Le Blog de Yaxam (24)

A l'épreuve des faits constatés et des actes posés, depuis mars 2012, en particulier au titre de la rationalisation des dépenses courantes de l’État, le président Macky Sall a, incontestablement, tenu sa promesse d’«une gestion sobre et vertueuse» faite aux Sénégalais.

133, 051 milliards de FCfa, c’est le résultat de la politique de rationalisation des dépenses courantes de l’État initiée, depuis mars 2012, par le président Macky Sall.

Pour apprécier l'impact extraordinairement positif de ces économies, leurs résultats sont consignés dans un rapport qui explique le comportement du ratio des dépenses courantes par rapport au Produit intérieur brut (Pib). Le recul est tout simplement phénoménal puisqu'il passe de 12% du Pib en 2011 à 7,5% en 2018.

Des charges passent de 12% à 7,5% du Pib
Comment Macky Sall s’y est pris avec sa rationalisation ?

En 2011, les Sénégalais subissant une moyenne journalière de deux heures et demie de coupure d’électricité – 912 heures l’an –, avaient recouru aux émeutes pour exprimer leur ras-le-bol. La Société nationale d’électricité (Senelec) accusait un déficit financier de 55 milliards de FCfa et de production de 164 MW.

Cinq années plus tard, la révolution énergétique, du fait des politiques du président Macky Sall, était en marche et peut être rendue, aujourd’hui, par les propos tenus, en début d’année, par le directeur général de la Senelec : «des émeutes de l'électricité, nous sommes, aujourd'hui, à la vente de l'électricité à des pays voisins». Et quelques chiffres attestent ce formidable retournement de situation qui s’explique par une meilleure gestion des ressources et par des innovations majeures.

Électricité : 20 milliards de FCfa de la compensation budgétaire économisés
La Senelec, qui accusait des pertes cumulées de plusieurs milliards de FCfa, affiche, à partir de 2014, un exercice bénéficiaire : 12 milliards de FCfa, en 2015, puis 30 milliards de FCfa en 2016.

Cette année-là, le président Macky Sall pouvait annoncer 10% de baisse du prix de l'électricité en 2017, représentant un gain de 30 milliards de FCfa, en faveur des consommateurs. La fourniture d'électricité connaît une amélioration exponentielle : de 912 heures de coupures, en 2011, elle est à 66 heures, aujourd’hui. La puissance totale du parc énergétique étant passée de 573 MW en 2011 à 821 MW, l’objectif reste d’atteindre 1.264 MW, l’année prochaine, avec le développement d’un mix énergétique qui permettra de baisser davantage les coûts. Rien que pour 2016, la Senelec a mis en service 270 MW additionnels, soit plus de la moitié de ses capacités cumulées (510MW), en 2015, alors qu’elle accusait un déficit de 164 MW. Dans le domaine des énergies renouvelables, plus de 100 MW d’énergie solaire seront injectés dans le réseau avec les centrales de Méouane, Mérina Dakhar, Kahone et Diass. Toutes ces performances ont pour conséquences positives, entre autres, la suppression de la compensation budgétaire sur l’électricité – 20 milliards de FCfa – que le Sénégal incluait dans son budget pour soutenir les déficits de la Senelec, désormais bénéficiaire.

Dans le même élan de rationalisation, pour les consommations d’électricité et d’eau, les cent plus gros consommateurs de l’administration ont été identifiés et suivis de façon très rapprochée. Les travaux de fiabilisation des fichiers ont également été menés et consolidés pour l’eau et l’électricité.

Téléphone portable : la facture baisse de 11 milliards de FCfa
Mais, bien avant la problématique liée à l’énergie, Macky Sall s’était attaqué à un goulot d’étranglement : les charges permanentes de l’État qui caractérisent son train de vie dispendieux. Singulièrement, la facture téléphonique de l’État, particulièrement le téléphone mobile des hauts fonctionnaires-, qui, c’était un secret de Polichinelle-, montait à des dizaines de milliards de FCfa. Moins d’un mois après sa prise effective du pouvoir, Macky Sall ordonnait la suspension de toutes les lignes de téléphone mobile, à l’exception de certaines octroyées aux services de défense, de sécurité et de justice. Ensuite, il initie un réabonnement au cas par cas suivant une restriction des bénéficiaires et des montants plafonds fixés par circulaire du Premier ministre.

Par exemple, les lignes des ministres sont plafonnées à 500.000 FCfa, celles des directeurs généraux d’établissements publics à 200.000 FCfa. Résultat des courses ? Ce sont des économies de 11 milliards de FCfa qui ont été réalisées sur les dépenses du téléphone.

Fin de la location de bâtiments pour loger des fonctionnaires : 07 milliards de FCfa économisés
Après la facture de téléphone, Macky Sall en vient aux conventions de location de bâtiments à usage de logement. Jusqu’en 2012, il n’était pas exagéré d’affirmer, de manière prosaïque, que l’État logeait n’importe qui. Montant de la facture annuelle : 15 milliards de FCfa. Pour mettre fin à cette gabegie sans nom, toutes les conventions sont gelées avant que n’intervienne leur résiliation. En lieu et place de la location, des indemnités de logement sont octroyées aux véritables ayants droit. Ce qui permet à l’État de faire des économies de 07 milliards de FCfa.

Charges de personnels des ambassades et consulats : au moins 2,092 milliards de FCfa
L’autre levier sur lequel Macky Sall a agi pour endiguer la gabegie au cœur de l’État, renvoie à la politique de suppression d’institutions de la République (Sénat et Vice-présidence), d’agences et de structures étatiques – quarante-huit – suite à une étude de l’Inspection générale d’État (Ige), mais aussi à la fermeture d’ambassade et de consulats.

Sur ce chapitre, concomitamment aux suppressions et gels d’effectifs, un souci majeur a été accordé à une reconfiguration de notre carte diplomatique, obéissant à des considérations hautement stratégiques et rendue possible par le redéploiement de personnels. Ainsi, rien qu’au titre des gels des effectifs, le Sénégal a économisé, entre 2015 et 2016, quelque 2,092 milliards de FCfa. Par ailleurs, les économies réalisées sur les subventions octroyées aux agences qui bénéficient de ressources propres, montent à 1,080 milliard de FCfa.

Achats de véhicules, mobiliers, matériels de bureau et informatique revus à la baisse de 2,262 milliards de FCfa
En outre, dans l’administration, les crédits destinés à l’achat de mobilier, matériel de bureau, matériel informatique, véhicules et autres biens amortissables, ont été revus à la baisse à hauteur de 2,262 milliards de FCfa, dans les services ayant eu les mêmes achats dans un passé récent. Ceci, compte non tenu des économies réalisées grâce à la réduction des dotations consacrées aux fêtes et cérémonies, conférences, congrès et séminaires ainsi qu’aux lignes «habillement et accessoires».

