A LA UNE (1154)

Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, a réitéré, en marge du 27e sommet France-Afrique, le soutien de son pays au candidat de l’espace communautaire ouest africain, Abdoulaye Bathily, pour la présidence de la commission de l’Union africaine (Ua). 

Selon le patron de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, son pays « travaille dans le cadre de la Cedeao où il y’a des concertations en cours pour soutenir, en priorité, le candidat ouest africain ». Autrement dit, le Mali votera au premier tour pour le sénégalais Abdoulaye Bathily, seul candidat déclaré de l’espace communautaire ouest-africain à la présidence de la commission de l’Union africaine (Ua). Au cas où il y’aurait ballotage et donc l’organisation d’un second tour pour départager les candidats, Abdoulaye Diop rappellera qu’« il y’a une dynamique régionale dans laquelle le Mali se situe » et le chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keita, « apprécie la situation à la lumière de cette dynamique régionale ». En outre, comme il s’agit de vote, « en fonction de l’évolution, le Mali reste solidaire de ce qui se décide dans l’ensemble régional mais aussi reste ouvert à examiner la situation en fonction de la situation réelle au moment de ce vote », a-t-il déclaré.
 
Mamadou Lamine DIEYE

Dans le monde du foot-business, la Coupe d’Afrique des Nations est en train de gagner des trophées. Mais à quel prix ? Si on n’y prend pas garde, cette grande fête de la jeunesse africaine risque de nous échapper pour tomber entre les mains de capitalistes soucieux que de l’appât du gain. C’est vrai que le meneur de jeu du sport aujourd’hui est le business, mais des compétitions comme la Can doit prendre en compte beaucoup de paramètres. Par exemple, pour les droits télévisuels de cette compétition, ils ont été cédés à une société française qui les a vendus très chers mêmes à nos télévisions. Normal peut-être parce qu’elle cherche une rentabilité financière et un retour sur investissement. C’est à l’organe confédéral chargé de gérer le football africain, la Caf, de replacer cette compétition au cœur de la marche de notre continent. Pour que la rétrocession des droits télévisuels prenne en compte la capacité financière des pays. Aussi, sur le namimg de la compétition, cette façon du sponsoring à donner le nom d’une compétition sportive à une marque, pourquoi pas choisir parmi les entreprises africaines qui sont de véritables tycoons et des modèles de vertu en matière de transparence, de respect des droits de l’Homme et de la protection de l’environnement, entre autres. Depuis que la Caf s’est lancée dans cette entreprise de namimg, ce ne sont que les multinationales non africaines qui sont choisies. Peut-être qu’elles ont plus de moyens que celles africaines. Mais une Coupe d’Afrique des Nations, comme l’indique son nom, devrait promouvoir d’abord les joueurs africains et les entreprises africaines. Sans être « afrocentriste », il est temps que l’Afrique joue pour elle-même et par elle-même dans cette compétition qui est en train de s’imposer au plan mondial, tant sur le spectacle proposé sur les pelouses que les stars qui la jouent. Ce sera alors une Coupe d'Afrique des Nations pour les Africains et par les Africains. Une Afrique fière de ses guerriers, sur et en dehors du terrain….

Par Oumar NDIAYE

Le Caire est l’une des plus grandes villes d’Afrique et du Moyen-Orient. Avec une démographie galopante et un trafic automobile intense, la capitale égyptienne grouille de jour comme de nuit. Mais avec ses autoroutes, échangeurs et tunnels de dernière génération, ses jardins publics biens entretenus et ses immeubles qui côtoient les nuages, le Caire reste l’une des plus belles villes d’Afrique et du monde Arabe. Invités à prendre part à la 48e session de formation des jeunes cadres journalistes par l’Union des journalistes africains (Uja) en partenariat avec le ministère égyptien de l’Information, nous avons eu la chance de découvrir l’Egypte, la vieille civilisation, dans ses coins et recoins. Carnet de route !

La montre affiche 04h 30 du matin lorsque l’hôtesse de l’air annonce l’atterrissage de l’avion sur le tarmac de l’aéroport international du Caire. « Il fait moins de 15° dehors », prévient-elle avec toute la courtoisie qui s’attache à la pratique de cette profession. Les voyageurs se bousculent dans les cabines bagages pour sortir les pull-overs et autres habits lourds. La fraicheur du Caire n’a rien à voir avec celle de Dakar. Elle est plus intense à tous les points de vue laissant même parfois tomber quelques gouttes d’eau de pluie. Pas de passerelle de débarquement pouvant permettre de rejoindre directement le terminal. Sous les ailes de l’avion, deux bus s’y sont préposés pour recueillir les passagers. Après les formalités d’entrée, qui ont un peu pris du temps, un monsieur qui tient une pancarte sur lequel est collé notre photo et nom complet nous fait signe avec un petit sourire au coin des lèvres. « C’est bien M. Seck, veuillez me suivre, je suis chargé de vous conduire à votre hôtel », nous dit-t-il dans un français bricolé. A peine monté à bord du minibus, le muezzin appelle les fidèles à rompre le sommeil pour honorer la première prière de la journée dans la religion musulmane, celle que suit la majorité des Egyptiens.

Mais en réalité, Le Caire ne dort jamais. Ici, la nuit est domestiquée et libérée des contraintes de l’obscurité. La ville est éclairée et ouverte à la circulation. Les Cairotes vaquent tranquillement à leurs préoccupations. Au fur et à mesure que le véhicule roule, le jour et la nuit s’embrassent pour enfanter l’aurore. Ces lueurs du petit matin commencent à donner aux choses leurs véritables contours. Les autoroutes, les échangeurs, les ponts, les jardins publics bien entretenus, les jets d’eau, les vieux bâtiments, les gratte- ciel, les panneaux publicitaires électroniques etc. donnent déjà une idée du degré d’urbanisation de cette agglomération où dorment environ 25 millions d’âmes, presque le double de la population sénégalaise. La ville du Caire, aussi appelé « Al-Qahira » qui signifie en Arabe « La victorieuse », est la deuxième plus grande ville d'Afrique derrière Lagos et la ville la plus peuplée du Moyen-Orient. Située au nord de l'Egypte, elle est érigée sur les bords et les îles du Nil. D’ailleurs, a-t-on l’habitude de dire : « sans le Nil, l’Egypte serait un désert », ou encore « l’Egypte, un don du Nil ».

Embouteillage monstre
Trafic Le CaireA peine plongé dans une profonde imagination de ce que sera le Caire « debout », le bus se gare devant un grand bâtiment peint en blanc avec des bandes vertes. Des militaires armés jusqu’aux dents assurent la sécurité des lieux. « Nous sommes arrivés à l’hôtel Dar El Mudaraat. C’est ici que vous serez logés durant tout votre séjour au Caire. Retenez bien le nom de l’avenue : elle s’appelle Salah Salem », nous informe le monsieur qui ne se détache presque jamais de sa cigarette. Comme beaucoup d’Egyptiens d’ailleurs. Il descend ensuite du bus pour aller échanger avec le préposé à la réception de l’hôtel pendant un moment avant de revenir vers nous. « C’est bon, j’ai expliqué au gars, vous pouvez y aller maintenant. On se donne rendez-vous samedi pour la cérémonie d’ouverture », lance-t-il avant de regagner sa place dans le véhicule pour une destination inconnue. Les formalités liées à l’hébergement remplies, le sommeil profond qui nous guette depuis des heures nous jette dans les bras de Morphée…

L’aiguille de la montre s’est fixée sur le chiffre 11 (11 heures locale) lorsque la voix du muezzin retentit une seconde fois derrière la fenêtre de la chambre d’hôtel. Le réveil a été aussi brutal que le coucher, bien sûr après un bon somme réparateur. On se demande de quelle prière s’agit-il à cette heure de la journée ? La réponse est trouvée plus tard : elle correspond à la prière de « Tisbar » au Sénégal effectuée entre 13 h 30 et 14 h 30. Entre l’Egypte et le pays de la Téranga, il y a un décalage horaire de deux heures. Bain pris à la va-vite, on file directement au restaurant où nous attendait un confrère du Gabon, pour le petit déjeuner. « Tu n’auras pas ton café Touba ce matin, il faut s’adapter à ta nouvelle situation », taquine-t-il. Pour avoir aussi fait sa formation au Centre d’étude des sciences et techniques de l’information (Cesti), il connait le rapport que beaucoup de Sénégalais entretiennent avec le café Touba. Après le repas, direction vers le premier contact avec le Caire « debout ».

En cette matinée du vendredi, l’activité économique tourne bien, malgré qu’il soit décrété jour férié en Egypte. Ça grouille de partout. Les Cairotes se sont remis de leur court sommeil. Les ruelles sont envahies par les marchands ambulants et autres vendeurs. Les routes obstruées par les véhicules. Les embouteillages sont un casse-tête pour les habitants du Caire. Les vastes autoroutes, les nombreux ponts et échangeurs et les belles chaussées n’y peuvent rien. Les routes sont bouchées en permanence et parfois, jusqu’à la tombée de la nuit. Le trafic au Caire est plusieurs fois plus intense que celui de Dakar. Malgré le fait que la capitale égyptienne soit de loin mieux lotie en infrastructures routières. Le parc automobile, bien que vieillissant, est très bien fourni avec des marques de véhicules de plus en plus rares dans la circulation de la capitale sénégalaise. Pourtant, les statistiques montrent que l’Égypte en général, avec une population de plus de 90 millions d’habitants, affiche un taux de voiture par habitant extrêmement faible (7,5 millions de véhicules, selon des données au premier semestre 2014). Et en 2015, c’est seulement 211 000 nouvelles voitures qui étaient attendues, et environ autant de camions et d’autobus. En même temps, en termes de potentiel industriel, le secteur automobile égyptien occupe la troisième place sur le continent africain, après le Maroc et l’Afrique du Sud. Pour le cas spécifique du Caire, on enregistre officiellement environ 3,3 millions de voitures. Mais l’intensité des embrouillages laisse croire qu’il y en a plus.

Cité de production médiatique : L’Egypte antique en mode « trompe l’œil »
Cité antique CaireLes civilisations pharaonique, gréco-romaine et islamique ont laissé en Egypte des empreintes indélébiles. Mais aujourd’hui avec la modernisation et le boom démographique, il est de plus en plus difficile de faire revivre ces périodes historiques à partir de leurs places réelles. C’est pour contourner ces obstacles que la Cité de production médiatique a été érigée au Caire.

Après plusieurs détours sur un terrain partiellement occupé, le bus se gare brusquement au milieu d’une ruelle. Amr El Sawy, un spécialiste en Relations internationales et guide du jour se lève et se dirige à grandes enjambées vers un site sobrement aménagé. «  Ici, c’est la place mythique où Gamal Abdel Nasser avait prononcé son discours sur la nationalisation  du canal de Suez», laisse-t-il entendre. Des questions taraudent les esprits des journalistes. L’histoire a enseigné que cet évènement qu’il raconte s’est déroulé à Alexandrie et non au Caire où nous sommes. Mais avant que le doute ne s’installe définitivement dans les têtes, il remet les choses à leur place. « Ceci n’est qu’une représentation authentique d’une réalité qui s’est déroulée à Alexandrie pour les besoins des tournages de films », clarifie-t-il avec le sourire à la bouche.

Bienvenue à la Cité de production médiatique égyptienne, le symbole de l’industrie cinématographique du pays pharaonique. La civilisation moderne et le temps ont changé les traits de la vie sociale et les styles architecturaux dans nombre de lieux qui ont des liaisons avec l’histoire de l’Egypte, qu’elle soit politique, culturelle, économique. Aussi le boom démographique dans les grandes villes comme Le Caire et Alexandrie ne facilitent pas le tournage de certains films dans leurs places réelles. C’est pourquoi, selon M. Sawy, cet espace a été créé pour faire revivre les périodes historiques de l’Égypte avec les détails de son architecture et de sa vie antique. Ainsi, 15 zones ouvertes au tournage ont été créées dans cette la cité. Parmi celles-ci la zone d’Alexandrie, la zone islamique, la zone pharaonique, la zone de la rue de Emda Eddine, la maison de la Nation, le Garden city, la zone militaire, la zone populaire etc. « Chaque zone représente une étape culturelle, historique, architecturale exceptionnelle. Leur conception souple et flexible fait qu’on peut y apporter des changements à tout moment. Les façades mobiles offrent la possibilité de les manipuler selon les besoins du tournage et à peu de frais », explique le guide.

Dans la région pharaonique bâtie sur 165.000 m2, on retrouve la cité de Tell El-Amarna, une reproduction similaire à celle construite sous le règne d’Akhenaton et détruite après sa mort par les prêtres du temple d’Amon. « Cette reproduction offre aux jeunes générations la possibilité de mettre une image sur un site historique qu’il ont appris dans les livres », estime le guide. Il est aussi repris dans cette région pharaonique « la voie des béliers », les deux palais du roi, sa résidence politique y compris ses murailles et ses portières, un pont qui relie les deux palais etc.

Des studios de haute technologie
L’ensemble de cette cité médiatique, qui reflète à bien des égards, l’expertise égyptienne en matière de cinématographie, est bâtie sur une superficie de 3 millions de m2 à 30 km du centre-ville du Caire et 10km des pyramides de Gizeh, sur la colline du 6 octobre. Des montages ont été faits sur des échafaudages en béton et des supports de plomb. « Baignée dans un climat tempéré été comme hiver, la cité est également favorisée par un ciel qui la plonge dans une lumière continue et appropriée au processus de productivité pendant le tournage », soutient M. Sawy. Des espaces sont aussi réservés et mis à la disposition des réalisateurs et ingénieurs de décor afin qu’ils puissent donner libre cours à leur imagination pour construire de nouveaux décors en cas de besoins.

Des studios dotés d’équipements sophistiqués au nombre de 29 y sont aussi installés sur une superficie de 100.000 m2. Ces studios permettent tous les genres de tournage : des drames, des programmes de variétés, des films cinématographiques etc. Certaines chaines de télévision y ont même loué des plateaux pour leurs émissions. « Ces studios (grands et petits) se caractérisent par leurs équipements techniques digitaux. Les plus importants sont les caméras équipées en lentilles de différentes dimensions, les effets visuels et ordinateurs pour le sous-titrage, les unités de visionnage, les réseaux d’éclairage d’images » explique M. Sawy.

Le Vieux-Caire, carrefour des trois religions révélées en Egypte
Vieux CaireLe savant Cheikh Anta Diop l’a scientifiquement démontré et c’est aujourd’hui connu de tous, l’Egypte est le berceau de la civilisation. Mais ce que beaucoup ignore peut-être, est que le pays pharaonique est aussi un pays où le dialogue des religions a toujours été une réalité. Le vieux-Caire où quartier copte en est une preuve tangible. Dans un espace réduit, les trois religions révélées que sont le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam se côtoient sans heurts. Le quartier copte, avec sans architecture unique est l’un des sites les plus visités en Egypte. Immersion !

