compatriote le président de la République Monsieur Macky Sall. Que la classe politique blâme tels actes qui ne font pas partie de notre culture. Refusons de jouer avec le feu. Les règles de la bonne politique sont les mêmes qui valent dans la vie : dans chaque entreprise, il y aura toujours des vainqueurs et des vaincus. Les vaincus ne doivent pas brûler ce pays, ils doivent accepter leur défaite et continuer de conscientiser le peuple mais surtout leur rôle est d’aider ceux qui ont gagné, appelés à gouverner. Une démocratie sans une bonne opposition n’est point une démocratie et peut engendrer une dictature ou mieux de l’anarchie. Que l’opposition joue sa partition mais dans les règles prévues de bonne gouvernance. Nous n’avons pas une dictature comme certains le pensent. Notre pays est de loin d’être cela. Que l’opposition sache que le Sénégal a un passé politique important, un pays respecté en Afrique et dans le monde, une terre de culture, de sagesse et de bonne démocratie. Nous ne sommes pas un pays grand et vraiment riche en sous - sol comme le Nigeria mais nous sommes un pays géant et respecté par la haute culture de ses hommes. Et nous concevons cela comme une infinie richesse.

Excellence Monsieur le président,
La grande victoire fut le soir, quand les Sénégalais ont élu un enfant né en 1961. Un jeune, tout jeune, éduqué, qui a souffert comme tous les Sénégalais et qui connaît et partage la souffrance des artisans et cultivateurs. Un jeune qui n’est pas né dans l’opulence, un jeune qui n'a pas vécu en Europe comme Senghor et Wade, un jeune qui n’a été gouverneur à l’âge de 25 ans comme Abdou Diouf. Ce jeune est héritier, malheureusement d’une situation politique très difficile, sa législature coïncide avec un monde qui traverse une crise profonde du point de vue politique et économique. Une triste situation de notre continent, une Afrique qui perd ses fils, dont sa jeunesse préfère la traversée de l’océan. La crise est aussi celle de leaders et de références : l’Europe qui se replie sur soi-même, l’Amérique qui refuse d’être terre d’accueil, l’Afrique qui ne décèle plus de grands hommes comme Senghor, Mandela ... Le Sénégal n’est pas dépourvu d’un grand leader. Notre Président est tout jeune, ambitieux et d’un sens profond à l’écoute.

Excellence Monsieur le président Macky Sall, il ne vous reste qu’à conclure quelques grands dossiers avant d’aller aux élections présidentielles. Vous avez un parcours brillant et avez beaucoup écrit à votre actif pour mériter une réélection. Comment comptez – vous gouverner les cinq prochaines années ? Vous devez dire aux Sénégalais combien fut difficile de réaliser ce que vous aviez fait. Vous avez augmenté le taux de croissance quand l’économie mondiale refuse de décoller, vous avez opéré à la baisse de l’impôt sur les salaires. Vous avez introduit la couverture maladie universelle, le relèvement de l’âge de retraite à 60 ans. Votre vision a permis de créer une nouvelle ville : Diamniadio, orgueil de tout bon citoyen. Vous avez permis aux Sénégalais de l’extérieur d’élire leurs représentants à l’Assemblée n, chose jamais faite. Vous n’avez pas muselé les maisons de presse. Qu’est – ce qui vous reste ? Ayez le courage de vous prononcer . Monsieur le président, continuez votre Pse que vous avez entamé et qui porte déjà ses fruits, un grand chantier en mesure de faire décoller l’économie du Sénégal. Nous avons besoin d’un pays stable politiquement, continuez votre travail mais n’empêche, Monsieur le président, embrassez les Sénégalais, chaque Sénégalais et dites aux nos frères et sœurs que vous les aimez, vous travaillez pour leur réussite. Dites aux familles que vous pensez à l’avenir de leurs enfants, leur éducation. Les Sénégalais n’aiment pas trop de rumeurs et de bruits. Vous êtes aimé parce que les Sénégalais ont vu en votre personne la politesse, l’enfant issu des profondeurs du Sénégal, à Fatick, qui est parti de rien et qui s’est construit ; l’enfant qui parle peu et bien ; l’enfant qui ne répond jamais aux provocations. Voilà votre réussite. Vous devez réunir les Sénégalais et solliciter le soutien sans faille de chacun de nous pour que vous puissiez conclure dans la sobriété votre mandat et repartir pour faire décoller le Sénégal.

