A LA UNE (1917)

Pour assurer la sécurité en mer dans le Golfe de Guinée, les pays concernés sont invités à mutualiser leurs forces. Les chefs d’état-major des Marines des pays de cet espace sont, depuis hier, en conclave à Dakar afin de trouver des voies et moyens d’une meilleure coopération pour plus de sécurité.

Malgré les efforts consentis, l’espace maritime du Golfe de Guinée demeure un foyer de piraterie et d’actes de violence contre les navires. C’est aussi une zone où se développe la pêche illicite. Pour faire face à cette insécurité maritime, la mutualisation des moyens, l’harmonisation des instruments juridiques et le partage de l’information devront constitués le socle d’une coopération, d’une collaboration et d’une coordination efficiente entre les pays qui ont en commun cet espace. C’est en tout cas la conviction du général Bara Cissokho, sous-chef d’état-major général des armées. Il présidait hier, à Dakar, l’ouverture d’un symposium des chefs d’état-major des Marines du Golfe de Guinée sur le thème « Architecture opérationnelle du code de conduite de Yaoundé : bilan et perspectives ». Il s’agit d’un mécanisme pour la prévention et la répression des actes de piraterie, des vols à mains armées à l’encontre des navires et des activités maritimes illicites en Afrique de l’Ouest et du Centre. « Ce symposium est un forum d’échanges et de réflexion sur les questions qui intéressent le domaine maritime en Afrique. Il offre aux acteurs du monde maritime que nous sommes l’opportunité de partager les perspectives des problématiques de sécurité en mer que vit notre région ouest-africaine. Il s’agit, dans un contexte de mondialisation où les enjeux ont une résonance planétaire, d’envisager, à côté des réponses juridiques et institutionnelles, celles opérationnelles aux menaces et risques maritimes dans les eaux des Etats côtiers du Golfe de Guinée », a précisé le général Cissokho.

Pour lui, le choix du thème de cette rencontre se justifie amplement au regard des menaces persistantes sur la sécurité et la sûreté maritime dans la région du Golfe de Guinée quatre années après que nos plus hautes autorités se soient réunies à Yaoundé pour jeter les bases d’une coopération gage d’efficacité dans l’appropriation de cet espace maritime. « Le trafic de drogue et celui d’armes légères s’y développent d’une manière inexorable. Ces deux fléaux constituent d’ailleurs les principales sources qui alimentent le terrorisme dans la partie ouest de notre continent. La pêche Illicite illégale non règlementée et non déclarée (Inn) affecte, quant à elle, l’économie de notre pays avec des conséquences énormes et multiples allant de la raréfaction des ressources à la perte d’emplois en passant par l’insécurité alimentaire », a relevé l’ancien chef d’état-major de la Marine sénégalaise. Enfin, a-t-il mentionné, la pollution marine due aux accidents de mer et à l’avancée de l’océan provoquée par les phénomènes de changement climatique constituent des menaces réelles sur les écosystèmes marins et le tourisme balnéaire.

Une collaboration contrastée
« Face à ces risques et menaces, les réponses opérationnelles à apporter devront s’articuler autour de quelques axes dont la nécessaire flexibilité autour des organismes sous-régionaux pour faciliter une mise en place définitive de centres multinationaux de coordination dans les zones, une bonne maîtrise du domaine maritime, des capacités d’intervention en mer, le partage des informations, et des opérations maritimes combinées au plan national, régional et international », a soutenu le général Cissokho.  

Pour sa part, le contre-amiral Momar Diagne, chef d’Etat-major de la Marine nationale sénégalaise, a estimé que le niveau de coopération entre les pays du Golfe de Guinée reste contrasté. Cette situation découle, selon lui, du fait que tous les pays qui composent cet espace ne sont pas au même niveau d’équipements, de formation mais aussi d’informations. « Depuis quelques années, des efforts de coopération sont faits grâce aux rencontres qui sont régulièrement organisées avec l’appui des coopérants et de nos partenaires dans le cadre de la formation, de l’équipement, de l’entraînement et du renseignement », a-t-il cependant souligné.

Ndiol Maka SECK

Le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) a organisé hier, en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer (Fka), un séminaire national sur le thème « Migrations, Défense et Sécurité ». Pour le général Paul Ndiaye, le principe de libre circulation des personnes et de leurs biens prôné par l’Union africaine, lors du Traité d’Abuja en 1991, est très peu respecté par les pays.

Comment mieux appréhender les causes sécuritaires, les défis posés à la défense et à la sécurité par ce phénomène pour trouver des solutions efficaces ? Comment mieux concilier circulation des personnes et sécurité des migrations ? Quelles initiatives pour contribuer à la sécurité des migrants dans les zones de transit ? Comment renforcer la synergie entre acteurs (…) ? Ces interpellations sont du Général de Brigade Paul Ndiaye. Le directeur général du Cheds s’exprimais au cours d’une rencontre qui se tient en prélude au forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique prévue les 13 et 14 novembre 2017.

Le général de Brigade a révélé que 80 % des migrations africaines sont internes et concernent l’Afrique de l’Ouest en grande majorité tandis que seules 13% des migrations ciblent l’Europe. « Plus spécifiquement dans la sous-région, le principe de libre circulation des personnes et de leurs biens prôné par l’Union africaine dans le Traité d’Abuja en 1991 est très peu respecté par les pays à cause de motifs sécuritaires », a-t-il dénoncé. Paul Ndiaye a indiqué que même si un maximum de visibilité est donné à l’aspect dramatique, aux conséquences humanitaires de l’émigration clandestine internationale, les défis sécuritaires sont réels et peu explorés. Poursuivant, il déclare : « Quelles qu’en soient les causes, les migrations ont toujours un coût humanitaire important ».

A l’en croire, l’afflux de réfugiés d’un pays à un autre peut également propager les conflits au-delà des frontières, encourager le recrutement de soldats rebelles et même entraîner une déstabilisation de l’Etat accueillant les réfugiés. Le général de Brigade a indiqué que les réseaux de migration clandestine sont aussi investis par les terroristes du fait de leur aptitude à brouiller la traçabilité des ressources qu’ils peuvent tirer de certains trafics pour le financement de leurs activités.

De son côté, Mme Salla Mbaye de l’Organisation internationale des migrations (Oim) intervenant sur le sous-thème « les migrations en Afrique : défis sécuritaires et humanitaires », a indiqué que la réintégration est nécessaire pour une solution à la migration. Mme Mbaye a ajouté que l’Aide au retour volontaire et à la réintégration (Avrr) est une offre respectueuse qui garantit la dignité humaine à des migrants grâce à des partenaires nationaux.

Pour sa part, Abdoul Wahabou Sall, commissaire de police divisionnaire, a traité le sous-thème « migrations, défense et sécurité ». Il a fait une légère historique de la migration, retraçant les Sénégalais qui partaient vers l’Espagne et ceux qui, récemment, passent par la Lybie. Le directeur de la police de l’Air et des frontières a ajouté que la libre circulation des biens doit être garantie. Aussi, a-t-il noté que les problèmes d’apatridie sont un défi sécuritaire. M. Sall a dit qu’il existe un défi de l’harmonisation des textes, car certains pays de l’espace Cedeao refoulent sur des bases fallacieuses.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

La ville de Kaolack a enregistré de fortes pluies dans la nuit du lundi au mardi. Les précipitations ont entraîné la mort d’une personne et provoqué d’importants dégâts matériels. La pluie a commencé à tomber en début de soirée et a duré toute la nuit, plongeant les habitants dans la détresse. Les quartiers jusqu’ici épargnés ont été affectés par les intempéries. Il s’agit de Sara Diamaguène au nord-est de la ville.

