A LA UNE (2520)

La sécheresse et les violences occasionnées par des «conflits pastoraux» créent une situation alimentaire «en sévère détérioration» dans plusieurs zones du Sahel, a averti, hier mercredi, le Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA), réuni au siège de l’OCDE à Paris.

«Si des mesures vigoureuses ne sont pas mises en œuvre», le nombre de personnes en besoin d’assistance alimentaire «pourrait atteindre 10,6 millions» d’ici à l’été, a averti le RPCA qui réunit les Etats africains de la zone sahélienne et les bailleurs de fonds internationaux (Onu, UE, Banque Mondiale, agences de développement, ONG..).

Actuellement, «environ 7,1 millions de personnes sont en besoin d’assistance alimentaire, dont 3,7 millions dans le nord-est du Nigéria», en majorité des familles d’éleveurs, a précisé le réseau dans son communiqué final. Dans la région du Sahel, les récoltes céréalières ont légèrement progressé de façon globale durant la campagne 2017-18, à 67,7 millions de tonnes (+2,5% par rapport à 2016-17), mais des baisses sensibles sont enregistrées dans plusieurs pays et les prix des denrées locales, céréales et tubercules restent «plus élevés que la moyenne des cinq dernières années», s’est inquiété le réseau. Ainsi en Gambie, la récolte de céréales a chuté de 29%, au Burkina Faso de 11%, en Guinée Bissau de 7% et au Tchad de 5,5%. La situation la plus critique a été constatée au Cap Vert qui n’a rien récolté du tout cette année en raison de la sécheresse.

La production de fourrages a aussi baissé dans plusieurs pays en raison de la sécheresse: la Mauritanie enregistre un déficit de 95% par rapport à la moyenne des cinq dernières années, et le Sénégal de 80%, selon le réseau. Ceci entraîne une précocité des transhumances transfrontalières habituelles «dans un contexte sécuritaire difficile», faisant craindre «de nombreux conflits entre pasteurs et agriculteurs dans les zones de transit et les pays d’accueil», a souligné la même source.

La situation alimentaire «critique» dans plusieurs zones de la bande sahélienne (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) affecte surtout des ménages de «pasteurs» (bergers ou éleveurs, NDLR).

Elle est aggravée «par l’insécurité persistante dans le bassin du lac Tchad et la zone du Liptako-Gouma», située à cheval sur le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a indiqué ledit document.

AFP

L’Internet via le téléphone mobile est en train de révolutionner l’Afrique comme l’illustre une étude du cabinet Deloitte. 75 % des foyers du continent accèdent au net via le smartphone.

Selon une étude du cabinet Deloitte intitulée « Tmt prédictions Afrique 2018 : l’avenir est ici », dédiée aux évolutions des usages, de consommation et de marché dans le secteur des technologies, médias et télécommunications (Tmt) sur le continent, 75 % des foyers africains connectés à internet le seront via les technologies mobiles en 2018. Tandis qu’un foyer sur cinq aux Etats-Unis et trois sur 10 au Brésil se connectent à internet via le mobile en 2018, contre un foyer sur 10 en Europe. La tendance en Afrique est aussi liée au fait que la couverture géographique de la 3G et de la 4G est moins coûteuse et plus vaste que la couverture filaire. Ainsi, les opérateurs et équipementiers en télécommunications proposent aux consommateurs une gamme de forfaits internet offrant plus de data et d’appareils adaptés à l’internet mobile résidentiel (minibox, clés internet). Toujours sur le continent, 66 % des foyers sont connectés via le mobile contre seulement 21 % à travers l’Internet fixe alors que 13 % ne disposent pas de net à la maison. 45% des Africains recourent à l’Internet pour suivre des événements en direct, contribuant à l’épanouissement dans le monde des diffusions et événements « live », secteur qui devrait peser 545 milliards de dollars de chiffres d’affaires cette année dont 72 % à générer par la télé et la radio. Mais sur ces 45 % des utilisateurs africains connectés sur le « live », surtout sportif, seulement 25 % sont prêts à débourser plus de 20 dollars par an pour regarder des diffusions en direct. 63 % vont utiliser des applications de réalité augmentée telles que les filtres selfies. 20 % des jeunes de 18-24 ans utilisent à domicile uniquement leur connexion mobile.

660 millions d’Africains équipés de smartphone d’ici à 2020
Le nombre d’utilisateurs de smartphones dans le monde devrait quasiment doubler d’ici à 2020, dans la même veine, 660 millions d’Africains devraient s’en équiper, selon l’étude de Deloitte. Déjà, 67 % des utilisateurs de téléphone mobile sur le continent déclarent être susceptibles d’acheter un smartphone dans les 12 prochains mois. Leur choix pour l’achat est motivé par la connectivité de l’appareil (75 %), son autonomie (67 %) et sa mémoire interne (65 %). En 2023, les utilisateurs devraient interagir 65 fois par jour en moyenne avec leur smartphone contre 50 fois en 2017. L’étude nous apprend aussi que 80 % des usagers utilisent leur appareil plus d’une heure par jour. Dans les avions, un milliard de passagers dans le monde accéderont au wifi dans les avions en 2018, les compagnies aériennes africaines s’y préparent déjà.

Malick CISS

STREAMING MUSICAL ET PRESSE NUMERIQUE : PLUS DE 680 MILLIONS D’ABONNÉS ATTENDUS D’ICI À 2020
Le streaming musical et la presse numérique sont en pleine ébullition, constate le cabinet Deloitte, les consommateurs étant de plus en plus disposés à payer pour du contenu. En fin 2018, un adulte sur deux dans le monde devrait posséder au moins deux abonnements digitaux payants. En 2020, ce seront 50 % des adultes qui en auront au moins quatre. Plus de 680 millions de souscriptions à des abonnements numériques sont attendues d’ici à 2020 dans le monde. Selon Deloitte, jusqu’à 1.200 dollars par an en abonnements en ligne seront dépensés par les gros consommateurs. Le secteur est principalement porté par la Svod et la musique.

M. CISS

PERCÉE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Le machine learning (apprentissage automatique qui confère aux ordinateurs la capacité d’apprendre sans être explicitement programmés, selon lemagit.fr) et l’intelligence artificielle gagnent de plus en plus de terrain en Afrique, surtout dans le secteur de la santé.

Ces nouvelles technologies facilitent l’accès aux soins de santé de base dans les pays en développement. Par exemple, grâce à des photos prises par smartphone, un spécialiste peut identifier les marqueurs biologiques d’un cancer de la bouche ou effectuer des tests de la vue et dépister des maladies oculaires. Ce qui fait du smartphone un outil d’aide au dépistage. Par ailleurs, des entreprises africaines recourent à l’intelligence artificielle pour détecter des intrusions de sécurité (44 %), pour résoudre des problèmes technologiques (41 %) ou pour évaluer la conformité interne (34%).

M. CISS

Après l’annonce de la programmation officielle du festival de Cannes qui se tiendra du 8 au 19 mai, les autres sélections cannoises se sont dévoilées. Tourné au Sénégal et en région lyonnaise, « Amin », le dernier film de Philippe Faucon, est sélectionné à la prestigieuse Quinzaine des Réalisateurs.