Des Latinos, des Européens, des Maghrébins, des Africains noirs, des écoliers, des lycéens se bousculent tous au poste de contrôle de police. Un vieux brigadier est ce matin aux manettes. A l’aide d’un détecteur de métaux, il s’assure qu’aucun visiteur n’a par devers lui une arme ou un quelconque objet en fer. « Le contexte de menace terroriste oblige à durcir les contrôles », rassure un de nos accompagnateurs. « Bienvenue au quartier copte», enchaine infatigablement l’homme de tenue à ceux qui ont montré patte blanche. Cette étape dépassée, il faut ensuite s’engager sur une pente prolongée par une longue allée où sont exposés sur les deux côtés des objets qui rappellent bien l’Egypte antique : des représentations de pyramides, des portraits d’anciens rois, des objets d’art coptes, des pendentifs etc.

Au bout de ce boyau, le quartier copte ou vieux-Caire, cloitré dans les fortifications de la Babylone chrétienne sur les ruines de la ville de Fostat (ancien nom du Caire), laisse paraitre ses merveilles : églises, synagogue et mosquée d’une architecture unique. Le quartier copte est l’une des attractions au Caire. Dans ce complexe religieux, toutes les trois religions révélées sont représentées par des lieux de culte  qui datent de l’antiquité: le Christianisme, le Judaïsme et l’Islam. « Est-ce que depuis que vous êtes en terre égyptienne, vous avez l’expression qu’il y a un problème entre les religions ? » essaie de draguer notre guide Hafiz, avant de répondre à sa propre question : « je pense que non, l’Egypte est un pays très tolérant contrairement à ce que beaucoup de personnes pourraient penser».

Près des anciens remparts romains, se trouve l’église Saint Serge. Vue de l’extérieur, elle est d’une simplicité spartiate.   On pourrait même passer devant sans s’en rendre compte. Il faut descendre quelques marches pour accéder à l'entrée. Une fois à l’intérieur, on découvre l'une des merveilles de l'architecture paléochrétienne égyptienne. L’église est divisée en 3 nefs par deux rangées de six colonnes, division tripartite qui se retrouve dans le sanctuaire. Selon notre guide, les colonnes étaient à l'origine rehaussées de peintures représentant les apôtres, dont il subsiste quelques vestiges, sauf une.

En effet, les 11 colonnes sont en marbre et une, est en granit rouge. Cette dernière symboliserait Judas qui aurait facilité l’arrestation de Jésus par les grands prêtres de Jérusalem. L’église aurait été construite au-dessus de l'abri dans lequel la sainte famille aurait trouvé refuge durant sa fuite en Egypte. D’ailleurs un espace d’environ 3 mètres carrés bien clôturé et interdit d’accès est présenté comme le lieu de cache. A en croire Hafiz, l'église est dédiée à deux martyrs de la fin du 3e siècle : les soldats Sergius et Bacchus d'El-Rasafah, morts en Syrie durant les persécutions de Maximien. Elle joua un rôle important dans l'histoire des coptes d'Egypte puisque plusieurs de leurs patriarches y furent élus du 7e au 11e siècle.

Plus loin, sur la rue Mar Girgis se dresse majestueusement l’église Sainte-Marie ou « Eglise suspendue ». Elle est bâtie au sommet de la tour de l’Eau de la Babylone romaine. On y accède en escalant des escaliers très raides derrière une petite cour où se regroupent souvent des visiteurs pour immortaliser le moment. A l'intérieur, des cloisons incrustées d'ivoire dissimulent trois autels. Une chaire se dresse majestueusement au centre. Elle est soutenue par 13 colonnes représentant le Christ et ses disciples, dont la plus sombre symbolise Judas. Selon le guide, elle fut construite au 7e siècle lors de l'introduction du christianisme en Egypte. Mais elle a été réhabilitée plusieurs fois. Cette église est l’un des monuments les plus prestigieux pour les chrétiens du pays pharaonique et du monde entier.

Lieu d’adoption de Moïse
De l’autre côté, la synagogue de Ben Erza, le temple juif le plus ancien du Caire, attire toutes les attentions. Constituée de deux étages, elle est unique par son architecture chrétienne, ses arabesques islamiques et ses ornements juifs. A l’intérieur, le décor est magnifique avec des colonnes en marbre et des couronnes. Ce lieu de culte serait construit à l’endroit où la fille du Pharaon de l’époque aurait recueilli Moïse dans un panier. Le prophète Moïse aurait aussi grandi dans ce même lieu.

Carrément isolée mais toujours dans le vieux-Caire, la mosquée Amr Ibn Al-As, la première du Caire et de toute l’Afrique, selon notre guide, est aussi très prisée par les visiteurs. Pour y accéder, il faut d’abord se déchausser comme le veut la tradition musulmane. A l’entrée, à droite, un vieil homme se charge de garder les chaussures et de donner une couverture aux femmes qui n’ont pas une tenue adéquate moyennant quelques Livres égyptiennes à la sortie. Bien qu’elle ne garde aucune trace du bâtiment d’origine, cette mosquée reste une des merveilles d’Egypte. Elle frappe par sa simplicité. Construite en 642 au lendemain de la conquête de l’Egypte par Amr Ibn Al-As dont elle porte le nom, la mosquée comprend une large cour où sont édifiée des fontaines pour ablution. « Avant d’être musulmane, l’Egypte était d’abord chrétienne. D’ailleurs ce sont ces derniers qui ont appelé les Arabes pour qu’ils leur viennent en aide parce qu’ils étaient persécutés par les Romains. Ce service était gratuit pour ceux qui voulaient bien suivre l’Islam et payant pour ceux qui préféraient rester chrétiens. C’est comme cela que la majorité des Egyptiens sont devenus des musulmans », précise notre guide. Tous ces lieux de culte sont entretenus gratuitement par les habitants du quartier qui se sont organisés.

Commerce, service, escroquerie… La vie s’organise aux pieds des pyramides de Gizeh
Touristes aux pieds des pyramidesLoin de ce qu’on pouvait imager, au-delà de l’aspect touristique, c’est toute une vie qui s’organise aux pieds des pyramides de Gizeh, en Egypte. Le commerce et l’offre de service y sont très développés. Mais attention, les escroqueries et autres types d’arnaques y sont aussi menu courant. Ce qui n’affecte nullement la valeur architecturale de ces monuments vieux de plus 4000 ans.

Au milieu d’une saillie de chaine libyque, sur un plateau de calcaire, se dresse majestueusement la pyramide de Khéops, surplombant la vallée du Nil. Près d’elle, deux autres y rivalisent : les pyramides de Khéphren et de Mykérinos. Ces chefs-d'œuvre architecturaux de Gizeh ou Gisa sont à 25 Km seulement du Caire. Pourtant, on les imaginait très loin de la capitale égyptienne, en plein désert, dans un milieu où il n’y a aucune vie. D’ailleurs, toutes les dispositions avaient été prises par les stagiaires pour parer à cette éventualité. De l’eau aux casquettes en passant par les boissons sucrées et lunettes de soleil, rien n’est laissé en rade. Mais à l’arrivée, ces pyramides, classées patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979, sont seulement à quelques encablures des dernières habitations du Caire. Elles tiennent leurs noms des anciens pharaons d’Egypte : Khéops, Khéphren et Mykérinos dont elles sont les tombeaux. L’histoire raconte qu’à l'époque médiévale, Gizeh était le nom donné à un petit bourg situé en face de la ville de Fostat (ancienne appellation du Caire). Mais aujourd'hui, avec l'expansion tentaculaire de la capitale égyptienne, ce village a été complètement englouti par la mégalopole au point qu’il est devenu une banlieue riche du Caire.

Sous les pyramides, c’est un véritable système qui est mis en place. Mais avant de percer le mystère, il faut d’abord traverser le poste de police de l’entrée où les visiteurs sont soumis à un intense contrôle. Plus loin, une autre barrière y est érigée. C’est l’endroit où les tickets d’entrée sont vendus. Cette étape franchie, on a en face les pyramides des rois de la 4e dynastie par ordre chronologique et par taille décroissante. Ainsi, apparait sans intermédiaire, la pyramide septentrionale, la plus ancienne et la plus grande, appartenant au roi Khéops, celle du centre à Khéphren et la dernière, plus modeste, à Mykérinos. Un confrère du Niger qui jusqu’ici semblait avoir la langue épaisse finit par lâcher face à cette œuvre titanesque : « C’est incroyable ». Et de s’émouvoir : « cela veut dire qu’il y a plus de 4500 ans de cela, des hommes avaient l’intelligence de construire une telle œuvre ».
Plus on avance, plus on a l’impression qu’elles deviennent plus grande. Aux pieds des pyramides, l’ambiance est à son paroxysme. Des hommes et femmes de toutes couleurs de de toute nationalité s’y télescopent. Chacun, ce qui l’intéresse.

Les pyramides, un gagne-pain
Les plus jeunes prennent le maximum de photos qu’ils partagent instantanément avec leurs amis sur les réseaux sociaux tandis que certains adultes se sont plongés dans une profonde méditation. C’est le cas de Bernard, un Français venu visiter la première fois l’Egypte. « Je me demande avec quels moyens les ouvriers ont pu transporter, puis remonter les blocs de pierres jusqu’à cette hauteur quand on sait qu’à cette période, la technologie n’était pas encore tellement développée », s’interroge-t-il, avant de conclure : « c’est vraiment impressionnant ». Bernard a les mêmes préoccupations que beaucoup de visiteurs des pyramides de Gizeh. Rien que pour la grande pyramide de Khéops, elle est composée de 1.030 blocs de granit transportés sur une distance de 900 km ; et chaque bloc pèse entre 12 et 17 tonnes. Les constructeurs ont aussi utilisés plus de 2 millions de blocs de calcaire qui pèsent chacun au moins 2,5 tonnes.

Mais le jeu en vaut la chandelle. Au finish, c’est une œuvre monumentale qui est réalisée et qui draine des milliers de visiteurs venus de tous les coins de la planète chaque année. C’est ce qui fait aussi des pyramides de Gizeh un véritable gagne-pain pour beaucoup d’Egyptiens et même des étrangers.  Du commerce d’œuvres d’art à l’offre de services, tous les moyens sont bons pour soutirer quelques espèces sonnantes et trébuchantes aux visiteurs. Vendeurs, interprètes, charretiers, tenants de chevaux ou de dromadaires, tous parlent le même langage. C’est aux visiteurs de connaître le prix de chaque marchandise et le tarif de chaque service pour ne pas de faire avoir. « Translation ! Translation !», chante comme une antienne un adulte qui nous pourchasse depuis que la dernière barrière de contrôle est franchie. Noureddine de son nom fréquente les pyramides depuis maintenant 5 ans et propose des services d’interprétariat moyennant quelques Livres égyptiennes même si son anglais et son français laissent à désirer. « Si vous me donnez 100 Livres, je suis à vous pour tout ce que vous voulez savoir sur les pyramides », demande-t-il. 50 Livres proposés, un terrain d’entente est trouvé.

Noureddine gagne sa vie dans ce lieu. « Il n’est pas aujourd’hui facile de trouver du travail en Egypte, c’est pourquoi je viens ici tous les matins pour espérer y gagner un peu d’argent. Il n’y a pas un prix fixe pour le service que nous proposons. Tout dépend de la capacité financière et de négociation du touriste, mais on réussit quand même à gagner quelque chose», explique-t-il en jetant le regard dans toutes les directions où il espère voir apparaitre un autre client, après nous avoir fait tourner pendant plus d’une heure. Ici, aucun service n’est gratuit, même se faire photographier avec son propre téléphone. « Photo ! Photo », s’écrit un autre jeune. « C’est à combien le service de photo », marchande-t-on. « Cinq livres seulement et tu auras de très belles photos», répond le jeune homme. Ils ont une technique de prise de vue dont ils détiennent seuls les secrets. Ils font en sorte que celui qui regarde la photo pense que tu as touché le sommet de la pyramide avec ton index.

Ceux qui ont les dromadaires et les chevaux ne sont en reste. Ils se frottent aussi les mains même si les touristes viennent de moins en moins. Monter un dromadaire pour prendre une photo coûte 25 Livres égyptiennes. Idem pour les chevaux.  Mais malheur à ceux qui n’ont pas de guide ou qui ne se sont renseignés d’avance sur les tarifs, ils se font facilement avoir. Henry, un Français a vécu la mésaventure. « Ils m’ont fait payer 100 Livres pour moins de cinq minutes sur le dos du dromadaire. C’est maintenant que j’ai que j’ai appris que le tarif c’est au plus 25 Livres », regrette-t-il. Mais le coup est déjà parti. Eric Moualé, un confrère du Gabon a aussi été une proie facile pour les arnaqueurs. Comme qui dirait qu’au pied des pyramides, il faut aussi se renseigner avant de décaisser…

Balade sur le Nil : Quand la danse du ventre envoûte les croisières en bateau
NilEn Egypte, les croisières en bateau sur le Nil constituent un instant magique pour les amoureux de la belle vie dans un pays où il y a beaucoup de restrictions. C’est une occasion unique de s’exploser. Voyage dans l’univers des danseuses du ventre, le temps d’une croisière nocturne.

Jupe en tissu lamé argent ouverte sur une cuisse, soutien-gorge avec armatures en dentelle mettant en exergue les formes généreuses de sa poitrine, regard perturbé par un trait de crayon khôl noir, cheveux ondulés tombant dans le dos, la jeune dame se faufile entre les tables du bateau-restaurant, hanches, bassin et poitrines remués au rythme de la musique orientale. Le tout sur un balancement incessant des bras. Les mouvements sont terriens, car les appuis se font à plat au sol sous les applaudissements d’un public surexcité par les gestes séduisants de la nymphe.

De temps en temps, elle choisit au hasard un partenaire pour danser avec pendant un moment avant de passer. Nous sommes dans l’univers des danseuses du ventre le temps d’une croisière sur le Nil. Après une semaine chargée, beaucoup de Cairotes et d’étrangers se donnent le luxe de se payer un diner à bord d’un bateau pour évacuer le stress et admirer les courbes envoutantes des danseuses du ventre. C’est l’autre facette de la République islamique d’Egypte. Ces croisières sont rythmées par des spectacles folkloriques à couper le souffle. La danse du ventre, de par son style érotique, est très prisée par les hommes à la recherche d’une sensualité forte. Il est d’ailleurs difficile de ne pas tomber sous le charme de ces belles dames aux formes très généreuses qui se déhanchent sur scène comme un roseau.

