A LA UNE (1741)

Le ministre de l’Intérieur prend le contrepied de ceux qui disent que le taux de distribution des cartes d’identité biométrique est faible. Ce taux, selon Abdoulaye Daouda Diallo, a atteint les 70,5 % sur le plan national.

La moyenne nationale de distribution des cartes d’identité biométriques et d’électeur est de 70,5 %. Ce taux va même jusqu’à 90 % dans certaines poches. Par contre, dans d’autres zones, il est très faible. Ces précisions ont été données, hier, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, qui était l’hôte de la Commission électorale autonome (Cena). Cependant, a reconnu le ministre de l’Intérieur, rien ne garantie un taux de distribution à 100 %. Toutefois, selon le président de la Cena, Doudou Ndir, le ministre a exprimé toute sa volonté de faire en sorte que tous les Sénégalais qui ont une carte d’identité et d’électeur et tous ceux qui se sont inscrits puissent voter.

« Des efforts sont faits pour accroître le volume et le rythme de distribution dans des conditions que nous n’avons pas toujours approuvé. Les commissions sont multipliées, des centres de distributions décentralisés au niveau le plus bas pour un éclatement plus rapide des cartes », a appuyé M. Ndir. Pour la non disponibilité des cartes déjà éditées, le ministre a évoqué des difficultés liées au tri dans les commissions administratives. A l’en croire, les agents dédiés à cette tâche ne sont pas très qualifiés pour s’en acquitter dans les meilleures conditions. Abdoulaye Daouda Diallo s’est aussi voulu clair. Il y aura des difficultés pour éditer toutes les cartes de ceux qui se sont inscrits avant les législatives du 30 juillet.

Il a aussi été question, au cours de cette rencontre, de la disponibilité du fichier électoral pour tous ceux qui se sont présentés. Sur ce plan, selon Doudou Ndir, il y a simplement deux coalitions qui avaient estimé ne l’avoir pas reçu dans les délais prescrits par la loi. Mais cette doléance a été satisfaite par la Direction générale des élections. S’agissant des violences notées dans certaines localités, il a été considéré qu’elles n’ont pas constitué des entorses à la libre circulation des coalitions à l’intérieur du pays.

Le président de la Cena a, auparavant, relevé, qu’il est de tradition qu’à la veille de chaque élection, que le ministre de l’Intérieur et la Cena qui sont les acteurs principaux du processus électoral, se rencontrent pour échanger. « Nos contacts et nos rencontres périodiques sont assurément des périodes privilégiées pour un dialogue sur le processus électoral. Ces contacts, je l’avoue, ont été plus réguliers par le passé », a mentionné M. Ndir. Selon lui, le peuple exige de plus en plus des élections libres et transparentes. Et comme toute œuvre humaine, la démocratie sénégalaise chantée de partout pour son exemplarité, se doit d’être réguler et fortifier.

« Nous nous devons, par conséquent, d’harmoniser nos postures dans le respect de nos obligations et nos missions respectives que nous confère la loi pour le seul intérêt de notre pays. Aujourd’hui, l’actualité est plus que jamais focalisée sur l’édition des cartes électeurs et de leur mise à disposition des sénégalais qui se sont inscrits. Il s’agit là d’une demande expresse et légitime dont la satisfaction, dans les meilleurs délais, est une condition de la pacification du climat social, gage d’un scrutin sans reproche », a fait savoir le président de la Cena.

Ndiol Maka SECK

Pour faciliter la couverture médiatique du scrutin du dimanche 30 juillet 2017, le ministère de la Culture et de la Communication va établir, pour les journalistes et techniciens, des laiisez-passer. Le ministère invite donc les responsabvles des radactions à faire parvenir à la Directeion de la Communication située au 58, Boulevard de la République (5è étage), pièce 504, la liste de leurs agents concernés accompagnée de deux photos pour chacun, en précisant leur nom, prénom et fonction. Le ministère rappele que la date limite d’envoi des demandes d’accréditation est fixée au jeudi 27 juillet à 16 heures.

Quand la violence politique envahit la cité ! Qu’elle soit physique ou verbale, cette violence est déjà présente dans la campagne finissante. Là où elle donne des frissons, c’est quand les politiques nous promettent un post-scrutin de contestations, de violences, de refus d’une défaite quelconque. Eh oui, ces politiques, majorité comme opposition confondues - encore qu’il n’y ait aucune lisibilité ou certitude sur la pléthore de listes -, ont fini par nous prendre en otage.

A la campagne électorale permanente dans ce pays, s’ajoute une vraie campagne dans la douleur tant est que chaque jour avec son lot de violences ou de sorties plus ou moins hallucinantes. La dernière en date est la rumeur sur le report des législatives qui arrivent à pas de charge. A quelques heures de sa tenue, la messe était dite pour un confrère qui en appelait à ce report avec des arguments que d’aucuns avaient trouvé tirés par les cheveux, convoquant, entre autres, le drame de Demba Diop avec son lot de morts et blessés, la saison des pluies, le retrait des cartes électorales…

Ce même report est remis sur la table avec deux jeunes pris avec des cartes d’identité le week-end dernier. Ces deux jeunes auront subi les invectives de l’opposition avant que l’autorité préfectorale ne vienne donner des explications sur le pourquoi ces cartes ont été retrouvées en leur possession.

Sur la question des cartes électorales, cartes nationales d’identité, des remarques s’imposent. La première est de se demander quand est-ce que la plupart de ceux qui ruent sur les brancards s’étaient inscrits pour décréter une rétention de leurs cartes. La deuxième est de savoir, en toute objectivité, comment les accusateurs du pouvoir actuel peuvent savoir que l’autorité compétente sait que tel électeur est de tel bord politique pour procéder à cette rétention. La troisième et dernière remarque est qu’il est loisible à quiconque de constater, dans un quelconque centre d’inscription, que des centaines de cartes restent en souffrance faute de retrait par leurs titulaires. Des remarques qui doivent nous amener à quelques autres certitudes ou constantes. Cette carte appelée « Carte biométrique Cedeao » est d’abord une carte d’identification. Il nous semble qu’elle servira plus à faire d’autres opérations (identification, bancaire…) qu’électorale. L’abstention est devenue le premier parti dans les démocraties modernes du fait certainement du dégoût de nombreux citoyens de la chose politique ou des pratiques politiques, tous cieux confondus. Aussi, rien ne présage du vote effectif de tous les titulaires de cartes dimanche. Alors, sachons raison garder. Et que tous ceux qui crient sur tous les toits n’avoir pas reçu leurs cartes ne s’en prennent qu’à eux-mêmes pour s’être inscrits tardivement, même si l’argument n’absout pas l’autorité en charge de la confection, étant entendu que 50 milliards de F Cfa ont été investis dans cette opération. Un exemple démonstratif : je me suis inscrit au mois de février, probablement parmi les derniers. J’ai pu retirer ma carte au mois de juillet après deux tentatives en juin.

Le plus grave pour notre pays est la promesse des politiques qui nous promettent des lendemains de feu et de… sang. Inutile de revenir sur ce qui fait courir les candidats. Certainement pas l’intérêt du peuple qu’ils prennent en otage. Mais de grâce, ne brûlez pas ce pays qui a une tradition de vote de plus d’un siècle. Que l’autorité soit restaurée et que tous soient soumis à son respect et à celui des règles établies. Pour un Sénégal apaisé avec un scrutin qui fera faire participer le maximum d’électeurs, selon une formule convenue.

Ce fut difficile, mais on n’a pas pris de but. Je dis bravo aux garçons car beaucoup d’entre eux n’ont jamais joué un match international. Ils ont tenu face à une équipe expérimentée du Maroc. On a essayé de jouer, mais les Marocains étaient un peu plus rusés que nos joueurs. Les gosses ont fait ce qu’ils avaient à faire, maintenant on attend de voir ce que le match entre le Maroc et l’Ile Maurice va donner. On croise les doigts. On voulait gagner, mais on a buté devant une équipe expérimentée. On sera fixé mercredi.

