A LA UNE (2107)

Les enfants ont porté, eux-mêmes, leurs préoccupations dans les médias. Devant les caméras et autres moyens de communication, ils ont plaidé pour le respect de leurs droits. C’est à l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale de l’enfance. 

Les enfants ont boycotté, hier soir, les cours pour se masser au monument de la Renaissance africaine pour réclamer le respect de leurs droits souvent bafoués. « Non à la mendicité des enfants ! Non à la violence exercée sur les enfants ! » chantent-ils comme une antienne devant les journalistes. A travers un exerce dénommé « Les enfants s’installent dans les médias », ils ont lancé un appel au gouvernement et aux parents à une meilleure protection de leurs droits. « Dans les «daaras», il y a des enfants à qui leurs maîtres imposent d’amener des sommes d’argent au quotidien sans quoi ils sont sévèrement punis. Cela oblige l’enfant à effectuer des travaux forcés comme le lavage et autres pour satisfaire les besoins du maître. Nous lançons un appel à l’Etat du Sénégal et à nos parents pour que cette situation cesse. Car ce sont nos frères et nos sœurs qui sont dans les rues. La place de l’enfant, ce n’est pas dans la rue, mais à la maison ou dans les salles de classe », a plaidé Mariama Pouye, 15 ans, membre du Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs /Sénégal. Selon la coordonnatrice adjointe de la section de Pikine, à travers l’exposition de photos qu’ils ont eux-mêmes pris et qui prouvent la maltraitance effectuée sur les enfants, ils ont voulu montrer combien les enfants souffrent dans les rues.

Pour sa part, Ouleye Dème, de l’Ong Save the Children, a souligné qu’à travers cet exercice, ils ont voulu lancer un grand appel aux décideurs politiques, aux parlementaires, à la communauté pour que les droits des enfants soient respectés. « Les enfants du Sénégal vivent dans des situations difficiles. Ils sont encore dans les rues, ils sont hors du système éducatif, des filles sont données en mariage très tôt. Ce qui est en déphasage avec ce qui a été ratifié. Nous sommes en porte-à-faux avec les engagements qui ont été pris par notre pays sur le respect des droits des enfants », a-t-elle déploré. Sur le programme de retrait des enfants des rues, elle a estimé que des mesures devraient être prises en amont, mais ça n’a pas été le cas. Celle de protection, de prise en charge des familles d’accueil, etc. « Avant de retirer les enfants des rues, il faut savoir où les mettre. La situation est déplorable et il faut y mettre un terme. Et l’Etat du Sénégal est le premier garant de la protection du droit des enfants », a-t-elle soutenu.

Nd. M. SECK

Le chef de l’Etat a déclaré que le décret portant création de la zone industrielle de Sandiara sera pris mercredi prochain en Conseil des ministres. « Mme le ministre en charge de la Promotion des investissements a choisi pour le cas de la zone industrielle de Sandiara de ne pas attendre l’étude d’opportunités. Pour Sandiara, nous avons déjà construit le lycée professionnel qui devra vous aider dans la formation d’une main d’œuvre de qualité et qui va faciliter le développement de cette Zone économique spéciale », ajoute Macky Sall.

Le maire de Sandiara qui a parlé au nom des élus locaux, s’est réjoui de cette « bonne nouvelle » annoncée par le chef de l’Etat. D’après Serigne Guèye Diop, l’absence de ce décret a un peu bloqué les industries qui voulaient s’installer à Sandiara. « Maintenant que la zone est créée, cela donne la possibilité aux 30 entreprises de pouvoir s’installer, construire et bénéficier des taxes et des exonérations douanières pour faire venir leurs matériels, recruter leur personnel et démarrer les activités économiques », se réjouit le maire de Sandiara qui prévoit la création de 10.000 emplois dans cette zone. Ce qui permettra à sa commune de pouvoir recouvrer des taxes pour investir dans l’éducation et la santé.

Elh. I. THIAM et A. Ng. NDIAYE

A la suite du chef de l’Etat, c’est le chef du gouvernement, Mouhammad Boun Abdallah Dionne, qui est monté au créneau pour battre en brèche, chiffres à l’appui, les allégations du secteur privé selon lesquelles il ne bénéficierait pas assez des marchés et projets de l’Etat. Aussi bien dans les domaines de l’agriculture, des Btp, du Tourisme que dans le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Premier ministre a martelé que le secteur privé absorbe une bonne part de marchés. « Avec le Pracas, ce sont des centaines de milliards de FCfa qui ont été engagés. 60 % du matériel agricole, c’est pour le secteur privé sénégalais. Sur l’inclusion sociale et la gestion équilibrée du territoire, il y a le Pudc d’un coût de 113 milliards de FCfa. C’est plus de 3.000 kilomètres de pistes rurales à réaliser, plus d’une centaine de forages à construire, 420 villages à électrifier. Tous ces marchés sont confiés au secteur privé local. Dans le tourisme, la zone touristique spéciale d’intérêt national et le crédit hôtelier de 20 milliards profitent exclusivement aux entreprises locales », a-t-il dit. Dans le domaine des infrastructures, le Premier ministre souligne que de 2000 à 2011, un linéaire de 1.578 kilomètres a été réalisé, soit un rythme de 131 par an. Entre 2012 à 2016, ce sont 1.295 kilomètres de routes qui ont été réalisés, soit un rythme de 259 kilomètres par an, représentant un volume de 643 milliards de FCfa exécutés principalement par des entreprises sénégalaises. « C’est juste un problème de perception mais en réalité, tous les programmes du gouvernement qui sont dans le Pse sont exécutés, pour une grande partie, par le secteur privé local. Tout cela, c’est de la commande publique. La commande publique, ce n’est pas seulement le menuisier, l’artisan et les tenues scolaires, c’est également les grands chantiers qui créent de l’emploi et exécutés principalement par le secteur privé », a-t-il signifié.

Elh. I. THIAM et A. Ng. NDIAYE

La session ordinaire du conseil départemental de Thiès tenu, hier, a donné lieu à de chaudes empoignades juridiques qui ont conduit les conseillers de la mouvance présidentielle à suspendre leur participation au vote des comptes administratifs 2015 et 2016.

Selon Ablaye Sow, conseiller départemental, la loi stipule que le compte administratif d’une année est  soumis au vote du conseil au plus tard en fin octobre de l’année suivante. «  Aujourd’hui, nous sommes le 20 novembre 2017, c’est pourquoi nous avons refusé de violer la loi préférant  laisser cette responsabilité à la majorité » a-t-il tonné.

Outre ce point, il y a aussi le fait qu’au conseil départemental de Thiès, les sessions trimestrielles dont la périodicité est fixée par la loi ne sont jamais respectées. «  On nous soumet un argument fallacieux indiquant que chaque session coute 5 millions de francs en terme de transport et d’indemnités pour les 100 conseillers du département de Thiès et que les finances de l’institution ne peuvent pas supporter  de telles charges» a indiqué Ablaye Sow.

Il ajoute que pendant ce temps la masse  salariale des agents du conseil départemental de Thiès qui était à 56 millions avec l’avènement de l’acte3 est passé à plus de 80 millions. « Pour le compte administratif  2016, le cabinet du président a engagé 13.651.500 francs en carburant et en frais de déplacement 9.865.000 francs, tous  payés. Voilà, la situation au conseil départemental de Thiès » a-t-il déploré.

Pour le premier vice-président Yankhoba Diattara, les délais et la règlementation ont été bel et bien respectés. «  Le  vote du compte administratif 2015 a été reporté sur décision du conseil départemental pour nous permettre de recevoir les comptes du   payeur. Ceci est une difficulté que  vive quasi toutes les collectivités locales du pays » a-t-il noté. Selon lui, c’est cela la vérité tout le reste est de l’agitation politique.

Mbaye Ba

Le projet d’avis préparé par la commission ad-hoc et adopté à l’unanimité sur « enjeux et opportunités d’une gestion durable des ressources naturelles en particulier le pétrole et le gaz » a été présenté hier aux membres du Conseil économique social et environnemental (Cese). Suivant les recommandations, il en ressort que les inspirateurs veulent éviter toute malédiction de l’or noir au Sénégal.

« Nous n’avons pas invité le ministre de tutelle, parce qu’il s’agit de valider un avis suite à une saisine du chef de l’Etat lors de la remise du rapport 2014-2015 (faite en 2016) qui nous a demandé de faire une réflexion sur ce sujet », a dit, en préambule la présidente Aminata Tall.

Cet avis veut éviter au Sénégal la malédiction du pétrole, qui a embrasé certains pays. En réalité, le pétrole et le gaz constituent une niche pourvoyeuse d’emplois très importante.
Selon El hadji Ibrahima Mbow, rapporteur de l’avis, « il n’y a ni bénédiction, ni malédiction du pétrole, mais seulement des opportunités à saisir à travers un dispositif rigoureux de transparence et de bonne gouvernance assurant l’émergence économique et le bien-être social des générations.’’ Pour ce faire, il s’agit de bien cerner, en vue de leur prise en compte les enjeux et défis à relever pour optimiser l’apport de ces ressources à l’économie nationale et le relèvement du niveau des populations notamment.

Pour l’amélioration de la législation du secteur des hydrocarbures, le Cese recommande l’élaboration d’une loi d’orientation du secteur des hydrocarbures. Elle demande aussi une loi fixant les modalités de perception et d’utilisation des revenus qui définira clairement les mécanismes de collecte, d’affectation, de répartition et de publication de l’ensemble des revenus générés par le pétrole et le gaz en respectant trois rubriques de dépenses que sont la quote-part affectée aux dépenses budgétaires de l’Etat, une quote-part destinée aux dépenses budgétaires des collectivités territoriales et une quote-part réservée aux fonds souverain pour les générations futures.

D’après les conseillers, la loi précisera les modalités de détermination de chaque part qui pourrait soit être fixée de manière permanente par la loi (avec possibilité de révision périodique) soit être fixée chaque année, en fonction des montants recouvrés et des priorités.

