A LA UNE (2384)

Les hommages à Médoune Diallo, une grande voix de l'afro-salsa sénégalaise, se sont succédé tout le week-end. Le chanteur s'est éteint, le 10 février, à Dakar, à l'âge de 69 ans.

C'était un pilier du célèbre Orchestra Baobab, un collectif dans les années 70/80, puis du groupe Africando. Médoune Diallo, c'est une voix qui a marqué sa génération mais aussi celles ayant suivi comme le chanteur de salsa Bass Sarr qui a rejoint plus tard le collectif Africando.

Il parle d'un « grand- frère » ou encore d'un « père ». « Comme pratiquement tous les jeunes chanteurs sénégalais, on a grandi avec les chansons de Médoune. Des tubes vraiment extraordinaires que tout le monde connaît... » Et il fredonne.   « Il avait la voix magique... », rappelle Bass Sarr qui évoque les morceaux « Oh Baobab » et « Autorail »… un morceau qui l'avait beaucoup ému.

Médoune Diallo quitte l’Orchestra Baobab en 1985, mais tout en douceur, raconte Thierno Kouyaté, saxophoniste du groupe. « Lui, il est parti de son côté, mais l’histoire a montré qu'on était tout le temps ensemble».

Source : rfi.fr

 

Le ministre des Sports et la secrétaire générale de la Fifa ont coupé hier le ruban du siège de l’instance internationale du football mondial sis à Keur Gorgui. Pour Matar Bâ, l’ouverture de ce bureau à Dakar constitue un tournant important pour notre football, mais aussi du football africain en général. Ce bureau est dirigé par El Hadj Wack Diop qui représentera la Fifa dans 24 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

En plus d’apporter son aide stratégique aux associations membres, ce bureau coordonnera toutes les activités de la Fifa dans la zone et les aidera dans l’exécution de leurs projets. Le ministre a magnifié le choix porté sur le Sénégal.

«Les candidatures étaient nombreuses pour abriter ce bureau, mais l’honneur est revenu au Sénégal. Notre pays s’honore d’accueillir ce bureau de la Fifa. C’est pourquoi le chef de l’État, Macky Sall, nous avait instruits de faire tout pour mettre à la disposition de la Fifa des locaux leur permettant de pouvoir faire correctement leur travail administratif et de formation à partir de Dakar pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre », a fait savoir Matar Bâ.

«L’ouverture de ce bureau coïncide avec notre qualification. L’un dans l’autre, ce sont des ingrédients qui nous permettent d’aller vite et de faire mieux pour l’intérêt de notre pays», a indiqué le ministre des Sports, qui a reçu une mention spéciale de la part de la secrétaire générale de la Fifa pour tous les efforts consentis pour le développement du football et du sport en général.

Sans l’engagement et la détermination de Matar Bâ, a indiqué Mme Fatouma Samoura, la Fifa aurait pu attendre des mois encore avant d’avoir ce bureau. Elle a également remercié le président de la Fédération sénégalaise de football pour le rôle essentiel qu’il a joué, avec le sélectionneur national, dans la qualification de l’équipe aux phases finales de la Coupe du monde.

S. O. FALL

«C’est une nouvelle étape dans la marche du football sénégalais vers un nouveau rayonnement qui fait qu’on est en train de faire de bonnes choses sur le terrain et qu’au niveau administratif, il y a aussi des progrès. Aujourd’hui, le fait que la secrétaire générale soit sénégalaise, que notre pays soit qualifié pour la Coupe du monde, que notre fédération soit maintenant représentée au comité exécutif, et de voir le bureau régional qui occupe les deux tiers des bureaux de développement de la Fifa implantée ici à Dakar, est une avancée importante. Ça doit nous encourager à redoubler d’efforts. On doit remercier la Fifa et aussi nos autorités qui ont tout fait pour que la Fifa se sente bien chez elle. La balle est dans notre camp pour qu’on fasse le travail pour continuer à valoriser l’image de notre football à la Fifa, mais aussi que les pays qui vont venir ici pour les activités de la Fifa puissent trouver le Sénégal dans sa splendeur en tant que terre d’hospitalité, mais aussi en tant que terre de compétence ».

S. O. F.

 

Pour sa part, Mme Fatouma Samoura a indiqué que ce bureau régional permettra à la Fifa de réaliser ses objectifs de développement en Afrique de l’Ouest et du Centre. «En acceptant d’abriter le siège du bureau régional et en mettant à disposition et à titre gracieux le siège, le Sénégal pose un acte fort qui fait la fierté de toute la famille du football», a indiqué la secrétaire générale de la Fifa. Ce geste est, selon elle, apprécié à sa juste valeur par la Fifa qui en fera un bon usage. «Avec ce bureau, Dakar deviendra un centre névralgique de développement du football dans la région et ensemble nous allons écrire une nouvelle page et un nouveau chapitre de l’histoire du football africain», a-t-elle soutenu en remerciant le gouvernement du Sénégal pour le soutien indéfectible qu’il a toujours manifesté à la Fifa dans la réalisation de sa mission. De même, a-t-elle relevé, cette collaboration entre la Fifa et les acteurs régionaux du football contribuera à l’éclosion de nouveaux talents qui viendront grossir les rangs des illustres footballeurs dont dispose cette région.

Dans le cadre de sa vision Fifa 2.0, a laissé entendre Mme Fatouma Samoura, l’instance mondiale a résolument pris l’option de remettre le football au centre des décisions. Et l’ouverture de ce bureau régional, en même que neuf autres bureaux dans neuf pays différents, constitue, à son avis, un symbole de l’engagement de la Fifa à renforcer le dialogue avec les associations membres aux fins de développer le football à tous les niveaux. «Les bureaux régionaux de la Fifa ont pour mission principale de coordonner toutes les activités de développement de la Fifa dans nos associations respectives, d’aider les associations membres à mettre au point leurs stratégies de développement et d’atteindre leurs objectifs, mais surtout de mettre en œuvre le programme Forward de la Fifa ; et ce travail est accompli en étroite collaboration avec les membres de l’administration que je dirige», a-t-elle précisé. Au cœur de cette approche, figure également la pérennité des projets et leur adéquation avec les besoins spécifiques de chaque pays de cette région.

S. O. FALL

 

 

 

A ce stade de la commercialisation de l’arachide, la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) a octroyé un financement de 20 milliards de FCfa aux opérateurs et industriels.

Le directeur général de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) a révélé, hier que sa structure a injecté près de 20 milliards de FCfa pour le financement de la campagne de commercialisation de l’arachide. Il s’exprimait lors de la cérémonie de réception de la certification Pci-Dss, décernée sous l’égide de Gim-Uemoa et Dataprotech. « Pour cette présente campagne, nous avons déjà injecté 8 milliards de FCfa pour les opérateurs et 12 milliards de FCfa pour les industriels. Ce qui fait un total de 20 milliards. Nous avons prévu d’injecter encore dans le système », a déclaré Malick Ndiaye, répondant à la question d’un journaliste sur le financement de la campagne de commercialisation de l’arachide. Il a indiqué qu’il compte trouver des solutions appropriées pour le paiement des opérateurs en faisant recours au digital.

Evoquant la certification de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal, M. Ndiaye soutient que c’est l’aboutissement d’un long processus.   «Pci-Dss est une norme importante pour nous. Depuis deux ans, nous y travaillons. Nous sommes la première banque dans l’espace Uemoa à l’obtenir», s’est-il félicité. «De par cette certification, la Cncas s’est dotée d’un important dispositif de 250 mesures regroupées en 12 exigences normatives internationales définies par les émetteurs internationaux dont Visa, Mastercard, UnionPay,  Pay pal, à l’effet de prémunir sa clientèle contre les risques de fraudes monétiques à travers», a ajouté Malick Ndiaye.

