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Paris - Même s’ils ont été rattrapés au score par des « Éléphants » qui en voulaient autant qu’eux, les « Lions » ont, dans l’ensemble, livré un match correct lundi à Charléty (1 – 1). Retour sur la prestation de certains d’entre eux.

Idrissa Gagna Gueye : un match moyen
Idrissa Gana Gueye s’est peu illustré en première mi-temps.
Le milieu de terrain sénégalais a néanmoins beaucoup couru et contribué par son expérience à stabiliser le milieu de terrain. Sans trop forcer son talent. Il a été remplacé en tout début de seconde période par Cheikh Ndoye.

Famara Diedhiou : peut mieux faire !
Titularisé au front de l’attaque en l’absence de Mame Biram Diouf retenu en Angleterre pour un problème de visa et de Moussa Sow blessé, Famara Diedhiou n’a pas été très menaçant devant les buts adverses. Comme Sadio Mane, l’attaquant des «Lions» a fait l’objet d’un marquage très serré parfois même rude de la part des défenseurs ivoiriens.

Il n’a pas pu se procurer beaucoup d’occasions franches malgré une envie manifeste de réussir cette titularisation qui semblait être un test dans sa capacité à bien occuper le poste. C’est donc en toute logique qu’il a été remplacé en tout début de deuxième mi-temps par Babacar Khouma, un autre prétendant au poste.

Zargo Touré : bien malgré quelques fautes !
Zargo Touré, à l’image de son compère de la défense centrale Kara Mbodj, a livré un bon match dans l’ensemble. Mais surtout, il a fait preuve de beaucoup d’engagement physique et a été parfois même dur sur l’homme. D’où certaines fautes commises dont une qui lui a valu un carton jaune. Un lion piqué au vif qui a montré qu’il avait de l’envie à revendre. Il faut saluer son niveau d’engagement.

Abdoulaye Diallo : la confirmation !
Abdoulaye Diallo a montré qu’il n’était pas le titulaire du poste pour rien. Très lucide dans ses interventions et sorties, il a su tenir en échec l’attaque ivoirienne pendant 70 mn. Et s’il a encaissé un but, ce n’est pas de sa faute mais bien de sa défense qui, prise de court sur une contre-attaque éclair des « Éléphants », n’a pu sauver les meubles.

Henri Saivet: il a fait le job même s’il n’a pas marqué sur balle arrêtée !
Il n’a pas marqué sur balle arrêtée à la Lionel Messi, mais ce n’est pas la volonté qui lui manquait. Auteur d’un splendide coup franc lors du match entre le Sénégal et le Zimbabwe à la dernière Can, il s’est positionné en spécialiste des balles arrêtées de la Tanière. Il a ainsi exécuté l’essentiel des coups francs obtenus par les « Lions ».

Sauf que cette fois, la réussite n’était pas au rendez-vous. Henri Saivet a néanmoins beaucoup apporté dans l’animation du jeu. Et en plus de venir en appoint aux attaquants en distribuant de bonnes balles, il s’est aussi beaucoup illustré dans la récupération, faisant preuve de beaucoup d’engagement et de volontarisme sur le terrain. Il faudra compter avec lui sur les prochains matchs.

Sadio Mané : buteur malgré un match moyen
Auteur du but sénégalais à la 67 mn, Sadio Mané a été bien muselé par la défense ivoirienne, sans doute consciente de la capacité de nuisance du joueur de Liverpool. Surveillé comme du lait sur le feu, il a eu beaucoup de difficultés à développer son jeu, les Ivoiriens ne lui laissant aucun espace. Un marquage à la culotte dont il a eu du mal à se départir durant toute la rencontre. Résultat, le buteur des « Lions » a, malgré sa détermination et son volontarisme, très peu été dangereux devant les buts adverses, excepté le penalty qu’il a transformé à la suite d’une faute sur Kara Mbodj, en pleine surface de réparation ivoirienne. Il n’a pas non plus délivré de passes décisives. Heureusement que Baldé Keïta était là pour montrer qu’on pouvait aussi compter sur lui. Un lion peut en cacher un autre !

Diao Baldé Keita : le meilleur « Lion » sur le terrain
Diao Baldé Keita mériterait bien le titre de l’Homme du match, même s’il n’a pas marqué de but. Avec ses dribbles et passements de jambes qui ne sont pas sans rappeler Cristiano Ronaldo, le joueur de la Lazio a encore été impeccable balle au pied. En plus de sa technique au-dessus de la moyenne, il a mis a contribution sa vitesse d’exécution et ses folles courses pour donner du fil à retordre à la défense ivoirienne. Privée de son patron Serge Augier blessé, celle-ci a eu beaucoup de mal à contenir l’attaquant sénégalais qui a véritablement revêtu les habits de patron de l’équipe, alors que Sadio Mane était moins percutant que d’habitude. Normal que les supporters sénégalais se soient mis à ses pieds scandant sans cesse son nom. Intenable, Diao Baldé Keïta a donc été à l’origine de beaucoup de fautes et de pas mal d’occasions. Il a également assisté Henri Saivet dans l’exécution des balles arrêtées. Autant dire qu’il a bien mouillé le maillot. Un vrai lion !

Kara Mbodj : un lion toutes griffes dehors !
Un vrai lion que ce Kara Mbodj ! Absent contre le Nigeria jeudi dernier à Londres, il a été impeccable dans la charnière centrale avec Zargo Touré qui a pallié l’absence de Kalidou Koulibaly retourné dans son club de Naples aussitôt après la rencontre contre les « Super Eagles ». Serein comme d’habitude, ce pilier de l’équipe sénégalaise, auteur d’un but à la dernière Can, a bien défendu et annihilé les offensives ivoiriennes, malgré le but concédé à la 70ème mn, trois minutes après l’ouverture du score par Sadio Mané.
Le défenseur central sénégalais est également monté aux avant-postes, comme de coutume, pour essayer de mettre à contribution sa puissance physique et son bon jeu de tête afin de faire la différence. Il a confirmé tout le bien qu’on pense de lui.

Saliou Ciss : tel Roberto Carlos !
Titularisé aux dépens de Cheikh Mbengue, Saliou Ciss ne s’est pas contenté de bien défendre. Tel le Brésilien Roberto Carlos, le latéral gauche sénégalais a été très offensif, remontant beaucoup de balles.

Il a aussi fait preuve d’une belle complicité avec Diao Baldé Keïta. Entre ces deux-là, la mayonnaise a vite pris. Du coup, leur entente a causé beaucoup d’ennuis au latéral droit et à la défense des « Éléphants » dépassée par les événements. L’ancien sociétaire de Diambars a lui aussi bien honoré le maillot national. En deuxième période, le coach l’a remplacé au profit de Cheikh Mbengue, son rival au poste.

Normal vu toute la débauche d’énergie fournie en première mi-temps, d’autant plus qu’il s’agissait également pour Aliou Cissé de faire tourner son groupe.

Lamine Gassama : un match correct
Comme Saliou Ciss, Lamine Gassama a montré qu’il ne savait pas que défendre. Combatif dans les duels, il a également développé un jeu très porté vers l’avant en soutien aux milieux offensifs Sadio Mané, Henri Saivet et l’attaquant de pointe Famara Diedhiou. Ses actions offensives, sur le flanc droit, ont incontestablement contribué à mettre à rude épreuve la muraille défensive ivoirienne. Il a fait preuve de maîtrise du poste et de beaucoup de sérénité.

De notre envoyé spécial : Diégane SARR

L’affaire Bamba Fall et compagnie a connu un frémissement. Suite à la décision de la chambre d’accusation de leur accorder une liberté provisoire, le parquet s’est pourvu en cassation, suspendant, à cet effet, la sentence. En détention préventive depuis plusieurs semaines, le maire de la Médina et ses co-inculpés restent en prison.

Le parquet a statué sur la décision de la chambre d’accusation du tribunal de grande instance de Dakar d’accorder une liberté provisoire à Bamba Fall et à ses co-inculpés. Se pourvoyant en cassation, la sentence de cette grande instance est restée suspensive. Cette dernière avait accordé une liberté provisoire au maire de la Médina et à ses compagnons inculpés pour des délits de destruction de biens appartenant à autrui, de tentative d’assassinat et d’association de malfaiteurs, à la suite des violences survenues à la Maison du Parti socialiste à Colobane.

