Législatives 2017

Législatives 2017 (366)

On note, dans cette campagne électorale, une volonté de changement, dans le discours de la plupart des candidats. Ceux qui se réclament de la société civile sont plus radicaux. Il faut « balayer » les hommes politiques parce qu’ils ont « échoué », disent-ils.Un discours qui se veut de rupture, mais qui, au fond, n’est pas nouveau.

A chaque élection, des protagonistes promettent un changement radical qui, selon eux, est appelé de tous ses vœux par le « peuple ». En 2012, certains promettaient une « assemblée de rupture » ; à la fin de la 12e législature, celle qui vient de s’achever, on parle « d’échec ». Alors un problème de fond subsiste. Ceux qui briguent les suffrages des Sénégalais ont-ils une claire conscience de leur rôle ou changent-ils, une fois, dans leur costume de député ? La question mérite d’être posée. A chaque législature, l’on se rend compte que le changement appelé de tous les « vœux par le peuple » ne se produit pas.

A vrai dire, l’Assemblée nationale peine à sortir de l’ombre de l’Exécutif. Plus de projets que de propositions de lois sont votés et le parti au pouvoir s’appuie sur « sa majorité » pour gouverner et appliquer son programme. C’est le jeu normal de la démocratie. Si le rôle du député est, comme le disent les juristes, de voter les lois et de contrôler l’action du gouvernement, la posture de cet élu est ainsi très souvent déterminée, selon le camp où il se trouve. Si le député est du pouvoir, il a toujours une appréciation positive des choses, du moins publiquement.

Cependant, tous les députés de la majorité ne sont pas toujours d’accord sur tout. Certains, lors des travaux en commission, expriment leur désaccord sur tel ou tel aspect d’un texte de loi et font des amendements. Mais en plénière, par discipline de groupe, ils préfèrent se taire, sauf en cas de dissidence. Ce qui est exceptionnel. A l’inverse, le député de l’opposition est constamment habité par le doute et émet le plus souvent des réserves sur la pertinence des textes soumis à son appréciation ; ce qui ne l’empêche pas, de temps à autre, selon sa sensibilité et/ou les intérêts de son groupe, de voter un texte de loi. Ainsi, chacun est dans son rôle.

Lors des séances plénières à l’Assemblée nationale, au discours à la limite « laudateur » alterne un autre « nihiliste ». L’expression des idées contradictoires dans l’élégance, la courtoisie cède, parfois, la place aux invectives, injures et attaques personnelles, ôtant à ces joutes son charme. Un charme, une finesse d’esprit et une élégance que les Sénégalais ont connus sous d’autres législatures dans un contexte démocratique moins débridé et moins ouvert. La beauté de la démocratie, c’est que chaque Sénégalais peut, légitiment, prétendre parler au nom de ses concitoyens et, en accédant au statut de député, les représenter. Pour cela, nul besoin d’être riche, diplômé d’une grande université, etc. Une fois à l’Assemblée nationale, le député ne doit néanmoins remiser ses engagements et autres convictions aux oubliettes. Voilà ce qui est, entre autres, attendu des députés de la 13e législature.

Un député n’a pas besoin de clamer partout qu’il est un élu du peuple. Il l’est assurément. C’est un élu qui a cinq ans pour convaincre « ce bon peuple » qu’il défend ses intérêts. Est-ce trop lui demander entre deux élections ?

Le président de la République Macky Sall veut redonner à Guinguinéo sa vocation de ville ferroviaire. Selon le Premier ministre, c’est pourquoi le Train express régional (Ter) sera prolongé jusqu’à Tambacounda en passant par Guinguenéo.

« Macky Sall va redonner à Guinguéneo sa force qui est le chemin de fer. Le Ter ne va pas s’arrêter à Dakar. Il va desservir les régions de l’intérieur. Il passera par Guinguineo », a déclaré le Premier ministre, tête de liste de la coalition « Benno Bokk Yaakaar », lors d’un meeting. « Votre ville abritait le centre de maintenance. Elle doit retrouver sa vocation », a dit Mahammad Dionne en présence de plusieurs personnalités dont l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye et les responsables locaux de l’Alliance pour la République (Apr). Pape Malick Ndour, président du Conseil départemental, a rappelé que Bby contrôle dix communes sur les 12 que compte le département. C’est pourquoi, il a estimé que « la victoire est déjà acquise ». Mahammad Dionne a invité le maire de Guinguineo à rejoindre « Benno ». « Votre place n’est pas dans l’opposition. Nous sommes à 10 jours des élections. Nous sommes prêts à vous accueillir », a lancé le chef du gouvernement.

Soutien de Souleymane Ndéné Ndiaye
Auparavant, le Premier ministre a été accueilli à Gandiaye par les militants de la mouvance présidentielle. Il a salué la mobilisation des responsables locaux dont le maire Pape Songdé Diop. Mahammad Dionne a aussi rendu un vibrant hommage au chef de cabinet du président de la République, Pape Samba Diop, pour sa loyauté et le travail qu’il abat aux côtés du président de la République. Le Premier ministre a promis aux populations l’achèvement des travaux de construction du centre de santé de Gandiaye qui ont démarré sous le régime libéral, la construction d’un nouveau forage et d’un stade municipal.

L’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a réitéré, hier, son soutien au président de la République Macky Sall.
Il a demandé aux fils de Guinguéneo de se mobiliser derrière tout ce que le président de la République fait pour le développement du Sénégal. « Il faut voter utile. Notre mairie ne pourra rien aux préoccupations des administrés si elle reste dans l’opposition», a dit l’ancien Premier ministre.

Babacar DIONE (envoyé spécial)

La tête de liste nationale de « Benno Bokk Yakaar » a annoncé, hier, la reconstruction du marché Ndoumbé Diop de Diourbel. « L’Agetip est en train de finaliser les études. 5 milliards de FCfa seront dégagés pour réaliser une infrastructure moderne et sécurisée », a déclaré le Premier ministre qui s’est arrêté devant ce marché situé au cœur de la commune de Diourbel.

« Ndoumbé Diop » a été récemment détruit par un violent incendie qui a causé la mort d’un sapeur pompier et fait d’importants dégâts matériels. « Je suis venu constater les dégâts et compatir à la douleur qui a frappé les commerçants et les usagers », a dit le chef du gouvernement.

Après son passage au marché, la tête de liste a présidé deux meetings organisés séparément par les responsables locaux, Mme Aminata Tall, présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), et Malick Fall, le maire de la commune. Il a aussi rendu une visite de courtoisie à la famille du ministre du Budget, Birima Mangara. Mahammed Dionne a aussi exhorté les dirigeants de l’Apr à Diourbel à travailler dans l’unité pour une « éclatante victoire de la coalition Bby ». Il a fait savoir que le président Sall s’est engagé à moderniser la ville de Diourbel en la dotant de routes, à travers notamment le projet Promovilles. Mahammed Boun Abdallah Dionne a rappelé la réalisation de l’autoroute Illa Touba qui va faciliter la mobilité des populations du Baol. « D’ici le prochain Magal, la première couche sera réalisée et les fidèles qui se rendront à Touba pourront emprunter l’autoroute », a-t-il souligné.