Interprété par Moustapha Mbengue, Amin vient du Sénégal pour travailler en France, laissant au pays Aïcha, sa femme, et leurs trois enfants. Ils ne se voient qu’une ou deux fois par an. Entre le foyer où il vit et son travail sur les chantiers, sa vie est austère et solitaire. Il envoie l’essentiel de ce qu’il gagne au Sénégal. Mais un jour, il rencontre une femme, Gabrielle, et une liaison se noue… Gabrielle est incarnée par Emmanuelle Devos qui avait notamment eu le César de la meilleure actrice en 2002 pour « Sur mes lèvres ». Très centré sur les milieux africains, le réalisateur Philippe Faucon a de nombreux films à son actif, tous magnifiques.

Son dernier, « Fatima », du nom d’une mère immigrée en France qui peine à éduquer seule ses deux filles, a rencontré un grand succès public et avait remporté trois César dont celui du Meilleur film. La musique est signée par Amine Bouhafa qui a lui-même remporté un César en 2015 pour « Timbuktu ».

La « Quinzaine » a aussi sélectionné, cette année, un film d’Afrique : « Mon cher enfant (Weldi) », du Tunisien Mohamed Ben Attia, son deuxième long métrage après « Hedi, un vent de liberté » qui avait triomphé à Berlin en 2016. Le film suit un couple petit bourgeois qui nourrit de grands espoirs pour son fils unique, et découvre brutalement que ce dernier est parti en Syrie. Le père se rend alors en Turquie pour essayer de retrouver son enfant. Cela le renvoie à chercher des réponses à sa propre vie… Comme pour « Hedi », les célèbres Frères Dardenne (Belgique) signent là une nouvelle collaboration avec le cinéaste tunisien. En présentant le film, Edouard Weintrop, délégué général de la Quinzaine pour la huitième et dernière année, a insisté sur la performance de l’acteur Mohamed Dhrif qui avait joué autrefois dans « L’Homme de cendres », un film qui avait lancé en 1986 le plus connu des réalisateurs tunisiens, Nouri Bouzid.

Parmi les courts métrages de la Quinzaine, « Ce Magnifique Gâteau ! » des Belges Emma De Swaef et Marc James Roels est un film d’animation de 44 minutes situé dans l’Afrique coloniale à la fin du 19ème siècle. On y trouve un roi préoccupé, un Pygmée travaillant dans un hôtel de luxe, un homme d’affaires raté, un portier perdu et un jeune déserteur… Ces figurines sont animées en « stop motion » : image par image en déplaçant les personnages à la main, un travail considérable.

Autre court de la Quinzaine, un documentaire hybride de Juanita Onzaga : « Our Song to war », tourné à Bojaya, un village afro-colombien qui a subi les pires massacres durant le conflit armé colombien en 2002. Les souvenirs de la guerre se transforment poétiquement en mythes pour permettre la réconciliation.

L’Afrique et ses diasporas sont, par contre, absentes de la sélection Acid mais aussi de la Semaine de la critique où se glisse toutefois un court métrage algérien : « Un Jour de Mariage » d’Elias Belkeddar, chronique mélancolique ou Karim, un voyou français en exil à Alger, vit de petites combines.

Sans doute les diasporas africaines sont-elles présentes dans d’autres scénarii à découvrir, surtout lorsqu’ils reflètent la diversité des origines dans les quartiers marginalisés. Mais force est de constater qu’une fois de plus, l’Afrique noire est peu présente dans le plus en vue des festivals de cinéma internationaux, à l’image du peu de structuration de l’industrie du cinéma sur le continent.

La jeune Kényane Wanuri Kahiu est la seule sélectionnée avec « Rafiki » dans la section officielle « Un certain regard ». Mais elle ne représente cependant pas l’Afrique : les cinéastes ne sont pas des ambassadeurs et leurs films ne sont que leur regard singulier d’artiste n’ayant pour ambition que de nous poser des questions.

Par notre correspondant Olivier BARLET

Pour inciter davantage les populations à aller retirer leurs cartes dans les différentes commissions, la Commission électorale nationale autonome (Cena), invite les partis politiques et les chefs de quartier à davantage de sensibilisation.

À l'approche de la fin de la révision exceptionnelle des listes électorales, la Commission électorale autonome (Cena) est allée s'enquérir de l'état d'avancement des retraits des cartes dans la région  de Dakar. Même si le niveau d'affluence est correct, le président de la Cena Doudou Ndir est d'avis qu'il y a encore des efforts à faire. «Les commissions d'inscription sont répandues sur toute l'étendue du territoire et même dans plus de 36 autres pays. Cette année, nous avons une commission au Japon, en Chine, en Turquie, au Brésil... Notre tournée auprès de certaines commissions administratives installées dans le département de Rufisque, Pikine, Guédiawaye et Dakar nous a permis de constater qu'il y a un besoin de communication plus ardue», reconnaît M. Ndir.

En attendant, le retrait des cartes relève d'un véritable parcours du combattant.  A la sous-préfecture de Dakar Plateau, lieu d'inscription et de retrait des cartes, difficile de se frayer un passage dans les escaliers. A 17 heures passées, les files s'étendent du premier étage au rez-de-chaussée. « Je suis là depuis 10 heures pour retirer ma carte», se désole cette dame, la mine fatiguée. Il faut dire que c'est ici que les habitants de Plateau, Gorée, Point E viennent s'inscrire ou retirer leurs cartes.  Conscient d'une telle situation, le président de la Cena estime qu'il est nécessaire d'impliquer toutes les composantes du pays. «Nous voulons rendre le retrait moins contraignant. C'est pourquoi nous appelons les partis politiques à communiquer, inciter leurs militants à aller retirer les cartes en souffrance dans les commissions, nous appelons aussi les chefs de quartier à s'impliquer. Aujourd'hui, la Cena fait des efforts. Dans les commissions, même si vous ne trouvez pas votre carte, sur place, on peut vous dire où vous pouvez la trouver. Mais il faut l'implication de tous », lance-t-il. Concernant certaines erreurs notées dans quelques cartes et que certains assimilent à de la fraude, M. Ndir a tenu à recadrer. «Il y a certes des erreurs sur certaines cartes, à la place d’un homme, on met une femme, mais ce sont des erreurs minimes et les commissions sont là pour les corriger », tempère-t-il.

Oumar FEDIOR

Dix ans après la mise en place d’une usine d’assemblage de véhicules au Sénégal, l’Iran continue sa poussée diplomatique au pays de la Téranga, malgré une brouille entre les deux pays au début des années 2010. Téhéran croit que Dakar peut jouer les bons offices dans le conflit qui l’oppose à l’Arabie Saoudite au sujet du Yémen. Les tensions avec l’Amérique de Trump concernant le nucléaire iranien ou encore les accointances militaires et religieuses tant décriées entre l’Iran et la Syrie de Bachar el-Assad,  l’Ambassadeur Elnollah Ghashghavi n’a éludé aucune question (L’interview a été réalisée bien avant les frappes occidentales sur la Syrie).