C. F. KEITA

Le ministre de l’Education nationale a réceptionné récemment un lot de manuels en langue arabe. Ces ouvrages, écrits par des cadres de l’enseignement sénégalais, ont été gratuitement édités par l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et de la culture (Isesco).

Depuis plus de quatre ans, le gouvernement a entrepris plusieurs initiatives visant à promouvoir l’enseignement arabo-islamique. C’est dans ce cadre que se situe le don de manuels en langue arabe réceptionné par le ministre de l’Education nationale. Selon Serigne Mbaye Thiam, ces 8.000 livres viennent renforcer le dispositif déjà mis en place par le ministère de l’Education pour renforcer les enseignements/apprentissages. Il a ainsi remercié l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) qui a permis l’édition de ces manuels et s’est engagée en à faire de même avec le deuxième lot destiné au second cycle. Serigne Mbaye Thiam a également félicité l’équipe nationale de rédaction, composée de cadres d’enseignants, pour la qualité du travail.

Par la même occasion, le directeur de l’Institut islamique a rendu un hommage mérité au directeur de l’Isesco qui a accepté d’éditer gratuitement ces manuels. Dr Thierno Kâ a précisé que les 5.000 livres sont destinés aux classes de 4e et les 3.000 autres à celles de 3e. Il a ajouté que ce premier de lot de livres sera suivi d’un deuxième don de manuels pour le second cycle.

Le doyen de l’Inspection générale de l’éducation et de la formation (Igef), membre de la Commission de supervision et de contrôle des travaux d’écriture, a indiqué que, depuis les indépendances, l’arabe est enseigné dans nos écoles comme deuxième langue. Seulement, a-t-il précisé, les manuels qui étaient utilisés venaient de l’extérieur et véhiculaient une certaine culture et idéologie. « C’est la première fois, avec ces manuels, que le Sénégal dispose de livres en langue arabe écrits par des Sénégalais, avec des ressources nationales, en tenant compte des réalités et de la sociologie sénégalaise », a renseigné l’Inspecteur général de l’éducation et de la formation, Ndiogou Faye.

Ce don de manuels est une des actions déjà menées par l’Isesco depuis le début de sa collaboration avec la Commission nationale arabe en 1987.
Pour El Hadji Kébé, représentant du directeur de l’Isesco, la coopération entre les deux structures a également porté sur l’élaboration de manuels et l’organisation de sessions de formation à l’intention des enseignants sénégalais en langue arabe.

Pape Coly NGOME

Mankeur Ndiaye a présidé, hier, un meeting organisé par l’adjoint au maire de Podor, l’ancien député Issaga Ly. Le ministre des Affaires étrangères a fustigé les « sorties regrettables » de la tête de liste nationale de « Wattu Sénégal », Abdoulaye Wade.

Son appel à la marche pour protester contre les difficultés liées à la distribution des cartes d’électeur pose, estime-t-il, un problème de sécurité. L’Etat prendra toutes les dispositions pour que la loi soit respectée. « Nous voulons, comme il est de tradition dans notre pays, avoir des élections pacifiques. Que chacun aille voter tranquillement et les Sénégalais décideront de ce qu’il adviendra des différentes listes en compétition », a-t-il souhaité non sans afficher sa sérénité quant à l’issue de ces Législatives.Il est important, à ses yeux, de donner une majorité confortable au président Macky Sall, pour soutenir son action utile qui vise le bien-être collectif. « J’ai entendu des gens théoriser une deuxième ou une troisième voie. Il n’y en a qu’une seule ; c’est celle de l’émergence », a-t-il affirmé tout en invitant les leaders de la coalition « Benno Bokk Yakaar » à continuer la mobilisation pour une victoire éclatante au soir du 30 juillet prochain. Ce serait, pour lui, une étape importante gagnée avant l’élection présidentielle de 2019.

Alassane Aliou MBAYE (envoyé spécial)

Suite aux accusations de fraudes de la coalition « Mankoo Taxawu Sénégal » à l’endroit du pouvoir portant sur un lot de plus de 2000 cartes biométriques Cedeao qu’auraient subtilisé deux individus, le sous-préfet des Almadies, Mme Khadidiatou Sène Traoré, s’est inscrite en faux contre de telles allégations et a clarifié le profil du principal mis en cause dans cette affaire. Selon elle, Samba Ba est «bel et bien le président de commission de distribution de cartes délocalisée au centre Ngalandou Diouf et donc «habilité à détenir, par devers lui», les cartes incriminées.

C’est lors d’un point de presse convoqué, samedi, que le sous-préfet des Almadies a expliqué les tenants et aboutissants des accusations de cette prétendue fraude sur les cartes biométriques Cedeao survenue vendredi dernier à la commune de Mermoz Sacré-Cœur. Et c’est pour balayer d’un revers de main toutes les accusations portées et relayées à grand renfort médiatique par les partisans de son édile, Barthélémy Dias, par ailleurs candidat investi sur la liste de la coalition « Mankoo Taxawu Sénégal ». Selon Mme Traoré, après avoir été nommé, depuis février 2017, président de commission de distribution de cartes logée dans la commune de Mermoz Sacré-Cœur, Samba Bâ a été régulièrement désigné par arrêté No 623 du 18 juillet 2017, président de commission du lieu de vote Ngalandou Diouf ; nomination validée par la Ceda par arrêté du 19 juillet 2017 qui concerne les 29 lieux de votes de l’arrondissement ». Ce redéploiement des commissions, dans les centres de vote, est ainsi « conforme aux récentes mesures arrêtées par le ministre de l’Intérieur pour faciliter aux citoyens le retrait des cartes biométriques ». Revenant sur le film de l’incident, elle fera savoir que « c’est après la descente de la commission et suite au constat d’un problème de lieu sûr pour garder les cartes et donc pour des raisons de sécurité qu’il les a amenées avec lui et toutes les cartes concernent le lieu de vote Ngalandou Diouf ». Et c’est en cours de route pour rallier son domicile que « Samba Bâ, accompagné effectivement d’un ami, a été appréhendé par des partisans des maires Barthélémy Dias et Bamba Fall ». Puis, le mis en cause l’a informée « avoir été violenté puis amené à la mairie de la Médina pour être transféré à Thiong ». Toutefois, l’autorité administrative déplore que les plaignants-accusateurs ne l’aient pas saisi en premier pour des informations et aient agi seuls. Elle s’est dite également « étonnée » du fait que, pour avoir partagé avec les agents municipaux de la commune de Mermoz Sacré-Cœur tout le temps qu’il y a séjourné en qualité de président de commission, « ceux-ci ne l’aient pas reconnu et authentifié ». Mais, « ce qui est constant, c’est que celui qui détenait les cartes, en l’occurrence Samba Ba, était la personne habilitée à les détenir », a-t-elle tenu à précisé. Quid du nombre de 2000 cartes avancées ? Elle s’est voulue claire : « ce nombre est exagéré, il s’agit d’un lot de 614 cartes biométriques ».

Vendredi dernier, Barthélémy Dias et Bamba Fall, candidats investis à Dakar, ont fait face à la presse pour évoquer l’affaire des jeunes arrêtés et qui détenaient, par devers eux, 1.000 cartes d’électeurs, selon leurs dires. Pour le maire de Mermoz-Sacré cœur, « ces individus ne travaillent pas pour la Commission électorale nationale autonome (Cena), ni pour le compte d’un parti politique et ils n’ont rien à voir, de près ou de loin, avec le processus électoral». Avant de s’interroger, en ces termes, « donc, comment ces deux individus, originaires de Matam, peuvent se retrouver avec un millier de cartes d’électeurs supposées destinées au centre du lycée Ngalandou Diouf de Mermoz».
Le maire socialiste se veut très clair : « ceux qui sont à l’origine de cette fraude exploitent la misère de ces jeunes ».