Cette requête relative à la libération provisoire de ces derniers, introduite le 21 février dernier, avait fait l’objet d’un rejet par le doyen des juges après audition des prévenus. Seulement, la défense avait fait recours à la chambre d’accusation qui, après avoir statué sur leur demande, a donné une suite favorable à leur requête. «Il faut simplement retenir que la chambre a décidé de libérer Bamba Fall et ses co-inculpés en infirmant la décision qui a été rendue par le doyen des juges », a annoncé Me Bamba Cissé, avocat du maire socialiste, avant la décision prise par le parquet. Aussi a-t-il salué « cette décision inscrite dans la logique du respect des droits et libertés humaines ».

Marame Coumba SECK

Un atelier portant sur « la numérisation de l’état civil enjeux et perspectives » s’est ouvert hier à Dakar. La rencontre qui a réuni gouvernement et acteurs du secteur privé a permis aux uns et autres d’asseoir une stratégie commune pour une meilleure prise en compte de l’expertise locale dans l’accès aux marchés de la numérisation des actes d’état civil.

La participation de toutes les parties prenantes impliquées dans la problématique de l’état civil démontre l’intérêt et l’importance de la thématique. L’objectif principal de la journée de réflexion portant sur « la numérisation de l’état civil enjeux et perspectives » est de réunir les différentes parties prenantes afin d’échanger sur la démarche à adopter pour mettre en œuvre la digitalisation de l’état civil et l’introduction de services e-citoyen. L’Etat du Sénégal s’est, en effet, engagé dans un processus d’élaboration de documents sécurisés, avec des passeports biométriques et les nouvelles cartes d’identité Cedeao. Cela démontre la volonté du gouvernement de s’orienter vers le numérique pour la prise en charge des problématiques régaliennes liées à l’identification, donc à la sécurité.  

En tant qu’organisation professionnelle sectorielle représentative au Sénégal, l’Organisation des Professionnels des Tic du Sénégal  (Optic) œuvre, depuis des années, au renforcement de son rôle de propositions, dans le cadre du dialogue public-privé, pour faire du secteur numérique un levier essentiel du développement économique au Sénégal. Antoine Ngom, président de l’Organisation des Professionnels des Tic du Sénégal (Optic), souligne que la souveraineté numérique constitue l’un des enjeux les plus importants de notre temps. « La grande majorité des pays responsables s’octroient le privilège de faire appel aux nationaux, dès lors qu’il s’agit de questions qui touchent la sécurité et la souveraineté nationale », a-t-il dit. Cependant, la principale source d’alimentation pour l’élaboration des documents reste l’état civil. Cette sécurisation constitue donc un préalable. « Cet atelier trouve dès lors son utilité dans le sens où il permettra à l’ensemble des parties prenantes de réfléchir sur le meilleur moyen d’arriver à un état civil numérisé et fiable », a dit M. Ngom.

Au-delà des thématiques développées, les participants invitent l’Etat à une réflexion plus globale sur le lancement d’un projet national portant sur la sécurisation des documents d’identification. Pour arriver à cela, les participants sont persuadés que le secteur privé national a un très grand rôle à jouer. Le numérique est l’un des rares secteurs de l’économie où le secteur privé national dispose d’une expertise qui peut lui permettre  d’élaborer et de mettre en œuvre des projets d’envergure. Concernant les projets financés par des ressources extérieures, l’Etat du Sénégal doit exiger une forte implication des entreprises nationales à travers des conventions de groupement et de la sous-traitance, a préconisé Antoine Ngom.

La numérisation est à 35% du taux de réalisation
Selon Mme Mandiaye Bâ, directrice du Centre national d’état civil, l’atelier vient à point nommé. Elle rappelle que le gouvernement du Sénégal a entamé le processus de modernisation de l’état civil.  «Il est impossible d’aborder cette modernisation sans invoquer l’automatisation de la gestion et la prise en charge des archives », a t-elle dit. En 2014, une étude diagnostic a été réalisée. Cette étude a permis de faire l’état des lieux. Partant, nous avons aujourd’hui la volumétrie des actes numérisés. Nous avons également une idée claire sur les registres à reconstituer. Une étude archivistique a également été réalisée. La numérisation est présentement estimée à hauteur de 35% du taux de réalisation. D’ici un an, nous espérons arriver à un résultat qui coifferait tout le territoire, confie la directrice du Centre national d’état civil. Elle rappelle que l’Etat du Sénégal, dans sa volonté d’améliorer l’environnement des affaires, a adopté une loi sur les partenariats public-privé en février 2014 et les décrets d’applications ont été signés en 2015. Cette situation permet de facto aux entreprises nationales de pouvoir prétendre au marché à travers des appels d’offres. Ces privés déplorent toutefois « la barrière relative à l’entrée de l’offre spontanée». Cette rencontre entre également dans le cadre du renforcement de la souveraineté numérique. Le digital permet de surmonter les difficultés les plus inimaginables quant à l’accès aux documents administratifs. Cela est d’autant plus vrai que partout au Sénégal les gens ont accès à l’internet mobile grâce aux téléphones.

Modou Mamoune Ngom, directeur de la Télécommunication, relève que « l’organisation de l’atelier répond à plusieurs préoccupations du gouvernement sur le numérique, mais également des entreprises locales ». En effet, selon le directeur de la Télécommunication, une des préoccupations majeures du gouvernement est d’accompagner son secteur privé local en lui permettant notamment l’accès à la commande publique. Cet atelier rencontre bien des axes des stratégies déclinées par le gouvernement du Sénégal, a-t-il salué.

Oumar BA

Pour renforcer la lutte contre l’insécurité et la criminalité organisée, le Gouvernement du Sénégal, à travers les services du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a décidé de généraliser l’implantation des caméras de vidéosurveillance sur l’ensemble des zones sensibles.

Dans un communiqué, la Commission de protection des données personnelles (Cdp) tient à rassurer les citoyens que les dispositions sont prises pour préserver la vie privée et protéger les données personnelles de l’ensemble des citoyens conformément à la loi n°2008-12 du 25 janvier 2008.

Selon leur document écrit, le dispositif de vidéosurveillance déployé par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a fait l’objet d’une déclaration à la Cdp et validé par la Session plénière sous le récépissé n° Rd/Cdp – 2015 – 00145/Sp du 24 avril 2015. La Cdp s’engage à garantir un équilibre adéquat entre la finalité du traitement et le respect du traitement et le respect des droits des personnes concernées.

M. G. DIEDHIOU

Paris - En match comptant pour les préparatifs des éliminatoires de la Can 2019 et du Mondial 2018, le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont fait match nul 1 but partout. Mi-temps : 0-0 Buts : Sadio Mané (67’), Zoro Cyriac Gohibi (70’) Carton jaune : Zargo Touré

Les équipes Sénégal : Abdoulaye Diallo, Lamine Gassama, Kara Mbodj, Zargo Touré (Salif Sané), Saliou Ciss (Cheikh Mbengue), Alfred Ndiaye, Idrissa Gana Guèye (Babacar Khouma) Henri Saivet, Sadio Mané, Diao Baldé Keita (Cheikh Ndoye), Famara Diedhiou (Opa Nguette) Entraîneur : Aliou Cissé

Côte d’Ivoire : Sylvain Gbohouo, Nicolas Pepe, Wilfried Kanon, Wilfried Zaha, Cheick Doukoure, Franck Kessie, Giovanni Sio (Zoro Cyriac Gohibi), Simon Deli, Die Geoffrey Serey (Sanago), Eric Bailly, Mamdouy Bagayoko Entraîneur : Kamara Ibrahim

Après le nul concédé jeudi, face au Nigeria à Londres, le Sénégal s’est encore heurté à la Côte d’Ivoire, hier à Charlety, à l’occasion de leur rencontre amicale préparatoire des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 et de la Can 2019. Les Lions de la Téranga et les Éléphants se sont, en effet, séparés sur le score de 1-1, au terme d’une partie où chacune des deux équipes s’est donnée à fond pour avoir le dernier mot. Malgré un début de match très prometteur avec des occasions de part et d’autre, il a fallu attendre la seconde période, notamment la 67e mn de jeu, pour voir les Lions ouvrir le score. A la suite d’un tacle irrégulier sur le défenseur Zargo Touré en pleine surface de réparation ivoirienne, Sadio Mané, quelque peu transparent en première mi-temps, transformait le pénalty. Alors que les supporters des Lions jubilaient et scandaient « Sadio Mané ! Sadio Mané ! », la joie des Sénégalais sera de courte de durée. Et pour cause, trois minutes plus tard, Zoro Cyriac Gohibi qui avait remplacé Sio Giovani égalisait d’une frappe imparable à la suite d’une contre-attaque éclair qui a pris de court toute la défense sénégalaise.

