A LA UNE (1548)

En présidant la messe de l’ascension qui signifie la montée de Jésus-Christ au ciel, l’abbé Michel Sène, vicaire à la cathédrale de Dakar, a expliqué que le départ du Fils de Dieu n’a pas crée un vide car ses disciples continuent sa mission. Mieux Jésus est présent dans toutes les célébrations eucharistiques de l’Eglise.

Les chrétiens ont célébré ce jeudi 25 mai l’ascension ou la montée du Christ au ciel. Des messes ont été dites dans beaucoup d’églises à la gloire du Seigneur Jésus. A la cathédrale Notre-Dame des Victoires, des fidèles sont venus rendre hommage à Jésus qui, après une vie terrestres, a trouvé place au ciel. En décortiquant l’homélie de cette fête après deux lectures tirées de Luc et de saint Paul apôtre ainsi que l’Evangile de Mathieu, abbé Michel Cor Sène, vicaire à la cathédrale, a magnifié l’amour de Jésus envers les hommes. « Durant toute sa vie terrestre, Jésus a été fidèle en amour », a reconnu le prêtre.

Il a expliqué que la montée de Jésus au ciel n’est pas synonyme d’absence car lui-même a dit à ses disciples : « Je serai avec vous jusqu’à la fin des temps ». Ce qui fait dire au prêtre que « Jésus s’élève vers le ciel avec son corps mais son esprit reste avec les hommes ». Son élévation vers le ciel n’a pas crée un vide autour des fidèles chrétiens car Jésus est présent dans toutes les célébrations de l’Eglise à travers l’eucharistique. Il avait déjà tracé le chemin à ces disciples qui sont appelés à aller enseigner et baptiser de nouveaux chrétiens partout. Et ces chrétiens sont invités à ce jour d’ascension par le prêtre de l’archidiocèse de Dakar à être témoins de la foi. Ils sont aussi appelés à proclamer l’Evangile à travers le monde pour que les enseignements de Jésus-Christ soient connus par toute l’humanité.

Abbé Michel Sène a rappelé que Jésus, avant de quitter ce bas monde, a demandé à ses disciples d’être vigilants. Le mot vigilance est toujours d’actualité à cause des mouvements qui naissent dans les milieux chrétiens et qui prétendent faire des miracles à l’image de Jésus.

Eugène KALY

La délégation générale au pèlerinage à la Mecque a annoncé l’ouverture du bureau des inscriptions pour l’édition 2017 à partir de ce lundi. En conférence de presse, le délégué général, Pr. Aziz Kébé, a précisé que cette année, ils ont installé leur quartier général dans les locaux du Cerfi (Centre d’étude, de recherche et de formation sur l’Islam) sis à Liberté 6, sur la route du front de Terre en allant vers le camp Leclerc.

Après le démarrage des visites médicales depuis le jeudi 18 mai, les candidats au pèlerinage aux lieux saints de l’Islam vont pouvoir démarrer leurs formalités d’inscription ce lundi dans les locaux du Cerfi, sis à Liberté 6. Le délégué général Aziz Kébé a aussi révélé que, selon le calendrier établi, le premier vol est prévu 14 août et le retour le 13 septembre 2017. Aziz Kébé a ajouté avoir noté une « satisfaction » des populations, des autorités politiques et religieuses de l’évaluation de l’édition 2016. Il a ajouté que les recommandations du Conseil interministériel ont été transformées en directives présidentielles avec la réaffirmation de l’option irréversible de libéraliser l’organisation du pèlerinage à la Mecque. Ainsi, précise-t-il, « les privés » vont continuer à prendre la quasi-totalité les pèlerins à convoyer. Cette année, sur le quota de 10.500 pèlerins attribué au Sénégal comme l’année dernière, les voyagistes privés vont prendre en charge les 9.500 alors la délégation générale voit sa part diminuer à 1.000 contre 1.500 l’année dernière.

Le délégué général a expliqué que le gouvernement a décidé de ne pas encore demander une augmentation de son quota en attendant d’avoir une plus grande maîtrise de son expérience de libéralisation. En ce qui concerne le prix, la délégation générale a assuré qu’il sera maintenu au même niveau que 2016, à 2,6 millions de FCfa, malgré la situation d’inflation que connaît l’Arabie Saoudite, où tous les prix ont augmenté dans le domaine de l’hébergement et autres.

Sans donner de précisions, interpelé Aziz Kébé a reconnu que la délégation générale a procédé à des sanctions à l’endroit des voyagistes qui n’ont pas respecté le cahier des charges l’année dernière.

Mbaye Sarr DIAKHATE

L’administration pénitentiaire brise le silence sur les conditions de détention du maire de Dakar, Khalifa Sall. Elle a tenu un point de presse, mercredi au cours duquel le directeur de la Mac, le colonel Daouda Diop, a apporté des réponses à toutes les interpellations. Selon lui, M. Sall est « bien traité ».

L’administration pénitentiaire a apporté des précisions suite au « supposés restrictions de libertés » du détenu Khalifa Ababacar Sall. En point de presse ce mercredi, le directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, le colonel Daouda Diop, s’est prononcé sur plusieurs questions qui ont trait aux conditions de détention du maire de la ville de Dakar. « Les conditions de détention du maire de Dakar sont les mêmes que celles de tous les détenus », soutient le directeur. Citant l’article 235 du Code pénal où il est indiqué « que les visites pour tous les détenus au Sénégal ont lieu le mercredi et le dimanche, excepté les jours fériés », le colonel Diop soutient que l’administration pénitentiaire, compte tenu du nombre de détenus, a pris sur elle la responsabilité d’ajouter deux jours supplémentaires; ce qui fait quatre jours de visite au lieu de deux. Néanmoins, il précise que le détenu Khalifa Sall jouit même d’une journée spéciale pour recevoir ses visiteurs. « On lui a accordé le lundi et aucun détenu ne pouvait le déranger. Entre le 13 mars, date de sa première visite, et le 22 mai 2017, Khalifa Sall a reçu 206 visites en prison », précise le colonel qui rappelle que l’administration pénitentiaire ne délivre pas de permis de visite ni de communication.

Cependant, ajoute-t-il, « un permis peut être délivré aux parents proches selon l’article 232 du Code pénal ou, pour des motifs exceptionnels, d’autres personnes peuvent bénéficier de permis auprès des autorités judiciaires », explique le directeur de la Mac. Non sans indiquer que les visites aux détenus doivent se tenir au parloir de la prison avec un dispositif de séparation. Une disposition qui, selon M. Diop, n’a pas été appliquée à M. Sall au début de son incarcération. « Depuis son incarcération le 7 mars 2017 jusqu’au 10 mai, le parloir était en phase de reconstruction. Et Kalifa Sall recevait ses visites dans un espace bien aménagé par l’administration pénitentiaire. Aucune conditionnalité ne lui a été faite pour ses visites. Il recevait qui il voulait et pour le temps qu’il voudra bien consacrer à ses visiteurs », se défend-il. S’agissant de l’interdiction d’accès à la mosquée, le directeur affirme que pour des raisons de sécurité, l’administration pénitentiaire ne pouvait prendre de tels risques. « M. Khalifa Sall n’est pas n’importe qui; il est le maire de la capitale et nous nous devons de veiller sur sa sécurité. C’est pourquoi, on ne le laisse pas accéder à la mosquée de la prison. Pour ce qui est de la bibliothèque, il n’a jamais fait la demande, cependant, un maître coranique a été mis à sa disposition », explique le colonel Daouda Diop, qui a profité de cette rencontre avec la presse pour faire visiter aux journalistes les nouveaux parloirs inaugurés le 9 mai dernier par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sidiki Kaba. « Ce nouveau parloir d’une capacité de 15 box avec un système de communication moderne, offre toutes les conditions sécuritaires requises aux détenus et aux visiteurs. Il est fonctionnel depuis le 08 mai 2017. Malgré toutes ces commodités, le détenu Khalifa Sall a refusé de recevoir ses visiteurs dans le nouveau parloir », note le directeur.

Tata SANE

Si à l’heure actuelle bien des localités n’arrivent guère à faire des investitures, ce n’est pas le cas à Rufisque où l’Apr et les alliés sont tombés d’accord sur le choix des personnes à reconduire. Ousmane Tanor Dieng s’est réjoui de l’esprit qui a prévalu.

Après le meeting de Yène, les socialistes de Rufisque se sont retrouvés, hier, à Rufisque ville, pour faire le rappel des troupes.

Sur convocation du président de l’Union communale des coordinations de Rufisque, Abdou Karim Mbengue, l’ensemble des responsables socialistes de la « vieille ville » a répondu présent à cette importante rencontre. Mar Diouf, Gorgui Ciss, Moussa Samb, Yougoudou Diarra ainsi que les alliés de « Bennoo Bokk Yaakaar », à savoir Badara Mamaya Sène de l’Arc, Seydou Diouf du Ppc ou encore Souleymane Ndoye de l’Apr. Ils étaient tous là pour marquer leur détermination à donner une majorité au président Macky Sall. « Nous avons l’obligation de gagner pour avoir une majorité et accompagner le président Macky Sall pour un deuxième mandat », a dit Karim Mbengue, estimant que la victoire au soir du 30 juillet ne fait aucun doute. « Ce qui reste à faire, c’est comment l’amplifier », a précisé le président de l’Union communale. En tant qu’invités, les alliés ont salué le consensus qui a prévalu à Rufisque. « Ici, c’est la concertation et la cohésion qui priment sur tout », a indiqué Souleymane Ndoye de l’Apr. Se prononçant sur l’épineuse question des investitures, Badara Mamaya Sène a fait une révélation de taille. « On a fait la proposition de donner l’un des postes à Oulèye Diaw du Parti socialiste, compte tenu de l’important travail qu’elle a abattu à l’assemblée nationale et l’autre poste revient à Souleymane Ndoye », a expliqué l’ancien maire de Rufisque. Ce consensus qui s’est dégagé semble soulager Ousmane Tanor Dieng. « Rufisque fait partie des rares communes, sinon la seule pour laquelle il y a un consensus », a dit le secrétaire général du Parti socialiste, ajoutant que c’est un bon exemple qu’il ne manquera pas de dire au président Macky Sall. « Vous avez échangé et avez trouvé une solution. Vous ne vous cassez pas la tête », s’est réjoui Ousmane Tanor Dieng. Pour lui, si les autres localités étaient comme Rufisque, les investitures ne seraient pas arrêtées par le président de la République, Macky Sall. Ce meeting s’est déroulé devant le domicile de l’ancien ministre socialiste, Alioune Badara Mbengue. Un choix symbolique salué par l’ensemble des orateurs.

M. NDONG

L’Ascension signifie chez les Chrétiens la montée du Christ au ciel aux côtés de son père. Cette fête à la gloire de Jésus-Christ a lieu le quarantième jour après la résurrection (Pâques). Sa célébration est une manifestation du renouvellement de l’espérance chrétienne.