M. L. DIEYE et S. M. CISSE

(Abidjan – Côte d’Ivoire) : Deux jours seulement après son entrée dans les compétitions sportives, le Sénégal a commencé à s’illustrer sur les aires de jeu. Samedi, les  Lions du football ont donné le ton avec une victoire écrasante sur l’Ile Maurice, suivis en cela par les Lionnes du basket qui ont écrasé le Niger. Hier dimanche, ceux de la lutte ont mis la cerise sur le gâteau avec notamment, la médaille d’or pour Adama Diatta.

La lutte olympique a permis au Sénégal de glaner ses premières médailles aux 8èmes Jeux de la Francophonie. Les lutteurs ont ouvert la voie du succès à la délégation sénégalaise avec une médaille d’or, une autre en argent et une de bronze. Le titre est à mettre à l’actif du porte-drapeau de la délégation, Adama Diatta qui s’est imposé dans la catégorie des -61kg. L’un des espoirs de la lutte sénégalaise dans ces Jeux qui a été le dernier à combattre ce dimanche a offert le premier titre à son pays.

Face au teigneux roumain Donu R, Adama a lutté comme un lion enragé car dans son subconscient, le précieux métal ne devait pas lui échapper. Et il aura lutté de toute son énergie pour battre nettement le roumain par 8 à 0. Une victoire qui ramène la sérénité dans le camp sénégalais en attendant les prochaines sorties de nos représentants dans cette compétition. Car avant lui dans la journée, d’autres compatriotes ont échoué dans leur quête d’or : Safiétou Goudiaby (-58kg) et Jean Bernard Diatta (-70kg). La première s’est contentée de la médaille d’argent au terme d’un duel farouche en s’inclinant finalement devant la Camerounaise Essoumbé Tiako par 3 à 1.

Une finale perdue qui faisait suite ainsi au bronze obtenu par Jean Bernard qui l’a emporté devant le Congolais Ndombassi Matadi par 8 à 2. Ce qui avait fini de faire monter en puissance l’adrénaline dans le camp, sous les regards du président Alioune Sarr. Avec ces podiums, les lutteurs ont vengé leur compatriote, la jeune Nahamie Sambou qui n’avait pas connu meilleur samedi, la veille. Chez les 48kg, elle a d’abord perdu contre le Canada et la France, et s’est rattrapée contre la Côte d’Ivoire qu’elle bat. Mais elle a perdu, à nouveau, dans la finale de bronze contre une Roumaine. Une élimination que ses compatriotes ont bien vengée ce dimanche avec les médailles glanées.

Adama Diatta, medaille d’or « Très fier et très ému »
« C’est mon devoir en tant que citoyen sénégalais et en tant que porte-drapeau de la délégation de donner l’exemple. Je crois que les autres vont suivre. Je suis très content, très fier et très ému. Je ne trouve pas les mots, je suis tout simplement fier de ma nation. L’Etat a mis les moyens pour nous amener ici et je pense qu’il ne le regrette pas. Maintenant, il faudra augmenter ces moyens pour nous permettre d’aller encore de l’avant. Je ne connaissais pas mon adversaire, c’est pourquoi le combat a été dur. Le secret de ma victoire, c’était de ne pas précipiter mon combat et de ne pas le sous-estimer. Lorsque j’ai mené par un à zéro, je savais que ça ne suffisait pas, alors j’ai attaqué pour avoir quatre points ».
 
Alioune Sarr, president du Cng « Nos lutteurs ont été dignes »
« Je suis un président comblé et satisfait, mais très mesuré parce qu’il reste encore. Nous avons mis cinq athlètes en compétition, mais je crois que c’est une belle moisson avec une médaille d’or, une en argent et une en bronze. Ce tournoi est assez relevé, c’est plus qu’un tournoi africain, c’est la Francophonie avec de grands pays de lutte que sont le Canada, la Roumanie et l’Arménie. Et grand chapeau à Adama qui a mis 10 à 0 au Canada le matin et 8 à 0 à la Roumanie l’après-midi. Cela prouve la qualité de ce garçon exemplaire en dehors et sur le terrain. C’est un garçon qui en veut pour sa nation. Je pense qu’Adama Diatta qui est en fin de carrière et Isabelle Sambou qui a déjà raccroché après plus de 8 titres de championne d’Afrique, ont tout donné à leur nation. Je pense qu’ils méritent les honneurs de la Nation. Je lance donc un appel au président de la République pour qu’il reçoive ces deux lutteurs car ils ont fait honneur à leur nation ».                 
Football : Sénégal-Ile Maurice : 5-1
La belle prestation des représentants du Sénégal avait démarré samedi avec déjà, les Lionceaux du football. Une véritable promenade de santé de la bande à Joseph Koto qui n’a pas fait dans la dentelle pour s’imposer devant de faibles Mauriciens. Car après seulement un quart d’heure de jeu, les jeunes Lionceaux ont sorti la gâchette pour imprimer leurs marques à la rencontre. Deux buts d’Ousseynou Niang (18e et 65e minutes), un d’Ousmane Bâ sur pénalty (46e), un autre de Moussa Kalidou Djité (51e) puis de Mohamed Diop qui clôt les débats à la 72e minute. Le but mauricien inscrit sur pénalty par Jean Alexandro Joucoeur n’était qu’anecdotique de la domination sénégalaise. Une équipe du Sénégal dont Joseph Koto a tiré le maximum de la réserve des cadets (U17) qui compose la majorité du groupe.

Dans une poule C réduite à trois après la défection du Gabon, la qualification devrait se disputer maintenant entre le Sénégal et le Maroc pour les première et deuxième places qualificatives aux demi-finales. Aujourd’hui d’ailleurs, Sénégalais et Marocains se croiseront à partir de 17h au stade Robert Champroux pour le match de prestige. Car les Marocains qui ont battu le Gabon par forfait sont actuellement seconds derrière le Sénégal. C’est dire que la première place sera la chose la mieux recherchée aujourd’hui.   

Envoyé spécial : C. F. KEITA

Le Sénégal a remporté ses premiers matchs en football et basketball dans le cadre des 8èmes jeux de la Francophonie, samedi, à Abidjan.

L’équipe de football des U20, dirigée par Joseph Koto, a gagné largement contre l’Ile Maurice sur le score de 5 buts à 1.

Les filles du basketball ont dominé leurs adversaires nigériennes sur un score de 94–26.

Source : APS

Trente lits, des modules de chirurgie, d’anesthésie, de réanimation, de radiologie, de chirurgie dentaire et deux ambulances médicalisées… Le matériel est constitutif de l’hôpital militaire de campagne que le Japon a gracieusement offert hier au Sénégal. C’était en présence du ministre des Forces armées (Mfa), du chef d’état-major général des armées (Cemga), du Haut-commandant de la gendarmerie et directeur de la justice militaire.

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a réceptionné, hier, un hôpital militaire de campagne des mains de l’ambassadeur du Japon à Dakar, Shigeru Omori. L’outil de soins mobile a « une capacité de 30 lits avec des modules de chirurgie, d’anesthésie-réanimation, de radiologie, de chirurgie dentaire et deux ambulances médicalisées, pour un coût global de 655.957.000 FCfa », selon M. Tine. Il s’est d’ailleurs réjoui du fait que l’hôpital devra permettre au Service de santé des armées de « mieux faire face au plus près à toutes les situations d’afflux massif de blessés ».

Le ministre a rappelé le contexte actuel « marqué par l’accroissement et la diversification des menaces de toutes sortes, avec comme corollaire l’augmentation de la demande d’offre de soins médico-chirurgicaux à travers le pays et dans la sous-région » pour mieux magnifier le don de l’hôpital de niveau 2. Il a aussi salué l’excellence de la coopération entre les deux pays.

