Laisser Passer

Laisser Passer (37)

Ces jeunes néo-ruraux

30 Sep 2016
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Il n’avait aucune vocation pour l’agriculture et n’avait jamais cru que le travail de la terre l’épanouirait. Aujourd’hui, il s’accomplit intégralement dans un village, profitant du manque d’emploi en ville. Comme la plupart des jeunes citadins sans occupation que je pousse à aller s’installer en campagne, il m’avait, à l’époque, foudroyé du regard et s’était étonné de mon penchant paysan : quitter la ville, vivre sans électricité, se laver en plein air et manger frugal, quelle idée !

Combien sont-ils de jeunes citadins à considérer le travail de la terre comme une dépréciation. Et s’y adonner leur renvoie une image dévalorisante d’eux-mêmes. Mais, du côté de ceux qui se sont risqués dans la campagne, le son de cloche est bien différent : certains, la lubie passée, n’entrevoient plus leur épanouissement en dehors du monde paysan. Chez d’autres, le choix d’une vie campagnarde a réveillé un sentiment de culpabilité pour s’être laissé piéger par le confort dans la ville.

Ces néo-ruraux ont déjà beaucoup changé. Leur décrochage a renforcé leurs réticences envers le salariat. Ils sont plus confiants, du fait de leur énergie au travail, plus calmes, par l’action bénéfique de la campagne, plus tolérants grâce aux rencontres avec les ruraux, ces hommes et femmes de développement. Ils comprennent que la campagne peut bien être, pour les jeunes citadins sans emploi, un terrain privilégié de l’accomplissement de leurs potentialités. Vous qui hésitez, je vous conseille d’aller en campagne ! L’année prochaine, vous m’en direz des nouvelles.

Cheikh Aliou AMATH

Les plaisirs de l’info

29 Sep 2016
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Dans « Le dernier été des indiens », Robert Lalonde s’est posé ces deux questions : « Ce serait donc ça le plaisir ? La tendresse et les muscles mêlés, ensemble, se liant et se déliant ? Michael Ende, dans « L'Histoire sans fin », semble lui répondre en soulignant ceci : « C'est une chose bien mystérieuse que les passions humaines… Il y a des hommes qui risquent leur vie pour venir à bout d'un pic de montagne. Personne, pas même eux, ne pourrait vraiment expliquer pourquoi. Il y en a qui se ruinent pour conquérir le cœur d'une certaine personne qui ne veut rien entendre ».

D'autres, poursuit-il, courent à leur perte parce qu'ils sont incapables de résister aux plaisirs de la table - ou à ceux de la bouteille… Certains croient ne pouvoir être heureux qu'ailleurs que là où ils sont et passent leur vie à courir le monde. Il y a des gens, enfin, qui n'ont de cesse de devenir puissants. Selon Michael Ende, il y a autant de passions différentes que d'individus. Après, bien sûr, mes… devoirs dans la vasque d’un foyer, ma passion est dans la consommation immodérée de l’information. Car, comme Alice Munro, j’en tire le plus de plaisir possible même quand je n'ai pas le cœur à être heureux.

Après mon réveil, avec « Rfm-Matin », on me sert mon petit-déj de « Kinkéliba » sur la Rts1. Sur le chemin du bureau, pas un pas sans « Sud-quotidien ». Dans mon office, j’en déguste de gros morceaux avant de saisir « Le Soleil » pour manger, goulûment, toutes ses bonnes feuilles de Quotidien national. Rassasié, je me permets quelques clics sur « Seneweb ». Plus tard, je déjeune en compagnie de « 13h Rts » et dîne vers 20h, en suivant le fil de l’Aps. A 22h30, je vais au lit pour dormir avec Rfi. Voilà mes préférences médiatiques qui ne sont pas parole d’évangile. Vous êtes donc libres de suivre les médias qui sont censés vous procurer vos plaisirs d’écoute, de lecture et d’images.