Les chrétiens célèbrent ce jeudi 25 mai 2017 la fête de l’ascension de Jésus-Christ. Cette fête de la montée du Christ auprès du père marque la dernière rencontre de Jésus avec ses disciples après sa résurrection. C’est aussi la fin de la présence du Christ sur terre aux côtés des humains. En effet, le Christ est monté au ciel, est assis à la droite de Dieu. Hier comme aujourd’hui, il intercède pour les hommes. Dans les saintes écritures, il est même dit que Jésus prépare une place pour chacun de ceux qui croient en Dieu.

L’ascension symbolise donc un nouveau mode de présence du Christ qui n’est plus présent physiquement dans le monde visible mais dans les sacrements que l’Eglise célèbre tous les jours. L’ascension annonce également la venue de l’Esprit-Saint 10 jours plus tard et la formation de l’Eglise à l’occasion de la fête de la Pentecôte, choisie au Sénégal comme jour de pèlerinage marial à Popenguine. Le récit de l’ascension de Jésus tel que conservé par la tradition chrétienne se trouve dans les textes de Saint Luc. La fin de la vie terrestre de Jésus-Christ est bien accueillie par les disciples qui, à la place de la tristesse, se sont séparés avec le Fils de Dieu dans la joie. Pour les chrétiens, cette séparation fait l’objet d’une action faite par Dieu, comme en témoignent les verbes au passif utilisés dans les différents passages lucaniens. Cette fête préfigure aussi la vie éternelle.

E. KALY

Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers l’Office des forages ruraux (Ofor), vient de mettre en service le système d’approvisionnement en eau potable de Toubacouta. Une nouvelle page s’ouvre ainsi dans la valorisation des potentialités de cette zone classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Au total, 21 villages de la commune de Toubacouta auront de l’eau potable de façon continue. Une première depuis les indépendances. Sur une vaste plaine perlée d’anacardiers, des abris de groupe électrogène et un local pour le gardien sont isolés dans des murs. Les superficies cultivables sont le champ de captage des forages. Une pelleteuse remblaie une tranchée. C’est le signe que les travaux sont terminés. « Nous avons dépassé le stade de promesses tenues. Nous sommes dans la phase de réalisation. Ce que vous avez vu ici, c’est une traduction concrète des promesses du chef de l’Etat, Macky Sall. Cela a été facile dans la commune de Toubacouta, parce que nous avons un maire très engagé. Il était prévu que les travaux se terminent en décembre 2017. Nous sommes au mois de mai. Nous venons de terminer une étape très importante », a souligné le directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Lansana Gagny Sakho. La satisfaction des besoins des populations, notamment l’accès à la source de vie, n’a pas de prix. L’Etat a consenti de gros moyens pour améliorer les conditions de vie des populations du Niombato. « Il s’agissait d’équiper 5 forages, construire un château d’eau de 300 mètres cubes, faire la pose sous-marine sur 60 km et une autre pose en terre de 68 km. Il y a aussi des ouvrages de distribution, à savoir 35 bornes fontaines et des branchements particuliers avec des abreuvoirs », a présenté Mamadou Lamine Mbow, le chef du Service hydraulique et assainissement du groupe Cese.

Le réseau de distribution de l’eau part du champ de captage et s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres comme à Sourou où des femmes, jeunes filles, garçons et quelques hommes chantent et dansent. Au pied d’un château d’eau de 300 mètres cubes, c’est presque l’hystérie. L’entrée des autorités a été accueillie par des rythmes sérères, la danse des circoncis des Mandingues. Les chorégraphies reflètent la diversité ethnique. Les femmes affichent une mine avenante. La scène est identique à chaque fois que les ouvrages hydrauliques sont livrés. C’est la délivrance collective. En réalité, la corvée d’eau a trop duré. Dans le Niombato, elle remonterait avant les indépendances. Ce complexe hydraulique vient enfouir la souffrance de milliers d’habitants. La cérémonie a viré à la fête. Personne ne s’est ennuyé. Les autorités ont laissé les populations éclater leur joie. « Nous avons vu des femmes, les yeux pétillants de joie. Vous avez longtemps attendu. Nous pouvons présentement recevoir des hôtes sans avoir des craintes sur la qualité de l’eau. Toubacouta, c’est la vitrine du département de Foundiougne », s’est félicité le préfet du département de Mbour, Gorgui Mbaye.

Les attentes comblées
Les villages de Bakadadji, Bossinkang, Missirah, Néma Bah, Sippo, Bandia Couta, Bettenty…sont desservis. Dans plus de 21 villages, les habitants n’attendront pas la pluie pour avoir de l’eau douce. Cela n’est plus de saison. « Aujourd’hui, ce sont 21 villages du Niombato qui auront accès à l’eau potable. Depuis les indépendances, l’eau de boisson de ces localités était impropre à la consommation parce qu’elle est saumâtre. C’est un progrès important qui vient d’être réalisé ; cela va se poursuivre », a assuré le directeur général de l’Ofor. Ces ouvrages hydrauliques comblent les attentes des populations. Ces infrastructures portent en elles la prise en compte des besoins prioritaires du Niombato par les autorités et par le chef de l’Etat, Macky Sall. « Le président de la République, Macky Sall, a rempli son contrat avec les populations du Niombato. Nous devons lui rendre la monnaie. Mais ici, Monsieur le directeur général, vous pouvez être rassuré. Nous gagnerons et les législatives et la présidentielle », a lancé le maire de Toubacouta, Seydou Dianko.

La transition d’autres villages vers un régime d’approvisionnement en eau plus sécurisant et plus rassurant est une réalité du présent. Lansana Gagny Sakho a pris note des demandes de raccordements. L’eau potable pour toutes les populations n’est pas un slogan. Avant le village de Sourou, à Banny, des bornes fontaines bordent de part et d’autre l’artère principale qui éventre le village de Banny.

Les populations invitées à honorer leurs factures
A la mosquée du village comme dans d’autres foyers, le robinet est le nouveau-bébé. L’ère de modernité souffle sur le Niombato. « Nous voulons que les femmes et les filles ne parcourent plus de longues distances pour chercher de l’eau. Mais pour cela, il faudra que les populations paient l’eau qu’elles consomment », a précisé le directeur général de l’Ofor. Ici, le passé laisse croire que les habitants honoreront leurs factures. Dans la foule, des femmes ont fait cas des charges sur les dépenses des ménages. « L’eau que nous avions était saumâtre. Nous ne pouvions pas la boire. Nous achetions de l’eau douce », a rapporté Rokya Diouf. L’Ofor a inscrit dans son schéma la réhabilitation du château d’eau de Toubacouta.

Oumar Ngatty BA

Le Bureau paix et sécurité de la Fondation Friedrich Ebert au Sénégal a organisé hier, à Dakar, une conférence  sur le thème « Autorités, Médias et terrorisme : la difficile équation » dans le but d’optimiser la collaboration entre autorités et médias contre le terrorisme dans l’intérêt des populations ouest-africaines.

Le terrorisme considéré présentement comme la plus grande menace sur la paix et la sécurité en Afrique subsaharienne est devenu une préoccupation pour les autorités, les populations et les autres acteurs de la région.  C’est dans ce même souci que le Bureau paix et sécurité de la Fondation Friedrich Ebert a initié une conférence pour débattre sur le thème: « Autorités, médias et terrorisme : la difficile équation ». Lors de cette rencontre, les  panélistes ont plaidé pour qu’il  y ait un cadre de concertation et de collaboration entre les autorités représentées par les forces de défense et de sécurité et les médias pour briser la barrière qui existe entre ces différents corps et ainsi lutter efficacement contre les organisations terroristes. Faisant l’Etat des lieux des relations entre autorités et médias en matière de terrorisme, le Pr Rachid Benlabbah, enseignant-chercheur à l’Institut des Etudes africaines de l’Université Mouhamed V du Maroc, évoque l’existence d’une barrière entre les deux parties. A l’en croire, « les études faites révèlent qu’il y a une barrière entre les différents corps. Les autorités sont réticentes, elles établissent souvent avec prudence leurs rapports avec les médias ». Aussi souligne-t-il qu’à l’échelle de l’Union africaine et panafricain, il est donné peu d’importance à tout ce qui relèverait des politiques de communication sur le terrorisme.

Cadre de coopération
D’après Pr Benlabbah, ce déficit de cadre de concertation et de coopération est à résorber d’autant plus que dans la région sahélienne et nord-africaine, on voit de plus en plus que les organisations jihadistes sont en train de vouloir développer des canaux de communication, des médias pour toucher un large public pour le recrutement, la sensibilisation car ils veulent défendre leur version des choses. « Il faudra donc être prudent parce qu’un manque de concertation et de collaboration entre les différents acteurs légaux du champs terroriste donnerait plus de possibilité pour toucher les organisations terroristes », avance-t-il.

Se prononçant sur le cas du Sénégal, le commissaire  divisionnaire de la Police, Pierre Mendy, par ailleurs directeur de la surveillance du territoire, indique que la question du terrorisme est extrêmement sensible. Mais cette sensibilité n’est pas perçue de la même manière par la presse, les autorités et les forces de défense. Pourtant, fait savoir le commissaire Mendy, il s’agit d’une matière extrêmement grave qu’il faut traiter avec beaucoup de prudence pour éviter d’en rajouter à la peur et à l’horreur recherchées par les terroristes. Il s’agit aussi d’une affaire qu’il faut traiter avec prudence pour ne pas saper les efforts de développement économique. Il reconnaît toutefois qu’il faudrait un cadre de concertation et de coopération entre les forces de défense et de sécurité et les médias. « Les risques de conflits ou de relations assez heurtées entre des forces de sécurité et la presse sont réels à cause de l’absence de cadre concertation et de coopération. Mais même à l’absence de ce cadre dans le domaine du terrorisme, il y a pas encore de conflit entre cette presse et les autorités, il y a comme une prise de conscience de part et d’autre », informe le directeur de la surveillance du territoire. Le commissaire Pierre Mendy précise que dans le souci d’une plus grande ouverture dans le traitement de la matière liée au terrorisme, la Police  sénégalaise, à travers son Bureau des relations publiques, prévoit la mise en place dans le Cadre d’intervention et de Coordination interministériel des opérations de lutte anti-terroriste, une cellule qui va gérer l’information relative à un incident avec la presse.

Le colonel Alioune Ndiaye, ancien chef du Bureau des relations publiques de la Police, est également d’avis pour la création de ce cadre de concertation avec les médias. Mais il remarque que le comportement de certains medias et la prolifération des radios « buzz » promptes à balancer des informations sans sources ne favorisent pas très bien la collaboration qui doit exister entre les autorités et les journalistes. D’où l’intérêt de revoir ce comportement avant d’établir ce cadre de concertation et de collaboration.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La justice gambienne a gelé, hier, les biens de l’ex-président Yahya Jammeh, soupçonné d’avoir détourné plus de 50 millions de dollars (plus de 44 millions d’euros) avant son départ en exil, a annoncé le ministre de la Justice.