S’adressant au Cemga, le général de corps d’armées Cheikh Guèye, Augustin Tine a indiqué que « les situations d’urgence ont la particularité d’être imprévisibles et déroutantes ». « L’actualité récente au niveau mondial et jusqu’aux portes de notre pays nous donne des exemples de violence extrême. La seule solution efficace reste la préparation des différents acteurs par l’instruction et l’entraînement. C’est pourquoi il vous revient de poursuivre l’extension d’une médecine militaire de qualité aux différentes régions périphériques du pays, comme édicté dans votre Ordre du jour n°1. Il vous faudra aussi renforcer davantage, sur le plan opérationnel, les capacités du Service de santé des armées par l’acquisition d’antennes chirurgicales de l’avant et d’hôpitaux médico-chirurgicaux de campagne », a exhorté le ministre des Forces armées.

Augmentations des capacités opérationnelles
Le déploiement des Services de santé des armées (Ssa) est effectif lorsque les différents plans de gestion des catastrophes sont activés et conformément à une instruction du conseil des ministres, a-t-il tenu à rappeler. « En cas de manifestation de grande envergure, l’armée doit déployer une unité médicale mobile et participer au cadre de concertation pour toutes les interventions », a expliqué M. Tine.

Pour sa part, l’ambassadeur du Japon s’est dit « honoré et heureux » de procéder à la remise de cet hôpital de campagne, se félicitant que les « deux ambulances, l’incinérateur et les équipements médicaux divers puissent améliorer la qualité des soins des populations n’ayant pas accès aux structures sanitaires ». Le secteur de la santé est l’un des axes clés de la coopération japonaise qui entend ainsi apporter son soutien à la Couverture sanitaire universelle.

Le directeur du Ssa, le colonel Ibrahima Diouf, a souligné que l’hôpital entre dans le « cadre de l’augmentation des capacités opérationnelles des Forces armées comme décliné dans l’Ordre du jour n°1 du Cemga ». Le colonel Diouf a mis l’accent sur une autre préoccupation du commandement ayant trait au soutien des combattants. Un soutien qui doit être apportépar le Ssa dans le respect de certains principes : conformité à la doctrine du commandement, continuité de la chaine de secours depuis le théâtre des opérations, proximité grâce à la flexibilité et la mobilité du dispositif.

« Le contexte actuel, marqué par l’apparition de nouvelles menaces, a provoqué la remise en cause des règles d’engagement, surtout dans la protection civile. Ainsi, les classiques schémas sont souvent raccourcis pour passer directement du relevage vers l’hôpital. Dans les 10 mn, le blessé doit être en contact avec les secouristes et, dans la demi-heure, le médecin doit faire les gestes de sauvetage… Un hôpital comme celui-ci pourra accueillir des victimes qui bénéficieront de soins qui visent à stopper les hémorragies et à lutter contre le choc hypovolémique, permettant ainsi de sauver et de stabiliser des patients jusqu’à l’admission dans des hôpitaux d’infrastructure », a souligné le directeur des Ssa.

L’hôpital de campagne permettra également de mieux établir le concept Armée-Nation, eu égard au fait que 80 % des prestations des Ssa sont effectués au profit des populations civiles.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

L’Etat vient de mobiliser 627 millions de FCfa pour acheter 18 ambulances remises, hier, aux structures de santé de la région de Louga.

Quinze 4X4 et 3 fourgons. Soit 18 ambulances neuves achetées par l’Etat du Sénégal et remises aux structures de santé de la région de Louga. C’est le gouverneur Alioune Badara Mbengue qui a présidé, hier, la cérémonie officielle de remise des clefs de ces véhicules en présence des élus locaux, des autorités administratives, des notables et du personnel de santé de la région. Tous ont salué ce geste de l’Etat qui participe ainsi à l’accès des populations à des soins de qualité. « Ce geste de haute portée économique et sociale traduit en actes l’ambition du chef de l’Etat pour les populations de Louga », s’est réjoui Badara Samb, 1er vice-président du Conseil départemental de Louga.

« Nous ne remercierons jamais assez le ministre de la Santé, le Pr Awa Marie Coll Seck, qui sait concrétiser la vision du président Sall », a renchéri Coumba Diaw, s’exprimant au nom des maires de la région. Pour le gouverneur Alioune Badara Mbengue, la remise de cet important lot d’ambulances est la preuve que le chef de l’Etat, Macky Sall, a une excellente politique de santé. « C’est une enveloppe de 627 millions de FCfa qui vient d’être dégagée. C’est énorme, mais cela prouve, encore une fois, que le président de la République est soucieux des conditions de vie des populations », a-t-il estimé.

Devant le personnel de santé, mobilisé à cette occasion, M. Mbengue a rappelé la volonté des pouvoirs publics d’améliorer l’accueil, l’orientation et la prise en charge des urgences. « En donnant ces ambulances, l’Etat améliore la prise en charge des urgences et favorise l’accès à tous à des soins de qualité », a-t-il dit, insistant beaucoup sur l’entretien des ambulances remises. « L’Etat a consenti des efforts énormes pour acquérir ces véhicules. On n’acceptera pas qu’ils tombent en panne en seulement quelques mois », a averti le gouverneur qui compte sur le sens patriotique des bénéficiaires pour un bon usage de ces ambulances.

Abdoulaye DIALLO

A la suite de la visite officielle au Pakistan, en septembre dernier, du président de la République, Macky Sall, une réunion ministérielle de la Commission mixte Pakistan-Sénégal s’est tenue hier à Dakar. Cette rencontre a été présidée par les ministres du Commerce des deux Etats, avec la participation des hommes d’affaires et industriels des deux pays. Une occasion pour relancer la coopération entre Dakar et Islamabad.

Devant son homologue pakistanais, le ministre sénégalais du Commerce, Alioune Sarr, a souligné que « les bonnes relations entre le Sénégal et le Pakistan sont basées sur le respect et la concertation face aux problèmes de tous ordres. » Il a aussi rappelé la convergence de vues au sein des institutions internationales comme l’Oci où nos deux pays se sont toujours apportés un appui mutuel en faveur de la promotion des valeurs islamiques et la protection des peuples de la Ummah. Le ministre Alioune Sarr a fait remarquer qu’en dépit de quelques acquis et avancées, « force est de reconnaître qu’une certaine morosité a caractérisé la coopération entre le Sénégal et le Pakistan. Il s’est réjoui que des signaux encourageants soient envoyés récemment. Selon le ministre sénégalais du Commerce, « conscientes des énormes potentialités de partenariat, les autorités des deux pays ont exprimé leur ferme volonté politique de redynamiser l’axe Islamabad-Dakar dans tous les domaines, mais plus particulièrement dans les secteurs de la défense, de la sécurité, de l’agriculture et de l’industrie ».

Le ministre pakistanais du Commerce, Khorm Dastaghir Khan, est revenu sur les bons rapports entre nos deux pour rappeler qu’Islamabad avait soutenu le Sénégal pour son élection au Conseil de sécurité de l’Onu. Il a suggéré, dans la cadre de l’Agoa, l’établissement de joint-ventures dans le domaine du textile, soulignant que les accords signés vont contribuer à relancer la coopération entre nos deux pays. Cette rencontre a permis la signature d’un accord sur la lutte contre le trafic des stupéfiants, des substances psychotropes. Les deux Chambres de commerce ont aussi signé un accord.

Le Sénégal et le Pakistan ont jeté les bases du cadre juridique de leur coopération à travers la signature, en septembre 1975, à Dakar, dont le premier accord portant coopération culturelle. Ce cadre sera enrichi dix ans après par un accord commercial en 1980.

Adossé sur ces deux accords, le partenariat entre le Sénégal et le Pakistan a été renforcé en 2000 par la signature, à Islamabad, d’un mémorandum d’entente relatif à la coopération sur les chemins de fer, entre le ministère sénégalais de l’Equipement et la société des chemins de fer du Pakistan, Railways constructions Pakistan limited. Du côté des initiatives informelles, nos deux chambres de commerce ont développé des échanges commerciaux.

Mbaye Sarr DIAKHATE

La Sûreté urbaine de Dakar a procédé à l’arrestation des auteurs d’attaques des agences de transfert d’argent du 19 juin dernier. La bande de trois assaillants interpellés ce 19 juillet avait emporté plus de dix millions de FCfa.  