  Il soutient que cet important saut qualitatif, dans un environnement en évolution permanente, est de nature à renforcer la sécurité des données des clients titulaires de cartes en vue de leur permettre d’effectuer leurs transactions monétiques en toute sérénité. Blaise Ahouantchede, directeur général de Gim-Uemoa affirme que cette certification est le premier projet de mutualisation et d’accompagnement entre sa structure et les banques. Il estime que la sécurité concerne l’ensemble des acteurs : autorités, Gim-Uemoa, établissements bancaires. Il a rappelé que Gim-Uemoa a pour mission principale de garantir la sécurité de l’écosystème digital. Il a saisi cette occasion pour renouveler le soutien de Gim-Uemoa à la Cncas en invitant les responsables à plus de vigilance. «Cette certification est le garant de la confiance nécessaire à votre service. Il faut travailler pour la maintenir», a-t-il recommandé.  Soutenant que la Cncas connait parfaitement les enjeux sur la sécurité, M. Ahouantchede invite les autres banques à suivre ses pas.

Le directeur général de Gim-Uemoa se dit convaincu que toutes les banques doivent se faire certifier. Celles-ci, poursuit-il, doivent garantir aux consommateurs la sécurité des transactions.

Au nom de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef), Souleymane Soumaré a déclaré que la sécurité est fondamentale dans le système bancaire. «L’inclusion financière ne peut se faire sans la sécurité. C’est ce qu’a compris la Cncas. Il serait nécessaire que les autres banques de l’espace Uemoa puissent entrer dans ce sillage», a ajouté M. Soumaré.

Aliou KANDE

Pour le secrétaire général du Saes, Malick Fall, il y a des propositions et des choses qui restent à être définies. « Nous sommes dans un processus et avons entamé des discussions. Nous osons espérer qu’à la fin de processus, nous pouvons avoir des résultats qui nous permettront d’avoir une année universitaire apaisée », a-t-il avancé. D’après le Sg du Saes, tout dépendra de l’issue de ces discussions. « Nous allons continuer à affiner ce travail et aller vers un consensus. Nous avions un accord avec une retraite décente des enseignants, et nous allons tout faire pour tendre vers cet objectif », a précisé Malick Fall à l’issue de la rencontre.

O. NDIAYE

Le parcours du président libérien, George Weah est un exemple à suivre par la jeunesse africaine. C’est le point de vue du chef de l’Etat, Macky Sall, exprimé au cours de sa rencontre avec l’ancien ballon d’or, aujourd’hui à la tête de l’Exécutif libérien. Pour Macky Sall, George Weah est certes un homme qui a un succès planétaire, mais c’est surtout son humilité qui lui a permis d’avoir la confiance de ses compatriotes. « S’il n’avait pas cette qualité, il ne serait pas aujourd’hui élu président du Libéria. C’est un homme d’engagement et de volonté. Son propre parcours peut servir d’exemple à la jeunesse africaine », a souligné le chef de l’Etat. Macky Sall a souhaité, au nouveau président libérien, « la même réussite » à la tête de son pays que le succès qu’il avait durant sa carrière de footballeur.

M. NDONG

Birahima ne porte plus sa kalachnikov en bandoulière et ne vit plus « dans un camp limité par des crânes humains hissés sur des pieux et gardé par des enfants soldats ». Sans doute, fait-il partie de ceux qui ont démocratiquement porté au pouvoir le président Georges Opong Weah, jouant la partition du citoyen-électeur dans un pays en plein renouveau, ce que les hommes lui avaient refusé au cours des vingt dernières années, avec deux guerres civiles à la clé, 9 accords de paix et 13 cessez-le-feu, une force d’interposition de la Cedeao (Ecomog), une Mission spécifique des nations-unies, de nombreux massacres et atrocités, dont l’absurdité a été dénoncée par feu Ahmadou Kourouma en 2000 dans « Allah n’est pas obligé ».

Birahima n’est donc plus un enfant-soldat. Il sera sans doute parmi les acteurs d’un futur porté par un potentiel économique indéniable, encadré par des institutions fortes dans une démocratie que deux alternances au sommet de l’Etat ont consolidée.

Dans un contexte sous régional marqué par l’inclination de la Cedeao à maintenir la paix dans son espace et à y promouvoir la démocratie, l’engagement de la mission des nations-unies au Libéria (15.000 casques bleus) depuis 2003 a permis de dérouler une transition politique qui a débouché sur l’élection en janvier 2006, de Mme Ellen Johnson Sirleaf à la présidence de la République devant son adversaire au second tour, Georges Weah, premier africain ballon d’or européen, fondateur du Congrès pour le changement démocratique (Cdc).

L’ancien goleador du Milan Ac, du Psg et de l’As Monaco, qui était arrivé en tête au premier tour de sa première participation à une présidentielle, pouvait emprunter, lui aussi, la voie démocratique pour accéder à la magistrature suprême « sans marcher sur des cadavres ». Dans une bonne intelligence de la démocratie pluraliste, il accepte un deuxième échec en 2011 quand le ticket qu’il constituait avec Winston Tubman n’empêche pas à Mme Johnson Sirleaf (prix Nobel de la paix) d’obtenir un deuxième mandat même s’il est élu sénateur en 2014. Il attendra son heure qui a sonné le 22 janvier dernier. L’heure des choix ; l’heure de la prise de responsabilités.

Comme il l’a répété hier lors de la conférence de presse conjointe qu’il a animée à Dakar avec son hôte et mentor, le président Macky Sall, le Libéria est en droit d’attendre un soutien fort du Sénégal car les chantiers qui l’attendent sont immenses. Les indicateurs sociaux du Libéria inquiètent les économistes mais son potentiel minier et agricole attire les investisseurs. Le système sanitaire, l’Education, les infrastructures, le management public, la lutte contre la corruption, la formation des forces de défense et de sécurité, sont autant de défis à relever pour le jeune chef d’Etat (52 ans).

Dans l’opposition (période qui lui a permis d’obtenir un master en gestion aux Usa), comme aux premières heures de son pouvoir à la tête du Libéria, il n’a jamais caché son attraction pour le leadership du président Macky Sall et toujours obtenu une oreille attentive de Dakar. Reste à impulser une coopération économique qui dispose, avec les différents programmes de développement articulés autour du Plan Sénégal émergent, d’exemples initiatives probantes de construction d’un avenir radieux pour le plus grand nombre.  Le pays dispose d’innombrables ressources naturelles, du diamant aux palmiers à huile, en passant par le bois, l’hévéa, du café, du cacao et du fer devenu le premier poste d’exportation du pays en 2014. L’appel aux investisseurs qu’il vient de réitérer augure d’intéressantes perspectives de coopération économique entre nos deux pays.

Par Samboudian KAMARA

La réunion annuelle des directeurs du Bureau international du travail (Bit) de la région Afrique s’est ouverte à Dakar hier. Les participants à ce conclave de quatre jours vont travailler à définir les mécanismes performants de gouvernance pour promouvoir le travail décent.

« Nous réalisons, tous, que le mandat de l’Organisation internationale du travail (Oit) est plus que jamais actuel dans ce monde gros de transformations. Un monde dans lequel l’Afrique cherche à résoudre des équations complexes posées par le chômage persistant de ses jeunes (…) », a dit le ministre sénégalais du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions. Selon Samba Sy, parmi ces écueils qui guettent notre continent, on peut citer « la migration d’une partie de ses populations débouchant souvent sur de terribles désillusions, l’exclusion de plusieurs millions de ses travailleurs de l’économie formelle et de la protection sociale, avec l’émergence de formes atypiques de travail ».

Fort heureusement, a-t-il ajouté, les stratégies sans cesse développées par notre organisation commune, dont les louables initiatives du directeur général du Bit pour le centenaire, nous rassurent quant à notre capacité d’anticiper sur le changement et de contribuer à réaliser le futur que nous voulons ». S’adressant aux directeurs du Bureau international du travail de la région Afrique, Samba Sy leur a demandé de mesurer les progrès accomplis sur le continent et de consolider la culture du résultat, à l’aune des questions cruciales des jeunes, de la protection sociale et du dialogue social. Il s’est dit « convaincu que l’expertise de l’Afrique dans sa diversité parviendra à définir des mécanismes performants de gouvernance, de programmation et d’évaluation, porteurs de réelles perspectives pour la promotion du travail décent dans notre continent.