«L’ex-président Yahya Jammeh a personnellement ou indirectement procédé au retrait illégal d’au moins 50 millions de dollars de la Banque centrale» de fonds appartenant à l’Etat, a déclaré le ministre Abubacarr Tambadou, lors d’une conférence de presse. «Nous avons obtenu, aujourd’hui, une décision de justice gelant ou opérant une saisie sur les biens connus dans le pays du président Jammeh et les sociétés qui lui sont associées», a ajouté M. Tambadou. C’est la première fois que le nouveau gouvernement gambien évalue officiellement les avoirs retirés, selon lui, des caisses de l’Etat par le président gambien avant son départ en exil, en janvier, pour la Guinée équatoriale.

Juste après son départ, son successeur, Adama Barrow, avait accusé M. Jammeh d’être parti en vidant les caisses du pays.
«Au moment où nous prenons en main le gouvernement, la Gambie est en détresse financière», avait affirmé M. Barrow dans une déclaration lue à la presse à Dakar par son conseiller Mai Fatty, l’actuel ministre de l’Intérieur. «En l’espace de deux semaines, 500 millions de dalasi (environ 10,7 millions d’euros) ont été retirés» par Yahya Jammeh, avait-il dit.

Mais, ces accusations n’avaient pu être vérifiées à l’époque à Banjul. Il était même apparu qu’Adama Barrow avait accepté de le laisser emporter tous les biens qu’il souhaitait, y compris sa collection de voitures de luxe.

La décision, annoncée hier, concerne 88 comptes bancaires au nom de M. Jammeh ou ses associés ainsi que 14 sociétés liées à lui, a affirmé M. Tambadou.
Yahya Jammeh contrôlait en Gambie des activités allant de la boulangerie aux fermes agricoles et était régulièrement accusé de mettre la main sur des secteurs commerciaux florissants.
La décision de justice d’hier visait à empêcher «une liquidation ou une disparition des biens» de l’ex-président Jammeh, a ajouté M. Tambadou, selon lequel elle ne concerne que ses seuls biens en Gambie.

Un partenariat vient d’être signé entre la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Force du changement (Cnts/Fc) et le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saemss). L’objectif est de reconstruire une force syndicale, en vue de faire face au corporatisme. 

La Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Force du changement (Cnts/Fc) est dans la dynamique de reconstruction d’une force syndicale. C’est dans ce sens que l’organisation a noué un partenariat durable avec le Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire du Sénégal (Saemss). La conférence de presse commune, organisée hier, s’inscrit dans cette perspective. Selon le secrétaire général du Saemss, Saourou Sène, le choix de ce partenariat obéit à des critères objectifs. « Nous sommes une organisation syndicale responsable. Après avoir été sollicité par toutes les centrales syndicales, seule la Cnts/Fc, dirigée par le camarade Cheikh Diop, a répondu favorablement et objectivement aux attentes des responsables du Saemss », explique le secrétaire général du Saemss. Pour Saourou Sène, il est indispensable, dans la perspective d’une affiliation à l’internationale de l’éducation et à la Fédération mondiale des enseignants, d’être parrainé par une centrale. C’est tout le sens qu’il faut donner à ce partenariat gagnant-gagnant qui, selon lui, relève d’une volonté de reconstruction du mouvement syndical. « Le Saemss a décidé de s’ouvrir aux centrales pour pouvoir participer à la vie des travailleurs. C’est sur la base de cette vision que les réponses apportées par la Cnts/Fc nous ont convaincu », fait-t-il savoir.

Cnts/Fc un choix utile
En effet, dans cette réflexion pour une reconstruction d’une force syndicale, le secrétaire général de la Cnts/Fc, Cheikh Diop pense qu’il est temps de réunifier les forces et les entités en vue de mener un syndicalisme d’idées, d’actions, mais surtout de conquête comme la Cnts/Fc a eu à le prôner. « Ce qu’il faut retenir aujourd’hui, c’est que la Cnts/Fc est en train de cristalliser l’essentiel du mouvement ouvrier et celui du syndicalisme d’élite pour être le leader du mouvement syndical sénégalais afin de renverser la tendance actuelle du dialogue social de restitution pour en faire un dialogue social porteur de progrès », soutient M. Diop.

Le choix de sa ligne, de son engagement et de sa détermination à faire du dialogue social sénégalais un dialogue juste et crédible et du mouvement syndical sénégalais un mouvement qui soit en phase avec l’évolution du monde, avec l’élaboration des politiques publiques et la volonté des autorités qui veulent faire du Sénégal un pays émergent, entre autres, ont fini de pousser la Cnts/Fc vers le sommet. Toutefois, Cheikh Diop prévient qu’il faut élaborer correctement les plateformes et éviter de faire de la dictature syndicale. C’est la raison pour laquelle, explique-t-il, la ligne de la Cnts/Fc est en train de triompher. « Notre objectif aujourd’hui, c’est d’être des interlocuteurs qui soient capables de renverser les tendances du dialogue social actuelle. La finalité du mouvement syndical, c’est le progrès social. C’est pourquoi nous devons, en tant que porteurs des revendications, aider les autorités à résoudre la demande sociale », déclare-t-il. Non sans se réjouir du partenariat entre son organisation et le Saemss. « Ce partenariat nous permettra, au-delà des élections de représentativité, de travailler à résorber le passif social dans un échéancier supportable et acceptable », laisse entendre le syndicaliste qui estime qu’il faut aller vers une reconstruction d’une force syndicale pour faire face au « corporatisme syndical ».

Tata SANE

L’Observatoire national de la parité (Onp) veut voir plus de femmes à l’Assemblée nationale. C’est pourquoi, analysant le décret de répartition des sièges pour les 165 députés à élire, la présidente Mme Fatou Kiné Diop sonne l’alerte. Dans cet entretien, elle demande aux partis politiques de veiller à l’équilibre de la représentation femme-homme dans les investitures.

Le 30 juillet prochain, les Sénégalais iront aux urnes pour élire 165 députés. Quel regard l’Onp porte-t-il sur ces joutes ?
Comme vous venez de le dire, il y a un accroissement du nombre de députés à élire avec l’élection de 15 députés de la diaspora. C’est une nouvelle donne qui présente un intérêt particulier et un enjeu pour les Sénégalaises de l’extérieur. Il y a des risques d’avoir peu de femmes élues à ce niveau mais on espère les voir bien représentées au regard du rôle économique et social non négligeable qu’elles jouent. En 2013, une enquête de la direction de la Monnaie et du Crédit du ministère de l’Économie et des Finances avait montré qu’en termes de transfert moyen annuel de fonds, les Sénégalaises migrantes envoient plus que les hommes. Une femme transfère 1.168.900 FCfa contre 1.076.274 pour un homme. Ramené au nombre de compatriotes en migration, imaginez bien le volume d’argent que constitue l’apport des femmes à l’économie. Selon plusieurs sources, les transferts d’argent reçu au Sénégal se chiffrent à plus de 900 milliards de FCfa par an, soit plus que l’Aide publique au développement reçus annuellement.

Sur le plan social aussi, on sait que les femmes de la diaspora sont très actives dans les activités d’insertion des migrants dans les cités et quartiers des pays d’accueil. C’est également une étude menée en 2012 sur les Migrations transnationales sénégalaises qui l’avait révélé. Le leadership des femmes de la diaspora est donc incontestable et mérite qu’on en tienne compte dans les investitures.

Quel commentaire faites-vous du nouveau mode de répartition des sièges de députés à élire au scrutin majoritaire départemental à l’occasion des élections législatives du 30 juillet 2017 qui a été publié ?
Comme pour chaque élection législative, un décret fixe la répartition des sièges par département, en ce qui concerne le scrutin majoritaire ou « raw gaddu » comme on a l’habitude de l’appeler. Cette répartition se fait en fonction de la taille de la population du département, ce qui donne 3 catégories de départements : ceux ayant des sièges pairs, ceux ayant des sièges impairs et enfin ceux ayant des sièges uniques. La nouvelle donne dans le décret n° 2017-442 du 15 mars 2017 portant répartition des sièges de députés, c’est l’existence des 15 sièges réservés à la diaspora, comme je l’ai dit tantôt. En examinant ce décret, nous avons cinq (5) départements à sièges impairs parmi lesquels 2 se trouvent dans le territoire national (c’est Dakar avec 7 sièges et Mbacké avec 5 sièges) et 3 dans la diaspora avec chacun 3 sièges (ce sont les départements Afrique de l’Ouest, Europe du Sud et enfin Europe de l’Ouest, du Centre et du Nord). Pour les sièges uniques, il y a 16 départements concernés dont 12 dans le territoire national et 4 dans la diaspora (c’est l’Afrique du Nord, l’Afrique australe, Amérique-Océanie et enfin Asie-Moyen Orient). C’est au niveau de ces départements à siège unique ou impair que se situe le problème.

On constate que parmi les 8 départements de la diaspora, 1 seul (Afrique du Centre) a un nombre de siège pair (2). Il y a donc une forte probabilité de voir très peu de femmes de la diaspora élues, et partant, de régression du pourcentage total de femmes députés sur l’ensemble des départements (territoire national comme diaspora).

On constate qu’il y a des départements où un seul poste est en compétition et dans d’autres, le nombre de postes est impair. La parité pourra-t-elle s’appliquer dans ces départements ?
Il y a effectivement des départements avec un seul siège de député et d’autres où le nombre de sièges à pourvoir est impair. Permettez-moi de rappeler qu’aux termes de la loi, la parité s’applique non pas au siège, mais à la liste des candidats et là, le décret d’application de la Lpa (entendez la Loi sur la parité absolue) est clair pour le cas des départements à siège unique ; le titulaire et le suppléant doivent être de sexe différent. Pour les sièges impairs, c’est l’alternance du sexe des candidats qui est de rigueur, si bien que le premier et le dernier de la liste étant de même sexe, le premier de la liste des suppléants doit être de sexe opposé. C’est cela l’esprit de la loi sur la parité. Pour en revenir précisément à votre interrogation, je suppose que vous voulez dire qu’au résultat, on aura forcément un sexe plus représenté que l’autre dans une situation d’imparité du nombre de sièges à pourvoir. Il faut reconnaître que c’est à ce niveau qu’il y a un gros problème comme je l’ai dit tantôt. Mais l’imparité des sièges peut être contournée en considérant l’ensemble des sièges dans l’ensemble des départements de la région car dans chaque région, il y a au moins 3 départements. L’enjeu se situe surtout aux têtes de liste où le positionnement des femmes et des hommes peut fausser la parité absolue au sein de l’Assemblée nationale.