La cavale n’aura duré qu’un mois pour les auteurs du double braquage à la Gueule Tapée et à Liberté 6. En conférence de presse hier au Commissariat central de Dakar, le colonel de police El Hadj Cheikh Dramé a annoncé leur arrestation ce 19 juillet. Il s’agit de trois individus (Ch.T.D., S.K. et D.N.) décrits notamment par les témoins et les victimes.

Le premier a été arrêté à Pikine, le deuxième à Yoff et le dernier à la cité Potou de Yarakh (appelée aussi cité Imbécile). « Ils ont tous reconnu les faits qui leur sont reprochés », a annoncé le chef de la Sûreté urbaine. C’est la même bande qui a attaqué l’agence de Gueule Tapée à 9 heures puis celle de Liberté 6 à 10h.  L’enquête centralisée par la Sûreté urbaine a révélé que la bande a ficelé son plan à Hann. Après les deux braquages commis à une heure d’intervalle, les trois complices se sont rendus à Cambéréne 2 pour se partager le butin avant de se séparer. En marge de cette arrestation, la police a immobilisé le taxi qui a transporté les trois auteurs du braquage ainsi que trois scooters. « L’enquête poursuit son cours et la police ne ménagera aucun effort pour interpeller les contrevenants à la loi », a assuré le lieutenant-colonel Dramé.

Le 19 juin dernier les trois individus armés avaient attaqué deux agences de transfert d’argent. A Liberté 6, ils avaient emporté, dans leur fuite, l’enregistreur de la vidéosurveillance, le système d’alarme, des documents administratifs et près de 8 millions de FCfa. A la Gueule Tapée, ils ont emporté près de trois millions et des téléphones portables.

Ibrahima NDIAYE

En meeting, hier, à Louga, Aïda Mbodj a présenté « And Saxal Liggeey » comme étant la seule alternative crédible face à la Coalition « Benno Bokk Yaakaar ». Aïda Mbodj était, hier, dans la capitale du Ndiambour. Accueillie par des dizaines de militants et de sympathisants, la tête de liste nationale de la coalition « And Saxal Liggeey » a sillonné les rues, se rendant dans quelques quartiers avant de tenir un grand rassemblement qui a vu la participation de personnes venues de tous les villages du département de Louga. Aïda Mbodj en a profité pour rappeler le sens de son engagement politique. « J’ai accepté de diriger cette coalition parce que je me sens investie d’une mission », a souligné la lionne du Baol. Elle ajoute : « Nous sommes la seule alternative crédible face à la coalition du pouvoir ». Devant ses nombreux militants, composés en majorité de femmes, la tête de liste nationale de la coalition « And Saxal Liggeey » a appelé le Ndiambour à soutenir massivement sa liste. « Voter pour nous, c’est véritablement choisir un nouveau contrat politique », a dit et répété Aïda Mbodj qui a tenu aussi à rencontrer les commerçants, les mécaniciens et les chauffeurs des gares routières de Dakar et de Touba.

Abdoulaye DIALLO

En marge de cette visite de travail, le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, s’est prononcé sur la violence qui s’invite de plus en plus dans la campagne électorale. « Nous condamnons fermement et regrettons beaucoup ces séries de violences et ferons tout notre possible pour sécuriser davantage nos concitoyens. Les forces de sécurité veilleront à contenir le phénomène », a-t-il indiqué, appelant la classe politique à beaucoup plus de dépassement et à travailler à avoir une campagne apaisée.

Interpelé sur la difficulté et la lenteur notées dans le au niveau du retrait et de la distribution des cartes, Abdoulaye Daouda Diallo a d’indiquer. « Notre travail, c’est de voir tous les citoyens disposer de leurs cartes. Nous produisons et mettons à la disposition des Sénégalais des cartes d’identité biométrique. C’est un parcours éprouvant qui prend du temps. Mais, notre ambition, c’est de tout faire pour que, le jour du scrutin, chacun puisse disposer de sa carte », a-t-il confié. Le ministre de l’intérieur a ainsi invité les Sénégalais à ne pas se lasser des longues queues et d’aller chercher leurs cartes déjà produites.

M. G. D.

La Cour suprême a débouté hier Khalifa Sall, confirmant ainsi la Chambre d’accusation de la Cour d’appel et le juge du 1er cabinet d’instruction qui ont refusé la liberté provisoire au maire de Dakar et à ses co-inculpés.

Khalifa Ababacar Sall ne rejoindra pas ses camarades de « Manko Wattù Senegaal » sur le terrain dans le cadre de la campagne pour les élections législatives. La Chambre criminelle de la Cour suprême a, par arrêt rendu public hier,  confirmé l’ordonnance du doyen des juges d’instruction en rejetant sa demande de mise en liberté provisoire ainsi que celle de ses co-inculpés que sont Mbaye Touré, Amadou Moctar Diop, Ibrahima Yatma Diop, Yaya Bodian et Fatou Traoré.

Le maire de Dakar et ses collaborateurs sont inculpés pour, entre autres, détournement et escroquerie portant sur des derniers publics, faux et usage de faux, complicité. Ils sont placés sous mandat de depot le 07 mars 2017. Selon la Chambre d’accusation, lit-on dans l’arrêt de la Cour suprême, les inculpés ont reconnu le décaissement d’un montant 1.830.000.000 FCfa et n’ont pu justifier l’utilisation. Elle relève que les justifications de dépenses doivent être produites régulièrement pour les besoins de l’alimentation de la caisse d’avance et constate que les pièces produites à cet effet font l’objet de poursuite pour faux en écriture, délit reconnu par les personnes qui les ont confectionnées.  La Cour suprême a fondé son arrêt sur l’article 140 du Code de procédure pénale applicable aux poursuites pour détournement de deniers publics qui dispose : « il ne peut être donné main levée du mandat de dépôt que si, au cours de l’information, surviennent des contestations sérieuses ou le remboursement ou le cautionnement de l’intégralité du manquant ». La Cour suprême dit avoir ainsi confirmé le refus de mise en liberté provisoire après avoir constaté l’inexistence d’un remboursement ou d’un cautionnement du montant ou d’une contestation sérieuse. Elle a donc jugé que l’arrêt de la Chambre d’accusation est légalement justifié par des motifs exempts d’insuffisance ou de contradiction et sans aucune violation des textes

Ndiol Maka SECK

(Abidjan – Côte d’Ivoire) : C’est avec fierté et enthousiasme que la Côte d’Ivoire va ouvrir aujourd’hui, à partir de 18h30, au stade Félix Houphouët-Boigny, les festivités marquant le début de la 8ème édition des Jeux de la Francophonie. Comme écrit sur tous les panneaux et autres devantures des services publics et parapublics, c’est à l’unisson que les Ivoiriens, dans une grande mobilisation, entendent être présents aujourd’hui au stade pour magnifier l’esprit de la Francophonie dans toute sa grandeur.

Ce rendez-vous du donner et du recevoir de la grande famille francophone sur les bords de la lagune Ebrié témoignera ainsi tout l’attachement à cette langue, sa culture et ses idéaux. Du Musée des civilisations de la Côte d’Ivoire situé au quartier des affaires du district autonome d’Abidjan en passant par la bibliothèque nationale, qui abriteront les compétitions de peinture et de photographie, le palais de la culture ainsi que celui des sports et le Village des jeux, tout est prêt pour offrir aux acteurs sportifs et culturels les moyens de se produire pour décrocher des lauriers. A ce sujet d’ailleurs, la Côte d’Ivoire promet une cérémonie haute en couleurs et en sons avec toute la diversité culturelle du pays des baoulés, des bétés et autres. Abidjan la perle des lagunes, Abidjan la perle des lumières, Abidjan la ville du manteau vert va s’ouvrir aujourd’hui à la population francophone pour célébrer comme il se doit, les valeurs humaines mais également la fraternité entre les peuples partageant la même langue.