Le Premier ministre a insisté sur la consolidation de la coalition Bby dans le département de Diourbel. « Tous ceux qui dormaient se sont réveillés grâce à Macky Sall. Les nombreux chantiers sont là pour développer le Sénégal. Unissez-vous pour une large victoire afin de faciliter la poursuite des chantiers », a-t-il lancé. Aminata Tall et Malick Fall ont promis une large victoire de la coalition. La présidente du Cese a salué le choix porté sur le Premier ministre pour conduire la liste de «Benno». « Vous méritez ce choix, parce que vous avez fait de bons résultats. Vous êtes compétent, humble et loyal. Nous nous battrons pour le triomphe de notre liste », a promis Mme Tall. Elle a aussi exprimé sa satisfaction sur les Bourses de sécurité familiale qui ont donné le sourire à plusieurs familles de Diourbel.

B. DIONE (envoyé spécial)

Les responsables de la coalition « Benno Bokk Yaakaar » du département de Kaffrine ont promis une victoire écrasante au soir du 30 juillet prochain. C’était, avant-hier, lors de l’accueil de la tête de liste nationale, Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Le stade régional de Kaffrine a été, avant-hier, le théâtre d’une grande mobilisation des populations du Ndoucoumane. A l’initiative des leaders de la coalition « Benno Bokk Yaakaar » du département, les populations ont répondu massivement à l’accueil de la tête de liste nationale, Mahammad Boun Abdallah Dionne. Très tôt, cette enceinte située non loin de la route nationale, a été prise d’assaut par les inconditionnels de la mouvance présidentielle. Les leaders Abdoulaye Wilane, Abdoulaye Seydou Sow, Adama Diouf, Aziz Ndiaye, etc., ont réussi le pari de la mobilisation. Avant 17 heures, la tribune était remplie. Même la pelouse a été occupée. A cette occasion, les militants arboraient des tee-shirts à l’effigie de la tête de liste nationale et des responsables locaux.

« Kaffrine vote 100 % Benno » ; « Kaffrine pour une majorité renouvelée » ; « Nous votons la liste «Benno Bokk Yaakaar» pour la poursuite du Pse », pouvait-on lire sur les tee-shirts et pancartes. Vers 18h15, les leaders Abdoulaye Wilane, Abdoulaye Seydou Sow et Amy Ndiaye, à bord d’une voiture 4X4, font leur entrée dans le stade. Ils font le tour du stade avant de ressortir pour aller accueillir ,à la sortie de la ville, en allant vers Tambacounda, la délégation de la tête de liste nationale de « Benno ». C’est vers 19h40 que celle-ci arrive finalement au stade sous les applaudissements nourris des militants. Le chef de file de « Benno », Mahammad Boun Abdallah Dionne, n’a pas manqué de se féliciter de cette forte mobilisation, classant Kaffrine dans le peloton de tête. Les responsables de « Benno » ont promis à leur leader la victoire au soir du 30 juin prochain. « Pour le travail que vous avez abattu à la tête du gouvernement, nous allons vous donner une victoire écrasante. Vous le méritez », a déclaré Abdoulaye Seydou Sow.

Ce dernier a salué les nombreuses réalisations du gouvernement dans le département. Il n’a pas manqué de faire le plaidoyer pour que des efforts supplémentaires soient faits pour les jeunes de Kaffrine qui n’ont que des motos « Jakarta » pour survivre. M. Sow a également magnifié la dynamique unitaire au sein de la coalition dans le département. « Tout le Ndoucoumane s’est rassemblé pour vous écouter, exprimer son espoir et renouveler sa confiance pour la politique menée par le président de la République », a lancé Abdoulaye Wilane, la tête de liste départementale. A l’en croire, « les réalisations du gouvernement dans cette région sont satisfaisantes.

Aliou KANDE, Envoyé spécial

Le secrétaire général du parti «Dental Sénégal/Actions patriotiques», investi tête de liste nationale de ladite formation politique, a sillonné la commune de Nioro pour convaincre les électeurs. Il a promis d’être leur porte-parole à l’Assemblée nationale où il compte mener un combat contre l’absentéisme des députés.

Mamadou Seydi, tête de liste nationale de «Dental Sénégal/ Actions patriotiques», était en caravane dans le département de Nioro. Le candidat a rencontré, dans la soirée du jeudi, des militants et sympathisants de son parti. Il leur a demandé de se mobiliser pour le vote du 30 juillet, afin que «Dental Sénégal/Actions patriotiques» soit massivement représenté à l’Assemblée nationale. M. Seydi a promis, s’il est élu, d’apporter des ruptures dans cette institution. A ce niveau, il a estimé qu’il y a un effort à faire pour donner plus de crédibilité à l’Assemblée nationale qui représente beaucoup pour notre pays. « Malheureusement, son image est de plus en plus ternie parce que les gens considèrent qu’elle est une chambre d’applaudissements, d’invectives, de bagarres entre adversaires politiques » a regretté Mamadou Seydi, ajoutant que les députés qui seront élus sur la liste de son parti travailleront sur la vision d’une nouvelle Assemblée où les parlementaires se concentreront davantage sur le contrôle de l’action de l’exécutif et vont défendre les populations. « Je vais personnellement lutter contre l’absentéisme à l’Assemblée nationale. Le député ne doit pas se caractériser par ses absences. Il doit plutôt être une référence », a indiqué Mamadou Seydi qui est satisfait de la mobilisation de ses militants à Nioro, surtout du côté des femmes et des jeunes. Ces derniers ont pris l’engagement de porter le parti au niveau le plus haut au Sénégal. « Ils vont le prouver d’abord avec ces élections », a-t-il souligné. Malgré ces promesses, la tête de liste de «Dental Sénégal» cherche encore des représentants pour son parti à Nioro. Aucun candidat n’a été investi au niveau départemental dans sa liste. Il a tout de même espoir que les populations voteront pour les candidats investis dans la liste nationale de «Dental Sénégal»…

Eugène KALY (envoyé spécial)

Baba Ndiaye, le président du Conseil départemental de Kaolack, est au cœur de la campagne des législatives 2017 en tant que membre du comité électoral local dirigé par le ministre Diène Farba Sarr. Une implication au quotidien qui ne l’empêche pas d’avoir une analyse prospective sur les enjeux de ce scrutin, relativement aux échéances électorales à venir.

Monsieur le président, comment situez-vous les enjeux de ces élections législatives du 30 juillet prochain dans le camp de la coalition « Benno Bokk Yakaar » à laquelle vous appartenez en tant que membre du comité électoral de Kaolack ?
Ses enjeux sont multiples. Vous savez, nous avons élu, il y a 5 ans, un nouveau président de la République, et cela constitue historiquement la deuxième alternance politique au Sénégal après celle de 2000 avec Me Abdoulaye Wade. Depuis, plusieurs autres élections se sont déroulées, à commencer par les législatives de 2012, les locales de 2014, le référendum et tout dernièrement celles concernant le choix des représentants au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Des scrutins remportés haut la main par la coalition soutenant le président Macky Sall tant au niveau national que dans notre circonscription départementale : Kaolack. Donc, après 5 ans de magistère, nous allons de nouveau vers la sanction des électeurs sur le bilan des actions conduites par le gouvernement suivant la vision du président Macky Sall. Dans un système démocratique comme le Sénégal, l’exécutif, incarné par le président Macky Sall, a besoin de l’Assemblée nationale pour gouverner et faire passer les lois tant pour le budget que pour les réformes indispensables à notre pays pour aller de l’avant.