Pour sa part, le directeur du Bit à Dakar, François Murangira, a fait savoir qu’il s’agit de donner « un bon emploi aux jeunes, différent de ce que nous voyons au marché Sandaga ». Selon lui, l’emploi décent permet un accès à la santé et à un revenu minimum. « Cette rencontre est donc le moment idéal pour planifier nos actions au niveau interne et répondre aux besoins », a souligné François Murangira, qui a invité à « prêter une oreille attentive aux populations et aux gouvernants ». Rappelons que le Bit, première institution spécialisée des Nations Unies chargée de la gouvernance sociale internationale, a été créé en 1919.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans un portrait publié  dans « Le Soleil » du 01 octobre 2013, nous avions parlé de Jacob Zuma comme « Un homme de combat(s) ». Tant celui  qui est devenu le troisième président de l’Afrique du Sud post-Apartheid, a montré son ardeur et sa vigueur  à l’épreuve des combats qui ont marqué sa vie. Mais aujourd’hui, il a perdu un combat important dans sa vie politique, de sa vie tout court. Jacob Zuma quitte ainsi le pouvoir  de la même manière que  son prédécesseur Thabo Mbeki.  Une ironie du sort. Une ironie de l’histoire politique, d’un pays qui a une histoire particulière. L’actuel président avait usé des mêmes méthodes avec certains caciques de l’Anc qui, aujourd’hui, ont réussi à avoir sa peau.  Comme quoi cette vieille maxime romaine disant que celui qui se sert de l’épée périra par l’épée,  est aussi valable en démocratie. Jacob Zuma, un homme au parcours académique limité, a pu compenser cela par sa carapace de grand combattant.

Combattant de la période d’Apartheid. Ce qui lui a valu de longs séjours en prison en même temps que le père de la Nation Arc-en-ciel, Nelson Mandela. Une vie de combat(s) qui a aussi fait qu’il jouissait d’une grande estime au sein de tous les cercles dirigeants de l’African national congress (Anc), qui ont tous joué un rôle de bouclier quand des accusations étaient portées sur lui en 2007.

Thabo Mbeki, son prédécesseur au pouvoir était accusé de vouloir lui barrer la route. Avec son tempérament de guerrier zoulou, soutenu par sa garde prétorienne de l’époque, composée de ses traditionnels soutiens,  Jacob Zuma est venu à bout de tous les écueils dressés contre lui pour l’empêcher d’arriver au pouvoir. Même après l’Apartheid, l’homme gardait ainsi son flegme combattif hérité sans doute à son appartenance zoulou.  Une ethnie connue pour sa tradition guerrière. Tout cela, c’était hier. Aujourd’hui, une autre réalité a fait face à Jacob Zuma. La réalité du pouvoir. De sa conquête à sa perte. Ses amis d’hier, devenus ses ennemis d’aujourd’hui, ont ainsi compris toute sa tactique de combat et l’ont  mené à l’échafaud, malgré ses quelque sursauts d’orgueil.

Jacob Zuma qui a ainsi épuisé toutes ses cartouches, a vu ses lignes de défense tombées une par une. Sa tentative de contrôle de l’Anc avec la candidature de son ex-femme, n’a pas prospéré et il s’est mis à dos beaucoup de ses anciens alliés comme Julius Maléma, l’ancien  leader des jeunes de l’Anc.  

Aujourd’hui, contraint de démissionner par  les cercles dirigeants de l’Anc, comme ils en avaient fait avec Thabo Mbeki en 2008, Zuma a eu une sortie peu honorable au vu de son parcours de combattant. Une triste fin à peu près comparable à celle de son allié Robert Mugabe. Cette sortie de scène de Jacob Zuma, comme  elle a été  actée par  l’Anc, n’est  qu’un épisode de plus du théâtre que joue ce parti depuis le départ de Mandela du pouvoir. A l’avant-garde de la lutte contre l’Apartheid qui a dominé l’Afrique du Sud pendant des années, l’Anc n’a pas pu réussir sa transition de mouvement de lutte en parti au pouvoir. Un vice très africain pour ces nombreux mouvements de libération du continent qui, tant dans le fond que la forme, ont porté des idéaux de justice, de démocratie, d’équité.  Depuis la fin de l’Apartheid en 1994 et l’entrée de l’Afrique du Sud dans une vraie démocratie, l’Anc a été à la tête du pays gagnant ainsi toutes les élections organisées. Mais depuis quelques années, cette suprématie politique s’effrite d’élection en élection avec en corolaire, une gestion catastrophique des affaires publiques.

Jacob Zuma étant accusé d’avoir contribué à décrédibiliser l’Anc aux yeux des Sud-africains par ses choix de mauvaise gouvernance. La séquence de la réfection de la villa sur des deniers publics, ses collusions avec des milieux d’affaires louches, ont ainsi causé la défection de beaucoup de soutiens naturels du parti de Nelson Mandela. Même si, sur le plan international, il a réussi à maintenir la position de leadership de la nation Arc-en-ciel, qui est membre  des pays émergents  du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, South Africa),  à l’interne, Zuma n’a pas pu endiguer  la pauvreté et le sous-emploi des jeunes noirs qui sont toujours grandissants dans les townships. Aujourd’hui, loin d’un bilan économique à la hauteur des attentes, l’Anc s’était englué dans des crises politiques à répétition, scandales économiques à profusion. Le  parti de Mandela n’a offert, dernièrement  au monde qu’une image de luttes de clans digne du scénario de la saga cinématographique « Le Parrain ». Des héritiers qui, entre haine, lutte de pouvoir en coulisses, se donnent en spectacle au moment où l’Afrique du Sud a besoin d’une grande maturité de la classe politique. 

Ce pays, comme un grand corps malade, est ainsi souvent victime de crises politiques épileptiques. On espère que celle-ci sera la dernière pour lui permettre de jouer son vrai rôle en Afrique. Un rôle de leader économique et politique…

Par Oumar NDIAYE

Le très controversé président sud-africain, Jacob Zuma, a annoncé, mercredi, soir sa démission «avec effet immédiat», se pliant aux ordres de son parti, le Congrès national africain (Anc).

«J’ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la direction de mon organisation», a déclaré M. Zuma lors d’une allocution retransmise en direct à la télévision.

«Je dois accepter que mon parti et mes compatriotes veulent me renvoyer», a-t-il ajouté, assurant avoir «toujours été un membre discipliné de l’Anc».

Après des semaines de tractations et de réunions, le parti au pouvoir avait exigé, mardi, la démission du président Zuma, empêtré dans des scandales de corruption.

Faute d’une réponse de sa part, le parti avait décidé, mercredi, à la mi-journée, de le forcer à quitter le pouvoir, en annonçant le vote, dès jeudi, d’une motion de défiance dont l’issue ne faisait aucun doute.

«J’ai été contraint de démissionner en raison de la motion de défiance», a expliqué le président lors de son allocution.

Le pouvoir de Jacob Zuma a commencé à vaciller depuis l’élection, en décembre, à la tête de l’Anc du vice-président Cyril Ramaphosa, qui avait axé sa campagne sur la lutte contre la corruption.

Ce dernier était déterminé à pousser au plus vite vers la sortie le président Zuma, devenu trop encombrant en vue des élections générales de 2019.

Conformément à la Constitution,  Cyril Ramaphosa est devenu le président de la République par intérim dès la démission de Jacob Zuma. Le parlement doit encore, dans les trente jours, l’élire formellement à ce poste. L’élection devrait être organisée d’ici à vendredi.

Afp

 

En 2017, l’arraisonnement de dix-neuf navires dont 11 sénégalais et 8 étrangers ont rapporté 4 milliards de FCfa au Trésor public au titre des amendes.