Pour les Ivoiriens, le rendez-vous abidjanais ne s’expliquera pas ; il doit se vivre en direct. Parce que tout simplement en débarquant dans la capitale ivoirienne, l’étranger remarquera, de l’aéroport jusqu’à la cité administrative, en passant par la place de la République, que les organisateurs ont privilégié les symboles de la Francophonie pour montrer que la ville d’Abidjan et la Côte d’Ivoire toute entière s’apprêtent à accueillir leurs frères et sœurs des autres pays.

 

Le Comité national des Jeux donne rendez-vous sur les sites
L’édition 2017 des Jeux de la Francophonie devrait être l’une des plus abouties de l’organisation de cette institution qui fêtera ses 30 ans d’existence et ses 8 éditions. C’est du moins, l’avis des organisateurs notamment Daouda Sanogo et Mahaman-Lawan Sériba respectivement directeur général du Comité national des Jeux de la Francophonie et directeur du Comité international des Jeux de la Francophonie. Ces deux hauts responsables étaient en conférence de presse hier au palais de la Culture de Treichville pour expliquer la démarche adoptée dans le cadre de l’organisation. A leur avis, chaque édition a ses valeurs et celle d’Abidjan ne dérogera pas à la règle. « Depuis 1984, on organise ces Jeux, mais pour 2017, il y aura des éléments très forts qui marqueront cette édition ; car c’est la première fois qu’on organise dans une capitale », a indiqué M. Sériba. Selon Daouda Sanogo, les Jeux d’Abidjan seront particuliers et leur cheminement reposera sur des aspects particuliers. « Parce que tout simplement, nous nous sommes appuyés sur l’expérience de Nice pour mieux faire encore », a-t-il indiqué tout en se gardant de réserver la surprise au public qui fera le déplacement lors de la cérémonie d’ouverture au stade, mais également sur les lieux de compétition. L’Institut national de la jeunesse et des sports où se situe le Village des Jeux avec ses 4.100 logements pour les sportifs ainsi que le canal du bois de Treichville avec sa scène de 10.000 places dont 5.000 assises attendent les acteurs sportifs et culturels.  

De notre envoyé spécial, C. F. KEITA

La tête de liste nationale de la coalition « Joyyanti » était l’hôte du département de Guédiawaye. Abdoul Mbaye qui a sillonné les cinq communes a préconisé une politique inclusive qui prendrait en compte les personnes vivants avec handicap.

Le département de Guédiawaye a accueilli, mardi, dans la ferveur, Abdoul Mbaye, tête de liste nationale de la coalition « Joyyanti ». Une foule composée en majorité de jeunes a accompagné le cortège qui a sillonné les cinq communes du département. Dans la commune de Sam Notaire, Abdoul Mbaye a été accueilli par Khady Bâ, une personne vivant avec handicap, investie 6ème sur la liste nationale. Magnifiant l’accueil chaleureux des militants et sympathisants, M. Mbaye a dit toute sa satisfaction d’avoir à ses côtés une militante engagée comme Khady Bâ. « Malgré qu’ils constituent une partie importante de notre population, les handicapés sont les oubliés de la société sénégalaise », a laissé entendre la tête de liste de « Joyyanti ». Non sans préciser que l’investiture de Mme Bâ n’est pas de la « charité ». « Son engagement pour le développement de sa commune justifie le choix de la coalition de l’investir sur la liste nationale », a fait remarquer Abdoul Mbaye. Selon lui, cette investiture empêcherait la politique d’exclusion dont sont victimes les handicapés. Toutefois, l’ancien Premier ministre a estimé que leur formation tout comme leur prise en charge néonatale sont une nécessité absolue. Au-delà, Abdoul Mbaye a dit qu’il important d’organiser la vie des Sénégalais de sorte que les handicapés oublient leur handicap. Par conséquent, il est indispensable, selon lui, de mettre en place des mesures pouvant leur permettre de se mouvoir et de s’épanouir dans la société. Auparavant, la tête de liste nationale « Joyyanti » a effectué une visite de courtoisie à Serigne Bassirou Bara de feu Mouhamadou Bara Mbacké. Des prières pour une victoire au soir du 30 juillet ont été dites à l’endroit du candidat. Après cette visite, le cortège d’Abdoul Mbaye a repris la route pour se rendre dans les différentes communes de Guédiawaye. Au terme de son périple, il a rappelé l’intérêt de ces élections législatives qui, à l’en croire, revêtent un accent particulier pour la vitalité de notre démocratie. C’est pourquoi M. Mbaye a indiqué l’urgence de recentrer les missions primordiales de notre Assemblée nationale. Devant des militants et sympathisants habillés de tee-shirts à l’effigie du candidat, l’ancien Premier ministre a réaffirmé l’engagement de la coalition «Joyyanti» à porter le combat pour asseoir les bases d’une société sénégalaise dynamique reposant sur des institutions solides comme l’Assemblée nationale.

Tata SANE

« La force et la violence sont les armes des faibles qui savent qu’ils ont déjà perdu », a déclaré Moustapha Niasse. Le leader de l’Alliance des forces de progrès a demandé à la jeunesse de se mobiliser. « Des moyens conséquents ont été dégagés pour impulser une dynamique de positivité », a dit le leader de l’Afp. Le président de l’Assemblée nationale a rendu un vibrant hommage au Premier ministre. « Il comprend les rouages de l’État. Il a toutes les statistiques du Pse », a dit M. Niasse. Le leader de l’Afp a validé le choix porté sur Mahammad Dionne pour diriger la liste. « C’est votre génération. Nous vous accompagnons. Ce département a le bénéfice d’être un département uni. Tous les 15 maire sont unis », a dit M. Niasse. « Depuis le 9, vous êtes sur le terrain. Il faut faire preuve de beaucoup d’endurance pour faire cela. Nous avons 30 meetings. Il faut être un jeune pour réussir cela », a-t-il dit.

B. DIONE

La coalition « Benno Bokk Yakaar » appelle l’État à exercer la plénitude de ces prérogatives pour un bon déroulement du scrutin.

Dans un communiqué signé par le coordonnateur de la cellule de la communication de « Benno Bokk Yakaar », la coalition rappelle que « fidèle à sa tradition de démocratie, le Sénégal ira à ces élections législatives dans la paix et la sécurité ». Toutefois, souligne le document, « nous constatons, pour le regretter, qu’une partie de l’opposition fait preuve d’une irresponsabilité manifeste puisque n’ayant aucune proposition encore moins d’offre politique sérieuse en direction de nos compatriotes ».

S’agissant du processus électoral, le communiqué précise que « les autorités ont pris toutes les mesures nécessaires afin d’assurer à nos compatriotes les conditions d’accomplir l’acte civique dans la sérénité le 30 juillet 2017 ». Le nombre de commissions de distribution de cartes habituellement autour de 500 est passé à 1400 à travers tout le territoire national avec un renforcement des ressources humaines spécialement dédiées à la tâche.

De plus, sur initiative de la société civile, il a été proposé que l’on puisse permettre à nos concitoyens de voter muni de leur récépissé de dépôt et de leur ancienne carte d’identité ou de tout autre document d’identification.

Les élections étant un moment de respiration démocratique, et vu l’importance de la participation des citoyens à ces consultations, c’est naturellement que le président de la coalition « Benno Bokk Yakaar » avec une frange de l’opposition a accepté cette proposition. Les démocrates de tout bord devraient adhérer à une telle initiative issue de la société civile, poursuit-il. Il ajouté que « le Pds et une partie de l’opposition, belliqueuse, sous le leadership d’Abdoulaye Wade l’ont rejeté pour disent-ils ne pas faciliter la tâche au gouvernement ».

Pour Benno, manifestement, Wade et sa coalition ne veulent pas aller aux élections. Et, leur comportement est aux antipodes de l’esprit démocratique.
Il apparait dès lors clair que cette opposition là veut mettre en œuvre son projet de sabotage du processus électoral.