Pour ce faire, il doit disposer d’une majorité au sein de la représentation nationale, d’où le premier enjeu de la stabilité pour permettre au président Macky Sall de poursuivre la dynamique de croissance économique du Sénégal qui était tombée de 2,5 % de 2007 à 2012 et qui est passée à 6,5 % aujourd’hui, accompagnée par la construction d’infrastructures sans précédent. Autrement, si nous perdons cette majorité, tout ce qui se fait dans le cadre du référentiel économique qu’est le Plan Sénégal émergent (Pse), le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), des Bourses familiales (Bf) ou de la Couverture maladie universelle (Cmu) serait hypothéqué en cas de perte de cette majorité et plongerait le pays dans une crise institutionnelle, vecteur de blocage. Sans compter que faute d’une majorité forte, une motion de censure pourrait à tout moment faire tomber le régime. L’autre enjeu concerne la présidentielle de 2019. A ce niveau, si notre coalition qui soutient le président n’atteint pas la barre de plus de 50 % des suffrages le 30 juillet prochain, cela veut dire que notre candidat à cette échéance de 2019 risque d’aller au second tour pour ce scrutin présidentiel. Et ce serait un mauvais signal pour le reste de son mandat.

Justement, quelles sont vos stratégies pour cette campagne afin d’éviter un tel scénario et faire gagner la liste « Benno Bokk Yakaar » dans le département de Kaolack ?
Sur le plan local, le président de la République a désigné un mandataire départemental en la personne de M. Diène Farba Sarr, ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. Ce dernier, dès son arrivée, a initié une réunion du comité électoral local à laquelle ont pris part l’ensemble des responsables de l’Apr, les partis alliés, les animateurs de mouvements de soutien et de structures affiliées du parti à la Chambre de commerce de Kaolack.

Le lundi suivant, nous nous sommes tous mis à la tâche et notre première démarche a été d’aller au devant des populations touchées par les inondations en leur offrant une dizaines de motopompes, en mettant à leur disposition des camions hydro-cureurs pour les soulager des eaux qui ont envahi leurs habitations. Ce même élan de solidarité a été observé avec le geste de M. Pape Demba Bitèye, le secrétaire permanent à l’Energie, en direction du mouvement sportif. Il a spontanément offert un lot d’équipements électriques pour l’éclairage du stade Lamine Guèye de Kaolack.

Donc, nous avons mis l’accent sur des populations non partisanes en dehors du cercle de nos militants. Ensuite, nos actions sur le terrain ont concerné tous les démembrements de l’Apr, des mouvements affiliés, des mouvements de soutien, des partis alliés au sein de « Benno Bokk Yakaar » et même des partis soutenant le président Macky Sall.

Propos recueillis par Elimane FALL

L’ancien président de la République Me Abdoulaye Wade maintient toujours sa marche du 25 juillet prochain. Après cette marche, qu’il compte terminer au ministère de l’Intérieur, Me Wade promet de déposer une lettre de doléances sur la table du ministre.

Le leader de la coalition gagnante « Wattu Sénégal » s’est promené, hier, dans les rues de Dakar. Me Abdoulaye Wade a mobilisé du monde, du rond point Petersen au marché Sandaga en passant par les avenues Peytavin, Lamine Guèye, Faidherbe. Partout, c’est une foule immense qui a suivi le cortège de « Gorgui » (le vieux). Militants, sympathisants ou de simples curieux sont sortis massivement, rien que pour voir l’ancien président de la République. Dopé par la foule, Me Wade sort de son véhicule et lève un bras d’honneur. C’est l’hystérie totale au marché Petersen ! Ambulants, tabliers, tous scandent son nom.

Ainsi, après le Plateau, le cortège de la tête de liste nationale de la coalition gagnante « Wattu Sénégal » prend la direction de la Médina. A hauteur de la mairie de cette commune, Me Wade est accueilli par le maire Bamba Fall, tête de liste départementale de la coalition « Manko Taxawu Sénégal ». Ensemble, les deux candidats à la députation prennent un bain de foule jusqu’au rond-point Sahm où une marrée humaine les attendait. « J’ai fait beaucoup de caravanes à l’intérieur du pays, mais je n’ai jamais eu une foule si immense », dit Abdoulaye Wade sous le regard des militants qui se bousculent devant son véhicule, chacun voulant, à l’aide de son Smartphone, immortaliser l’évènement à travers sa photo. Les cris fusent de partout. Dès fois, un groupe de jeunes improvise une chanson : « Gorgui, excuse nous ! Nous nous étions trompé de choix ». Le maire de la Médina, Bamba Fall, qui a, par la suite rejoint, Me Wade dans son véhicule, entonne la même chansonnette. Bamba Fall s’est excusé devant Abdoulaye Wade de l’avoir combattu en 2012. Dans son discours, le seul qu’il a eu à faire tout le long de sa caravane, Me Wade dira : « Maintenant les choses sont sérieuses parce que tout le Sénégal est debout pour exprimer ses besoins pour une Assemblée nationale de rupture ». « Macky Sall a retenu les cartes et refusent de les distribuer. Il faut lui montrer que les cartes ne lui appartiennent pas, elles appartiennent aux citoyens », attaque-t-il. Pour continuer le combat pour le retrait des cartes d’électeur, le leader de la coalition gagnante « Wattu Sénégal » invite tout le monde le 25 juillet prochain. C’est à partir de cette place mythique que Abdoulaye Wade compte partir pour rallier le ministère de l’Intérieur où il va déposer « une lettre de doléances, pour que les cartes soient remises aux citoyens ». Bamba Fall a promis à Me Wade de prendre part à cette manifestation.

Après la Médina, le cortège de l’ancien président de la République a emprunté l’avenue Cheikh Anta Diop pour Ouakam. Sur place, Me Wade est accueilli par une foule plus bouillante. Ainsi, il a fait le tour des rues de Ouakam avant de finir sa caravane à Ngor, devant le siège de la coalition « Benno Bokk Yakaar ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Le ministre Oumar Guèye, coordonnateur de la coalition « Benno Bokk Yaakaar », a rejeté les accusations portées contre son camp à la suite des événements du 18 juillet dernier. Pour lui, il serait la dernière personne à commanditer la violence, compte tenu des responsabilités qui sont les siennes à l’heure actuelle. « Je ne suis pas un homme violent, je suis un homme conscient des responsabilités qu’on lui a confiées. Je suis quand même ministre de la République. S’il y a quelqu’un qui doit veiller à ce que les choses se passent normalement c’est moi. J’ai la confiance du président Macky Sall qui a fait de moi le coordonnateur de Benno Bokk Yaakaar », a expliqué Oumar Guèye face à la presse. Il a ajouté qu’il y a eu certes un incident quand les coalitions « Benno Bokk Yaakaar » et celle de « Manko Taxawou Senegaal » se sont rencontrées à hauteur du passage à niveau de Colobane. Mais, précise-t-il, « il n’y a pas eu de blessés ou de voitures caillassées ».

Toutefois, dit-il, tel que décrit par la presse, on pouvait penser à l’apocalypse à Rufisque ou se demander le nombre de morts qu’il y a eu. « Nous n’avons pas d’armes à feu. Pour avoir des armes à feu, il faut une autorisation de port d’arme, nous n’en n’avons pas. Aucun de ceux qui sont avec moi ne détiennent d’armes à feu », a ajouté le coordonnateur de «Benno». Non content d’être désigné comme le commanditaire de cette affaire, Oumar Guèye accuse plutôt le camp de « Manko Taxawou Senegaal » qui aurait proféré des menaces, des insultes et des jets de pierres. Cette conférence de presse a été l’occasion pour annoncer les préparatifs de la visite de la tête de liste de « Benno Bokk Yaakaar », Mouhamed Boun Abdallah Dionne, qui sera dans le département de Rufisque le 26 juillet prochain. Pour le coordonnateur de «Benno» à Rufisque, l’accueil sera chaleureux ce jour-là et la victoire totale au soir du 30 juillet.