Quel est l’intérêt d’utiliser les Tics dans la gestion durable de la pêche ?
La Direction de la protection et de la surveillance des pêches a divers moyens pour le suivi et le contrôle de l’activité de pêche dans les eaux sénégalaises. En dehors des moyens et équipements matériels comme les navires et les avions, nous disposons aussi de moyens satellitaires qui nous permettent de suivre l’activité de pêche. L’intérêt des Tics dans la gestion des pêches, c’est d’abord qu’elles permettent de mieux prendre en charge un certain nombre de problèmes. Il s’agit, entre autres, du suivi des navires de pêche, de la collecte de données statistiques, de leur analyse pour permettre une meilleure prise de décision par les autorités. On ne peut pas être à l’écart de ce qui se fait de mieux dans les Tics pour la bonne et simple raison qu’on est dans un monde globalisé où les informations sont partagées entre toutes les agences s’occupant de la surveillance des pêche et il est important que le Sénégal se mette à niveau pour jouer un rôle dans ce concert des nations.

Peut-on dire que l’utilisation des Tics était un chaînon manquant dans votre dispositif de surveillance des pêches ?
Non, on ne peut pas dire que c’est un chaînon manquant. Il y a beaucoup de choses qui se font au Sénégal dans le domaine des Tics et l’intérêt de cet atelier est de voir comment mettre en commun l’ensemble de l’existant dans les différentes structures du département de la Pêche et de l’économie maritime pour essayer de mettre en commun ces données, harmoniser notre système de collecte et d’analyse de données pour améliorer les prises de décision de nos autorités.

Quel est le bilan de vos interventions en 2017 ?
En 2017, 19 navires dont 11 sénégalais et 8 étrangers de nationalité chinoise ont été arraisonnés dans les eaux sénégalaises et la totalité des amendes recouvrées est de 4 milliards de FCfa. Les navires sénégalais ont été arraisonnés pour divers motifs. Cela va de pêche en zone interdite, l’utilisation d’engins de pêche prohibés ou non conformes à la législation. En ce qui concerne les navires chinois, ils ont été arraisonnés pour pêche sans autorisation. Pour les pirogues artisanales, nous en avons inspectées 1.273 et en avons arraisonnées 105. Pour les inspections à quai, c’est-à-dire au débarquement, nous en avons faites 1.056 sur des pirogues et navires nationaux et 585 sur des navires étrangers.

En termes logistiques, quels sont les moyens dont vous disposez pour la surveillance et le contrôle de la pêche ?
Les moyens sont divers. Nous disposons déjà d’une législation qui est un moyen juridique important. On a un Code de la pêche adopté en 2015 et qui est assez contraignant et novateur en ce qui concerne les poids minimaux et les tailles minimales des espèces. Ce code a délimité les zones de pêche, a corsé les amendes et a apporté beaucoup de nouveautés. En plus de ce moyen législatif, on des moyens et équipements notamment des unités navales. La Direction de la protection et de la surveillance des pêches dispose de six unités navales, deux de 20 mètres et quatre de 12 mètres, en plus des moyens de la Marine nationale et de l’Armée de l’air. Nous avons un avion de patrouille mais qui est tombé en panne et nous avons l’ensemble des dispositifs satellitaires.

Un problème sérieux, c’est le conflit entre pêcheurs artisanaux et pêcheurs industriels. En termes de sécurité, qu’est-ce que la Dpsp fait pour éviter ces conflits ?
La pêche artisanale et la pêche industrielle se partagent les mêmes eaux et ciblent les mêmes espèces. La ressource est unique.

C’est donc normal qu’il y ait parfois conflit entre les deux camps. La Direction de la protection et de la surveillance des pêches est chargée, entre autres, de résoudre ces problèmes et souvent nous parvenons à trouver des solutions à l’amiable. Il convient, toutefois, de noter que l’essentiel de ces conflits est dû au manque de systèmes de géolocalisation des pirogues et de matérialisation des pirogues en mer. La majorité des pirogues au Sénégal n’ont pas malheureusement de réflecteur radar. Cela aurait permis aux navires de voir, sur leur radar, qu’il y a une embarcation ou un objet flottant en mer afin de les éviter. On y travaille d’autant plus que les réflecteurs radars peuvent se faire de manière artisanale. On réfléchit à mettre en place un projet de fabrication de réflecteurs radars avec des plaques en fer pour essayer d’en doter l’essentiel de la flotte sénégalaise pour régler le problème de visibilité des pirogues, surtout la nuit.

Propos recueillis par Elhadji Ibrahima THIAM

Ils seront vingt-huit arbitres internationaux sénégalais de football à officier cette année aux compétitions continentales et internationales. Ces derniers ont reçu leur badge Fifa hier, lors d’une cérémonie organisée au salon d’honneur Abdou Wahab Barka Bâ du stade Léopold Sédar Senghor.

Vingt-huit arbitres internationaux sénégalais de football ont reçu, hier, leurs badges Fifa 2018, à l’occasion d’une cérémonie présidée par Me Augustin Senghor. Par rapport à 2017, le quota octroyé cette année aux arbitres nationaux par l’instance dirigeante du foot mondial pour officier aux compétitions continentales et internationales a augmenté, soit 5 badges de plus pour Malang Diedhiou et ses collègues. « C’est la preuve que la Fifa n’est pas déçue ; sinon elle n’aurait pas augmenté le quota », s’est réjoui le président de la Fsf. Il pense que les 28 récipiendaires sont sur la bonne voie. « Malgré les critiques, les gens vous apprécient… Vous êtes une corporation qui a montré ses qualités ; un exemple à suivre », a-t-il ajouté.

Le président de la Fsf s’est dit conscient que notre football ne peut se développer sans un arbitrage de qualité. Il a, par ailleurs, exhorté les arbitres sénégalais « à s’adapter aux mutations de la modernité arbitrale ». Me Senghor a, dans la même lancée, émis son souhait de voir le règlement sur le statut de l’arbitre signé, au plus tard à l’occasion de la prochaine cérémonie de remise de badges Fifa. A l’en croire, c’est avec ce genre d’avancées qu’on pourra davantage contribuer au développement de l’arbitrage national ; en plus de créer de l’émulation. Augustin Senghor a mis à profit cette cérémonie pour annoncer le lancement d’ici à la semaine prochaine du championnat national de Futsal, afin de permettre notamment « aux acteurs de s’exercer et aux arbitres d’avoir de la matière ».

Parlant au nom des arbitres, Malang Diédhiou a exprimé sa gratitude aux doyens qui ont su hisser l’arbitrage sénégalais à un niveau très élevé. Il est revenu sur l’importance de cette cérémonie en soulignant toutefois que l’arbitrage est un exercice somme toute complexe. Par sa voix, les heureux récipiendaires ont exprimé leur reconnaissance aux autorités de tutelle, y compris l’ancien patron de la Commission centrale des arbitres, Badara Mamaya Sène, le ministre des Sports Matar Bâ et le président de la Fsf pour leur soutien indéfectible. Pour le président de la Commission centrale des arbitres Amadou François Guèye, cette cérémonie de remise des badges Fifa témoigne, une fois de plus, de l’intérêt que l’équipe dirigeante de la Fsf porte à l’arbitrage sénégalais. « Ces jeunes arbitres font la fierté du continent, du Sénégal et du monde entier », a-t-il magnifié ; ajoutant qu’ils sont sur la bonne voie tracée par leurs prédécesseurs.

Diégane SARR

Fin du suspense. Le Sénégal a trouvé des adversaires pour bien préparer le mondial. Les Lions profiteront des dates Fifa du mois de mars pour affronter respectivement l’Ouzbékistan et la Bosnie Herzégovine. L’information a été donnée hier par le président de la fédération, Me Augustin Senghor.

C’est officiel depuis hier. Le Sénégal a trouvé des adversaires pour sa préparation. La Fsf a arrêté les rencontres que vont disputer les Lions pour se jauger. Mais ceux qui s’attendaient à voir l’équipe d’Aliou Cissé affronter les cadors du football mondial devront encore prendre leur mal en patience. Pour les deux dates Fifa du mois de mars, le choix des fédéraux s’est porté sur deux équipes : l’Ouzbékistan qui ne s’est jamais qualifié à une phase finale et la Bosnie Herzégovine qui a disputé son unique mondial en 2014.