Malheureusement, les Éléphants n’ont pas eu le temps de savourer leur but à cause d’un groupe de supporters qui ont spontanément pris d’assaut le terrain. Un acte qui a poussé l’arbitre à mettre fin à la partie à la 87e, 3 mn avant même la fin du temps réglementaire.

Aliou Cissé, entraineur des Lions : « C’est regrettable »
Paris - Comme tout le monde, Aliou Cissé a regretté la tournure prise par le match entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire arrêté à trois minutes de la fin du temps réglementaire après que des supporters ivoiriens sont entrés sur le terrain pour manifester leur joie. L’entraîneur de l’équipe nationale pense que le football africain n’a pas besoin de ce genre d’actes qu’on qualifierait de hooliganisme. Dans un autre registre, il s’est dit globalement satisfait de la prestation de ses poulains.

« Coach votre réaction vu la tournure du match ?
On a eu la possibilité de pouvoir jouer en Europe dans un très bon stade où il y avait du monde. C’était la fête du football africain entre deux grandes nations du football. Que le match ait fini de cette manière c’est quand même regrettable, mais ce n’est pas la première fois qu’on assiste à une telle situation. Je ne comprends pas les raisons. Peut-être que le stade Charlety est difficile à gérer sur le plan de la sécurité et même pour la sécurité des joueurs. C’est quand même regrettable, le football africain n’a pas besoin de ça. Franchement, si nous voulons qu’on nous respecte, c’est à nous aussi de donner le bon exemple.

Et comment jugez-vous le contenu du match ?
Le contenu n’a pas été mauvais. Je crois qu’on a pu avoir pas mal d’opportunités. On aurait d’ailleurs pu avoir un ou deux penalty. On a même marqué un but qui, à mon avis, est valable. Je crois que notre fil conducteur est bon. Nous sommes dans une bonne dynamique depuis la Can. Maintenant ce que je regrette, ce sont ces erreurs individuelles qu’il faut éviter. Sur les deux matchs, il y en a eues et je crois qu’à l’avenir, il faut éviter cela. La satisfaction vient surtout du collectif. Je suis satisfait de la prestation des jeunes, d’Adama Mbengue, de Moussa Wagué, etc. Je crois que c’est une génération qui devrait normalement venir taper à la porte de l’équipe nationale.

Comment appréhendez-vous la suite ?
Il n’y a pas à appréhender quelque chose, nous avons de plus en plus des certitudes dans notre jeu. Nous sommes en train de mettre en place un football intéressant et je pense qu’on peut davantage marquer des buts par rapport aux situations et par rapport aux opportunités qu’on se crée. Nous savons que nous allons vers une échéance décisive, à savoir la double confrontation contre le Burkina Faso, et je crois que c’est un rendez-vous pas seulement pour l’équipe du Sénégal. C’est le rendez-vous pour tout le Sénégal et nous sommes tous concentrés dans l’espoir d’aller à la Coupe du monde. Nous voulons tous y aller parce que nous savons qu’en y allant, le football sénégalais peut avoir beaucoup de retombées positives. Ne pas y aller serait véritablement une grosse déception ».

Réalisé par Diégane SARR (envoyé spécial)

Les autorités du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement ont tenue, hier, une conférence de presse pour évaluer les résultats de l’opération « coup de poing » effectué dans trois points de la ville, notamment sur la Vdn, au rond-point Front de terre et à Poste Médina. Des contrôles qui ont permis d’appréhender près de 200 véhicules en situation irrégulière.

Cette opération de sécurité routière intitulée « coup de poing », selon le Secrétaire général dudit ministère, Jules Aubin Sagna, s’est tenue sur trois axes à grande circulation, en particulier sur la Vdn, au rond-point Front de Terre et à Poste Médina. Elle a permis aux agents du ministère des Infrastructures, des Transports terrestre et du Désenclavement et aux agents de sécurité d’appréhender 88 véhicules pour défaut de port de la ceinture de sécurité, 38 pour défaut de visite technique et 55 pour des cas d’invalidité du permis de conduire.

Des mesures de sécurité qui interviennent à la suite des accidents mortels sur les routes, principalement sur les axes Dakar-Kaolack-Tambacounda et sur celui de Dakar-Thiès et Saint-Louis. Ceci, en application des 10 mesures arrêtées à l’issue du conseil interministériel sur la recrudescence des accidents de la route du 9 février 2017, notamment l’interdiction des transformations des véhicules portant sur les charges d’individus et de bagages de tout type, l’immatriculation des automobilistes à deux roues, le port obligatoire du casque pour le conducteur et ses usagers et le respect intégral du code de la route relatif au défaut de port de la ceinture de sécurité ainsi que la validité du permis de conduire, de l’utilisation du téléphone au volant, entre autres. Selon M. Sagna, cette opération sera élargie sur tout le territoire national. « Tous les gouverneurs, préfets et sous-préfets prendront des dispositions pour que ces mesures soient appliquées », a-t-il rassuré.

Changement du mode d’attribution du permis de conduire
Selon le directeur des transports routiers, Cheikhou Oumar Guèye, les autorités compétentes s’emploient à changer le mode d’attribution du permis de conduire. En effet, informe ce dernier, des réformes sont en cours. « Pour la formation, on a prévu l’introduction d’une application audiovisuelle pour éviter les imperfections liées au contact humain », renseigne M. Guèye qui a annoncé également une formation post-permis avec la mise en place d’écoles de formation des métiers de la route.

Par rapport à l’érection d’autres centres dans les régions, ils ont informé qu’ils sont en phase d’une passation de marchés relatifs à l’installation de centres de contrôle technique dans les régions de l’intérieur. « Nous avons l’ambition de les déployer dans l’année en cours. Mais, dans l’immédiat, nous avons un seul marché pour la mise en place d’un deuxième centre à Diamniadio pour décongestionner celui de Dakar. Ce dernier va abriter également un autre centre de contrôle technique annexe. Paramétré pour enregistrer 400 véhicules par jour, le centre de contrôle technique de Hann est actuellement à 1.000 passages », a-t-il indiqué.

Marame Coumba SECK

Ce week-end a été mis à profit par le secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, accompagné de Mame Bounama Sall, et de quelques membres du Bureau politique pour effectuer une tournée.

De Mont-Rolland, chez Yves Lamine Ciss, le maire socialiste, puis à Darou Alpha, chez la famille de Serigne Alpha Thiombane à Mboro où il a fait des visites de proximité, à Ndomor, clou de la journée, il a tenu un meeting dans ce village de la commune de Taïba Ndiaye.

A Ndomor, la forte mobilisation des socialistes, la grande ambiance ont prévalu tout au long du meeting tenu en fin de matinée a donné à l’évènement le cachet d’une campagne électorale. S’y ajoute une forte présence des principaux responsables de l’Apr du département de Tivaouane dont Aymérou Gningue, Pape Dieng, Abdou Ndéné Sall. Le décor était bien campé pour le secrétaire général du Ps qui, au-delà de son parti, sa coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », s’est adressé aux citoyens sénégalais sur les enjeux des prochaines élections législatives de juillet. « Notre pays se trouve à un tournant décisif de sa marche vers son développement, c’est pourquoi, nous avons, en toute lucidité, choisi de rester soudé dans « Bennoo » afin de gagner les législatives et donner une majorité confortable au président de la République, Macky Sall, à l’Assemblée nationale », a-t-il lancé.