Cheikh Aliou AMATH

Pour un rayonnement continu

28 Sep 2016
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L’appellation « Quotidien national », donnée à votre journal préféré « Le Soleil », dérange certains jaloux, convaincus que nous les devançons dans l’excellence et leur en interdisons l'accès. Loin de nous, cette perfidie. Mais, « Le Soleil », ce journal où sont passés les plus grands hommes et femmes des médias de notre pays, tient toujours son rang. Tout en souhaitant un excellent palmarès aux autres, ledit support, qui est presque cinquantenaire, se relance quotidiennement dans l’exercice de sa noble mission d’informer juste et vrai.

Pourquoi l’appellation « Quotidien national » choque-t-elle ? Des journaux, nommés seulement par leur nom, ont-ils, peut-être, une pénétration au Sénégal comme le nôtre qu’il faut aussi leur coller le terme « national » ? Allez-y ! En tout cas, ne serait-ce que par son expérience qui en fait, après les Archives nationales, la mémoire du Sénégal, son contenu, la taille de son personnel, son maillage du territoire national, la qualité de ses ressources humaines et la mise à sa disposition de fonds, par l’Etat, au titre de la rémunération du service public de l’information, « Le Soleil » est, pour ceux qui sont de bonne foi, le « Quotidien national ».

Sachant que d’une bouche qui saigne ne sortent que des insanités, l’on voit d’ici les jaloux manifester encore leur haine maladive contre votre journal préféré. « Le Soleil », présent partout au Sénégal et vivant, petitement, de l’argent du contribuable, est bel et bien le « Quotidien national », c’est-à-dire ce patrimoine commun. Que l’on nous refuse cette appellation et que l’on se plaise à nous nommer « L’Astre de Hann », « Le Journal gouvernemental », « Le Journal officiel », etc., c’est tout comme pour nous. L’important est ailleurs !

Le seul combat qui vaille pour nous est d’œuvrer pour le rayonnement continu du « Soleil » qui, quotidiennement, darde ses rayons lumineux sur ses chers et fidèles lecteurs, mais aussi sur ces mêmes jaloux, murés en eux-mêmes dans le blockhaus de la colère, la tristesse, la frustration et le dégoût.

Cheikh Aliou AMATH

Projection dans le futur

27 Sep 2016
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La divination est la chose du monde la mieux partagée », écrivait Jean-Pierre Vernant, un historien de la Grèce antique. Depuis la nuit des temps, le souci de connaître, ici et ailleurs, l’avenir est une volonté de l’homme, liée à sa condition de mortel et à son désir d’être maître de son destin et de trouver un sens à sa présence sur terre. Dans leur diversité et leur complexité, les processus et les outils de divination utilisés chez nous rendent compte de cette réalité : astrologie, charlatanisme, géomancie, cartomancie, chiromancie, cauris, etc.

Les devins sénégalais, qui tiennent une place essentielle dans notre culture, sont très courus par des hommes et femmes de toutes conditions qui veulent toujours en savoir sur ce que l’avenir leur réserve. Nuitamment, ils se rendent chez un « borom xam-xam » (faiseur de miracle) pour qu’un rêve devienne une réalité, confient leurs soucis existentiels à un « kang fooré » pour avoir une place au soleil, consultent un « saltigué » pour être dans les bonnes grâces d’un généreux donateur, etc. D’ailleurs, la voyance se fait même sur les ondes de certaines radios et télévisions privées où des mages répondent en direct aux abonnés à ces services divinatoires et leur indiquent les offrandes et autres sacrifices à faire pour se sortir d’une situation difficile ou pour obtenir une notoriété perdue.

En tout cas, le recours aux procédés divinatoires est une réalité présente dans la culture sénégalaise et porteuse d’une fonction sociale qu’il ne faut pas négliger. Car la divination ne se résume pas à prédire l’avenir. Elle ancre l’individu dans le monde en donnant du sens à son existence et aux événements de la vie. La volonté de se projeter dans le futur est importante car comme disait Confucius : « Qui ne se préoccupe pas de l’avenir lointain, se condamne aux soucis immédiats ».