Ainsi, l’Ouzbékistan (77e équipe mondiale) sera le premier adversaire du Sénégal. Le match est prévu le 23 mars, au stade Mohamed V à Casablanca. Après ce match, a expliqué Me Senghor, l’équipe d’Aliou Cissé disputera un second match en France (lieu à confirmer) contre la Bosnie Herzégovine (38e équipe mondiale). « Beaucoup de Sénégalais auraient voulu qu’on joue le Brésil, l’Allemagne, mais on se prépare pour une Coupe du monde et on espère les rencontrer dans la compétition », a expliqué Me Senghor. De l’avis du président de la Fsf, le Sénégal n’a ni les moyens ni l’organisation d’équipes qui sont régulièrement à la Coupe du monde et qui ont des budgets colossaux qui leur permettent d’arrêter leurs matchs amicaux avant même de s’être qualifiés.

Entre mars et fin mai, l’équipe retournera au Sénégal pour démarrer sa préparation, avant de se rendre à Vittel. Aucun match n’est prévu à Dakar, a précisé le président de la fédération. « À Vittel, il y aura une préparation particulière qui débouchera sur un match contre le Luxembourg (84e équipe mondiale) au Luxembourg », a-t-il indiqué. L’adversaire, a laissé entendre Me Senghor, a été choisi par le coach lui-même. Un autre match est prévu le 8 juin contre la Croatie (15e équipe mondiale), un habitué du mondial qui partage sa poule avec le Brésil, la Suisse et le Costa Rica. Ce sera en Croatie. Ce match, selon Me Senghor a été déjà finalisé.

Toutefois, a fait savoir Me Senghor, la date du 12 juin a été laissée en stand-by pour la simple raison qu’Aliou Cissé voudrait jouer avec une équipe asiatique proche du Japon ou une équipe sud-américaine. « Nous avons des sollicitations d’équipes qui veulent affronter le Sénégal le 12 juin. Il y a l’Estonie qui s’est positionnée, mais on garde cette date en suspens, car on veut jouer avec un adversaire qui cadre avec le profil attendu par le coach », a assuré Augustin Senghor.

S. O. FALL

Le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Bâ, a déclaré que le Sénégal a atteint, en 2017, un taux de croissance, au moins,  de 7,1%. Il s’exprimait lors de l’adoption, d’une série de projets de lois dont le projet n°01/2018 portant loi de règlement 2016. Le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Bâ, a déclaré que le Sénégal a atteint, en 2017, un taux de croissance, au moins,  de 7,1%. Il s’exprimait lors de l’adoption, d’une série de projets de lois dont le projet n°01/2018 portant loi de règlement 2016. 

«2017 nous aura permis d’atteindre, en termes de croissance, au moins  7,1%. Dans les trois prochains jours, l’Ansd publiera officiellement  les performances du Sénégal», a dit le ministre de l’Economie et des Finances. Amadou Ba a dit que le Sénégal est au sein de l’Uemoa open-budget, C’est-à-dire le premier pays en termes de transparence. « Dès qu’on aura fini avec cette loi de règlement, elle sera mise en ligne», a-t-il dit. Tout au plus, «le souhait du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, sur demande du président de la République, est de vous présenter, cette année, en même temps que le projet de loi de finances 2019, le projet de loi de règlement du budget qui est actuellement en cours d’exécution. Et aujourd’hui, la Cour des comptes certifie que les autorisations que vous avez données au gouvernement en 2016 ont été correctement exécutées», a-t-il défendu.  «Je voudrais vraiment rassurer  tout le monde en rappelant la volonté du président de la République d’avoir une gestion transparente. Et nous sommes venus rendre compte, aujourd’hui, de ce que nous avons fait des autorisations de 2016.

Revenant sur «la loi de règlement, il a indiqué que la vocation est de rendre compte de l’exécution des opérations budgétaires, arrêtées par les lois de finance initiale et rectificative de l’année 2016, est pour la première fois produite et adoptée en conseil des ministre en date du 28 juin 2017, soit cinq mois seulement après la clôture de la gestion 2016». «Cette performance qui n’a jamais été réalisée, même dans notre communauté, est témoin de la volonté du président de la République et celle de  son gouvernement de promouvoir la transparence, particulièrement en ce qui concerne la reddition des comptes», a aussi fait comprendre Amadou Bâ. Le ministre a souligné que le sens de la loi de règlement est de garantir la sincérité et la régularité des comptes, gage de transparence sur la situation financière de l’Etat, vis-à-vis du parlement, des citoyens, des partenaires techniques et financiers et des observateurs internationaux».

Adoption de la loi de réglement 2016
Non sans, toutefois, faire comprendre que le projet de loi de règlement est habituellement transmis à la cour des comptes aux fins d’établissement du rapport portant sur la régularité des opérations budgétaires et du document relatif à la déclaration de conformité entre les écritures de l’ordonnateur et celles des comptes publics. «Globalement, les opérations budgétaires de l’année 2016 se caractérisent par un niveau satisfaisant de recouvrement des recettes et une exécution appréciable des projets financés sur ressources extérieures atténuées par celle plus prudente des dépenses sur ressources internes», a témoigné le ministre.

Il a indiqué que les ressources totales se sont inscrites en hausse de 28%, par rapport à 2015. Selon lui, cela est expliqué principalement par l’augmentation des recettes fiscales et non fiscales qui ont connu une amélioration, en glissement annuel de 11,8 %. «Les dépenses totales sont aussi ressorties en augmentation de 17,9% par rapport à la gestion précédente. Cette progression résulte de l’expansion des dépenses d’investissement à travers l’exécution des projets de grande envergure», a-t-il expliqué. Pour le budget général, a-t-il renchéri, en glissement annuel, les recettes et les dépenses ont progressé respectivement de 28,6% et 18,1%. «Quant aux comptes spéciaux du Trésor, les recettes et les dépenses ont connu une hausse respective de 19% et de 14 % en 2015.

Pour la gestion 2016, il ressort un solde positif du budget général de 92 719 558 812 de francs qui s’explique, entre autres, par le bon comportement des impôts directs (104,8%) et un bon niveau de réalisation des interventions sur le marché (113%)», a confié le ministre Amadou Bâ. Quant aux comptes spéciaux, a-t-il argué, ils dégagent un déficit d’un montant de 14 908 881 101 francs imputable uniquement au solde négatif du fonds national de retraite dont le total des cotisations est inférieur aux allocutions globales servies aux pensionnés. Une situation qui, selon le ministre, est récurrente depuis 2011. Tout compte fait, évoquant le souci permanent du pouvoir exécutif d’observer « scrupuleusement » les orientations définies dans la loi des finances votée par les députés, le ministre Amadou Bâ a ajouté que relativement à la transparence budgétaire, le Sénégal a l’ambition de faire partie des pays les plus proches possible des standard internationaux et que des efforts sont constamment faits dans ce sens pour l’atteinte de cet objectif. 

Sur l’exécution du budget de 2017 terminée,l’Assemblée nationale avait autorisé 3360 milliards. Selon le ministre le gouvernement a exécuté 3310 milliards de F Cfa.

Amadou DIOP

LE SÉNÉGAL SE DOTE D’UNE LOI RÉPRIMANT LE FAUX MONNAYAGE
Assemblée Nat 3Les députés ont adopté, hier, le projet de loi n°02/2018 relatif à la répression du faux monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires, ainsi que le projet de loi n° 03/2018 relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait comprendre que le faux monnayage est un fléau portant atteinte au crédit public et à la confiance des citoyens. « Il est de nature à troubler fortement l’équilibre économique d’un pays», a-t-il précisé. D’après Amadou Bâ, la lutte efficace contre le faux monnayage requiert des moyens adéquats, notamment juridiques. « En outre, la dimension du phénomène justifie qu’en lieu et place de réponses isolées et limitées à la sphère nationale, la communauté internationale se soit très tôt impliquée, en élaborant la convention internationale pour la répression du faux monnayage, conclue à Genève le 20 avril 1929», a-t-il rappelé.