Après le « froid » du début des années 2010, les relations entre le Sénégal et l’Iran se sont réchauffées dernièrement. Qu’est-ce qui l’explique ?
Les relations entre l'Iran et le Sénégal sont bonnes et historiques et elles sont ancrées dans les points communs culturels des deux pays. La religion islamique a joué un rôle important dans l'établissement et le maintien de cette relation. Le Sénégal est un pays de soufisme dont les manières islamiques sont inspirées par Sheikh Abdul Qader Gilani, le fameux mystique iranien. Les deux pays ont beaucoup d'affinités religieuses et culturelles, ce qui illustre une bonne coopération entre les deux pays. Un incident soudain qui, au début de 2010, avait unilatéralement refroidi ces relations, était, en fait, une conspiration d'étrangers et d'ennemis. Cet incident était très artificiel et sans fondement. La politique étrangère de l'Iran repose sur la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays. Comment est-il possible que les deux pays aient une relation très étendue, avec l'Iran qui a lancé un projet d'industrie automobile d'une valeur de 70 millions d'euros et un autre projet de centrale solaire de 35 millions de dollars, puisse porter atteinte à cette coopération ? Alors que l'ancien président du Sénégal a visité l'Iran trois fois, le président iranien s'est rendu au Sénégal à deux reprises. Certes, c'était une conspiration des ennemis des deux pays qui ne toléraient pas le développement des relations entre nos deux Etats. Même durant la période de rupture des relations entre les deux pays, les volets économiques et culturels étaient en vigueur. Heureusement, après l’échange des ambassadeurs des deux pays, il y a deux ans, nous voyons que les relations se sont accrues entre les deux pays frères. La République islamique d'Iran, compte tenu de ses capacités dans divers domaines de production, cherche à accroître le volume des échanges commerciaux avec le Sénégal. Les sociétés iraniennes Seniran auto, Shirin ASAL et l’entreprise de construction des villas opèrent au Sénégal et verront la prospérité du commerce bilatéral à l'avenir grâce à l'échange de délégations de haut niveau et aux voyages des hommes d'affaires des deux pays. Le déplacement du président Moustapha Niasse de l’Assemblée nationale du Sénégal à Téhéran pour le treizième sommet des présidents des parlements des membres de l’Oci et ses entretiens avec le Guide suprême, le président de la République, le ministre des Affaires étrangères ainsi qu’avec son homologue iranien ont été des points déterminants. L’honorable M. Mohammed Khoureychi Niass, membre du Parlement sénégalais, a été élu secrétaire général de l’union parlementaire de l’Oci. Avec le déplacement du ministre iranien des Affaires étrangères au Sénégal à la tête d’une délégation d’hommes d'affaires, fournira une introduction à la cinquième commission mixte des deux pays mais aussi la tenue d’un Forum économique.

Nous espérons voir l'expansion des relations entre les deux pays avec ce voyage et la connaissance des opportunités et des capacités.
 
Le Sénégal avait signé, en février 2008, des accords avec votre pays dans le secteur du transport notamment pour renouveler le parc de taxis dakarois avec l’installation d’une usine d’assemblage de voitures. Plus de dix ans après, quel bilan en tirez-vous ? 
Seniran Auto est une illustration des liens économiques des deux pays. L'usine a été fondée en janvier 2006 avec un investissement de 45 milliards de francs. L'usine a une capacité de production de 10 000 voitures par an. Jusqu'à présent, environ 2500 taxis ont été produits par l'entreprise. Certains de ces taxis ont été déployés à l'aéroport Blaise Diagne. Aujourd'hui, le changement climatique et le réchauffement climatique constituent une menace sérieuse pour la vie humaine. En raison du trafic de taxis âgés dans la ville, les véhicules hybrides iraniens alimentés au gaz ont une contribution importante à la réduction de la pollution de l'air et à la protection de la nature. Fournir des services après-vente et fournir des pièces avec les prix les plus bas disponibles sur le marché et des incitations commerciales sans garanties gouvernementales et bancaires, joue un rôle important dans la création d'emplois au Sénégal. Aujourd'hui, des centaines de travailleurs sénégalais travaillent directement et de manière permanente dans l'usine, et 2 500 ont été employés dans le système de taxi. L'Iran soutient Seniran auto pour développer des marchés et des services au Sénégal et dans les pays voisins d'Afrique de l'Ouest. Actuellement, il y a de bonnes offres d'autres pays de la région pour créer cette usine. La capacité de ravitaillement en gaz peut atteindre environ 350 km à la fois, ce qui est une caractéristique qualitative importante en raison des faibles prix du gaz par rapport aux autres carburants. J'invite d'autres syndicats de transport à travers le Sénégal à visiter l'usine et à se familiariser avec le bon service de cette entreprise. Seniran Auto est en mesure d'installer des stations-service après-vente et des stations d'approvisionnement en gaz partout au Sénégal. Il est à noter que l'entreprise a une contribution importante au transfert de technologie et à la formation technique des entraîneurs et formateurs sénégalais, et il est prévu d'envoyer des ateliers sénégalais en Iran en coopération avec des universités sénégalaises. La production de l'entreprise est actuellement d'environ 1 000 unités par an. En raison de la saturation initiale du système de taxi de Dakar, nous cherchons à remplacer les voitures par de nouvelles voitures.

L'entreprise paie divers frais fiscaux et douaniers chaque année. Nous demandons également au gouvernement sénégalais d'étendre ses activités. Seniran Auto simultanément avec l’ouverture de l’Aibd fournit de nouveaux taxis pour le transport avec l’agrément initial entre le Pdg et les autorités de l’Aéroport pour vendre 500 taxis.
 
Comment jugez-vous le dynamisme des relations culturelles entre le Sénégal et votre pays ?
 L'Iran et le Sénégal ont de nombreuses similitudes culturelles, le Sénégal, avec 95% musulmans, l'existence de divers groupes islamiques, notamment le Tariqat, inspiré par le célèbre mystique iranien Sheikh Abdul Qader Gilani (et d'autres figures célèbres du mysticisme comme Maulana Jalaluddin Balkh Rumi, Hafez Shirazi, Cheikh Khajeh Abdollah Ansari, Hakim Omar Khayyam, Mansour Hallaj, Bayazid Bastami, Abou Said Abolkhir, Baba Tahir Hamedani, Abou Hamed Ghazali, Cheikh Eshragh, Cheikh Attar Neyshabouri, Shams Tabrizi, Cheikh Mohammad Shabestari, Abdolrahman Jami). Plus important encore, le rôle central du Coran et du Prophète dans l'unification de la société islamique et l'existence des villes religieuses de Touba et Tivavone, comme les villes religieuses de Mashhad et de Qom, sont toutes les traditions culturelles communes des deux pays. Ce qui menace ces deux sociétés islamiques est la prédominance des idées salafistes, radicales et terroristes. L'Islam chiite et le soufisme sont toujours pacifiques, car ils n'ont joué aucun rôle dans les mouvements terroristes du 11 septembre, Isil, al-Shabaab et Boko Haram, ce qui explique en grande partie la nature amicale de l'Islam iranien. L'Iran construit une école à Guédiawaye, il y a aussi l’Université Al-Mustafa et le centre culturel iranien, ainsi que le département de la langue persane à l’Ucad. Les deux pays ont une bonne coopération culturelle et essaient de développer des activités culturelles dans le domaine de la bibliothèque, du cinéma et plus encore. On peut dire qu’en Afrique de l’Ouest, il n’y a aucun pays comme le Sénégal qui a des similarités avec l’Iran, il faut dire que la culture et la civilisation iraniennes sont bien connues au Sénégal. La R.I. d’Iran, avec la pensée de l’Imam Khomeyni est appréciée des gens d’ici.
 