Dans ce rapport de 33 pages et adopté à l’unanimité, il est proposé une analyse par le Bureau organisation et méthode (Bom) de l’ensemble des structures étatiques intervenant dans le secteur des hydrocarbures pour proposer une architecture institutionnelle cohérente. Toujours, de ces 28 recommandations, il est ressorti une intégration dans la loi d’orientation du secteur du pétrole et du gaz un dispositif « local content » qui traduira les engagements des compagnies pétrolières vis-à-vis de la communauté nationale. Les conseillers ont émis aussi leur vœu de voir un recrutement prioritaire des compétences locales. L’avis du Cese souhaite la mise en place d’une plateforme qui va recenser les compétences sénégalaises dans les métiers des secteurs du pétrole et du gaz établies au Sénégal ou à l’extérieur. Le document prend en compte le système de formation efficace adapté aux métiers du pétrole et du gaz. Pour une meilleure prise en charge de la dimension environnementale, les conseillers pensent à la création d’une Agence chargée des études environnementales. Prenant la parole, le conseiller Madior Diouf est d’avis qu’il faut tirer le maximum sur l’environnement sans dégât.

Serigne Mansour Sy CISSE

La famille de la défunte vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental, Fatoumata Mactar Ndiaye, a profité de l’anniversaire de la mort de cette ancienne présidente des femmes de l’Apr de Pikine pour appeler à débusquer les véritables commanditaires.

La famille de Fatoumata Mactar Ndiaye assassinée chez elle, il y a un an, a révélé, hier, que contrairement à l’information selon laquelle cette femme est décédée d’un crime crapuleux, il s’agit bel et bien d’un crime commandité. Hier, elle a fait face à la presse pour appeler à tirer au clair l’assassinat de cette femme qui, aujourd’hui, soulève un certain nombre de questions auprès des siens. En effet, sa famille a affirmé détenir des informations qui corroborent la thèse d’un crime commandité et en a appelé à la réaction de l’Etat du Sénégal pour élucider cette affaire. Porte-parole de la famille, Pape Mactar Ndiaye a dit ne pas comprendre la non constitution de l’Etat du Sénégal en tant que partie civile, ne serait-ce que par l’intermédiaire de l’institution constitutionnelle (Conseil économique, social et environnemental) au niveau de laquelle la regrettée Fatoumata Mactar Ndiaye occupait la fonction de cinquième vice-présidente. Non plus, la non-assistance de la famille par, au moins, un avocat constitué par l’Etat du Sénégal de même que l’absence ou le manque d’approfondissement de l’enquête. « Ceci, après les révélations faites par le criminel relatives au mobile qui, selon lui, ne sont pas d’ordre financier comme prétendument indiqué, mais plutôt un meurtre commandité comme tout le monde le soupçonnait d’ailleurs.

« Notre souhait, aujourd’hui, est de voir cette affaire jugée très rapidement avant que quelque chose de regrettable n’arrive au meurtrier qui, d’après certaines sources, serait menacé de mort », a soutenu Pape Mactar Ndiaye. Le porte-parole a profité de cet instant pour révéler que le fils de la défunte, répondant au nom d’Adama Ba et qui a été le premier à être attaqué au couteau par Samba Sow, traîne des séquelles très graves et un traumatisme sérieux après avoir perdu deux doigts dans sa confrontation avec le meurtrier de sa mère.

Abdou DIOP

Le Dr Ansoumana Diédhiou vient d’apporter plus d’éclairage sur le pouvoir calorifique des coques de noix de cajou, de palme et d’arachide. Dans une étude qui a engagé l’Université Assane Seck de Ziguinchor et celle Technologie de Compiègne, en France, le chercheur est arrivé à la conclusion suivante : les valeurs énergétiques obtenues sont fonction des agents de gazéification et de la taille des particules. Ces résultats vont éclairer la mise en place d’une unité de briqueterie qui contribuera à réduire les pressions sur nos formations forestières.

Les prévisions des scientifiques les plus optimistes avaient fixé l’épuisement des réserves de pétrole à 40 ans si les tendances de production étaient maintenues avant la chute du baril. Cette échéance semble proche à cause de la baisse de la production et de la course vers les énergies vertes. Mais, le réchauffement de la planète, avec ses conséquences extrêmes, incite à la promotion d’une économie moins carbonée. Il faut des alternatives à des énergies fossiles.

A l’Université de Ziguinchor, des étudiants apportent leur contribution à la réduction du réchauffement de la planète. C’est ainsi que le jeune chercheur Ansouma Diédhiou a bouclé une étude hydrodynamique qui a pour objectif de stimuler les profils de charge des coques d’huile de palme, d’arachide et de noix de cajou. « Une étude expérimentale de la gazéification à la vapeur d’eau d’une particule de char de coque de palme, d’arachide et de cajou a été réalisée sur un réacteur à lit fixe. L’évolution de la masse de conversion du carbone a été enregistrée durant sa gazéification dans des conditions expérimentales maîtrisées : une température de 950-1050 °C et sous différente composition volumique de vapeur d’eau et de dioxyde de carbone », décrit le jeune chercheur.

Ensuite, les échantillons issus de la gazéification ont été broyés et tamisés en taille de particules moyennes de 0,63 mm, 3 mm, 12 mm et 30 mm. L’étude paramétrique a fourni des renseignements de la température et de la nature, et forme de la biomasse et la composition volumique du réactif pendant la gazéification.

Production de charbon avec la biomasse
L’approche de dimensionnement par le modèle dynamique basé sur des essais à froid a, d’une part, déterminé que la nature du matériau est un facteur fondamental de la mesure de l’angle de repos dynamique et, d’autre part, que le temps de séjour est différent d’un échantillon à un autre. Sur ce point, le candidat soutient qu’il est important, pour des essais de situation thermique, d’ajuster la vitesse de rotation pour respecter le temps de pyrolyse des différents échantillons. « L’angle d’inclinaison est un facteur influençant la mesure de l’angle de repos des échantillons ; l’augmentation du taux de remplissage implique une diminution de la valeur de l’angle de repos dynamique », affirme le chercheur.

Ces échantillons, issus de la pyrolyse, ont été gazéifiés dans un lit fixe. L’objectif est de connaître la composition des gaz émis et leur pouvoir calorifique. Il est apparu que l’augmentation de la température de réaction entraîne une hausse significative de la réactivité du char conduisant à réduire le temps de séjour. De plus, la température demeure le facteur déterminant pour la conservation des chars et qu’une température de gazéification de 1050 °C permet d’avoir une meilleure conversion du char.

Unité de briqueterie
Ces procédés révèlent également que le pouvoir calorifique des gaz est fonction de la taille des particules. Autrement dit, les particules de plus petites tailles présentent de meilleures valeurs du Pouvoir calorifique inférieur (Pci) que celles de grandes tailles. « Le char de la coque de cajou a une réactivité supérieure à celle des coques d’arachide et de palme. Les valeurs de l’énergie d’activation obtenues en fonction des agents de gazéification et de la taille des particules sont comprises entre 116 à 150 kJ/mol pour la coque de palme, entre 104 à 125 kJ/mol pour la coque de cajou et entre 110 à 126 kJ/mol pour celle d’arachide », renseigne Ansoumana Diédhiou.

La caractérisation thermochimique des différents échantillons intervient dans un contexte de mise en place d’une unité de briquèterie qui fonctionnera avec des combustibles comme les gaz de synthèse et/ou en combustibles de briquettes de charbon de biomasse. Cette étude s’inscrit dans le cadre global de recherche de solutions visant à diminuer les pressions sur les formations forestières au Sénégal. La mise en place d’une unité de briquèterie de production de charbon à partir des biomasses aura des effets positifs sur la restauration ou la régénération du couvert végétal dans les régions Sud du Sénégal en proie à un pillage des ressources foncières.

« L’étude hydrodynamique et valorisation énergétique par transformation thermochimique de déchets de biomasse pour l’alimentation d’une briquèterie » a été co-dirigée par le Pr Oumar Sock de l’Université Assane Seck de Ziguinchor et le Maître de conférences Ammar Bensakhria de l’Université de technologie de Compiègne (Utc). Les résultats ont été validés par les professeurs Yann Rogaume de l’Université de Lorraine de France, Issakha Youm de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et Dorothé Barthélemy Azilinon de l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar, par les enseignants chercheurs Diouma Kobor et Lat Grand Ndiaye de l’Université de Ziguinchor, et, enfin, par Christophe Proust, professeur associé de l’Université de Technologie de Compiègne de France.

Idrissa SANE

Les séances plénières de la deuxième session ordinaire du Conseil économique, social et environnemental (Cese) démarrent, aujourd’hui, sous la présidence de Mme Aminata Tall.
Selon le communiqué publié, les conseillers examineront le projet d'avis "Enjeux et opportunités des ressources naturelles, en particulier le pétrole et le gaz." Au terme de la séance plénière, ils vont formuler des recommandations sur le thème.

Le texte rappelle que le Cese a été saisi par le président de la République pour donner un avis sur la gestion des ressources naturelles au Sénégal surtout le pétrole et le gaz. Dans l’après-midi, les conseillers recevront le ministre de l'Education nationale. Objet du face à face entre Serigne Mbaye Thiam et les membres du Cese : examen et adoption du projet d'avis intitulé "Quelles stratégies pour l'éradication de l'analphabétisme dans un contexte de mise en œuvre de politiques visant l'émergence économique et l'inclusion sociale?" Demain, le projet d'avis portant sur" Impacts des déchets électroniques, électriques et électromécaniques sur les écosystèmes naturels" sera examiné en présence du ministre de l'Environnement. La deuxième session ordinaire 2017 du Cese sera clôturée après examen et adoption du projet d'avis " Quelles politiques publiques en matière de santé et de reproduction de planification familiale et de prise en charge des Ist et du Vih/Sida pour la réalisation du dividende démographique au Sénégal ? " Le ministre de la Santé sera l'invité des conseillers.

B. D.

Yacine Dieng Thiam de la région de Thiès a remporté le titre de Miss Sénégal 2017, samedi, lors d’une finale âprement disputée. Agée de 18 et élève en classe de Seconde, Mlle Thiam a été élue la plus belle fille du pays, et a comme dauphines les candidates de Tambacounda, Dakar et Sédhiou. La présidente du Comité d’organisation de Miss Sénégal Nouvelle vision, Amina Badiane, a lancé un appel pour plus de soutiens de la part des partenaires locaux et des autorités.