Cheikh Aliou AMATH

Le diktat de l’argent

26 Sep 2016
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Les vacances scolaires sont presque terminées. Dans quelques jours, les élèves  vont reprendre le chemin de l’école après trois mois de relâche. Cette reprise des cours intervient juste après la Tabaski, une fête qui a occasionné de folles dépenses, allant de l’achat de tissus pour tous les membres de sa famille à l’obtention du mouton en passant par la couture.

En mettant la main à la poche pour permettre aux épouses et aux enfants de passer une belle fête, les chefs de famille n’ont pas oublié les charges fixes comme la dépense quotidienne, l’acquisition des denrées de première nécessité, les factures d’eau et d’électricité, le loyer, etc. Voilà un lourd stock sur les bras de l’homme qui va encore débourser pour les frais d’inscription, les habits neufs, les fournitures scolaires, les uniformes, le transport, etc. A la veille de la rentrée scolaire, faut-il quand même rappeler que les parents d’élèves ne sont ni embarqués dans la même galère ni logés dans la même enseigne.

Si certains, pour la plupart des salariés, ont la possibilité d’obtenir « des prêts rentrée scolaire » proposés par les banques de la place pour inscrire leurs enfants dans de prestigieuses écoles privées, d’autres, principalement des chefs de ménage démunis, se débrouillent pour que leurs gosses, élèves de l’école publique, puissent étudier dans des conditions plus ou moins acceptables. On ne vous apprend rien en vous rappelant que les déchets scolaires proviennent de l’école publique marquée, malheureusement, par les nombreuses grèves de ses enseignants.

L’éducation, qui est un droit pour l’enfant, ne fait pas toujours sourire les gamins des familles pauvres dont les parents consentent pourtant d’énormes sacrifices pour les maintenir à l’école. En investissant, selon leurs faibles moyens, dans l’école publique, les parents d’élèves veulent, pour leurs enfants, seulement des bénéfices en termes de progression, de réussite dans l’élémentaire et le secondaire, ainsi qu’à l’université.

Par Cheikh Aliou AMATH

Le contact au bout du clic !

23 Sep 2016
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Ah, ces fantastiques réseaux sociaux qui occupent nos journées. On a beau se plaindre de perdre notre temps, les yeux rivés sur notre écran comme si à chaque seconde un événement de la plus haute importance allait se produire, on y retourne chaque jour, irrémédiablement, comme si c'était la première fois. Dans un monde de plus en plus individualiste, Twitter, Facebook, YouTube, LinkedIn ou les blogs, pour ne nommer que ceux-là, permettent de rapprocher les gens. Les réseaux sociaux sont rapidement devenus un outil de promotion pour les entreprises commerciales et les fournisseurs de service. Les professionnels y trouvent leur compte... Mais, certains utilisateurs se dévoilent tellement qu'ils se retrouvent presque exhibés sur la Toile. En y pensant bien, avons-nous vraiment besoin de 500 ou 5.000 amis virtuels ? Car l'amitié, c'est bien plus qu'un visage sur un ordinateur.

Les réseaux sociaux sont aussi des vecteurs de changement, de mobilisation. C'est en communiquant via ces derniers que les acteurs du printemps arabe ont renversé trois gouvernements en 2011 (Tunisie, Égypte, Libye). C’est en communiquant à travers ces réseaux sociaux que Erdogan a récemment sauvé son pouvoir, au bord du chaos, alors victime d’une tentative de coup de force. C'est également via les réseaux sociaux que les entreprises de presse et les organes de communication informent «à chaud» des derniers développements de l'actualité. Outils de rapprochement, ces mêmes réseaux sociaux permettent de retrouver des relations perdues, d'anciens partenaires amoureux, des copains de classe jadis appréciés, voire des parents éloignés. Ils demeurent des outils efficaces pour obtenir des nouvelles des proches situés à des centaines voire milliers de kilomètres. Certains y ont même appris des naissances et des décès survenus dans leur propre famille. Outils de partage, les réseaux sociaux permettent, entre autres, la diffusion d'images qui peuvent changer le monde ou entraîner des interventions dans certains points du globe. Les petites vidéos des représailles face à des manifestants sont de beaux exemples de leur efficacité. Ces mêmes réseaux sociaux contribuent également, pour plusieurs, à renforcer leur ego. Ils y étalent leurs bons coups, leurs succès, y minimisent leurs échecs. Bref, les adeptes peuvent s'y montrer sous un jour avantageux, voire narcissique, en plus de bonifier le sentiment d'appartenance à un groupe défini. Les jeunes d’aujourd’hui ont grandi avec internet au bout du doigt. Utiliser les médias sociaux représente en effet l’une des activités les plus courantes chez les jeunes. Mais cela aura-il un impact sur les adultes de demain? Sauront-ils être aussi sociables que les générations précédentes ?