Sur l’international, l’Iran et l’Arabie Saoudite ne parlent pas toujours le même langage diplomatique. Proche des deux pays, le Sénégal pourrait-il jouer un rôle important pour rapprocher les positions iraniennes et saoudiennes ?
La coopération entre les pays du Moyen-orient n’est pas un choix mais une nécessité. Sur cette base, nous définissons notre lien et relation avec les voisins. L'Iran n'a aucun problème avec la région du golfe Persique, et plusieurs fois, le Dr. Zarif, le chef de la diplomatie étrangère de l'Iran, a invité les pays de cette région, en particulier l'Arabie saoudite, à négocier. Les pays de la région devraient, par le dialogue et la coopération, reconnaître les points communs sans solliciter un pays médiateur étranger. Toute incompréhension au sein de la communauté islamique devrait être résolue par des négociations au sein de cette communauté. L'ingérence des puissances étrangères qui se trouvent à des milliers de kilomètres de cette région, ne devrait pas fonctionner. La Région est fatiguée du jeu des étrangers et du terrorisme et ne tolère pas la montée de la violence et du terrorisme. La République islamique d'Iran exige le respect des droits de l'homme et des droits des personnes opprimées au Yémen. Nous voyons la présence directe des États du Golfe persique au Yémen, alors que la démocratie yéménite doit être respectée, et les Yéménites devraient négocier et résoudre eux-mêmes les problèmes en observant les droits de tous les groupes. Nous sommes toujours ouverts pour le dialogue et les pourparlers avec nos voisins. L'Iran salue tous les efforts déployés par un pays tiers pour réduire les tensions dans la région. Et le Sénégal peut très bien jouer ce rôle.
 
Dans la crise Syrienne, l’Iran fait partie des protagonistes pour des raisons « religieuses » et « nationalistes ». C’est une position qui n’a pas toujours été comprise. Comment expliquez-vous votre décision d’intervenir, depuis 2011, en Syrie ?
 La présence de l’Iran en Syrie est suite à la demande officielle, légitime et légale de la Syrie et aujourd’hui il est clair que l’Etat de Syrie est en guerre avec Daech et Al Qaida. Aucun pays de la région n’a payé le prix que l’Iran a payé dans ce conflit. L’unité des pays islamiques est une préoccupation et une priorité pour l’Iran. Une fausse perception développée par les ennemis de l’Iran et de l’Islam essaye de faire comprendre que l’Iran soutient seulement les chiites. Nous croyons que la crise de la région doit nécessairement être réglée par les pays de la région. Six années de guerre, de destruction, de meurtres et de rébellion ont montré que la solution pour la fin des conflits est la négociation. On ne doit pas accepter que le gouvernement d’un pays soit renversé.

 Il ne faut pas oublier que l’Etat de Syrie avait été renversé. Sans gouvernement, il était dominé par les terroristes. L'Iran a supporté le peuple syrien pour la libération de la Syrie de la menace de l'Eiil, l'éclatement du terrorisme brutal et la défense d'un pays frère. La lutte contre le terrorisme de l'Eiil s'est déroulée sous la forme d'une coalition de l'Iran, de la Russie, de la Syrie et dernièrement avec la coopération de la Turquie, dans une action collective. Si l'Iran n'était pas dans ce cas, le groupe terroriste Isis pourrait continuer à cultiver et à répandre l'insécurité et à l'étendre à d'autres parties du monde. Le terrorisme n'est pas seulement actif pour une région aujourd'hui, c'est un phénomène mondial, et nous devons tous travailler ensemble pour l'éradiquer. Les groupes terroristes sont connectés à un réseau mondial.
 
L’accord sur le nucléaire iranien est une source de discorde avec Trump. Que reprochent les Etats-Unis à votre pays ? Disposer de l’arme nucléaire n’est-il pas une prérogative pour un pays indépendant ? 
L'Iran, en raison de sa nature islamique, s'est opposé à toutes les armes de destruction massive. Les États-Unis ont toujours utilisé les activités nucléaires pacifiques de l'Iran pour ses intentions extravagantes et son hostilité avec l'Iran en tant qu'État islamique indépendant. Un protocole d'entente a été conclu après une décennie de négociations, mais il ne s'agit pas d'un accord bilatéral. L'accord a été approuvé par le Conseil de sécurité sous la forme d'une résolution, et l'opposition de Trump à cet accord est loin de la raison, de la logique et constitue une violation unilatérale de l'engagement international. Les accords multilatéraux ne changent pas avec le changement des gouvernements. Trump avait essayé de détruire toutes les réalisations de son prédécesseur et à éliminer certains accords internationaux (Accords de Paris sur le climat, Unesco…) mais le Jcpa est assez différent des autres, parce que c’est multilatéral et pas facile d’en sortir. Tout le monde est surpris du retrait des Etats-Unis de l'accord. Ce retrait mettra un terme aux pourparlers de paix mondiale. Il y a aussi des problèmes en Corée du Nord et dans d'autres pays. Trump invite la Corée du Nord à résoudre le problème, mais détruit étonnamment cet accord nucléaire. Il compromet facilement cet accord qui est le résultat d'un effort de négociations difficiles. Comment d'autres pays peuvent-ils désormais faire confiance aux États-Unis? L'élimination d'un accord sur la paix est une folie complète. L'Iran a montré la nature de ses activités nucléaires pacifiques et sa volonté de résoudre le problème, et les États-Unis, avec leur position récente, montrent leur vrai visage.

Propos recueillis par Moussa DIOP

Le président de la République, Macky Sall, est arrivé, hier, en fin d’après-midi, à Paris, pour une visite de quatre jours. Le Chef de l’Etat est accompagné de son épouse et d’une forte délégation dans laquelle on peut notamment citer  le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, le conseiller diplomatique Omar Demba Bâ, l’ambassadeur Alioune Ndao Fall, le député Demba Sow également responsable de la Dse France et beaucoup d’autres responsables de son parti Apr.

Au menu cette visite en France, une rencontre officielle avec son homologue français Emmanuel Macron dans l’après-midi du 20 avril à l’Elysée.

Il sera question de la coopération entre les deux pays et de sujets d’actualité internationale. Le président de la République recevra également plusieurs investisseurs et des opérateurs économiques dans le cadre de la réalisation des grands projets du Pse. Durant son séjour parisien, Macky Sall accordera également beaucoup de temps aux échanges avec les responsables et les militants de son parti en France. Hier, dès son arrivée à la Résidence du Sénégal à Paris, Macky a reçu, pendant plusieurs heures, la Dse de France et les responsables de sections venus de la France, d’Italie et de Bruxelles. Le but, remobiliser les troupes pour massifier le parti et défendre son bilan en vue de la prochaine présidentielle de 2019.

Correspondance Ousmane Noël MBAYE

S’agissant de la gestion des finances publiques, l’encourt de la dette est estimé, au 31 décembre 2017, à 5.848,5 milliards de FCfa (soit 61, 24% du Pib) contre 5.312,1 milliards (61,01% du Pib) en 2016, soit une hausse de 10 %. Il est composé de la dette extérieure (78 %) et de la dette intérieure (22 %). Cependant, rassure le Mef, les analyses de la viabilité de la dette publique effectuées par le Comité national de la dette publique (Cndp) et le Fmi révèlent que le Sénégal présente un risque de surendettement faible.

A. DIAW

En 2018, l’activité économique devrait rester dynamique avec la poursuite des projets structurants du Pse.

Selon les projections du Mef, le taux de croissance du Pib réel est projeté à 7,0 % contre 7,2% en 2017. Pour l’inflation mesurée par le déflateur du Pib, elle est projetée à 2,2% en 2018, contre 1,7% en 2017.