Yacine Dieng Thiam, l’heureuse élue de l’édition 2017 de Miss Sénégal, vient de la région de Thiès. Agée de 18 ans, elle a été couronnée après une finale très disputée entre les « quinze plus belles filles du Sénégal ». Samedi dernier, à la fin des quatre tableaux de l’élection, le choix du jury s’est porté sur cette élève en classe de Seconde. Miss Thiès devance de justesse une autre nymphe venant de Tambacounda que beaucoup parmi le public voyaient en première position. Ramata Ndiaye s’est toutefois contentée de la deuxième place (1ère dauphine). Elle est suivie de la belle et cultivée candidate de la région de Dakar, Marième Daouda. Une troisième dauphine, Oulimata Niane, de la région de Sédhiou, a été exceptionnellement élue par le jury.
Auparavant, les candidates des régions au titre de Miss Sénégal ont étalé toute leur beauté et leur classe devant le public et le jury. Les 15 jeunes femmes ont ouvert le bal avec une chorégraphie bien menée. Divisées en trois groupes, habillées de pagnes avec des écharpes autour du cou aux couleurs nationales, les filles ont rendu hommage, dans leur danse du premier tableau, aux Lions de la Téranga qualifiés au Mondial. Après, il y eu la traditionnelle présentation des candidates, chacune bien emmitouflée dans une tenue traditionnelle de la région représentée.

Récompenses
Les 2ème et 3ème tableaux ont été les grandes innovations du défilé. Pour le 2ème passage des Miss, elles ont été habillées en tenues indonésiennes. Les quatre designers qui ont réalisé ces tenues reflétant les liens et couleurs symboliques que partagent le Sénégal et l’Indonésie sont venus spécialement de ce pays pour habiller les candidates dans un partenariat avec le Comité d’organisation de Miss Sénégal. En 3ème tableau, les filles ont défilé en tenues wax réalisées par une couturière béninoise qui a également fait le déplacement sur Dakar.

Le 4ème et dernier tableau des candidates a été celui des questions de culture générale. Ces questions ont tourné, pour l’essentiel, autour de la stratégie de développement touristique du Sénégal, de la culture, notamment sur le Monument de la Renaissance africaine et de la protection des enfants et des femmes.

Après les quatre passages des Miss, les membres du jury se sont retirés pour délibérer, plongeant la salle dans une interminable attente et les candidates dans un stress maximum. Ce stress était même perceptible chez les proches des candidates qui n’en pouvaient plus de croiser les doigts. Avant la délibération, les membres du jury ont indiqué qu’il a été très difficile de départager les filles qui se sont toutes investies dans la discipline et dans une ambiance de convivialité. Au moment de la délibération tard dans la nuit du samedi au dimanche (02 heures 45 minutes), lorsque le nom de la lauréate a été annoncé, Yacine Dieng Thiam n’a pu retenir ses larmes et il fallu qu’elle soit retenue par d’autres candidates pour ne pas flancher.

Comme récompense, la marraine de l’événement, la directrice de l’Iseg, Aïssatou Diop Seydi qui a félicité toutes les participantes, a remis aux lauréates (la Miss et ses trois dauphines) une bourse d’études de 2.460.000 FCfa, de la Première année au Master 2 pour leur formation.

La marraine a aussi offert un billet d’avion Dakar-Paris-Dakar à Miss Sénégal 2017 et une enveloppe d’un million de FCfa. La première dauphine a eu également un billet d’avion Dakar-Casablanca-Dakar, entre autres cadeaux offerts par d’autres partenaires.  

Oumar KANDE

 

ADDIS-ABEBA - Les participants au Dialogue de haut niveau avec les médias africains sont parvenus à une Déclaration d’Addis-Abeba. Forte de sept mesures, cette Déclaration explore un cadre plus propice à l’exercice du journalisme en Afrique, mais aussi une meilleure prise en charge des connaissances et du rôle des femmes dans la perspective de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Un arsenal de sept mesures a été adopté, hier, comme étant la Déclaration d’Addis-Abeba qui couronne les travaux du Dialogue de haut niveau avec les médias. Les signataires de la Déclaration, conscients de la nécessité d’accélérer le processus des deux premières éditions, se sont « engagés dans les 24 mois prochains à établir un partenariat encore plus engagé et plus poussé pour des échanges d’information ».

Le thème du rôle des médias dans le développement de l’Afrique et le renforcement des femmes dans la perspective de l’Agenda 2063 a, en effet, réuni divers partenaires que sont les Nations unies, l’Union africaine, l’Initiative des médias africains, la Fédération des journalistes africains, Al-Jazeera. Ces différents partenaires, qui voudraient « annualiser ce Dialogue fructueux », selon l’expression de Raul de Melo Cabral, chef du service de la coordination de la mobilisation et de l’élaboration des programmes au bureau du conseiller spécial pour l’Afrique, ont appelé à « promouvoir et s’approprier l’Afrique que nous voulons ». Tout en rappelant également la décision des chefs d’Etat au sommet de l’Ua de janvier 2015 sur l’Agenda 2063, les participants ont plaidé pour le partage d’une « plateforme ouverte de connaissances ».

Conscients et également préoccupés par le niveau très faible de sécurité des journalistes sur le continent, les différents partenaires ont souhaité un « environnement de travail sécurisé ». Un environnement à même d’aider à « lutter sans relâche contre le niveau inacceptable d’impunité ».

Changer les choses
Pour le « rôle critique » que les femmes jouent dans le développement du continent, la Déclaration d’Addis-Abeba a exhorté les professionnels des médias à « publier des histoires vendables » sur ces mêmes femmes. Ainsi, il s’agira pour les journalistes de mettre plus l’accent sur le « journalisme de solution ». La septième mesure est d’ « évaluer, dans les douze prochains mois, les progrès effectués dans la réalisation des engagements souscrits ». Il a été demandé aux participants, pris individuellement, de bien signer une évaluation des progrès réalisés sur chaque engagement avant le prochain Dialogue.

« Nous voudrions saluer la participation positive et active de tout le monde pour la réussite de nos travaux. Les médias peuvent changer les choses et faire avancer l’Afrique. Ils sont donc responsables des progrès accomplis dans la mise en œuvre du plan de développement. Ce Dialogue nous permet d’avoir un plan d’actions, mais surtout des mesures concrètes. Il nous faudra consolider la participation de tous les partenaires », s’est réjoui Raul de Melo Cabral.

De notre envoyé spécial, Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Le Programme d’appui à l’entreprenariat féminin dans le domaine de l’agro-alimentaire d’un coût de 1,9 milliard de FCfa a été lancé, hier, par le ministre Salimata Siop Dieng en charge de la Femme, de la Famille et du Genre.

« L’avènement de cet outil pourra, sûrement, constituer un cadre de synergie et de complémentarité pour les différents acteurs et garantir, en même temps, plus d’efficacité et d’efficience dans les interventions ». Ces mots du ministre Salimata Diop Dieng renseignent sur la pertinence du Programme d’appui à l’entreprenariat féminin dans le domaine de l’agro-alimentaire. En lançant ce programme tri-annuel 2017-2021, le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre veut accroître la productivité de 100 entreprises de femmes actives dans les filières fruitières, légumières, laitières et halieutiques pour un investissement total de 2.900.000 euros, soit 1,9 milliard de FCfa.

Il s’agira de toucher la zone sylvo-pastorale, les Niayes et la Petite Côte. « Dans ses objectifs, le programme a pour ambition d’œuvrer pour un renforcement des capacités managériales et des compétences techniques des bénéficiaires avec, incidemment, une génération de nouveaux emplois directs et indirects », a dit Mme Salimata Diop Dieng. A en croire le ministre, « en termes de résultats, il est attendu des interventions, l’émergence de facteurs favorables à un développement humain, harmonieux et durable qui assure un travail décent, des revenus accrus et un meilleur positionnement des femmes dans la structure de production et de gestion des ressources et biens au sein de la société ».

Poursuivant, le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre a indiqué ceci : « Au regard de ces différents paramètres, je suis fondée de constater que nous disposons là, d’un nouvel outil pour contribuer davantage aux objectifs du Plan Sénégal émergent -Pse ». Salimata Diop Dieng a laissé entendre que ce programme constitue aussi un excellent tremplin pour entrer dans l’année sociale 2018 que le chef de l’Etat, Macky Sall, a décidé de dédier aux jeunes, femmes, enfants, personnes âgées et celles vivant avec un handicap avec un focus sur l’emploi. Elle a aussi déclaré que par ce biais, le département se renforce dans la perspective du Conseil interministériel et du Forum national sur l’entreprenariat féminin et la promotion économique des femmes prévus l’année prochaine. Mme Dieng a affirmé que le chantier sur l’entreprenariat féminin permettra d’agréger l’ensemble des données quantitatives et qualitatives sur le secteur. D’après elle, le programme « Association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger (Apefe) » d’appui à l’entreprenariat féminin dispose de bons atouts, nécessaires pour entrer dans l’histoire de l’entreprenariat féminin du Sénégal.

Prenant la parole, le directeur de l’Association de la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger, Stéphan Plumat, a salué cette initiative qui vise à renforcer la capacité des femmes. « L’entreprenariat est une chose complexe, car on est à la croisée de plusieurs compétences », a-t-il dit, relevant que ce programme ayant réussi au Maroc, permettra aux porteurs de projets d’en bénéficier. « Une femme ne peut réussir que quand elle est soutenue par son mari ou sa famille », a expliqué M Plumat.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, ne range pas la troisième usine de Keur Momar Sarr (Kms3) dans la catégorie des projets ordinaires. Il l’inscrit sur la liste des 4 programmes les plus importants du Sénégal. Ledit projet, qui sera lancé ce 21 novembre par le Premier ministre, se classe à la 4e place après le Ter (Train express régional), l’Aéroport international Blaise Diagne et l’Autoroute Ila Touba. Il est évalué à 247 milliards de FCfa et apportera un volume additionnel de 200.000 m3 par jour, contribuant ainsi à résorber, de manière significative, le déficit en eau à Dakar et dans la région de Thiès. Le ministre affirme que des projets structurants comme Kms3 démontrent que l’accès à l’eau est une priorité pour le président de la République.

M. le ministre, le projet de la 3ème usine de Keur Momar (Kms3) sera lancé le 21 novembre 2017. Qu’est-ce qu’il représente pour votre département ?
Depuis la mise en œuvre de la Réforme, en 1996, jusqu’à nos jours, la population du périmètre affermé a triplé. Nous avons environ 6,5 millions de personnes, alors que le volume d’eau produite a été doublé. La conséquence : cela a entraîné un déficit. C’est pour cette raison que la Sones a mis en œuvre des programmes intermédiaires, des programmes d’urgence, dans une optique de contenir le déficit. Depuis 2013, une nouvelle vision a été définie sous le magistère du président de la République, son Excellence Macky Sall, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse). C’est qui nous a conduit à la mise en place d’un programme ambitieux, d’un projet structurant pour circonscrire la demande croissante en eau.