C’est là que Diack Cor, maître maçon âgé de 77 ans, a trouvé la mort. Il a été surpris dans son sommeil par la montée des eaux. Ses voisins immédiats ont eu plus de chance que lui. Le disparu  laisse derrière lui une femme et 7 enfants, a informé le chef de quartier de Sara Diamaguène.

Dans les autres faubourgs de la commune, la montée des eaux a causé d’importants dégâts matériels, poussant ainsi les populations à quitter leurs maisons inondées. Les quartiers tels que Ndorong extension, Xanxun et la bande d’Aozou comptent plus des déplacés. Des sinistrés sont relogés dans des établissements scolaires à quelques semaines de l’ouverture des salles de classe.
Ces fortes pluies sont tombées à Kaolack après une pause qui commençait à inquiéter le monde rural.

E. FALL

 

Le Théâtre national Daniel Sorano a abrité, ce mardi, un atelier d’échanges artistiques entre le Ballet national La Linguère et la troupe artistique chinoise de la Province du Hubei. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre de la coopération culturelle entre le Sénégal et la Chine

La troupe chinoise de la province du Hubei est venue au Sénégal avec 33 artistes de différentes disciplines (Chant, danse, acrobatie, magie, opéra...) Au terme de cet atelier, elle a offert un spectacle digne d’éloges avec le Ballet national la Linguère qui a également déployé sur scène tout un savoir-faire. Ce programme artistique est placé sous l’égide des ministères de la Culture du Sénégal et de la République populaire de Chine.

La directrice générale adjointe du département des Affaires culturelles de la province du Hubei, Duan Tianling, a magnifié le dynamisme de la coopération, celle-là culturelle en particulier, entre les deux pays. Ces échanges, à ses yeux, donnent l’opportunité aux deux peuples de partager des émotions, de découvrir les particularités de chaque culture et de travailler à créer un pont. Les fréquents spectacles offerts par des troupes chinoises au Sénégal s’inscrivent dans cette volonté. Celle de la Province de Hubei se produit d’ailleurs demain, jeudi 21 septembre, au Grand Théâtre de Dakar.

Sahite Sarr Samb, directeur général du Théâtre national Daniel Sorano, s’est également réjoui de cette initiative qui est en parfaite cohérence avec les objectifs assignés à cette institution chargée de consigner et de diffuser la culture sénégalaise dans toute sa magnificence. Le changement de statut du Théâtre national Daniel Sorano, devenu établissement public à caractère industriel et commercial, requiert en outre plus d’ouverture et l’exploration de plusieurs possibilités de collaboration. En cela, cet échange artistique est porteur d’espoir pour le Théâtre Daniel Sorano qui vient de lancer sa saison.

Par ailleurs, après le départ à la retraite de la figure emblématique et directrice du Ballet la Linguère, Ndeye Bana Mbaye, la direction générale a sollicité le chorégraphe Jean Tamba pour lui présenter un projet artistique. La performance que le ballet a donné à voir lors de ces échanges culturels augure des lendemains « rythmés ».

Alassane Aliou MBAYE

 

Awa Marie Coll Seck, ancien ministre de la Santé et de l’Action sociale, a procédé à la passation de service avec son successeur, Abdoulaye Diouf Sarr. Lors de cette cérémonie, Awa Marie Coll Seck a confié qu’elle part rassurée car « c’est un homme bon et rigoureux » qui prend la tête de ce ministère stratégique.

Abdoulaye Diouf Sarr, nouveau ministre de la Santé et de l’Action sociale, a pris fonction.  Awa Marie Coll Seck a confié au nouveau ministre d’emblée : « le président de la République attend énormément de vous. Il vous a choisi, il vous a demandé de prendre en charge ce département et d’aider les populations ». Poursuivant, elle dit croire au succès de son successeur. «Je vous connais et j’ai toujours admiré votre amabilité, votre correction et ce goût du travail bien fait parce que quand vous parlez vous savez de quoi vous parlez ; cela veut dire que vous avez préparé vos dossiers. Vous avez également une qualité rare que j’aimerai que beaucoup de personnes aient, c’est la discipline», a laissé entendre Pr Seck.  Cette dernière assure que les agents du ministère sont prêts à accompagner le nouveau ministre avec loyauté et compétence.

Le nouveau ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a confié que Awa Marie Coll Seck est «une grande sœur» qui l’a appelé immédiatement après sa nomination pour le féliciter et proposer sa disponibilité, ce qui a été « le premier coup de motivation » et fait qu’il a cru qu’il pouvait réussir dans ce ministère. « Avec vous, le secteur de la santé a enregistré des acquis considérables ces cinq dernières années. Depuis 2012, de belles performances ont été réalisées dans les domaines de la santé et de l’action sociale, en infrastructures et équipements, en prévention, prise en charge des malades et en assistance aux personnes en situation de vulnérabilité », rappelle Abdoulaye Diouf Sarr. Mesurant l’ampleur de la tâche qui l’attend, le nouveau ministre de la Santé annonce son envie d’améliorer l’état de santé des Sénégalais et de bâtir une véritable cohésion au bénéfice des couches les plus faibles. «Je travaillerai avec toutes les compétences et je m’appuierai sur les hommes et les femmes dévoués, loyaux.  En outre, je ferai du dialogue et de la concertation le socle de mon action.

J’envisage ainsi de construire des partenariats forts  avec toutes les parties prenantes », promet Abdoulaye Diouf Sarr.

Oumar KANDE

La place publique de la commune a accueilli un forum avec des populations satisfaites de l’arrivée des marocains d’Afri Partners pour l’exploitation de 10.000 hectares. Ce projet qui a intégré le volet agriculture du Plan Sénégal émergent doit participer à l’atteinte de l’autosuffisance en riz.

Cette rencontre s’est déroulée à la place centrale de la commune Dodel (département de Podor), en présence des autorités municipales, coutumières et administratives. Ce forum avait pour objectif d’informer les populations de l’avancement du projet mené par l’opérateur Afri Partners Sénégal. Celles-ci, venues de Dodel et de Démett, ont dit leur joie d’accueillir ces investisseurs qui, espèrent-elles, vont changer sensiblement leur vie. Le maire de Dodel, Bachir Sall, a rappelé l’importance de ce projet qui « va permettre aux jeunes de travailler et également aux exploitants autochtones de bénéficier de la technologie des partenaires marocains ».  