Par Oumar BA

Impossible d'avoir une conversation au restaurant ou au café sans être pollué par une bouillie de décibels sortie d'une sono trop forte. Au téléphone, dans l'ascenseur, dans le centre commercial..., la musique, le son ont envahi l'espace. Sans pour autant adoucir les mœurs ! Car, paradoxalement, le bruit pointe en tête des nuisances qui dérangent le plus. C'est une situation tristement banale : vous avez rendez-vous pour déjeuner avec un ami ou un collègue dans un restaurant tranquille. Sauf qu'un téléviseur, au-dessus du comptoir, diffuse de bruyants programmes entrecoupés de flashes publicitaires. Contraint de hausser la voix, vous entendez à peine votre interlocuteur. Pendant tout le repas, votre esprit est distrait par ce flot sonore. Et lorsque vous rentrez chez vous, épuisé, la radio du taxi vous impose encore, pendant tout le trajet, les débordements emphatiques d'un débat sur le football. Vous demanderiez bien au chauffeur de baisser le son, mais vous osez à peine, tant vous sentez que vous allez passer pour un emmerdeur. Le silence est suspect. Reconnu comme agressif et pathogène, l'environnement sonore n'est que très faiblement réglementé. Comment le serait-il d'ailleurs, lorsqu'il s'agit de ces petites nuisances répétées qui semblent indissociables de la vie moderne ? Comment partir en guerre contre ceux qui veulent seulement « faire la fête » au point que le voisin râleur passe pour un demi-fou ?

Pour compliquer un peu le débat, chacun entend surtout le bruit des autres comme une agression insupportable. Nous percevons moins bien celui que nous produisons nous-mêmes, avec notre voiture, notre sono, l'aspirateur sur le parquet ou notre valise à roulettes ; si bien qu'il est difficile de se faire une idée objective de cette « pollution ». La négligence des constructeurs est responsable, pour une part, de ces parasites qui brisent le sommeil et peuvent même nourrir la dépression. Car un bruit n'a pas besoin de dépasser les seuils autorisés pour devenir insupportable : il suffit qu'il se répète, de façon insinuante, dans un processus d’intrusion. A la longue, cela ressemble au supplice du robinet qui goutte. Un peu de silence, s'il vous plaît !

Par Oumar BA

Sentiments en péril

21 Sep 2016
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Beaucoup d’entre-nous l’ont connue, cette émotion vaporeuse qui nous transporte dans un état de liquéfaction spirituelle proche du nirvâna promise par la religion hindoue : l’amour. Maine de Biran, dans son Journal, en donnait cette description : « Le cœur humain n'a que deux ressorts, l'ambition et l'amour. (...). Sous le nom d'amour, on peut comprendre toutes les passions expansives qui portent l'homme hors de lui-même, lui créent un but, des objets supérieurs à sa vie propre, le font comme exister dans autrui, ou pour autrui. L'éducation qui développe les premières passions personnelles au détriment des expansives est à contre-sens ».

On connaissait la théorie de Lucy Vincent, neurobiologiste, selon laquelle l'amour est dû à l'ocytocine, une neuro-hormone. Une petite vicieuse qui change le comportement de l'homme et de la femme : « L'amour est une illusion, elle modifie le cerveau, on ne voit plus les défauts de l'autre », explique l'auteur. Pour ceux qui n’ont pas encore rencontré l’homme ou la femme de leur vie, il faut vite, très vite, avant d’être à court de neurones amoureux. Car voici que l’auteur récidive dans un essai qui fait froid au cœur.