Partant de la répartition des sièges, à combien évaluez-vous le taux de présence des femmes à la prochaine législature ?
Pour ces élections législatives de 2017, l’Onp a voulu anticiper sur le niveau de représentation probable des femmes dans cette 13ème législature et au besoin alerter et proposer des alternatives pour améliorer l’état de la parité à l’Assemblée nationale. L’Observatoire a donc analysé la répartition des sièges afin d’avoir une idée du nombre de femmes qui pourraient être élues députés d'un département. Cet exercice s’est fondé principalement sur l’observation des pratiques d’investitures antérieures par les partis politiques et coalitions de partis. Ces pratiques ont beaucoup impacté sur l’objectif de parité absolue. On a, en effet, constaté que dans les cas de sièges impairs (3, 5, 7) les listes sont majoritairement composées d’hommes puisque l’homme en tête se retrouve également en fin de liste. Ainsi pour les législatives de 2012, par exemple, nous avons enregistré 95,2 % d’hommes en position de tête de liste contre 4,8 % de femmes dans les départements dont le nombre de siège est impair. Dans les départements où le nombre de siège est unique, c’est presque la même situation.

En analysant le décret de répartition des sièges, l’Onp a imaginé deux (2) scénarii: un scenario optimiste et un scenario pessimiste. Le scenario pessimiste avec l’ensemble des sièges uniques attribués comme d’habitude aux hommes et une majorité des sièges impairs leur revenant est le plus probable. Ce scenario constitue un désavantage certain pour les femmes puisqu’il donnerait comme résultat l’élection de 42 femmes sur les 105 députés à élire, soit 40 % de femmes élues dans les départements, donc une perte de 2,2 points par rapport au score départemental de 2012 qui était de 42,2 % de femmes élues.

Est-ce qu’il y a des leviers juridiques pouvant permettre de donner de la place aux femmes dans les départements où un seul poste est en compétition ou dans les zones, il y a un nombre de sièges impairs ?
Il y a effectivement des leviers à la fois techniques et juridiques. Dans ce sens, l’Onp préconise, sur la base des simulations faites et afin d’anticiper sur cette contre-performance possible, un modèle d’investiture d’alternance du sexe de la tête de liste d’un département à un autre qui permet de tendre vers une représentation équilibrée femme-homme au scrutin départemental. Ce principe s’appliquerait aussi bien pour la diaspora que pour le territoire national. Cela permettra d’avoir 7 femmes élues au moins sur les 15 députés attribués à la diaspora. Par exemple, pour la zone (Europe) qui compte deux départements à 3 sièges chacun, il faudra investir, pour le premier département, deux hommes et une femme et pour l’autre, deux femmes et un homme. De même, sur le plan national et pour les départements à siège unique, procéder de la même manière. Par exemple, pour la région de Kédougou (la seule d’ailleurs) où chacun des trois départements a un unique siège à pourvoir, alterner systématiquement le choix d’un homme ou d’une femme dans les trois départements de la région.
Le principe de l’alternance de sexe de la tête de liste d’un département à un autre est du reste en parfaite conformité avec le décret d’application de la loi sur la parité en son article 3, alinéas 2 et 3 qui stipulent que « la totalité des listes présentées par chaque parti, coalition de partis ou candidature indépendante est décliné au prorata du nombre d’hommes et de femmes potentiellement éligibles » et que « pour chaque élection, les partis politiques, coalitions de partis ou candidatures indépendantes ont l’obligation d’investir un nombre égal d’hommes et de femmes, toutes listes confondues ».

Ne pensez-vous pas que ce sont les femmes qui doivent se battre à la base pour occuper ces postes ?
Cela va sans dire que les postes ne leur seront offerts sur un plateau d’argent et qu’il leur faudra se battre, vaincre les préjugés et les barrières socio-psychologiques qui les maintiennent au second plan. Tout le monde sait que ce sont les femmes qui mobilisent le plus sur le terrain, mais qu’au moment de faire les choix, elles sont souvent absentes des instances de décision. Il leur faudra faire bloc au sein des états-majors des partis et coalitions pour corriger cette distorsion et occuper la place qu’elles méritent.

Que doivent faire les acteurs politiques pour permettre l’effectivité de la parité absolue ?
Les acteurs politiques, en particulier les leaders de partis, occupent une place extrêmement importante compte tenu de leurs rôles et responsabilités dans le champ politique et dans la consolidation de notre démocratie. Ils doivent beaucoup veiller à l’équilibre de la représentation femme-homme dans les investitures en perspective des prochaines élections législatives.
Et il faut reconnaître que depuis 2012, sous le magistère du président Macky Sall, les dispositions de la Loi sur la parité sont globalement respectées à travers la présentation de listes alternées. Il s’agit aussi de veiller au respect de l’esprit de cette loi. L’esprit, c’est cet équilibre. C’est dans ce sens que l’Observatoire a proposé l’alternance du sexe de la tête de liste d’un département à un autre. Et nous espérons que les acteurs impliqués dans les investitures vont aller dans ce sens. Ce qu’il faut surtout retenir, c’est la volonté et l’engagement du Sénégal à œuvrer pour que soient levées les entraves à la participation des femmes, pour qu’elles puissent contribuer, au même titre que les hommes, à la définition des règles qui régissent notre vie en société et à la gestion du pouvoir. La loi sur la Parité en est une conséquence. Elle découle de la Constitution qui prône l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions.

Propos recueillis par Babacar DIONE

L’image est révélatrice de la politique imprévisible de Donald Trump sur le dossier Israël-Palestine. Il est certes le premier président américain en exercice à se rendre au mur des Lamentations, situé à Jérusalem-Est, territoire palestinien annexé et occupé par Israël. Mais aussi, fidèle à la position traditionnelle de l’administration américaine, il s’est bien gardé de dire que le mur des Lamentations était en Israël. Et ultime précaution diplomatique, Trump ne s’est fait accompagner d’aucun officiel israélien pendant sa visite au mur. En effet, la paix reste encore à faire 70 ans après la création d’Israël et depuis 50 ans qu’Israël occupe les Territoires palestiniens.

Ce voyage s’effectue sur un terrain sensible et dans un contexte de ni guerre ni paix depuis la dernière Intifada (soulèvement) de 2015. Les dernières négociations de paix, sous les auspices de l’administration Obama, ont capoté en 2014. Le nouveau président américain, se targuant de son expérience d’hommes d’affaires, a dit son ambition de résoudre le conflit israélo-palestinien. Mais, il est fort à parier que Trump cherche simplement à faciliter la reprise de l’effort de paix et à obtenir le début d’un processus de discussion rentre Netanyahu et Abbas. Le président palestinien et le Premier ministre israélien n’ont pas eu d’entretien direct depuis 2010. Alors, si Trump obtenait des deux parties l’engagement à se parler de nouveau, il aurait fait un énorme progrès sans pour autant avoir l’assurance d’aller jusqu’à l’accord de paix ultime...

Cependant, les revirements du président Trump sur les questions majeures concernant Israël et la Palestine font souffler le chaud et le froid. Il a d’abord pris ses distances avec la solution à deux Etats, un Etat palestinien coexistant avec Israël, préconisée par le Sénégal et la communauté internationale. Puis, son conseiller à la Sécurité nationale a précisé que le président pourrait s’être ravisé depuis. Ensuite, sur la colonisation, considérée par la communauté internationale comme illégale et un obstacle majeur à la paix, Donald Trump a déjà réfréné Israël. Mais, sans mettre Tel Aviv sous pression, à savoir ne pas exiger le gel des colonisations, Netanyahu étant confronté à la surenchère des lobbies colonialistes alliés de poids dans son gouvernement.

Autres sujets qui fâchent, le statut de Jérusalem et le déplacement de l’ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem, promis par Trump pendant sa campagne électorale, en totale rupture avec la diplomatie traditionnelle des Usa et le consensus de la communauté internationale. Il est tenu par l’agenda politique américain de prendre une décision ce 1er juin. Il devra signer le renouvellement, pour six mois, du non-déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem. Une loi du congrès américain de 1995 oblige les États-Unis à déplacer l’ambassade à Jérusalem. Cependant, depuis cette date, tous les présidents repoussent ce déménagement, pour des motifs de sécurité nationale, tous les 6 mois. L’échéance arrive, et ce sera une première réponse dans la nouvelle politique de Trump vis-à-vis d’Israël.

Trump devra tenter de rassurer le gouvernement Netanyahu sur ses intentions en lui envoyant un signal fort, au-delà de la nomination comme ambassadeur de David Friedman, avocat de confession juive et partisan déclaré de la colonisation israélienne. Car depuis son élection, il a déjoué les attentes sur le dossier israélo-palestinien, en donnant aux Palestiniens plus d’espoirs que prévu et en décevant la droite dure israélienne qui s’était emballée après son investiture.

 

Le Sénégal a bouclé, samedi, sa participation aux 4èmes Jeux de la Solidarité islamique ; deux jours avant la fin officielle de la compétition. Ce, avec la prestation des athlètes engagés dans la compétition de Wushu Wanda. Deux combattants sénégalais qui ont finalement été éliminés au premier tour sur des décisions contestables des arbitres.

Bakou (Azerbaïdjan) : La 4ème édition des Jeux de la Solidarité islamique s’achève ce lundi avec la cérémonie de clôture qui aura lieu au Stade olympique de Bakou. Mais pour le Sénégal, la compétition s’est terminée samedi avec l’entrée en lice du Wushu Sanda dont deux combattants ont pris part à la compétition.

Il s’agit de Makan Touré chez les 60kg et Moussa Fall dans la catégorie des 75kg ; deux athlètes qui n’ont pas réussi à accéder au tour suivant.

Ce, malgré la combativité dont ils ont fait montre dans leurs confrontations au tableau des 16èmes face respectivement au Yéménite Helal Ali Mohammed Al-Hajj pour le premier et contre le pakistanais Maaz Khan pour le second. Deux rencontres que les Sénégalais ont dominées mais qu’ils ont curieusement perdues. La faute à un jury qui a donné la victoire à leurs adversaires.
« On nous a battus sur des erreurs d’arbitrage », a estimé Made Guéye, l’entraineur des athlètes, qui a regretté cette situation.

Car c’est en visionnant les images des combats de ses poulains que le technicien s’est rendu-compte de l’irrégularité qui a entaché les résultats. Avec des juges qui ont inversé la tendance en défaveur des combattants sénégalais. Mais dans l’impossibilité de faire un recours puisqu’ayant déjà quitté la salle, la réclamation pour entrer dans leurs droits n’était plus possible pour les combattants sénégalais.

Du coup, la déception fut grande pour l’entraineur, mais aussi pour les combattants qui avaient à cœur de remporter de nouvelles médailles pour la délégation. Avec ces deux éliminations, le Sénégal boucle donc ces Jeux avec trois médailles (or, argent et bronze). En attendant que le classement final soit établi ce lundi avec les derniers titres à distribuer en tennis de table, lawn tennis et wushu, la délégation nationale occupe la 21ème place en parfaite égalité avec le Bangladesh. Une classification désormais largement dominée par les athlètes du pays hôte aux dépens des représentants de la Turquie. Les Azerbaidjanais comptent 75 médailles d’or pour 154 podiums alors que leurs poursuivants en comptent 68 pour 185 médailles totalisées. L’Iran consolide, pour sa part, sa 3ème place au classement avec 31 titres remportés sur 90 médailles. Parmi les titres les plus attendus à ces Jeux, celui du football qui disputait sa finale ce dimanche.