La venue d’Afri Partners doit contribuer à la réalisation des objectifs du Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas), pour l’autosuffisance en riz. Il est porté par Afri Partners Sénégal avec l’objectif d’une production exclusivement destinée au marché local et la transformation de riz. Avec un investissement de plus de 75 milliards de FCfa, il est attendu, selon Mehdi Zemmama, directeur Business Development d’Afri Partners ; la réalisation d’aménagements hydro-agricoles sur une superficie globale de 10.000 hectares, la production de 115.000 tonnes de riz paddy en double culture annuelle ; la construction de magasins de stockage d’une capacité de 65.000 tonnes et  aussi la mise en place d’une unité de transformation d’une capacité annuelle de 125.000 tonnes de riz paddy par an ; la commercialisation de 75.000 tonnes de riz blanc de qualité sur le marché sénégalais, l’aménagement de 2.000 hectares supplémentaires pour les populations. Dans le soutien aux dynamiques locales de développement, il est prévu la création de plus d’un millier d’emplois directs ; la distribution aux élèves des deux communes de fournitures scolaires ; la mise à disposition de 3 appareils d’échographie pour les structures sanitaires, entre autres.

Les responsables du projet ont rappelé que le tracé du bétail et l’emplacement des cimetières ont été respectés en vue d’éviter ces quiproquo.  Ces partenaires marocains, selon M. Mehdi, sont engagés à aider les populations de Dodel et de Démett à se fixer dans leur terroir en luttant contre l’exode rural et l’émigration clandestine. Cela leur permettra, a-t-il ajouté, de contribuer à l’atteinte des objectifs de l’autosuffisance en riz.

Il y a quelques mois, des populations des communes de Dodel et de Démett avaient organisé une marche pacifique pour s’opposer à l’affectation de 10.000 hectares de terres cultivables à la société marocaine Afri Partners. Cet épisode est aujourd’hui dépassé.

A. M. NDAW

 

Le Mouvement sénégalais pour le développement (Msd) ambitionne d’enrôler 300.000 producteurs agricoles dans les mutuelles de santé afin qu’ils bénéficient des avantages de la Couverture maladie universelle. L’annonce a été faite vendredi dernier.

Le Mouvement sénégalais pour le développement (Msd), une plateforme paysanne implantée dans les 14 régions du pays, veut donner l’exemple. Elle se fixe comme ambition d’aider 300.000 producteurs agricoles à se soigner grâce à la Couverture maladie universelle. L’organisation dirigée par Moustapha Sylla a pris contact avec l’Agence de la Cmu. « L’objectif stratégique du gouvernement sénégalais d’une couverture du risque maladie d’au moins 75 % de la population à l’horizon 2017 doit impérativement passer par l’élargissement de la Cmu aux acteurs du secteur informel.

C’est pourquoi nous saluons l’engagement des responsables du Mouvement sénégalais pour le développement (Msd) et de son président dans leur ambition d’assurer une protection maladie à l’ensemble de leurs membres », s’est félicité Mamadou Mbaye, directeur de l’assurance maladie à l’agence de la Cmu en marge d’un atelier tenu à  Kaolack.  Les deux parties échangent sur les modalités d’enrôlement de ce nombre important d’acteurs du secteur informel.  C’est un défi pour les deux parties. « Enrôler 300.000 producteurs peut paraître prétentieux mais, pour notre part, nous estimons avec l’appui de l’Etat et dans le cadre d’une formule spécifique, il y a des opportunités qui s’offrent à des organisations comme la notre »,  pense  le responsable du Msd.

Elimane FALL

La sélection locale du Sénégal joue cet après-midi son avenir dans le tournoi de l’Ufoa. Relancés dimanche après un faux pas d’entrée contre le Niger, les Lions n’ont plus droit à l’erreur cet après face à la Côte d’Ivoire. Les demi-finales sont à la portée des hommes de Moustapha Seck qui a salué « l’envie, la solidarité et la lucidité » dont ses joueurs ont fait montre lors de leur large victoire (4-0) contre celle du Bénin, ce dimanche pour leur 2e match dans la poule B.

Après une entrée ratée contre le Mena du Niger (1-2) vendredi dernier, les Lions se sont ressaisis avant-hier face aux Ecureuils du Bénin. Un large succès (4-0) qui relance les protégés du coach Moustapha Seck dans la course. « Il y a eu plus de solidarité, de la concentration et de la lucidité au cours de cette rencontre », a indiqué le technicien sénégalais rappelant que rien n’est encore fait dans ce groupe de qualification. « La compétition est loin d’être terminée, nous allons, dès ce soir (dimanche), évaluer le contenu et voir ce qui doit être amélioré pour le prochain match », a-t-il fait savoir, rappelant qu’il faut toujours améliorer pour espérer aller de l’avant. « Même si c’est un large score, il y a encore des choses perfectibles pour corriger avant de jouer contre la Côte d’Ivoire (aujourd’hui) », a ajouté le sélectionneur sénégalais qui s’est réjoui de la bonne réaction de ses joueurs après la défaite (1-2) concédée contre le Niger lors du premier match. « Le Sénégal est présent dans cette compétition pour jouer au moins les demi-finales » a poursuivi Moustapha Seck.

En tout cas, avec ce résultat, l’espoir est permis. Le Niger, leader du groupe B, tenu en échec (0-0) par la Côte d’Ivoire n’a qu’un point d’avance (4 points, +1) sur le Sénégal, deuxième du grouper B avec 3 points (+3). Le Bénin, 3e compte 3 points (-3) et la Côte d’Ivoire 1 point (-1) est lanterne rouge. Ce sont les deux premiers de la poule qui joueront les demi-finales de la compétition. Le sélectionneur de l’équipe locale de football du Sénégal, Moustapha Seck, a déjà peaufiné sa stratégie pour ce dernier de poule contre les Ivoiriens. Il trouve que "les complicités" entretenues entre les joueurs dans les clubs peuvent être "un grand apport" en sélection nationale. C’est surtout le cas quand il faut mettre sur pied son schéma de jeu dans un tournoi semblable à celui de l’Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa), "où le temps est compté", selon Seck.

"Il est vrai que ça aide beaucoup, les complicités tissées en club", a commenté le technicien sénégalais, interrogé sur les changements apportés dans son effectif entre les matchs de vendredi, contre le Niger (1-2), et de dimanche, contre le Bénin (4-0). "Avec en attaque Moussa Djité et Erasme Badiane, il était clair que je mettais en avant deux joueurs ayant l’habitude d’évoluer ensemble en attaque, à Niary Tally", a-t-il expliqué à l’Aps, rappelant avoir bénéficié des mêmes apports en éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations 2016, contre la Gambie, lorsqu’il a titularisé en attaque Mamadou Niang et Abdoulaye Ba. "Et ce n’est pas seulement en attaque.

Chaque fois que c’est nécessaire, on met en avant ces complicités qui facilitent la tâche", a souligné Moustapha Seck. Il loue "le bon feeling" entre l’ancien joueur de Diambars, Abdoulaye Diène, actuellement à la Sonacos, et Elimane Cissé, le milieu défensif de Diambars. "Auparavant, j’ai joué aussi sur la complémentarité entre Mohamed Kane et Sidy Bara Diop de Génération Foot", a ajouté Seck. Le sélectionneur de l’équipe locale du Sénégal estime que ses joueurs "ont pris bonne note" de leur défaite contre le Niger (1-2), ce qui, selon lui, leur a permis d’aborder dans les meilleures conditions le match contre le Bénin. "Nous avons eu plus de solidarité, de lucidité et de réussite hier (dimanche)", a-t-il dit, rappelant que les Lions locaux ont été "très gourmands" durant les derniers instants du match contre le Niger. "Ils ont refusé de se satisfaire d’un match nul", a fait remarquer Seck. Il estime que le Sénégal doit faire valoir ses arguments pour faire "un très bon résultat", contre la Côte d’Ivoire. Les coups d’envoi des matchs Sénégal-Côte d’Ivoire (Cape Coast) et Niger-Bénin (Ndoum Stadium) seront donnés à 18 heures Gmt.