Enfin, pour le déficit budgétaire, il devrait se situer à 3,5% contre une estimation de 2,9% du Pib en 2017.

A. DIAW

La journée de consultations gratuites organisée dans le cadre du Magal de Kazu rajab a permis la prise en charge d’un millier de personnes dans différentes spécialités : cardiologie, échographie, ophtalmologie, kinésithérapie, etc. Ces consultations ont enregistré la présence de spécialistes marocains qui ont partagé leur savoir-faire avec des médecins sénégalais. Au terme de la journée, le médecin chef du district sanitaire de Touba a compté plus de consultations en échographie. « En valeur, les consultations dans cette spécialité ont dépassé un million de francs ; ce qui constitue une véritable aubaine pour ces populations sans ressources », s’est félicité le Dr Mamadou Dieng. L’organisation de ces consultations gratuites répond, selon Serigne Cheikh Abdou Gaindé Fatma, à la volonté du Khalife général des Mourides Serigne Mountaga Bassirou Mbacké qui vient de lancer un grand appel en faveur des couches vulnérables.

A. DIALLO et M. DIEYE

Très active dans les travaux d’intérêt général, la fédération des «Toureundo» (homonymes) a été désignée par Serigne Abo Mbacké, khalife de Serigne Fallou, pour réaliser les travaux de réfection du mausolée de Serigne Fallou, rappelé à Dieu en 1968. Conformément au «ndiguël» de Serigne Abo, béni par le Khalife général des Mourides Serigne Mountakha Bassirou, la fédération des «Toureundo» ou homonymes hommes et femmes de Serigne Fallou Mbacké a procédé, mi-mars, au lancement des travaux de rénovation de ce mausolée au grand bonheur de la famille de Khadim Rassoul. La fédération des «Toureundo» invite l’ensemble de ses membres, amis et sympathisants, les cheikhs et disciples de la communauté à contribuer financièrement à la réalisation de cette action de grâce et de reconnaissance envers le deuxième khalife général de la communauté mouride.

A. DIALLO et M. DIEYE

Outre l’or et l’argent, le rapport de la Revue annuelle conjointe a également fait l’état des lieux de la filière phosphate. L’exploitation du phosphate demeure l’activité dominante du secteur minier qui a enregistré une production totale de 2,4 tonnes de phosphate en 2017 et a été renforcée par l’attribution de permis de recherche aux sociétés Sephos, G-Phos, African investment Group (Afig), à Baobab Mining chemicals corporation SA (Bmcc) et une autorisation d’exploitation d’une petite mine ainsi que le démarrage des activités de la Société minière de la Vallée (Somiva).

L’ambition du Sénégal déclinée dans le Plan Sénégal émergent (Pse) est de se hisser au niveau du top 3 des producteurs de phosphates en Afrique à l’horizon 2023 avec une production annuelle de plus de 3 millions de tonnes.

A. DIAW

Par l’exploitation de ses gisements de zircon et minéraux lourds, le Sénégal envisage de devenir le 4ème producteur mondial de zircon à l’horizon 2023 avec une production annuelle de 90.000 tonnes. La société Grande côte opérations (Gco) qui est entrée en phase de production depuis la fin du premier semestre 2014, a produit 9.063 tonnes de zircon en 2014, 46.000 tonnes en 2015, 61.918 tonnes en 2016 pour passer à 82.500 tonnes en 2017, soit une progression de plus de 75 %. Celle d’ilménite est passée de 416.350 tonnes en 2016 à 515.000 tonnes en 2017. S’agissant des montants payés en 2017 par la Société au titre de la redevance, ils s’élèvent à 2,479 milliards de FCfa. Entre 2011 et 2014, date de démarrage de la production de minéraux lourds, Gco a investi 340 milliards de FCfa.

A. DIAW

Le gouvernement et les syndicats du secteur de la santé ont tenu, hier, une rencontre monitoring et de suivi des points de revendications. Les questions comme celles liées aux heures supplémentaires ont trouvé un point d’accord en attendant une autre rencontre la semaine prochaine.

Comme pour les syndicats d’enseignants, une rencontre de monitoring et de suivi a été organisée, hier, avec le Premier ministre, pour ceux du secteur de la santé. C’était pour faire le suivi des neuf points de revendications des syndicats de la santé. Des points que le porte-parole et secrétaire général du gouvernement, Seydou Guèye, a regroupé autour de 4 rubriques. La première se rapporte aux questions à incidence financière. « Parmi celles-ci, nous pouvons noter la dette hospitalière, la dette due aux agents dans le cadre du paiement des salaires et des rappels des contractuels du Programme Jica ou Cobra. Ce premier point concerne également les motivations dues, le versement de la première tranche de la subvention aux Etablissements publics de santé, etc. », a-t-il expliqué. M. Guèye a parlé d’un agenda qui a été arrêté et fixé à la date de vendredi prochain pour que toutes ces questions, dont la plupart sont déjà en cours de mise en œuvre, soient définitivement réglées.

La deuxième catégorie de points examinés est relative aux textes et décrets qui, selon le Sg du gouvernement, doivent être préparés et soumis à la signature du Président de la République. « L’objet de ces décrets peut être résumé de la façon suivante : un premier décret porte sur les heures supplémentaires et un deuxième sur la création des nouveaux corps de la santé et de l’action sociale. Il a été décidé d’une rencontre, jeudi prochain, pour partager l’information, ajuster et stabiliser le projet de texte, avant de les transmettre au secrétariat général du gouvernement, puis le Président de la République, en vue de leur signature », a ajouté Seydou Guèye.

Le troisième point qui a été traité porte sur la régularisation de la situation administrative des techniciens supérieurs diplômés à partir des protocoles et procédures de l’enseignement à distance, des sages-femmes et infirmiers d’Etat. Ce point a fait l’objet d’accord et d’avancée. « Ce qui a été arrêté, il revient au ministre de la Santé de travailler à la planification et à la programmation pour dérouler les 100 heures de formation nécessaire pour combler le gap. Un groupe de 900 agents ont été formés, il reste un gap de 100 heures. Le Premier ministre a demandé au ministre de la Santé que cela se fasse le plus rapidement possible », a informé Seydou Guèye.

Concernant le règlement des heures supplémentaires, une réunion est prévue, le 19 avril prochain, avec le ministre de la Santé pour évacuer cette question. « Pour le règlement des heures supplémentaires qui étaient dues, une bonne partie des deux trimestres de 2016 a été payée, de même que pour 2017. Il reste à faire la liquidation de la dette liée aux heures supplémentaires de l’année 2015. Une réunion est prévue le 19 avril avec le ministre de la Santé et ses collaborateurs pour régler cette question avec un échéancier fixé, pour que tous les paiements soient effectués au plus tard à la fin du mois de mai ».

Oumar NDIAYE

MBALLO DIA THIAM, SYNDICALISTE : « NOTRE PLAN D’ACTIONS EST MAINTENU »
Pour les syndicats de la santé conviés à la rencontre avec le Premier ministre, il est question de continuer le plan d’actions de lutte. « Nous avons une grève le 18 avril prochain. Le plan d’actions est maintenu et il y aura grève les 14 et 25 avril, parce que ce que nous attendons, ce sont des actes. De même, si nous devons lever le mot d’ordre, ce n’est pas ici, devant les caméras et sur cette table, que cela se fera, car nous ne sommes pas l’organe habilité à le faire », a souligné Mballo Dia Thiam à la fin de la rencontre.