Poursuivant sa démonstration, Ousmane Tanor Dieng ajoute : « C’est cela qui va permettre au président de la République de finaliser les projets et programmes déjà entamés et d’entreprendre d’autres en gestation au cours d’un second mandat. A cette étape de la marche de notre pays, c’est cela la voie de la stabilité pour le Sénégal. Il est donc important que les citoyens comprennent bien ce défi majeur pour notre pays ».

Selon lui, il a dépassé l’âge de perdre du temps en général et surtout si cela touche encore l’avenir du pays. « Je salue la dynamique enclenchée au sein de la coalition Bby dans le département de Tivaouane. Et c’est avec cet esprit qu’il nous faut travailler à Mbour tout comme à Thiès pour nous donner les moyens de gagner au soir du 30 juillet, haut la main, les législatives dans la région de Thiès », a indiqué Ousmane Tanor Dieng.

S’adressant aux retardataires pour les inscriptions sur les listes électorales, il a demandé de presser le pas avant la date du 23 avril. Aux responsables du département de Tivaouane qui ont annoncé avoir atteint 175.000 inscrits sur un objectif de 200.000 à 250.000, il a salué le travail déjà fourni et les encourage avec les commissions d’inscription itinérantes à redoubler d’efforts pour s’approcher le plus possible de l’objectif.

Mbaye BA

La tribune de la 13ème assemblée générale du Réseau libéral africain qui s’est tenue récemment à Nairobi, au Kenya, a servi de cadre aux formations politiques d’obédience libérale du continent d’échanger sur des problématiques démocratiques essentielles, en particulier les questions électorales et l’admission de l’Alliance pour la République (Apr) comme membre actif du Réseau des partis libéraux d’Afrique.

Pendant trois jours, les partis libéraux d’Afrique ont passé au peigne fin divers thèmes liés à la coopération entre partis politiques d’obédience libérale et parlé des sujets d’une brûlante actualité ayant traits à la prévention des conflits pré- électoraux et de la gestion des violentes crises postélectorales, souvent résultante de tripatouillage des constitutions de la part de chefs d’États avident de pouvoir sur le continent noir. Ainsi, des coalitions à la collaboration démocratique en passant par les négociations, les participants ont partagé leurs préoccupations sur les tensions nées des élections, les modifications des Constitutions par certains chefs d’États au pouvoir pour prolonger leurs mandats, entrainant ainsi des conflits violents. En outre, l’assemblée a approuvé, à l’unanimité, la demande d’admission de l’Apr comme membre actif du Réseau libéral africain introduite par Me Djibril War, envoyé spécial du chef de l’État à cette rencontre, par ailleurs directeur de l’École du Parti. En effet, depuis la 12ème assemblée du Réseau qui eut lieu à Johannesburg en janvier 2016, l’Apr avait jusqu’ici le statut de membre observateur. Dans son allocution, il a mis en évidence les valeurs fondatrices du libéralisme social de l’Apr, d’humanisme républicain, économique, politique, le respect des droits et des libertés, la démocratie, l’État de Droit et la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, le détournement des biens publics, l’insécurité, l’impunité et la préservation des ressources naturelles.

L’assemblée générale a, dans sa résolution finale, salué le leadership du président Macky Sall pour le rôle qu’il a joué, en parfaite intelligence avec la Cedeao et le Conseil de sécurité des Nations unies, pour le dénouement heureux de la crise politique postélectorale en Gambie pour une transition démocratique et pacifique. L’Apr est aujourd’hui aussi membre observateur de l’International libéral depuis le 60ème Congrès de l’International libéral qui s’est tenu à Mexico le 28 octobre 2015 et son dernier Comité exécutif du 11 novembre 2016 de Marrakech.

M. L. DIEYE

C’est dans une ambiance riche en sons et en couleurs que le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, a lancé officiellement, hier dans la capitale du Nord, la semaine régionale de la jeunesse.

Sur la place Faidherbe, les responsables et membres des différents mouvements associatifs de la région nord, notamment les conseils communaux et régionaux de la jeunesse, les cœurs vaillants, les éclaireurs, les guides, etc., ont communié dans la joie et l’allégresse avec le gouverneur Alioune Aïdara Niang, les chefs de services régionaux de l’administration déconcentrée, les invités d’honneur tels que Baba Maal, Golbert Diagne et plusieurs hôtes de marque de la ville tricentenaire. Occasion pour le ministre Mame Mbaye Niang de magnifier tout l’intérêt que le président Macky Sall accorde à la jeunesse, rappelant que la tenue de la semaine régionale de la Jeunesse s’inscrit dans la continuité de l’édition 2016, consacrée aux départements, autour du thème : « La citoyenneté des jeunes pour un Sénégal émergent ».

Selon le ministre de la Jeunesse, la richesse et la diversité des activités déroulées en 2016 fondent tout son espoir pour la réussite de cette présente édition dédiée aux régions. Cet espoir, a-t-il précisé, est d’autant plus réel « que vous avez délibérément choisi d’utiliser une période de repos scolaire et universitaire pour vous consacrer à des activités d’accomplissement de soi, de promotion du civisme, de la citoyenneté, de renforcement des relations d’amitié et de fraternité, gage d’une cohésion sociale forte et durable ».

A cet effet, il a exhorté les jeunes à ne point aborder leurs activités dans une dynamique de concurrence, mais plutôt avec esprit de complémentarité et d’échanges mutuels, permettant « d’affermir vos liens et de consolider votre conscience des responsabilités devant les défis de la Nation ».  Le ministre Mame Mbaye Niang s’est surtout réjoui du processus de renouvellement des instances de base des conseils de la jeunesse, qui s’est déroulé dans la transparence, le calme et la sérénité, donc dans la démocratie. L’adolescence, a-t-il ajouté, c’est le temps des premières quêtes de repères, « dès lors, je vous engage à relever le défi du premier projet, en plantant chacun un arbre que l’on veillera à arroser, entretenir et voir grandir afin qu’il devienne utile à la communauté ».


En revisitant les multiples actions que les jeunes vont entreprendre lors de cette semaine régionale de la Jeunesse, le ministre Mame Mbaye Niang demeure convaincu qu’il n’est pas superflu d’investir dans le capital humain. Mieux, a-t-il ajouté, le capital jeune est un atout essentiel sur lequel il faut s’appuyer pour asseoir un modèle de développement et d’émergence inclusif et durable.
A en croire le ministre de la Jeunesse, le chef de l’Etat suit de près toutes les actions de développement et de construction citoyenne portées par les jeunes. Il a laissé entendre que cet intérêt traduit tout son engagement à accompagner les jeunes sur le sentier de la réussite et de l’accomplissement socio-économique.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le ministre-maire de Louga, Moustapha Diop, a enrôlé, samedi dernier, 10.000 personnes dans les mutuelles de santé, participant ainsi, de façon remarquable, à la réussite de la Couverture maladie universelle (Cmu).

On a rarement vu autant de monde à la place civique de Louga. Ils étaient venus de tous les coins de la ville et environs pour prendre part, samedi dernier, à la cérémonie d’enrôlement de 10.000 personnes vulnérables dans les mutuelles de santé. Cet acte de haute portée sociale porte la signature d’un homme : le ministre Moustapha Diop. Il s’agit ainsi, pour le premier magistrat de la ville de Louga, de jouer sa partition dans la Couverture maladie universelle (Cmu). « Les gens veulent se soigner, mais n’ont pas les moyens. En tant que maire, nous avons l’obligation de les aider à accéder aux soins. C’est ce que je veux faire à travers cet enrôlement », a-t-il expliqué, saluant la vision du président de la République, Macky Sall, qui a eu « la générosité » de mettre en place cette initiative.

« Le chef de l’État a eu l’idée. Il a mis les moyens. Mais, nous devons apporter notre contribution pour l’atteinte des objectifs assignés », a fait remarquer M. Diop tout en qualifiant le président Sall « de don de Dieu ». L’occasion a été saisie par le directeur général de l’Agence de la Cmu, Cheikh Seydi Ababacar Mbengue, pour rappeler le souhait du chef de l’État qui veut que chaque Sénégalais puisse accéder aux meilleurs soins selon ses besoins, sans considération de ses moyens financiers. « Ce que vient de faire le ministre-maire Moustapha Diop est un acte fort. Il prouve, si besoin en est, qu’il se soucie du bien-être des Lougatois, de leur santé et de leur épanouissement », a magnifié M. Mbengue. Il a particulièrement mis en exergue le nombre (Ndlr : 10.000) d’enrôlés qu’il trouve « assez impressionnant et encourageant ». « Je crois sincèrement que les enjeux liés à la Cmu sont bien compris à Louga. Et cela mérite d’être souligné et magnifié », a insisté M. Mbengue.