Avec APS

A Rome, lors de la dernière messe avant le retour des pèlerins sur Dakar, Mgr Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor et président du Comité interdiocésain national pour les pèlerinages catholiques (Cinpec), a invité les acteurs du pèlerinage et les chrétiens sénégalais en général à sauvegarder la bonne organisation du pèlerinage catholique en tant que « patrimoine de l’église du Sénégal ».  Il a fait allusion à la fuite dans la clandestinité d’un jeune homme, un certain Martin Mendy, qui s’est éclipsé de son groupe au deuxième jour de l’étape de Lourdes.

L’évêque président du Cinpec a ainsi fustigé  les gens qui veulent profiter du pèlerinage pour mettre en place des trafics inavouables.  « Au pèlerinage, il ne s’agit pas d’aller faire du tourisme, mais de vivre sa foi et de pouvoir en témoigner et en partager les bienfaits ». « Je vous demande d’être les ambassadeurs de ce pèlerinage de l’église du Sénégal, nous sommes tous responsables. En tant que chrétiens, nous devons témoigner des valeurs de l’Evangile, gardons à l’esprit que le pèlerinage est considéré comme le cinquième Evangile ».  

En adressant ses remerciements pour le bon déroulement de l’organisation du pèlerinage Cinpec 2017, Mgr Paul Abel Mamba a salué les autorités, dont le ministère des Affaires étrangères pour leur soutien à travers une subvention étatique au pèlerinage. L’évêque a associé à ces remerciements les partenaires, dont Vered Asharon, l’agence organisatrice du voyage et de l’accueil dans les différents pays traversés.

Recueillis par J. PIRES

A l’occasion de sa troisième participation à l’Assemblée générale des Nations Unies, la Secrétaire générale de la Francophonie coprésidera une concertation des ministres des Affaires étrangères des États et gouvernements membres et observateurs de la Francophonie, organisée par les autorités malgaches et consacrée, cette année, aux problématiques de sécurité et de développement.

« Nous sommes tous menacés, tous frappés, tous concernés par ces menaces sécuritaires, ces actes criminels de destruction et de déstabilisation », a dit Mme Jean avant son départ pour New-York. Elle ajoute : « il faut, comme jamais, des réponses concertées, coordonnées, intégrées et mieux adaptées. La solidarité francophone doit continuer à être exemplaire et la communauté internationale, au rendez-vous ». Le soutien financier et technique que nous souhaitons voir apporté à la force conjointe des pays du G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme constituera, à cet égard, un véritable test, a dit Mme Jean. « Pour elle, nous devons aussi agir contre les maux qui alimentent ces menaces et ces exactions. Ce qui est en jeu, c’est le développement économique et social, la stabilité de l’espace francophone et du reste du monde ». Selon la note reçue, la Secrétaire générale interviendra également durant l’événement de haut-niveau consacré à la République centrafricaine (Rca), présidé par le Secrétaire général de l’Onu, António Guterres et le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra. Elle rappelle que « l’Oif a su soutenir, avec vigueur, le renforcement des institutions et le retour à l’État de droit en Rca. Nous continuerons d’appuyer, avec la même énergie, le processus de réconciliation nationale ». A New-York, Michaëlle Jean sera reçue à la prestigieuse université Columbia, le 21 septembre, par notre compatriote, le Professeur Souleymane Bachir Diagne, pour une conversation-débat sur le thème : « La Francophonie, force d’action face aux défis du monde ».

El. H. A. THIAM

Places fortes de la riziculture pluviale, les régions de Sédhiou et de Kolda jouent un rôle essentiel dans l’atteinte de l’objectif d’autosuffisance en riz, en 2017. Pour encourager les riziculteurs de ces deux zones, l’État, à travers le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), a distribué gratuitement du matériel agricole à des organisations de producteurs (décortiqueuses, motoculteurs, semoirs, batteuses).

Imelda Coly est une rizicultrice heureuse. Ses pas de danse endiablés au rythme des battements de main au milieu des rizières bordées de palmiers de la vallée de Samirong dans la région de Sédhiou renseignent sur la joie qui s’est emparée d’elle. Les autres femmes rizicultrices membres de l’association qu’elle dirige tout aussi enchantées, en communion, lui donnent la réplique. Une petite pause récréative pour savourer l’instant et oublier le dur labeur des travaux champêtres. Pour la prochaine campagne rizicole, ce quinquagénaire râblée et dynamique ne déboursera pas de l’argent pour louer un tracteur pour le labourage de son champ de riz. Le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), une heure plus tôt, a octroyé gratuitement un motoculteur et un semoir double rang à son organisation. Avec ces équipements, Imelda sait que rien ne sera plus comme avant. « Pour une superficie d’un demi hectare à labourer, nous devions payer 15.000 FCfa, sinon on était obligé d’utiliser les dabas et cela nous prenait parfois trois semaines. Pour les semoirs aussi, il fallait mettre la main à la poche. C’est vous dire que ces équipements vont considérablement alléger nos travaux », confie-t-elle.

Comme l’organisation d’Imelda, soixante autres Gie, coopératives, fédérations, associations ont bénéficié de matériels agricoles constitués de décortiqueuses, de motoculteurs, de semoirs double rang et de batteuses. Ces bénéficiaires ont été choisis à travers une sélection rigoureuse opérée par un comité régional. Un coup de pouce salvateur qui va, sans doute, fouetter la production de riz dans le Pakao qui, ces trois dernières années, malgré le déficit de mécanisation, a réussi des productions records.

En dehors de Saint-Louis, Sédhiou est la première région en production de riz pluvial. Les efforts de l’État ont permis une augmentation substantielle des superficies emblavées avec une production régionale de 174,264  tonnes en 2015 et 170,390 tonnes en 2016. A cela s’ajoute l’amélioration des bonnes pratiques agricoles par les producteurs mais aussi une meilleure qualité des intrants distribués.

Pourtant, jusque-là, l’écrasante majorité des producteurs utilisaient des outils rudimentaires pour la culture du riz : la daba pour le labourage, les bâtons pour décortiquer le riz. « Ces matériels viennent à point nommé. Ils renforcent les efforts déjà consentis par l’État pour accompagner les producteurs de Sédhiou. Pour la première fois, cette année, nous avons reçu et distribué à temps, 2000 tonnes de semences certifiées alors qu’on tournait autour de 700 tonnes les années précédentes. Et c’est du paddy qu’on distribuait. Les efforts combinés de l’État et des producteurs ont permis d’avoir ces bons résultats », souligne Omar Mbengue, Directeur régional du développement rural de Sédhiou lors de la cérémonie de remises des lettres de notification aux bénéficiaires présidée par l’adjoint au gouverneur Alioune Badara Mbengue. L’adjoint au maire de Sédhiou, Abdoulaye Coly reste persuadé que ces équipements rendront les rendements meilleurs et conforteront cette région dans sa position de « grenier de la Casamance ». Aliou Diallo, représentant du Conseil d’administration, abonde dans le même sens. Il a plaidé pour l’intensification de l’agriculture à Sédhiou tout en relevant quelques obstacles comme l’ensablement des vallées.