Continuez de défendre votre bilan. Poursuivez le dialogue avec les Sénégalais, continuez de faire de l’administration un cercle encore plus transparent, efficient, efficace et ouvert aux concitoyens. Faites de l’administration la vraie chaume des Sénégalais. Répondez aux questions des Sénégalais, Monsieur le Président, la confiance est importante, vous êtes l’aiguille pour tisser ce pagne très beau et profond ; ce pagne jamais entaché qui continue de couvrir, de réchauffer, ce pagne qui n’exclut personne, ce pagne comme un toit qui sauvegarde les pilastres de notre nation, une grande communauté de personnes dignes, humbles, fières, d’un passé millénaire encore chaste et qui fait de la vie un vrai cercle d’échanges et de convivialité.

Excellence Monsieur Le président, je regagne la caverne. Je remets ma plume dans l’encrier, l’imbiber pour panser aux maux de la société. Poète que je suis, j’ai d’autres pensées : soigner les maux, repenser le mot et le mot ne doit jamais souffrir ; le vrai mot appartient au peuple, le peuple qui vous a élu. Écoutez le peuple, vous y gagnerez et faites du peuple votre ami.
Bonnes Fêtes de Id al-adha ! Que le Détenteur de Majesté et de Munificence, le Garant des Cieux et de la Terre protège notre Sénégal et fasse de notre pays un peuple uni.

Bonnes Fêtes. /.

Par Cheikh Tidiane Gaye
Poète – Écrivain
Président du Prix International
de Poésie L. S. Senghor – Italie

Message du guide spirituel de la communauté chiite Mozdahir Chérif Mohamed Aly Aidara à l’occasion de la célébration de la Tabaski ( Eid al Adha)

Dieu le Très Haut a dit que le Hajj s’accomplit à une période déterminée de l’année. Le Hajj un acte d’adoration, un retour vers la direction (Qibla) de l’Islam et des musulmans, par l’orientation vers la Kaaba qui est la maison de Dieu. Cette maison vers laquelle s’inclinent les cœurs des croyants. Cet acte d’adoration s’accomplit nécessairement dans l’unité, la solidarité, la paix et la coopération entre les musulmans qui convergent vers leur centre unique qui est la Kaaba.

Le Très Haut a dit en s’adressant à son Prophète Ibrahima (AS) : « Appelle les hommes au hajj, ils viendront à toi à pied ou sur toutes sortes de montures.
Ibrahima (psl) était, en ce moment-là, l’Imam, c’est-à-dire le Représentant d’Allah sur terre chargé de la direction de son temps comme le confirme le verset suivant : « Lorsque son Seigneur éprouva Abraham par certains ordres, et que celui-ci les eut accomplis, Dieu dit : “Je vais faire de toi un Imam pour les hommes. ”Abraham dit : “Et pour ma descendance aussi ?” “ Mon alliance ne concerne pas les injustes.” (Baqara,) Tous les hommes de cette époque étaient sous l’autorité suprême d’Ibrahima (psl).

Nous constatons ainsi l’inséparabilité entre l’Imamat, c’est-à-dire l’autorité suprême, et la Qibla des musulmans. Cette relation est consubstantielle, intrinsèque, solide et profonde.
En outre, la Kaaba notre Qibla a un lien ombilical, avec les douze Imams Infaillibles successeurs désignés de notre Prophète et membres de sa sainte famille purifiée (Ahloul bayt). Le Dernier Messager d’Allah l’a annoncé dans son discours -testament lors de son pèlerinage d’adieu à Ghadir Khoum.

Ghadir Khoum est un endroit aride, désertique et très chaud qui a tout pour ne pas être une oasis paisible. D’aucuns disent qu’on pourrait même y griller de la viande sous la seule chaleur du soleil.