La 3ème usine de Keur Momar et l’usine de dessalement permettront de résorber ce déficit et d’apporter un volume additionnel considérable. Ces ouvrages vont couvrir les besoins jusqu’à l’horizon 2035. Kms3 est un projet très important par son envergure et sa capacité de production. Celle-ci est de 200.000 m3 par jour. Cette production représente 60 % du volume d’eau produite de 1996 à 2017. Nous allons non seulement desservir Dakar et Thiès, à travers ses départements de Mbour, Tivaouane et Thiès, mais aussi le Pôle urbain de Diamniadio.

Ce projet sera d’abord lancé par le Premier ministre le 21 novembre 2017. La pose de la première pierre sera faite par le chef de l’Etat dans la dernière décade du mois de décembre. Aujourd’hui, en termes de volume d’investissements, c’est le 4ème projet derrière le Ter, l’Aéroport international Blaise Diagne et l’Autoroute Ila Touba. Cela démontre que l’accès à l’eau est une priorité pour le président Macky Sall. Le projet coûte 247 milliards de FCfa.

La mobilisation du financement a-t-elle été facile pour votre département ?
Le ministère, à travers la Sones, sur instruction du président de la République, a fait un travail considérable. La formulation du projet a démarré en 2014. En moins de 3 ans, elle a été bouclée. C’est un pool de bailleurs qui finance Kms3. Il s’agit de l’Afd, de la Bid, de la Banque mondiale, de la Bei, de la Bad et de l’Etat du Sénégal. C’est un montage assez complexe qui s’est réalisé dans les meilleurs délais. En plus, la gestion et la coordination ont été une réussite.

Nous allons vers le lancement du projet. Pouvez-vous assurer que les populations seront indemnisées à la hauteur de leurs attentes ?
Je peux vous assurer que vous n’entendrez pas les populations impactées protester. Toutes les disposions ont été prises pour payer toutes les impenses. C’est pour cela que nous sommes dans la dynamique de procéder au lancement en novembre et à la pose de la première pierre en décembre.

Après le raccordement de 113 villages, peut-on s’attendre à ce que d’autres soient alimentés ?
Nous avons déjà alimenté 113 localités avec l’ancien Office du lac de Guiers. Avec la mise en service de Keur Momar Sarr 3, tous les villages et toutes les localités traversés sur un rayon raisonnable seront approvisionnés. Nous allons définir le rayon. Nous ne pouvons pas transporter de l’eau pour des villages qui sont à plusieurs dizaines de kilomètres des conduites.

Quel sera l’apport de Kms3 dans la sécurisation de l’approvisionnement en eau de Dakar et d’autres centres urbains ?
Le volume d’eau produite pour Dakar tourne autour de 365.000 m3 par jour. La nouvelle usine de Keur Momar Sarr apportera un volume additionnel de 200.000 m3 par jour. Nous allons passer de 365.000 m3 par jour à 565.000 m3 par jour compte tenu des programmes intermédiaires. Ces ouvrages vont couvrir entièrement les besoins en eau de Dakar et de la région de Thiès.

On parle de retombées économiques de Kms3. Comment ce projet peut-il impulser une dynamique à l’économie locale des zones traversées ?
C’est un projet destiné à la production d’eau potable. Pour les zones d’agriculture, comme celle des Niayes, il est prévu une autre source d’alimentation. Il s’agit des forages de Thiaroye et de Berthélan. Ces forages produiront entre 20.000 à 24.000 m3 par jour pour ces maraîchers et d’autres producteurs agricoles. L’eau de la troisième usine sera destinée à la consommation humaine et à l’industrie.

Quelle place sera réservée à l’amélioration de la qualité de l’eau distribuée aux Sénégalais qui sont dans les centres urbains ?
Je voudrais d’emblée préciser que l’eau distribuée aux Sénégalais est une eau de qualité. Elle répond aux normes de l’Oms. Nous resterons dans la dynamique de respect de la qualité avec Kms3.

Pouvez-vous nous parler du volet Rse de ce projet ?
Ce projet aura des impacts positifs sur les conditions de vie des populations. La Sones et la Sde ont l’habitude de dérouler les actions entrant dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). Des actions seront mises en œuvre pour accompagner les populations. C’est un projet très important avec 247 milliards de FCfa.

L’usine sera mise en service en 2020. Les programmes intermédiaires ont-ils produit des effets escomptés ?
Oui ! Depuis 2014, différents programmes ont été mis en œuvre dans l’urgence en 2015 et 2016. Présentement, nous déroulons un projet à Tassette qui va impacter sur la production d’eau acheminée vers Dakar. Nous sommes en train de mobiliser 40.000 m3 dans la zone de Bayakh. Ce sont des programmes intermédiaires qui nous permettront de résorber un peu le déficit en attendant la couverture totale à partir de 2022.

Plusieurs entreprises vont intervenir. Peut-on avoir des assurances que les délais de livraison seront respectés ?
Le management du projet a été bien déroulé. Nous pensons que les délais seront respectés. Nous attendons la livraison des conduites de gros diamètre dans les jours à venir. C’est pour cela que nous avons programmé de procéder à l’atelier de lancement le 21 novembre et à la pose de la première pierre le 21 décembre 2017. Cette dynamique va se poursuivre. En définitive, aussi bien l’usine que le réseau seront réceptionnés en 2020.

Depuis quelques années, il y a une mobilisation des ressources. Est-ce que des efforts sont faits pour la préservation ?
Bien entendu ! Avec Kms3, ce sont les eaux de surface qui seront mobilisées. Si nous alimentons les régions à partir des eaux de surface, cela nous permettra de préserver des eaux souterraines. Le Sénégal dispose de suffisamment d’eau avec des fleuves. Nous allons d’abord privilégier les eaux de surface. Maintenant, nous pouvons recourir aux eaux souterraines en cas de besoin. Ces ressources seront préservées. Nous privilégierons le transfert pour le moment. Nous ne devons pas aussi oublier la mobilisation des eaux des pluies.

Il y a eu la panne du dispositif anti-bélier en 2013. Qu’est-ce qui est fait pour prévenir ces genres d’accident ?
Un plan d’actions a été élaboré pour sécuriser le dispositif et le renforcer davantage. Il y a un travail qui est en train d’être fait pour sécuriser le dispositif. La première configuration des ballons anti-bélier n’était pas optimale. En plus, nous avons aussi des projets visant à assurer une autonomie en énergie des usines avec l’installation d’une haute tension mais aussi la construction d’une centrale solaire, sans compter l’acquisition de groupes électrogènes.

Propos recueillis par Idrissa SANE

Avocat de profession, Mame Adama Guèye est également un acteur engagé sur les questions de citoyenneté et de politique. Récent démissionnaire de la plateforme « Avenir Sénégal Bi nu Begg » dont il est pourtant membre fondateur, Me Guèye soulève un coin du voile de son départ et de sa future orientation politique. L’ancien candidat à la présidentielle en 2007 met en perspective l’actualité politico-judiciaire sénégalaise tout en appelant à une réforme du dialogue politique.

Quelles sont les raisons de votre départ au sein de la plateforme « Avenir Sénégal Bi nu Begg » ?
Les raisons de mon départ sont liées à des questions de divergences persistantes sur des questions organisationnelles. Cela a abouti à une perte de motivation. J’ai fini par constater que je n’avais plus assez de foi pour poursuivre l’aventure dans ce cadre. C’est la raison pour laquelle j’ai pris mes responsabilités. J’ai estimé qu’à un moment donné, il n’était plus possible de poursuivre l’aventure dans les conditions qui prévalaient. Ce sont les raisons qui m’ont poussé à démissionner de la plateforme. C’est une décision que j’ai prise malgré moi. Nous avons eu une discussion très franche. J’ai expliqué les raisons profondes qui me poussent à arrêter l’aventure. Et je ne pense pas qu’il soit positif d’en faire un débat public. Je tiens à garder les bonnes relations, car nous ne sommes pas dans une perspective de relation conflictuelle. En tant que responsable, j’ai constaté des désaccords profonds et persistants sur des questions essentielles. C’est pour cela que j’ai pris mes responsabilités. Je ne pense pas qu’il soit utile d’entrer dans les détails. Nous avons discuté en interne, je n’ai pas eu les moyens de surmonter les difficultés. J’ai, dès lors, préféré prendre mes responsabilités.

A quel moment s’est-il avéré impossible de continuer la collaboration ?
Avant de prendre une quelconque décision, j’ai attiré l’attention de mes amis sur un certain nombre de questions organisationnelles. Mes appels et mes observations n’ont pas été pris en compte. Le processus électoral durant les législatives a été un élément révélateur supplémentaire des failles organisationnels. C’est pour cela d’ailleurs que j’ai pris la décision de m’écarter de la participation de la plateforme à la coalition « Assemblée Bi nu Begg ».

Quelle sera votre orientation politique, après votre départ de la plateforme « Avenir Sénégal Bi nu Begg » ?
Je suis dans une période de réflexion pour réorienter mon action politique. Je reste toutefois au service de mon pays. J’entends, bien entendu, poursuivre mon action politique. Mais forcément, ce sera dans une autre orientation.

Dans votre nouvelle orientation politique, pourriez-vous vous allier au pouvoir en place ?
Je ne suis pas du tout dans cette logique. Mon départ de la plateforme n’a rien à voir avec une telle perspective. J’ai quitté la plateforme pour des raisons de divergences. Je vous l’ai expliqué. Maintenant, concernant ma réorientation par rapport à ce que je viens de vous dire, vous devez comprendre qu’il n’est absolument pas question d’envisager de retrouver le pouvoir. Je ne suis pas du tout dans cette logique. Ce serait incohérent d’envisager une telle perspective.

Est-ce vous pourriez être candidat à la prochaine élection présidentielle ?
Ce n’est pas à l’ordre du jour ; c’est une question tellement importante que c’est difficile de répondre aujourd’hui. Je répète que je suis dans une période de réflexion pour orienter mon action politique. C’est un processus qui est en cours.