M. NDONG

Abdoulaye Baldé, le maire de Ziguinchor, par ailleurs tête de liste nationale de la Convergence patriotique/ Cp Kaddu Askan Wi, était, ce jeudi, dans le département de Kaolack, dans la campagne des législatives 2017. Il s’est notamment prononcé sur l’appel de Me Wade pour une marche pacifique mardi pour la délivrance des cartes d’électeurs.

La délégation de la tête de liste nationale de la coalition Convergence patriotique/ Kaddu Askan Wi, Abdoulaye Baldé, maire de Ziguinchor, a été reçue, jeudi, dans le département de Kaolack. Les militants et partisans ainsi que les membres de sa liste, notamment ceux de la commune de Kahône, se sont retrouvés chez Idrissa Séne. Ce dernier, responsable politique et représentant du parti centriste dans la localité, a fait part à son hôte de l’implantation significative de la formation de l’ancien ministre des Forces armées dans le Saloum. Une adhésion massive des populations, favorisée par la personnalité de la responsable nationale des femmes de cette formation politique, l’ancienne ministre de la Femme, Ndèye Khady Diop. Propulsée à la deuxième place sur la liste de la coalition, cette dernière travaille à positionner l’Union des centristes du Sénégal (Ucs) sur la scène régionale, selon ses partisans dans la circonscription administrative. Pour sa part, le leader de l’Ucs parlant de la marche prévue le 25 juillet prochain , s’est dit concerné comme tous les Sénégalais par la question de la rétention des cartes d’électeur .

« Tous les Sénégalais ont droit à la possession de la carte d’identité qui est indispensable pour accomplir son devoir civique. Et ce à quoi nous assistons, aujourd’hui, avec le retard considérable dans la délivrance des cartes d’identité biométrique, pourrait, si la situation persiste, biaiser le scrutin. C’est de la responsabilité du gouvernement d’assurer les conditions de l’organisation d’élections libres et transparentes », a fait savoir Abdoulaye Baldé, répondant à une interpellation en marge du rassemblement dans l’ancienne capitale du Saloum. Sur une éventuelle participation de sa coalition dans cette manifestation, il a fait dans la nuance « Tous les moyens légaux sont bons pour le retrait des cartes. Il y a 6,4 millions d’inscrits sur les listes et au jour où je vous parle, il y a que 5 millions de cartes qui sont sorties.

Pour autant, nous ne seront pas dans la marche même si nous sommes de tout cœur avec eux. Un rassemblement pacifique peut être organisée mais pas devant une institution comme le ministère de l’Intérieur », a insisté le maire de la commune de Ziguinchor. Une prise de position équilibrée, en conformité avec le positionnement centriste de l’Ucs sur l’échiquier politique national.

Elimane FALL

La tête de liste nationale de « Osez l’avenir », Aissata Tall Sall, a été accueillie, hier, par une marée humaine dans la commune de Podor qu’elle a sillonnée.

Une foule bigarrée et surtout grouillante. Des hommes, des femmes et des enfantes en fête. Ils ont chanté, dansé et scandé le nom d’Aissata Tall Sall, tête de liste nationale de « Osez l’avenir » et de quelques-uns de ses partisans. Ils l’ont accueillie en grande pompe à l’entrée de Podor avant de sillonner avec elle les quartiers de la commune. La voiture à toit ouvert d’où flottait son sourire de triomphe a eu du mal à se frayer un passage face à une marée humaine qui n’arrêtait pas de grossir tout au long de sa majestueuse parade devenue une tribune aux harangues : « où sont ceux qui disaient que Podor leur appartenait ? Où sont-ils », nargue-t-elle devant une cohue en constant délire acquise à sa cause et reprenant à tue-tête « Osez, osez, osez, osez » si elle ne se laissait aller au « Mbarass » de la chanteuse Fatou Guewel Diouf ou aux mélodies bien connues de l’enfant du patelin, Baaba Maal.

Quelquefois, les cris d’enthousiasme sont étouffés par les klaxons des motos Jakarta ceignant de manière impressionnante la longue file de véhicules qui escortent Aissata Tall Sall, drapelet aux couleurs du Sénégal à la main. « Tu es notre lionne. Nous t’attendions. Tu as déjà gagné », hurle, presque en effusions, une femme quand le cortège s’est arrêté dans le quartier historique de Lao Demba. A Mbodiène, autre partie de la ville remplie de symboles, l’ardeur déferle davantage. L’édile de Podor se permet une petite cadence du haut de son véhicule avec la complicité des étoiles scintillantes. La communion est parfaite. Et l’avocate ne se prive pas de dire ceci : « Au soir du 30 juillet, vous choisirez la liste de l’avenir pour que nous le construisions ensemble ». Adresse, comme durant tout le trajet, suivie par des vivats.

Alassane Aliou MBAYE

Comme dans les autres départements de la région de Kédougou, celui de Saraya aussi n’est pas épargné par les tiraillements entre les différents candidats de coalitions. Ils sont 11 partis et coalitions à se livrer à une chaude empoignade pour occuper le seul siège attribué au département. Les coalitions les plus présentes sur le terrain sont la «Coalition Gagnante Wattu Sénégal», la coalition «Benno Bok Yaakaar», la coalition «Mbolo Wade».

Pour l’essentiel de ces coalitions, ce sont les visites de proximité qui sont plus utilisées et quelques réunions ou assemblées générales. C’est seulement la coalition «Benno Bok Yaakaar» qui mène des activités de grande envergure en procédant non seulement aux visites de proximité, mais également organise des meetings dans les différentes communes du département. C’est à cet effet qu’un grand meeting départemental a été organisé hier dans la commune de Sabodala par ladite coalition. Pour réussir cet événement, le maire Mamadou Cissokho a mis les petits plats dans les grands en invitant tous les villages que polarise sa commune de Sabodala.

A cela, il faut ajouter qu’une forte délégation venant de Saraya, Khossanto, Missirah Sirimana, Madina Baffé et Bembou a accompagné leurs candidats pour marquer de leur présence à cette trouvaille, qui, selon l’édile de la ville Mamadou Cissokho, va consacrer inéluctablement leur victoire au soir du 30 Juillet 2017. Pendant ce rassemblement, tous les orateurs ont embouché la même trompette : « donner la majorité écrasante au camp du président de la République à l’Assemblée nationale, vu les nombreuses réalisations qu’il a effectuées dans la région de Kédougou, en général et en particulier dans le département de Saraya ». Mais ce qui les a le plus dopés, ce sont les retombées économiques que leur a conférés désormais le président de la République des ressources minières à partir du Fond de péréquation pour les Collectivités locales du nouveau code minier institué par le président Macky Sall.

Seydou TOUNKARA

Les populations de trois villages, Badjary, Tambananding et Tambanabaa de la commune rurale de Baùmbaly-dans le Sud de Sédhiou, - ont battu le macadam le week-end dernier pour réclamer de meilleures conditions de vie. L’artère principale du village de Badjary était noire de monde venu des trois villages qui ont décidé de se faire entendre sur leurs doléances : l’ouverture d’une piste d’accès pour mettre fin à l’enclavement de la zone. La plupart des villages ont été créés avec l’indépendance. Et selon Mamady Konaté, un ressortissant de ces localités, « nous sommes des Sénégalais entièrement à part. Ce que l’Etat fait pour les autres en matière de désenclavement, nous le méritons nous aussi ». « Les conséquences du manque de pistes d’accès sont douloureuses : femmes qui accouchent au cours d’évacuations, perdant parfois même la vie. Autres doléances non satisfaites depuis plus de cinquante ans : le manque d’électricité et d’eau courante. Pourtant chaque année, une demande est adressée aux autorités administratives mais nous faisons face à un grand mutisme. La lumière n’est plus un luxe mais une nécessité dans les domaines de la santé et de l’éducation, mais les populations de la zone restent encore dans les ténèbres de l’Antiquité », regrette toujours Mamady Konaté. Pour lui, la menace brandie est aujourd’hui significative. Il assure que plus de 2000 électeurs sont dénombrés dans les trois villages dont les populations qui menacent de ne pas voter pour les législatives et la présidentielle à venir.