Enfin, s’agissant des corps émergents de l’Éducation, suite au rapport de juillet 2011 de l’Inspection générale des Finances (Igf), relatif à l’audit de leurs salaires, il a été décidé de supprimer le quota sécuritaire et de mettre en place un comité interministériel de pilotage de la masse salariale de ces corps. Un arrêté portant création, organisation et fonctionnement du comité avait été pris avant la fin de l’année 2012.

Illustration du passif chaotique de Wade : 105 milliards de FCfa de dettes pour le Fesman
Ces performances sont plus remarquables si on les compare aux chiffres qui illustrent le passé laissé par l’ancien régime : une croissance économique (1,8%) inférieure à la croissance démographique (2,8%) ; un déficit public de près de 07% ; un taux d’inflation de 3,4% ; un solde du compte courant de la balance des paiements négatif et à 10% du Pib ; une montée fulgurante de l’encours de la dette de 2 741,4 milliards de FCfa (40% du Pib) ; un service de la dette insoutenable (44% de nos recettes fiscales) ; la Position nette du gouvernement (Png) caractérisée par un excédent de dettes de 166 milliards de FCfa ; des moins-values de recettes de l’ordre de 53,6 milliards de FCfa ; un gap tarifaire de l’électricité d’un montant de 60 milliards de FCfa ; un programme agricole 2012 sans couverture budgétaire ; un Fonds de soutien au secteur de l’énergie (Fse) amputé de 15 milliards de FCfa au profit du paiement d’arriérés du Fesman dont l’ardoise monte à 105 milliards de FCfa ; etc.

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Au regard de ce qui s’est passé, hier, à Paris, il n’est pas exagéré de dire que le Sénégal passe, aux yeux des tenants des marchés financiers internationaux, comme le pays africain le plus sûr. A l’emprunt obligataire international ou eurobond qu’il a initié, ils ont répondu au-delà des attentes du demandeur en lui accordant un milliard d’euros et un milliard de dollars, soit 1 184 milliards de FCfa, à des taux d’intérêt et sur une durée dont aucun pays africain n’a bénéficié jusqu’ici.

PARIS – Hier, dans la capitale française, le Sénégal a fini d’asseoir sa réputation établie ces dernières années de pays sûr en qui les investisseurs internationaux et marchés mondiaux ont une solide confiance. En effet, c’est un succès total qui a couronné l’emprunt obligataire international ou Eurobond initié par le gouvernement du président Macky Sall. Cette intervention sur le marché des capitaux pour lever les ressources nécessaires a deux finalités principalement : d’une part, exécuter adéquatement le budget 2018 ; d’autre part, refinancer la dette très chère contractée par le Sénégal en… 2011.

Task Force
Pour ce faire, Amadou Bâ, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, qui avait à ses côtés Maguette Niang, le Conseiller personnel du Premier ministre, de hauts cadres de son département, au premier rang desquels le Directeur général du Budget, Moustapha Bâ, du Trésor, Cheikh Diop, des Politiques de planification économique, Pierre Ndiaye, de la Dette publique, Babacar Cissé, s’était livré, ces dernières semaines, à un «round trip» exténuant. Hier, au terme d’aller-retour harassants entre New York, Boston, Londres, Francfort, Zurich et Paris, jalonnés d’échanges serrés avec les investisseurs internationaux, sous la supervision directe du président de la République, le round final s’est déroulé au siège parisien de la banque Rothschild. Et le Sénégal s’en est sorti avec des résultats performants, jamais atteints par un pays africain.

D’une part, sur le marché de l’euro, il est parvenu à lever un milliard d’euros. Soit 655 957 000 000 de FCfa. Un emprunt à un taux (4,75%) et sur une durée de (dix ans), jamais consenti à un pays africain jusqu’à ce jour.

Macky Sall supervise
D’autre part, sur le marché du dollar, le Sénégal a fait mieux : il a levé un milliard de dollars. Soit 528 271 000 000 de FCfa. Un emprunt à un taux (6,75%) et sur une durée inédite (trente ans).

Deux grosses performances qui ont une explication unique et simple : le Sénégal bénéficie de la confiance des marchés financiers, compte tenu de ses performances réalisées ces trois dernières années – un taux de croissance supérieur à 06% –, un déficit budgétaire en baisse, un endettement soutenable et des perspectives économiques favorables. Un fait et un chiffre convoqués, en guise de comparaison, illustrent cette situation : en 2011, à l’eurobond initié par le Sénégal, les marchés financiers internationaux n’avaient répondu qu’à hauteur de cinq cent millions de dollars (soit environ 265 milliards de FCfa à l’époque). Emprunt auquel ils avaient appliqué un taux de… 8,75%.

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Point d’attraction, ses derniers jours, Dakar, la capitale du Sénégal, après avoir abrité un sommet de dimension mondiale regroupant une pléthore de Chefs d’État et leaders d’institution de la Communauté internationale, est sur le point d’accueillir un autre hôte de marque : le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdoğan.

Moins d’un mois après le sommet du Partenariat mondial pour l’éducation qui avait regroupé, à Dakar, autour des deux co-parrains, les présidents sénégalais et français, Macky Sall et Emmanuel Macron, une dizaine de leurs homologues et d’autres leaders d’institutions de la Communauté internationale (Banque mondiale, Organisation internationale de la Francophonie, Unesco), la capitale du Sénégal s’apprête à revivre un autre moment diplomatique intense.

En effet, «Le Soleil» a appris, de sources autorisées, que le président de la Turquie s’apprête à effectuer, au Sénégal, une visite officielle. Sauf changement de dernière minute, nos interlocuteurs indiquent que Recep Tayyip Erdoğan foulera le sol sénégalais, mercredi prochain, 28 février 2018. Et séjournera à Dakar jusqu’au 02 mars prochain.

Une visite officielle de l’homme fort de Turquie, de ce poids lourd sur l’échiquier diplomatique international qui s’annonce fructueuse. En effet, parallèlement aux entretiens que les deux hommes d’État auront, il est prévu, entre les parties sénégalaise et turque, la signature de plusieurs accords importants. Mais aussi, l’ouverture, par Recep Tayyip Erdoğan et Macky Sall, d’un «Forum d’affaires sénégalo-turc».