C’est dans un pareil endroit que le Prophète (P) a demandé à sa suite d’observer une halte pour qu’il leur parle. On imagine alors qu’il avait quelque chose de vraiment important et urgent à leur communiquer. Le Prophète (pslf) fit dresser une chaire faite à base de selles de chameaux. Il demanda ensuite à Bilal de faire l’appel (hayya ala khaïril amal = ô gens accourez à la meilleure des actions) pour rassembler les gens aussi bien les devanciers que les retardataires, soit en tout plus d’une centaine de milliers de personnes. Il tint l’Imam ‘Ali (psl) à sa droite, lui arrangea son turban noir et lui souleva le bras droit en tenant ce langage aux gens : « Vous croyez qu’il n’y a de dieu que Dieu, que Mouhammad (P) est Son messager et Son Prophète, le Paradis et l’enfer sont des vérités, que la mort et la résurrection sont certaines, n’est-ce pas ? »Ils répondirent tous : «Oui, nous le croyons ! » Il les informa alors qu’il sera bientôt rappelé par son Seigneur, puis il prononça cette adjuration : « Celui dont je suis le Maître Ali aussi est son Maître. Que Dieu soutienne ceux qui soutiennent Ali et qu’Il soit l’Ennemi de ceux qui sont les ennemis d’Ali. » Omar et Abu Bakr firent partie des premiers à féliciter l’Imam Ali (psl). Omar le fit en ces termes:« Bakhin! Bakhin! (Soit Bravo!) Tu es devenu le maître de tous les croyants et croyantes.» Allah voulait nous indiquer la place de cette autorité suprême qui est l’Imamat et sa nécessité pour l’acceptation de tous nos actes d’adoration. Un autre signe est le fait que l’Imam Ali (Psl) le seigneur des Imams et des Saints est né à l’intérieur de la Kaaba, qui est la direction du Hajj et le point d’orientation de tous les musulmans dans la prière.

Les musulmans doivent donc pousser la réflexion et faire une prise de conscience et reconnaître le rôle et la fonction des Imams infaillibles dans la préservation de l’Islam Originel. C’est à partir de ce travail que l’unité des musulmans se réalisera. la compréhension des sens philosophique et spirituel du Hajj, nous éviterait de nous excommunier les uns les autres.
De ce fait, les musulmans seraient tous ensemble sur une même ligne et deviendraient une seule communauté, à l’image de leur Qibla unique, et de leur Imam.

Le Prophète (pslf) en nous laissant comme héritage le Coran et sa sainte famille nous édifiait sur le fait que ces deux Références complémentaires seront avec nous jusqu’à la fin des temps, pour exercer leur autorité en tout temps et tout lieu. Le sens de « Ils viendront à TOI » dans le verset précité, s’adresse d’abord au Prophète Ibrahima (psl) en tant qu’Imam de son temps, ensuite aux Prophètes, ceux d’entre eux qui étaient Imam de leur temps et après à notre Prophète et aux Imams infaillibles de sa sainte famille et qui sont ses successeurs. Ce verset aujourd’hui s’adresse à l’Imam du temps, qui a en charge l’appel de son ancêtre Ibrahima (psl), Celui de son grand père le Prophète et celui de ses pères les Imams Infaillibles. Cet Imam dont le Prophète a annoncé la venue est le douzième Imam et le Mahdi (psl). Il va réunifier toute la doctrine et les pratiques cultuelles par l’abolition de de toutes les écoles juridiques de toutes les confréries et de tous les sectes en restaurant l’Islam originel : un Islam d’amour, de paix, de tolérance, de partage et de progrès. Il gouvernera la terre par la justice et l’équité après qu’elle fut gouvernée dans l’injustice et l’iniquité. Cependant Dieu a prévu la préservation de Son Message puisqu’Il dit à propos du Prophète de l’Islam (P) et des autres prophètes: «Mouhammad n’est qu’un Messager; des Messagers ont vécu.

avant lui. Retourneriez-vous sur vos pas, s’il mourait ou s’il était tué? Celui qui retourne sur ses pas ne nuit en rien à Dieu.» (Ali-’Imrân, 3 : 144). Ainsi donc Dieu lui a désigné comme successeurs des hommes tout aussi exceptionnels que les prophètes (P). Il est clair, en effet, que seul un homme doté au moins des mêmes qualités que celles du Prophète (pslf) peut lui succéder dans l’exercice des deux.

pouvoirs temporel et spirituel afin d’assurer la pérennité de l’Islam. Ces successeurs désignés par Dieu Lui-même sont les Imams (P).Si certains dirigeants de l’Islam, après la mort du Prophète (pslf), ont échoué, et ont eux-mêmes reconnu leur échec, c’est parce qu’ils ont pris le pouvoir, sans réunir les deux dimensions nécessaires, qui sont indissociables. Leur ignorance des prescriptions a été à l’origine de graves déviations. L’Imam infaillible (P) étant le dépositaire du Message, il détient et exerce des pouvoirs de puissance divine sans toutefois apporter un nouveau Message ou une nouvelle Religion. Citons à ce propos le Coran :« Nous en fîmes, parmi eux, des Imams qui guident par Notre Commandement, car ils ont enduré, et ont la certitude éprouvée de Nos Signes. » (As-Sajda, 32 : 24) « Nous en fîmes des Imams qui guident par Notre Commandement. » (Al-Anbiyâ, 21 :73) « Le jour où Nous appellerons tous les hommes par leur Imam... » (Al-’Isra, 17 : 71)