Benno met en garde les fauteurs de trouble qui tentent de jeter le discrédit sur les institutions en charge de l’organisation des élections, aux fins d’empêcher nos compatriotes d’exercer leur droit inaliénable de choisir librement leurs représentants. « Nous appelons l’État a exercé la plénitude de ces prérogatives pour garantir ce droit au peuple sénégalais », conclut le communiqué.

Le bouquet Canal+ s’enrichit à partir de ce vendredi, d’une nouvelle chaine. Et c’est le sport qui en sera la principale activité avec le lancement de la chaine A+ Sports dès ce 21 juillet, marquant le coup d’envoi des Jeux de la Francophonie. Pour le directeur général au Sénégal, Sébastien Punturello, il s’agit de faire plus de place au sport africain et d’autres manifestations impliquant des Africains à travers le monde.

Le Groupe Canal+ annonce le lancement, pour ce vendredi 21 juillet 2017, d’une nouvelle chaîne de sports en Afrique. Il s’agit de la chaîne A+ Sport que la structure met en place pour l’occasion, avec pour ambition de « proposer une grande diversité de programmes sportifs dans de nombreuses disciplines, avec une sélection de grandes compétitions africaines et européennes à vivre en direct ». Pour Sébastien Punturello, le directeur général du Groupe au Sénégal, la création de cette nouvelle chaine fait suite, il y a trois ans en 2014, d’une autre chaîne qui a accompagné la naissance et la promotion des productions africaines en matière de culture. Ce, avec la naissance de « A+ qui a accompagné pour le Sénégal, Abdou Lahat Wane avec sa série «Tundu Wundu» qui a bien marché et qui a même remporté un titre au Fespaco ». Les responsables de Canal+ présentent la nouvelle venue comme une « chaîne 100% sport avec une sélection de grandes compétitions de football européennes et africaines » mais également d’autres événements sportifs africains comme le cyclisme, le basketball. Sur cette dernière discipline, le prochain Afrobasket masculin à Dakar et Tunis (du 8 au 16 septembre) sera diffusé intégralement sur la chaîne, révèle M. Punturello.

Une compétition qui fait suite aux Jeux de la Francophonie, la première manifestation que la chaine va diffuser dès ce vendredi. Avec la nouvelle chaîne, c’est plus de sport qui s’offre aux clients et abonnés de Canal+ avec l’ouverture des téléspectateurs africains sur d’autres horizons comme les championnats belge (Jupiler Pro League) et écossais (Scottish Premiership). Des rencontres de football pour offrir plus de visibilité aux joueurs africains de ces championnats et qui s’ajoutent à la panoplie d’événements qui les mettent en exergue que propose déjà le Groupe. Il s’agit ainsi de la Mtn Ligue 1 ivoirienne, une grande affiche par journée de l’Uefa Europa League, les matchs des championnats de France de Ligue 1 Conforama et de National entre autres. Comme nouveauté, il y a également le basket européen avec notamment, la Basketball Champions League.

Les prochaines compétitions continentales que sont le Championnat d’Afrique des Nations de la Caf Total 2018 et la Coupe de la Confédération de la Caf Total, la Can Total U20 et U17 seront en vitrine sur la chaîne. Une programmation, à travers laquelle « A+ Sport s’attache à proposer une offre de qualité tout en mettant en lumière des grands rendez-vous sportifs se déroulant sur le continent africain et ses talents évoluant en Afrique ou en Europe », selon les initiateurs.

Ousseynou POUYE

L’ancien ministre des Affaires étrangères demande aux populations d’élire des députés soucieux de leurs intérêts.

La tête de liste nationale de la coalition «Sénégal Dey Dem», Cheikh Tidiane Gadio, a demandé aux électeurs de ne pas vendre leur dignité contre de l’argent que leur proposeraient certains pour tenter d’influer leur choix le jour du scrutin. « Je lance un appel à la population. Quand ils vont venir vous distribuer leur riz, leur sucre ou l’argent, si tant est que la preuve est faite que c’est votre argent, ce sont vos impôts et vos taxes qu’ils recyclent en biens privés qu’ils viennent vous distribuer, prenez-le, mais, le jour du vote, mettez dans les urnes le bulletin de votre choix et votez votre conscience », a-t-il ainsi déclaré lors d’un meeting tenu dans la nuit du lundi à mardi à Kolda.

Il a invité les électeurs à opérer une rupture en élisant des députés d’un type nouveau qui vont à l’Assemblé nationale pour défendre l’intérêt de leur terroir et contrôler l’action du gouvernement et non des personnes attirées par les indemnités et les belles voitures et qui passent leur temps dans des bureaux climatisés et des hôtels à Dakar en oubliant leur base.

L’ancien ministre a, par ailleurs, déploré le triste sort réservé aux régions périphériques depuis l’indépendance du pays en 1960. « Les régions périphériques sont les régions les plus riches du Sénégal. La Casamance est potentiellement la plus riche du pays et pouvait être le grenier, la locomotive du développement du Sénégal. Et pourtant, elle fait partie des régions les plus pauvres du pays. On trouve le fer, le marbre et l’or dans la région de Tambacounda.

Et pourtant, Tamba est la région la plus pauvre du Sénégal. Comment la région la plus riche du pays peut être habitée par les plus pauvres », s’est-il interrogé. Cheikh Tidiane Gadio a également cité le cas du Fouta Toro qui dispose de l’eau et un savoir-faire en matière d’agriculture, mais abandonné par l’Etat. Sur ce, il dit prôner une démarche de rupture des politiques publiques pour assurer une meilleure répartition des richesses nationales. Estimant que les différents régimes qui sont succédé au Sénégal depuis l’indépendance ont certes fait quelque chose en leur temps, mais n’ont pas fait assez par rapport à ce qu’ils devraient faire pour impulser le développement du pays. Le flux des jeunes désespérés qui quittent, chaque année, le Sénégal pour se lancer à l’aventure témoigne, selon lui, de l’échec de ces régimes à sortir le pays de la Téranga du cercle vicieux de la pauvreté.

Mamadou Aliou DIALLO

La coalition « Manko Taxawu Sénégal » de Gossas est entrée, de plain-pied, dans la campagne électorale. Hier, Serigne Oumar Lô du Grand Parti et ses camarades ont sillonné toute la commune en appelant les populations à voter en faveur de la liste dirigée par Khalifa Sall. Ils ont ainsi fait le procès du régime de Macky Sall qui, à les en croire, « a atteint ses limites ».

« A Gossas, rien n’a changé. Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne avait promis de faire recruter 150 jeunes du département. Jusqu’à présent, nous n’avons rien vu », déplore Serigne Oumar Lô qui est, par ailleurs, le suppléant de la tête de liste départementale Marie Assounta. Le jeune chef religieux ajoute que tous les secteurs d’activité à Gossas sont en difficulté dont, entre autres, la santé, l’emploi, l’éducation et l’agriculture.

Abdoulaye Badiane, un autre membre de la coalition du maire de Dakar émet sur la même longueur d’ondes. Selon lui, en effet, l’agriculture et l’élevage, les deux principales mamelles de l’économie locale, battent de l’aile, sous le regard impuissant des cultivateurs et des éleveurs. « Gossas fait partie du bassin arachidier.

D’ailleurs, nous avons un regroupement d’agriculteurs de 400 membres mais malheureusement, il n’existe qu’un seul tracteur dans tout le département », reproche Abdoulaye Badiane, également Secrétaire général du mouvement Synergie d’actions pour un Gossas émergent (Sage).

Sur un autre registre, Badiane et ses camarades ont dénoncé l’emprisonnement de la tête de file de Manko Taxawu Senegal, ce qui de leur avis, n’est rien d’autre qu’un règlement de comptes. « La place de Khalifa Sall n’est pas en prison », martèle Serigne Oumar Lô le responsable communal du Grand Parti.