Et c’est le résultat qui va déterminer quelle orientation politique je prendrai. Etre candidat à une élection, je n’en fais pas une histoire d’envie. C’est l’évolution d’un engagement, les circonstances historiques, politiques… Ce sont tous ces paramètres qui peuvent créer les conditions favorables à une candidature. Croyez-moi, j’ai appris de ma candidature à la présidentielle en 2007. Je ne m’étais pas présenté dans les meilleures conditions. Désormais, j’ai un peu d’expérience là-dessus. Donc, je ne me précipiterai pas pour annoncer des choses alors que je suis en pleine réflexion.

Le ministre de l’Intérieur a récemment invité la classe politique à un dialogue. Ce dernier a été décliné par la frange la plus représentative de l’opposition. Comment jugez-vous cette situation ?
Mame Adama GuèyeIl est nécessaire de repenser cette question de dialogue politique. Depuis plusieurs années, nous nous adonnons au même exercice. C’est une perpétuelle répétition. Nous faisons un dialogue, nous passons quelques accords. Malheureusement, ces derniers se réduisent au processus électoral. Nous allons aux élections et cela ne se passe pas toujours comme prévu. Ensuite, une situation conflictuelle s’installe qui va justifier la convocation d’un nouvel appel au dialogue. Je pense qu’il est nécessaire que nous essayons d’avancer. Il faut, pour cela, repenser le concept de dialogue. Dans le cadre d’une démocratie, il est quand même regrettable que l’on réduise le dialogue politique à un tête-à-tête entre pouvoir et opposition. Les problèmes d’un pays dépassent largement les questions politiques. Il y a d’autres questions. Il faudrait que l’on évolue positivement. Il faut arriver à normaliser les relations, dans le cadre d’un contexte où le dialogue politique se déroule bien avant les élections. Je ne vois pas comment on peut réussir un dialogue, si on n’arrive pas dans un cadre normal de relations entre pouvoir et opposition. Il est nécessaire que ceux qui dirigent et ceux qui aspirent à le faire partagent des relations normales. Etre au pouvoir n’autorise pas à faire tout ce que l’on veut ; être dans l’opposition ne revient pas aussi à exclusivement critiquer. Si, bien entendu, ce sont les intérêts du Sénégal qui préoccupent tout le monde, il est nécessaire de revoir les conduites. Nous pouvons ne pas partager les mêmes points de vue. Mais, nous devons échanger dans le respect mutuel. Il est temps que l’on s’inscrive dans une perspective de gouvernance ouverte. Dans cette situation, le président de la République sera en mesure de trouver, à chaque fois que les questions d’intérêts nationaux se posent, des interlocuteurs avec lesquels il peut discuter. Il peut recueillir auprès de ces personnes des idées en termes de réflexions, d’avis et même de critiques. Sur des questions de nature que ce soit, il y a des sommités dans ce pays qui sont en mesure d’orienter l’action du président de la République. C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire la gouvernance du pays. Je croit que les approches sont à repenser. Il est nécessaire aussi bien pour le pouvoir que l’opposition de s’inscrire dans une logique de bonne foi. Ce, afin de restaurer la confiance.

Avez-vous été sollicité à prendre part au dialogue politique prévu ce 21 novembre ?
Je n’ai pas été sollicité. Mais, je vais quand même y prendre part. Voilà encore une erreur. Quand le ministre de l’Intérieur parle, il fait allusion à des invitations aux partis politiques. Pourquoi seulement les partis politiques ? La loi permet à d’autres entités que les partis politiques de prendre part aux élections. La présence d’autres entités, à mon avis, est utile pour ouvrir le cadre de dialogue et casser ce tête-à-tête qui n’est pas productif. C’est pour cela que j’envisage de participer à ces discussions sous l’étiquette d’un indépendant et ancien candidat à une élection présidentielle.

Quelle est votre position sur la procédure de levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Sall ?
Les faits sont très clairs et très simples. On ne peut vouloir une chose et son contraire. Dans cette affaire, il y a un déni flagrant de justice. On ne peut pas, dans un premier temps, dire que Monsieur Khalifa Sall n’a pas l’immunité parlementaire pour refuser de le libérer et, quelque temps après, demander à lever son immunité parlementaire. C’est totalement incohérent. Cela conforte l’idée qu’il y a une orientation politique dans cette affaire. Je le dis depuis longtemps d’ailleurs et cela ne fait que me confirmer. Il n’est pas trop tard pour s’inscrire dans la logique imposée par l’Etat de droit. Aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence sur ces incohérences évidentes dans cette affaire. Et il faut les corriger.

Et comment...
Je ne veux pas en parler sous l’angle juridique, car il s’agit d’une affaire en cours. En tant que citoyen, j’estime que nous ne sommes pas loin de l’attentat à l’Etat de droit où il doit y avoir

la primauté de la loi qui s’impose à tout le monde. Ce n’est pas quelque chose de flexible ni d’élastique qu’on utilise selon ce qu’on veut. J’en appelle aux différentes parties, que sont l’Etat - qui a un rôle à jouer - et la justice, pour rétablir Khalifa Sall dans ses droits. Nous sommes actuellement face à un véritable déni de justice dans un pays qui se targue de privilégier l’Etat de droit.

Quel regard portez-vous sur la situation politico-économique depuis mars 2012 ?
C’est difficile de faire un jugement global dans une interview, mais il y a des chiffres qui sont donnés et difficilement contestables sur le taux de croissance. Ils sont jugés positifs par les économistes. C’est très bien. Maintenant il faut analyser le profil de la croissance. Est-elle portée par des secteurs essentiellement contrôlés par des intérêts étrangers ? C’est une croissance extravertie, car ses flux ne restent pas au Sénégal. Une croissance n’a de sens que si elle est constante, en s’inscrivant sur une certaine période significative. Il faudrait travailler pour qu’elle soit moins extravertie et donc, portée par des secteurs dont l’impact est plus endogène. Le quotidien des Sénégalais est extrêmement difficile et je ne crois pas que cette croissance joue dans la résolution des difficultés. Le Plan Sénégal émergent (Pse), mis en place par le président de la République, a le mérite d’exister. Pour une fois, nous avons une feuille de route sur le moyen et long terme. Selon les économistes, l’investissement dans le Pse est essentiellement porté par le public dans le cadre des infrastructures. Il est inquiétant que ne voyons pas le secteur privé national relayé cet investissement. Ce qui entraine forcément des difficultés. Une question se pose : pourquoi le secteur privé a cette attitude ? Cela voudrait-il dire que les conditions ne seraient pas réunies pour faciliter l’investissement du secteur privé dans le cadre du Pse ? Ce sont les conclusions récentes du Fmi. L’autre élément important est une conviction sur le fait que le gouvernement ne fait pas assez pour favoriser le développement du secteur privé national.

Votre commentaire sur la situation de la justice depuis l’avènement de la deuxième alternance ?
La situation de la justice ne s’est pas du tout améliorée depuis 2012. C’est assez inquiétant. Car pour moi, la justice est le secteur le plus important dans un pays. Elle régule le fonctionnement de la société, de l’économie, de la politique, des droits de l’Homme. Aujourd’hui, l’état de la justice n’est pas satisfaisant au point que le ministre de tutelle avait annoncé que le président de la République allait convoquer des Assises de la justice. L’annonce a été faite en avril. Six mois après, nous attendons toujours, alors que c’était une excellente décision. C’est essentiel de tenir ces assises de la justice. La bonne nouvelle dans tout cela est l’élection du nouveau bureau de l’Ums. Le nouveau président est un très bon magistrat engagé sur les questions d’indépendance de la justice. J’espère que son engagement, en relation avec la contribution des autres acteurs de la justice et de l’Etat, va peut-être permettre d’améliorer la situation. Mais, pour l’instant, le président Macky Sall n’a pas apporté des améliorations sensibles à la justice.

Vous faites partie de ceux-là qui s’étaient beaucoup impliqués, en son temps, pour le départ de Me Abdoulaye Wade du pouvoir. Cinq années après, est-ce qu’il vous arrive de nourrir des regrets ?
Je ne nourris aucun regret. C’était un combat de principes. J’ai été fier de participer à ce combat, dans le cadre du M23 et aussi dans le prolongement des Assises nationales. Ce sont des principes auxquels je reste absolument fidèles. Je n’ai aucun regret de ce point de vue. Cette alternance était vraiment nécessaire. En compréhension de cette cause, nous nous étions fortement impliqués, sans regret aucun. Maintenant, il faut oser le dire, nous avons fait cette alternance pour combattre un certain nombre d’irrégularités. Est-ce qu’au moment où nous parlons l’alternance intervenue en 2012 répond à nos attentes ? Personnellement, c’est la question que je me pose. De ce point de vue, je le dis et le répète, l’alternance n’a pas répondu à toutes les attentes. Nous avions engagé un combat de principes contre le régime de Me Wade dans le cadre du M23 et des Assises nationales. Nous voulions une meilleure gouvernance, des Institutions fortes, un équilibre des pouvoirs, autant de principes consacrés dans les Assises nationales. Mais, force est de constater que les principes souscrits dans le cadre des Assises nationales et tous les engagements n’ont pas été respectés. Nous retrouvons dans la situation actuelle beaucoup de choses qui avaient auparavant cours. Sur ce plan, nous avons forcément des regrets. Nous avons d’autant plus des regrets que nous avions accompagné l’opposition d’alors pour qu’une fois au pouvoir, elle s’attèle à apporter les ruptures espérées. Nous l’avions fait de bonne foi. Les attentes n’ont malheureusement pas toutes été prises en compte.

Comment trouvez-vous Me Wade dans l’opposition ?
Il est dans son rôle. Nous n’attendons pas autre chose d’une opposition. Maintenant chacun a sa conception de l’opposition. Pour certains, il faut systématiquement s’opposer. C’est une manière de voir. Ce n’est pas mon approche. Je pense qu’on peut s’opposer sans s’inscrire dans une logique stricto personnelle. Mais, je note également que le contexte joue beaucoup dans la manière de s’opposer. Si les conditions sont favorables et que le pouvoir est attentif, cela facilite un type d’opposition qui peut donner un avis. Il y a des gens qui considèrent que quand ils sont au pouvoir, ils peuvent se permettre de faire tout ce qu’ils veulent, sans être attentifs aux observations des autres. Cela ne facilite pas le dialogue utile aux intérêts du pays.