« Nous lui avons donné, par surcroît, Isaac et Jacob, dont Nous avons fait des justes. Nous les avons établis comme des Imams qui dirigent les hommes selon Notre ordre. Nous leur avons inspiré des œuvres bonnes. » (Al Anbiyâ, 21 : 72 et 73).«Et Nous avons fait une direction pour les fils d’Israël. Nous avons suscité des Imams pris parmi eux. Ils les dirigeaient sur Notre ordre, quand ils étaient constants et croyaient fermement à Nos signes. » (Sajda, 32 : 23 et 24).

.L’Imam (P), successeur du Prophète (pslf), est alors infaillible car il est le Pôle (Al khoutbou Zamàn ) de jonction des deux Lignes du Khilafa et du Témoignage; il doit conduire le changement sans en être l’objet c’est-à-dire sans être ni avoir jamais été influencé par les normes de la Jahiliya qu’il combat. Pur de tout pêché présent ou passé, il est préservé de l’erreur par Dieu et maîtrise la science prophétique, le Savoir et la Connaissance qui permettent de diriger les affaires de la Oumma.

Il est dès lors indispensable, pour toute personne, d’approfondir la réflexion et la recherche sur le lien qu’il y a entre le Hajj et l’Imam après ce qui a été rapporté du Prophète MOUHAMMAD (pslf) « Celui qui meurt sans connaitre l’Imam de son temps, meurt de la mort de la Jahiliya ».

Avant l’avènement du douzième Imam, le Mahdi (psl) ,il incombe à tout croyant sincère d’œuvrer à la réalisation de ces idéaux d’amour, de paix, de tolérance, de partage et de progrès dans la fraternité et l’unité d’action au lieu de perdre du temps dans des querelles stériles comme celles concernant le croissant lunaire. La fête de Tabaski s’étale sur trois jours. A défaut d’un consensus, tout un chacun est libre de la célébrer valablement le jour qui lui convient parmi ses trois.

Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur nous et bonne fête de Tabaski à tous

La presse nous apprend que le Gouvernement du Sénégal s’apprête à transformer la société d’électricité Sénélec en « Holding », dans une nouvelle réforme institutionnelle de l’opérateur d’électricité. Cette réforme, tant attendue par les usagers et plusieurs fois reportée, va enfin être appliquée par la volonté du Chef de l’État, dans l’intérêt d’abord des Sénégalais et des entreprises établies au Sénégal, ensuite des pouvoirs publics et enfin avec le soutien des partenaires financiers et techniques de l’entreprise.

En effet, Sénélec, dans sa forme actuelle, produit, achète, importe, transporte, distribue et vend de l’électricité sur l’ensemble du territoire national. Son monopole naturel d’entreprise intégrée verticalement répondait à un contexte de maîtrise du secteur et de recherche d’une efficacité qui a fait ses preuves, mais qui a aussi atteint ses limites.
A présent ce schéma ne rencontre plus les préoccupations d’une économie moderne du 21ème siècle, où les usagers domestiques deviennent de plus en plus exigeants, les entreprises de plus en plus compétitives et les pouvoirs publics de plus en plus préoccupés par les problèmes de bonne gouvernance.

Il faut rappeler que l’opération de restructuration, consistant à scinder en trois filiales spécialisées les activités de production, de transport et de distribution de la Sénélec, a été posée dans la loi d’orientation n°98-29 du 14 avril 1998 relative au secteur de l’électricité au Sénégal. Avec pour date d’effet avril 2009.

Produire des kilowattheures exige à la fois des financements à des conditions douces et des délais de réalisation incompressibles de l’ordre de quatre années. C’est la raison pour laquelle les projets de centrales électriques au Sénégal (et même en France) s’inscrivaient dans le Plan de développement quadriennal (quinquennal pour la France).