Malamine Kamara

Au moment où la distribution des Cartes d’identité biométrique constitue un casse-tête dans certaines localités, le département de Kédougou a enregistré un taux de retrait de 77,29%. Ce qui fait de lui l’un des départements les plus performants dans la distribution. En effet, 24 435 cartes d’identité ont été reçues dans le département sur 35 160 enrôlées. Ces cartes sont réparties dans la commune de Kédougou, l’arrondissement de Bandafassi et celui de Fongolimbi.

Dans la commune, sur 14 822 cartes reçues, 10 229 ont été distribuées, 4 593 cartes restantes sur 16 354 inscrits pour l’obtention, soit 69,01% de retrait. Il reste 1400 cartes à recevoir dans les jours à venir. Pour l’arrondissement de Bandafassi, 6 178 cartes ont été reçues, 5 886 cartes distribuées. Il reste 292 cartes sur 10 504 inscrits, soit 95,27% de retrait. Quatre mille (4 000) cartes sont attendues. Pour l’arrondissement de Fongolimbi, 3 435 cartes ont été reçues, 2 772 cartes distribuées, 663 cartes non retirées encore sur 8 302 inscrits, soit 80,70% de retrait. Ce qui fait au total dans le département de Kédougou 24 435 cartes reçues, 18 887 cartes distribuées, 5 548 cartes non encore retirées sur 35 160 inscrits, soit 77,29% de retrait à la date du 19 juillet 2017. 10 400 cartes d’identité sont attendues sous peu pour que tous les demandeurs en possèdent dans le département. Pour en arriver à ces résultats satisfaits, il faut dire que le préfet du département et son adjoint ont mené un travail de sensibilisation gigantesque et une méthode organisationnelle, en instituant une commission de distribution à la préfecture, et une autre à l’hôtel de ville. Et pour accélérer la cadence, le préfet vient d’élaborer un calendrier qui va amener les commissions mobiles de distribution dans les 10 quartiers de la commune.

S. TOUNKARA

La coalition « Benno Bokk Yakaar » multiplie les meetings et les visites de proximité dans le département de Fatick. Faisant le bilan à mi-parcours, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a estimé que la campagne se déroule correctement dans le département. Le mandataire départemental de Bby s’est engagé à ce que l’opposition y soit totalement laminée par sa coalition.

Après avoir mis en place son comité électoral, qui regroupe 7 partis, sous la présidence du Pr Madior Diouf, la coalition Bby a élaboré un programme d’activités de proximité. Parmi lesquelles une caravane ayant déjà sillonné les localités de Tattaguine-village, Thiamène, Ndiosmone, Ngoye-Ndofongore, Nghoye-Pofine, Diouroup, Ndiowar, Dioudiouf, Sowane, Dioral, Diarrère, Bicole, Diohine, Djilasse, Diofior et Fimela. « Partout où elle est passée, a confié le ministre, les populations ont exprimé un très grand attachement au président Macky Sall, fils du département ». Dans chaque commune, les comités locaux mènent, selon lui, un travail de sensibilisation à travers les visites de proximité auprès des populations. Les doléances de ces dernières sont : électricité, pistes de production, financement des projets de femmes... Sur la question de l’électrification rurale, Mbagnick Ndiaye a dit qu’ils ont trouvé une situation compliquée. « Des agences ont été sélectionnées pour effectuer de l’électrification rurale. Nous constatons des poteaux laissés sur place depuis des années, mais il n’y a pas de raccordement à la Senelec. Il y avait un problème entre l’Aser et certaines sociétés spécialisées », a-t-il reconnu. L’autre contrainte principale, a ajouté le mnisitre, c’est l’enclavement. Les populations du département réclament des pistes de production, surtout à Djilasse et Loul-Sessène où la demande est très forte pour accéder aux puits de sel dans la partie maritime. Toujours à Djilasse, les jeunes ont réclamé la création d’un lycée dans la localité tandis qu’à Diohine, les populations veulent que les lieux de culte soient restaurés. « Mais, nous avons aussi constaté une volonté des populations à participer à l’action de développement autour de Mme Thérèse Faye Diouf, maire de la commune de Diarrère », a affirmé Mbagnick Ndiaye, saluant l’engagement et l’action de Paul Faye, ex-directeur général de la Sapco et natif de Diohine.

Sur la question des cartes, il a affirmé que les responsables de la coalition sont en train de se battre pour que les populations les retirent. A la date du vendredi 14 juillet, a-t-il constaté, sur 119.000 cartes reçues, 82.885 ont été distribuées. Mais, dans son fief de Ngayohème, le ministre a précisé qu’un effort important a été fait dans le retrait des cartes.

Oumar Ngatty BA

Le coordonnateur national de « la Coalition pour l’émergence (Cpe) Taxawu Sénégal », Me Ousmane Sèye, salue le bilan du président Macky Sall et estime que le pôle urbain de Diamniadio est le « symbole de sa vision futuriste ».

Me Ousmane Sèye est monté au créneau, hier. En conférence de presse à l'hôtel Faidherbe de Dakar, l’avocat a défendu la politique du président Macky Sall. Selon le leader de la Coalition pour l’émergence, le pôle urbain de Diamniadio « est le symbole de la vision futuriste du président Macky Sall dont le Plan Sénégal émergent dépasse ses mandats ».

Me Sèye a également salué « l’œuvre du président de la République qui a renforcé la démocratie et la stabilité des institutions fondées sur la paix ». Il a, en outre, magnifié le retour de la paix en Casamance comme l’a souligné le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, tête de liste nationale de « Benno Bokk Yakaar ».

« La Coalition pour l’émergence apprécie fortement l’engagement et l’action du président de la République pour la réduction des inégalités entre le monde rural et urbain », a poursuivi Me Ousmane Sèye. A ce propos, il a fait remarquer que l’action du Programme d'urgence de développement communautaire (Pudc) dans le monde rural doit être saluée car, selon lui, « cette initiative a irrigué le monde rural en eau, électricité et pistes de production ». C’est la raison pour laquelle la Coalition pour l’émergence appelle à « voter utile » en plébiscitant la liste « Benno Bokk Yakaar » pour les élections législatives du 30 juillet prochain, « pour la stabilité politique et l’émergence du Sénégal ».

S. KAMARA

La Commission électorale départemental autonome (Ceda) se prépare à une bonne organisation du scrutin. Au plan des ressources humaines, des superviseurs et des contrôleurs nécessaires ont été mobilisés pour l’ensemble des bureaux; ce qui présage un scrutin sans couac.

Selon le vice-président, Ibrahima Diagne, la Commission a visité les différents centres de vote dans l’ensemble du département. Il est ressorti de cet état des lieux qui a été fait en collaboration avec le préfet de Guédiawaye et un agent de la Senelec qu’il y avait quelques manquements.