Mais pour ne pas rater ces balades sur le Nil, il faut être très ponctuel. A « Alsaraya », un bateau-restaurant, il y a deux départs chaque jour de croisière : un à 20 heures et un autre à 22 heures. « Il faut que les clients soient sur place avant l’heure du départ parce que le bateau n’attend personne. Il démarre sa croisière à l’heure indiquée », explique en anglais, Asma, une des serveuses. Selon elle, les danseuses du ventre sont mal vues par la société égyptienne mais elles continuent quand même à faire leur boulot même si c’est souvent en cachette.
Les clients semblent bien apprécier le spectacle. Aminou, un journaliste nigérian s’est même laissé emporter en esquissant quelques pas de danse en compagnie de la danseuse du ventre. « Je ne voulais pas danser mais comme la musique est satanique, je me suis laissé emporter. Ce spectacle m’a vraiment surpris parce que je ne croyais pas que ce genre de chose existait en Egypte », avance-t-il. Les croisières sur le Nil ne sont pas seulement des moments de distraction. Certains hommes d’affaires s’y donnent parfois rendez-vous pour discuter business. « Ce groupe de Chinois que vous apercevez au fond est constitué d’hommes d’affaires », nous apprend la serveuse. Mais avec l’apparition de la danseuse du ventre, ils se sont très vite rapprochés de la piste, comme quoi, ce spectacle ne laissent personne indifférent même les très sérieux Chinois…

Bibliothèque d’Alexandrie : « Deux millions de livres et la plus grande salle de lecture ouverte du monde »
Bibliotheque AlexandrieA environ 180 km du Caire, sur la côte méditerranéenne, se trouve Alexandrie, la deuxième plus grande ville d’Egypte. Elle est connue pour ses sites et monuments historiques, son université mais surtout sa bibliothèque qui contient deux millions de livres et accueille la plus grande salle de lecture ouverte du monde.

Dimanche 11 décembre. L’affluence n’est pas très grande ce matin. Seulement un groupe d’élèves reconnaissables grâce à leurs tenues, quelques étudiants et autres visiteurs se sont mis en rang à la porte d’entrée de la bibliothèque d’Alexandrie. « C’est aujourd’hui le Mawlid. C’est pourquoi il n’y a pas beaucoup de visiteurs. Mais d’habitude, c’est grouillant de monde », souligne Mme Abbas, un des encadreurs des stagiaires. Cette bibliothèque qui contient deux millions de livres accueille chaque année entre 100. 000 et 150. 000 visiteurs, selon Khanine, chargée des relations publiques. Revenant sur l’historique de ce temple du savoir, elle explique que l’idée de la construction de la bibliothèque, telle qu’elle est aujourd’hui, vient du Dr Mostafa El-Abbadi, ancien chef du département d’études gréco-romaines de la Faculté des Lettres de l’Université d’Alexandrie en 1972. Ainsi, en 1989, le gouvernement égyptien avec l’aide de l’Unesco, a lancé un concours international pour sélectionner le meilleur dessin architectural, compétition gagnée par un bureau norvégien. Toujours, selon Mme Khanine, la construction a pris six ans. Elle a débuté en 1995 et s’est terminée en 2000 et l’inauguration a eu lieu le 16 octobre 2002.

Le mur de la bibliothèque, selon le guide, est composé de 6000 blocs de granits portant 4200 lettres et alphabets de 120 000 langues vivantes et mortes. « Cela signifie que toutes les civilisations sont prises en compte dans la bibliothèque », relève Mme Khanine. Ce chef-d’œuvre architectural est composé de trois édifices : un bâtiment principal, un centre de conférence et un planétarium. Le bâtiment principal a la forme d’un disque solaire incomplet qui sort de la mer, représentée par un lac artificiel autour. Le centre de conférence est le plus ancien des trois bâtiments. Il a été inauguré en 1991. « C’est un mélange d’architecture moderne et ancienne. Ce bâtiment peut contenir 3500 personnes en même temps. Il accueille entre 600 et 700 événements par an », explique la chargée des relations publiques. Le planétarium, lui, représente la planète Terre. Au-dessus, se trouve le musée de l’histoire de la science qui montre l’évolution de la science depuis l’époque pharaonique. Depuis le triangle de Calimax, du nom d’un poète grec qui a classé les livres de l’ancienne bibliothèque, on peut voir toute la grande salle de lecture sans déranger les lecteurs. « Cette salle est considérée comme la plus grande salle de lecture ouverte du monde. Elle peut accueillir plus de 2000 lecteurs en même temps. Sur les étagères de la salle, nous avons 278. 000 livres en 80 langues différentes. Mais pour toute la bibliothèque, nous avons deux millions de livres pour une capacité cinq millions de livres », précise Mme Khanine.
 
De notre envoyé spécial en Egypte, Ndiol Maka SECK

Quatre mille élèves sénégalais de 48 établissements scolaires situés à moins de cinq kilomètres de la frontière avec la Gambie seront déplacés selon un plan d’évacuation déjà établi par les autorités académiques de Ziguinchor (sud), en prévision d’une éventuelle intervention militaire dans ce pays, a appris l’Aps.

"Nous avons évalué toutes les écoles qui sont à moins de cinq kilomètres de la partie frontalière entre la Gambie et la Casamance. Cela fait un effectif de 4.000 élèves provenant de 48 établissements. Un plan est mis en place pour les déplacer en cas ‘‘d’intervention militaire en Gambie’’, a expliqué l’inspecteur académie (Ia) de Ziguinchor, Ismaïla Diouf.

"Pour le moment, nous souhaitons que les appréhensions par rapport à une éventuelle intervention militaire en Gambie restent à l’état d’appréhensions", a dit M. Diouf à des journalistes, en marge d’une cérémonie de présentation de vœux au personnel de l’académie de Ziguinchor. "Nous sommes à pied d’œuvre pour établir un plan d’action en cas d’attaque militaire en Gambie. Cette situation produira deux mouvements de populations. Les personnes qui quitteront la Gambie pour la Casamance, mais surtout les Sénégalais qui habitent le long des frontières gambiennes et qui devraient faire l’objet d’un déplacement pour raison d’insécurité", a-t-il poursuivi.  Analystes et observateurs n’écartent pas la possibilité d’une intervention militaire en Gambie où Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, conteste les résultats de la présidentielle gambienne du 1er décembre dernier, au lendemain de laquelle il avait pourtant reconnu sa défaite et félicité son adversaire, Adama Barrow, le candidat de l’opposition, pour sa victoire. 

APS

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) annonce une « hausse progressive » de la chaleur sur les localités sud et centre du Sénégal, au cours des prochaines 72 heures, à partir de lundi midi, avec par exemple des températures comprises entre 34 et 37°.

« Une hausse progressive des températures sera notée sur les localités sud et centre du pays » au cours de cette période devant être caractérisée par la prédominance d’un « temps ensoleillé à parsemé de nuages » sur la quasi-totalité du territoire sénégalais, annoncent les prévisionnistes météo.

Aussi, pour les prochaines 24 heures, la sensation de chaleur sera-t-elle ressentie sur le centre (Kaolack, Diourbel, Tambacounda, Fatick) et sud (Ziguinchor, Kolda, Kédougou) du Sénégal, « où les températures maximales avoisineront 34° à 37°C ».

Dans le même temps, « sur les régions proches du littoral, il fera moins chaud avec des maxi de la journée qui varieront entre 25°C à Dakar et 33°C au Cap Skirring », notent-ils dans leurs prévisions pour les prochains jours.

« La sensation de fraicheur nocturne et matinale se maintiendra davantage sur l’ensemble du territoire, notamment au nord avec des températures minimales qui tourneront autour de 16°C », ajoute l’Anacim.

Source : APS

Le Premier ministre, Mouhamad Boun Abdallah Dione, a présidé, hier, à Louga, la rentrée politique de Mamadou Mamour Diallo, Directeur des domaines et président du mouvement « Dolly Macky ».

Le Premier ministre, Mohamad Boun Abdallah Dionne a été séduit. Et il l’a dit. « C’est rare de voir une telle mobilisation. Si tout le Sénégal fait comme Louga, le président Sall est sûr de rempiler en 2019 et d’avoir une majorité confortable en 2017 », a commenté, visiblement surpris, le chef du gouvernement. C’est que l’avenue de la gare était noire de monde. Les militants de l’Alliance pour la République (Apr) sont venus de tous les coins du département de Louga pour prendre part à la rentrée politique de Mamadou Mamour Diallo, Directeur des Domaines et président du mouvement « Dolly Macky ».

« Le rassemblement est un véritable succès. Nous avons eu droit à une belle et exceptionnelle mobilisation. Je suis fier d’avoir fait le déplacement », s’est réjoui le Premier ministre, saluant l’unité et l’esprit d’ouverture des responsables locaux de l’Apr. « Le président Macky Sall invite tout le monde à l’unité. Et c’est heureux de constater que ce vœux de notre patron est une réalité à Louga », a dit Mohamad Boun Abdallah Dione.

Pour Mamadou Mamour Diallo, ce méga meeting marque une adhésion officielle à l’Apr. « Dolly Macky, a-t-il précisé, ne va pas semer la division. C’est un mouvement qui compte travailler en étroite collaboration avec les responsables Apr et de Benno Bokk Yaakar de Louga. Le but clairement visé est de renforcer les acquis enregistrés. Je tends la main à mes frères Moustapha Diop et Modou Mberry Sylla. Ensemble, nous allons gagner toutes les élections qui se profilent à l’horizon », a dit Mamadou Mamour Diallo, faisant nettement allusion aux législatives de 2017 et de la présidentielle de 2019.

Appel à l’Unité
Les alliés de l’Apr étaient aussi présents à ce rassemblement. Tous ont rappelé la nécessité de se donner la main, d’être solidaires et de travailler pour le président Macky Sall. « Cette forte mobilisation atteste de la puissance mais aussi et surtout de la vitalité de Benno Bokk Yaakar dans le département », a dit le ministre socialiste, ancienne maire de Louga, Aminata Mbengue Ndiaye. Elle a souhaité le bienvenu à Mamadou Mamour Diallo.

Mberry Sylla, président du Conseil départemental de Louga et le maire de la ville Moustapha Diop ont également promis de taire les « querelles inutiles ». Diallo, Diop et Sylla se sont échangé de chaudes poignées de main devant le Premier ministre. « Vous venez démontrer qu’il n y a que le parti qui compte pour vous. Merci d’avoir compris l’enjeu et de suivre les instructions du président Sall », s’est exprimé le Premier ministre, s’adressant aux trois responsables Apr de Louga. Unité, ouverture et massification ont été les principaux mots de ce méga meeting.

Abdoulaye DIALLO

Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a accepté, samedi, à Bamako, lors du Sommet France-Afrique, d’accueillir le président élu de la Gambie, Adama Barrow. La capitale malienne a accueilli vendredi et samedi le 27e sommet France-Afrique sous le thème du partenariat, de la paix et de l’émergence.

Joint au téléphone, le ministre conseiller chargé de la Communication de la présidence de la République, El H Hamidou Kassé, a indiqué que « M. Barrow sera à Dakar jusqu’à son investiture prochaine ». Non sans préciser que le chef de l’Etat, Macky Sall, « a répondu favorablement à la demande de son homologue du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) ». Selon M. Kassé, le Sénégal est toujours dans la même position qui accorde « la primauté à la carte diplomatique ». A cet effet, « il agit, de concert avec la communauté internationale, notamment l’Onu, l’Ua et la Cedeao », d’utiliser toutes les voies diplomatiques possibles. Toutefois, cette option pour la résolution diplomatique, a-t-il indiqué, « s’adosse au principe du respect de la légalité institutionnelle qui voudrait que M. Barrow soit installé dans ses fonctions ». Et El H Kassé ajoute : « le Sénégal souhaite que la raison l’emporte sur la passion ».

A noter que la présidente en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), Ellen Johson Sirleaf, a fait le déplacement dans la capitale malienne en compagnie du président élu de la Gambie. Le chef de l’Etat sénégalais a accepté d’accueillir Adama Barrow jusqu’à son investiture prochaine « au nom de l’hospitalité sénégalaise ». Yaya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, conteste les résultats de la présidentielle gambienne du 1er décembre dernier, au lendemain de laquelle il avait pourtant reconnu sa défaite et félicité son adversaire Adama Barrow, le candidat de l’opposition, pour sa victoire. Jammeh qui a déposé un recours devant la Cour suprême exige la tenue d’une nouvelle élection.  Réunis le 12 décembre dernier, « les membres du Conseil de sécurité des Nations unies avaient renouvelé leur demande au président sortant Jammeh de respecter le choix souverain du peuple de Gambie et de transférer, sans condition et sans délai, le pouvoir au président élu, M. Adama Barrow ».

La Cedeao va poursuivre ses efforts pour un transfert pacifique du pouvoir, le but étant de convaincre Yaya Jammeh de quitter le pouvoir pacifiquement le 18 janvier au soir, date de la fin officielle de son mandat. L’Union africaine qui soutient cette médiation somme également Yaya Jammeh de quitter le pouvoir. Son Conseil de paix et de sécurité, réuni vendredi dernier à Addis Abeba, a indiqué qu’« à compter du 19 janvier, elle cessera de reconnaître Yaya Jammeh comme étant le président légitime ».

D. MANE (avec l’Aps) 

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, participe dimanche à la Conférence internationale de Paris sur la paix au Proche-Orient, annonce un communiqué.

« Le Sénégal, qui préside le Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du Peuple palestinien, a été convié, à l’instar de près de 70 pays et organisations internationales, à cette conférence […] », précise le service de l’information, de la communication et des relations publiques dudit ministère.

Il souligne que cette conférence « s’inscrit dans le cadre de l’Initiative française de paix au Proche-Orient lancée le 03 juin 2016 ».

Ce samedi s’est tenu une réunion des hauts fonctionnaires, en prélude à cette conférence dont l’objectif est de « remobiliser la Communauté internationale autour de la paix au Proche-Orient, de l’inciter à poursuivre ses efforts en faveur de la paix entre Palestiniens et Israéliens ».

« Elle constitue également un cadre qui permettra à la Communauté internationale de réaffirmer son attachement à la solution à deux Etats : la Palestine et Israël coexistant dans la Paix et la Sécurité », souligne encore le communiqué.

Après Paris, « le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur participera […] le 17 janvier 2017, à New York, au débat public trimestriel du Conseil de sécurité sur le Moyen Orient, ainsi qu’à des consultations sur d’autres questions importantes inscrites à l’ordre du jour de cet auguste organe ».