Cependant, ces financements concessionnels étant devenus de plus en plus rares, l’État doit faire appel à des partenaires privés pour l’accompagner dans ses efforts de développement.
C’est ainsi que depuis 1998, la production privée d’électricité est apparue au Sénégal avec la centrale de Gti. Elle sera suivie des centrales de Kounoune Power, de Contour Global, des centrales solaires de Bokhol, Malicounda, Santhiou Mékhé qui répondent toutes à l’appellation de production privée indépendante (Ppi ou Ipp en anglais).

Toutefois, toute l’électricité produite par ces unités privées est vendue exclusivement par contrat à Sénélec qui est l’acheteur unique. De ce fait, Sénélec les met en concurrence, d’une part entre elles et d’autre part avec ses propres centrales qui produisent sur les sites de Cap des Biches,  Bel-Air et Kahone.

Enfin, Sénélec importe l’électricité produite par la centrale hydroélectrique de Manantali et celle de Félou toutes deux situées en territoire malien sur le fleuve Sénégal. Ces centrales appartiennent à l’Omvs dont le Sénégal est membre. Elles produisent l’électricité la moins chère de tout l’espace Omvs.

Par conséquent la réforme de Sénélec doit formaliser cette diversité de sources de production d’électricité déjà existant, qui a le mérite de préserver l’avenir énergétique du Sénégal et crée les conditions d’une baisse tendancielle du coût de l’électricité.

La réforme de Sénélec doit également consolider la fonction d’acheteur unique et de distributeur unique de l’électricité produite par les centrales privées. Car cette électricité est transportée et distribuée à travers les réseaux de transport et de distribution implantés sur les voies publiques sur l’ensemble du territoire national, dans les zones rurales et les communes du Sénégal. Ces réseaux sont le patrimoine de l’État qui les a financés, qui a autorisé leur implantation partout au Sénégal et qui les a déclarés d’utilité publique.
La commercialisation de l’électricité doit être libéralisée : c’est là une innovation majeure de la réforme de Sénélec.

Dans le commerce il existe trois catégories de vente : les ventes en gros, les ventes en demi-gros et les ventes au détail. Ceux qui achètent en gros paient le moins cher que ceux qui achètent en demi-gros, les quantités n’étant pas les mêmes. Ceux qui achètent au détail paient plus cher que les usagers précédents.

Sénélec doit pouvoir continuer à vendre l’électricité en gros aux unités industrielles qui consomment de grosses quantités d’électricité. Ces unités sont alimentées en courant à haute tension(Ht).

Sénélec doit également pouvoir continuer à vendre l’électricité en demi-gros à tous les professionnels qui utilisent de grandes quantités d’électricité pour faire tourner leurs entreprises et leurs activités commerciales et de service. Ces usagers sont alimentés en courant moyenne tension (Mt).

La vente à ces deux niveaux de tension Ht et Mt exige, non seulement la connaissance de solides notions d’électrotechnique pour établir la facturation au cas par cas des consommations d’électricité, mais surtout des interventions techniques hautement qualifiées sur les dispositifs de comptage.

En revanche pour la vente au détail aux usagers domestiques, la fonction technique de branchement et de pose des compteurs est dévolue à Sénélec tandis que la fonction commerciale de relève, de facturation et d’encaissement peut faire l’objet d’une libéralisation intelligente. D’autant plus que l’apparition du compteur à prépaiement appelé compteur « Woyofal » permet justement de formaliser cette innovation dans la réforme de Sénélec.

Le lancement de « AKILEE », une application à haute valeur ajoutée sur les consommations d’électricité, est précurseur de ce marché de la vente libre au détail de l’électricité au profit des usagers.

Dans ce schéma il y aurait des vendeurs indépendants d’électricité (VIE) au niveau urbain, au niveau rural et au niveau tertiaire résidentiel ou professionnel. Déjà, les concessions existantes font de la vente au niveau rural, tandis que les agences de Sénélec font de la vente urbaine.
En résumé la Société Holding Sénélec pourrait avoir les composantes suivantes :

•    Une société de gestion du Patrimoine qui pourrait s’appeler SOGEPE
•    Une société acheteur unique, importateur unique et distributeur unique d’électricité qui pourrait s’appeler Enelsen (Énergie électrique du Sénégal)
•    Des Vendeurs Indépendants d’électricité qui porteraient le nom de VIE

Il ne s’agit pas d’un simple remaniement industriel de Sénélec se matérialisant par un transfert en l’état de ses activités dans 3 ou 4 filiales créées à cet effet, ni d’une opération financière dont l’objectif est de créer un « Groupe financier » autour de Sénélec transformée pour la cause en « Société Holding ».