Mieux, le ministre a fortement souligné la gravité du problème de la circulation de faux billets dans l’espace Uemoa, « raison pour laquelle le conseil des ministres de cet organe a adopté le présent projet de loi avec obligation aux Etats membres de l’intégrer dans leur arsenal juridique»,  a explicité le ministre, Amadou Bâ, qui est d’ailleurs d’avis qu’une large sensibilisation s’avère indispensable ainsi qu’une large communication sur les indices permettant de reconnaître les faux signes monétaires. Surtout, à son avis, que la circulation monétaire au sein de nos Etats est essentiellement fiduciaire. « Il nous faut parvenir à des transactions sécurisées, utilisant de plus en plus les services bancaires et la monnaie électronique en lieu et place d’échanges à base de monnaie fiduciaire. Les signes monétaires saisis, par tout agent économique, sur les faussaires, doivent être obligatoirement remis  à la banque centrale», a-t-il insisté.

A. DIOP

COMBATTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME
Au sujet du projet de loi n°03/2018 relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le ministre a indiqué que les actions menées dans la communauté ont abouti à l’adoption, par le conseil des ministres de l’Uemoa, de différents instruments juridiques relatifs à la répression du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, à savoir des directives desquelles ont dérivé des lois uniformes qui, insérées dans l’ordonnancement juridique interne des huit Etats membres de l’union, ont permis la mise en place des cellules nationales de traitement des informations financières (Centif). « Ce texte constitue l’un des textes les plus importants pris au sein de l’Uemoa. Depuis 2015, son adoption sans modification d’aucune sorte est surtout une obligation pour tous les Etats soucieux de transparence. C’est ainsi que le Sénégal sera le 5ème pays à internaliser ce texte », a explicité le ministre Amadou Bâ. Selon le ministre, la prévention et l’éducation sont primordiales pour une lutte efficace contre ces deux fléaux qui interagissent, selon le principe des vases communiquant. « Cette sensibilisation et cette éducation ne peuvent laisser en marge les acteurs politiques. Quant aux banques, elles sont astreintes à certaines obligations en particulier celle de veiller à l’identification des déposants pour des dépôts supérieurs à 5 millions de F Cfa» a-t-il conclu.

A. DIOP

MISE EN PLACE D’UNE RETRAITE COMPLÉMENTAIRE
Rebondissant sur les inquiétudes des députés  au sujet du déficit « chronique» financier du fonds national de retraite (Fnr), le ministre de l’économie, des finances et du plan a précisé qu’un audit complet du Fnr a été réalisé et qu’un projet de loi a été  adopté en relation avec les syndicats, surtout ceux de l’enseignement, pour la mise en place d’une retraite complémentaire permettant l’amélioration de la situation sociale des retraités. « Un autre projet de loi portant sur une probable révision des paramètres fondamentaux du Fnr, particulièrement les quotes-parts actuels (employeurs 60%, employés 40%), est aussi en cours.

A. DIOP

LES DÉPUTÉS DU PARLEMENT DE LA CEDEAO ÉLUS
Les députés ont procédé, hier, à l’élection des députés Abdoulaye Wilane du groupe Bennoo Bokk Yaakaar et de Oulimata Guiro comme membres titulaires au parlement de la Cedeao. Ils ont été élus avec 80 voix sur les 90 votants, avec 4 voix contre, 2 abstentions et  4 bulletins nuls. Ils viennent ainsi compléter les quatre autres députés titulaires, portant ainsi à 6 (six) le nombre de députés titulaires sénégalais qui doivent siéger au parlement de la Cedeao. Pour rappel, pour les députés titulaires, il s’agit de : Moustapha Cissé Lô, Ibrahima Sall, Souleymane Ndoye,  Mme Adama Sylla, Abdoulaye Wilane (tous issus du groupe Bennoo bokk yaakaar) et Mme Oulmata Guiro (député non-inscrit). Pour les suppléants, il s’agit de: Moussa Sané, de Pape Songo Diouf, de Fatou Sène n°2, de Malamine Gomis, de Aissatou Cissokho et en fin de Aboubacar Thiaw (député non-inscrit).

A. DIOP

L’équipe du Sénégal de lutte olympique a fait un beau parcours aux championnats d’Afrique de lutte à Port Harcourt au Nigeria. Chez les garçons, Adama Diatta s’est paré d’une médaille d’or ; tandis que Jean Bernard Diatta s’est contenté d’une médaille de bronze.

Oumar Faye s’est, quant à lui, classé quatrième dans sa catégorie. La moisson est toutefois moins reluisante chez les filles dont la meilleure athlète reste Anta Sambou qui a gagné une médaille d’argent. Safiétou Goudiaby et Nathanie Sambou ont respectivement obtenu une médaille de bronze et une quatrième place.

Cette compétition s’est tenue du 5 au 12 février 2018 à Port Harcourt, au Nigéria.

D. SARR

L’Association des acteurs de l’industrie  musicale du Sénégal (Aim) et la Gendarmerie nationale viennent de saisir sur le marché  des milliers de  cd piratés et un important lot de matériel informatique. Un échantillon de ces disques a été présenté à la presse hier.

L’industrie musicale  sénégalaise est de plus en plus menacée par le piratage  des œuvres  des artistes. Pour  lutter contre ce fléau, les acteurs  du secteur, en collaboration avec la Gendarmerie nationale, ont lancé, vendredi dernier, une opération anti-pirates de grande envergure. À l’issue, un important lot de cd (musique, films, théâtres) et de matériel informatique a  été saisi. Pis, des  auteurs de cette infraction ont été arrêtés et déférés. En conférence de presse, hier, le président de l’Association des acteurs de l’industrie musicale au Sénégal (Aim), Zeynoul  Sow, a fait savoir qu’avec le concours de la Gendarmerie nationale ils ont  également réussi à mettre la main sur une trentaine de  fraudeurs y compris des vendeurs de cd et des copistes détenant des cantines de reproduction illégales de ces œuvres  artistiques sur le marché. L’opération a permis de saisir des milliers et des milliers de cd  et un important lot de matériel informatique (ordinateurs, imprimantes,  disques durs) dont un échantillon a été présenté à la presse. Selon  M.  Sow, il existe deux grands réseaux de piratage au Sénégal. « Le premier est une source interne, essentiellement informelle, tenue par des  locaux qui copient des disques originaux sur des supports vierges qui sont ensuite déversés sur  le marché. Le second réseau est beaucoup plus professionnel et mieux organisé. Il importe des produits locaux, des cd soigneusement contrefaits, dressés comme des originaux et avec des pochettes bien imprimées », a-t-il dit. Le président de l’Aim a estimé  le préjudice causé par le piratage musical à plus de deux milliards de FCfa si on tient compte de tous les maillons de la chaine : artistes chanteurs, producteurs  de phonogrammes, musiciens arrangeurs et distributeurs.  Sous ce registre, il a félicité et remercié la Gendarmerie pour la réussite de l’opération et son engagement à poursuivre  cette opération  toutes les deux semaines à  Dakar et partout dans le pays pour aider à  éradiquer  le piratage et permettre aux artistes de vivre de leur art.

Le directeur  général de la Sodav, Ali Bathily, a félicité l’Aim et la Gendarmerie nationale qui  ont consenti des efforts dans la collecte d’informations et effectué cette opération de lutte  contre la contrefaçon qui, à son  avis, n’est rien d’autre que la violation d’un droit de propriété intellectuelle.  Entre 2003 et 2017, a renseigné M. Bathily, une baisse drastique a été notée sur les droits perçus au titre des  droits de reproduction.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’ancien percepteur à la ville de Dakar, Mamadou Oumar Boucoum, a comparu libre devant le tribunal de Dakar dans le cadre du procès de l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Interpellé par Me Moustapha Ndoye, un des avocats de la défense, sur les chefs d’inculpation d’association de malfaiteurs et de complicité de détournement de deniers publics.