Dans « Où est passé l'amour ? » (« Où est passé l'amour ? », Odile Jacob, 208 pages), Lucy Vincent va plus loin. « Il est incontestable que les hommes et les femmes sont en train de se rapprocher, physiologiquement, les femmes devenant moins féminines et les hommes moins masculins », écrit-elle. L'illusion devient donc moins nécessaire à l'entente entre ces deux êtres qui étaient radicalement différents. Résultat, l'amour devient inutile, c'est aussi simple que cela. « Nous allons traverser une période de grande nostalgie pour l'amour fort qu'une femme et un homme pouvaient naguère se porter ; les plus jeunes s'étonneront de ne pas connaître les sensations dont ils peuvent lire la description dans de vieux livres ».
Voilà un programme bien réjouissant en cet été où la guimauve risque de prendre racines dans nombre de cœurs en peine.

Sidy DIOP

Gare à la main tendue !

20 Sep 2016
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Bonjour ! Echange d’amabilités. Profusion de bons propos. Vigoureuses poignées de main. Et puis, pfuii ! Plus de sexe. Ou alors, on se retrouve avec, à la place du prestigieux bâton de souveraineté, un bout de chair si menu qu’on a peur de regarder pour ne pas être emporté par un infarctus. Depuis le temps que la presse nous conte des bizarreries sur les voleurs et les rétrécisseurs de sexe, on passait dessus en pensant à ces nombreuses histoires paranormales dont « l’Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales » avait le secret. Mais depuis que le Tribunal de Ziguinchor s’est mis à distribuer des condamnations à des voleurs de fierté masculine, on commence à se convaincre qu’il y a une grave menace sur l’ordre phallocratique. Et l’on se surprend à tâter là où il faut après chaque poignée de main pour s’assurer que le machin est toujours à sa place. Un conseil, messieurs, chargez lourdement vos mains, ou gardez-les bien au chaud dans vos poches, apprenez à distribuer du « Assalamou aleykoum » et du « bonjour ». Sinon, vous risquez de perdre à jamais le courage de rejoindre madame dans la chambre « némalisée » à souhait ». Et l’autorité qui va avec.

Par Sidy DIOP

Hymne au travail

19 Sep 2016
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Il y a un peu plus de deux semaines, précisément le 11 septembre 2016, l’Amérique se souvenait encore de ses fils tués le 11 septembre 2001, lors des attentats contre les Tours jumelles du World Trade Center. Toute une nation, frappée en plein cœur, rend hommage, depuis 15 ans, aux victimes innocentes des jihadistes d’Al-Qaïda. Et il en sera ainsi pendant de très longues années.

L’objet de notre propos n’est pas cette commémoration, mais la leçon que nous donnent les Américains. Plutôt que de se mettre à pleurnicher, suite à la catastrophe du 11 septembre 2001, ils ont tout rasé et reconstruit, donnant naissance à un centre encore plus grand, plus beau et plus tout ce qu'on veut. En effet, l’ouvrage détruit, ils se sont mis à rebâtir. Les énormes gains perdus, ils se sont employés à constituer, sans un geste de faiblesse et sans un soupir fataliste, d’autres richesses. Face aux défis, les Américains laissent peu de place à l’immobilisme et au verbiage. Ils optent pour l’effort et l’ardeur au travail.

Ils inspirent des Sénégalais qui, inlassablement, œuvrent pour l’atteinte d’un monde meilleur. Regardez autour de vous et vous verrez ces hommes, ces femmes et ces jeunes qui travaillent et qui sont aux avant-postes de nos combats économiques et sociaux. Ils sont, pour la plupart, des anonymes de nos villes et campagnes. Sans livrer un scénario-catastrophe pour notre pays, ils réfléchissent, construisent, créent des richesses, font de grandes et belles réalisations. Qu’ils inspirent le plus grand nombre. 

Cheikh Aliou AMATH

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