Un tournoi remporté par le pays hôte (2-1) aux dépens du Sultanat d’Oman ; l’Algérie pour sa part a remporté le bronze en dominant le Cameroun par 2 à 0.

Envoyé spécial Ousseynou POUYE

Mariama Sarr a renouvelé, avant-hier, son engagement à poursuivre les efforts déjà entrepris dans cette région et qui ont produit des résultats fort encourageants, à l’image du Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam).

« L’autonomisation économique des femmes est un axe central fondé sur la création d’opportunités pour les femmes dans tous les secteurs », a notamment dit la ministre Mariama Sarr, qui présidait, ce samedi 20 mai, au stade de Kaffrine, la quinzaine régionale de de la femme. La ministre en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a salué l’engagement des femmes des départements de Birkilane, Malem Hodar et Koungheul, résolument déterminées à contribuer efficacement à l’émergence socio-économique de leur région pleine d’avenir. Elle a aussi souligné que le chef de l’Etat a pris l’option irréversible de bâtir une économie adossée à une croissance forte et soutenue, profitable à toute la population et spécifiquement orientée vers un développement socio-économique qui favorise l’élimination de toutes les formes d’inégalité et de discrimination de genre et le renforcement des capacités économiques et les droits fondamentaux des femmes et des jeunes filles. Mariama Sarr a renouvelé son engagement à poursuivre les efforts déjà entrepris dans cette région et qui ont produit des résultats fort encourageants, à l’image du Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam), qui a renforcé les capacités productives de 2.682 femmes par la formation en gestion et de 4.436 travailleuses en techniques de production. Des femmes et des jeunes ont également démarré 41 micro-entreprises grâce à un financement d’un montant de 175.416.309 de FCfa selon le mode islamique « Mourabaha ».

La ministre a évoqué le lancement du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) qui vient renforcer les autres politiques de développement en cours pour résorber plus rapidement les inégalités de développement humain entre le rural et l’urbain. Ce programme vise, à la fin de sa mise en œuvre, la construction et la réhabilitation de 121,93 km de pistes rurales dans la région de Kaffrine pour un coût global de 4.136.335.496 FCfa. A l’en croire, 127 moulins à mil, 116 décortiqueuses à mil, 29 broyeuses d’arachide, 38 presses à huile ont été distribués aux femmes des localités de la région.

Pour consolider ces acquis, le Centre départemental d’assistance et de formation pour la femme (Cedaf) de Kaffrine, dont le but est de valoriser le potentiel productif des femmes et des jeunes filles afin de faciliter l’acquisition de qualifications techniques et transversales, entièrement financé par l’Etat du Sénégal est en construction à Kahi. Il devrait être livré d’ici à trois mois d’après Mme la ministre qui prend en compte les recommandations des services de l’urbanisme.

Indice de parité en faveur des filles
Dans le secteur de l’éducation et de la formation qui s’est aussi particulièrement distingué par le maintien des filles dans le circuit scolaire formel, on note une amélioration considérable du Taux brut de scolarisation (Tbs) des filles qui, entre 2000 et 2013, est passé de 62,3% à 98,4%. L’indice de parité du taux d’accès qui était en deçà de 1 en 2000, est passé à 1,1 en 2013 en faveur des filles.

Pour le maire Abdoulaye Wilane, les puits forés et autres forages permettent aux femmes agricultrices d’avoir de l’eau afin de mieux améliorer leurs récoltes. Il a aussi loué la dynamique de la ministre qui se bat pour l’amélioration des conditions de vie des femmes. Dans la matinée, la ministre s’est rendue à Médina Sy où les femmes transformatrices ont présenté 14 variétés d’arachide. Au quartier Escale, Mariama Sarr a visité les plantations des femmes forestières qui font de la culture maraîchère ; même activité développée par celles de Niobé. « Vous êtes sur la voie de la sécurité alimentaire », leur a lancé Mme la ministre.

…Et remet 22 moulins à mil à Tambacounda
A l’étape de Tambacounda dans sa tournée nationale, la ministre Mariama Sarr a remis 22 moulins à mil aux femmes.
En remettant les 22 moulins à mil aux femmes des départements de Tambacounda, Kidira, Bakel, Koumpentoum et Goudiry, la ministre de la Femme a encore rassuré par cette phrase : « Nous avons pris ici l’engagement de vous accompagner ». Mieux, les centres de formation en couture et coiffure seront dotés de matériels. Dans le jardin de la mairie, il y avait une forte mobilisation. « Cette importante cérémonie est consacrée à la journée régionale de la quinzaine nationale de la femme, édition 2017. Notre valeur n’est plus à démontrer, des progrès, nous en avons réalisés ; des compétences, nous en avons acquis ; des sacrifices, nous continuons d’en consentir, pour occuper la place qui nous sied dans cette société qui a compris la valeur de notre rôle, de nos rôles, mais qui tarde à la reconnaître totalement », a dit Mariama Sarr. La patronne du département en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a précisé que les femmes travaillent beaucoup, mais l’écart de rémunération est persistant en faveur des hommes. Elles sont également plus susceptibles d’être au chômage.

Dans cette optique, ajoute-elle, la ministère a fait de l’autonomisation des femmes une priorité essentielle et œuvre au quotidien à la création d’opportunités d’accès et de contrôle des facteurs de production dans les différents secteurs. L’acquisition de connaissances et de compétences, l’accès aux ressources financières et le développement du leadership des femmes et de leurs capacités entrepreneuriales constituent les grandes actions de ladite ministère.
« La création de richesses pour asseoir une économie solidaire ancrée sur un leadership féminin fort des femmes est un gage d’un engagement vers une émergence et un développement inclusif durable », a ajouté la ministre.

Plaidoyer pour accélération de la 2ème phase du Pudc
Mme Mariama Sarr a indiqué que le gouvernement du Sénégal accorde une grande importance à la région de Tambacounda, car elle regorge non seulement de ressources naturelles importantes mais il y a aussi des femmes dynamiques qui travaillent toujours pour leur autonomisation. Pour sa part, le maire de Tambacounda, Mame Balla Lô, a plaidé pour que la deuxième phase du Pudc soit accélérée. « Les femmes ont besoin de financements et la réalisation du marché sous-régional de Tamba sera une aubaine », a-t-il indiqué. La ministre, dans la matinée, a effectué une visite à Kothiary, commune située à 26 km de Tambacounda. Sur place, elle a été accueillie par les femmes de l’association « Aliniha », qui s’activent dans la transformation des fruits, légumes, jus locaux, la commercialisation de céréales et la vente de fourneaux améliorés. Mariama Sarr s’est rendue aussi au siège du réseau des femmes Cesiri aux Hlm qui œuvrent dans la teinture et la fabrication de chaussures recyclées. Au quartier Gouye, l’association des enfants et jeunes travailleurs de Tambacounda a reçu la délégation. La créativité des dames du Gie « Naforé », dirigée par Mme Diallo Adjaratou Bâ, a été matérialisée par la vente de pagnes tissés, bracelets, colliers. Pour lutter contre l’analphabétisme, le groupement a construit trois classes alternatives.

Serigne Mansour Sy CISSE

Une fois terminée, les travaux de réhabilitation de l’embarcadère de Rufisque vont permettre le démarrage de la liaison maritime Dakar-Rufisque. A cet effet, le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) va mettre en circulation 2 bateaux pour permettre aux populations de Rufisque et de la banlieue de joindre Dakar dans des temps record. Le ministre de la Pêche a procédé au lancement des travaux, hier, pour une durée de 5 mois.

L’embarcadère-débarcadère de Rufisque avait été construit pour servir d’accostage aux fameux « bateaux-taxis », mais à cause d’un défaut technique, cette infrastructure n’a jamais servi aux populations de Rufisque. Ce week-end, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a procédé au lancement des travaux de réhabilitation et d’extension du ponton pour assurer la liaison maritime Dakar-Rufisque. Pour Oumar Guèye, cette réhabilitation de l’embarcadère s’inscrit dans une politique d’aménagement et de modernisation des infrastructures portuaires et maritimes nécessaires à l’impulsion du développement socioéconomique du pays et pour le bien-être des populations du Sénégal. Car, selon lui, le secteur de la pêche est un « facteur essentiel de démultiplication des gains de productivité et d’amélioration de la compétitivité ». Pour un coût global de 1,3 milliard de FCfa, les travaux de réhabilitation du ponton de Rufisque vont durer 5 mois. Richard Brault, le représentant de la société en charge des travaux a donné des gages pour respecter cet engagement.

Déjà un bateau pour passagers de 200 places baptisé « Mame Coumba Lamb » du nom du génie tutélaire et protecteur de la « vieille ville » est acquis par le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec). Aussi, un autre bateau sera mis en circulation pour cette liaison Dakar-Rufisque afin d’assurer une rapidité des rotations et de réduire les temps d’attente. « C’est la raison pour laquelle, l’infrastructure qui sera construite, dans cinq mois, permettra de faire en sorte que nous puissions réaliser une liaison maritime entre Rufisque et Dakar et entre Dakar et Rufisque », a indiqué le ministre de la Pêche.

La dynamique va se poursuivre en 2017
Selon le directeur général du Cosec, Abdoulaye Diop, au-delà de Rufisque, cette liaison va développer le transport maritime en banlieue. Le représentant du maire de la ville, Pathé Ndiaye, s’est réjoui du démarrage des travaux. Car, selon lui, ce projet va désenclaver Rufisque et assurer la fluidité de la circulation. « C’est un rêve que nous caressions depuis longtemps », a dit Pathé Ndiaye. Un satisfecit partagé par le président du Conseil départemental, Souleymane Ndoye et par Pierre Mboup, le responsable des pêcheurs et mareyeurs de Rufisque.

Des navires fret
Outre ce ponton qui sera réalisé sur fonds propres par le Cosec, Abdoulaye Diop assure que le Cosec œuvre pour la mise en place d’un armement fort et pour développer le cabotage national et sous-régional. A cet effet, il a annoncé l’acquisition d’un navire fret de Bogué d’une capacité de 2.155 tonnes et d’un autre navire de fret de Djilor d’une capacité de 5.000 tonnes. Tout ceci sera financé grâce à une garantie contractée avec la Bnde pour le compte du Cosama. Le ministre Oumar Guèye est aussi revenu sur les nombreuses réalisées déjà effectuées dans le secteur de la pêche telles la construction de quais de pêche modernes à Pointe Sarène, Ngaparou et Potou. De même que les quais en cours de réalisation à savoir Soumbédioune, Goudomp et Bargny. Le ministre cite aussi l’aménagement des zones de transformation des produits halieutiques, la modernisation des moyens de production et la subvention de 20.000 moteurs d’un montant de 2 milliards de FCfa. « Cette dynamique va se poursuivre en 2017 et dans les années à venir avec des projets structurants avec la construction des aires de transformation de Kayar et Joal, la construction de 6 marchés centraux au poisson, la réhabilitation du marché central au poisson de Dakar, la réhabilitation des quais de pêche de Hann, Mbour, Joal, etc », a rappelé Oumar Guèye. Enfin, le ministre a indiqué qu’une commission technique sera créée pour suivre les travaux de l’embarcadère de Rufisque.