Quels sont les failles et les points d’avancée de l’opposition sénégalaise ?
Je ne suis pas dans une logique d’opposition telle qu’on la conçoit. Donc, je ne vais pas juger pour éviter toute prétention mal placée. Je ne suis pas dans les cadres organisationnels de cette opposition. Je ne peux pas avoir la prétention de juger ce qu’ils font. Ce sont des responsables ; ils adoptent la démarche qu’ils considèrent la meilleure pour atteindre leurs objectifs. Je ne peux pas me permettre de porter un jugement sur leurs actions.

Propos recueillis par Moussa DIOP et Oumar BA

Le président du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, Mankeur Ndiaye, a annoncé, hier, à Thiès, la mise en application de la réglementation sur la péréquation qui, à ses yeux, constitue un fondement de l’équité économique, sociale et territoriale. Il a réaffirmé l’ambition du gouvernement de mieux faire bénéficier les populations, surtout celles impactées par les sociétés minières et gazières, des retombées de l’exploitation des ressources naturelles. « Les impacts de l’exploitation des ressources pétrolières, gazières et minières sont très attendus dans les collectivités territoriales et locales pour lesquelles leurs communautés doivent être également bien édifiées sur ce que rapportent ces exploitations », a dit Mankeur Ndiaye. Il a rappelé qu’un comité interministériel a été mis en place pour travailler sur les arrêtés portant répartition de la dotation d’appui du fonds de péréquation et d’appui aux collectivités territoriales tiré à partir des ressources annuelles provenant des opérations minières de 2010 à 2015 et dont le mécanisme de la péréquation affecte 20 % des revenus miniers (redevance, droits fixes). Le président du comité Itie souligne que le nouveau code minier prévoit un Fonds d’appui au développement local dont la mission est de financer le plan de développement des communes abritant les opérations minières pour contribuer à leur bien-être économique et social. Un fonds qui, selon Mankeur Ndiaye, « sera alimenté par 0,5 % du chiffre d’affaires hors taxe annuel des entreprises en exploitation et sur la base des engagements financiers négociés pour les entreprises en phase de recherche et en phase de développement ».

Il a ajouté que la mise en place effective de ce fonds d’appui et l’application de la péréquation vont contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers des activités génératrices de revenus favorisant le développement durable. Un souhait de la plupart des participants à la rencontre de Thiès dont le choix d’abriter l’entame de la dissémination régionale des rapports Itie se justifie par sa position de première région minière du Sénégal en termes de contribution. A titre d’illustration, le président du Comité national Itie souligne que « les entreprises minières ont contribué à hauteur de 29 milliards de FCfa sur un total national de 118,1 milliards de FCfa en 2015 et 40 milliards de FCfa sur un total de 116,8 milliards en 2016.

L’adjoint au gouverneur de Thiès chargé des affaires administratives, Mbassa Séne qui a ouvert les travaux, a affirmé que le choix de la région de Thiès d’abriter la première rencontre de dissémination des rapports 2015 et 2016 de l’Itie se justifie car la région abrite le site du plus grand projet minier opéré par la société Grande Cote Opérations (GCO) en production depuis avril 2014, deux grandes mines de phosphates à Taïba et à Lam-Lam et deux cimenteries.

Mohamadou SAGNE

La Fondation turque Marif a signé, il y a une semaine, un accord de siège avec le gouvernement du Sénégal. Mais, selon le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, « la signature d’un accord de siège entre l’Etat du Sénégal et la Fondation Marif n’a rien à voir avec les établissements Yavuz Selim. La Fondation Marif a décidé d’avoir des activités au Sénégal dont celles d’enseignement. Tout comme un autre groupe d’une fondation ou d’association qui vient développer des activités d’enseignement au Sénégal, notre pays autorise à la fondation Marif à avoir ses activités ».

Pour lui, aucune décision n’a pas été prise par le gouvernement du Sénégal de transférer les écoles Yavuz Selim à la Fondation Marif. « Cette fondation a maintenant le cadre légal et règlementaire pour pouvoir mener ses activités d’enseignement au Sénégal. Ce qui préoccupait le plus, c’est la continuité des enseignements et apprentissages des élèves. Il ne nous est pas revenu, par l’association des parents d’élèves de Yavuz Selim, des élèves qui ne continuent pas leur scolarité », a informé le ministre.

O. NDIAYE

La société Proplast industrie a procédé, le 15 novembre 2017, au lancement du « Social plastic Recuplast » dont l’objectif majeur est de constituer une solution transformatrice du péril de la pollution plastique en une nouvelle opportunité.

Proplast industrie a profité de la Journée mondiale du recyclage pour procéder au lancement du « Social plastic label Recuplast ». Avec ce label, Recuplast, qui est un réseau évoluant dans la récupération des déchets plastiques, veut parvenir à un « Sénégal sans déchets ». Le constat fait par le directeur général de Proplast, Macoumba Diagne, est que partout au Sénégal, les déchets plastiques jonchent le sol. On les retrouve dans les rues et places publiques. Une situation qui, dit-il, « fait honte « à notre pays.

Pour contrecarrer la prolifération des déchets plastiques qui ont un impact négatif sur l’environnement, le tourisme e l’élevage, M. Diagne veut, à travers « Social plastic label Recuplast », absorber tous les déchets utilisés au Sénégal. Recuplast apporte ainsi sa contribution en proposant une solution dans une logique d’économie circulaire qui consiste à collecter les déchets plastiques, à les recycler et à vendre les produits finis.

D’après M. Diagne, 190.000 tonnes de déchets plastiques toute nature sont produits chaque jour au Sénégal. Rien qu’à Dakar, il dénombre une collecte journalière de 180.000 tonnes de déchets de toute nature. Concernant les sachets plastiques, 5 millions sont distribués tous les jours dans le pays. Avec les 240 points de récupération de déchets plastiques que le « Social plastic label Recuplast » compte installé à travers le Sénégal, tous ces déchets utilisés peuvent être recyclés. Ces boutiques « Recuplast » achètent les déchets produits par les ménages pour fabriquer des poubelles, des pelles, des bassines, des tabourets… qu’ils vont les revendre.

3.653 tonnes de déchets plastiques récupérés depuis 2010
« On communique désormais sur Recuplast en tant que «Social plastic label» parce qu’il matérialise toute la filière de la collecte jusqu’à la distribution du produit fini. Vous consommez votre produit, vous venez dans un point Recuplast, on vous achète ça et après on vous revend un produit Recuplast recyclé. Ainsi, l’Etat ne va plus voir des déchets dans la rue », explique Macoumba Diagne. Le directeur de Proplast invite les populations à se rapprocher des points de récupération des déchets plastiques pour vendre leurs produits désuets.

M. Diagne informe que Proplast a acheté, depuis 2010, plus de 3.653 tonnes de déchets plastiques pour un montant de plus de 300 millions de FCfa versés directement à la population. Mieux, ajoute-t-il, le réseau de récupération « Recuplast » a permis de créer 243 emplois directs et des milliers d’emplois indirects. Aujourd’hui que « Recuplast » veut se constituer en un label, son objectif est de « réduire, voire éliminer, la prolifération des déchets plastiques dans les rues, les places publiques de nos villes et lutter contre le chômage des jeunes ». Recuplast est soutenu dans son combat contre les déchets plastiques par la Sonatel. La Société nationale de téléphonie a été représentée à la cérémonie de lancement du « Social plastic label Recuplast » par le directeur délégué chargé des relations extérieures, Mohamed Ndao. Ce dernier n’a pas manqué de dénoncer la prolifération des déchets plastiques à l’entrée de nos villes et villages. Ainsi, il révèle que la Sonatel va bientôt signer un partenariat avec Proplast Industrie pour l’aider à implanter le maximum de kiosques « Recuplast » à travers le pays.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Les Etats-Unis d’Amérique vont appuyer notre pays dans la formation de ses forces de défense et de sécurité. A ce titre, une enveloppe de plus de 300 millions de FCfa sera consacrée au perfectionnement des troupes engagées dans les théâtres extérieurs pour les trois prochaines années.

Démarrée au début des années 1960, la coopération entre les Etats-Unis d’Amérique et le Sénégal se porte bien. Une constante rappelée à la faveur de la tournée au centre du pays (Kaolack et Kaffrine) de son excellence Tulinabo S. Mushigi, le plénipotentiaire de la première puissance économique du monde dans notre pays. Venu s’enquérir de l’impact des projets de développement financés sur des fonds publics américains dans cette zone, le nouvel ambassadeur sur place depuis près de 3 mois a visité l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (Ensoa). Une occasion pour le diplomate de souligner l’importance qu’occupent les questions sécuritaires pour son pays. « La politique des Etats-Unis d’Amérique repose sur trois socles, le premier c’est la sécurité, le second le développement économique et le troisième la bonne gouvernance.

Dans notre coopération internationale, ces trois secteurs sont prioritaires dans nos interventions. C’est ainsi que pour le cas du Sénégal qui a déployé plus de 3.700 éléments des forces de défense et de sécurité, nous avons prévu 500.000 dollars Us pour renforcer leur formation au cours des trois prochaines années », a informé le Dr Mushigi, en marge d’une rencontre avec les bénéficiaires du Projet des services et entreprises du mil (Psem) dans la région de Kaolack. Une initiative de 8 milliards de FCfa financée par le département de l’agriculture de ce pays et qui va mobiliser près de 19.000 intervenants sur cette chaîne de valeur. Outre ces deux secteurs, l’éducation et la santé ne sont pas en reste dans cette coopération entre les deux pays. Pour le premier, l’ambassadeur devra visiter, ce vendredi, l’école élémentaire Guédel Mbodj de l’inspection communale de Kaolack, partenaire du projet « Lecture pour Tous » soutenu à hauteur de 40 milliards de FCfa par son pays. En ce qui concerne la santé, les Etats-Unis ont contribué pour 13 millions de FCfa à la réhabilitation du centre néonatal du district de Kaolack.

Elimane FALL

 

ADDIS-ABEBA - Bâtir des partenariats avec des acteurs du monde de la justice, des forces de défense et de sécurité, des acteurs de la société civile… Mais aussi renforcer les journalistes et les organisations des médias. Ces chantiers devraient permettre de promouvoir la sécurité des journalistes et de mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes en Afrique. Les conclusions d’hier, entre professionnels de l’information et l’Unesco, devront être soumises et renforcées par la rencontre d’aujourd’hui, à Addis-Abeba, portant sur le développement des médias africains, entre l’Union africaine, les Nations unies et des responsables de médias africains.