Autorités religieuses, représentants de mutuelles de santé, groupements de femmes, associations de jeunes et membres de la société civile ont assisté à la cérémonie. Dans une ambiance festive, tous ont salué l’acte posé par le maire de Louga. Mieux, ils ont vivement remercié le président de la République, « défenseur des couches vulnérables », qui a « considérablement réduit les inégalités sociales » au Sénégal.

Abdoulaye DIALLO

En prélude à la conférence internationale sur les océans, prévue au mois de juin, le président de l’Assemblée générale des Nations unies, Peter Thompson, séjourne à Dakar. Une occasion saisie par Fidjien pour revenir sur la présidence sénégalaise du Conseil de sécurité qu’il a beaucoup appréciée, tout comme ses collègues diplomates.

Au sortir de sa présidence du conseil de sécurité des Nations unies, le Sénégal a beaucoup gagné en estime auprès des autres pays. L’actuel président de l’Assemblée générale des Nations unies, le Fidjien, Peter Thompson, a salué, hier, « une présidence remarquable » à tout point de vue. « Le Sénégal est un pays très respecté aux Nations unies pour le rôle qu’il joue. Sa présidence du Conseil de sécurité a été remarquable notamment par rapport au débat public qui a été organisé par le Sénégal sur la diplomatie de l’eau afin de prévenir les éventuels conflits sur cette question essentielle », a expliqué Peter Thompson, actuellement en visite officielle au Sénégal. Pour lui, le président de la République tout comme l’ambassadeur du Sénégal à New-York ont joué un rôle important dans la mise en œuvre d’un groupe d’amis sur les océans ainsi que l’organisation prochaine d’une conférence sur ces océans.

A ce titre, Peter Thompson renseigne que le Sénégal sera très impliqué dans ce grand rendez-vous sur les océans prévu au mois de juin prochain. Toujours selon le président de l’Assemblée générale de l’Onu, le « leadership reconnu » du Sénégal se manifeste aussi dans sa contribution aux troupes déployées dans les foyers ou zones de conflit. Aujourd’hui, le Sénégal est le 7ème pays contributeur de casques bleus dans le monde.

Pour ce qui concerne des questions relatives à l’environnement, Peter Thompson a rappelé l’engagement pris par les pays contributeurs à hauteur de 10 milliards de dollars. Même s’il nourrit une certaine crainte par rapport à la réticence d’un pays (qu’il n’a pas cité) sur son engagement pour le financement du changement climatique. Toutefois, M. Thompson estime que l’implication du secteur privé reste déterminante afin de trouver des « solutions vertes » comme les énergies renouvelables. Il rappelle qu’à ce titre, les débats qu’il organise, chaque mois, sur une thématique liée au développement durable. Au mois, un thème est organisé sur le changement climatique, en avril ce sera sur le financement et en juin l’éducation sera au menu des débats. Ce dernier point tient à cœur Peter Thompson pour qui il est important d’éduquer les générations futures pour qu’elles changent leur vision du monde et qu’elles puissent protéger la planète.

Enfin, Peter Thompson est revenu sur l’horizon 2030 des Nations unies pour les Omd et l’agenda 2063 de l’Union africaine. Selon lui, les deux agendas sont synchronisés à 90 %. Les 10 % restants sont liés, selon lui, à des « situations politiques » particulières à l’Afrique.

Haut fonctionnaire de l’administration fidjienne, Peter Thompson est l’actuel représentant permanent de son pays à l’Organisation des Nations unies. Très impliqué dans les questions de développement, M. Thompson a été, de 2014 à 2015, président des conseils d’administration du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) et du Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (Unops).

Maguette NDONG

De bonnes intentions : une modification dans la Constitution sénégalaise pour permettre la création des Chambres africaines extraordinaires afin de connaître des faits de crimes commis au Tchad durant le magistère de Hissein Habré entre 1982 et 1990, la réactivation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) pour lutter contre les détournements de deniers publics et le réaménagement de l’organisation du service public de la Justice pour une meilleure distribution et une plus grande efficacité afin d’accroître ses performances.

Le responsable de tous ces actes est le chef de l’État, Macky Sall, président du Conseil supérieur de la magistrature. Au pouvoir depuis cinq (5) ans, il a introduit des réformes importantes dans le domaine de la justice. Il a été à l’origine de l’introduction d’une modification dans la Constitution sénégalaise pour permettre la création des Chambres africaines extraordinaires (Cae) qui ont jugé Hissein Habré, ex-président du Tchad (1982-1990) pour « crimes de guerre, crimes contre l’humanité, viols et tortures ». En effet, c’est quelques mois après l’entrée de Macky Sall au Palais de la République que les Cae ont vu le jour, suite à l’adoption d’une loi permettant leur création (décembre 2012) et du Statut (janvier 2013).

A travers l’affaire Hissein Habré, Macky Sall a montré que l’Afrique ne doit plus exporter ses dirigeants, même s’ils sont accusés des crimes les plus odieux. Celui qui a aidé à démontrer que le continent pouvait organiser lui-même un procès concernant un responsable incriminé, s’est, à l’interne, engagé à récupérer l’argent « volé » au peuple sénégalais. D’où la traque des biens mal acquis. Le chef de l’État qui veut en finir avec la corruption, réactive la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). A quoi tient l’effet Macky Sall ? D’abord au contraste avec son prédécesseur qui n’avait rien fait contre les détournements de deniers publics dont les plus spectaculaires ont noms : les 45 milliards de FCfa du Fesman, 205 milliards de Fcfa dépensés pour l’Oci, 20 milliards de FCfa de Sudatel, 28 millions de dollars pour la réparation de l’avion présidentiel, la mallette de Segura (90 millions de FCfa), etc.

Gestion sobre et vertueuse
Sous Macky Sall, la gestion sobre et vertueuse poursuit son bonhomme de chemin. Tous les rapports, épinglant des responsables, à tous les niveaux, pour malversations financières, sont sur la table du procureur de la République. Un autre volet dans le domaine judiciaire est la modernisation de la justice. Ici, le chef de l’État, Macky Sall, président du Conseil supérieur de la magistrature, s’est engagé à réaménager l’organisation du service public de la Justice pour une meilleure distribution et une plus grande efficacité afin d’accroître ses performances. La problématique de la modernisation du système judiciaire et de ses différents services s’inscrit, dit-on, en bonne place parmi les priorités du Plan Sénégal émergent (Pse).

L’abrogation du décret n° 84-1194 du 22 octobre 1984 fixant la composition et la compétence des cours d’appel, des tribunaux régionaux et des tribunaux départementaux, a paru nécessaire avec l’adoption de la loi n° 2014-26 du 03 novembre 2014 fixant l’organisation judiciaire du Sénégal. La nouvelle organisation judiciaire repose sur les innovations suivantes : le changement de dénomination des juridictions de base ; la nouvelle définition des ressorts des différentes cours d’appel ; la création des chambres criminelles en remplacement des cours d’assises ; la nouvelle répartition des compétences entre les juridictions ; la prise en compte du corps des administrateurs des greffes. Le tribunal régional devient ainsi le tribunal de grande instance et le tribunal départemental le tribunal d’instance. Le changement de dénomination des juridictions, guidé par le souci d’un découplage avec l’organisation administrative, est accompagné d’une nouvelle répartition des compétences. Pour une meilleure distribution de la justice, la compétence matérielle du tribunal d’instance a été étendue afin d’offrir aux citoyens une justice rapide, efficace, plus accessible, et à moindre coût. Mais, l’adoption de plusieurs projets de loi portant sur la réforme du Conseil supérieur de la magistrature et celle relative au statut des magistrats n’ont pas, sur certaines dispositions, rencontré l’adhésion de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums).