Maguette NDONG

Le Parti socialiste a tenu un meeting, samedi, à Golf sud, à l’initiative du député-maire Aïda Sow Diawara qui, à travers cette initiative, voulait montrer que Guédiawaye est derrière Ousmane Tanor Dieng. Le secrétaire général du Ps a appelé les militants socialistes à rester constants dans leur démarche et continuer à travailler pour donner une victoire écrasante à la coalition « Benno Bokk Yaakaar » aux législatives de juillet.

C’est un secret de Polichinelle que d’affirmer que le Ps traverse des difficultés inhérentes à la vie d’un grand parti. C’est en fait ce qui a servi de prétexte au député-maire Aïda Sow Diawara pour organiser ce meeting et prouver que le Ps est engagé à Guédiawaye derrière son secrétaire général pour travailler à donner une victoire écrasante à la coalition Bby, conformément à la décision prise par la base du Ps.

Aïda Sow Diawara a profité de ce meeting pour déclarer que le candidat du Ps pour diriger la liste de Bby de Guédiawaye est le maire Aliou Sall. « Nous ne savons pas pourquoi le président de la République ne veut que Aliou Sall soit tête de liste. Mais, il faut reconnaître que c’est la base qui l’a choisi pour diriger la liste de Bby. Quand nous avons rencontré le président Macky Sall, nous lui avons signifié notre volonté de garder Aliou Sall comme tête de liste. Il ne nous a dit ni oui ni non. Il s’est contenté de nous demander de continuer à travailler. Tant que donc le président de la République ne désigne pas quelqu’un d’autre, nous considérons que notre candidat est Aliou Sall », a-t-elle soutenu tout en précisant que dans tous les cas, le Ps de Guédiawaye est dans Bby.

Le meeting a été aussi une opportunité pour la patronne des socialistes de Guédiawaye de manifester sa loyauté à Ousmane Tanor Dieng. Ce dernier a demandé aux socialistes de Golf sud d’être constants dans leur démarche. Il a fait comprendre que le Ps a choisi de travailler avec la coalition Bby qui, à Guédiawaye, a choisi Aliou Sall pour diriger la liste départementale. Par conséquent, il ne peut que respecter le choix de la base en considérant que c’est Aliou Sall qui doit diriger la liste de Bby. Cependant, il n’en demeure pas moins convaincu que le dernier mot revient au président de la République pour le choix définitif de la personne qui va diriger la liste. Il a exhorté les militants socialises à continuer le travail qui consiste, après les inscriptions sur les listes électorales, à aller retirer leurs cartes d’électeurs pour gagner les élections.

Abdou DIOP

Après deux mandats de cinq ans, l’ancien bureau dirigé par Khady Khoussa Mbaye passe le témoin à une nouvelle équipe. La toute nouvelle présidente, Mme Fatou Ly Sall Croquette, dit placer son mandat sous le signe de la solidarité.

Mme Fatou Ly Sarr Croquette a été élue à la tête de l’Amicale des femmes du Soleil hier. Aussitôt installée, la présidente du nouveau bureau a exprimé ses remerciements au bureau sortant ainsi qu’à l’ensemble des femmes du Soleil. « Cette élection traduit la confiance et les attentes que l’ensemble des femmes du Soleil ont placées en ma modeste personne », soutient la nouvelle présidente. Mme Fatou Ly Sarr Croquette fait savoir que son mandat est placé sous le signe de l’entre-aide, de la solidarité, de l’efficacité, du social, mais surtout de la transparence. Considérant cette nouvelle charge comme « un fardeau », Mme Croquette invite ses « sœurs » à l’aider à le porter. « Ensemble, nous réussirons à porter ce fardeau qui nécessite de larges épaules. Je suis très honorée de cette confiance de mes consœurs », souligne-t-elle.

Malgré le nombre (près de trente femmes) que compte l’amicale, la nouvelle équipe entend mettre en place un programme basé sur des actions concrètes à but lucratif et social. Toutefois, la présidente précise que les actions sociales seront beaucoup plus destinées à l’interne. D’où le sens du slogan : « Une femme un toit ». Pour ce faire, Fatou Ly Sall Croquette pense qu’il faut d’abord aller à la recherche des moyens financiers, non sans exhorter au dialogue. A l’en croire, une entreprise sans dialogue social est une entreprise qui va à la dérive. C’est tout le sens du partage et de la transparence que la nouvelle équipe entend ériger en rang de priorité dans ses actions.

Les membres d’honneur de l’amicale, à savoir Mme Dado Sarr Kébé, Mme Ndické Dimé, Mme Adama Seck, Sokhna Diagne et Maïmouna Diouf Mbodj, ont félicité la nouvelle équipe tout en réitérant soutien et accompagnement. « Je suis heureuse de constater que la relève est bien assurée. Cette entreprise nous a tout données. La seule bataille qui vaille pour vous aujourd’hui, c’est l’unité des cœurs », déclare Mme Dado Sarr Kébé. Aussi invite-t-elle la jeune génération à sauvegarder l’entreprise qui est un patrimoine national.

Tata SANE

Le nouveau Bureau est ainsi composé :
Présidente : Mme Fatou Ly Sall Croquette
Vice-présidente : Ndèye Fatou Fall
Secrétaire générale : Maïmouna Guèye Ndiaye
Trésorière : Amy Faye Fall
Commissaire aux comptes : Tata Sané
Commission d’organisation : Adjaratou Ndèye Seyni Samb, Aby Ba Diallo, Absa Ndong Badji, Maty Thiome Diallo, Marème Kane, Adji Gakou Fofana et Mahira Ndiaye.
Relations extérieures : Absa Mbaye Bâ, Khady Bâ Kâ, Débo Souka Fall et Ndèye Binta Wade.
Cellule communication : Dié Maty Fall, Matel Bocoum, Cardo Bâ Ciss et Maguette Guèye Diédhiou.
Commission juridique : Mme Maryam Oury Barry Diawara.

Pour aller à l’assaut des Equato-Guinéens dans une vingtaine de jours à Dakar, dans le cadre des éliminatoires de la Can 2019, le sélectionneur national a fait confiance à 26 Lions dont 3 locaux. L’équipe entre en regroupement samedi 27 mai prochain à Saly. Une semaine plus tard, les Lions croisent l’Ouganda en match amical, le 5 juin à 20h au stade Léopold Sédar Senghor.

Outre la confirmation de l’entrée de Clément Diop dans le groupe, l’on note particulièrement le retour de Younouss Sankharé. Pour justifier la convocation du gardien de buts de Los Angeles Galaxy, Aliou Cissé rassure qu’il est « un excellent gardien », voire « un des meilleurs à son poste » dans le championnat Nord-américain (Mls). En fait, pour défendre ses choix, le sélectionneur national soutient que « le collectif doit être au-dessus de tout ». Sur le plan individuel, il met l’accent sur la « compétitivité, le talent et la conviction que le joueur peut apporter quelque chose à l’équipe » pour fonder ses choix. Malgré les absences de certains cadres de son équipe type, dont Sadio Mané et son capitaine Cheikhou Kouyaté, tous deux blessés, le coach fait confiance aux autres attaquants. Et dans ce secteur, il peut particulièrement compter sur le jeune prodige de la Lazio de Rome, Diao Baldé Keita, Ismaïla Sarr auteur d’une belle saison avec Metz, mais aussi Babacar Khouma Guèye. Par rapport au choix porté sur l’équipe de l’Ouganda pour préparer son match officiel contre la Guinée Equatoriale, Aliou Cissé voue beaucoup de respect à cette équipe. « L’Ouganda reste une équipe costaude » soutient le sélectionneur national qui pense que c’est l’adversaire idéal pour préparer le match du 10 juin prochain à Dakar, contre la Guinée Equatoriale, et comptant pour la 1ère journée des éliminatoires de « Cameroun 2019 ».

Ouverture au championnat local
Un adversaire qu’il respecte beaucoup, au point de ne pas négliger le moindre détail dans la préparation de ce match d’ouverture. « La Guinée Equatoriale est une équipe très forte, mais nous n’allons pas trop respecter l’adversaire. C’est à nous de relever notre niveau de jeu pour prendre une sérieuse option à Dakar », martèle, en substance, l’ancien capitaine des Lions de la Génération de 2002.

Jusqu’ici, seul Pape Seydou Ndiaye représentait le championnat local. Désormais, en plus du gardien de NGB Niary Tally, Aliou Cissé a ouvert la porte de la Tanière à deux autres locaux. Certes, c’est le contexte qui l’oblige à puiser dans le championnat local, mais le sélectionneur national trouve qu’il y a « des choses assez intéressantes » sur le plan local. En effet, Cheikh Mbengue, Saliou Ciss et Pape Ndiaye Souaré, les trois défenseurs latéraux du flanc gauche sont tous blessés. Ainsi, il a fait appel à deux sociétaires de Diambars, Arial Mendy et Adama Mbengue, en l’occurrence, pour les remplacer.

Ansoumana SAMBOU

Liste des 26 Lions
Gardiens de buts (4) : Abdoulaye Diallo (Çaykur Rizespor Kulubu / Turquie), Khadim Ndiaye (Horoya Ac / R. Guinée), Pape Seydou Ndiaye (NGB Niary Tally), Clément Diop (Los Angeles Galaxy / Usa)
Défenseurs (8) : Kalidou Koulibaly (Ssc Naples / Italie), Serigne Modou Kara (Anderlecht / Belgique), Lamine Gassama (Alanyaspor / Turquie), Zarco Touré (Fc Lorient / France), Arial Mendy (Diambars), Adama Mbengue (Diambars), Fallou Diagne (Metz / France), Moussa Wagué (Kas Eupen / Belgique),
Milieux (7) : Cheikh Tidiane Ndoye (Angers Sco / France), Idrissa Gana Guèye (Everton / Angleterre), Alfred Ndiaye (Hull City / Angleterre), Salif Sané (Hanovre /Allemagne), Younouss Sankharé (Bordeaux / France), Pape Alioune Ndiaye (Osmanlispor Fk / Turquie), Henri Saivet (St Etienne / France)
Attaquants (7) : Moussa Sow (Fenerbahçe / Turquie), Diao Keita Baldé (Lazio de Rome / Italie), Ismaïla Sarr (Metz / France), Famara Diédhiou (Angers Sco / France), Mame Birame Diouf (Stocke City / Angleterre), Babacar Khouma Guèye (Fiorentina / Italie), Opa Nguette (Fc Metz / France),

L’accès à l’informatique à l’école va s’élargir, cette fois-ci avec une cible particulière : les tout-petits. En effet, le directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall, a annoncé, jeudi, à Fatick, que d’ici à 2018, 400 salles multimédia seront installées dans les cases des tout-petits. C’était à l’occasion de l’inauguration de trois salles multimédia à Fatick et à Diarrère.