Source : APS

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a offert les droits de retransmission de la 31ième Coupe d’Afrique des nations (Can 2017) à la Guinée Bissau, a annoncé la Radiodiffusion Télévision sénégalaise (Rts), samedi.

« Le chef de l’Etat a été informé hier [Ndlr : avant-hier] des difficultés que la Guinée Bissau avait pour acquérir les droits de la Can. Or, les Bissau-Guinéens jouent aujourd’hui. Quand il a appris que la télévision nationale ne pouvait pas diffuser la Can, il a décidé d’acquérir les droits pour la Guinée-Bissau », a expliqué le directeur de la Cellule de communication et des relations publiques de la Rts, Dominique Ndecky.

Cerise sur le gâteau, la Rts a aussi aidé la télévision guinéenne à régler ses problèmes techniques. « Jusqu’à hier [Ndlr : avant-hier], tous les problèmes techniques étaient réglés », a assuré M. Ndecky par téléphone.

Une mission composée d’ingénieurs de la Rts séjourne actuellement à Bissau, dans la foulée de la première mission qui s’était rendue dans le pays.

Dominique Ndecky explique que « les ingénieurs de la Rts ont réglé le problème de la couverture du territoire national et installé des caméras ». Le seul hic était que la Guinée Bissau « n’avait pas jusqu’à aujourd’hui [Ndlr : hier] acquis les droits ». C’est désormais chose faite avec la décision du chef de l’Etat d’acquérir les droits pour le pays.

Dominique Ndecky signale par ailleurs que la Guinée Conakry a pu régler son problème satellitaire, grâce à un ingénieur envoyé sur place par la Rts. Le technicien se trouve toujours en Guinée et son travail a permis d’obtenir de « superbes images », a-t-il souligné.

Pour lui, cela traduit le leadership de la Rts, dans la sous-région. La télévision publique est détentrice exclusive des droits de diffusion pour le Sénégal de la Can 2017 au Gabon.

Source : APS

Le maire de Dakar, Khalifa Sall et d’autres souteneurs du maire Bamba Fall ont annoncé, hier, une série de manifestations pour la libération des personnes arrêtées dans le cadre du saccage de la maison du Parti socialiste en mars dernier.

Une conférence de presse a été organisée pour exiger la libération du maire, Bamba Fall et ses camarades, arrêtés après l’enquête sur le saccage de la Maison du parti socialiste à Dakar. Elle a été animée par Khalifa Sall, maire de Dakar. Le responsable socialiste a soutenu que «cette initiative n’est que l’entame d’un processus de manifestations et de soutien». Il entend tenir prochainement une conférence de presse pour « dire la vérité et rapporter les faits » de l’évènement  survenu à la maison du parti le 05 mars dernier ». « Ils (Bamba Fall et Cie) vous disent qu’ils sont confiants, qu’ils sont sereins et qu’ils ont foi en vous. Ils sont déterminés à retenir et à supporter cette épreuve et qu’au contraire, leurs préoccupations, leurs soucis vont vers vous», a-t-il soutenu.

« Ils ne sont pas des délinquants, ce sont des socialistes convaincus. Je suis venu donc pour soutenir la manifestation. Je remercie les autres mouvements et formations politiques qui sont venus manifester leur soutien. Dire qu’en politique, c’est cela qui est important: faire en sorte que la politique soit une affaire de gentlemen, de fair-play et où les gens peuvent se battre en usant des moyens non contestables, sur la base d’idées, de principes, de projets d’orientations d’objectifs. C’est une dynamique en marche et emprisonner Bamba Fall ou Khalifa Sall ne l’arrêtera pas. Utiliser d’autres moyens, d’autres voies pour neutraliser des camarades ou des opposants n’est pas très éthique», a ajouté Khalifa Ababacar Sall qui confirme la présence d’une liste aux prochaines élections législatives. D’autres actions (marche, rencontres…) sont aussi prévues par les militants pour maintenir la dynamique de lutte en faveur de la libération de Bamba Fall et compagnie.

Plusieurs partisans du maire de Dakar ont pris part à la rencontre avec la presse. Barthélémy Dias a indiqué que « c’est une présence de soutien. C’est une présence massive qui prouve aujourd’hui que nous sommes en face d’une injustice qui doit être combattue. Il s’agit, pour nous, aujourd’hui, de défendre des principes, de défendre des valeurs et de défendre des droits constitutionnels. Nous sommes dans l’obligation de soutenir la démocratie sénégalaise », a dit le maire de Mermoz Sacré-Cœur. « Tout cela participe d’une cabale, d’un complot qui vise  le maire de Dakar qui est notre espoir pour les élections à venir». Au-delà de Bamba Fall, il est question, pour nous, aujourd’hui, de préparer l’avenir, cet avenir nous allons le préparer dans le respect de la constitution, mais nous allons le préparer avec tout notre dynamisme, toute notre énergie», a insisté Barthélémy Dias.

Amadou DIOP

L’année 2017 va être celle des actions qui confirment la bonne marche du Sénégal vers l’émergence. Le président Macky Amadou Sall l’a annoncé à l’occasion de son discours de nouvel an. Il vient de le marquer avec l’inauguration du stade de Pikine, avec la panoplie de promesses des actions qui vont remettre sur les rails de la marche de l’émergence cette ville de la banlieue de Dakar. Pikine sera dotée d’un marché de fruit et de tous les services de confort permettant aux populations d’être en activité et ne sera plus un dortoir. Il s’agit là, pour le chef de l’Etat, de se projeter vers l’avenir avec des signaux concrets devant permettre aux Sénégalais de voir toutes leurs préoccupations prises en compte. Si l’on note l’omniprésence de ses actions partout ailleurs au service des populations, il n’en demeure pas moins que les années à venir seront les plus véridiques en termes de réalisations. Le Sénégal est passé d’un taux de croissance de plus de 1% à un taux de plus de 4% avec une projection de plus de 6 %. Avec ses taux, le Sénégal se rapproche des objectifs du PSE en matière de croissance qui se situent entre 7 et 8%.

La réduction de l’impôt sur les salaires rendue pragmatique a été aussi l’œuvre du président Sall dès son accession à la magistrature suprême, il y a de cela quatre ans. Car conscient des difficultés de vie de ses concitoyens, le chef de l’Etat a voulu relancer non seulement la consommation, mais aussi permettre aux populations de pouvoir supporter leurs charges. Et encore, il vient d’offrir un beau cadeau de nouvel an, en annonçant cette semaine une baisse de la fiscalité à l’Ipres, dans un élan de revaloriser les pensions retraite. Sans oublier la mensualisation des pensions de retraite par la volonté de Macky Sall qui a engagé le processus dans une dynamique d’amélioration des conditions de vie des travailleurs à la retraite. Le président de la République a voulu tout simplement aligner l’Ipres aux standards internationaux au bénéfice de ses concitoyens. Ce sont là des signes d’un Sénégal qui marche vers l’émergence.

Avec plus de 10000 pistes rurales créées, le prolongement de la Vdn 2 contournant la mer, le prolongement de l’autoroute jusqu’à Aibd, l’échangeur de l’émergence Illa Touba. La route Kaolack-Fatick dont les travaux ont commencé est en phase de finition. Sur le plan du transport urbain, les 13 régions ont eu chacune 50 bus pour un total de 650 cars transportant les passagers. A Dakar, 475 nouveaux bus acquis par Ddd.

La finition de la route Linguère-Matam avec la construction des 3 ponts de Matam et la réfection de la route Ourossogui Ndioum. La réception du pont de Foundiougne pour bientôt, celle de Dahra Linguère. Le canal du Ngalenka, les ponts comme celui du Fleuve Gambie, les autoponts, les autoroutes et les routes avec plus de 1000 kilomètres.
L’autoroute Diamniadio- Mbour, les ponts de la Guéoul, Halwar, Kédougou, Ndioum sont terminés.

L’autoroute Aibd-Somone-Mbour est terminée et inaugurée par Macky Sall. Les travaux de la route Tambacounda-Dialacoto et de l’Etat du Sénégal sont presque terminés. Les travaux en cours sur l’axe Tivaouane-Touba Toul-Khombole. La réhabilitation de la route Fatick-Bambey et Fatick- Kaolack, les travaux de réalisation des autoponts au niveau des carrefours Keur Massar et Thiaroye presque terminés. Les travaux de reconstruction de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip, sur 40 kilomètres sont en cours. Les travaux de reconstruction de la route Passy-Sokone sont en cours, de même de la route Richard Toll-Ndioum.

Sur le plan de l’habitat, le pôle urbain de Diamniadio. Ce programme ambitieux dans sa phase initiale sera composé de plusieurs pôles avec un rythme sans précédent pouvant constituer un ouf de soulagement. Un pôle « Logements » avec 2 360 unités d’habitations dont 1 714 villas et 646 appartements. Cette première phase pourra accueillir une population de l’ordre de 40 000 résidents et 50 000 agents économiques en occupations commerciales et tertiaires.

Les cités de l’émergence avec ses 17 tours en centre-ville prouvent davantage l’intérêt accordé par le chef de l’Etat à ce secteur. Les infrastructures sont bien là avec le Centre International de Conférence Abdou Diouf. Du train express régional à la cité ministérielle de Diamniadio, en passant par les autoroutes à péage, et par plusieurs volets de développement que le président pose en acte concret, tous les citoyens sont convaincus du souci de Macky Sall à l’émergence du Sénégal. Comme sur le plan social où il a surtout entrepris ses actions après son accession à la magistrature suprême. Il a vite compris qu’un pays émergent doit combattre à priori la paupérisation de sa population.

L’instauration de la bourse familiale démarrée avec 50.000 familles ayant pour objectif 250.000 familles en 2017, soit à peu près 2 500 000 de sénégalais. La bourse de sécurité sociale, la couverture maladie universelle, le soutien des populations par la baisse des prix des denrées premières, de l’énergie dont celle de l’électricité qui entrera à nouveau en vigueur dans le second bimestre 2017, la promotion du logement social sont autant d’actions visibles réalisées ou en cours de réalisation par le gouvernement du président Macky Sall. La loi sur la modification du code de nationalité sénégalaise donnant droit aux femmes sénégalaises de transmettre la nationalité sénégalaise à leur conjoint relève du génie du président Sall.

L’inauguration récente des centrales solaires marque encore le pas et fait du Sénégal le premier pays à réaliser une telle prouesse en Afrique au Sud du Sahara. Le président Sall veut doter le pays entier en électricité. Ce qui permettra à toutes les populations notamment rurales de disposer de l’énergie de manière permanente pour leurs besoins à partir de leurs villages respectifs.

Les inondations sont devenues de nos jours de vieux souvenirs, puisque d’hivernage en hivernage, on ne parle plus comme avant de ce phénomène qui a longtemps hanté le sommeil de nos concitoyens. A travers des infrastructures de qualité installées dans les zones les plus touchées, le chef de l’Etat a réussi à trouver des solutions durables.

Sur le plan sanitaire, ce sont de multiples actions qui ont faites en faveur des couches vulnérables, mais aussi pour l’ensemble des citoyens. Sur ce, on note la gratuité des enfants de 0 à 5ans, de l’hémodialyse, de la césarienne, des antirétroviraux partout à travers les structures sanitaires du pays. Depuis 2012 des hôpitaux, des centres de références dans les districts sanitaires, centres de santé sont en cours de réalisation.

Cela découle de la volonté politique réelle du président Macky Sall qui souhaite avec l´aide du Gouvernement mettre à la disposition des populations sénégalaises des infrastructures sanitaires de proximité. Il est aussi en train de doter en équipements modernes les établissements de santé notamment avec l’acquisition de 76 générateurs d´hémodialyse installés dans les hôpitaux de Kaolack, Touba, Ziguinchor et Grand Yoff. Il s’y ajoute aussi des scanners destinés aux hôpitaux de Grand Yoff, Saint-Louis, Kaolack, Tamba, Touba, Ourossogui et Kolda.

Pour le désenclavement de la Casamance, les travaux de réaménagement du Port de Ziguinchor et du dragage du fleuve sont achevés. Le projet pôle développement Casamance avec 23 milliards pour redynamiser l’économie, désenclaver la région, le projet d’appui à la mise en œuvre du plan national d’investissement agricole d’un montant de 19 milliards de Fcfa sont des réalisations concrètes qui visent la réduction de la pauvreté dans les régions de Sédhiou et Kolda.

Sur le plan agricole, le Programme national d’autosuffisance en riz avec la mise à disposition gratuite de semences en riz aux riziculteurs de la Casamance et enfin l’extension des prérogatives de la Sodagri à toute la Casamance afin de prendre en charge à l’image de la Saed au nord, les préoccupations des producteurs de la Casamance.

La réception et la mise en service des bateaux Aguen et Diambogne, d’une capacité de 200 passagers et 13 camions de 35 tonnes chacun qui viennent s’ajouter au bateau Aline Sitoe Diatta. Ainsi qu’une subvention de 50% sur le prix des billets des trois navires, soit 5000 francs au lieu de 10000 francs.

Le président Macky Sall rappelle l’importance qu’il accorde au développement de la riziculture. Pour cette raison, il a fixé des objectifs clairs pour réussir l´autosuffisance alimentaire à long terme. Le président de la République insiste sur le « consommer local » qui doit être le fer de lance pour une vraie émergence. Pour y arriver, il compte soutenir les agriculteurs. L´Etat suspend la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) de l´activité rizicole dans la Vallée et le reste du Sénégal. Cet argent pourra compenser le prix fixe de l´électricité qui serait un bénéfice pour tout le monde. Plus de 1000 tracteurs ont été commandés des Pays-Bas au profit des paysans sénégalais.

Il y a aussi la subvention des intrants (semences et engrais) pour soutenir la production agricole, mais également à hauteur de 70% de 16 .800 unités de mécanisme agricole pour améliorer l’outil de production du monde rural. On note la distribution de vivres de soudure et d’aliments de bétail en soutien au monde rural.
Un fonds a été mis en place pour soutenir l’élevage.

Un domaine agricole communautaire de première génération à Wack Ngouna est en phase de réalisation. Avec l’ANPEJ, PRODAC et les 9 zones cibles: Keur Momar Sarr, Sédhiou, Keur Samba (Diourbel), l’axe Kaffrine-Tambacounda, l’axe Mont-Rolland-Pout, Kolda, Kédougou, les vallées du Sine et du Djobass et le Papej. Le gouvernement projette d’atteindre 450.000 emplois créés d’ici à fin 2017.

Sur le plan éducatif, Macky Sall a mis l’accent sur le parachèvement de l’enseignement supérieur un peu partout dans le pays. Pour cela, il y a la construction de la deuxième université à Dakar et d´autres universités dans les régions de Kaolack, Fatick, Tambacounda. Il s’y ajoute la construction des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep) et les centres de formation professionnelle.