« Avec des chefs d’établissement, nous avons constaté que dans certains bureaux, il manquait des lampes, des portes, entre autres ». Pour ce qui est du matériel, M. Diagne a fait savoir qu’il est à la disposition de l’Administration. « C’est à l’Administration territoriale de procéder à la distribution du matériel électoral », a-t-il souligné. Non sans préciser que la Ceda n’est pas encore associée à la réception de ce matériel. Toutefois, le vice-président de la Ceda a laissé entendre que des contrôleurs et des superviseurs seront dans les 38 lieux de vote que compte le département pour 337 bureaux de vote. Une bonne organisation est mise en place au niveau interne. Ainsi, dans chaque bureau de vote, il y aura un contrôleur et un superviseur. S’agissant du retrait des cartes, une stratégie a été mise en place dans ce sens.

Tata SANE

Les départements de Matam et de Ranérou ont respectivement atteint 66 et 70% de taux de retrait des cartes d’identité biométriques de la Cedeao. L’autorité administrative appelle les électeurs à venir massivement retirer leurs cartes car il y a un stock important avec les commissions de distribution.

52.736 cartes d’identité biométriques de la Cedeao ont été retirées sur les 79.192 disponibles pour un total d’inscrits de 129.538 pour le département de Matam à la date du 12 juillet. Soit un taux de retrait de 66%, précise le préfet de Matam, Diadji Dia. Ces résultats ont été réalisés grâce à la multiplication des commissions de distribution des cartes qui sont passées de 23 à 41 pour accélérer le rythme de la distribution. Dans la commune de Matam, quatre commissions ont été mises en place. Autant à Ourossogui. Des commissions ont été installées dans les arrondissements de Agnam Civol et de Ogo. A cela s’ajoutent des commissions mobiles qui sillonnent les villages. Pour le préfet, la multiplication de ces commissions a permis de faciliter aux populations le retrait des cartes. « Des efforts ont été consentis mais il faut maintenir le cap pour que les populations puissent retirer en masse leurs cartes », a-t-il dit.

Dans le même sillage, il a déploré le fait que certains citoyens ne viennent pas retirer leurs cartes ; même si, globalement, les commissions fonctionnent normalement ». Pour toute une journée, dit-il, « c’est une dizaine ou une vingtaine de personnes qui viennent retirer leurs cartes ». M. Dia a, dès lors, lancé un appel aux populations de Matam pour qu’elles aillent retirer leurs cartes d’identité biométriques et participer au scrutin du 30 juillet. Selon lui, des communiqués ont été diffusés dans des médias pour les sensibiliser, en plus du travail que font les responsables politiques et les chefs de villages ou quartiers. A ce titre, il a invité ces derniers à poursuivre ce travail de sensibilisation.

Toutefois, Matam attend encore près de 45. 000 cartes d’identité biométriques. A ce propos, le préfet rassure qu’il reçoit deux à trois fois par semaine les missions de la Direction générale des élections qui viennent apporter des cartes. « Mais il faut signaler qu’il y a un stock très important qui n’a pas été encore retiré », a-t-il indiqué. A son avis, tous les dispositifs ont été pris pour distribuer les cartes le plus rapidement possible. « La balle est dans le camp des citoyens qui doivent faire, selon lui, un effort afin d’accomplir leur devoir citoyen ».

1.611 cartes retirées sur 16.563 reçues à Ranérou
21. 454. C’est le nombre d’électeurs enrôlés dans le département de Ranérou. Sur ce chiffre, seuls les 21. 192 électeurs vont voter dans le département de Ranérou qui a reçu 16. 563 cartes d’identité biométriques dont 11. 611 retirées. Soit plus de 70% des cartes reçues, souligne le préfet du département Amadoune Diop.
 
Le département attend encore 5. 000 autres cartes. Depuis la semaine passée, a souligné M. Diop, des commissions mobiles ont été mises en place pour faciliter le retrait des cartes aux populations notamment dans les marchés hebdomadaires et dans les grands centres religieux. « A Ranérou, a rappelé le préfet, les distances entre les localités sont énormes. C’est un département qui est très vaste et assez particulier ; il fait 30 fois la région de Dakar ». « C’est pourquoi, nous avons mis le focus par la création de commissions mobiles pour plus de proximité qui nous ont valu ces résultats », a-t-il précisé. M. Diop a lui-aussi invité les partis ou coalitions de partis à continuer le travail de sensibilisation pour que les populations puissent retirer leurs cartes. Parallèlement à cette forme de sensibilisation, selon le préfet, des communiqués ont été diffusés dans les médias.
 
Souleymane Diam SY

La tête de liste nationale de la coalition des Citoyens pour l’Éthique et la transparence « CET Jarigne Sama Rew », Moussa Touré, a tenu, hier, un point de presse dans la capitale du Nord pour déplorer, avec la dernière énergie, l’appel de Me Abdoulaye Wade pour une marche prévue mardi à Dakar.

L’ancien ministre de l’Économie sous le régime du président Abdou Diouf, n’a pas été tendre avec le président Abdoulaye Wade et les responsables de la coalition « Manko Wattu Sénégal ». Il a laissé entendre que Me Wade ne doit pas exhorter les populations à battre le macadam mardi entre la place de l’Indépendance et le ministère de l’Intérieur, pour exiger une distribution plus rapide des cartes électorales.

M. Touré a ainsi demandé à Me Wade et aux responsables de cette coalition « de se taire et de ne pas inciter les populations à manifester devant le ministère de l’Intérieur ». Ceci, a-t-il précisé, pour la bonne et simple raison qu’ils sont à l’origine de l’arrêté interdisant toute marche sur cette portion de la capitale.

De l’avis de Moussa Touré, « le président Abdoulaye Wade devrait être le dernier à ouvrir la bouche et se retenir pour donner plus de crédibilité à cet appel. L’opposition d’alors a été toujours matée par ses services pour avoir osé dénoncer ses dérives. Nous sommes pour l’exigence de la production et la distribution des cartes d’identité à tous les sénégalais qui en ont le droit, mais, Me Wade n’est pas la voix la mieux indiquée pour appeler les populations à descendre dans la rue surtout dans une zone interdite de marche ». Dans ses critiques sévères et acerbes, Moussa Touré n’a pas épargné non plus le régime actuel. Selon lui, le régime du président Macky Sall a mis en place un système d’appauvrissement des populations, qui lui permet aujourd’hui d’acheter leurs consciences, surtout en cette période de campagne électorale.

A en croire M. Touré, « ce qu’ils ont fait dans la Langue de Barbarie, en offrant 1 milliard, 300 millions de Cfa et 461 moteurs hors-bord aux 629 familles de pêcheurs rapatriées de la Mauritanie, c’est de la corruption ».

M. Touré a dit ne pas comprendre pourquoi le chef de l’État a attendu la veille de la campagne électorale pour distribuer des chèques de 2 millions et des moteurs hors-bords à ces pêcheurs ? Avant cela, a-t-il poursuivi, « il y a eu des centaines de morts et des milliers de tonnes de matériels de pêche confisqués en Mauritanie, mais les familles victimes de cette situation pénible, n’ont jamais été indemnisées par le gouvernement ». Il a, enfin, souligné que la ville de Saint-Louis est agressée dangereusement par l’érosion côtière, et que la brèche s’élargit de plus en plus. « Rien n’est encore fait pour la stabiliser, les pêcheurs sont laissé à eux-mêmes et les populations croupissent dans la misère », a-t-il dit.

Mbagnick Kharachi Diagne

Dans le cadre de la campagne électorale, la tête de liste départementale de la coalition « Benno Bokk Yaakaar » Mansour Faye a démarré une vaste campagne de sensibilisation des populations de la langue de Barbarie sur les enjeux et les nombreux projets et programmes initiés et mis en œuvre par le président Macky Sall et le conseil municipal de Saint-Louis, portant essentiellement sur le développement de la pêche, de l’économie maritime et l’amélioration des conditions de travail des pêcheurs, des mareyeurs et des femmes transformatrices de produits halieutiques.