De grands pas sont en train d’être faits par le Sénégal pour résorber le gap numérique. Et il est heureux de voir des sociétés nationales comme l’Artp qui s’engagent à accompagner cette politique de l’Etat. Jeudi dernier, le directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Abdou Karim Sall, et le président du Fdsut, Dr Aly Coto Ndiaye, ont inauguré trois salles multimédia installées par le Fonds du développement du service universel des télécommunications (Fdsut) au lycée Coumba Ndoffène Diouf, à la case des tout-petits de Fatick et celle de Diarrère. A cette occasion, le directeur général de l’Artp a annoncé que, d’ici 2018, 400 salles multimédia seront installées dans les cases des Tout-petits. A Diarrère, Mme le maire de la commune, Thérèse Faye Diouf, a indiqué que le projet « Connecter les tout-petits » participe de l’ambition de l’Etat du Sénégal de réduire le gap numérique en élargissant l’accès de la technologie informatique aux zones les plus reculées et de réaliser l’inclusion sociale. Magnifiant ce partenariat, elle a rappelé que le projet a connecté 100 cases des tout-petits, dont celle de Diarrère, pour un objectif planifié de 300 cases des tout-petits en trois ans. C’est pourquoi Mme Diouf a remercié le directeur général de l’Artp et le président du Fdsut.

Pour sa part, Abdou Karim Sall a rappelé l’engagement du service universel des télécommunications qui est résolument tourné vers l’innovation. Aussi a-t-il félicité l’ancien ministre Aly Coto Ndiaye.

Selon lui, depuis 2015, le Fdsut a décidé, dans le cadre de ce programme, d’appuyer l’éducation, la santé, la petite enfance, par le biais de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits, en installant, d’ici à l’horizon 2018, 400 salles multimédia dans les cases des tout-petits. « Notre objectif, c’est de participer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement préscolaire avec l’utilisation des technologies de l’information et de la communication », a dit le directeur général de l’Artp.

Il a rappelé que la première phase de ce programme a permis d’installer, dans tout le Sénégal, 100 salles multimédia. Cela a permis à 9.000 enfants de 3 à 5 ans de bénéficier de 2.000 tablettes numériques. Pour la 2ème phase, qui va démarrer en septembre 2017, a-t-il annoncé, 100 autres structures seront équipées pour un montant de 200 millions de FCfa.

Une vision futuriste
Le président du Fonds de développement du service universel des télécommunications a, lui, souligné que ce programme constitue un élément extrêmement utile pour le devenir de la jeunesse sénégalaise parce qu’il s’agit de mettre à la disposition des tout-petits les outils qui leur permettront d’être à l’aise dans ce 21e siècle. C’est donc une vision futuriste. « Nous parlons du Sénégal numérique sous l’égide du président de la République, Macky Sall. Le numérique, ce n’est pas seulement les outils, il y a également les utilisateurs, les usagers », a dit Aly Coto Ndiaye. Selon lui, la case des tout-petits de Diarrère constitue la 100ème que le Fdsut a équipée, notant que dans le secondaire 123 établissements l’ont été. A cette occasion, M. Ndiaye a affirmé que dans le supérieur, le Fdsut a fait de telle sorte que tous les étudiants bénéficient de l’Internet tant au campus pédagogique que social. De plus, a-t-il déclaré, avec l’appui financier du Fdsut, le ministère de l’Enseignement aura 8 Espaces numériques ouverts (Eno) pour un coût de 4,8 milliards de FCfa. Dans les villages non électrifiés, le Fdsut a mis en place un dispositif de recharge pour les téléphones portables à partir de l’énergie solaire et financé des jeunes dont certains ont commencé à bénéficier des retombées de leurs projets.

Oumar Ngatty BA

L’Alliance pour la République (Apr) estime que les attaques de l’opposition contre le pouvoir sont un « aveu d’impuissance » face au bilan des réalisations opérées par le président de la République, Macky Sall.

Les attaques proférées par les leaders de l’opposition contre le régime est l’expression d’un «aveu d’impuissance, face aux brillants résultats du gouvernement de «Bennoo Bokk Yaakaar » et au leadership affirmé et incontestable du président Macky Sall ». C’est ce qu’a affirmé, hier, le porte-parole de l’Apr, Seydou Guèye. Face à la presse, en compagnie de son adjoint, Abdou Mbow et du responsable de l’Apr à Dakar-Plateau, Yaxam Mbaye, Seydou Guèye a estimé que ces attaques sont fondées sur « le déni de réalité, des contre-vérités et la calomnie permanente ».

Étayant ses propos, le porte-parole est revenu sur le bilan du président du Sénégal marqué, selon lui, par la promotion de la bonne gouvernance, de la reddition des comptes. Ce choix politique est matérialisé par la réactivation de la Crei, l’adoption du code de transparence dans la gestion des finances publiques, la réforme de la Cour des comptes, la création de l’Ofnac, la déclaration de patrimoine, la réforme de l’organisation judiciaire, la consolidation de la démocratie à l’issue du Référendum du 20 mars 2016, l’adhésion à l’Itie, la mise en œuvre du Cos Pétro-Gaz ». « Incontestablement, ces différentes réformes valent, à notre pays, d’être classé en tête des mécanismes d’évaluation des avancées accomplies par les États en matière de démocratie et de promotion de la bonne gouvernance », a dit Seydou Guèye.

Le porte-parole de l’Apr est d’avis que « si le président Macky Sall est parvenu, en si peu de temps, à des résultats probants, c’est qu’il a su engager, à partir d’une vision pertinente et d’une volonté politique inébranlable, un changement de paradigme et d’échelle dans la mise en œuvre des projets et programmes dédiés au développement du pays ». Il ajoute, à ce bilan, la Couverture maladie universelle (Cmu), le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), les bourses de sécurité familiale, la baisse du prix de l’électricité, etc.

Seydou Guèye a dénoncé une « intoxication et une désinformation mensongère en bandoulière », orchestrée par l’opposition. Il a estimé que celle-ci est « incapable de formuler des propositions alternatives aux orientations et réalisations du gouvernement de Bby ». C’est pourquoi, M. Guèye a appelé les hommes d’affaires sénégalais qui auraient été abordés par l’opposition pour entrer en guerre contre le pouvoir « de ne pas accepter de mener un combat qui n’est pas le leur ».

S’agissant de l’arrestation du maire de Dakar, Seydou Guèye a laissé entendre qu’il n’y a pas de cas Khalifa Sall, mais un dossier en justice. Il a rappelé que le maire de Dakar est « mis en examen pour faux, usage de faux et escroquerie en bande organisée ». En organisant une manifestation pour demander sa libération, l’opposition « prouve, à suffisance, qu’elle n’a aucun souci pour la gestion vertueuse des deniers publics, et veut promouvoir l’impunité, et n’est pas prête à l’exigence citoyenne de reddition des comptes », selon Seydou Guèye.

Babacar DIONE

Le « coach » a officiellement dit ses adieux, hier, à sa famille du «Soleil» où il a passé plus de 30 ans comme journaliste. La cérémonie organisée en son honneur par le service Sports où il a effectué l’essentiel de sa carrière, a été empreinte d’émotion. Avec la modestie qui le caractérise, Babacar Khalifa Ndiaye, un journaliste talentueux, a exhorté les uns et les autres au travail bien fait.

Babacar Khalifa Ndiaye, l’homme « qui sifflote à chaque fois qu’il vient au Soleil », a pris sa retraite, après 33 ans passés au quotidien national. Hier, une cérémonie a été organisée par ses désormais anciens collaborateurs du service Sports pour fêter son départ et lui rendre un hommage mérité en présence d’une bonne partie du personnel du «Soleil». Les témoignages à l’endroit de BKN, sa mythique signature dans les pages sports de l’astre de Hann, le coach pour certains, ont été unanimes et empreintes d’émotion.

Certains comme Tata Sané n’ont pu éviter de fondre en larmes. Mais ainsi va la vie, a philosophé, stoïque, Ibrahima Mbodj, le coordonnateur général des Rédactions. « Le départ à la retraite de Khalifa, c’est beaucoup d’émotion et de regrets », a-t-il d’emblée souligné. Il a salué « un journaliste accompli », d’une très grande capacité de production doublé d’une excellente plume. Par ailleurs, Ibrahima Mbodj retient du « coach » un « grand patriote d’entreprise » qui « n’a jamais rechigné à la tâche ». Sans oublier sa modestie. « C’est quelqu’un d’extrêmement modeste. Il est l’un des meilleurs journalistes sportifs ; mais il ne l’a jamais montré », a encore témoigné le coordonnateur général des Rédactions. M. Mbodj croit savoir qu’avec son départ, il laisse un grand vide derrière lui.

Cheikh Tidiane Fall, l’ancien chef de service au «Soleil», a été le « patron » de Babacar Khalifa Ndiaye pendant de longues années au service Sports. Il est bien placé pour apporter un témoignage sur les qualités de l’homme. « Khalifa et moi, nous avons travaillé ensemble pendant de longues années au service Sports mais nous n’avons jamais eu de problèmes », se rappelle avec sérénité l’ancien directeur de la Rédaction du «Soleil». Et de ressasser, tel un refrain, les mêmes propos que le coordonnateur des Rédactions. « Il n’a jamais rechigné à la tâche », a-t-il martelé ; non sans se féliciter de sa très grande capacité de production. Cheikh Tidiane Fall a invité son ancien poulain à continuer à s’ériger en modèle, à partager son expérience et à rester actif. Le coordonnateur général de l’Administration, Amadou Guèye Ndiaye, a magnifié les qualités multiples de l’ancien coordonnateur de la Rédaction sportive. Il a aussi souligné que le Directeur général, Cheikh Thiam, n’a pu assister à la cérémonie pour cause de contraintes.

Toujours serein comme à son habitude, BKN a exprimé sa reconnaissance à ses anciens collaborateurs y compris Cheikh Tidiane Fall. « Quand je suis arrivé au service Sports, il était le chef. C’est un grand professionnel et j’ai beaucoup appris auprès de lui », a-t-il soutenu. Mme Ndické Dimé, assistante principale du Directeur général, a abondé dans le même sens. « Nous étions dans le même bureau. C’est quelqu’un de très sympa et rigoureux », a-t-elle fait remarquer.

Le coach, avec l’humilité qui le caractérise, pense qu’il a juste fait ce qu’il avait à faire et que la vie continue. « Je n’ai fait que mon devoir. «Le Soleil» va continuer à paraître. Avant moi, il y avait des gens et il y en aura d’autres après nous », a-t-il expliqué. Sans vouloir passer comme un donneur de leçons, il a exhorté les uns et les autres au « travail bien fait » parce que « quand on travaille, on travaille d’abord pour soi, sa famille, etc ». « Travailler et n’attendez rien, l’essentiel est de mériter son salaire », a insisté Babacar Khalifa Ndiaye.
En guise de reconnaissance à son excellent travail, son ancienne équipe de la Rédaction sportive lui a remis un cadeau. Bonne continuation le « coach » !