Les équipements distribués seront d’une grande utilité pour les producteurs car, comme l’a souligné Waly Diouf, Coordonnateur du Pnar, « ils touchent à l’ensemble de la chaîne de valeurs » en ce sens que les motoculteurs font aussi bien du labour que du transport de paddy, les semoirs permettent d’économiser la semence, d’accélérer et d’alléger la fastidieuse opération de semis alors que les batteuses font oublier les bâtons et les décortiqueuses blanchissent le riz. « Notre souhait, c’est de faire en sorte que Sédhiou soit non seulement autosuffisante en riz, mais qu’elle puisse en exporter dans les autres zones qui n’ont pas les mêmes potentialités. En plus de ces équipements, nous allons installées une mini-rizerie. Elle est déjà achetée et un gérant a été identifié. Les producteurs pourront aller vendre à cette rizerie leur excédent de riz », a déclaré Waly Diouf.

…Et 52 de Kolda
Comme Sédhiou, Kolda aussi a eu droit à son lot de matériels agricoles. Au total, 52 organisations de producteurs venues de tous les départements ont bénéficié des mêmes équipements. Car, comme dans le Pakao, la riziculture pluviale est dans une bonne dynamique de performance dans cette région depuis au moins trois ans, selon le Directeur régional du développement rural, Abdoulaye Sidibé. « Entre 2014 et 2016, nous sommes passés à des productions de 12 % à 31 %. Ce qui place Kolda au 2ème rang, sur le plan national, derrière la région de Saint-Louis », dit-il. Ces performances s’expliquent par l’engagement des producteurs de la zone et par l’appui de l’État qui a triplé la dotation en semences certifiées de Kolda qui est passée de 300 tonnes à près de 2000 tonnes et au même moment, 45 tracteurs ont été déployés sur le territoire régional, selon le Coordonnateur du Pnar. Il a annoncé que des sessions de formation seront organisées à l’intention des responsables des organisations de producteurs et des conducteurs des matériels afin d’en assurer une bonne utilisation.

Elhadji Ibrahima THIAM (envoyé spécial à Sédhiou et Kolda)

 

Le Sénégal a battu le Bénin ce dimanche sur le score de 4 buts à 0 pour sa deuxième sortie au tournoi des nations de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa).Les buts sénégalais ont été marqués par Moussa Djité (30e), Mohamed Kane (39e), Abdoulaye Dièye sur penalty (58e) et Amadou Dia Ndiaye (85e).Avec cette victoire, le Sénégal se relance. Les Lions comptent désormais 3 points (+3) et pointe à la deuxième place de la poule B derrière le Niger, premier avec 4 points (+1).  Avant le match du Sénégal, le Niger et la Côte d’Ivoire se sont neutralisés, (0-0). Les Lions, qui avaient été battus (1-2), par le Niger lors de leur première sortie vendredi, jouent leur prochain match demain contre la Côte d’Ivoire. L’équipe du Ghana, pays hôte du tournoi, a validé son billet pour les demi-finales du tournoi des nations de l’Union des fédérations ouest-africaines de football avant son dernier match de poule. Déjà victorieux de la Guinée (2-0) lors de son premier match joué jeudi, le Ghana a confirmé sa suprématie dans la poule A avec ce deuxième succès en deux sorties. L’équipe du Ghana a battu ce samedi (1-0) celle du Mali. Le but de la victoire ce samedi dans un stade de Cape Coast comble a été marqué par Cobbina Essua à la 77-ème minute. Dans l’autre match du groupe, le Nigeria et la Guinée se sont neutralisés (0-0). Le Ghana est assuré de terminer à la première du groupe quel que soit le résultat de la dernière journée prévue aujourd’hui.

APS

 

Le chef de l’Etat, Macky Sall, quitte Dakar, ce dimanche, à destination de New York, pour prendre part à la 72e Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, annonce le Pôle communication de la présidence de la République.

‘’En plus de son adresse à l’Assemblée, en sa double qualité de Président de la République du Sénégal et du Comité d’Orientation du NEPAD, le Président Sall aura des entretiens bilatéraux et participera à plusieurs autres activités en marge de la Session’’, souligne-t-il dans un communiqué de presse transmis à l’APS.

"La priorité à l’être humain pour la paix et une vie décente pour tous sur une planète préservée" est le thème cette 72e assemblée générale, dont le débat général se tient du 19 au 25 septembre.

Le président de la République regagnera Dakar le 22 septembre 2017.

Créée en 1945 par la Charte des Nations Unies, l’Assemblée générale elle est le principal organe délibérant, décisionnaire et représentatif de l’Organisation des Nations Unies.

Composée de la totalité des membres de l’Organisation, elle constitue une instance de négociations multilatérales unique pour l’ensemble des questions internationales couvertes par la Charte. Elle remplit aussi une fonction essentielle dans l’établissement de normes et la codification du droit international.

APS

Le président de la République, Macky Sall, a rendu hommage, samedi, à l’ancien ministre Djibo Leyti Kâ, décédé jeudi à l’âge de 69 ans, saluant la mémoire d’un "serviteur de l’Etat, d’un républicain convaincu et d’un homme ayant servi son pays depuis son jeune âge’’.

Djibo Leyti Kâ était le président de la Commission nationale du dialogue des territoires du Sénégal. Il a exercé d’importantes fonctions ministérielles (Affaires étrangères, Intérieur, Education nationale, etc.), du début des années 1980 à 2012.

‘’L’homme que nous accompagnons ce matin à sa dernière demeure, a consacré toute sa vie à son pays. Le Sénégal qu’il a aimé et servit loyalement et dignement’’, a relevé Macky Sall lors de la levée du corps du défunt à l’hôpital Principal.

Il a souligné que "c’est la raison pour laquelle la Nation, la République et le peuple sénégalais lui doivent cet hommage amplement mérité.’’

‘’Djibo Leity Ka s’est engagé très jeune dans l’action politique et du service public. Compagnon précoce du président Léopold Sédar Senghor dont il fut le directeur de cabinet, haut fonctionnaire, plusieurs fois ministres, députés, chefs d’institutions consultativeS, il a été un véritable enfant de la République’’, a rappelé le chef de l’Etat.

Pour le président de la République, de par ses importantes et multiples fonctions dans le gouvernement sénégalais, ‘’ Djibo Ka a mis son énergie, son intelligence, instruit par sa propre expérience de l’administration, au service de l’Etat.’’

Il était chef de parti-l’Union pour le Renouveau démocratique (URD)- a poursuivi le président Sall, soulignant qu’il a répondu présent à l’appel de son pays avec de hautes compétences. Il a selon lui "vécu sa part d’espoir et sa conscience des épreuves’’.

Avec un tel pragmatisme au service de la République, il a eu une "claire conscience’’ de ses responsabilités, a relevé le chef de l’Etat, soulignant que Djibo Leyti Ka "avait ainsi le courage de ses idées’’.