Cette grande caravane a traversé hier les quartiers de Guet Ndar, Santhiaba, Gokhou Mbathie et de l’Hydrobase. Accompagné de Baïla Wane, Mame Fatou Kaïré, Fatou Thiam, Latyr Fall, etc., Mansour Faye a drainé durant toute la journée des milliers de militants qui n’ont pas hésité à se joindre à cette caravane.

Cette manière d’apporter la réplique à Me Wade lui a permis de dire « qu’il n’y a pas de bataille politique entre Bby et les autres coalitions à Guet Ndar. Les dés sont jetés et notre victoire est assurée. Si j’étais présent à Saint-Louis, le jour de la visite de Me Wade, j’allais accueillir notre arrière grand-père qui était venu simplement se promener, sachant qu’il n’a aucune chance d’avoir les suffrages dont il a besoin pour honorer sa coalition ».

Selon Mansour Faye, les différentes communautés de pêcheurs de la Langue de Barbarie ne contesteront jamais les nombreuses réalisations du président Macky Sall qui sont visibles à Saint-Louis.
Le chef de l’Etat, a-t-il précisé, est parvenu à mettre le Sénégal sur les rails du développement, de la bonne gouvernance, de la transparence, de la sécurisation de nos ressources naturelles, dont le pétrole et le gaz. « La malédiction du pétrole ne frappera jamais le Sénégal. Ce qui s’est passé dans les autres pays concernant l’exploitation et la gestion du pétrole ne se passera jamais dans notre pays.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Même orpheline de ses deux têtes de liste départementale qui on fait défection à la veille du début de la campagne, la coalition «Manko Yeessal Sénégal» de Modou Diagne Fada ne s’avoue pas vaincue. Sous la houlette de Ma Anta Mbow, elle continue de battre campagne et de faire passer son message dont le maître-mot est : la politique autrement.

Juste à la veille de la campagne électorale, la coalition «Mankoo Yeessal Sénégal» dirigée par Modou Diagne Fada a enregistré la démission de ses deux têtes de liste dans le département de Mbacké, à savoir Abdourahmane Sylla et Khady Dia. Un coup dur certes mais qui est loin de saper le moral des partisans de l’ancien ministre de la Santé sous Wade. Au contraire, souligne Dr Ma Anta Mbow, troisième investie sur la liste départementale et qui dirige actuellement la campagne, ces défections de dernière minute ont eu le don de décupler leur volonté de triompher au soir du 30 juillet prochain. « Cela a revigoré nos militants et les a remobilisés. D’ailleurs, l’accueil chaleureux et populaire que nous avons réservé à Modou Diagne Fada le 11 juillet dernier est la preuve de notre détermination à nous battre pour remporter ces élections », martèle-t-il. Depuis, le coordonnateur des cadres du parti Les démocrates réformateurs (Ldr/Yeessal) et ses camarades mènent une campagne de proximité offensive sur le terrain pour porter le message du «Yeessal» dont le maître-mot reste : la politique autrement. Une démarche de rupture s’inscrivant parfaitement dans la vision tracée par leur leader, Modou Diagne, et qui s’articule sur un ensemble de réformes. « Certes, Modou Diagne Fada n’est pas un homme neuf mais il a osé les réformes. Et en matière de réforme, il faut quelqu’un qui était dans le système, qui sait comment cela se passe pour les mener. Dans la vie, il y a trois voies pour changer les choses : soit c’est la révolution, soit c’est la révolte, soit c’est les réformes. Nous, nous avons choisi les réformes parce que la révolution, elle, est longue et la révolte elle est cahoteuse et hasardeuse », explique-t-il.

Porteurs de messages réformistes, Dr Ma Anta Mbow et ses camarades sillonnent le département de Mbacké pour rencontrer les électeurs et leur « tenir un langage de vérité ». Caravanes, visites de proximité, porte-à-porte, la Coalition «Mankoo Yeessal» bât campagne « sans tambours ni trompettes » conformément à la volonté du Khalife général des Mourides interdisant toutes manifestations à caractères politiques dans la ville de Touba. En investissant constamment le terrain, cette liste croit en sa victoire et compte jouer ses chances à fond. « Nous sommes en train de jouer notre rôle, c’est d’être présent sur le terrain et de convaincre les électeurs. Que chaque coalition mène sa campagne de la façon la plus civilisée et au soir du 30 juillet, chacun saura qui est qui. Nous ne sommes pas dans le folklore, ni dans la tape-à-l’œil », invite-il.

Elhadji Ibrahima THIAM (envoyé spécial) et Mamadou DIEYE

Plus que jamais « sûr de gagner sa commune », Omar Sarr, numéro 2 du Pds et tête de liste départementale de la coalition gagnante « Wattu » Sénégal, mobilise dans les 11 communes du département pour remporter les deux sièges de député en jeu à Dagana. Le député- maire pense déjà à une alternance au soir 30 juillet prochain.

Il avait déjà annoncé les couleurs, quelques jours avant l’arrivée de Me Abdoulaye Wade à Dagana, à travers une grande mobilisation qui avait les allures d’une démonstration de force. Omar Sarr, numéro 2 du Pds et tête de liste départementale de la Coalition gagnante « Wattu » Sénégal, semble bien être encore maître chez lui, dans sa commune. Mais au-delà de la ville de Dagana, le coordonnateur national du Pds ambitionne de rafler la mise dans les 10 autres communes du département et ainsi remporter les deux postes en jeu au soir du 30 juillet. « Nous avons ciblé des zones pour appliquer notre programme de campagne. Déjà, les comités électoraux sont sur le terrain pour mener la campagne. Des visites, des rencontres ciblées et des meeting sont faits sur l’ensemble du département », souligne-t-il. La mobilisation notée sur le terrain montre, selon lui, que le département de Dagana est prêt à acter le changement. Ce que veulent Omar Sarr et la coalition « Wattu » Sénégal, c’est une autre politique dans tous les domaines. Une vision qui est « totalement opposée » à celle qui est appliquée par le régime en place. Car, d’après lui, aujourd’hui, dans le Walo, il y a problème, dans les secteurs de l’hydraulique, de l’électricité, de la vie sociale et de l’éducation. « Nous voulons qu’il y ait un autre régime après le 30 juillet. Actuellement, nous travaillons à cela », avance-t-il. L’ancien ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Construction et de l’Hydraulique se dit rassuré par la mobilisation « exceptionnelle » notée un peu partout en faveur de la coalition. « Depuis l’arrivée du président Abdoulaye Wade, il y a une déferlante qui existe partout dans ce pays. Cette déferlante est à notre faveur, c’est pourquoi, il faut la matérialiser sur le plan électoral. Seulement, nous avons beaucoup de soucis par rapport aux cartes d’électeurs qui ne sont pas, aujourd’hui, distribuées », soutient le maire de Dagana.

Ibrahima BA (envoyé spécial)

La caravane de la coalition « Manko Yessal Senegal » et sa tête de liste, Modou Diagne Fada, ont été accueillis, jeudi, dans la soirée, à Fatick, par des militants mobilisés autour d’Ousmane Diouf, candidat investi sur la liste nationale et de Bouna Niane et Tening Sène, investis eux sur la liste départementale.