Pour lui, il y a eu des avancées sur certaines questions et aussi d’autres points ont été joints à la plateforme revendicative. « Sur la question des heures supplémentaires, nous confirmons que le dernier trimestre de 2017 a été payé. Il reste l’année 2016 qui porte sur les arriérés de 2014-2015. Là aussi, des instructions ont été données. Au plus tard en fin mai, les ayant droits percevront les heures supplémentaires », a-t-il confirmé.

S’agissant du relèvement de l’âge de la retraire à 65 ans, Mballo Dia Thiam a demandé au gouvernement d’aborder cette question sous un angle holistique et structurelle et non sous un angle catégoriel et sectoriel. « Sur cette question, nous sommes restés sur notre faim, parce qu’il y avait une conférence sociale qui était initiée à ce sujet, mais jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de satisfaction. Nous voulons qu’elle soit inclusive dans notre indemnité de retraite », a précisé le syndicaliste.

O. NDIAYE

Des missiles ont frappé un aéroport militaire syrien ce lundi 9 avril matin faisant plusieurs morts, a rapporté l’agence officielle syrienne Sana, qui a affirmé qu’une « attaque américaine est soupçonnée », avant de retirer toute référence à Washington. Ces frappes sur l’aéroport de Tayfur, près de Homs, interviennent alors que les présidents américain et français ont annoncé vouloir apporter une « réponse forte et commune » à une « attaque chimique » qui a fait des dizaines de morts dans la Ghouta orientale le samedi 7 avril. Cependant, Américains et Français nient avoir procédé à l'attaque.

Au Nigeria, alors que les violences dans l'extrême nord-est ont fait au moins 20 morts et plus de 80 autres blessées le week-end dernier dans des attentats suicides et attaques armées près de Maiduguri, les autorités ont dévoilé l'existence de pourparlers de paix avec le groupe jihadiste Boko Haram. Des négociations tenues secrètes, qui auraient commencé il y a plusieurs mois pour trouver une solution durable au conflit qui mine l'extrême nord-est du pays depuis presque dix ans.

A l’initiative du Comité national olympique sportif sénégalais (Cnoss), des jeunes filles et garçons ont marché samedi depuis le stade Léopold Sédar Senghor jusqu’à l’esplanade des Parcelles assainies. L’initiative, qui entre dans le cadre de la Journée internationale du Sport, vise à promouvoir la paix, la cohésion nationale, le fair-play, la non-violence, etc.

De jeunes filles et garçons, arborant des pancartes sur lesquelles est dessinée une colombe blanche, ont marché, samedi, dans le cadre de la Journée internationale du Sport au service de la paix et du développement. La procession, partie du stade Léopold Sédar vers les coups de 11 h, est arrivée à l’esplanade de la mairie des Parcelles assainies, 30 mn après. Les randonneurs sont accompagnés par l’équipe du Comité national olympique sportif sénégalais (Cnoss), sous la conduite du vice-président Issa Mboup. Tout ce beau monde est accueilli sur place par le maire des Parcelles assainies et ses collaborateurs.

Au nom de toutes les populations des Parcelles assainies, Moussa Sy a exprimé sa gratitude au Cnoss qui a porté son choix sur cette commune de la banlieue pour célébrer la Journée internationale du Sport au service du développement et de la paix. « C’est pour nous un honneur d’accueillir cette manifestation importante dans le calendrier sportif sénégalais », a fait remarquer l’édile des Parcelles assainies. Selon Moussa Sy, le rôle que joue le sport dans la recherche et la consolidation de la paix n’est plus à démontrer. « Le sport, vecteur de paix, doit continuer à jouer son rôle à travers toutes les pelouses, tous les terrains sportifs », a-t-il poursuivi ; appelant toutes les autres communes du Sénégal « à appuyer cette importante initiative du Cnoss ».
Il en a profité pour annoncer la tenue des deuxièmes olympiades des Parcelles assainies prévues du 20 juillet au 20 septembre 2018.

Le vice-président du Cnoss Issa Mboup, par ailleurs président de la Fédération sénégalaise de tennis, a remercié le maire des Parcelles pour avoir accepté que sa localité abrite l’évènement.

Chargée de l’organisation de cette Journée internationale du Sport, Cécile Faye, secrétaire générale adjointe du Cnoss, a, quant à elle, dit sa satisfaction au terme de la manifestation. « Je suis satisfaite du déroulement de la manifestation. Les gens ont adhéré au projet, à la marche et aux prestations qui ont été effectuées sur l’esplanade de la mairie. De manière générale, la journée a été une réussite », s’est-elle réjouie. Les jeunes filles et garçons, qui ont participé à la randonnée pédestre, ont été sensibilisés sur les vertus du sport, vecteur de paix et de cohésion nationale, le fair-play, la non-violence.

La date du 6 avril a été décrétée Journée internationale du Sport par l’Assemblée générale des Nations unies en 2013. Depuis lors, elle est célébrée de concert avec le Cio.

Diégane SARR

Dans le but de décrisper l’espace politique, notamment avec les tensions sous-jacentes  au projet de loi sur le parrainage qui oppose la majorité présidentielle et l’opposition, des organisations de la société civile ont jugé nécessaire d’offrir leur médiation. Ces organisations demandent ainsi au gouvernement de surseoir à l’examen du projet de loi sur le parrainage et à l’opposition de suspendre toute manifestation.

Elles sont plus d’une vingtaine d’organisations de la société civile à se retrouver autour du collectif d’organisations de la société pour l’observation du dialogue social et politique au Sénégal à appeler toutes les parties et tous les différents acteurs concernés par cette situation « très tendue » à la retenue et à la concertation pour, disent-elles, décrisper le climat et aller vers un dialogue sincère sur la situation nationale.

Ainsi, « soucieuses de la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit ainsi que de la stabilité du pays, conscientes des menaces de tensions violentes politiques qui pourraient découler de la radicalisation sur des positions des uns et des autres, et de leurs conséquences sur le processus, de la nécessité d’aller vers des élections crédibles, transparentes et apaisées, ces organisations sociales et citoyennes demandent au gouvernement de surseoir à l’examen du projet de loi sur le parrainage et à l’opposition de suspendre toute manifestation», a rapporté Mamadou Mignane Diouf, coordonnateur du forum social sénégalais. Aussi ces organisations appellent-elles « solennellement toutes les parties à la retenue et à la concertation afin d’avoir un consensus sur le processus électoral conformément aux dispositions du protocole additionnel de la Cedeao sur la gouvernance et la démocratie ».

Le collectif d’organisations de la société civile pour l’observation du dialogue social et politique au Sénégal invite en outre les acteurs à créer les conditions d’un dialogue sincère et constructif autour des points de désaccord. Elles proposent par ailleurs leur médiation entre le pouvoir et les autres organisations des travailleurs en grève afin de rapprocher les positions pour l’intérêt général du pays. Mieux, « notre initiative est un appel à la Nation et un appel aux acteurs politiques et sociaux autour de l’essentiel. La société civile va renouer le fil du dialogue entre les parties concernées pour l’intérêt du pays. La facilitation et la fédération d’actions doivent nous valoir de différer cette confrontation en vue. Il y a une possibilité de sortir le pays de cette situation et les autorités religieuses et coutumières sont impliquées dans ce processus », a explicité Abdoul Maliki Bousso du Forum civil.