Cheikh Aliou AMATH

Battu par la Guinée de 13 points d’écart à Bamako, lors de la première manche du Tournoi de la Zone 2 qualificatif à l’Afrobasket « Congo 2017 », le Sénégal se devait de réagir hier, à Marius Ndiaye, face au même adversaire. Après un parcours totalement raté dans la capitale malienne, les « Lions » sont obligés de remporter leurs trois matches dans leur salle de basket s’ils veulent être du rendez-vous de Brazzaville en août prochain. Une sorte de « Remontada » qu’il fallait bien débuter et voilà qui est fait. Sous l’impulsion de leurs deux gros renforts, le capitaine Malèye Ndoye qui a allumé la première mèche sur un tir primé et un Xane d’Almeida étincelant à la mène (15 points) et dans le sillage de Mamadou L. Sambe (également 15 points) qui s’est battu sur tous les ballons, les joueurs du coach Dame Diouf n’ont réellement souffert qu’en début de partie. Les Guinéens avaient alors essayé de soutenir la comparaison alors que les « Lions » insistaient sur les tirs à 3 points sans succès. Mais lorsque Xane permit au Sénégal de mener pour la première fois par 4 points d’écart (14 – 10 à 3mn40 de la fin du quart-temps initial, le « Sily national » n’en menait plus large. Et de 8 points après les 10 premières minutes (24 – 16), la marge était passée à 13 longueurs à la pause (39 – 26).

A un moment du 3ème quart-temps, Malèye Ndoye et ses partenaires ont même compté jusqu’à 22 points d’avance (52 – 30 à 2mn 20 du terme). Rien de fâcheux ne pouvait plus leur arriver lorsqu’ils ont bouclé ce quart-temps avec un matelas confortable de 21 points (52 – 31). Consécutivement à une baisse de régime, ils ont vu leur avance fondre jusqu’à « seulement » 13 points (57 – 44 à 3mn50 du terme). Un dernier sursaut et une ultime fantaisie de Mamadou L. Sambe leur permirent de boucler ce match initial avec 18 points d’écart (67 – 49). Les choses sont donc remises à l’endroit...

B. K. N.

Sénégal : Cinq de départ : Xane d’Almeida (15 points), Antoine Mendy (0 pt), Malèye Ndoye (14 pts), Mamadou L. Sambe (15 pt), Alcess Badji (7 pt).
Entrants : El H. Ndiaye (0), Louis Adams (4), Djibril Thiam (6), Moïse Diamé (6), Mamadou L. Diop (0), Abdoulaye Coulibaly (0).

Confirmation attendue ce weekend
Après une entame réussie, les « Lions » du basket se doivent de confirmer, ce weekend. Ce soir d’abord face au Cap-Vert qu’ils avaient déjà battus à Bamako et demain face au Mali qui leur avait filé plus de 40 points d’écart dans la vue. « Ce ne sera pas facile », ont reconnu Dame Diouf le coach et son capitaine Malèye Ndoye, hier après le succès initial sur la Guinée. Il fallait « se remobiliser et repartir sur de nouvelles bases », après le fiasco de Bamako. C’est bien parti pour le Sénégal qui a prouvé qu’il reste « un pays de basket », selon Malèye Ndoye. Mais, avertit son coach, « si l’on mène par 20 points d’écart, il faut que ceux qui entrent en jeu maintiennent la cadence ». Or tel n’a pas été le cas après un troisième quart-temps bien maîtrisé. Aujourd’hui et demain, il faudra encore élever le niveau de jeu. Confirmer ce soir le succès acquis sur les « Requins bleus » à Bamako et se payer une « finale » dimanche contre les « Aigles » qui les avaient balayés : les « Lions » vont vers un weekend chaud bouillant.

Le Cap Vert démarre bien face au Mali (64-58)
Le Cap Vert a pris une belle revanche hier sur le Mali en ouverture du tournoi de la Zone 2 qualificatif à l’Afrobasket qui se tient présentement au stadium Marius Ndiaye. Sous la houlette de leur meneur de jeu Brito Denzel Clémente, les Capverdiens ne se sont pas laissé impressionner comme à l’aller. Au contraire, le n°13 des « Requins Bleus » très adroit sur les tirs primés a donné du fil à retordre aux « Aigles ». Cependant, le Mali a laissé entrevoir un sursaut avant de céder dans le dernier quart temps ; d’abord mené lors du premier quart temps (18-20), il est ensuite revenu à la hauteur de son adversaire (36-34), avant que le Cap Vert ne reprenne les commandes pour de bon. 53 à 50 dans le 3e quart temps et finalement 64 à 58 dans le dernier qui voit le Cap Vert bien démarrer cette compétition avant d’affronter l’ogre sénégalais aujourd’hui sur les coups de 19h.

Le programme d’aujourd’hui
16h30 : Guinée-Mali ; 19h : Cap Vert-Sénégal
Demain 16h30 : Guinée-Cap Vert; 19h : Sénégal-Mali

Un « débat sain et constructif » autour des découvertes de pétrole et de gaz. C’est le souhait du directeur général de Petrosen, Mamadou Faye qui s’exprimait, hier, à l’ouverture du séminaire de mise à niveau des journalistes sur l’exploration-production pétrolière et gazière au Sénégal.

La société des pétroles du Sénégal (Petrosen) a initié, hier, un séminaire de mise à niveau sur les enjeux de « l’exploration et la production de pétrole et de gaz » au profit des journalistes. A l’ouverture de la rencontre, le directeur général, Mamadou Faye a déploré le « débat très politique » autour des découvertes de pétrole et de gaz, « parfois perçues comme un potentiel fléau voir une malédiction ». « Beaucoup de fausses informations ont été véhiculées par des gens qui n’ont aucune expertise sur la nature des opérations dont ils parlent », a-t-il regretté. « Ils ont surtout contribué à alimenter un débat qui ne sert pas nécessairement les intérêts du Sénégal », a-t-il poursuivi, soutenant que la découverte d’hydrocarbures dans un pays doit toujours être perçue comme « une aubaine », car présageant « la possibilité de régler des problèmes énergétiques du pays ». Pour M. Faye, l’exploitation pétrolière et gazière va entrainer « des changements économiques et sociaux importants qui comporteront des aspects positifs et négatifs sur lesquels, il invite à réfléchir, à débattre afin d’y apporter les meilleures solutions.

C’est dans ce sens que s’inscrit ce séminaire qui répond, selon lui, « à un souhait des plus hautes autorités du pays, pour assainir le débat ». Il a lancé un appel pour un « débat constructif » sur l’apport de ces ressources sur le développement économique et social du Sénégal. « Votre métier vous amène à être proche de la population et fait de vous des vecteurs capables d’informer et de porter la bonne information à la population », a rappelé le directeur général de Petrosen, et non sans solliciter le concours des professionnels des médias « pour asseoir un débat sain qui va dans le sens des intérêts des Sénégalais ». Il a loué des initiatives des professionnels des médias qui ont permis aux populations de suivre les activités dans le secteur et surtout de connaître les différents acteurs sur le terrain, avant de les inviter à maintenir ce cadre de collaboration, de partage de l’information afin de mieux informer l’opinion nationale et internationale sur les activités pétrolières au Sénégal, notamment les choix stratégiques. Le conseiller technique du ministre de l’Énergie et des énergies renouvelables, chargé des hydrocarbures, Mahanta Guèye, est allé dans le même sens pour indiquer que pour un sujet si complexe du sous-secteur des hydrocarbures, « il faut non pas en maîtriser toutes les arcanes mais tout au moins en avoir une bonne connaissance ».

Coût des opérations : Plus d’un milliard de dollars investis par les compagnies pétrolières depuis 1981
Le conseiller technique du ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, chargé des hydrocarbures Mahanta Guèye a indiqué que plus d’un milliard de dollars d’investissements ont été engagés à perte dans l’exploration au Sénégal depuis 1981, avant la découverte de 2014 pour un total de 160 puits forés. « Cela montre, dit-il, tout l’intérêt que le bassin sédimentaire du Sénégal a longtemps suscité l’intérêt chez les compagnies pétrolières qui s’y sont succédé au fil des années. » La directrice des Hydrocarbures, Aminata Ndoye Touré, en a profité pour apporter des précisions sur les parts détenues par Petrosen et l’État. Selon elle, Petrosen détient 10 % des parts pour chaque contrat d’exploration. « Après les découvertes, Petrosen peut porter sa participation à 20 % », a-t-elle souligné. Pendant ce temps, l’État en dispose 30 %, sans compter l’impôt sur les sociétés. « C’est faux de dire que l’État ne détient que 10 % des contrats d’exploitation », a relevé Mme Touré, tout en précisant que dans la phase d’exploration Petrosen ou l’État ne dépense rien.