Après dix jours de campagne, ce dernier s’est dit rassuré quant à l’issue du scrutin. « Nous allons gagner ces élections et ce ne sera point une surprise mais la logique. Aujourd’hui, il ne fait aucun doute que les populations ont vomi le régime actuel », se convainc le poulain de Malick Gackou.

Cheikh Fadel Diop, un autre responsable de « Manko Taxawu Sénégal » ne doute pas lui aussi de la victoire de sa coalition. « Les responsables de Benno Bokk Yakaar de Gossas disent qu’ils sont unis, tous derrière leur tête de liste départementale ; mais en réalité, ce n’est qu’une unité de façade. Il y a beaucoup de divisions en leur sein et cela va jouer en notre faveur », fait-il remarquer, affirmant que des votes-sanction ne sont pas à exclure contre la liste départementale dirigée par Madické Diaw.

Diégane SARR (envoyé spécial à Gossas)

A mi-parcours dans cette campagne électorale, la coalition « Benno Bokk Yaakaar » a dénoncé hier les violences qui ont émaillé le déploiement de ses candidats à Dakar en particulier. Le coordonnateur de son pôle de communication a déclaré que « des violences sont entretenues au vu et au su de tout le monde pour établir des zones de non-loi », non sans déplorer que seules les caravanes de la majorité présidentielle sont attaquées, en prenant la presse et la société civile à témoin. Il a annoncé que la coalition compte déposer une plainte après les agressions subies à Grand Yoff, à Grand Dakar et à la Médina et appelé « l’Etat à les protéger ». Par la voix de Mahawa Sémou Diouf, « la coalition Bby condamne avec la dernière énergie tout acte de violence d’où que cela puisse provenir car, à sa tête, nous avons un homme de paix, un homme allergique à toute forme de violence ».

Auparavant, le coordonnateur de la cellule de communication de « Benno », entouré du Dr Malick Diop (Dg de l’Asepex), Wally Fall (ancien maire de Derklé), s’était félicité de la bonne campagne de leur tête de liste nationale, le Premier ministre Mahamad Boun Abdallah Dionne. « Partout où M. Dionne et son équipe sont passés, des milliers et des milliers de nos compatriotes de tous âges sortent spontanément pour montrer leur adhésion massive et totale au bilan et aux réalisations tout azimut » du président Macky Sall. « En face », Mahawa Sémou Diouf estime qu’il y a « une opposition touristique, qui a pour guide la démagogie et la désinformation, sentant que son discours creux ne convainc pas, veut aujourd’hui se livrer à la violence par des attaques de cortèges, des jets de pierres, au vu et au su de tout le monde ». « Benno » a présenté une nouvelle fois ses condoléances aux familles des victimes de la tragédie de samedi dernier au stade Demba Diop. Le porte-parole a enfin réitéré l’appel de la coalition à un retrait massif des cartes d’électeurs, ces dernières étant « le seul argument pour faire valoir ses opinions en démocratie ».

S. KAMARA

Les victimes du drame de Demba Diop peuvent reposer en paix. Sept d’entre elles ont été mises en terre hier, à l’exception de Charles de Gaulle Gomis. Leur inhumation s’est faite dans la douleur, en présence de leurs proches et des autorités de la ville. Pour leur rendre un dernier hommage, le Stade de Mbour a prévu, samedi, une marche silencieuse.

Difficile de se retenir quand les dernières pelletées de sable recouvraient, hier, le corps d’Oulimata Fall.
Au cimetière de Darou Salam, la foule qui avait accompagné la victime jusqu’à sa dernière demeure n’avait pu se retenir. Beaucoup avaient craqué. Au domicile familial, l’ambiance était encore plus lourde. Les mots ne pouvaient décrire ce que ressentaient les membres de la famille.

Plusieurs délégations, dont celle de la Première Dame, ont été reçues et ont présenté leurs condoléances à la famille éplorée, aux proches. Le monde du football n’était pas en reste. Depuis que les corps ont été mis à la disposition des familles, lundi, dans la soirée, les enterrements se sont enchaînés. Niokhor Diouf et Assane Mar Dione ont été inhumés un peu plus tôt dans la matinée.

La veille, des centaines de personnes ont assisté à l’enterrement de Khalifa Mbaye et de Mame Boucounta Sow. Assane Faye a été enterré à Pout et Baba Seydi Diouf à Touba.  Après l’enterrement des victimes, le Stade de Mbour envisage d’organiser ce vendredi une cérémonie de prières en leur honneur. Le lendemain samedi 22 juillet, les dirigeants du club ont prévu une marche silencieuse à l’heure du match. Cette manifestation se veut pacifique, ont précisé les dirigeants. Aucun débordement ne sera toléré, ont-ils averti.

303 blessés décomptés dont 2 dans le coma
De son côté, Papa Hamady Ndao est revenu sur les faits pour rétablir certaines vérités et donner la version officielle du club. M. Ndao a précisé que 5 des 8 victimes étaient des joueurs de football. Pour ce qui est des blessés, le chiffre dépasse de loin les 102 annoncés officiellement. Ce chiffre, a-t-il indiqué, ne prend pas en compte les 201 autres blessés qui, après les incidents, sont rentrés directement à Mbour pour être pris charge par les structures sanitaires. Ce qui porte, selon lui, le bilan à 303 blessés dont 6 dans un état grave et 2 dans le coma. « Après le drame, le Stade de Mbour a eu à prendre en charge tous les blessés avec l’aide des autorités, mais aussi le président de la République, Macky Sall, et les bonnes volontés », a fait savoir M. Ndao qui a précisé que six blessés sont encore retenus dans les structures sanitaires à Dakar.
 
Saliou Samb, président stade de Mbour « Faire la lumière et situer les responsabilités »
Les blessures n’ont pas encore fini de se cicatriser chez les dirigeants du Stade de Mbour qui ne cachent pas leur amertume, leur douleur. Au cours d’un point de presse tenu hier, Saliou Samb, président du club, a indiqué que le 15 juillet restera longtemps encore dans les mémoires. « Nous avons payé un lourd tribut pour avoir cette coupe, mais nous souffrons dans la douleur, dans la dignité. Nous avons tout mis en œuvre pour que nos morts aient un deuil décent et digne, que nos blessés s’en remettent », a-t-il dit, appelant les Mbourois à accepter la volonté divine. Pour M. Samb, la douleur n’est pas que mbouroise.

« Elle est aussi nationale », a-t-il dit, en lançant un appel à l’apaisement. « Les Mbourois sont meurtris et remontés contre l’irresponsabilité dans l’organisation, la gestion des faits, mais aussi de la communication faite autour de l’événement. Mais à Mbour, nous savons souffrir dans la dignité nous ne répondrons pas à la provocation », a indiqué M. Samb qui a toutefois exigé que la justice soit rendue pour un devoir de mémoire. « Nous devons la vérité à nos morts et il faut que les responsabilités soient situées. Cela ne fera pas revenir nos morts, mais cela nous soulagera et permettra à l’avenir d’empêcher de vivre ces sauvageries », a affirmé M. Samb. Le club s’est attaché les services d’un conseil, à savoir Me Boucounta Diallo.
 
L’ambassadeur du Kosovo présente ses condoléances au club
M. Ramadan Gashi, Ambassadeur du Kosovo au Sénégal, était hier à Mbour pour présenter ses condoléances au club et aux familles des victimes. Le diplomate kosovar a jugé opportun de faire le déplacement à Mbour pour présenter au président Saliou  Samb ses condoléances au nom de son peuple, de l’État, du sport et du football du Kosovo.

« C’est un moment très difficile que vous passez et j’aimerais faire un appel d’apaisement. Ce drame va rester dans l’histoire, mais cela va rendre les gens plus responsables pour réduire ce genre d’accident dans les stades et de combattre chacun de son côté le hooliganisme », a dit M. Gashi. Le diplomate dit être venu au nom d’une nation qui a joué le premier match de football de l’histoire du Kosovo avec le Sénégal.

S. O. F.

 

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