Tout au plus, « notre rôle est une vocation. Nous estimons que nous devrions être entendus et essayons de pratiquer notre valeur forte qu’est le consensus », a plaidé le Pr Malick Ndiaye. Pour le tout, « il y a des divergences profondes entre les acteurs politiques, sociaux et nous membres de la société civile. Nous avons dit que nous allons assurer notre rôle qui est un rôle de prévention.

Pour le moment, nous sommes dans la médiation et la conciliation. Nous voulons éviter des conflits et que les acteurs se retrouvent sous les auspices de la société civile », a éclairé Me Amadou Aly Kane de la Raddho.

Amadou DIOP

L’ex-président brésilien et favori de la présidentielle d’octobre pourrait se retrouver derrière les barreaux après la décision de la plus haute juridiction du pays, ce jeudi 5 avril. Celle-ci a rejeté la demande d’habeas corpus de l’icône de la gauche, qui a été condamné en seconde instance à 12 ans de prison pour corruption.

Le candidat du principal parti de l'opposition a été officiellement proclamé vainqueur de l'élection présidentielle. Cet ancien militaire de 53 ans a remporté 51,81% des voix, contre 48,19% pour Samura Kamara, candidat du parti au pouvoir, a annoncé en milieu de soirée le président de la Commission électorale nationale, Mohamed Conteh.

Le crash de l’hélicoptère de l’armée, survenu le 14 mars dernier, à Missirah, est de ces souvenirs atroces imprimés dans la mémoire collective du peuple sénégalais.

La douleur n’est pas encore assoupie. Le Chef de l’Etat, Macky Sall, touché par l’élan de solidarité des populations de cette localité, tient, au nom de la République, à leur rendre un hommage mérité. En effet, il a invité, au Palais de la République, les pêcheurs qui ont apporté secours aux victimes du crash de l'hélicoptère. Ces pêcheurs, premiers sur les lieux du désastre, ont réussi à exfiltrer sept personnes.

Un acte de bravoure qui n’a pas échappé au Chef de l’Etat. «Je tiens à féliciter nos sauveteurs venus de l'arrondissement de Toubacouta, suite à l'accident de l'aéronef MI 17 de l'armée de l'air au large de Missirah. Je les recevrai, comme je l'ai indiqué, hier, dans mon message à la Nation, pour leur donner une distinction nationale, pour l'action héroïque dont ils ont fait montre. Avec courage et altruisme, ils ont pu aider à limiter les dégâts en prenant de gros risques, ce qui a permis de sauver des vies humaines», a dit le président de la République.

Oumar BA et Oumar FEDIOR

«Six cent soixante treize personnes condamnées pour des infractions diverses et incarcérées dans différents établissements pénitentiaires du Sénégal, viennent de bénéficier de la grâce présidentielle», dont quatre-vingt-quatorze personnes grands malades, six âgées de moins de 18 ans, deux âgées de plus de 65 ans», lit-on dans un communiqué  du ministère de la Justice.

Le texte précise qu’avec la recrudescence récurrente du vol de bétail et de certains crimes liés à l’environnement, le Président de la République n’a pas jugé adéquat d’élargir sa mansuétude aux auteurs de telles infractions.

Le Chef de l’Etat reste néanmoins fidèle à son engagement résolu de donner une seconde chance à une catégorie de citoyens momentanément en conflit avec la Loi.

Oumar BA et Oumar FEDIOR

«Inspirez-vous de la marraine et du parrain de la présente édition, citoyens modèles dont le patriotisme et l’altruisme sont offerts en exemple à la jeunesse». C’est en substance l’invite du président à l‘endroit des jeunes qui ont choisi comme parrain, feu capitaine Mbaye Diagne et comme marraine, la Première dame, Marième Sall. Ainsi,  «à feu le capitaine Mbaye Diagne officier émérite dont la bravoure et le sens élevés du devoir sont reconnus par toute la communauté internationale, je renouvelle à sa famille les condoléances et surtout l’expression de mon affection. Quant à la Première dame, Mariame Sall que vous avez décidé de choisir comme marraine, militante des causes sociales, elle pourrait mériter cette distinction pour son engagement dans la lutte contre la pauvreté et la défense des personnes vulnérables», a révélé le Président Macky Sall.

Le Chef de l’Etat n’a pas manqué d’adresser ses félicitations à la Première dame qu’il encourage à renforcer ses actions en faveur des populations.  Il a exhorté le ministre de la jeunesse à continuer le travail qui lui a été confié à la tête du département de la Jeunesse avant de lui assurer son soutien.

Amadou DIOP et Aliou Ngamby NDIAYE

A la veille du défilé, les préparatifs vont bon train. La Place de la Nation est déjà plongée dans la ferveur de cet évènement solennel. Du côté du commandement militaire où tout est bouclé, l’on annonce des innovations importantes.

Des tribunes déjà installées, des podiums posés, des chaises déchargées et rangées, la Place de l’Obélisque est déjà dans la ferveur du défilé du 4 avril commémorant l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Du côté des ouvriers, il n’y a pas de temps à perdre. Tous sont occupés. Difficile de leur arracher un mot. Normal, quand on travaille pour la grande muette. Même pour les interroger sur l’état d’avancement des préparatifs, ils vous renvoient aux responsables militaires.

Le silence est de rigueur. Et chez eux, seul le colonel Cheikh Omar Tamba, commandant de la Zone militaire N°1 de Dakar, organisateur du défilé de cette année est habilité à en parler. Et il fait la navette entre la Place de la Nation, le ministère, le camp militaire et les autres services. Mais, le décor en dit déjà long sur l’état d’avancement des préparatifs. En plus des tribunes, des drapelets vert jaunes et rouges sont soigneusement accrochés aux poteaux électriques. Et ça cordonne très bien entre les différents services grâce à la diligence de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (Dirpa).

Finalement, c’est entre un de ses innombrables allers-retours que nous avons réussi à mettre la main sur le colonel Cheikh Omar Tamba, commandant de la Zone militaire N°1 de Dakar. Après un échange rapide avec les techniciens, il décide de nous accorder quelques minutes pour un point sur les préparatifs. «Nous voulons que ça soit une très belle fête. Pour ce faire, depuis quelques semaines nous avons démarré les préparatifs, les grosses œuvres sont terminées, les tentes et tribunes sont installées, il ne reste que de petites retouches pour que la fête soit parfaite », dit-il.

Tout est fin prêt
Expliquant le sens du thème de cette année, intitulé : « Contribution des forces de défense et de sécurité à la paix et à la stabilité internationale », le colonel Abdou Ndiaye, directeur de l’information et des relations publiques des Armées (Dirpa), a révélé que « le Sénégal a une forte tradition de promotion de paix dans le monde ». En effet, quatre ans après son indépendance, l’Armée a commencé à envoyer des troupes dans les zones de conflit. « Un premier contingent de 500 Casques bleus a été envoyé à Congo. C’était le début de ce qui est devenu une tradition aujourd’hui. C’est pourquoi, l’Onu a établi une médaille pour acte de bravoure exceptionnelle dénommée «Mbaye Diagne », en reconnaissance du sacrifice de l’officier sénégalais au Rwanda où, armé de son courage, il a réussi à sauver des centaines de Rwandais », a-t-il détaillé. C’est pourquoi, selon le colonel Tamba, « il y aura, dans le défilé, des détachements qui ont servi sous la bannière de l’Onu, la Cedeao ou de l’Union africaine (Ua). Voilà quelques grosses innovations », a-t-il annoncé.