La directrice du bureau de liaison avec l’Union africaine de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, les sciences et la culture (Unesco), Yumiko Yokozeki, a appelé, hier, à un « pluripartisme » pour promouvoir la sécurité des journalistes et mettre fin à l’impunité des crimes en Afrique. S’exprimant devant un parterre de journalistes, membres de la Fédération africaine, elle a rappelé que 530 journalistes ont été tués en 2010. Les chiffres de son organisation de préciser que « 90 % de ces crimes sont impunis ». « Nous devons nous évertuer à diminuer ces chiffres d’horreur vu que l’information est le sang qui doit irriguer les sociétés démocratiques, mais surtout faire en sorte que le ratio de 8 % de ces crimes qui mènent à l’impunité soit revu à la hausse », a exhorté Mme Yokozeki.

Il est donc « primordial » de bâtir des partenariats avec d’autres organisations pour freiner les crimes, mais surtout les punir », selon la patronne du bureau de l’Unesco. Elle a indiqué que ces partenariats doivent être initiés, poursuivis et entretenus avec les acteurs de la justice, des forces de défense et de sécurité, pour la promotion de la justice et des droits humains. Le plaidoyer et la sensibilisation doivent être aussi vigoureux dans la troisième capitale diplomatique mondiale qu’est Addis-Abeba, siège de l’Union africaine. Une meilleure coordination des parties prenantes peut également aider à la diminution des crimes et à la fin de l’impunité. Tout comme il faudra, a-t-elle souhaité, la mise en place d’un « cadre réglementaire des médias pour promouvoir la liberté d’information, mais aussi un renforcement des organisations de journalistes qui n’ont toujours pas les moyens et capacités pour assurer la capacité des journalistes ». Elle a rassuré de la volonté de son organisation de poursuivre dans le sillage déjà tracé et de mettre la question de la sécurité des journalistes et de la fin de l’impunité au cœur de son action.

Les participants à la rencontre ont convenu de la nécessité de « renforcer la liberté d’expression et l’accès du public à l’information » qui passent d’abord par la sécurité des journalistes. Ces derniers sont très souvent exposés. Surtout en Afrique, selon le président de la Fédération des journalistes africains (Faj), Abdulwaheed Odusile. « Les journalistes sont souvent victimes d’attaques de personnes qui ont peur des médias et ne veulent pas que la vérité triomphe. Certains n’ont pas de motivation politique ou économique, mais leur volonté est d’empêcher les professionnels des médias d’enquêter sur d’éventuels commanditaires ou des acteurs étatiques. Le problème n’est pas qu’il y ait des crimes, mais l’impunité qui caractérise ces crimes », s’est désolé M. Odusile. Donnant l’exemple de la Somalie, qui « serait la pire au monde », il a indiqué que des « journalistes y sont tués simplement parce qu’ils sont journalistes ». Et que certains crimes restent encore, dans de nombreux pays, sans « auteur ni commanditaire ».

Mécanismes de solidarité entre journalistes
Les échanges ont révélé que « 93 % des journalistes tués ces 11 dernières années sont des journalistes locaux ». Pour Mehdi Benchalah, du bureau de l’Unesco de Paris qui est intervenu en vidéo-conférence, il est « impératif » de développer des mécanismes de « solidarité entre journalistes, comme le groupe WhatsApp des patrons de presse pakistanais, pour mettre la pression sur les commanditaires des crimes ».

Les membres de la Faj rejoignent, à partir d’aujourd’hui, la Commission économique de l’Afrique pour le « Dialogue de haut niveau sur les médias africains ». Les partenaires sont l’Union africaine, le Nepad, les Nations unies, l’Initiative des médias africains (Ami, constituée de propriétaires de médias africains)… Le thème de ces deux jours de rencontre porte sur le « Développement des médias africains et le renforcement des femmes pour le soutien à l’Agenda 2063 ».

De notre envoyé spécial, Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

 

Le Comité insulaire de Gorée et le label Small islands organisation (Smilo) ou « Petites îles durables » ont signé, hier, un contrat de coopération pour la promotion des îles durables. Cet accord fait suite à la cérémonie d’ouverture de la deuxième Conférence internationale des Petites îles pionnières du développement durable qui se déroule actuellement dans l’île mémoire.

L’île de Gorée abrite, depuis hier, la deuxième Conférence internationale des Petites îles pionnières du développement durable. Cette rencontre, qui prend fin le 17 novembre prochain, se tient pour la première fois en terre africaine. Small islands organisation (Smilo) ou « Petites îles durables » regroupe les îles du monde qui ont la particularité d’être petites (pas plus de 150 km2), sont confrontées à des difficultés liées à l’enclavement et ont une population réduite.

D’ailleurs, pour être membre, il ne faut pas être relié au continent ni par un pont ni par un quelconque moyen de rattachement. Dix-huit petites îles ont été sélectionnées du fait de leur spécificité. « Cette conférence permettra non seulement de signer les actes d’adhésion, mais aussi de définir les règles de fonctionnement. La création de cette initiative et de ce Réseau des petites îles durables permettra d’acquérir des fonds.

Pour le début, des financements compris entre 5.000 et 50.000 euros permettront à ces îles de régler un certain nombre de problèmes auxquels elles sont confrontées et accéder au label Smilo qui sera décerné au terme d’un processus », a expliqué le maire de Gorée, Me Augustin Senghor.
Selon lui, une fois ce label accordé, des financements plus importants suivront. Et ceux-ci permettront à ces communautés insulaires de pouvoir se prendre en charge en dehors des financements de l’Etat.

Pour sa part, Dr Henry Mathieu Lô, conseiller technique n°1 du ministère de l’Environnement et du Développement durable, a souligné que la zone côtière du Sénégal, longue de 700 km, abrite de nombreuses villes, telles que Saint-Louis, Gorée, les îles du Saloum et de la Casamance, qui accroissent sa vulnérabilité. « C’est dire que la tenue de cette conférence arrive à point nommé au regard des difficultés que rencontrent nos pays pour gérer, de façon rationnelle, ces espaces littoraux, notamment insulaires, et dont la contribution à l’économie nationale n’est plus à démontrer », a-t-il précisé.

Dr Lô a ajouté qu’à travers cette rencontre internationale Smilo et le Conservatoire du littoral français montrent que le mécanisme est maintenant bien en place et que chaque pays et chaque acteur doit dorénavant jouer sa partition pour que les ambitions se réalisent au grand bénéfice des populations et des communautés insulaires en particulier.

Selon le conseiller technique, il n’est point besoin de rappeler que, dans un contexte de changement climatique et de littoralisation des activités économiques, le suivi au quotidien de l’évolution des territoires insulaires s’impose comme une nécessité pour prévenir les risques et protéger les populations et leurs biens contre les conséquences négatives de l’avancée de la mer. « La création de ce programme Smilo s’inscrit dans cette dynamique et répond au besoin de doter nos pays d’un outil efficace pour atténuer la vulnérabilité des communautés insulaires et jeter les bases d’une coopération au sein du Réseau des îles en matière de gestion durable des espaces littoraux et leurs ressources », a soutenu l’enseignement-chercheur.

Une association avec une longue histoire
« Smilo est une jeune association avec une longue histoire », a dit Maxime Prodromidès, son président. A l’en croire, elle a été créée par des gens qui appartiennent au Conservatoire du littoral français qui travaillent, depuis 20 ans, sur des îles, prioritairement sur de petites îles. « Nous avons créé sur cette base humaine d’expériences internationales sur des petites villes une association qui porte un label qui s’appelle îles durables », a-t-il fait savoir.

Ndiol Maka SECK

L’armée zimbabwéenne, en plaçant hier en résidence surveillée le président Robert Mugabe et déployé ses troupes dans la capitale Harare, a effectué un coup d’Etat qui ne dit pas son nom.  Elle a réussi à prendre la situation politique en main, après plusieurs jours d’un bras de fer provoqué par le limogeage du vice-président Emmerson Mnangagwa et la mise en orbite de Grace Mugabe, lépouse du président.

C’est, sans doute, la meilleure façon de remettre sur les rails ce pays qui fut à son accession à l’indépendance, en 1980, l’un des pays les plus prospères du continent africain malgré une longue guerre de libération contre le régime raciste du Premier ministre Ian Smith.

La Zanu-Front patriotique de Robert Mugabe a réussi à remporter l’élection du collège électoral devant ses rivaux de la Zapu de Joshua Nkomo et de l’Uanc de Abel Muzorewa, et a mené une intelligente politique de réconciliation, au nom de l’unité du pays.  Il a fait de ses « ennemis » des « amis », en laissant le sinistre dirigeant raciste Ian Smith résider au pays et en offrant des postes ministériels clés à des Blancs. En une dizaine d’années, il a fait progresser le pays à pas de géant, construisant écoles, centres de santé et nouveaux logements pour la majorité noire maintenue à l’écart de tout progrès, des siècles durant.

Dès 1982, Il accuse les Occidentaux, notamment les Anglais, de n’avoir pas tenu les promesses faites dans les accords de Lancaster House. Le régime change de cap subitement et le héros de l’indépendance se transforme en un véritable despote à la main lourde contre ses opposants.

Il envoie l’armée en répression dans la province « dissidente » du Matabeleland au sud-ouest, terre des Ndebele et de son ancien allié pendant la guerre, Joshua Nkomo. Près de 20.000 personnes ont été tuées, selon des observateurs.

Il faudra attendre les années 2000 pour que ses abus contre l’opposition, ses fraudes électorales et surtout sa violente réforme agraire ne mobilise l’opinion. Sous prétexte que l’Angleterre n’a pas respecté les accords de Lancaster House, particulièrement dans le domaine des réformes agraires, Robert Mugabe décide d’exproprier des milliers de fermiers blancs qui détiennent l’essentiel des terres fertiles du pays pour les remettre à des ex-guérilleros sans la moindre expérience en agriculture, pour calmer leur ardeur extrémiste.

La conséquence immédiate est que la production agricole, l’une des plus prospères de l’Afrique, chute et engendre dans son sillage une ruine financière que le président Mugabe met sur le compte de l’Occident qui lui fait la guerre.

Multipliant les maladresses politiques, ses adversaires le soupçonnent d’être tombé sous la coupe de sa deuxième épouse, Grace, une ancienne secrétaire devenue de plus en plus ambitieuse et qui s’invite dans la course à sa succession. Elle obtient de son mari la tête de la vice-présidente, Joyce Mujuru en 2014, puis celle du vice-président Emmerson Mnangagwa il y a quelques jours.