Avec APS

C’est aux environs de midi que le Foker de l’armée transportant la dépouille mortelle du Pr. Amadou Tidiane Bâ a atterri à l’aérodrome de Diendé. Le corps fut déposé à la grande mosquée attendant la prière du vendredi devant être suivie de l’inhumation. Tous ceux qui ont pris la parole ont reconnu que le Pr. Amadou Tidiane Bâ avait toutes les qualités des grands hommes et sa générosité était légendaire. L’Imam Ratib de Sédhiou, El Hadji Boubacar Dramé de le rappeler. « Il m’a accordé des indemnités mensuelles de 50 000 FCfa sans compter ce qu’il faisait pour moi pendant le ramadan et les grandes fêtes comme la Tabaski ou la Korité », a dit l’imam. Pour l’actuel et tout nouveau ministre de l’Emploi, de l’Insertion sociale et de l’Intensification de la main d’œuvre qui a remplacé le défunt à la tête de la mairie, Sédhiou a perdu un de ses plus grands et dignes fils chacun doit faire siennes les qualités qui ont été les siennes. En tant que Recteur de l’université de Ziguinchor, il a accompagné les bacheliers de Sédhiou en les accueillant dans l’institution et en dirigeant personnellement un atelier de deux jours à Sédhiou sur le système Lmd, a-t-il rappelé.

Le porte-parole de la délégation de la grande mosquée de Sacré-Cœur 3, a aussi reconnu la générosité de Amadou Tidiane Bâ avant de révéler qu’il a planté des arbres dans la cour de la mosquée qui permettent aujourd’hui aux fidèles de s’abriter du soleil. Son parti le Pds a tenu également à l’accompagner à sa dernière demeure à travers une forte délégation conduite par Oumar Sarr qui a tenu à préciser qu’il était venu représenter Abdoulaye Wade. Pour l’actuel recteur de l’université Assane Seck, Pr Kourfia Diawara, cette institution restera redevable à jamais à son premier recteur. Les témoignages terminés, l’imam Ratib de Sédhiou dirigea la prière mortuaire suivie de l’inhumation au cimetière de Julescouda.

Malamine KAMARA

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar s’inscrit dans une nouvelle vision qui promeut la professionnalisation des filières de formation. La création de l’Institut de la Gouvernance territoriale en 2016 témoigne de cette volonté de moderniser le système pédagogique et de donner une qualification à l’étudiant afin de lui transmettre un savoir-faire, des compétences professionnelles surtout dans le contexte de l’Acte 3 de la décentralisation. Celle qui en est la directrice, le Professeur Aminata Niang Diène, nous en touche un mot et met en exergue les opportunités de formation qu’il offre aux étudiants et aux acteurs territoriaux.

Pouvez-vous nous présenter l’Institut de la Gouvernance territoriale ?
L’Institut de la Gouvernance territoriale (Igt) a été créé en 2016 par l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar pour accompagner les collectivités territoriales dans la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation et des projets de développement territorial, en général. La formation est issue d’une collaboration entre trois Facultés (Lettres et sciences humaines, Sciences juridiques et politiques, Sciences économiques et de gestion) et l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Elle permet l’obtention d’une Licence professionnelle en gouvernance territoriale et en développement local. Le système pédagogique est conçu pour une formation plus opérationnelle permettant l’acquisition d’un véritable savoir-faire pour exercer les métiers de l’administration locale, de l’aménagement et du développement territorial. Le corps professoral est constitué des enseignants-chercheurs dans les sciences économiques, juridiques, humaines et sociales et par des professionnels qui représentent au moins 40% des intervenants. Les diplômés peuvent intégrer les institutions, les agences et structures d’appui au développement.

Les enjeux liés à l’Acte 3 de la décentralisation ont certainement contribué à la création de cet institut…
Bien sûr ! L’un des principaux enjeux à relever avec l’Acte 3 de la décentralisation est celui de la mise en place d’une fonction publique territoriale avec un personnel qualifié et compétent pour accompagner les élus dans leur mission de développement des territoires. L’Institut de la gouvernance territoriale s’inscrit dans cette vision. L’Institut compte contribuer au renforcement des compétences des acteurs territoriaux (notamment du personnel des collectivités locales) et leur apporter une assistance scientifique et technique dans l’élaboration et la mise en œuvre des projets de développement.

Quelles sont les formations qui y sont dispensées et les modalités d’accès ?
L’Igt a pour ambition de répondre à la forte demande de compétences dans les domaines de l’aménagement du territoire, de la planification locale et plus particulièrement de l’administration et de la gestion des collectivités territoriales au Sénégal et dans les pays de la sous-région. Nous avons ouvert trois filières: administration et gestion des collectivités territoriales, aménagement et développement territorial ; animation territoriale et médiation sociale.
Nous avons trois types de formation (initiale, continue et à la carte). La formation initiale est ouverte aux bacheliers sénégalais et ressortissants étrangers titulaires d’un baccalauréat général (séries L, S et G). L’admission se fait après examen du dossier par la commission pédagogique dans la limite des places disponibles.
Cette année, nous avons sélectionné 50 bacheliers, par ordre de mérite. Ils vont bénéficier d’une formation de trois ans qui va déboucher sur une Licence professionnelle leur permettant une insertion professionnelle immédiate. Ils peuvent également, s’ils le souhaitent, continuer des études supérieures (en Master et Doctorat).
Nous allons lancer une formation continue accessible sur le principe de la validation des acquis de l’expérience. La formation est ouverte aux personnels des collectivités territoriales, des secteurs publics, parapublics et privés, des organisations non gouvernementales et du secteur associatif en fonction de leur expérience professionnelle. La formation à la carte est également destinée aux professionnels des institutions et structures publiques et privées intervenant dans la gouvernance locale et le développement territorial. Sa durée est fonction des besoins et des compétences ciblées.

Est-ce que les autorités territoriales ont été impliquées dans le processus de création de cet institut ?
Le Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Professeur Ibrahima Thioub, a particulièrement tenu à ce que l’Institut s’inscrive dans un partenariat effectif avec les collectivités locales et leurs organisations faîtières (Ads, Ams, Uael, Hcct), avec les institutions étatiques chargées de l’aménagement du territoire, de la décentralisation et de la gouvernance territoriale (Mgldat) et avec les agences de coopération. Ces partenaires ont été impliqués dès le début de la réflexion pour la mise en place à la fois des organes de gouvernance de l’Institut et l’élaboration de l’offre de formation. Cette coopération avec les collectivités, les pouvoirs publics, les agences de développement et les organisations non gouvernementales permet à l’Institut de s’intégrer dans un réseau de construction de savoirs et de compétences.

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

 

Après avoir écarté les Angolais en quarts de finale, jeudi, ils avaient le lourd défi d’ouvrir la succession du Nigeria. Mais, face au champion en titre, les Lions ont raté leur sortie. Maurice Ndour et ses partenaires ont cédé (71 – 76), face aux D-Tiger, qui ont, apparemment, caché leur jeu lors de la phase de groupe.

En effet, battus lors de leur 3e et dernier match de poule par la Rd Congo (77 – 83), les champions d’Afrique en titre ont sorti la grosse artillerie jeudi face au Cameroun (106 – 91) en quart de finale. Une dynamique qu’ils ont confirmée hier devant les Lions, s’ouvrant du coup les portes de la finale.

Ce sera cet après-midi (17h) contre la Tunisie, le pays hôte qui a, difficilement, écarté le Maroc (60 – 52) dans la première demi-finale. Le Nigeria va ainsi tenter d’ajouter cet après-midi, une deuxième couronne à son palmarès sur les mêmes lieux, il y a deux ans en 2015. Mais, en face, il y aura une Tunisie en quête aussi d’un deuxième titre après celui conquis en 2011 à Antananarivo (Madagascar). En début d’après-midi (14 h 30), le Sénégal et le Maroc vont s’arracher la médaille de Bronze dans la finale de consolation.