La rénovation de l´université Cheikh Anta Diop de Dakar avec des pavillons bâtis fait partie de la modernisation des établissements supérieurs répondant aux bonnes conditions de travail des étudiants. D’autres actions ont été menées là où le besoin se fait sentir pour mettre les fils du pays dans de bonnes conditions d’apprentissage. Les abris provisoires passent de 8500 à 2000 sur toute l’étendue du Sénégal et deviendront bientôt de vieux souvenirs.

Il faut inscrire dans le compte de son bilan, le projet de modernisation des cités religieuses dont la plupart ont été réceptionnées. Mais également, les grands projets dans le cadre du Programme Sénégal émergent (Pse) à savoir ponts, routes, pistes et autoroutes, ont permis au Sénégal de se doter d’un bon réseau de voies de communication. Cela s’est fait dans le cadre du Pudc qui a mis toutes les populations sur les rampes du développement.

Les travaux de l’Arène nationale ont démarré à l’entrée de Pikine, à proximité du Technopole de Dakar. Cette infrastructure permettra au monde de la lutte de disposer d’un cadre adéquat pour ses activités. Réhabilité et agrandi, le stade Aline Sitoé Diatta de Ziguinchor est fonctionnel avec des installations ultramodernes. Il faut y ajouter la réhabilitation des stades Maniang Soumaré de Thiès, Lat Dior de Thiès et Mawade Wade de Saint-Louis.

En d’autres termes, Macky Sall est phase de remplir son contrat consenti avec le peuple sénégalais, surtout sur le plan de l’emploi. Sur toutes ses actions, on parle désormais de 60 000 emplois créés donnant des activités à la population dans tous les domaines. Le quatrième président a entrepris toutes les réformes nécessaires d’une gouvernance sobre et vertueuse offrant le plein épanouissement de ses concitoyens. L’acte 3 de la décentralisation est venu corriger les inégalités et consacrer la communalisation universelle.

Sur le plan maritime, la construction des quais de pêche de Soumbédioune, de Yoff, la nouvelle patrouille de la marine sénégalaise de Kédougou, la mise en place de la chaloupe Dakar Rufisque sont de parfaites illustrations d’actions.

Le Sénégal est aussi entré dans l’ère de la révolution du numérique sous Macky Sall qui ne songe qu’à placer ses compatriotes au même niveau d’informations que ceux des pays développés.

Pour toutes actions visibles et concrètes, le président Macky Amadou Sall est en train de marquer son histoire. Celle d’avoir permis au Sénégal d’entreprendre le chemin de l’émergence.
Comme toute nation qui se veut indépendante, devant permettre à ses fils de vivre dans la dignité.

Par Mamadou Amadou Tamimou WANE

Les dirigeants ouest-africains qui tentent de convaincre le président gambien sortant Yahya Jammeh de céder le pouvoir, le 19 janvier, à son successeur élu, Adama Barrow, ont exprimé, hier, à Banjul, l'espoir d'une sortie de l'impasse politique.

La Gambie est plongée dans une crise depuis que M. Jammeh a annoncé, le 9 décembre, qu'il ne reconnaissait plus les résultats de l'élection présidentielle du 1er décembre, une semaine après avoir pourtant félicité M. Barrow pour sa victoire.

"Le but de la visite est de rencontrer le président Jammeh, afin que tout le monde puisse s'entendre sur une feuille de route. Nous sommes plutôt optimistes que, cette fois, les discussions n'échoueront pas", a déclaré à la presse le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama.

La délégation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao, 15 pays) est conduite par le chef de l'Etat nigérian Muhammadu Buhari, son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf et l'ex-président ghanéen John Dramani Mahama.  Tous trois faisaient partie d'une mission dépêchée par la Cedeao, exactement un mois auparavant, pour presser Yahya Jammeh, à la tête de la Gambie depuis 1994, de quitter le pouvoir le 19 janvier, après l'expiration de son mandat, sans succès.

Les pourparlers d’hier "sont très cruciaux, parce que c'est sur la base de ces discussions que tout le monde pourra commencer à voir quelle option envisager", a ajouté le ministre Onyeama.
A la question de savoir s'il était confiant, cette fois-ci, dans une réponse favorable de Yahya Jammeh à la demande de la Cedeao, le président Buhari a simplement lâché : "Seul Dieu le sait". Après leur arrivée, les dirigeants ouest-africains ont tenu une première réunion entre eux, à huis clos. Ils devaient rencontrer MM. Jammeh et M. Barrow.

Outre la Cedeao, de nombreux pays et organisations dont l'Onu font pression sur Yahya Jammeh qui a saisi la justice pour faire annuler les résultats de l'élection et se dit déterminé à rester président tant qu'elle n'aura pas statué sur ses recours. De son côté, Adama Barrow a affirmé qu'il serait investi le 19 janvier et se considérera président à compter de cette date.

Jeudi, l'avocat de M. Jammeh a déposé à la Cour suprême une nouvelle requête demandant d'empêcher la prestation de serment de M. Barrow et d'interdire au pouvoir judiciaire, aux fonctionnaires et parlementaires de l'organiser ou d'y participer.

AFP

Ville d’art et de civilisation, la région de Kolda est promise à un bel avenir où la culture jouera un rôle de premier plan dans son développement durable et dans la création de richesses. Selon Abdoulaye Lamine Baldé, directeur du Centre culturel régional, la culture a un bel avenir à Kolda qui, avec ses caractéristiques locales, son patrimoine culturel et artistique, a confirmé sa vocation de ville de la culture et des arts, à la faveur de l’organisation du Festival national des arts et des cultures (Fesnac) en décembre dernier.

Fort de sa position de région carrefour ouverte sur trois pays (Gambie, Guinée-Bissau et Guinée Conakry), Kolda s’affirme comme un foyer dynamique de la création artistique. L’expression culturelle, qu’elle soit musicale, littéraire ou dans les arts plastiques, y connaît une véritable vitalité. Selon Abdoulaye Lamine Baldé, directeur du Centre culturel régional, le brassage ethnolinguistique noté dans la région n’y est pas étranger. « Il y a une symbiose et une diversité culturelle à travers cette paix qui existe entre les différentes communautés issues de ce brassage, mais aussi à travers les expressions culturelles, aussi bien les rites que les cérémonies cultuelles et familiales », fait-t-il savoir. Selon lui, Kolda est riche d’un patrimoine culturel qu’il est important de protéger et de sauvegarder, mais aussi de préserver de l’oubli. « Nous avons un répertoire très riche et diversifié légué par nos anciens. À titre d’exemple, je citerai les vestiges du tata de Moussa Moolo et de Amdallaye, l’arbre mythique de Moussa Moolo, sans parler de son tambour, ainsi que le puits de Kandia. Le potentiel est réel, mais ce sont les moyens de diffusion, de promotion de l’utilité de ce patrimoine, mais aussi de le rendre accessible à tous qui pose problème », estime M. Baldé. À son avis, la réhabilitation de l’ensemble de ces sites participe à promouvoir l’élan touristique dans la région.

La conviction de Sadiki Sall, qui dirige une association dont les objectifs sont, entre autres, la recherche culturelle, la défense de l’authenticité, les échanges culturels, est que c’est la position de Kolda qui fait la richesse culturelle du Fouladou. Selon lui, les premiers occupants de Kolda sont des Bambaras qui sont arrivés avec leur culture, suivis des Peuls, lesquels, dans leurs mouvements en quête de pâturage, ont quitté les plateaux du Fouta Djallon, sont passés par la Guinée-Bissau pour arriver à Kolda avec leur culture. Le mouvement, ajoute-t-il, s’est poursuivi avec les populations venues du centre du Sénégal et du nord de la Gambie qui sont arrivées avec leur culture, de même que des Sérères qui sont arrivés par la côte. M. Sall estime qu’il est difficile de parler de la culture du Fouladou sans mettre cela dans le contexte casamançais, parce que « le fond antérieur à tout cela, c’est le fond baïnouk, sur ce fond mandingue qui vient du Mali, du fond peul et d’autres communautés qui sont venues par la suite (Sarakholés, Wolofs, Sérères, etc.) ». Finalement, indique-t-il, Kolda s’est retrouvé avec un kaléidoscope culturel qui est un gage de diversité et de richesse. « La culture, nous la vivons, mais nous ne l’exploitons pas. Parce que l’exploitation dépendrait aussi d’une certaine technicité et d’une certaine culture intellectuelle », argue Sadiki Sall.

La musique en poupe
Kolda danseÀ l’heure actuelle, la musique connaît une mutation décisive à la faveur d’une floraison de jeunes talents soucieux de promouvoir cet art. Riche de son potentiel et de ses expressions culturelles, Kolda se distingue à travers ses artistes dont les dignes ambassadeurs sont le groupe Gélongal, Daby, Abdou Diop, King Abib Coddé... « La plupart des jeunes qui font de la musique urbaine utilisent leur langue maternelle, les langues du terroir, quand ils chantent. Ils sont conscients qu’on ne peut promouvoir la culture qu’à travers sa propre langue », indique Abdoulaye Lamine Baldé. Selon lui, on peut bien chanter en français ou en anglais, mais d’abord, il faudrait que sa propre communauté puisse déchiffrer le message que le chanteur veut diffuser. C’est une des raisons, dit-il, que ces musiciens ont commencé à introduire les sonorités locales dans leurs chansons. « Rares sont, aujourd’hui, les musiciens qui n’utilisent pas dans leurs sonorités le nianiérou, hoddu, la kora qui sont des instruments phares de la musique du Fouladou. Ce qui était inimaginable il y a dix ou vingt ans. Ils ont compris que pour vendre, il faut d’abord être compris. Ils ont donc privilégié l’ancrage d’abord, puis l’ouverture. C’est une façon de promouvoir ces instruments de musique traditionnelle qui font la fierté du Fouladou », affirme-t-il. Et c’est de bonne guerre, apprécie M. Baldé.

M. Sadiki Sall estime, pour sa part, qu’il y a une tyrannie de la musique sur la culture. « Il ne faut pas réduire la culture à la musique », indique-t-il. « C’est la musique qui rapporte le plus de ressources facilement, parce qu’ils sont prêts à y mettre des ressources, alors que Kolda regorge de génies dans tous les domaines », note-t-il.

Un festival pour promouvoir la culture
Si les grandes villes sont, aujourd’hui, connues, c’est grâce à la culture ou au sport. C’est l’avis du directeur du Centre culturel de Kolda. « Gorée a sa maison des esclaves, Saint-Louis a son festival de jazz. Nous voulons promouvoir le label Kolda. C’est ce qu’a compris la municipalité en initiant le Festikolda. Et ce qu’il faut saluer, c’est que nous avons associé les pays limitrophes pour consolider et raffermir notre lien entre ces différents pays », relève Abdoulaye Lamine Baldé. De l’avis du maire, ce festival était une opportunité pour l’équipe municipale de montrer la culture koldoise et d’offrir aux jeunes acteurs culturels un plateau de production. « La manifestation a été une réussite. Pour la première fois, la ville, la région, a pris l’initiative d’organiser un évènement culturel que nous voulions certes locale, mais qui a pris une dimension nationale. C’est au sortir de ce grand évènement que le ministre de la Culture a décidé de confier l’organisation du dernier Fesnac à Kolda au mois de décembre », se félicite Abdoulaye Bibi Baldé. Une multitude d’évènements (exposition d’œuvres d’art plastique et de produits d’artisanat d’art, carnaval, veillée culturelle traditionnelle, concert son et lumière, un gala de lutte traditionnelle, soirée culturelle) organisée à cet effet a permis de mettre en valeur les potentialités culturelles du terroir et de renforcer son rayonnement sur le plan national, voire international.

La culture constitue, selon Abdoulaye Bibi Baldé, un secteur extrêmement important pouvant créer de la richesse, de la valeur ajoutée et de l’emploi. « À travers la culture, on peut bâtir une industrie forte et dynamique étant entendu que nous avons les potentialités », assure-t-il. « Il suffit, pour y arriver, de mettre tout cela en synergie, d’accompagner les artistes, pour que la culture puisse jouer un rôle de premier plan de développement durable de notre ville, de notre région », indique le maire de Kolda.

Soutenir davantage la culture
La culture se porte bien à Kolda. Le potentiel est là, mais il faut qu’il soit valorisé, boosté et vulgarisé, selon le directeur du Centre culturel. Pour M. Baldé, l’avenir est prometteur, surtout avec les projets qui vont bientôt sortir de terre. « Avec l’engagement pris par le ministre de la Culture de construire un complexe culturel digne de ce nom, nous avons bon espoir que les acteurs culturels auront enfin un espace d’expression très bien équipé, avec studio d’enregistrement.

Les jeunes ne seront plus obligés de se déplacer jusqu’à Dakar ou en Gambie pour avoir du bon son », indique M. Baldé. Le centre culturel a acquis tout récemment un important lot de matériel, mais aussi un véhicule qui, selon lui, va bien les aider dans leur mission de promouvoir le tourisme. Seulement, déplore Abdoulaye Lamine Baldé, le Centre culturel fait face à un manque de moyens humains pour encadrer l’ensemble des acteurs de la culture. « Il y a un seul agent technique pour toute la région.

C’est un handicap. Aussi, il n’y a pas de services départementaux à Médina Yoro Foula et à Vélingara. C’est le service régional qui est chargé de promouvoir, de propulser, de vulgariser, mais aussi de préserver et sauvegarder la richesse culturelle (patrimoine matériel comme immatériel). Le personnel d’appoint provient du conseil départemental », déplore-t-il.

Pour M. Sall, la recherche culturelle peut être très bien valorisée. Mais, au Sénégal, la culture est un parent pauvre de notre politique. « La culture est mal outillée, mal servie, pour fonder le développement local », dénonce-t-il. A l’en croire, le développement de la culture passe par l’appui au Centre culturel régional, aux associations culturelles, etc. M. Sall plaide pour que les budgets gérés par les collectivités (communes, conseils départementaux) soient mis à la disposition des acteurs culturels qui vont pouvoir les utiliser à bon escient. « S’il faut que l’autorité politique décide d’un évènement pour y mettre toutes les ressources, ces dernières ne pourraient pas soutenir la créativité ailleurs. Si on croit à la culture, on doit y mettre des moyens », martèle-t-il.