Diamniadio, qui constitue, sans nul doute une nouvelle attraction pour tous les visiteurs de marque au Sénégal, et qui porte une forte empreinte des entreprises turques évoluant dans le Btp (Centre de conférence internationale Abdou Diouf), sera aussi au cœur de la visite du président de la Turquie. En effet, Recep Tayyip Erdoğan devrait s’y rendre pour visiter le Marché d’intérêt national et Dakar Arena. Ce palais des sports, qui sera réceptionné dans quelques mois, est un joyau presque unique en Afrique en matière de sport collectif : basket, handball. Ce complexe sportif multifonctionnel aura une capacité de plus de quinze mille (15 000) places et un parking de mille (1 000) véhicules.

Au dernier jour de sa visite officielle au Sénégal, le 02 mars 2017, le président de la Turquie visitera un autre fleuron étrenné sous le magistère du président Macky Sall : l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) d’où il s’envolera en prenant congé de son hôte.

*«Hoş geldiniz, Sayin Başkan» (ndlr : bienvenu Monsieur le Président).

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Si la tendance haussière des exportations d’une économie peut renseigner sur l’état de santé de cette dernière, les autorités sénégalaises sont en droit d’afficher un réel optimisme, au regard des derniers chiffres délivrés par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. En nette progression depuis 2013, les exportations du Sénégal viennent d’enregistrer une croissance de près de neuf pourcent (9%).

Mille quatre cent quatre vingt six milliards quatre cent millions (1 486 400 000 000) de francs Cfa. C’est le cumul des exportations du Sénégal entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017 livré sous contrôle international par une étude de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Et le montant est d’autant plus considérable qu’il renseigne d’une hausse de huit virgule quatre pourcent (8,4%), soit cent quinze milliards deux cents millions (115 200 000 000) de francs Cfa, si on le compare à l’année 2016. En effet, durant cette période, du 1er janvier au 31 décembre, les exportations montaient à mille trois cent soixante soixante milliards deux millions (1 371 200 000 000) de francs Cfa. En cette année 2016, même si la tendance était à la hausse, c’était sans commune mesure avec la performance qui vient d’être enregistrée. En effet, de 2015 à 2016, les exportations n’avaient haussé que de vingt huit milliards six cent millions (28 600 000 000) de francs Cfa. Cependant, entre 2014 et 2015, le Sénégal avait enregistré sa plus forte hausse au chapitre des exportations sous le magistère du Président Macky Sall : de mille cent soixante quatorze milliards sept cent millions (1 174 700 000 000) de francs à mille trois cent quarante deux milliards six cent millions (1 342 600 000 000) de francs Cfa ; soit une hausse de cent soixante sept milliards neuf cent millions (167 900 000 000) de francs Cfa.

Analysé autrement, les chiffres délivrés par l’Ansd informent que les exportations du Sénégal ont connu une hausse de vingt deux virgule trois pourcent (22,3%) avec l’actuel régime. Elles sont passées de mille cent cinquante sept milliards trois cent millions (1 157 300 000 000) de francs en 2013 à cette performance de mille quatre cent quatre vingt six milliards quatre cent millions (1 486 400 000 000) de francs Cfa en 2017.

Quid des postes qui ont permi cette hausse ?

Selon l’Ansd, les produits halieutiques viennent en premier avec deux cent quatre milliards (204 000 000 000) de francs Cfa, avec l’exportation des poissons nobles (thiof, dorade, capitaine) en zone européenne, et la sardinelle congelée en mer, en zone africaine.

Ensuite, vient l’agriculture. Secteur où le Sénégal a enregistré des performances exceptionnelles. En effet, si en 2012, la production arachidière dépassait à peine les trois cent mille (300 000) tonnes, aujourd’hui c’est ce volume qu’enregistre le Sénégal au titre de ses exportations, après avoir réussi une production globale d’un million quatre cent cinquante mille (1 450 000) tonnes.
Enfin, l’horticulture (106 000 tonnes exportées), les Tic et téléservices dans la sous-région et jusqu’au Maroc, l’artisanat et les produits miniers (ciment, phosphates, zircon) ont participé de manière considérable à cet embelli des exportations.

Il est opportun de relever que cette évolution positive, soutenue par la volonté de l’Etat de faire des exportations l’un des leviers clés de l’économie sénégalaise, est portée par l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex) dirigée par le Docteur Pape Malick Diop. Une agence qui a pour mission globale de promouvoir les produits «Origine Sénégal» sur les marchés extérieurs et de créer les conditions d’un environnement favorable au développement continu et durable de même qu’à la diversification accrue des exportations sénégalaises.
A cet effet, elle a initié depuis 2013 une politique particulière de pilotage des exportations, adossée à un système de management de la qualité.

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La Cour des Comptes a un nouveau président. Et c’est Mamadou Faye qui remplace Mamadou Hady Sarr admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. C’est ainsi qu’en a décidé le président de la République, mardi dernier, 13 février 2018.

Le décret 2018-457 portant nomination de Mamadou Faye dont Le Soleil a eu connaissance renseigne que le nouveau Premier président de la Cour des Comptes, qui est Conseiller Maître, était, depuis 2014, président de la Chambre des affaires budgétaires et financières.

Bientôt sexagénaire, il est un expert en finances publiques, notamment en contrôle juridictionnel, en contrôle de l’exécution des lois de finances, en contrôle parlementaire, en contrôle de la gestion des structures étatiques.

Il est aussi expert référent sur les nouvelles Directives de l’Uemoa et de la Cemac, spécialiste en élaboration de manuels et de guides sur l’exécution des lois de finances et de la déclaration générale de conformité. Réputé en connaissances approfondies en comptabilité publique, en évaluation des politiques publiques et en marchés publics, formateur en finances publiques, Mamadou Faye est membre du Réseau des praticiens des finances publiques de l’Uemoa.

Mamadou Faye, fort d’une solide expérience dans l’administration, en occupant des postes importants dans divers ministères, a, à son actif, un cursus académique remarquable : une Maîtrise en sciences économiques ; un Brevet de la section coopération de l’École nationale d’administration et de magistrature (Enam) ; un Diplôme de planification et de gestion de la macroéconomie de l’Institut de développement et de la planification (Idep) des Nations Unies ; un Diplôme de spécialisation en développement industriel du même institut.

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Nonobstant des erreurs résiduelles, le nouveau fichier électoral est fiable à plus de 98%. C’est l’avis des quatre auditeurs, experts étrangers de renommée mondiale, qui étaient à l’œuvre depuis le 22 janvier 2017, pour satisfaire cette exigence de l’opposition, dès l’après-Législatives de juillet 2017 : l’audit du fichier électoral.