Enfin la réforme de Sénélec doit inclure une réorganisation du secteur de l’électrification rurale pour le rendre plus efficient, d’abord parce qu’il s’agit d’aménagement du territoire, ensuite parce qu’une réforme ne peut servir de développement durable que si elle est conçue pour répondre en particulier aux objectifs de politiques sociales, y compris l’accès des pauvres aux services de l’électricité et le développement de l’électrification rurale. En plus d’être un service public, l’électricité et un outil de politique sociale indispensable à la satisfaction des besoins de la vie moderne.

Par Elhadj Ibrahima NDAO
Ancien Directeur Général de SENELEC
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Tu t'es battu héroïquement contre la maladie mais DIEU l'a emporté parce que c'est lui le plus fort.
De Kadiogne à Mbantou, de Guédé, de Podor, de NDioum, de tout le Fouta et d'ailleurs afflueront les condoléances, les remerciements et les prières pour ce grand fils du Fouta, Prince Peulh à la dignité inaltérable et à la générosité sans bornes,

ALIOU SOW fondateur de la Compagnie Sénégalaise d'Entreprise, devenue Compagnie Sahélienne d'Entreprise (CSE).
Musulman fervent, bâtisseur de mosquées, époux et père accompli, travailleur infatigable tu as couvé de ton aile protectrice tous ceux qui t'ont approché. Tu auras été un modèle pour toute notre famille et bien au-dela ...
Combien ont secrètement, un jour ou l'autre, rêvé de pouvoir faire comme toi?

Je suis convaincu cependant que nous tous réunis ne pourrions accomplir le dixième de tout ce que tu as fait car tu étais multidimensionnel !
Ta rigueur sur tous les plans est connue de tous. Elle t'aura permis de te hisser dans ta profession parmi les plus grands, faisant ainsi notre grande fierté et servant d'exemple à tout le monde.
Je sais pourtant que derrière cette apparence se cachait un grand cœur; celui d'un homme bon, généreux, humble, plein de finesse et d'humour, capable de rire aux éclats, ce que peu de gens savaient de toi.
Le SÉNÉGAL qui vient de te perdre te pleurera, l'Afrique et le monde entier te pleureront.
Nous avons tous perdu un homme prestigieux, élégant et raffiné.

Mais nous sécherons nos larmes car nous sommes sûrs que DIEU dans son infinie bonté saura rétribuer à leur juste valeur tes immenses bienfaits.
Tu t'en vas, mission accomplie sur terre, répondre au créateur qui t'a rappelé auprès de lui au moment qu'il a jugé opportun.
Tu vas y rejoindre ces autres monuments, tonton Amadou SOW ton ami et complice, parti il y a une annee, Tonton Moctar SOW, avec tout juste quarante jours d'intervalle. Quel symbole !
Nous sécherons nos larmes et nous prierons DIEU qu'il te reçoive en son paradis.
Nous prierons pour tantie Kadiatou, Amadou Boubacar, Oumar, Ardo, Mohamed, Yérim, Aziz, Karim.
Nous prierons pour Oumarel, Awa, Aissé, Yetta, Sadio, Malado, Aissata Dé et tous les autres...

Nous prierons pour que DIEU nous donne à tous, ta famille, tes amis, tes collaborateurs et tes partenaires, la force de surmonter cette grande peine avec foi et dans le recueillement.
Tu as vécu aux côtés d'une grande dame, Khadidiatou Diawara. Son soutien constant, sa sérénité dans la joie comme dans les épreuves les plus dures, son amour de la famille ne sont pas étrangers à ta réussite et à ton œuvre. Elle ne saurait être dissociée d'aucun hommage qui te serait rendu.
Merci pour tout Tantie.

Un baobab géant est tombé ce 23 Août 2017!
Un grand homme s'en est allé dignement, discrètement, comme il a vécu, presque sur la pointe des pieds.
En même temps que mon affection renouvelée, je présente, au nom de tous, à tantie Kadiatou, à tous ses enfants et à toute sa famille nos plus sincères condoléances.
Nous ne t'oublierons jamais Tonton.
Reposes en paix Aliou Ardo Sadio.

Par Docteur Ardo Boubou BA

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