Saluant la mobilisation de ses partisans, Modou Diagne Fada a fustigé le fléau de la salinisation des terres de Fatick et a souhaité que le projet de restauration des terres salées qu’il avait initié en tant que ministre de l’Environnement d’alors soit repris avec des reboisements massifs d’eucalyptus, véritables consommateurs de sel. «La salinisation des terres est un véritable fléau à combattre. Le président Macky Sall étant géologue, je pense qu’il faut que je le lui rappelle au cas où il l’aurait oublié », a-t-il insisté. Diagne Fada a aussi ajouté que tout le monde attendait la construction du pont de Foundiougne « qui permettra aux populations de la région de se retrouver dans une même aire géographique ».

Debout dans son véhicule, l’ancien ministre du Pds a lancé aux militants « si vous êtes toujours fatigués, votez pour la liste Manko Yessal qui va vous apporter les solutions ». Modou Diagne Fada a affirmé que sa coalition, si elle n’était pas première, ferait partie, à coup sûr, du quinté gagnant aux élections législatives. « Nous allons surprendre. Nous allons être la révélation des élections. Au soir du 30 juillet, tout le monde se rendra compte de la force de frappe de Manko Yessal Sénégal », a-t-il promis.

Oumar Ngatty BA

Devant des militants en liesse, Me El Hadj Diouf a soutenu que « Tambacounda est une ville délaissée, abandonnée et torturée ». Par conséquent, a-t-il ajouté, les populations doivent se lever comme un seul homme pour voter en faveur des députés de la coalition « Leeral ».

A Tambacounda, Me El Hadj Diouf, leader de la coalition « Leeral », a étalé sa vision d’un élu du peuple et qui doit être positif pour permettre à ce pays d’être sur les rails. Devant ses militants en liesse, il a regretté que «Tambacounda soit une ville délaissée, une ville abandonnée, une ville torturée ». Compte tenu de cette situation et pour inverser la tendance, l’avocat a demandé aux populations de se lever comme un seul homme et de choisir les députés de la coalition « Leeral » qui seront, à l’en croire, « des députés du peuple » comme lui, « l’homme du 23 juin ». Cela permettra, a-t-il dit, « de relever le défi, redorer le blason de cette ville, pour enfin amorcer le développement ». « Il est grand temps que Tambacounda décolle ; il est grand temps que le sous-développement soit combattu dans cette contrée lointaine de Dakar mais si riche en potentialités. Non ! Tambacounda ne mérite pas ce sort qui lui est réservé. Il est grand temps de rectifier le tir pour faire avancer le Sénégal oriental vers la voie du développement, de la dignité et de la prospérité », a affirmé Me El hadji Diouf.

Revenant sur les événements du stade Demba Diop qui ont fait huit morts et de nombreux blessés, il n’a pas été tendre avec les autorités, les qualifiant d’être laxistes. « Je voudrais m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes des atrocités du stade Demba Diop qui ont entrainé une dizaine de morts. Je déplore profondément ces incidents graves, inacceptables, incompréhensibles dans un pays civilisé. Je présente mes condoléances à l’ensemble du peuple sénégalais, au mouvement associatif et aux sportifs de ce pays », a dit l’avocat.

«Je voudrais demander aux autorités sénégalaises d’être plus regardantes, d’être plus rigoureuses dans la gestion des manifestations publiques surtout et notamment sportives », a-t-il ajouté. Me El Hadj Diouf a, en outre, soutenu qu’il faudrait que des mesures soient prises chaque fois qu’il y a un événement important qui draine des foules. Pour lui, cela n’a pas été fait. « Ce laxisme du gouvernement dans la gestion de la sécurité des stades est impardonnable, intolérable. Et il faudra y remédier rapidement. C’est inacceptable », a clamé le leader de la coalition «Leeral».

Pape Demba SIDIBE

La «Coalition pôle alternatif troisième voie Sénégal Day Dem» conduit par Dr Cheikh Tidjiane Gadio a sillonné hier certaines localités de la banlieue de Dakar. C’est à travers un long cortège que les membres de cette coalition sont partis vers leurs militants. Certains membres de cette coalition sont persuadés que les assistants parlementaires peuvent être utiles aux députés, dans le cadre de leur travail.

Après avoir visité quelques quartiers de Pikine (Mbao, Keur Massar, Tivaouane Diacksao), le cortège était depassage à Fass Mbao où l’attendaient ses militants. Il est 18h quand la forte délégation arrive à Fass Mbao, plus précisément à Darou Salam. Ici, les militants ont tenu à se faire remarquer. 

A travers une mobilisation, ils ont chaleureusement accueilli la délégation conduite par la tête de liste de la coalition Dr Cheikh Tidjiane Gadio. Ce dernier a salué « la mobilisation des militants », soulignant au passage que cette démarche confirme « leur détermination à œuvrer pour une victoire éclatante de la coalition pôle alternatif troisième voie. Dr Gadio s’est particulièrement réjoui de la forte mobilisation des femmes et de jeunes, principales sources de mobilisation et de détermination. Il a invité la population de Mbao à faire le bon choix en votant pour des députés qui seront en mesure « de les représenter dignement à l’hémicycle, lieu d’orientation et de validation des programmes du gouvernement ».

Armés de leurs cartes, les militants de la coalition promettent de voter massivement pour leurs leaders le jour des élections. Certains ont cependant attiré l’attention, soulignant qu’ils ne sont toujours pas entrés en possession de leur pièce d’identité, également carte d’électeur. Aminata Diagne Ndiaye investie à la douzième position sur la liste nationale de la coalition pôle alternatif troisième voie qui a accueilli la délégation à Fass Mbao, s’est réjouie du déplacement dans son fief. Elle a, dans son discours, souhaité la bienvenue aux membres de sa coalition. 

La candidate est largement revenue sur le «véritable rôle du député». Selon elle, un député ne représente pas son parti politique, mais plutôt le peuple dans son entièreté. Voilà pourquoi une fois à l’hémicycle, le député doit exclusivement veiller à la défense des intérêts de la population de manière générale et plus particulièrement des préoccupations de sa localité. Toutes ces raisons réunies poussent la candidate à inviter les électeurs à « faire le bon choix » au soir du 30 juillet.

D’autre part, elle informe que la coalition pôle alternatif troisième voie est entièrement d’accord pour le recrutement des assistants parlementaires qui aideront les députés à bien « mener la mission qui leur est impartie ».

Oumar BA

Selon le Pr Sall, « le Pur mise maintenant sur une majorité à l’Hémicycle et une victoire de sa formation politique dans le département de Thiès est souhaitable ». Accompagné par la tête de liste départementale, Babacar Dembélé, le Pr Issa Sall était tout sourire sur le podium devant ses militants et militantes vêtus de tee-shirts de couleur blanche et verte.

Et c’est sans doute, galvanisé par cette mobilisation, qu'il a lâché, en signe de confiance : « Je m’étais fixé une certaine barre en début de campagne pour simplement disposer d’un groupe parlementaire. Maintenant, après avoir évalué notre force lors du passage de notre caravane dans certaines localités comme Rufisque, Fatick, Mbour et, aujourd’hui, Thiès, nous avons davantage élevé la barre en se projetant vers l’acquisition d'une majorité à l’Assemblée nationale ». Mais, en attendant, il poursuit sa campagne avec l'arrivée de sa caravane à Thiès, vers 21h, pour engranger le maximum de voix à capitaliser le 30 juillet prochain lors du scrutin législatif pour lequel il dit avoir « un bon espoir pour ces joutes avec cette forte mobilisation qui [leur] conforte à l’idée que Thiès à basculé, aujourd’hui, dans un autre camp ». La tête de liste nationale du Pur d’inviter alors ses militants et sympathisants à un vote massif le 30 juillet 2017.

Mouhamadou SAGNE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.