Diégane SARR

Le président Macky Sall est à la fois l’homme de son pays et l’homme de son temps, selon le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse qui s’exprimait à la fin d’un atelier, à Mbour.

« Avant d’être l’homme de son pays, il faut être l’homme de son temps. Et le président Macky Sall est l’homme de son pays parce que tout ce qu’il entreprend, tout ce qu’il essaie de réaliser, c’est au profit du Sénégal », a déclaré Moustapha Niasse. « Macky Sall, a-t-il ajouté, est l’homme de son temps parce que quand il élabore un programme comme le Plan Sénégal émergent (Pse) dont la première étape va finir en 2035, ce n’est pas pour nous, mais plutôt pour les jeunes », a-t-il déclaré. De l’avis du président de l’Assemblée nationale, l’homme pose des actes pour lui et pour ceux qui vont venir après lui. Il aurait pu dire que le Pse s’arrête en 2024, à la fin de son deuxième mandat, mais il a dépassé 2024 dans son cœur et dans son esprit, en n’écoutant pas les sirènes de la destruction.

‘’C’est demain que les gens comprendront. Mais, même les ennemis les plus irascibles auront dans l’esprit que ces autoroutes et autres infrastructures ont été réalisées par le président Macky Sall. C’est un problème de réflexe humain’’, a-t-il souligné, ajoutant que le Sénégal avance, qu’on le veuille ou pas, parce qu’au-delà de la pensée rhétorique, il y a l’action que nous menons ensemble avec et autour du président de la République. ‘’Ce n’est pas de la politique, c’est du développement, du réalisme et des réalités, une volonté patriotique qui veut que ceux qui sont ensemble dans le sens positif se serrent la main. Ceux qui ne veulent pas travailler peuvent se serrer la main dans le désert’’, a dit M. Niasse.

A. S. NDIAYE

Le dossier du Fesman est entre les mains de l’Inspection générale d’État (Ige). Ceci, dans le but de procéder à des vérifications nécessaires, selon le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye. Interpellé par le député Boubacar Biaye, sur la somme réelle dépensée dans l’organisation, en 2012, de la 3ème édition du Festival mondial des arts nègres (Fesman), Mbagnick Ndiaye s’est refusé d’avancer un chiffre, de peur, selon lui, d’avancer « une somme contraire à la réalité ». Seulement, selon le ministre, après le travail de vérification, le dossier sera remis au chef de l’État. En se fondant sur des informations livrées par la presse, le député Biaye parle de 105 milliards de FCfa, alors que la somme initialement prévue était de 5 milliards de FCfa. Toujours selon le ministre, « il y a des procédures » à suivre avant que l’État ne puisse parler de remboursement. « Si les prestataires ont des contrats en bonne et due forme, l’État devra rembourser, au cas contraire l’État ne pourra pas s’engager », a expliqué le ministre de la Culture. Il en est de même des sanctions à prendre qui, selon lui, peuvent découler de fautes lourdes ou de problèmes de procédures.

1.000 commissions seront mobilisées pour distribuer les cartes d’électeur. L’annonce a été faite hier par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo. Il répondait à une question orale posée par le député, Abdou Mbow qui demandait les dispositions prises pour un bon déroulement du scrutin du 30 juillet notamment le retrait des cartes d’électeur. « Nous avions plus de 500 commissions lors de l’enrôlement des électeurs. Nous allons doubler cela. Nous avons un objectif de mille commissions de façon à faciliter la distribution », a souligné le ministre.

Le ministre a rappelé que le gouvernement avait un objectif minimal de 4 millions d’inscrits sur les listes, mais a pu atteindre plus de 6 millions. Selon Abdoulaye Daouda Diallo, le fichier a été mis en place. La production des cartes a aussi démarré. Plus de 3 millions de cartes ont été produites. Le ministre a précisé que ses équipes auront la possibilité de distribuer les cartes jusqu’au 29 juillet. Il a rassuré que toutes les personnes inscrites sur le fichier auront leurs cartes. Le ministre a demandé aux citoyens de vérifier l’exactitude de leur inscription sur le fichier électoral. « Nous sommes dans la période contentieuse. Les citoyens peuvent vérifier. Après cette, période, il y aura le dépôt des candidatures. La campagne démarre le 9 juillet et prend fin le 28 juillet. Nous avons pris toutes les dispositions pour ne pas être pris à défaut », a-t-il souligné.

Vers le renforcement des moyens des Sapeurs-pompiers
C’est un véritable plaidoyer que le député Diop Sy a formulé, hier, au profit des Sapeurs pompiers qui, selon lui, sont confrontés à un problème de moyens pour mieux secourir les populations en détresse.

« Nous sommes dans un processus pour améliorer la situation. La ville de Dakar n’est pas maillée, mais des efforts sont faits. En 2017, une caserne sera construite à Yoff. Une autre à Ouakam. Dans la zone rurale de Dakar, trois casernes seront construites », a promis le ministre. « Vous avez dit 10 départements n’ont pas pas camps, mais nous en avons 20, il y a urgence à travailler pour renforcer », a dit le ministre. Le dispositif sera aussi renforcé dans les régions.

« Quelle que soit la situation, nous nous sommes fixés un objectif qui est de secourir, au plus vite, les populations. Dans l’intérieur du pays, les distances sont longues. L’objectif est d’avoir une caserne dans tous les 100 km. Dans le budget, nous sommes passés à 26 milliards en 2017 », a promis Abdoulaye Daouda Diallo.

Babacar DIONE, Maguette NDONG et Aliou KANDE

Huit fédérations sportives ont été officiellement installées hier, par le ministre des Sports. Matar Bâ en a profité pour les appeler au respect des textes, à la tenue régulière des réunions et à l’unité.

Le ministre des Sports Matar Bâ a procédé, hier, à l’installation de huit fédérations sportives. Il s’agit des Fédérations de sport boule, skate roller, karaté, tir à l’arc, surf, handisport, jeux de dames et de rugby. Matar Bâ a rappelé que cette cérémonie d’installation intervient dans un contexte de normalisation des groupements sportifs. Il en a profité pour appeler les différentes fédérations au respect strict des textes et à la tenue régulière des réunions statutaires et des assemblées générales. Le ministre a réitéré sa disponibilité à les accompagner, en particulier la Fédération de skate roller qui avait, jusqu’avant cette installation, le statut de Comité national provisoire (Cnp).

Il a exhorté les fédérations installées à l’unité, au respect du jeu démocratique à l’occasion des Assemblées générales. « Une Ag ne doit pas être une source de cassure. Elle doit pouvoir se tenir sereinement et au terme de l’élection, les gens doivent pouvoir se serrer la main », a fait remarquer le ministre des Sports, encourageant, par ailleurs, les acteurs sportifs à continuer à cultiver la paix. Au-delà du respect des textes, Matar Bâ a demandé aux fédérations d’accorder une priorité au volet de la formation pour mieux s’acquitter de leur mission. De même, il les a invité à mieux planifier les compétitions internationales en vue de permettre au ministère de prendre les dispositions adéquates.

Sous un autre rapport, le chef du département des Sports a magnifié le travail du président de la Fédération de sport boule, Ghassan Ezzedine. « Quand il y a des lenteurs administratives, il n’hésite pas à mettre son propre argent avant de se faire rembourser après », a-t-il laissé entendre. Il a également félicité Awa Nar Fall, qui a été récemment portée à la tête de la Fédération sénégalaise de skate roller. Le ministre lui a assuré de son soutien indéfectible en vue de lui permettre de mener à bien sa mission. A peine installée à la tête de la Fédération de skate roller, Mme Fall a donné des assurances quant à ses capacités à bien prendre en charge ses nouvelles responsabilités. Elle a aussi soutenu qu’elle travaillera en étroite collaboration avec toutes les composantes du skate roller. Le président de la Fédération sénégalaise de sport boule a souhaité, au nom des acteurs du milieu, la mise en place d’un boulodrome national.

Diégane SARR

Un atelier régional regroupant une vingtaine de pays africains s’est ouvert à Dakar. Sous l’égide de l’Association des Juristes du Sénégal (Ajs), en partenariat avec une Ong américaine Planned Parenthood Global et l’Ambassade des Pays-Bas, la rencontre qui se tient en deux jours va permettre de faire l’état des lieux du Protocole de Maputo relatif aux droits des femmes.

La prise en compte des droits des femmes doit être une exigence dans les politiques publiques de développement des pays africains. C’est dans ce sens que s’inscrit l’atelier régional de deux jours qui s’est ouvert à Dakar et qui porte sur le thème : « Maputo 12 ans après, quels défis pour les droits des femmes ?» Organisée par l’Association des Juristes du Sénégal (Ajs), en partenariat avec une Ong américaine Planned Parenthood Global et l’Ambassade des Pays-Bas, la rencontre qui regroupe une vingtaine de pays de la sous-région permettra de faire l’état des lieux du Protocole de Maputo relatif aux droits des femmes. Selon la présidente de l’Ajs, Fatoumata Guèye Ndiaye, ledit protocole est l’un des instruments les plus complets en matière de promotion et de protection des droits des femmes.

Le droit à la dignité et à l’intégrité, celui relatif à la santé et à la sécurité, l’accès et le contrôle des ressources, entre autres, constituent le texte phare du Protocole de Maputo. C’est pourquoi, Mme Ndiaye préconise que certains droits qui se sont traduits par des textes législatifs soient appliqués au niveau continental. « Il est temps que nos dirigeants s’engagent résolument pour l’effectivité des droits consacrés par ce protocole. Une telle posture permettra d’accorder à la femme les mêmes chances qu’à l’homme face aux opportunités de la vie », indique-t-elle. Non sans préciser que le protocole constitue pour les organisations féminines africaines une opportunité solennelle de plaidoyer afin de changer les conditions de vie et les défis du continent. Aujourd’hui, malgré les avancées significatives en matière de promotion des droits des femmes, la présidente de l’Ajs estime que le Sénégal doit encore relever certaines disparités qui risquent de plomber son développement.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a relevé l’engagement de l’Ajs dans la lutte pour la promotion des droits des femmes. «Vous êtes une organisation qui s’est bien illustrée dans le combat pour l’amélioration des conditions de vie de la femme », affirme le ministre Sidiki Kaba. De Mame Madior Boye à Me Mame Mbassine Niang sans oublier celles qui leur ont succédé, le Garde des Sceau a relevé la détermination de ces « combattantes ». « Ces amazones » ont toujours fait du respect des droits des femmes un combat de l’humanité. « Réaliser Maputo, c’est réaliser la dignité humaine », déclare le ministre de la Justice qui réaffirme l’adhésion et l’accompagnement des autorités à œuvrer pour l’effectivité de ce protocole.

Tata SANE

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