Par Samba Oumar FALL et
Souleymane Diam SY (textes)
et Pape SEYDI (photos)

Alors que la Can 2017 démarre samedi, la Caf a procédé hier, au tirage au sort des éliminatoires de la Can 2019 prévue au Cameroun. Au total, 51 sélections nationales sont en lice pour 15 places en jeu, le Cameroun, pays hôte étant qualifié d’office. Dans chacune des 12 poules, l’équipe qui termine en tête du classement sera qualifiée, en plus des trois meilleures deuxièmes. Logé dans la poule A, le Sénégal affrontera la Guinée Équatoriale, le Soudan et le vainqueur entre Sao Tomé E Principé et Madagascar. Autant dire que les « Lions de la Téranga », actuelle meilleure sélection africaine, selon le dernier classement Fifa, parue hier, partent favoris dans ce groupe A. Le Sénégal aura notamment l’occasion de prendre sa revanche sur la Guinée Équatoriale qui l’avait battu, à domicile, en 2012 (2-1). Une 3e défaite qui avait éliminé les Lions dès le premier tour. Dans l’ensemble, c’est une poule jouable pour le Sénégal, ses adversaires n’étant pas des foudres-de-guerre.

Diégane SARR

Dans la région de Saint-Louis, la mise en œuvre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) avance à un rythme « satisfaisant ». La tenue, hier, du Comité technique régional de suivi de cette initiative du chef de l’Etat a permis de revenir sur l’état d’avancement des différents travaux et d’installer un Comité de suivi-évaluation.

Après plus d’un an de mise en œuvre, les projets prévus dans la région de Saint-Louis, notamment dans les départements de Dagana et de Podor, dans le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) avancent à un rythme soutenu. Aussi bien dans les volets hydraulique, électrification rurale, piste rurale qu’équipements post-récolte, les taux de réalisation sont jugés « satisfaisants ». Et ce ne sont pas moins de 10 milliards de FCfa qui ont été investis dans cette région, a informé le directeur national du Pudc Cheikh Diop. C’était hier à l’occasion de la réunion du Comité technique régional de suivi de cette initiative présidentielle, lancée en juillet 2015.

3 sur les 6 systèmes Aemv terminés
Cette rencontre qui a été présidée par le gouverneur de la région, Alioune Aidara Niang, en présence des élus locaux des communes bénéficiaires, des chefs de services régionaux et différents partenaires, a permis de tirer un bilan à mi-chemin du programme.

Il ressort de cette rencontre d’évaluation qu’en ce qui concerne la composante Hydraulique, sur les 6 systèmes d’alimentation en eau potable multi-village (Aemv) prévus dans le département de Podor, 3 sont terminés. Il s’agit des ouvrages de Fondé Gandé, de Rendo et de Gawdé. De même, les travaux du forage de Rewane sont achevés. Ceux de Yawaldé Dialloubé et de Lodé sont en cours.

A Dagana, 4 systèmes sont en cours de réalisation à Yelour, à Diam Diayré, à Gad Abass et à Baldiol. Pour les systèmes de Yélour et de Gad Abass, les forages sont déjà terminés et les travaux de génie civil sont en cours. Au total, il est prévu la réalisation de 16 abreuvoirs, 77 bornes fontaines et 10 potences dans la région de Saint-Louis. Sept communes et 34 villages sont bénéficiaires des interventions du Pudc dans le volet hydraulique. Plus de 16.000 personnes seront impactées.

Concernant le volet Electrification rurale, 17 communes et 55 villages sont concernés dont 37 à Podor, 15 à Dagana et 03 à Saint-Louis. Au total, 13 % des villages à électrifier dans le Pudc pour une population de 33.000 personnes, se situent dans la région de Saint-Louis. Après le déploiement de 5.400 poteaux en béton, de 24.900 poteaux métalliques et du matériel, le piquetage et la pose des poteaux sont en cours. Il est également prévu des branchements intérieurs et des lampadaires.

Pour le volet équipement en matériels post-récolte, il est prévu d’en déployer 156 dans le département de Podor. Ils seront répartis entre 11 communes, 76 villages. Plus de 87.000 personnes seront ainsi impactés. Dans le département de Dagana, 76 équipements seront distribués dans 4 communes et 35 villages. Tous ces équipements sont déjà confectionnés et le début des déploiements est prévu pour cette fin du mois de janvier.

80 km de piste déjà achevés
En ce qui concerne les pistes rurales, au total, 113,6 km sont prévus pour la région de Saint-Louis. La piste Aéré Lao-Yaré Lao longue de 48 km est déjà achevée, de même que celle qui relie Ndioum et Bombodé, d’une distance de 32,4 km. Quant à la piste qui va de Richard-Toll à Niassanté longue de 33 km, les travaux ont atteint un taux d’avancement de 20 %.

Dans le volet Promotion des chaînes de valeurs dont l’esprit est de développer autour des forages des périmètres maraîchers par les femmes, la région de Saint-Louis est bien prise en compte. Ainsi, le Pudc a prévu d’y ériger 7 sites dont 5 dans le département de Podor et 2 à Dagana, le tout pour une superficie de 35 ha. Des partenariats ont été déjà signés avec l’Ancar, le Cdh/Isra, l’Ita et l’Iref pour le renforcement de la mise en œuvre des activités autour des filières agricoles.

Pour assurer le suivi de toutes ces activités sur le terrain, un Comité régional de suivi-évaluation a été mis en place par arrêté du gouverneur de la région, Alioune Aidara Niang, qui en assure, en même temps, la présidence.

Cheikh Diop, Directeur national : « Globalement, le taux d’exécution est de 70 à 80 % »
DG PudcLancé le 7 juillet 2015 par le chef de l’Etat Macky Sall, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), dont la mise en œuvre est confiée au Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), a atteint un « taux d’exécution de 70 à 80 %, toutes composantes confondues », selon son directeur national, Cheikh Diop. A ce jour, seul le volet Electrification rurale, avec 30 % de taux d’avancement, affiche un taux de moins de 50 %. Et pour cause : « Au début, 325 villages étaient prévus, mais du fait de la forte demande, ce nombre a été revu à la hausse. Ainsi, nous sommes passés à 420 villages à électrifier », a-t-il expliqué.

178 forages et 68 châteaux d’eau déjà réalisés par le Pudc
Ainsi, à la date du 31 décembre 2016, pour le volet Pistes rurales, sur un objectif de 790,81 km, 255,24 km sont achevés et 420,09 km sont en cours avec des niveaux d’avancement respectifs de 60 % dans la zone sud (régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Thiès, Sédhiou, Kolda) et 90 % dans la zone nord (régions de Matam, Saint Louis, Louga et Diourbel). Concernant le volet Hydraulique rural, le Pudc a déjà réceptionné 178 forages et finalisé 68 châteaux d’eau. Pour le volet Electrification rurale, les travaux ont démarré sur le terrain sur 62 villages et 50 km de lignes moyenne tension déjà implantées. S’agissant le volet Equipement de transformation agricole et post récolte, le nombre d‘équipements produits et certifiés s’élève à 2.995 sur 5.079 prévus soit un taux d’exécution de 59%. Le déploiement des équipements est en cours.

 

La résorption des abris provisoires, une priorité dans la 2ème phase
Même si les résultats de cette première phase sont satisfaisants, Cheikh Diop souligne que le chemin qui reste à parcourir est encore long. Pour cette première phase, le budget initial était de 113 milliards de FCfa. Mais compte tenu de l’ampleur des besoins, le chef de l’Etat a du revoir à la hausse cette enveloppe qui est passée à 123 milliards de FCfa. Au total, l’ensemble des besoins estimés dans le Pudc sont de l’ordre de 500 milliards de FCfa. Toutes les demandes formulées par les collectivités locales, lors des différents comités techniques régionaux seront prises en compte dans la formulation de la 2ème phase du Pudc, selon M. Diop. La mise en œuvre de celle-ci va s’étirer sur la période 2017-2019. Les mêmes composantes seront reconduites, mais il y aura une attention particulière sur la résorption des abris provisoires dans les écoles.

De notre envoyé spécial à Saint-Louis, Elhadji Ibrahim THIAM

Après avoir brillamment servi le Sénégal en tant que militaire, le Général d’armée, Mamadou Sow, vient d’être nommé ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire du Sénégal en Espagne. Une nouvelle mission qui vient après celle du commandement des armées.

L’information parue, il y a quelques semaines, dans la presse, vient d’être confirmée par le communiqué du Conseil des ministres de mercredi dernier. Le Général d’Armée, Mamadou Sow, ex-chef d’Etat major général des armées du Sénégal, est le nouvel ambassadeur du Sénégal en Espagne. Il remplace, à ce poste, Abdou Salam Diallo, « appelé à d’autres fonctions ».
Ainsi après avoir servi loyalement son pays, en tant qu’officier supérieur, ayant participé à plusieurs théâtres d’opérations, en Casamance et en Afrique, le général Sow va désormais évoluer sur le terrain de la diplomatie. Lui comme son prédécesseur, le général Abdoulaye Fall, actuellement ambassadeur du Sénégal en Chine, sont considérés comme des Mekhnesi. Ils sont tous deux issus de l’Académie royale de Mekhnès au Maroc.

Réputé bon militaire et rigoureux dans le travail, Mamadou Sow est le seul qui a le privilège de porter le titre de « Général de corps d’armée » en tant que Cemga. « Nogass » (qui veut dire vingt en pulaar, correspondant aussi aux vingt jours de punition qu’il infligeait souvent aux subalternes) est très respecté dans l’armée. Pur produit de l’armée sénégalaise, le nouvel ambassadeur au Royaume d’Espagne est un sortant de l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (Ensoa) de Kaolack. Il fait aussi partie de la première promotion de l’Ecole nationale des officiers d’active (Enoa) de Thiès.

Avant de commander les armées sénégalaises, il a été le chef de cabinet du Cemga Abdoulaye Fall, commandant de la zone N°5 (Ziguinchor), chef de corps du 25ème BRA (Bataillon de reconnaissance et d’appui). Mais le général Mamadou Sow a également été le conseiller du Cemga à la formation et chef de la division personnel à l’état-major général. A l’étranger, dans les missions onusiennes, il a également dignement représenté les armées sénégalaises au Congo en tant que chef d’état-major de la Force hybride des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo-Munisco. Ces différentes expériences lui ont valu de prestigieuses médailles militaires au Sénégal (Croix de la valeur militaire) et à l’étranger : (médailles Onu (Ouganda, MONUIK).
A Madrid, ce commandant des troupes n’aura guère du mal à représenter, une fois de plus, le Sénégal. Son expérience et sa rigueur dans le travail vont beaucoup l’aider à accomplir sa nouvelle mission.

Maguette NDONG

Libreville : Sur les lieux de la compétition ! Les "Lions" débarquent aujourd’hui à Franceville où ils entrent dans la 31ème Can de football face à la Tunisie. Après, un stage d’une semaine ponctué de deux matches de préparation contre la Libye et face au Congo à Brazzaville, Aliou Cissé et ses joueurs doivent être fin-prêts pour affronter les "Aigles deCarthage". L’ambassadeur du Sénégal à Libreville se transportera sur place pour les accueillir et leur redire, si besoin était encore, les folles attentes du peuple qui pèsent sur leurs épaules.

Sur ce qu’on a entendu depuis deux jours à Libreville, ces attentes dépassent même le seul cercle des Sénégalais. Car, bien des Gabonais miseraient bien une piécette sur Kouyaté et ses copains. En tout cas plus que sur leurs "Panthères". Pareil également chez les supporters algériens croisés hier en début d’après-midi à la gare de Libreville. Eux voient le Sénégal et les "Fennecs" non seulement lors de la 2ème journée du Groupe B basé à Franceville, mais … en finale. C’est dire que, plus que jamais, les "Lions" figurent parmi les favoris. Seront-ils à la hauteur ? Immense question.

B. K. N.

Libreville : Sur les lieux de la compétition ! Les "Lions" débarquent aujourd’hui à Franceville où ils entrent dans la 31ème Can de football face à la Tunisie. Après, un stage d’une semaine ponctué de deux matches de préparation contre la Libye et face au Congo à Brazzaville, Aliou Cissé et ses joueurs doivent être fin-prêts pour affronter les "Aigles deCarthage". L’ambassadeur du Sénégal à Libreville se transportera sur place pour les accueillir et leur redire, si besoin était encore, les folles attentes du peuple qui pèsent sur leurs épaules.

Sur ce qu’on a entendu depuis deux jours à Libreville, ces attentes dépassent même le seul cercle des Sénégalais. Car, bien des Gabonais miseraient bien une piécette sur Kouyaté et ses copains. En tout cas plus que sur leurs "Panthères". Pareil également chez les supporters algériens croisés hier en début d’après-midi à la gare de Libreville. Eux voient le Sénégal et les "Fennecs" non seulement lors de la 2ème journée du Groupe B basé à Franceville, mais … en finale. C’est dire que, plus que jamais, les "Lions" figurent parmi les favoris. Seront-ils à la hauteur ? Immense question.

B. K. N.

Libreville : « Vivons la passion du foot », peut-on lire sur certaines affiches qui flottent au vent dans les rues de Libreville. Mais on peut se permettre de soutenir que l’appel est tombé dans l’oreille de sourds. Car, aucune espèce d’engouement n’était notée chez les Gabonais, hier à trois jours du lancement de « leur » Can de football (du 14 janvier au 5 février). Il y a cinq ans, lorsqu’ils avaient co-organisé la compétition avec la Guinée équatoriale, l’ambiance était bien plus festive qu’elle n’est actuellement. Impossible alors de faire cent mètres sans « croiser » quelque chose qui renvoie à la Can. Des gadgets de toutes sortes étaient proposés aux passants, aux visiteurs. Là, rien ! Samba, la mascotte de cette 31ème édition est introuvable, alors qu’en 2012, son grand-frère « Gagui » était partout présent. Sur les T-shirts, sur les porte-clés, etc. Les quelques personnes interrogées sur la Can qui démarre samedi avec le match Gabon – Guinée Bissau vous répondent par une moue révélatrice de ce peu d’engouement noté à Libreville. D’autres expliquent cette relative indifférence par des raisons … politiques. « Ce sont les opposants, les gens de Jean Ping qui font tout pour saboter l’évènement », entend-on par-ci. Par-là, les explications tendent vers le volet économique et la dure conjoncture que traverse le pays depuis l’élection présidentielle qui a tourné à l’avantage du sortant, Ali Bongo Ondimba, aux  dépens de Jean Ping. 

Dans tous les cas, cette Can n’est pas partie pour battre tous les records de mobilisation et d’affluence. La preuve, au centre d’accréditation du stade de Libreville, le badge est délivré en moins de 5 minutes. Une très bonne chose, mais aussi un record absolu pour une Can où, traditionnellement à 72 heures du match d’ouverture, c’est un rush et une pagaille indescriptibles.