A. SAMBOU

« J’éprouve une très profonde douleur suite au décès du ministre Djibo Leyti Kâ. Nos enfants sont unis par les liens du mariage. Mais il fut avant cela un grand frère de lycée. Il l’est ensuite resté me faisant souvent bénéficier de ses conseils. Le Sénégal gardera de lui le souvenir d’un homme politique habile et courageux. Il fut surtout un grand serviteur de l’État. À son épouse, ses enfants, à toute sa grande famille et à notre petite fille commune, je présente mes condoléances les plus attristées. Puisse la Terre lui être légère et Dieu l’accueillir en son Paradis ».

M. L. DIEYE

Le nouveau ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, a pris fonctions, hier. Il a reçu le témoin des mains du ministre sortant Mankeur Ndiaye. Me Kaba en a profité pour transmettre le message d’encouragement du président Macky Sall à Mankeur Ndiaye pour les progrès réalisés à la tête de la diplomatie sénégalaise notamment les nombreux succès pendant ces cinq années. Il a rappelé avoir eu le soutien du ministre sortant lors de son élection à la présidence des États parties de la Cpi. Quant à Mankeur Ndiaye, diplomate de carrière, il a remercié le chef de l’État pour la confiance placée en lui et a promis d’apporter tout son soutien à son successeur pour la réussite de ses missions au bénéfice du pays.
« Je sors de la passation de service avec un sentiment de satisfaction.

Je remercie d’abord et avant tout, très vivement, le président de la République, Macky Sall », a déclaré M. Ndiaye. Il a ajouté : « le président Sall, je puis en témoigner, est un homme profondément attaché à l’intérêt supérieur du Sénégal, respecté par les leaders du monde ».

La dynamique diplomatique engagée depuis cinq ans sera poursuivie et accentuée par mon remplaçant, le ministre Sidiki Kaba, qui est un homme compétent et engagé, a encore dit Mankeur Ndiaye.

Après avoir remercié ses collègues du ministère, Mankeur Ndiaye leur a rappelé qu’il ne faudrait surtout pas oublier qu’il est de cette maison et y reste en tant que fonctionnaire à la disposition du chef de l’État et du nouveau ministre.

El. H. A. THIAM

La Délégation générale dégage toute responsabilité aux Lieux Saints de l’Islam. Par la voix de son parton, le Pr Abdoul Aziz Kébé, elle a tenu à apporter des précisions quant à la sortie de l’agence « Ya Salam » sur la situation des pèlerins laissés en rade en Arabie Saoudite. D’après la Délégation, contrairement au communiqué diffusé dans les médias par l’Agence « Ya Salam », la Délégation informe que ladite agence a bien reçu une notification de la compagnie Flynas portant sur le retard du vol de ses pèlerins.

Une lettre envoyée par les responsables de Flynas le 10 septembre 2017 à 13h37, à l’ensemble des groupements dont « Ya Salam », avec copie à la Délégation Générale les responsables de Flynas. « Bonjour à tous, suite à la congestion de l’aéroport et à l’aménagement des slots, vos vols respectifs subiront un retard de 22 heures (vos départs prévus à 10 h Gmt le jour sont reportés au lendemain à 8 h Gmt). Nous vous prions de nous revenir par rapport au préjudice subi. Flynas s’excuse pour ces désagréments – Cordialement », lit-on dans le mail envoyé par le gérant El Hadj Mbaye Ndiaye, selon la Délégation.

A cet effet, elle dit dégager « toutes responsabilités de la négligence manifestée par les responsables de Ya Salam par rapport au suivi qu’il devait faire avec Flynas, comme le stipule le message de la compagnie », affirmant qu’elle « tirera toutes les conséquences résultant de cette négligence manifeste, le moment venu ».

D. MANE

A l’occasion de cette séance extraordinaire de la 13ème législature, 13 nouveaux députés ont été installés. Il s’agit des demoiselles Awa Guèye, Aminata Fall et Fanta Sall, de MM. Mame Balla Lô, Alioune Badara Diouf, Arona Sow, Moussa Mané, Modou Mbery Sylla, Boubacar Biaye, Toussaint Manga, Moussa Abdou Thiam, Ndiassé Kâ et Demba Ndoye. Ces députés ont été installés à la suite de la démission de Mariama Sarr (ministre), Khoudia Mbaye (ministre), Socé Diop Dione (Directrice des Edifices de l’Etat), Sidiki Kaba (ministre), Amadou Bâ (ministre), Mansour Faye (ministre), Moustapha Diop (ministre) Abdoulaye Diop (ministre), Mouhammad Boun Abdallah Dionne (Premier ministre), Abdoulaye Wade (ancien président), Cheikh Oumar Hann (directeur Coud), Siré Dia (Directeur de la Poste) et Serigne Mbaye Dia.

M. NDONG

Le député Moustapha Cissé Lo a été élu premier vice-président de l’Assemblée nationale dont la 13e législature s’est ouverte ce jeudi.

Awa Guèye et Abdou Mbow ont été élus deuxième et troisième vice-présidents.

Les 4e et 5e vice-présidents sont respectivement Aïssatou Sow Diawara et Abdoulaye Makhtar Diop.

Ndèye Lucie Cissé, Alé Lô et Pape Diop ont été élus 6e, 7e, 8e vice-présidents.

Les secrétaires élus sont Samba Demba Ndiaye, Yeta Sow, Mohamed Khoureychi Niasse, Fatou Diouf, Mame Bounama Sall et Sira Ndiaye.

Le 1er questeur est Daouda Dia et le 2eme Awa Niang.

Aps

Les députés Aymérou Gningue et Madické Niang ont été présentés jeudi à l’Assemblée nationale comme étant les présidents respectifs des groupes parlementaires "Benno Bokk Yaakaar " (BBY, majorité) et des Libéraux et démocrates.

M. Gningue, maire de Mérina Dakhar, a dirigé la liste de BBY dans le département de Tivaouane (ouest) pour les élections législatives du 30 juillet dernier. Il est membre de l’Alliance pour la République, le parti de Macky Sall.

Madické Niang, avocat de formation et militant du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition), a occupé d’importantes fonctions ministérielles (Justice, Affaires étrangères, etc.) sous le magistère d’Abdoulaye Wade.

Il a été élu député de la Coalition gagnante "Wattu Senegaal", dirigée par M. Wade aux élections du 30 juillet.

La cérémonie d’installation des membres de la 13ème législature a démarré ce jeudi, peu après 12 heures, sous la présidence d’Abdoulaye Makhtar Diop, le doyen des 165 députés le 30 juillet dernier, a constaté l’APS.

M. Diop a présidé la séance inaugurale de cette législature, en vertu du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, dont les locaux accueillent la cérémonie.

Il a été assisté, sur la base de ce règlement, par les deux plus jeunes députés de la 13ème législature (2017-2022), Aminata Diao et Yaya Diallo. Selon Abdoulaye Makhtar Diop, le quorum est atteint pour tenir cette cérémonie d’installation de la législature dans la mesure où 154 députés sont présents. Il faut la présence de 83 députés au moins pour atteindre le quorum, a-t-il rappelé.