L’ancien percepteur municipal, aujourd’hui comptable des Grands projets à la présidence de la République, a balayé ces accusations laissant entendre qu’il ne s’est jamais entendu avec qui que ce soit pour commettre un crime économique. « Toutes les actions que j’ai posées ont été conduites dans le respect de la réglementation.

Dans le mandat de paiement, il n’est nullement mentionné du riz ou du mil, mais alimentation de la caisse d’avance. Donc, je n’avais pas le droit de refuser ce mandat », s’est expliqué Mamadou Oumar Bocoum devant le juge.

A. Ng. NDIAYE

Un peu plus de sept mois après la survenue des malheureux événements du Stade Demba Diop qui avaient coûté la vie à huit supporters du Stade de Mbour en marge de la finale de la Coupe de la Ligue, les familles des victimes de ce drame attendent toujours. En conférence de presse, elles espèrent que justice sera faite pour honorer la mémoire des disparus.

Mbour est dans l’attente d’une évolution significative dans le dossier dit du drame du 15 juillet. En effet, depuis les événements qui ont endeuillé le département, les autorités judiciaires du pays sont à pied d’œuvre pour élucider cette affaire. Mais, aux yeux des parents des victimes, c’est encore l’attente. Même s’ils renseignent avoir été reçus le 31 janvier dernier à Dakar pour des auditions. Pour Cheikh Samb, oncle d’Assane Faye, une des victimes, d’assurer qu’il s’agissait à travers cette rencontre, « d’éclairer l’opinion pour dire que ce qui doit être fait est en train de l’être et que le dossier suit son cours », même si la décision tarde à tomber.

Le porte-parole du jour rappelle que dès le début de cette affaire, les parents ont été entendus au Commissariat de police Dieuppeul et lorsque le Doyen des juges les a reçus le 31 janvier, ils ont confirmé leur déposition faite au Commissariat de Dieuppeul. « Il nous a reçus pour audition dans un premier temps et après, pour constitution de parties civiles. C’est après que nous avons été reçus par notre avocat Me Boucounta Diallo qui gère le dossier », a affirmé M. Samb. Ajoutant que toute la population mbouroise attend que justice soit faite. « Dès lors que nous avons porté l’affaire devant les juridictions, nous sommes persuadés que justice sera faite. De toute façon, tous les Mbourois attendent cela. Et toute décision qui sortira de cette audience sans que les parents aient le sentiment que la mort de leurs enfants n’a pas été vaine, ce sera un procès qui aura failli », a dit M. Samb.  Il a ensuite rappelé que le procureur s’était saisi du dossier et les parents des victimes, entendus, se sont constitués partie civile, au même titre que le Stade de Mbour qui avait déposé une plainte contre X. Le président Saliou Samb de souligner que la procédure est en cours, tout en soutenant: « Le 11 janvier dernier j’ai été entendu, ainsi que le président de l’Uso, l’entrepreneur Mbaye Faye, le directeur du stade Demba Diop ainsi que des membres de la Ligue pro, par le doyen des juges du tribunal de grande instance de Dakar ». Il a également renseigné que les blessés qui sont au nombre de 477 sont également en train d’être regroupés pour se constituer. Aussi, a-t-il ajouté que le président de la République lui a promis de recevoir les familles des victimes.


Au moment où ils portent encore le deuil, la décision du Tribunal arbitral du Sport enjoignant la Fédération sénégalaise de Football de réintégrer l’Union sportive de Ouakam dans le championnat national a fini de raviver leurs rancœurs. Les parents des victimes estiment que cette décision « constitue un deuxième drame, une seconde mort pour nos enfants ». Car, à leurs yeux, il est indécent, dans le contexte actuel, de faire rejouer cette formation. Ils fustigent par ailleurs « la précipitation avec laquelle la Fédération a voulu réintégrer l’US Ouakam ». Une décision « inopportune » pour les parents qui estiment que « ces responsables auraient dû faire des démarches, essayer de réconcilier les deux parties, faire en sorte que Ouakam et Mbour puissent se parler d’abord avant d’envisager une réintégration ». Pour toutes ces considérations, le président du Stade de Mbour a rappelé la position du club qui n’est pas dans les dispositions d’accueillir l’Us Ouakam à Mbour pour un match de football. Il en appelle alors aux autorités pour prendre leurs responsabilités dans cette affaire.

Ousseynou POUYE

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, vient d’être élevé au titre de Grand Officier de l’Ordre du mérite du Grand-Duché de Luxembourg.

La cérémonie de distinction s’est déroulée le 9 janvier 2018 dernier au Palais de Luxembourg, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Ledit communiqué rapporte ainsi le texte faisant désormais de Sidiki Kaba, Grand officier libellé comme suit : « Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, sur le rapport de Notre Premier ministre, ministre d’Etat, et après délibération en Conseil, avons trouvé bon et entendu de nommer Grand Officier de l’Ordre du Mérite du Grand-Duché de Luxembourg, Son excellence Monsieur Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur». L’on renseigne que cette distinction est « rarement décernée et donnée » par ce pays.

Tout en se disant « honoré » par une telle distinction, Sidiki Kaba a remercié le président de la République du Sénégal, Macky Sall. Pour lui, ce titre est dédié à toute la famille de la diplomatie sénégalaise ainsi qu’au peuple sénégalais.

M. NDONG

A l’issue d’un match âprement disputé, l’équipe de la Rédaction du Soleil a battu, par deux buts à un, celle de l’Administration. La Rédaction du Soleil a administré, samedi, une cinglante défaite à l’Administration.

Et pourtant, composés de joueurs peu en jambes en plus bedonnants pour certains, les journalistes étaient loin d’être les favoris de ce match. Ainsi, dès le début du match, ils ont été bousculés par les administratifs dont les joueurs étaient beaucoup plus fringants. Dominés, acculés, les pisse-copies ont réussi à garder leur camp inviolé durant la première période. A la reprise du match, l’équipe de l’Administration intensifie sa pression. Face aux assauts répétés des administratifs, la défense de la Rédaction finit par céder sur un but de Moussa Guèye à la suite d’une action teintée d’un coup franc non sifflé en faveur des journalistes. Loin de s’avouer vaincus, ces derniers commencent alors à sortir de leur zone. Ils se créent quelques opportunités. Le match s’anime. Les deux équipes se rendent coups pour coups. Les attaques s’enchaînent de part et d’autre.

Les joueurs de l’Administration peinent à doubler la marque malgré plusieurs occasions de but. A défaut d’aggraver le score, les administratifs s’exposent. Et ce qui devait arriver arriva. Sur une contre-attaque sur l’aile droite, Elhadji Ibrahima Thiam, en un-contre-un, dépose Mamadou Lamine Badiane sur place et distille une passe lumineuse à Moussa Diop qui, du pied droit, pousse le ballon au fond des filets. Les joueurs de l’administration comme Ibrahima Khalil Diagne, Ama Diop, Moustpha Sy, Habib Sarr, etc., sont déboussolés. Ils ne s’attendaient pas à ce scénario surtout qu’en face les joueurs se nomment Idrissa Sané, Souleymane Diam Sy, Oumar Bâ, Maguette Ndong, Magamou Niang, des individualités qui ont perdu de leur superbe depuis fort longtemps. L’administration décide alors de se lancer à corps perdu dans le match et tente le tout pour le tout pour arracher la victoire. La Rédaction plie mais ne rompt pas.

Le solide Mohamed Diallo, tel un roc, dégage tous les ballons qui traînent dans la surface des journalistes. Alors qu’on joue la toute dernière minute, la Rédaction contre-attaque à nouveau. A l’entrée de la surface de réparation, Elhadji Ibrahima Thiam, très en verve malgré un petit ventre naissant, hérite du ballon et, d’une frappe pure et limpide, loge le ballon dans la lucarne. Imparable.

C’est la fin du match.

La Rédaction renvoie ainsi l’Administration à ses affaires administratives.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Premier ministre malien, Soumeylou Boubeye Maïga, en visite dimanche, dans le centre du pays, a promis tous les moyens nécessaires pour la sécurisation de cette région et assuré que le premier tour de l’élection présidentielle se tiendrait le 29 juillet.