Arrivés à Dakar le 15 janvier dernier, avant de débuter leurs travaux une semaine plus tard, les quatre auditeurs de nationalité étrangère et de réputation mondiale, dirigés par un Français, ont fini de passer à la loupe le fichier électoral. Et sur la base de sources dignes de foi et généralement bien informées, «Le Soleil» est en mesure de dire que les résultats de leurs travaux indiquent qu’«à la conclusion, quoique perfectible, le fichier électoral est globalement de bonne qualité».

Un fichier «perfectible» car ces experts, ont décelé «une marge d’erreurs très résiduelles comprises entre un virgule deux pour cent (1,2%) et un virgule neuf pour cent (1,9%).

Plus précisément, ces erreurs qui renvoient à des photos inversées, à l’incrustation de caractères inappropriés dans l’identification, entre autres, concernent soixante quinze mille (75 000) à cent vingt mille (120 000) électeurs sur un total de six millions deux cent mille (6 200 000) électeurs. C’est dire que, en somme, que le nouveau fichier électoral est fiable à plus de quatre vingt dix huit pour cent (98%). Maintenant, quel traitement sera réservé à ces identifications erronées ? Selon nos interlocuteurs, à cet effet, il sera mis sur pied un Comité de Suivi composé des parties prenantes à cet audit du fichier électoral. A savoir : les partis politiques de la majorité, l’opposition, les non alignés, la Commission électorale nationale autonome (Céna), la Société civile diversement représentée par le Collectif des organisations de la société civile (Cosc) dirigé par le Professeur Babacar Guèye, et la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (Pacte) amenée par Abdou El Mazid Ndiaye ; idem pour l’Administration, via la Direction générale des élections (Dge), la Direction de l’automatisation du fichier (Daf), la Direction générale de l’administration territoriale (Dgat), le ministère des Affaires étrangères.

Rappelons que cette équipe d’auditeurs internationaux est composée de deux spécialistes de bases de données, un en biométrie et un expert électoral. Dans les tout prochains jours, devrait se tenir une séance de restitution au public des résultats de ces travaux, avant que ne s’ouvre une autre page importante du processus devant mener à la prochaine élection présidentielle : la révision exceptionnelle des listes électorales, à partir du 20 février 2017 jusqu’en fin avril.

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Le Président de la République du Libéria, George Weah, est attendu, aujourd’hui, à Dakar, pour une visite de travail et d’amitié, informe un communiqué de la Présidence de la République. Il sera accueilli à son arrivée, à 17 heures, par le Chef de l’État, Macky Sall, à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor. Les deux Chefs d’État se rendront ensuite au Palais présidentiel où ils s’entretiendront en tête-à-tête sur plusieurs sujets d’intérêt commun.

Cette visite du Président libérien au Sénégal, quelques jours après son investiture, traduit la volonté des deux Chefs d’État de raffermir davantage les liens entre nos deux pays, poursuit le document. Pour le Sénégal, il s'agit d'impulser une nouvelle dynamique aux relations entre le Sénégal et le Liberia afin de les hisser à la hauteur de l'amitié et de l'estime réciproques qui lient les deux dirigeants. Les Présidents Macky Sall et Georges Weah échangeront sur différents axes de coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines de la pêche, de la promotion des investissements, de l'expérience sénégalaise dans la mise en œuvre des programmes de développement économique et social.

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Le dernier pointage du retrait des cartes d’identité et d’électeur, produites suite à la confection, l’année dernière, d’un nouveau fichier, renferme quelques enseignements importants.

Le premier constat renvoie à de très forts taux de retrait. En effet, sur quarante-cinq (45) départements, on dénombre trente-deux (32) où les taux de retrait varient entre quatre-vingt-dix (90) et quatre-vingt-dix-huit pour cent (98%) ; la palme revenant à Salémata qui pointe à quatre-vingt-dix-huit virgule quatre-vingt-huit pourcent (98,88%). Onze (11) départements sont dans la fourchette comprise entre quatre-vingt (80) et quatre-vingt-neuf pour cent (89%). Enfin, dans les soixante-dix pour cent, Mbacké (77,93%), lanterne rouge, et Dakar (79,34%) ferment le ban.
Vus sous l’angle régional, les scores sont plus performants.

Onze régions carburent entre quatre-vingt-onze et quatre-vingt-seize pour cent : Kédougou 96,61% ; Kaffrine 94,86% ; Saint-Louis 94,43% ; Tambacounda 94,31% ; Sédhiou 94,25% ; Fatick 93,30% ; Kolda 92,84% ; Kaolack 92,70% ; Matam 92,33% ; Louga 91,29% ; Ziguinchor 91,08%.

Le reste, trois régions se situent entre quatre-vingt deux et quatre-vingt-sept pour cent : Thiès 87,84% ; Dakar 82,84% ; Diourbel 82,26%. C’est dans les régions de Dakar et Diourbel où les choses vont le moins bien. Par exemple, dans le département de Dakar où 515 346 cartes ont été retirées sur 637 949 placées dans les commissions de distribution ; soit soixante-dix-neuf virgule trente-quatre pour cent (79,34%). Moins qu’à Rufisque 89,75% (218 457 cartes sur 243 402), Guédiawaye 85,77% (162 176 cartes sur 189 092) et Pikine 82,84% (455 932 cartes sur 550 351).
Dans la région de Diourbel, le département de Mbacké fait pâle figure comme indiqué plus haut : sur 339 907 cartes, 264 898 ont été retirées.

Cependant, une autre lecture oblige à relativiser ces contre-performances. En effet, les retraits les plus conséquents sont à l’actif de Dakar (1 342 699 cartes), Thiès (742 189), Diourbel (452 641), Saint-Louis (446 666), Kaolack (370 199), Louga (344 597). Six régions qui renferment soixante-dix pour cent (70%) des retraits. Plus exactement : trois millions six cent quatre vingt dix huit mille neuf cent quatre vingt onze (3 698 991) cartes retirées.

La stratégie constituant pour la mairie de la Ville de Dakar à se constituer partie civile, c’est-à-dire se mettre dans une posture de réclamer réparations, dans l’affaire Khalifa Sall risque d’être inopérante pour la requérante. Pis, elle peut même être un aveu de culpabilité au regard du Procureur de la République.

Pour asseoir son argumentaire, Serigne Bassirou Guèye convoque l’article 02 du Code de Procédure pénale qui dit ce qui suit : ne peuvent se constituer partie civile que ceux qui ont souffert personnellement du dommage résultant directement de l’infraction.