L’autre slogan qui risque de tomber dans l’oreille de sourds, c’est celui appelant les Gabonais à s’approprier l’évènement. « Tous au stade », clame-t-il. A moins que… Oui, à moins que, samedi pour leur entrée en matière dans « leur » Can, Pierre Emerick Aubameyang, capitaine et méga-vedette des "Panthères" frappent un coup si retentissant que leurs compatriotes seront obligés de s’intéresser enfin à leur compétition. De voler au secours de la victoire, en quelque sorte.

En attendant, c’est le calme plat. Pas de cocarde aux fenêtres et balcons des maisons. Pas de drapelets accrochés aux rétroviseurs des taxis. Juste quelques maillots aux couleurs des équipes qualifiées à cette Can 2017 aux vitrines de quelques boutiques. Décidément, on a vu ambiance plus folichonne à quelques jours d’une Can. Vivement samedi donc et le début de la compétition. Au moins si l’ambiance n’est pas en ville, elle pourrait bien être présente sur les aires de jeu.

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

En tournée de sensibilisation dans le département de Fatick, Mbagnick Ndiaye, responsable de l’Apr, a expliqué que l’objectif visé est d’inscrire entre 10.000 et 15.000 nouveaux électeurs.

Responsable départemental de l’Apr de Fatick, Mbagnick Ndiaye a entamé, mardi, une visite auprès des commissions administratives d’inscription sur les listes électorales et pour l’obtention de la carte d’identité biométrique et s’enquérir de leur rythme de fonctionnement et des conditions de travail. Après avoir visité les commissions de Tataguine, Fatick, Niakhar, Ngayokhème et Diouroup et discuté avec les autorités administratives, il a relevé certains problèmes d’ordre matériel, manque de photocopieuses, de rames de papiers, d’encre.

Aussi, a-t-il souligné que les coupures d’électricité bloquent, parfois durant des heures, le travail. C’est pourquoi, il est d’avis qu’il faut doter toutes les commissions de groupes électrogènes. Aussi, a-t-il rappelé qu’en plus du stock initial du département qui est 153.000 inscrits, son objectif est d’avoir 10.000 à 15.000 nouveaux inscrits sur les listes électorales.

Le ministre de la Culture et de la communication a expliqué que compte tenu des enjeux très importants, les responsables doivent assister les populations pour qu’elles aillent s’inscrire auprès des commissions administratives. Il a rappelé que le leader de l’Apr leur a assigné un objectif de 10.000 à 15.000 nouveaux inscrits dans le département de Fatick.

Selon lui, les leaders locaux doivent tout faire pour atteindre cet objectif. C’est pourquoi, a-t-il déclaré, quand ils ont constaté que les commissions étaient insuffisantes, il s’est adressé au ministre de l’Intérieur pour qu’il y ait plus de commissions dans le département. A la suite de cette requête, M. Ndiaye a révélé qu’ils ont pu avoir 8 commissions ajoutées aux 5 qui ont fonctionné depuis le début des opérations. Selon lui, le rythme d’inscription est correct car cela varie entre 100 à 150 inscriptions par jour. Globalement, a-t-il dit, jusqu’à la date du 6 janvier, il y a eu 14.210 inscriptions dans le département de Fatick. Mbagnick Ndiaye a annoncé qu’il va rencontrer les différents maires pour mieux les sensibiliser afin que les opérations d’inscription soient intensifiées.

Il a annoncé des concertations avec les proviseurs, les censeurs, les directeurs d’école, le Codec (Collectif des directeurs d’école) pour le recensement de tous les jeunes qui n’ont pas la carte d’identité ou l’extrait de naissance. « Nous avons réussi à obtenir des audiences foraines avec le tribunal à Diakhao où nous avons pu avoir 643 nouveaux inscrits », a-t-il dit. Selon lui, il y a une forte demande de bulletins, d’extraits de naissance.

Oumar Ngatty BA

L’héroïne Aline Sitoé Diatta est une figure très connue. Son royaume, Cabrousse, lui doit sa célébrité. Mais la Cité des vieilles veuves de Cabrousse est méconnue de beaucoup de Sénégalais y compris ceux de la région de Ziguinchor. Au centre de Kabrousse, un bloc de maisons se détache de la succession de concessions : c’est la Cité des vieilles veuves. C’est une tradition typique du Kabrousse. Ici, on se garde d’appeler hospice pour ne pas entretenir la confusion. Ce ne sont pas des maisons de retraite. Au royaume d’Aline Sitoé Diatta, les hommes n’osent pas reléguer ces vieilles mères à l’arrière-plan. La Cité des vieilles veuves a ses fonctions sociales qui ne sont pas toujours très connues.

La découverte de l’espace physique est plus envoûtante que la belle rumeur. Lorsqu’on vous parle de la Cité des vieilles mères de Cabrousse, vous pensez tout naturellement à une sorte d’hospice. C’est une méprise. Comment peut-on oser mettre en quarantaine des vieilles femmes au royaume de la reine Aline Sitoé Diatta ? Ici, l’héroïne a combattu l’oppression et la domination de l’homme blanc et aujourd’hui, les femmes ne sont pas soumises à une domination sociale.

La Cité proprement dite est logée au cœur de Cabrousse. Ce sont des maisons soit couvertes en zinc soit en paille. Elles ont, toutes, une cour-arrière et une véranda. Elles sont clôturées avec piquets ou des feuilles de palmier. Les filets usés ceinturent toutes les palissades. La Cité est calme. Près de la route, à l’entrée d’une cour d’une maison, une femme tresse sa fillette.

Les demoiselles tiennent compagnie à la vieille dame. En face, une vieille courbée balaie devant sa cour. Elle a le poids de l’âge sur les épaules. A l’intérieur, de la cour de logis d’en face, une autre, mince, les pompettes creuses, a le regard perdu. Ces dernières n’ont pas le droit de rendre visite à leur fils dans leur foyer. C’est un précepte dans la tradition à Kabrousse.

« Ces vieilles n’ont pas le droit de rendre visite à leur fils qui ont une ou des époux. Par contre, leurs fils et petits-fils peuvent venir dans cette maison. Dans la société à Kabrousse, nous évitons que la mère de l’époux n’interfère dans la vie de couple de son fils », explique Assoule Diatta, un jeune passionné et spécialiste de l’histoire de Kabrousse. C’est un mécanisme de prévention des heurts au sein des unions. Cette culture prend racine à la source de la sacralisation des mariages dans les sociétés traditionnelles africaines. En suivant les explications de l’historien, ma mémoire remonte à l’idée avancée par la sociologue Fatou Bintou Dial, dans sa thèse : « Mariage et divorce à Dakar, itinéraires féminins ». Elle avait soutenu que les belles-familles avaient une grande part de responsabilité dans l’augmentation des divorces au Sénégal.

Une tradition typique du Kabrousse
Depuis l’aube des temps, la tradition se perpétue, loin des yeux indiscrets. Cette facette de la culture est méconnue de beaucoup de Sénégalais. C’est une tradition typique de Cabrousse.

« Dans cette zone, c’est seulement à Cabrousse où l’on voit une cité pareille destinée exclusivement aux vieilles mères. Ce n’est pas une tradition diola. Ce n’est pas pour mettre à l’écart ces vieilles mamans », assure le jeune garçon.

Ses explications nous figent dans cette ruelle sinueuse serpentant entre des maisons. Nous observons avec force admiration la Cité sans entrevoir un voile sur les autres fonctions sociales. Les allées et les cours sont débarrassées de tout détritus. Ces vieilles passent le plus clair de leur temps à balayer leur cour. Leur environnement respire la pureté. « Je suis fière d’être dans cette maison. Je suis entretenue par mon fils qui est en Europe », confesse Marie Diatta, une résidente de cette Cité.

A Cabrousse, on se garde de parler hospice pour ne pas entretenir la confusion. C’est certainement pour cela qu’on n’en parle pas beaucoup. Ces femmes ne sont pas en retrait de la société. Un étranger ne peut pas remarquer les délimitations physiques de la cité par rapport aux autres quartiers.

Les maisons des morts abandonnées
L’architecture des maisons ne contraste pas fondamentalement avec les anciennes et nouvelles constructions. La Cité est à quelques mètres du site rituel de la reine Aline Sitoé Diatta. Ce n’est pas fortuit. Elles sont dépositaires de sagesse.

Les femmes plus jeunes ont besoin de ces sages lors des cérémonies traditionnelles. Cette cité ne dévoile pas les rapports que les habitants de Cabrousse entretiennent avec l’habitat. Les relations transcendent l’entendement. A Cabrousse, çà et là, on peut voir des maisons en ruines. Leurs propriétaires ne sont plus de ce monde.

Dans cette commune, depuis très longtemps, la restauration des maisons fondées par des personnes décédées ne fait pas partie des us et coutumes. « A Cabrousse, lorsque vous perdez votre papa, vous ne pouvez pas restaurer sa maison. C’est pour cela, après sa mort, ses fils sont obligés d’aller construire une nouvelle maison. La tradition veut que l’on laisse la maison s’écrouler complètement et ensuite envisager sa reconstruction », dévoile ce jeune attaché à sa tradition et ouvert aux flux de la modernité que l’on peut lire à travers son port vestimentaire.

Par nos envoyés spéciaux Maguette NDONG et Idrissa SANE (texte)
et Assane SOW (photos)

Ancien ministre d’Etat et leader du rassemblement pour le socialisme et la démocratie  « Takku Defaraat Sénégal » Rsd/Tds, Robert Sagna a déclaré, dans cet entretien, que le chef de l’Etat, le président Macky Sall, poursuit l’œuvre de ses prédécesseurs pour le renforcement de la démocratie et de la décentralisation. Il annonce également la tenue du congrès du parti pour le mois de mars prochain. Ce spécialiste de l’agriculture qui fut ministre du monde rural  a reconnu que le gouvernement peut bel et bien atteindre l’autosuffisance en riz.

Monsieur le ministre d’Etat, votre parti vient de vivre une décennie après sa création en 2006. Quel bilan tirez-vous de son histoire ?
Le premier résultat du parti et de son implantation est celui de sa participation aux élections présidentielles 2007 le parti n’avait pas encore un an et son candidat en ma personne est sorti 5ème sur 15 candidats. Aujourd’hui, nous sommes présents dans tout le pays ; nos instances, notamment le Bureau politique se réunissent régulièrement, à notre siège au quartier de Bopp. Un congrès du parti est prévu le 4 mars 2017. Le rassemblement pour le socialisme et la démocratie Takku Defaraat Sénégal  Rsd/Tds s’inspire de la Sociale démocratie senghorienne et est membre de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ».

Le chef de l’Etat a initié, le 28 mai dernier, un dialogue national auquel vous avez participé. Il y a une dizaine de jours, l’opposition a été reçue longuement par le chef de l’Etat pour discuter du processus électoral. Qu’avez-vous retenu de ces deux événements de l’année ?
Cette date est très importante et les Sénégalais n’ont pas tous mesuré sa grande portée. Elle marque la concrétisation d’une volonté et d’un désir toujours exprimés du président Macky Sall, de voir s’instaurer au Sénégal un dialogue permanent entre les partis politiques la société civile et tous les fils de ce pays ; il ne s’agit pas de rechercher l’unanimisme dans tout ; il s’agit d’un échange d’un débat ouvert à tout le monde sur les questions essentielles ; il s’agit d’arriver, par ce dialogue, à un consensus large sur des questions majeures concernant notre pays et même le monde .

La concertation entre le pouvoir et l’opposition concernant le processus électoral obéit au même principe : s’accorder sur des règles du jeu démocratique comme vous le voyez, ce sont des moments importants de la vie d’une Nation qui se veut de paix et de démocratie. J’ai salué cette initiative du chef de l’Etat qui dirige ce pays de manière apaisée en associant toutes les bonnes volontés.

A la suite du référendum du 20 mars, des changements majeurs sont intervenus. Peut-on dire qu’il y aura de nouvelles perspectives pour notre démocratie?
Oui on peut le dire sans hésiter, ces orientations longtemps formulées par le président Macky Sall, prennent forme de manière résolue. Il poursuit l’œuvre entamée par ses prédécesseurs dans le renforcement de la démocratie et la politique de décentralisation. Ceux qui sont en dehors du pouvoir qu’ils soient dans des partis ou simples citoyens, ont les mêmes droits les mêmes devoirs même s’ils n’ont pas les mêmes responsabilités. Mais chacun, là où il est, doit jouer sa partition. Cet exercice nécessite un cadre institutionnel formalisé pour rendre légal les actes qu’on pose. Un pouvoir et des responsabilités largement partagés permettent aux citoyens de s’assumer, de mettre la main à la pâte dans la construction  de l’édifice de manière solidaire et patriotique. Ce faisant, personne n’est laissé en rade, au bord de la route qui mène vers le progrès de tous.

Depuis 2012, vous êtes un allié du président Macky Sall à travers « Bennoo Bokk Yaakaar ». Quel est le bilan que vous tirez de ce compagnonnage ?
La coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » est forte et aussi faible de sa diversité : forte parce qu’il y a un apport fécondant des différents partis qui la composent,  faible parce qu’une harmonie et une coordination assurée font défaut. Les autres partis membres reprochent au parti au pouvoir son arrogance et sa tendance à gouverner et agir souvent sans partage et sans suffisamment de concertation. Vous comprendrez que rassemblez 20 billes et plus difficile que rassembler 5 billes. Souvent, les alliés oublient que nous sommes dans un régime présidentiel et non parlementaire. « Bennoo Bokk Yaakaar » qui est un regroupement de partis politiques ne peut pas s’inventer des structures de décisions propres, d’administrations et de gestion des affaires de l’Etat. Les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire ont leurs structures propres. Les partis politiques ne peuvent pas se substituer à ces structures. Ces partis politiques sont pour l’essentiel à l’Assemblée nationale où ils exercent le pouvoir législatif. La confusion des rôles rend parfois difficile le bon fonctionnement de Bby. Ses membres donnent des avis consultatifs non impératifs. Encore une fois, cela est compréhensible pour un cadre aussi large que Bby. Les frictions internes sont inévitables dans un mouvement dynamique.

Pour revenir à votre parti, lors de la dernière réunion du Bureau politique, il a été annoncé la tenue d’un congrès prochainement. Va-t-on s’attendre à de nouveaux développements ou allez-vous vous prononcer sur les élections à venir (présidentielle de 2019 et législatives de juillet prochain ?
Comme je vous l’annonçais tout au début, le parti va en congrès  le 4 mars 2017. Ce sera l’occasion de réviser ses statuts, son programme, sa stratégie. Le parti, bien entendu, débattra des prochaines élections législatives et présidentielle.