Le chef du gouvernement, qui effectuait sa première visite à l’intérieur du pays depuis sa nomination le 30 décembre, avait annoncé, en janvier, le lancement d’une «vaste opération», sans autre indication, pour sécuriser le centre du pays, où les groupes jihadistes sont particulièrement actifs.

Le déploiement de l’administration dans les zones de cette région dont elle est absente se traduira la semaine prochaine notamment par la nomination de sous-préfets, a ajouté le Premier ministre.

«Dans le dialogue national et la politique de main tendue du gouvernement », annoncé par le président Ibrahim Boubacar Keïta, dans son message de fin d’année, qui exempte de poursuites tous ceux qui n’ont pas de sang sur les mains, « nous allons procéder à la libération de ceux qui sont libérables», a déclaré le Premier ministre, sans fournir de détails.

Il s’est ensuite rendu à l’hôpital de la ville, où ont été admis des blessés de l’explosion d’une mine vendredi près de Konna, au nord-est de Mopti, qui a fait cinq morts, dont trois femmes, et une quinzaine de blessés, selon un dernier bilan local.

M. Maïga a également rendu visite aux troupes maliennes sur place, qu’il a encouragées dans leur mission.

AFP

Le vice-président sud-africain, Cyril Ramaphosa, qui négocie avec le controversé président Jacob Zuma, son départ anticipé, a promis dimanche, «un nouveau départ» pour le pays, assurant que «les personnes corrompues seront jugées».

Cyril Ramaphosa, nouveau patron du Congrès national africain (Anc, au pouvoir), mène, depuis plusieurs jours, des discussions directes avec le président Zuma, pour obtenir son départ au plus vite, en vue des élections générales de 2019.

Mais ces négociations s’éternisent alors que l’Anc avait annoncé, jeudi, leur conclusion «imminente». Les négociations achoppent sur les termes du départ de Jacob Zuma. Le président tente coûte que coûte à garantir son immunité et à également faire prendre en charge ses frais de justice.

Mais dimanche, Cyril Ramaphosa a exclu de protéger le président. «Ceux qui sont corrompus et ont volé l’argent des pauvres seront jugés», a-t-il lancé, sans nommer Jacob Zuma. «C’est ce que Nelson Mandela aurait voulu», a-t-il ajouté, en référence à l’icône de l’Anc.

Dans ce contexte, l’Anc a convoqué, pour lundi, une réunion d’urgence de son principal organe de décision, le Conseil national exécutif.

Cette haute instance de l’Anc peut décider de rappeler le chef de l’État, ce qu’elle avait fait en 2008, avec le président Thabo Mbeki. Ce dernier s’était plié à cet ordre et avait remis sa démission.

Le Nec peut aussi décider de saisir le Parlement en déposant une motion de défiance contre le président ou en engageant une procédure de destitution du chef de l’État.

AFP

L’équipe nationale féminine du Sénégal de basket va évoluer dans une poule extrêmement relevée lors de la Coupe du monde qui aura lieu à Tenerife en Espagne du 22 au 30 septembre 2018. En effet, les « lionnes » affronteront les Etats-Unis (champions olympiques en titre), la Chine (3ème Coupe d’Asie 2017) et la Lettonie (6ème à l’Eurobasket 2017) dans le groupe D.

Les protégées de Cheikh Sarr, entraîneur de l’équipe féminine, auront ainsi affaire à de grandes équipes lors de cette compétition. Ce dernier a confirmé que le Sénégal est tombé dans une poule difficile. « Les filles ont peut-être déjà joué contre ces équipes, avec le coach Moustapha Gaye lors des Jeux Olympiques. Donc je pense qu’on a une expérience dans la pratique. On va se focaliser sur ce qui a été fait avant, et voir nos forces et faiblesses, pour en faire une approche inclusive. Mais, pour le moment, il est un peu prématuré d’évaluer nos chances », a-t-il fait savoir.

Cependant tout dépendra, a dit Cheikh Sarr, du niveau de préparation et des possibilités à rencontrer des grandes équipes pendant les tournois de préparation. « Cela dépendra aussi des joueuses qui seront présentes, celles qui seront en forme et des objectifs sur le plan de la performance. On a beaucoup de travail à faire pour améliorer certains secteurs ».

Le président de la fédération Me Babacar Ndiaye, quant à lui, est fier de voir le Sénégal à ce niveau. Pour cause, sur les 52 nations en Afrique, seuls le Sénégal et le Nigeria iront représenter le continent lors de cette coupe du monde Fiba. « Ce sont les 16 meilleures équipes du monde qui sont réunies, donc on peut dire que le Sénégal est un grand pays de basket ». En ce qui concerne le tirage au sort, les Etats-Unis sont, d’après lui, la favorite du groupe. « Les Américaines, personne ne peut rivaliser avec elles. Maintenant on va se battre contre la Chine et la Lettonie pour espérer quelque chose. Mais l’objectif premier est de faire une meilleure participation par rapport aux précédentes éditions. On n’a jamais obtenu de victoire en championnat du monde, et on va essayer d’en avoir ».

Absa NDONG

Dans un bel œcuménisme, le Sénégal « intellectuel » a célébré, le 07 février dernier, le 32ème anniversaire du décès du Pr Cheikh Anta Diop. A 63 ans, le savant tire sa révérence en laissant à la postérité une production colossale centrée autour du « combat pour l’affirmation de la dignité de l’Homme noir », ainsi que le relate « Le Soleil » qui voit en l’opposant au régime socialiste, « un géant du savoir ». L’égyptologue est décédé le vendredi 07 février à Fann, en début après-midi, victime d’une crise cardiaque qui l’a terrassé alors qu’il se trouvait à son domicile. Le président Abdou Diouf (alors président en exercice de l’Organisation de l’unité africaine) est de retour à Dakar, le même jour, après un périple qui l’a successivement conduit à Londres, Paris et Bruxelles.

Dans le salon d’honneur de l’aéroport, il exprime sa « vive émotion ». Après s’être rendu au domicile du défunt, le ministre de l’Education nationale, le Pr Iba Der Thiam, annonce dans la foulée « la suspension des cours, conférences, travaux dirigés, travaux pratiques » dans tous les établissements de l’université de Dakar, pour marquer le deuil du Pr Cheikh Anta Diop, « un savant émérite, homme de culture de dimension internationale ».

Le jour des obsèques, les hommages dans les colonnes du quotidien national sont unanimes. Le directeur du « Soleil », Bara Diouf, relate dans un article titré « Une conscience, un combat », sa première rencontre, « en une morne journée d’automne » des années 50, avec Cheikh Anta Diop, alors professeur des maths/physique au lycée Voltaire de Paris où le futur journaliste cherchait une inscription en classe de première. « Le regard perçant et doux, la barbe Mao hirsute et subversive, le cheveu en bataille, l’homme beau, taillé en athlète, m’accueillit en frère », rapporte Bara Diouf. En 1958, frais émoulu de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, il consacrera sa première grande interview au savant dans les colonnes de « La vie africaine ». L’histoire a été de tout temps celle des vainqueurs, d’où « son ambivalence, son caractère tendancieux, son incapacité à être objective et juste ». Celle écrite par Cheikh Anta Diop sur l’Afrique noire, dans ses rapports avec l’Egypte pharaonique, avait pour premier objectif de « redresser les erreurs volontaires ou faites par ignorance des siècles passés, « de clamer enfin la vérité sur un peuple, sur une race et sur un destin, face à un monde que cinq à six siècles de traite négrière et deux de colonisation directe du continent avaient installé dans la conviction que le négroïde était un être biologiquement inférieur ». L’éditorialiste conclut ainsi : « Avec Cheikh Anta Diop, l’Afrique noire, enfin, par la grande porte, faisait son entrée fracassante dans le petit monde des spécialistes de son passé, de son présent et de son futur ».

Par Samboudian KAMARA


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La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

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Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.