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Demain, quelque dix-sept jours après le lâche assassinat de quatorze paisibles villageois, dans la forêt de Boffa-Bayotte, par de présumés éléments de la rébellion amenée par le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), une importante conférence de presse est prévue à Ziguinchor. Et c’est le chef d’orchestre de la procédure judiciaire afférente à cette affaire qui fera face aux journalistes, en compagnie d’éléments de la gendarmerie nationale en charge de l’enquête : le Procureur Alioune Sylla.

Une rencontre qui promet des éclairages attendus sur ce douloureux événement.

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Hier, à Paris, une trentaine de pays se sont réunis à l’initiative de la France et de son ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, pour lancer un nouveau Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques. A cette occasion, les participants ont pris une série d’engagements destinés à renforcer leur coopération dans la lutte contre l’impunité de ceux qui utilisent ou développent des armes chimiques. Notamment mettre à la disposition de la Communauté internationale et des organisations internationales chargées des enquêtes (Nations unies, Oiac), comme du public, toutes les informations qu’ils ont pu ou pourront recueillir sur les responsables impliqués dans des attaques chimiques.

Ce partenariat sera ouvert à tous les États qui souhaiteront souscrire à ces objectifs, dans le cadre d’une coopération permanente. Et le Sénégal était bien représenté à cette rencontre internationale par Me Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, qui a officié aux côtés, entre autres, du Secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, et de son homologue français.

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Depuis le début de son existence comme pays indépendant, il y a cinquante huit ans, après près de deux siècles de colonisation, c’est hier que le Sénégal a enregistré le lancement de sa première banque privée appartenant majoritairement à un Sénégalais. En l’occurrence le richissime Abdoulaye Diao dit Baba, plus connu jusqu’ici dans le domaine des hydrocarbures.

Hier, le Boulevard de la République, à quelques jets de pierre du Palais, a été le théâtre d’une cérémonie historique : le lancement de la première banque privée appartenant majoritairement à un Sénégalais. Il s’agit d’Abdoulaye Diao dit Baba, propriétaire de la société de négoce en hydrocarbures, Itoc (International Trading Oil and Commodities). L’identité de l’établissement bancaire ?

Outarde, selon la définition de Wikipédia, est le nom d’une espèce d’oiseau rare, petit échassier terrestre, trapu, de taille moyenne à grande, au long cou et longues pattes. Son bec pointu et ses pattes s'apparentent à ceux d'une poule. Et la Banque Outarde, c’est du lourd : quatorze (14) milliards de francs Cfa de capital. Pour la diriger, Baba Diao, qui en est actionnaire majoritaire et Président du Conseil d’administration, s’est adjoint les services d’Olivier Santi comme Directeur général, débauché de Bnp Paribas.

Mis à part l’actionnaire majoritaire, on retrouve dans le capital de Outarde la Banque ouest-africaine de développement (Boad), Bemo, une banque libanaise, et d’autres Sénégalais.

Outarde qui se veut être une banque d’affaires aura comme cibles privilégiées les Pme, Pmi, l’élevage et l’agriculture.

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Renforcer la coopération déjà exemplaire avec des alliés historiques et traditionnels que sont les royaumes du Maroc et d’Arabie est une œuvre à laquelle le Président Macky Sall s’adonne inlassablement. En témoigne les missions que mène présentement dans ces deux pays son ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur.

Du 19 au 22 janvier, Me Sidiki Kaba a eu plusieurs séances de travail entre Rabat, Ryad et Djeddah.

D’abord, dans la capitale marocaine, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur s’est longuement entretenu, le 19 janvier 2018, avec son homologue chérifien. Le surlendemain, il était à Djeddah où il s’est entretenu avec le ministre des Affaires Etrangères, Abdel Al Joubeir. Le même jour, toujours dans la deuxième ville d’Arabie Saoudite, Me Sidiki Kaba a été reçu en audience par le Secrétaire général de l’Organisation de la Coopération Islamique (Oci), Youssef Al Othameen, au siège de l’entité précitée.

Enfin, ce 21 janvier 2018, l’envoyé du Président Macky Sall a quitté les abords de la Mer Rouge pour rallier la capitale de l’Arabie Saoudite, un peu moins de mille kilomètres à l’est, pour s’y entretenir successivement avec ses homologues des Émirats Arabes Unis et d’Egypte. Ici, Me Sidiki Kaba a pris la parole au cours d’une réunion consacrée à la mise en place d’un plan global des opérations humanitaires au Yémen sous l’égide des Nations Unies.

En somme, au-delà de l’impérieuse nécessité de renforcer la coopération avec des alliés traditionnels que sont le Maroc et l’Arabie Saoudite, il s’agit aussi pour le Président Macky Sall de développer nos échanges économiques, commerciaux et culturels, de même que nos concertations politiques afin de dégager ensemble des positions communes sur les défis et les menaces qui pèsent sur notre monde, à savoir l’extrémisme violent, l’immigration clandestine, l’esclavage moderne, le terrorisme, le risque écologique.

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Parmi les cadors du patronat français que le Président Emmanuel Macron amènera avec lui à Dakar, le 1er février prochain, figure en bonne place le big boss d’Orange, Stéphane Richard.

Directeur de Cabinet des ministres de l’Economie, Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde, actuelle patronne du Fonds monétaire international (Fmi), l’actuel Pdg d’Orange a rejoint la maison en septembre 2009 comme Directeur à l'International de France Télécom, avant d’être nommé, un mois plus tard, à la tête des opérations France.

Moins d’un an plus tard, il devient Directeur général, et en février 2011, il est nommé Pdg.

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C’est une véritable visite d’Etat revêtue d’un cachet particulier que le Président de la République française s’apprête à rendre à son homologue sénégalais. En effet, du 1er au 03 février 2018, ce n’est pas moins de sept autres Chefs d’Etat, les dirigeants des deux plus importantes organisations du monde, et une star planétaire de la musique qui seront au Sénégal aux côtés des Présidents Macky Sall et Emmanuel Macron.

Dakar sera, sans nul doute, pour quarante-huit heures, début février prochain, la capitale mondiale de l’éducation. Le mérite aux Présidents sénégalais et français, Macky Sall et Emmanuel Macron, co-parrains du Sommet sur le Partenariat mondial pour l’éducation qui se tiendra dans la capitale sénégalaise le 02 février 2017.

Autrement, ce jour, au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), à Diamniadio, se tiendra une conférence de restitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation.

Une rencontre de haut niveau qui sera marquée par des panels composés de Chefs d’Etat et ponctuée par une levée de fonds au cours de laquelle les organisateurs espèrent récolter plus de mille cinq cents (1500) milliards de FCfa.