Le Conseil constitutionnel a publié en août les résultats définitifs des élections législatives, en confirmant la nette victoire de la majorité présidentielle "Benno Bokk Yaakaar", qui a remporté 125 des 165 sièges à pourvoir.

La Coalition gagnante "Wattu Senegaal", dirigée par l’ex-président de la République, Abdoulaye Wade, a pris la deuxième place en faisant élire 19 députés. "Mankoo Taxawu Senegaal", une coalition menée par le maire de Dakar, Khalifa Sall, a obtenu sept sièges.


Quinze partis ou coalitions de partis seront représentés à l’Assemblée nationale durant la 13ème législature. Le Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), qui est arrivé quatrième avec trois députés élus, en fait partie.

Le PUR est suivi de "Kaddu Askan Wi", une coalition dirigée par le maire de Ziguinchor (sud), Abdoulaye Baldé, avec deux sièges.

Dix autres partis ou coalitions ont fait élire chacun un député. C’est le cas du Parti pour la vérité et le développement (PVD), de Serigne Modou Kara Mbacké, de la coalition "Yeessal", menée par l’ancien ministre Modou Diagne Fada, et de l’Union citoyenne "Bunt-Bi", un parti dirigé par l’ingénieur chimiste Théodore Chérif Monteil.

La Convergence patriotique pour la justice et l’équité, menée par l’homme d’affaires Demba Diop dit Diop Sy, a également fait élire un député, à l’instar de l’Initiative pour une politique de développement, une formation dirigée par Ibrahima Abou Nguette, l’ex-directeur de la construction au ministère du Renouveau urbain.

"And Saxal Liggey", le parti de l’ancienne ministre Aïda Mbodj, "Oser l’avenir", de l’avocate Aïssata Tall Sall, "Senegal Day Dem", de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, et "Ndawi Askan Wi", de l’inspecteur des impôts et domaines Ousmane Sonko, seront également représentés chacun par un député.

Source : APS

Le Sénégal est connu comme un pays de longue tradition parlementaire. Le bâtiment sis à la Place Soweto, en Place Thatcher a reçu de grands parlementaires qui ont écrit les plus belles pages de l’histoire politique sénégalaise.

 C’est la loi n°60-44 du 20 août 1960 qui a instituée l’Assemblée nationale. Avant celle-ci, la représentation parlementaire existait depuis 1879. Le Sénégal, sous la période coloniale, a eu diverses institutions dont le Conseil général (1879-1920), puis le Conseil colonial (1946-1952) et ensuite l’Assemblée territoriale 1952-1958). De grandes figures sénégalaises comme Blaise Diagne, Galandou Diouf, Lamine Guèye, Léopold Sédar  Senghor et Abass Guèye ont siégé au palais Bourbon, en France.

Avant l’indépendance en 1960, l’Assemblée siégeait dans l’ancienne capitale, Saint-Louis. C’est le 25 novembre 1958 que l’Assemblée constituante fut créée.

A l’indépendance, l’Assemblée nationale bénéficia du statut de pouvoir législatif. Elle sera chargée de voter les lois et d’exercer un contrôle sur l’action du gouvernement d’alors. La première institution fut composée de 80 élus. Un nombre qui évolua à 100 députés en 1978 puis 120 en 1983 et 140 en 1998. Le chiffre est passé ensuite à 150 et cette année, elle est à 165 députés avec l’arrivée des représentants de la diaspora, élus pour la première fois. Auparavant, les Sénégalais de l’extérieur étaient représentés par un très faible nombre d’élus.

C’est Robert Buron, alors ministre de la France d’Outre-Mer, qui posa la première pierre du bâtiment actuel, le 27 octobre1954. Au dernier étage, il y avait un logement du président Senghor qui faisait face à la corniche avant d’abriter les bureaux des services administratifs actuels.

Après la réalisation de la nouvelle infrastructure, le 22 novembre 1956, Albert Sarraut, alors président de l’Assemblée de l’Union française, inaugura le bâtiment. L’édifice abrita le Grand conseil de l’Afrique occidentale française (Aof), de 1956 à 1959, puis l’Assemblée législative de la Fédération du Mali, du 4 avril 1959 au 20 août 1960, et, à partir du 20 août l’Assemblée nationale du Sénégal.

El. H. Abdoulaye THIAM

 

Le président de la République, Macky Sall, président de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », a proposé la reconduction de Moustapha Niasse à la tête de l’Assemblée nationale. Hier, le président Macky Sall a réuni les députés de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » et les plénipotentiaires pour leur demander de soutenir son candidat Moustapha Niasse au cours de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, prévue ce matin, à 10 heures.

Cette proposition du chef de l’État a été validée par l’ensemble des élus de Bennoo qui ont accepté le choix de Moustapha Niasse. Prenant la parole, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, par ailleurs, secrétaire général du Parti socialiste a réitéré l’ancrage de son parti dans la coalition Bennoo qui, selon lui, « va dans l’intérêt du pays ».
Moustapha Niasse, né le 4 novembre 1939, à Keur Madiabel, dans le département de Nioro, région de Kaolack, est un homme d’État. Premier ministre en 1983, près d’une décennie, chef de la diplomatie sénégalaise de Senghor à Abdou Diouf, il préside, depuis 2012, l’Assemblée nationale.

Après ses études primaires, il a poursuivi ses études au lycée Faidherbe de Saint-Louis, puis à l’université de Dakar et enfin à Paris. Il est également diplômé de l’École nationale d’administration du Sénégal, dont il est sorti major de sa promotion.

Longue carrière ministérielle
Après une carrière dans la haute Fonction publique où il aura été directeur de cabinet du président Senghor, Moustapha Niasse est nommé ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Environnement le 15 mars 1979 puis ministre des Affaires étrangères le 19 septembre 1979. iL sera reconduit dans ses fonctions en janvier 1981 avant de devenir Premier ministre en avril 1983 pour un mois.

En juin 1993, il redevient ministre des Affaires étrangères jusqu’en juillet 1998 où il est nommé représentant du Secrétaire général des Nations-Unies dans les pays des Grands lacs.

Candidat de l’Alliance des forces du progrès (Afp) à l’élection présidentielle de 2000, il arrive en 3ème position au 1er tour avec 16,8 %. Nommé Premier ministre par Me Wade pendant 11 mois, il quitta la tête du gouvernement.

Le Secrétaire général de l’Onu le nomme envoyé spécial pour aider les parties congolaises à parvenir à un accord inclusif sur le partage du pouvoir durant la transition en République démocratique du Congo. En 2005, le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, le nomma membre du Haut conseil pour l’Alliance des civilisations.

En décembre 2006, la Coalition Alternative 2007, regroupant 10 partis politiques de l’opposition, a désigné Moustapha Niasse comme candidat pour l’élection présidentielle de 2007.

Moustapha Niasse est l’un des candidats en lice pour l’élection présidentielle de 2012 porté par la Coalition « Bennoo Siggil Senegaal » composée de 49 partis politiques, mouvements citoyens et personnalités individuelles signataires du Pacte d’engagement éthique et démocratique. Le 30 juillet 2012, il est élu président de l’Assemblée nationale avec 126 voix sur 146 votants.

El. H. Abdoulaye THIAM

 

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