La phase d’exploitation prévue entre 2020 et 2021
Le directeur général de Petrosen a annoncé le démarrage de la phase de développement et de l’exploitation du gaz et du pétrole, entre 2020 et 2021. « Après les découvertes, nous sommes entrés dans la phase d’évaluation économique de l’exploitation des gisements », a précisé Mamadou Faye. Selon lui, l’année 2012 marque, sans doute, l’intensification de la promotion du bassin sédimentaire et de l’exploration pétrolière à travers la Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie (Lpdse) (2012-2017). La mission de promotion conférée à la société Petrosen a fini, a-t-il indiqué, par payer avec la découverte de pétrole sur Sangomar offshore Profond (entre 475 et 641 millions de barils) en 2014 ; en 2015 la découverte de gaz naturel de 500 milliards m3 sur Saint-Louis offshore Profond ; en 2016 la découverte de gaz naturel de 145 milliards m3 sur Cayar offshore Profond.

Par Mamadou GUEYE et Souleymane Diam SY

Les indicateurs sanitaires ont connu une amélioration à Thiès, comme l’atteste le rapport de la Revue annuelle conjointe (Rac) compilant toutes les activités sanitaires des différentes structures de santé de ladite région.

Une nette évolution des indicateurs a été notée dans le secteur de la santé en 2016 dans la région de Thiès. Le constat est du Dr Malick Ndiaye, médecin-chef de la région de Thiès. Il présentait le rapport de la Revue annuelle conjointe (Rac) des activités sanitaires des différentes structures de consultations et de références. C’était en présence du gouverneur de région, Amadou Sy.

Pour le médecin-chef, « le bon niveau de performance » se traduit par un taux de décès inférieur à 1 % pour le paludisme ».
Les différents participants ont aussi été informés des avancées notées dans le Taux de prévalence contraceptive (Tpc) et l’achèvement des Consultations prénatales (Cpn) avec un taux d’amélioration de 29,62 % à 53,23 % entre 2014 et 2016 pour un objectif de 45 %. Les accouchements assistés par des personnels qualifiés ont également connu une bonne marge de progression entre 2014 et 2016 avec 63,87%.

Ces résultats ont été obtenus « en dépit du déficit toujours persistant des ressources humaines, des efforts déployés par l’État et des Comités de santé », a fait remarquer le Dr Ndiaye. A ce jour, la région de Thiès ne compte que 92 médecins, 260 infirmiers et infirmières d’État et 231 sages-femmes, ainsi que d’autres personnels subalternes. Par ailleurs, il a été évoqué la prise en charge des cas de cataracte en 2016 où 1106 patients ont subi une intervention chirurgicale sur 3000 cas constatés.

La région de Thiès ne disposant pas d’unité d’hémodialyse, tous les cas sont généralement référés à Dakar. S’agissant de la prise en charge gratuite dans les structures sanitaires, 582.360 enfants de 0-5ans ont été répertoriés en 2016. Quant aux cartes d’égalité des chances, 2089 personnes en ont bénéficié. Pour les médicaments, des ruptures annuelles de 23 jours en moyenne des produits essentiels ont été relevées.

Développer des stratégies de pérennisation
Des recommandations ont ainsi été formulées pour le développement de stratégies de pérennisation des performances de la planification familiale. L’intégration des données communautaire et privée dans la collecte et l’analyse de la prévalence contraceptive a aussi été suggérée. Aussi convient-il de créer des espaces pour adolescents et jeunes dans tous les Points de prestation de santé (Pps) de la région et de veiller à la disponibilité du Sro (Sel de réhydratation orale)/Zinc pour une meilleure prise en charge des cas de diarrhée. La collecte et l’intégration des données communautaires de la lutte contre la malnutrition constituent d’autres points à améliorer. Il en est de même pour le dépistage passif des cas de malnutrition dans tous les Pps.

Mohamadou SAGNE

Thierno Bocoum, responsable de la communication du parti Rewmi souligne, de prime abord que « le président de la République, en décidant de ne pas mettre fin à son mandat ce 25 mars, a violé une promesse qu’il avait faite ». Notant que le 23 juin était « un signal fort pour installer de grandes ruptures dans les secteurs de la gouvernance ». Mais, selon lui, le président de la République, à travers la posture qu’il a prise, a véritablement violé pas mal de ses promesses. Sur le plan politique, M. Bocoum regrette la rupture du dialogue avec l’opposition. « Le code électoral n’a jamais posé de problème depuis 1992. Nous sommes en 2017, l’opposition a plus d’une fois dénoncé ce code électoral. Ces dénonciations n’ont trouvé aucune réponse valable du pouvoir en place », dénonce M. Bocoum. Pour lui, le pouvoir est obnubilé par la quête d’un second mandat. C’est dans ce cadre qu’il inscrit les poursuites contre des opposants au moment où ceux qui sont proches du pouvoir sont protégés. Pour Thierno Bocoum, le chef de l’État qui avait dénoncé la transhumance, l’encourage aujourd’hui. Sur le plan des infrastructures, il affirme qu’aucun acte notable n’a été posé depuis 2012. « Le président Macky Sall a, en réalité, uniquement bénéficié des retombées de la continuité du pouvoir, en mettant sur son compte des réalisations qui ne sont pas les siennes », a-t-il dit, rappelant que le chef de l’État avait promis 500.000 emplois en 5 ans. Cette promesse, a-t-il indiqué, est loin d’être tenue.
 
ME ASSANE DIOMA NDIAYE, LSDH : « Nous regrettons la rupture du dialogue entre le pouvoir et l’opposition »
Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) affirme : « avec l’arrivée du président de la République, Macky Sall, les espoirs étaient grands et les attentes immenses. Les Sénégalais s’attendaient à beaucoup de changements et cela sur plusieurs secteurs ». Dans cet ordre, il cite la justice où le peuple s’attendait à « une équité totale qui garantisse l’équilibre pour tout le monde ». Sur le plan social, il salue les actes qui ont été posés avec notamment l’instauration des bourses de sécurité sociale. « C’est vrai que c’est une infime partie de la population qui en a accès, mais c’est toutefois une mesure salutaire, que nous apprécions à sa juste valeur », a-t-il dit. Toutefois, dans ce même sillage, selon Me Ndiaye, des promesses ont été faites dans des conseils de ministres décentralisés. « Pour l’heure, la majeure partie de ces promesses n’a pas été tenue. Dans la fortification de l’État de droit, nous restons encore sur notre faim », a t-il ajouté. Il faut également noter que « le dialogue entre pouvoir et opposition a totalement été rompu », a-t-il regretté. Selon lui, cette situation déplorable qui peut ouvrir des lendemains tumultueux, notant que ces deux entités doivent continuellement se consulter. Toujours sur le plan de la magistrature, Me Ndiaye déplore « des nominations qui ne respectent pas tout le temps le nombre d’années requises pour, quand même, aspirer à de pareilles stations ». Sur le plan civil également, le savoir-faire et la compétence sont de plus en plus relégués au second plan, déplorant que toutes les nominations stratégiques soient dévolues aux politiques de la mouvance présidentielle.
 
ASSANE BA, MEMBRE DU COMITE DIRECTEUR DU PDS : « L’opposition est réduite dans sa plus minime expression »
Assane Bâ, membre du comité directeur du Pds est persuadé qu’en 5 ans de pouvoir du président de la République, Macky Sall, il se dégage une « déception grave » dans les familles qui vivent sous la paupérisation totale. « Cette même déception touche les jeunes qui peinent à trouver des emplois décents. Les malades n’arrivent plus à se soigner comme il faut », affirme-t-il. Selon lui, « les enseignants sont continuellement en grève. On enregistre la fermeture de plusieurs sociétés et l’exclusivité des marchés est donnée aux pays étrangers au détriment des nationaux qui sont pourtant d’égale dignité ». Il dénonce la pression sur les opposants « systématiquement envoyés en prison pendant que ceux du camp présidentiel sont protégés ». En somme, a conclu M. Bâ, l’objectif est de « réduire l’opposition dans sa plus minime expression ».