Les Présidents de la Rca, du Burkina, du Malawi, de la Banque mondiale et… Rihanna confirment
Et tout porte à croire que cette rencontre de sommités débouchera sur un franc succès. En effet, de sources dignes de foi, Le Soleil a appris qu’Emmanuel Macron compte parmi ses invités le Président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Et au titre des autres Chefs d’Etat qui comptent rallier Dakar et ont déjà confirmé leur déplacement, nos interlocuteurs citent le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, le Burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, le Malawite Peter Mutharika.

Cinq autres participations à ce niveau qui se sont déjà exprimées sont en attente de confirmation dans les prochains jours : les Présidents tchadien, gabonais, ivoirien et rwandais, Idriss Déby Itno, Ali Bongo, Alassane Ouattara et Paul Kagamé, ainsi que le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, qui devrait rallier Dakar depuis Addis Abéba où il va participer au Sommet de l’Union africaine (Ua) prévu du 22 au 29 janvier.

Last but not least, une présence d’un autre type, déjà confirmée, est partie pour donner une sonorité et une couleur particulières à ce Sommet : c’est celle de la star planétaire de la musique, Robyn Rihanna Fenty.

Idriss Déby Itno, Alassane Ouattara, Ali Bongo et Antonio Guterres, Sg de l’Onu,attendus
Née à la Barbade il y a trente ans, émigrée aux Etats-Unis à l’âge de seize ans, la chanteuse, marquée par une enfance difficile dans la pauvreté, œuvre sans cesse pour l’amélioration des conditions des enfants en s’investissant énormément, à travers le monde, dans la promotion de la santé juvénile et de l’éducation, via deux organisations qu’elle a créées en 2005 et 2012 : Believe Foundation et Clara Lionel Foundation.

Par ailleurs, parallèlement à ce Sommet, la présence d’Emmanuel Macron, qui débarquera, à Dakar, le 1er février au soir, avec la Première Dame de France, aura un autre cachet.

Le 02 février, avant la rencontre du Cicad, il sera reçu au Palais de la République par Macky Sall avec qui il aura des entretiens. Ensuite, les deux hommes d’Etat visiteront la Maison du TER (Train express régional), avant de rencontrer des dirigeants d’entreprises françaises.

Entretiens et dîner d’Etat au Palais, visite de la Maison du TER et de Saint-Louis
Après le Sommet du Cicad, qui sera clôturé par une conférence de presse, il se pourrait qu’Emmanuel Macron aille visiter, toujours à Diamniadio, la Cité du Savoir où est logé le Super Calculateur. Si cette visite est finalement insérée dans l’agenda – ce qui n’est pas encore le cas –, elle serait l’occasion pour la signature d’une convention instituant le Campus de la Cité du Savoir. Toujours le 02 février au soir, une fois revenu à Dakar, ce sera le retour au Palais où Macky Sall va offrir à son hôte un dîner d’Etat.

Enfin, le 03 février, le dernier jour de la visite du Président français au Sénégal, sera aussi chargé. Emmanuel Macron sera accueilli dans l’ancienne capitale du Sénégal par Macky Sall. A Saint-Louis, le Président sénégalais amènera son homologue français visiter Guet Ndar pour constater de visu les dégâts inquiétants causés par l’érosion maritime là-bas. Avant qu’Emmanuel Macron ne visite cette ville qui illustrait la puissance coloniale française en Afrique.

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La rumeur persistante depuis la fin de la semaine dernière et relative à une audience que le Président de la République aurait accordée à l’une des principales figures de l’opposition, en l’occurence le Président du Grand Parti, a motivé Le Soleil à interpeller El Hadji Malick Gackou.

Ce dernier est catégorique : tout cela procède d’« une manipulation malsaine ». « Tout ce qui se dit depuis la semaine n’est que rumeur et tentative malsaine pour saper la cohésion de l’opposition, et par ricochet attenter à ma crédibilité. Je n’ai même pas un entretien téléphonique avec le Président Macky Sall, encore moins l’avoir rencontré lors d’une audience dont l’existence ne relève que de l’imagination de ceux l’ont inventée de toutes pièces », a dit, sans équivoque le Président du Grand Parti, El Hadji Malick Gackou.

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Treize jours après le lâche assassinat, en Casamance, de quatorze villageois par de présumés membres de la rébellion du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), la procédure judiciaire y afférente a connu, hier, un énième développement.

Après l’arrestation et la garde-à-vue de vingt-deux suspects, durant la semaine suivant l’assassinat, le déferrement de vingt d’entre eux, avant-hier, devant le Procureur de Ziguinchor, Alioune Sylla, seize ont été finalement écroués, hier, suite à leur audition par le Juge d’Instruction Benjelloum. Et devant les Chambres Criminelles (anciennement Cour d’Assise), ils feront face à de lourdes charges. En effet, quelque six chefs d’inculpation ont été retenus contre les seize par le Juge : association de malfaiteurs ; tentative d’assassinat ; assassinat ; participation à un mouvement insurrectionnel ; détention d’armes à feu sans autorisation (elles ont été retrouvées au domicile de l’un des suspects) ; coups et blessures volontaires ayant occasionné plusieurs Itt (Interruption temporaire de travail).

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Moins d’une année et demie après le lancement du processus de la nouvelle carte d’identité estampillée Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et jumelée à la carte d’électeur, les chiffres afférents à la production et à la distribution atteste d’un succès remarquable.

En attendant le taux des 267 356 de l’étranger
En effet, à ce jour, sur un total général de six millions deux cent dix neuf mille quatre cent quarante six (6 219 446) inscrits duquel il faut soustraire – pour cause de non disponibilité de l’état de la distribution – les deux cent soixante sept mille trois cent cinquante six (267 356) de l’étranger, le taux de distribution monte à quatre vingt neuf virgule quatre vingt six pourcent (89,86%).
 
119 000 dossiers hors délai en stand-by
Ce chiffre ne tient pas compte des cent dix neuf mille (119 000) dossiers saisis et non validés du fait que les ayants droit se sont présentés hors délai au niveau des Commissions d’inscription. Lequel stock a été soumis à l’appréciation du Cadre de concertations sur le processus électoral (Ccpe) où les avis sont partagés sur le sujet. Toutes choses qui ont obligé le transfert de ces dossiers aux auditeurs du fichier électoral qui vont débuter leurs travaux lundi prochain (lire Le Soleil du vendredi 19 janvier 2018).
 