Malgré son grand âge et une santé fragile, Robert Mugabe a été investi par la Zanu-Pf pour briguer un nouveau mandat lors des élections de 2018 et avait, par défi, promis de fêter ses 100 ans au pouvoir. L’armée a eu le dernier mot en le mettant à l’abri des démons de son régime, après 37 ans de règne.

 

C’est le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères du Japon, Masahisa Sato qui a représenté son gouvernement lors du 4ème Forum sur la paix et la sécurité en Afrique. Dans son intervention, le ministre a renouvelé l’engagement de son pays à soutenir le continent pour plus de stabilité. Le Japon est un des grands contributeurs pour la tenue du Forum avec une participation à hauteur de 650 millions de FCfa.

« Nous vivons dans un monde où un grand nombre de personnes, d’entreprises, de biens et de capitaux se déplacent par-delà les frontières, et nul ne peut rester indifférent à la paix et à la sécurité en Afrique », a déclaré le représentant du Japon. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, le Japon a toujours contribué à ce forum depuis sa première édition en 2014.
Il a exprimé ses sincères condoléances aux peuples du Burkina Faso et de la Somalie, suite aux récentes attaques survenues sur leur territoire.

Il a rappelé que lors de la 6ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad VI) à Nairobi, au Kenya l’an dernier, les chefs d’État et de gouvernement ont identifié comme l’une des priorités : « la promotion de la stabilité sociale pour une prospérité partagée ». « Nous devons construire une société résiliente et des institutions qui assurent la sécurité humaine et ne laissent aucune place aux conflits, au terrorisme et à l’extrémisme violent », a-t-il souligné avec force. Au Soudan du Sud, le Japon a envoyé, pendant plus de cinq ans, jusqu’en mai dernier, une unité d’ingénieurs de la Force d’auto défense auprès de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss), a dit le diplomate. Au large des côtes de la Somalie et du Golfe d’Aden, le Japon déploie, depuis 2009, des destroyers et des avions, pour des opérations anti-piraterie, a-t-il expliqué. Depuis 2013, a-t-il précisé, le Japon a apporté une assistance financière d’environ 1,4 milliard de dollars américains en total, pour contribuer à la stabilité sociale dans la région du Sahel.

Selon lui, à travers ces mesures, le Japon soutient la réalisation « d’une Afrique paisible et stable », comme exprimée dans « l’Agenda 2063 » de l’Union africaine. Il a ajouté que plus de la moitié des sujets abordés au sein du Conseil de Sécurité de l’Onu sont étroitement liés à l’Afrique, alors que le Conseil ne compte aucun membre permanent africain. « Le Japon soutient sans réserve l’Agenda 2063 qui articule clairement qu’il faut remédier à cette injustice historique avant 2023 », a encore précisé le représentant nippon. A son avis, le thème principal du Forum est une « solution intégrée » à un large éventail de problèmes, y compris la migration, le changement climatique, les crises humanitaires et la cyber-sécurité. Cette approche à multiples facettes et centrée sur les populations en vue de la sécurité de l’Afrique est totalement conforme avec l’approche de la « sécurité humaine » que le Japon valorise, et qui met l’accent sur la protection et l’autonomisation de chaque individu, a-t-il constaté. Pour conclure, il espère que l’engagement commun pour la paix et la sécurité en Afrique sera renforcé encore davantage à travers le Forum de Dakar.

Synthèse El. H. A. THIAM

Les députés sont convoqués en séance plénière, vendredi 17 novembre 2017, à 9 heures, annonce un communiqué. L’ordre du jour porte sur l’élection des députés devant siéger au Parlement de la Commission économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao).

Patrick Youssef du Cicr a rapporté que la précarité des conditions de sécurité dans la région du Sahel éclipse une crise humanitaire majeure qui touche 12 millions de personnes dans cinq pays.

Les pays concernés sont, en clair, entre autres, la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad. Et le directeur adjoint du Cicr qui intervenait dans le forum international a fait comprendre que les problèmes de sécurité au Sahel captent toute l’attention, mais cela occulte une tragédie : celle des millions de familles qui ont faim et doivent lutter pour leur survie.  « Si nous ne soutenons pas la région sur le plan humanitaire et celui du développement, il y aura de graves conséquences, notamment davantage de déplacements. Et beaucoup de ces zones constituent déjà des terreaux fertiles pour la radicalisation et l’extrémisme », a averti Patrick Youssef. Le Cicr est d’avis que les conflits en cours dans les régions du Lac Tchad et du Mali, combinés aux activités transfrontalières des groupes armés, font payer un lourd tribut à la Mauritanie et au Burkina Faso. Aussi, à ces difficultés, viennent s’ajouter les changements climatiques, la pauvreté et les pénuries alimentaires, renseigne l’organisme qui indique, du reste, que trois quarts des 80 millions d’habitats de la région ont moins de 35 ans et que les possibilités d’emploi sont déjà rares alors que, selon les prévisions, la population devrait doubler d’ici à 30 ans. Tout compte fait, « les États doivent agir maintenant, avec l’appui de la communauté internationale, pour s’attaquer aux causes profondes et renforcer la résilience des populations locales », a complété Patrick Youssef.

Amadou DIOP et Oumar KANDE

En marge du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité, le général Cheikh Guèye, chef d’État major général des armées, revenant sur l’insécurité au Mali, a dit la solidarité du Sénégal pour ce pays frère. Pour le Cemga, d’ici à la fin de l’année, le Sénégal sera le plus grand contributeur de troupes dans les opérations de sécurisation en cours au Mali. Le Sénégal sera présent avec 2 forces de réaction rapide dans ce pays, « ce qui n’existe nulle part ailleurs ». Pour le Cemga du Sénégal, cela s’explique par le fait que le Sénégal et le Mali sont constitués par le même peuple, « avec un même drapeau et la même devise nationale». Confortant le Cemga, le Haut-commandant de la gendarmerie nationale, le général Meissa Niang, affirme que les unités de la gendarmerie rayonnent à Bamako et dans d’autres localités du Mali. Il révèle aussi que le Sénégal a encore déployé, dans ce pays, une unité de lutte antiterroriste à la demande de la Minusma.
 
Amadou DIOP et Oumar KANDE

Le président de la République, Macky Sall, va présider, vendredi, un forum sur le financement de la santé. En prélude à cette rencontre, un pré-forum a été ouvert hier à Dakar. Une occasion pour les acteurs de réfléchir sur la mobilisation des ressources, notamment celles domestiques, pour financer le secteur de la santé et permettre de garantir le droit de la santé à chaque Sénégalais.

Pour réussir le pari de la Couverture sanitaire universelle, le ministère de la Santé et de l’Action sociale et les Partenaires techniques et financiers (Ptf) vont mener un plaidoyer pour la remobilisation des ressources, en particulier celles domestiques. Ce forum national sur le financement de la santé sera présidé, vendredi, par le chef de l’Etat, Macky Sall, qui va porter ce plaidoyer.

En attendant, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a ouvert, hier, à Dakar, les travaux du pré-forum sur le financement de la santé. Abdoulaye Diouf Sarr a insisté sur l’importance du pré-forum qui permet aux deux groupes de travail de discuter sur la mobilisation des ressources et particulièrement celles domestiques. Il a rappelé que les ressources domestiques sont des financements mobilisés par les ménages sénégalais et le secteur privé. Ces deux partenaires peuvent beaucoup apporter au financement de la santé et permettre d’atteindre l’objectif de la Couverture sanitaire universelle.

En plus de ces partenaires et de l’Etat, il faut s’appuyer sur la mobilisation citoyenne par la mutualisation. Sur ce plan, le ministre a indiqué que l’Agence de la Couverture maladie universelle travaille pour aider les Sénégalais à s’inscrire massivement dans les mutuelles de santé. Abdoulaye Diouf Sarr a d’ailleurs prôné l’état d’esprit mutualiste qui, à son avis, doit être développé partout au Sénégal. « Au-delà de la population, de l’Etat et de ses partenaires, nous devons travailler sur la rationalisation des ressources financières existantes », a-t-il indiqué, invitant tous ses collaborateurs et partenaires à discuter de la gouvernance des structures de santé et de la gestion des ressources disponibles.

Identifier les actions pertinentes
Ce pré-forum permettra d’identifier des actions pertinentes devant conduire vers la mobilisation des parties prenantes en vue d’un financement accru et centré sur les priorités du Sénégal. Au cours de ces deux jours, les acteurs de la santé et les partenaires techniques et financiers aborderont la question de la mobilisation des ressources en ayant conscience que des progrès importants ont été réalisés ces cinq  dernières années. « Nous devons aussi garder à l’esprit que du côté de chaque acteur, il y a encore des efforts à réaliser pour améliorer l’efficacité et l’efficience dans l’utilisation des ressources du secteur de la santé », a souligné le ministre, convaincu qu’une nouvelle dynamique devra naître au lendemain du forum.

Le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) a salué l’organisation dudit forum. Selon lui, le Sénégal, en privilégiant la mobilisation des ressources domestiques comme source principale de la Couverture sanitaire universelle, assure ses partenaires de la crédibilité des programmes de son système de santé.

Quant au représentant de l’Union des élus locaux, Adama Diouf, il a donné des assurances que les collectivités locales continueront d’apporter leurs contributions au financement de la santé. « Nous avons participé au financement de la santé ces dernières années en y investissant 1,6 milliard de FCfa dans les structures de santé, notamment des centres et postes de santé », a-t-il fait savoir. M. Diouf a ajouté qu’en plus de cette contribution financière, des collectivités locales ont octroyé beaucoup d’ambulances. Elles mettent régulièrement des stocks de médicaments à la disposition des structures de santé. « Nous avons aussi enrôlé des populations dans la Couverture maladie universelle », a-t-il informé.

Adama Diouf a, en outre, promis au ministre de la Santé que les élus locaux respecteront leur engagement qui est de mettre à la disposition du secteur la ligne budgétaire destinée aux structures de santé pour les aider dans leur fonctionnement. Il a cependant suggéré à Abdoulaye Diouf Sarr de développer ce qu’il appelle le financement innovant pour aider les structures de santé à offrir aux populations des soins de qualité à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.

Eugène KALY

 

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