A la veille d’un évènement aussi symbolique et solennel que le défilé, le stress n’a pas gagné les responsables de l’organisation qui s’y sont pris très tôt. « A vrai dire, il n’y a pas de stress, parce que nous avons pris les devants très tôt. Nous ne courons pas derrière les préparatifs, nous gérons depuis le début et tout se passe bien. Aujourd’hui, je peux vous dire que les travaux sont terminés à 100% », a-t-il assuré. L’évènement verra, selon le colonel Abdou Ndiaye, directeur de l’information et des relations publiques des Armées (Dirpa), le défilé de 3949 militaires et paramilitaires, 1852 civils comme les majorettes du Lycée Kennedy et 385 véhicules. « Et pour la première fois, l’Ecole de l’administration pénitentiaire va défiler du côté des paramilitaires, ainsi que l’Ecole inter-états de médecine vétérinaire.

Omar FEDIOR

L’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) a procédé, le 31 mars 2018, à sa première cérémonie de remise de diplômes. Ainsi, 487 diplômés de la première promotion ont reçu leur parchemin. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a dit toute sa fierté de voir que l’Uvs est devenue une réalité.

Créée en septembre 2013, l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) a célébré ses premiers diplômés le 31 mars 2018 lors d’une grande cérémonie de graduation. Il s’agit de 487 étudiants ayant obtenu la Licence III, notamment 279 diplômés du Pôle Lettres, sciences humaines et éducation, 155 en Sciences juridiques et de l’administration et 55 diplômés en Sciences, technologie et numérique.

Kadiatou Fall Samb, étudiante en Anglais à l’Eno de Thiès, est la major de cette première promotion. Parlant au nom des récipiendaires, elle a remercié les autorités du pays d’avoir mis en place cette première université numérique publique du Sénégal. Elle a indiqué que, pendant les 6 semestres de la Licence, les étudiants se sont concentrés sur leurs études pour devenir les pionniers de l’apprentissage à distance au Sénégal. Cela, malgré les difficultés. Elle a cependant demandé plus d’assistance sur le plan social et médical pour les étudiants de l’Uvs, de même qu’un accompagnement pour une bonne insertion professionnelle. Mlle Samb a bénéficié, séance tenante, d’un recrutement à la Direction de la communication et du marketing de l’Uvs en tant que major.

Le coordonnateur de l’Uvs, Moussa Lô, rendant hommage aux récipiendaires, a informé qu’ils ont mis en place une politique pour aider les étudiants à avoir une première expérience professionnelle. C’est ainsi, a-t-il rappelé, qu’un étudiant sur quatre a eu une expérience professionnelle lors de la formation à l’Uvs. Selon lui, après plus de 4 ans d’existence, l’Uvs s’est imposée dans l’espace universitaire du Sénégal avec 20.000 étudiants, soit la deuxième université du pays, avec 12 Espaces numériques ouverts, 21 enseignants permanents, 259 enseignants associés, 158 personnels administratifs et techniques et 1686 tuteurs. L’objectif de l’Uvs, à l’horizon 2022, est d’avoir un Eno dans chaque département pour améliorer le taux de réussite, actuellement situé à 70 % en Licence 1. Le ministre de l’Enseignement supérieur a présidé cette cérémonie qui consacre « l’excellence » de cette université qu’il a vu naître dans des conditions parfois difficiles. « Quand le président de la République nous a instruit, au terme de la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur, de créer l’Uvs, nous mesurions tous les défis auxquels nous devions faire face. Nous y sommes parvenus tous ensemble. Il y a un légitime sentiment de fierté », s’est-il souvenu avec émotion. S’adressant aux étudiants, Mary Teuw Niane leur a lancé : « Qu’il y ait eu des difficultés, cela n’est pas contestable, que des doutes aient été parfois à l’origine des contestations, cela doit être reconnu. Mais, en définitive, quel plaisir de vous voir ici attendant la remise symbolique de vos diplômes de Licence ».

Oumar KANDE

LE PRÉSIDENT VA BIENTÔT INAUGURER UN ENO
Représentant par la même occasion le parrain, le président Macky Sall, le Pr Mary Teuw Niane a confié aux étudiants : « Le chef de l’Etat est de tout cœur avec vous et vous donne rendez-vous dans quelques semaines dans un Eno qui sera inauguré par lui-même ». Les Eno de Thiès, Guédiawaye, Saint-Louis et Ziguinchor sont en construction. Le siège de l’Uvs, d’un financement de plus de 2 milliards de FCfa de la Bad, est aussi en train d’être construit à Diamniadio. le ministre a également remercié le directeur de l’Artp, Abdou Karim Sall, pour sa décision d’investir 4,8 milliards de FCfa pour la construction de 8 Eno.

O. KANDE

Cinquante millions de FCfa ! Tel est le montant remis par le khalife général des mourides pour enrôler 20.000 « ndongo daaras » (élèves d’écoles coraniques) dans la Couverture maladie universelle (Cmu) et la prise en charge des insuffisants rénaux à Touba.

Lors d’une rencontre, qui s’est déroulée à la Résidence Khadimou Rassoul à Touba, le khalife général des mourides a remis, par le biais de son porte-parole, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, une enveloppe de 50 millions de FCfa. Cette somme est destinée à enrôler, dans un premier temps, 20.000 élèves d’écoles coraniques et au Centre de traitement des dialysés en construction. Le secrétaire général de l’Agence de la Cmu (ACmu), Mamadou Racine Senghor, le directeur de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni, Amadou Guèye Diouf, et les bénéficiaires ont magnifié le geste du khalife général des mourides.

Pour Serigne Abdoul Aziz Mbacké « Majalis », responsable d’une Ong et du programme « Cmu daaras » à Touba, un travail en amont a été fait pour établir la cartographie des « daaras » afin d’aboutir à un résultat qui fait état de 1.524 « daaras ». De l’avis de Serigne Moustapha Diattara, conseiller municipal en charge de l’éducation religieuse et directeur de la bibliothèque Khadimou Rassoul, la cité religieuse compte des milliers de disciples quotidiennement confrontés à des difficultés de prise en charge médicale. C’est pourquoi ce soutien aux maîtres coraniques est salutaire, car ces derniers ne sont pas salariés, alors qu’ils doivent assurer une prise en charge totale des enfants qu’on leur confie.

Mamadou Racine Senghor a, lui, exprimé sa satisfaction, car les 20 000 « ndongo daaras » ciblés seront en mesure d’être pris en charge dans les postes et centres de santé à travers les mutuelles de santé.

Outre l’enrôlement des élèves des écoles coraniques dans la Cmu, le khalife général des mourides a offert 30 millions de FCfa pour la construction d’un centre de traitement des dialysés. A l’hôpital Matlaboul Fawzeyni, seule structure hospitalière de Touba qui accueille les insuffisants rénaux devant subir la dialyse, la demande est fortement supérieure à l’offre. Seuls 28 patients sont traités par mois avec les 7 machines disponibles. D’où la satisfaction de Moustapha Diakhaté, le président de l’Association des hémodialysés, qui a précisé que cette nouvelle va redonner espoir à tous les malades. Cette somme va ainsi servir l’association qui, en partenariat avec l’hôpital, est en train d’ériger un centre de dialyse de grande capacité sur 1.400 m2. Quant au directeur de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni, il a indiqué que ce geste du khalife est un exemple à suivre par tous les leaders d’opinion.

Mamadou DIEYE


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.