Dakar, c’est 50% des 600 000 cartes non retirées
Au finish, le taux de 89,86% ressort du rapport suivant : cinq millions trois cent quarante neuf mille (5 349 000) cartes distribuées sur un total national de cinq millions neuf cent cinquante deux mille quatre vingt dix (5 952 090) produites et livrées aux autorités administratives et distribuées dans les Communes, Sous-Préfectures et Préfectures. Ce qui laisse apparaître que plus de six cent mille (600 000) cartes sont laissées en souffrance par les ayants droit dans les Commissions de distribution, dont près de trois cent mille (300 000) rien que dans la région de Dakar.
 
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Sept mille vingt milliards trois cent cinquante neuf millions treize mille cinq cent cinquante sept (7 020 359 013 557) francs Cfa. C’est à ce niveau que se chiffre la mobilisation des ressources extérieures au 31 décembre 2017. Un élan exceptionnel entamé au début du magistère du Président Macky Sall, le 02 avril 2012. Ce montant, qui traduit la mobilisation des bailleurs de fonds aux côtés du Sénégal, la crédibilité, sur le plan international, de sa signature et sa détermination à concrétiser son émergence, est d’autant plus illustratif qu’il est proche du double de la somme enregistrée sous l’ancien régime : trois mille sept cent quatre vingt dix milliards treize millions quatre cent trente cinq mille neuf cent trente deux (3 790 013 435 932) francs Cfa.

«It’s economy, stupid !» (C’est l’économie, idiot !). A l’aube des années 90, aux Etats-Unis d’Amérique, cette phrase, courte et choc, fut le slogan d’un jeune et fringant juriste (professeur de Droit, puis procureur) qui allait étaler George Herbert Walker Bush pour s’installer à la Maison-Blanche. Cette harangue que William Jefferson Clinton dit Bill avait prise à un de ses Conseiller, James Carville, donnait une nouvelle orientation prometteuse aux électeurs, au moment où le successeur de Ronald Reagan se vantait de ses succès en politique internationale.

Et les résultats de ce choix orienté vers le tout-économie – cependant avec une forte dose sociale – ne tardèrent pas à faire jour : une fois aux commandes, Bill Clinton allait ouvrir pour son pays une ère de prospérité méconnue depuis Franklin Delanoe Roosevelt et John Fitzerald Kennedy, en rebâtissant une économie solide et génératrice de prospérité.

Autre époque, autre lieu. Un quart de siècle après cette heureuse expérience clintonienne, ici, au Sénégal, on oserait coller le même slogan à l’élan volontariste qui caractérise la politique économique du Président Macky Sall. Oui à un endettement accru, mais contrôlé, pour investir et non consommer. Cette orientation fait appel aux capitaux extérieurs, en complément des ressources internes, aux fins de doter le pays de solides outils indispensables à son décollage économique.

C’est ainsi que, du 02 avril 2012, date de son accession à la magistrature suprême – bien avant même de mettre sur orbite le Plan Sénégal Emergent, en 2014 –, au 31 décembre 2017, le Sénégal a conclu pas moins de trois cent quarante quatre (344) conventions de financement, pour un montant de 7 020 359 013 557 FCfa.

Parce que bâtir une économie à même de mettre le pays sur les rampes de l’émergence passe obligatoirement par des chemins convenus, la mobilisation de ces capitaux extérieurs est consacrée pour l’essentiel aux secteurs des infrastructures de transport (2 043 475 266 771 FCfa, soit 29,01 %), de l’énergie (979 537 050 849 FCfa, soit 13,90 %), de l’agriculture (874 969 922 850 FCfa, soit 12,52 %), de l’hydraulique et l’assainissement (833 195 434 008 FCfa, soit 11,92 %), de la santé et la protection sociale (664 885 273 296 FCfa, soit 9,52 %) ainsi que de l’éducation et la formation (288 430 012 848 FCfa, soit 4,01 %). Six secteurs qui absorbent plus de 80,88 % du montant des conventions conclues depuis l’accession de Macky Sall au pouvoir.

Le reste est affecté à une quinzaine d’autres secteurs : bonne gouvernance et développement local (177 846 745 020 FCfa), habitat et cadre de vie (151 717 741 700 FCfa), environnement (129 304 554 060 FCfa), pêche (96 634 232 336 FCfa), paix et sécurité (94 986 199 200 FCfa), appui institutionnel (67 062 340 500 FCfa), tourisme (46 258 087 640 FCfa), télécommunications (39 987 138 720 FCfa), emploi (36 299 823 359 FCfa), secteur privé (28 092 500 000 FCfa), culture (24 000 000 000 FCfa), élevage (18 420 000 000 FCfa), mines (18 266 030 400 FCfa). Enfin, quelque 15 600 000 000 FCfa ont servi aux études pour la mise en œuvre des projets portés par lesdites conventions.

Aussi, pour mieux illustrer ces performances considérables à l’actif du Président Macky Sall, il convient de convoquer le volume de mobilisation des ressources extérieures enregistrées sous le magistère de son prédécesseur.

Du 25 mars 2000 au 02 avril 2012, période qui consacre la Présidence de Me Abdoulaye Wade, les conventions de financement conclues montent à 3 790 013 435 932 FCfa.

Par secteur, elles se présentent comme suit : infrastructures de transport terrestre (908 676 949 763 FCfa, soit 23,98 %), hydraulique et assainissement (442 981 598 796 FCfa, soit 11,69 %), énergie (371 370 914 066 FCfa, soit 9,80 %), éducation et formation (343 794 614 159 FCfa, soit 9,07 %), gouvernance et développement local (300 912 378 164 FCfa, soit 7,94 %), agriculture (256 528 628 045 FCfa, soit 6,77 %), santé et nutrition (212 218 148 178 FCfa, soit 5,60 %), secteur privé (203 290 590 130 FCfa, soit 5,36 %), développement social (175 449 069 277 FCfa, soit 4,63,%), pêche et transport maritime (121 196 476 671 FCfa, soit 3,20 %), environnement (87 909 323 777 FCfa, soit 2,32 %), appui budgétaire (79 442 542 297 FCfa, soit 2,10 %), paix et sécurité (77 445 776 940 FCfa, soit 2,04 %), télécommunications (72 959 219 250 FCfa, soit 1,93 %), élevage (37 633 394 546 FCfa, soit 0,99 %), emploi et jeunesse (20 511 659 600 FCfa, soit 0,54 %), habitat et cadre de vie (18 596 815 090 FCfa, soit 0,49 %), appui institutionnel (10 963 632 131 FCfa, soit 0,29 %), tourisme (1 000 000 000 FCfa, soit 0,03 %), études (2 958 062 395 FCfa, soit 0,08 %).