Les retrouvailles libérales sont annoncées depuis quelques mois. Ne craignez-vous pas un éclatement de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » si l’Apr  met à ses côtés les libéraux tels que le Pds ?
Les retrouvailles libérales ? Nous en avons entendu parler et lu dans la presse. Il y a longtemps de cela. Ces rumeurs se sont tues personne n’en parle aujourd’hui. Bby se trouverait élargi, agrandi ! renforcé ? Je ne sais pas ; nous au Rsd/Tds, cela ne nous gênerait pas parce que nous sommes un parti de rassemblement, surtout à une période où les idéologies sont rangées dans les tiroirs ! On ne sait plus qui est vert, rouge ou bleu !

Justement, à propos de retrouvailles, ne pensez-vous pas que les socialistes ont intérêt à se regrouper pour reformer une grand famille ?
Comme je vous le disais plus haut, le Rsd/Tds est un parti de rassemblement, une grande famille de socio – démocrates,  c’est l’idéal de se retrouver. Mais comme vous le constatez, la « Roche mère », le Ps est en train de se fissurer, cet idéal de retrouvaille de la famille n’a pas beaucoup de chance de se réaliser. La coalition entre une grande famille libérale et une grande famille socio – démocrate dans Bby  réduirait les frictions dont je parlais tout à l’heure et participerait à une stabilité politique plus forte du pays.

Vous êtes connu comme un Médiateur de la crise casamançaise. Est-ce que vous êtes toujours sur le terrain pour travailler à un retour à la paix dans le Sud du pays ?
Je ne cesse de consacrer l’essentiel de mes activités à la recherche de la paix en Casamance, ce qui explique mes déplacements fréquents dans cette région.

La Gambie, un des voisins du Sénégal,  vient de connaître un changement de régime avec l’arrivée de Adama Barrow qui compte réserver sa première visite au Sénégal. Quel commentaire faites-vous sur cette nouvelle donne ?
En effet, la Gambie vient de se choisir un nouveau président en la personne de Adama Barrow, Mais le président Yaya Jammeh  conteste les résultats. Nous assistons à un contentieux électoral par la saisine de la Cour suprême par Yaya Jammeh,  après avoir reconnu sa défaite. La suite vous la connaissez. Mon point de vue est qu’il faut privilégier le dialogue.

En votre qualité d'ancien ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture, et ingénieur de formation, pensez-vous que le Sénégal pourrait atteindre l'autosuffisance en riz comme annoncé par l'actuel ministre de l'Agriculture et de l’Equipement rural ?
Le Sénégal, bien sûr, peut atteindre l’autosuffisance en riz. Le gouvernement a une forte ambition et a fixé la barre très haut pour booster les efforts des producteurs. Les résultats sont très encourageants mais nous sommes encore très dépendants de la pluie. Il faut accroître la maîtrise de l’eau en multipliant les aménagements hydro – agricoles et poursuivre l’amélioration de la qualité des intrants et des unités de transformation.

Propos recueillis par El Hadji Abdoulaye THIAM

Pour faciliter aux populations l’accès à la communication mobile, le ministre des Postes et des Télécommunications a annoncé, hier, le lancement, dans les semaines à venir, d’un appel d’offres pour mettre sur le marché les opérateurs mobiles virtuels (Mvno). Lesquels permettront d’offrir aux Sénégalais des services de téléphonie. « Il s’agit d’améliorer l’accès et de renforcer la concurrence entre les différents opérateurs », a déclaré Yaya Abdoul Kane

Les Mvno sont des opérateurs qui ne possèdent pas de spectre de fréquence ni d’infrastructures. Ils utilisent le réseau des opérateurs et achètent des minutes d’appels à ces opérateurs qu’ils revendent à leurs clients. La présence de ces opérateurs, permettra, à coup sûr, de revoir à la baisse les prix liés à la téléphonie mobile.

I. BA


La compagnie Air Sénégal va démarrer ses activités  cette année. La décision a été prise lors d’une séance de travail qui a eu lieu au Palais de la République sous la présidence du chef de l’Etat, Macky Sall en présence de tous les acteurs concernés.

Selon le texte publié, l’étude sur la mise en œuvre de la compagnie est dans une phase opérationnelle. L’idée est de faire de Dakar un Hub aérien régional avec des retombées économiques qui favorisent la création d’emplois et de richesses, souligne la note.

Située sur le littoral atlantique, au Nord-ouest de la région de Thiès, la commune de Mboro a une histoire qui est intimement liée à la politique agricole du colonisateur. Mais aujourd’hui, elle souffre de son isolement à l’intérieur de la nouvelle commune voisine de Darou Khoudoss qui la ceinture de partout.

Mboro est la seule commune urbaine de toute la zone des Niayes. Elle a été érigée en février 2002. Auparavant, la localité était le chef-lieu de la communauté rurale du même nom à une centaine de kilomètres de Dakar, la capitale sénégalaise à partir de la route côtière dite « Route des Niayes ». Mais, c’est à la faveur de la création de la station agricole par les colons, en 1936, qu’il faut remonter l’histoire de Mboro. « C’est une histoire qui, il faut le souligner, est intimement liée à la politique agricole du colonisateur dans la zone des Niayes. Car, ils avaient découvert à l’époque, la richesse des sols et la situation géographique de la zone favorable aux échanges. Ce qui motiva la création de la station agricole qui par la suite a contribué à l’expansion de la ville », nous raconte le maire de la ville, Moussa Ndiaye. Selon lui, « la station avait pour mission principale la vulgarisation de la production fruitière et maraichère dans la zone. D’ailleurs, une équipe de techniciens agricoles avait été déployée à la tête de la direction de la station qui était dotée d’infrastructures et d’équipements appropriés pour assurer la production fruitière et maraichère. Des paysans étaient choisis pour assurer les travaux champêtres et on appelait la zone des bas-fonds répondant aux critères de production : Tolou Colons ».
Une belle époque du reste qui favorisa une ruée vers Mboro. « Oui, des Sénégalais venaient de partout. Du Sine-Saloum, du Baol, de Thiès, de la Casamance pour trouver du travail de saisonniers et pouvoir subvenir à leurs besoins de consommation. Mieux, certains autochtones se lançaient dans des activités diverses pendant que d’autres avaient la lassitude d’entreprendre à leur profit.

Une zone de migration
Marché MboroMboro était devenu un véritable pôle des migrations internes du Sénégal », ajoute Moussa Ndiaye. Le maire de Mboro nous raconte également que, « la piste qui reliait la ville à Tivaouane était en bois et était construite par les villageois. Et, à l’époque, un seul véhicule disponible assurait la desserte une fois par semaine entre les deux localités entre les années 1940-1950. Pour aller vendre leurs produits à Thiès, les producteurs les transportaient à dos d’âne à travers des caravanes qu’ils organisaient à chaque fois. Ils quittaient Mboro vers 20h avant d’arriver à Thiès vers 4h du matin ».

Mboro, nous révèle le maire, « on l’appelait la zone, la petite Casamance avec son environnement naturel et son avifaune riches en potentiel animalier avec phacochères, lions, panthères et autres) et d’espèces d’oiseaux divers ». Un potentiel qui a fini par disparaitre pour laisser la place à l’horticulture et l’arboriculture fruitière ainsi que l’exploitation industrielle extractive. Ainsi, la ville vit à son rythme habituel qui l’a toujours caractérisé. « Celui d’une ville de migration qui abrite des saisonniers du secteur agricole et maraicher et des travailleurs des industries extractives où l’on note des résidents permanents et des temporaires » nous indique Mohamed Ben Saer Diouf, le secrétaire municipal de la mairie.

Mais, la population présente une spécificité qui est aussi liée à sa tradition de ruralité. Pourtant la ville ne compte que 8,22 % d’agriculteurs et d’éleveurs selon les statistiques. Seulement, on peut dire que c’est une situation qui puise ses origines dans l’évolution socio-économique de la ville, depuis la création, en 1936, la station agricole à vocation maraîchère et arboricultrice. Selon le maire Moussa Ndiaye, « plus de 25% des travailleurs des autres secteurs de l’économie locale mènent des activités parallèles dans ce domaine pour lequel, les services techniques déconcentrés du ministère de l’Agriculture implantés au niveau communal et départemental, ne disposent pratiquement pas de données statistiques satisfaisantes dans ce secteur clé du développement local ».

Diversité d’ethnies et de cultures
Aujourd’hui, à Mboro on note un faible mouvement d’émigrants, surtout de jeunes hommes et femmes vers la capitale si ce n’est pour des raisons d’études ou de travail et très rarement vers l’étranger. Même si, souligne l’édile de Mboro, « les arrêts annuels pour l’entretien de la plate-forme chimique des ICS favorisent un autre type de migration périodique drainant une masse d’ouvriers et de manœuvres chômeurs à la recherche d’emplois temporaires lucratifs ».

Une diversité d’ethnies et de cultures constitue pour l’essentiel les peuplements de la commune de Mboro. Notamment, les Ouolofs (39%), les Sérères (22%) les Pulaars (18%), les Diolas et les Mandiacks (17%), et environ 4% de Mandingues (Sossés, Bambaras…). « Une belle combinaison qui trouve sa stabilité sociale dans cette commune volonté de brassage ethnique et de métissage culturel d’une population forte de 26 675 âmes réparties dans 10 quartiers de la ville et dont les premiers: Abour et Keur Ndéné ont été créés en 1954 », selon le maire de Mboro. Et pour lui, « la sédentarisation progressive des migrants a favorisé la démographie galopante que subit la commune, avec un taux annuel de croissance avoisinant 6,5 %.  La population est ainsi passée de 8 454 habitants en 1988 à 19 423 en 2000 et 26 675 en 2012, soit une augmentation de 18 221 habitants (216%) en un peu plus d’un quart de siècle soit vingt-huit (28) années ».

Par ailleurs, à Mboro le secteur de l’emploi est fortement influencé par l’implantation et l’extension (à 5 Km de la commune) des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) qui regroupent des industries extractives (les mines de Taïba) et de transformation (l’usine chimique de Darou Khoudoss). Selon le maire de la ville, « les ICS polarisent la plus grande partie des activités économiques de la commune et favorisent la floraison d’une multitude d’entreprises et de micro entreprises de sous-traitance. Jusqu’aux années 1970, la population active qui était composée d’environ 80% d’agriculteurs et d’éleveurs, a progressivement basculé vers une diversification des métiers courants ayant encouragé le secteur secondaire qui est à présent le mieux représenté avec 47,7% ».

Pôle attractif de développement et d’échanges
Gare routière MboroToutefois, il faut dire que l’expansion et l’extension de la ville a connu plusieurs étapes avec les premiers flux de migration intervenus en 1936. Par la suite, ces flux se sont progressivement intensifiés, pour atteindre leur paroxysme avec l’exploitation des mines de phosphates de Taïba en 1957, puis tout récemment, avec l’implantation des ICS en 1985. Aujourd’hui, l’environnement physique et socioéconomique, entre  autres spécificités, le bon micro-climat, ses sols riches et fertiles font de Mboro un pôle attractif de développement et d’échanges surtout adossé à une situation géographique favorable.

D’ailleurs souligne le maire de cette ville, « on peut citer Mboro parmi les pôles les plus importants de la culture maraîchère du Sénégal. L’audit urbain de la commune que nous avons réalisé a révélé que 30% de la production des pommes de terre et d’oignons du pays (6 200 tonnes/année) provient de Mboro qui approvisionne également plusieurs pays de la sous-région en légumineux, principalement la Mauritanie, la Gambie, et la Guinée Bissau. La production maraîchère concerne aussi plusieurs autres variétés, entre autres: concombre, haricot vert, courgette, citrouille, gombo, pastèque, persil, ail, etc. Par ailleurs, la commune est aussi une zone à vocation d’arboriculture fruitière. Les derniers chiffres relevés faisaient état en 2002, de 9 grands vergers contenant 3 404 manguiers et 1260 agrumes divers disséminés dans les zones d’exploitation et la zone d’habitation (orangers, mandariniers, citronniers de diverses variétés, bananiers, sapotilliers, papayers, goyaviers, pommiers cannelle). La culture céréalière (mil, maïs) y est pratiquée en période d’hivernage pour les besoins alimentaires de quelques rares familles. Ce nombre a certainement augmenté avec l’engouement suscité dans la production agricole et maraicère dans la zone”.

Plaque tournante du commerce des produits halieutiques
Ici, le secteur de la pêche occupe une place importante qui confère à la commune de Mboro le statut de plaque tournante du commerce de produits halieutiques. Avec une moyenne mensuelle de production estimée à 131 tonnes de produits frais venant du village de pêche voisin de Mboro sur mer (rattaché à Darou Khoudoss) et qui transite par la commune. « On enregistre des prises de toutes espèces et variétés dont : 114 tonnes sont destinées à l’exportation, 15 tonnes à la transformation (poisson  salé - séché, « Tambadiang ») et deux (2) tonnes jugées insuffisantes, destinées à la consommation locale », souligne le maire de Mboro. Une consommation, variant entre 2 500 à 3000 tonnes par mois, mais qui est soutenue par des apports extérieurs évalués à une moyenne d’environ 70 t, venant essentiellement des plages de Kayar, Hann, Rufisque, Mbour et Fass-Boye. L’approvisionnement de la commune en poisson frais est assuré par un groupe de 35 mareyeurs dont 15 femmes. Elle concerne uniquement les variétés de poisson à valeur commerciale moyenne, à la portée de la population locale.

L’équation des limites communales
Toutefois, avec les restrictions que lui imposent ses limites actuelles, la ville a perdu une grande partie de ses avantages liés au secteur de la pêche artisanale. Les activités de ce secteur qui n’occupe à présent que 0,3% de la population active (pêcheurs, mareyeurs), se limitent juste à la commercialisation et à la transformation du poisson, pêché sur les plages d’un hameau de la commune (Mboro sur/mer) actuellement rattaché à la communauté rurale de Darou-Khoudoss.

Incluse dans la zone côtière dite « zone des Niayes » et distante de cinq kilomètres du littoral atlantique, la ville de Mboro est totalement ceinturée par la communauté rurale de Darou- Khoudoss. Des limites actuelles, très sommairement définies, qui doivent, comme le souhaitent les populations, être redéfinies à la mesure des perspectives de développement à court, moyen et long termes. « Car, juste à la limite des concessions, ces limites géographiques compriment la commune sur une superficie de 310 ha dont 207 ha de surface urbanisée.
Des démarches idoines sont ainsi menées auprès des autorités compétentes par l’équipe communale, pour leur modification », souligne le maire Moussa Ndiaye.

Par Mamadou Lamine DIATTA et Mouhamadou SAGNE (Photos Pape Seydi)

 

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.