Ici, il apparait une prépondérance des secteurs des infrastructures de transport (23,98 %), de l’hydraulique et assainissement (11,69 %), de l’énergie (9,80 %), de l’éducation et la formation (9,07 %), de la bonne gouvernance et du développement local (7,94 %). L’agriculture est loin derrière avec 6,77 %. Six secteurs qui absorbent plus de 69,24 % du montant des conventions conclues pendant la première alternance politique du Sénégal.

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Exigé par l’opposition dès l’après-Législatives de juillet 2017, l’audit du fichier électoral va entrer, dès lundi, dans sa phase de concrétisation. Pour ce faire, une équipe de quatre experts de haut niveau et de nationalité étrangère est arrivée à Dakar.

Depuis lundi dernier, est présente à Dakar une équipe dirigée par un Français et composée de deux spécialistes de base de données et un en biométrie, et un expert électoral, tous les quatre mondialement réputés.

Lundi prochain, ils commenceront le pilotage de l’opération de l’audit du fichier électoral, une exigence cardinale de l’opposition pour asseoir le dialogue politique via le Cadre de concertations du processus électoral (Ccpe) présidé par l’Ambassadeur Saïdou Nourou Bâ. Une exigence qui remonte à l’après-Législatives de juillet 2017 ponctué par de vives suspicions, polémiques et contestations afférentes au déroulement du scrutin, particulièrement le processus d’inscription sur le nouveau fichier électoral.

Deux comités comme organes d’encadrement
C’est ainsi qu’après la création du Ccpe, en sa troisième séance, courant décembre dernier, un consensus est établi sur la nécessité d’auditer le nouveau fichier électoral et les Termes de référence (Tdr) adoptés par toutes les parties prenantes : les partis politiques de la majorité, ceux de l’opposition et les non-alignés ; la Commission électorale nationale autonome (Cena) ; la société civile diversement représentée par le Collectif des organisations de la société civile (Cosc) dirigée par le Professeur Babacar Guèye, et la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (Pacte) amenée par Abdou El Mazid Ndiaye ; idem pour l’Administration via la Direction générale des élections (Dge), la Direction de l’automatisation du fichier (Daf), la Direction générale de l’administration territoriale (Dgat), le ministère des Affaires étrangères.

Lesquels Tdr exigent que les experts chargés de l’audit doivent être de nationalité étrangère.

Suite à cet accord, le Centre européen d’appui aux processus électoraux, basé à Bruxelles, s’est engagé à prendre en charge cet audit au moyen d’un financement de l’Allemagne. Alors, au terme d’un appel d’offres international, les quatre experts précités ont été sélectionnés.

Porte toujours ouverte au Pds, à Aj, à Mankoo, à Tekki et à Taxawu
Hier, ils ont été présentés aux représentants au Sénégal de la Communauté internationale (Union européenne, Usaid, Osiwa et Pnud), aujourd’hui, ce sera au tour des plénipotentiaires des parties prenantes au Ccpe.

Concentrés depuis leur arrivée sur la méthodologie de travail et la revue documentaire, ils vont démarrer, lundi prochain, les opérations techniques et de terrain avec deux organes d’encadrement de l’audit, à savoir le Comité de pilotage, composé des représentants des partis politiques et de la société civile, et le Comité technique, formé d’experts des partis politiques et de l’Administration.

Révision exceptionnelle des listes électorales du 20 février à fin avril
Relevons qu’au niveau des autorités étatiques on ne désespère pas de voir la partie de l’opposition qui a boycotté le Ccpe revenir à de meilleurs sentiments. Dans cette optique même, le Parti démocratique sénégalais (Pds), Aj/Pads tendance Mamadou Diop Decroix, le Mouvement Tekki et "Mankoo Taxawu Sénégal" sont invités à envoyer leurs représentants au niveau du pôle de l’opposition, en vue de leur participation à cet audit international qui se veut inclusif.

Cette opération, qui devra durer un mois, sera finalisée par une séance de restitution au public. Juste avant la révision exceptionnelle des listes électorales dont le démarrage est prévu le 20 février 2017 pour courir jusqu’en fin avril.

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Sauf changement, la capitale sénégalaise sera celle des libéraux du monde, entre fin novembre et début décembre 2018, avec deux Congrès politiques marquants. Le premier, celui de l’Internationale, se tiendra à Dakar les 29 et 30 novembre.

Et le 1er décembre, l’Alliance pour la République (Apr) projette de faire d’une pierre deux coups. D’une part, célébrer son dixième anniversaire, d’autre part, organiser le Congrès d’investiture de son candidat à l’élection présidentielle qui se tiendra deux mois après, en février 2019 : le Président de la République en exercice, Macky Sall.

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Relevons qu’au niveau des autorités étatiques on ne désespère pas de voir la partie de l’opposition qui a boycotté le Ccpe revenir à de meilleurs sentiments. Dans cette optique même, le Parti démocratique sénégalais (Pds), Aj/Pads tendance Mamadou Diop Decroix, le Mouvement Tekki et "Mankoo Taxawu Sénégal" sont invités à envoyer leurs représentants au niveau du pôle de l’opposition, en vue de leur participation à cet audit international qui se veut inclusif.

Cette opération, qui devra durer un mois, sera finalisée par une séance de restitution au public. Juste avant la révision exceptionnelle des listes électorales dont le démarrage est prévu le 20 février 2017 pour courir jusqu’en fin avril.

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Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal a été reçu, avant-hier, dans la capitale iranienne. A Téhéran, Moustapha Niasse a eu un long échange avec le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Au cours de cette entrevue, les deux personnalités ont échangé sur la coopération entre le Sénégal et l’Iran, notamment dans le domaine de l’agriculture.

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Nouveaux développements dans l’enquête relative au massacre de quatorze paisibles citoyens en Casamance, précisément à Boffa-Bayotte, dans l’arrondissement de Nigauds, menée par la Section de Recherches (Sr) de Dakar de la Gendarmerie nationale.

Douze jours après la survenue de cet horrible acte qui a indigné tout le Sénégal, les vingt-deux suspects interpellés et gardés à vue à Néma, à Ziguinchor, ont été édifiés sur leur sort. Deux d’entre eux ont été élargis et les vingt autres déférés au Parquet, hier.

Dans ce dernier lot, figure le journaliste René Basséne particulièrement accablé par les éléments de l’enquête. Son implication dans ce massacre dépasserait la rédaction du communiqué du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc) revendiquant le massacre. Selon nos informations, sa collusion avec les assassins serait notoire.

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