SAMBA SY, SG DU PARTI DE L’INDEPENDANCE ET DU TRAVAIL (PIT) : « D’importants pas ont été posés dans tous les domaines d’activités »
Selon Samba Sy, secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), le Programme de modernisation des axes frontaliers (Puma) et le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) sont « des actes hautement salutaires ». « Les infrastructures de ces programmes permettent à tout Sénégalais de librement se déplacer dans son pays, d’où qu’il puisse, par ailleurs, se trouver », a-t-il dit.

« Le président de la République Macky Sall est véritablement en train de donner une impulsion dans les différents actes qu’il est en train de poser. Ce n’est pas pour dire que tout roule comme il faut, mais des efforts palpables sont véritablement fournis depuis qu’il est à la tête du pays », affirme-t-il. A l’en croire « d’importants pas ont été posés dans tous les domaines d’activités autant structurels qu’économiques ».

Recueillis par Oumar BA

Le ministre de l’Éducation nationale a lancé le projet d’Amélioration des performances de travail et d’entreprenariat (Apte) Sénégal. D’une durée de 5 ans, il va concerner 200 établissements du secondaire et 50 écoles de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Le Centre de développement et d’éducation (Edc) et la Fondation MasterCard ont lancé le projet d’Amélioration des performances de travail et d’entreprenariat (Apte) Sénégal. D’un montant de 15 millions de dollars et d’une durée de 5 ans, il vise à développer les compétences dont les jeunes ont besoin pour obtenir un emploi ou monter une entreprise. Le projet cible plus de 30.000 jeunes sénégalais. Il va se concentrer sur 200 écoles du secondaire et 50 de l’enseignement technique et de la formation professionnelle à travers le pays. Dans ce cadre, des conseils d’orientation professionnelle et des services de transition vers l’emploi seront fournis aux étudiants. L’initiative prévoit également de former 1575 enseignants sénégalais. Ils sont chargés d’aider les jeunes des économies émergentes à développer les compétences dont ils ont besoin pour réussir.

Selon le ministre de l’Éducation nationale, ce lancement s’inscrit dans la mise en œuvre de la directive n°1 prise par le président de la République à l’issue du Conseil présidentiel de juillet 2015, lequel était consacré aux recommandations des Assises nationales de l’éducation et de la formation. « Ce projet est complètement aligné sur la vision et la politique définies par le gouvernement du Sénégal », a indiqué Serigne Mbaye Thiam, soulignant que les autorités sont dans une dynamique de prendre en charge les enfants hors du système éducatif (ceux qui n’ont jamais été à l’école ou qui l’ont quitté très tôt) pour assurer leur employabilité, base d’un entreprenariat fort. « Ce choix, porté sur notre pays, relèvera beaucoup de défis qui s’opposent à toute innovation. Le projet Apte Sénégal arrive au moment où un processus de réforme du curriculum de l’enseignement moyen secondaire est en cours à travers le Projet d’appui au renouveau du curriculum », a souligné le ministre qui a assuré aux initiateurs du projet « de la détermination du gouvernement à aller de l’avant grâce à [leur] appui pour la transformation de notre système éducatif et de formation afin de préparer les meilleures conditions de l’émergence de notre pays ». M. Thiam n’exclut pas une dissémination et une généralisation du projet Apte Sénégal. Car seules six régions (Ziguinchor, Kolda, Sédhiou, Kédougou, Diourbel et Thiès) sont concernées pour le moment.

Serigne Mansour Sy CISSE

C’est une fierté pour moi et un honneur, mais une redoutable tâche de porter une adresse à cet aréopage si savant, si riche et composé d’intellectuels de renom et autres citoyens de haut rang.

Nous voilà réunis ce jour : un moment fort pour décliner nos ambitions pour le futur. Un jour ordinaire certes, mais qui va servir de repère à une histoire extraordinaire, car notre Sénégal, vous le savez, c’est le pays des milles complexités ! C’est le pays des milles équilibres précaires ; pays où les acquis économiques, sociaux et démocratiques doivent être consolidés et renforcés. Ne nous voilons pas la face : « la réalité quotidienne de la masse est l’incertitude du lendemain ». Nous devons améliorer les conditions d’existence et les conditions de travail, car la paix sociale n’a pas de prix.

Ici, au Sénégal, tout est urgent ! Il est l’heure d’un Sénégal nouveau qui doit voir l’émergence d’une nouvelle classe de dirigeants responsables.

Il est l’heure, pour le Sénégal, de faire encore un saut qualitatif et prendre en compte l’apport fécond des citoyens de tous bords pour dessiner le visage du Sénégal de demain. Oui, tout est urgent et les peuples ne se laissent plus faire. Les évènements survenus récemment confirment encore l’inéluctabilité des changements à mener.

Ici, tout est défi ! Par vos actions d’hier et par votre présence massive aujourd’hui, vous avez démontré votre détermination ferme et irrévocable à accompagner notre président pour relever les défis de tout ordre. Votre mobilisation est le signe tangible de votre attachement et de votre engagement aux côtés d’un homme qui aurait pu bomber sa poitrine de fatuité ; mettre sur sa carte d’identité profession : frère de … Mais il ne l’a pas fait.

Il aurait pu prendre une année sabbatique, ne serait-ce qu’une, sous les lambris dorés, sous l’air pulsé de l’hôtel Georges V à Paris. Il ne l’a pas fait. Non ! Ce n’est pas son genre ; un jour de dimanche, où bon nombre de cadres repus font la sieste, nous gravissions ensemble les montagnes rocheuses sur les hauteurs de Diamniadio? où à même le sol il rompu le pain avec des populations esseulées et désorientées ; et nous avons pioché à plusieurs dans le même bol de midi, sans cuillère ni fourchette argentées.

Ce monsieur, modeste, discret, humble et courtois préfère ainsi? à longueur de journées, tâter le pouls du peuple, échanger avec les mains calleuses pour voir comment réduire la fracture sociale, dans les coins et recoins des banlieues et villages lointains, sans tambour, ni «tama’, ni trompette, de Gorom à Ndoukhoura.

Je disais que vous avez été aux côtés d’un homme à l’expertise avérée doté d’une carapace moulée dans la compétence ; carapace qui l’a épargné des missiles et des drones bleus jusqu’à la veille des élections, il officiait encore au milieu des lignes adverses dans le poste avancé et très prisé de chef du bureau économique de Pékin.

Vous avez été fidèles aux côtés du journaliste de Cesti, de l’éminent énarque diplômé de l’École nationale d’administration (Ena) de Paris, aux côtés de l’ancien ministre conseiller. Bref, vous avez été disponibles et engagés derrière son Excellence Aliou Sall qui est le penseur, le fondateur d’Actions initiatives républicaines. Qu’est-ce que c’est que Air Macky ?

En créant Air Macky, nous convoquions l’académicien français André Maurois qui disait : « Les amitiés d’esprit se font par chaînes et rencontres, comme les amitiés de cœur ». Ce sont ces liens humains fortifiés qui ont donné naissance à Air Macky. En cela, c’est plus qu’un mouvement de soutien, c’est un mouvement d’accompagnement. Actions initiatives républicaines mène des actions citoyennes de solidarité, de conscientisation, de responsabilisation... En un mot, Air Macky est un noyau dur de bonnes volontés qui font de la politique plus par devoir que par ambition. Ce sont des membres engagés et de bonnes mœurs, généreux et disponibles, ayant en toutes circonstances une conduite digne et exemplaire, de probité, de tolérance et de solidarité, mais aussi bien pétris et imbus de l’idéal Yonou Yokouté.

La voie du Yonou Yokouté ? Une voie de développement durable et harmonieux, une voie choisie par le peuple sénégalais selon la vision d’un homme ; un homme de mesure qui rassure et doté d’une rare qualité que les Grecs appelaient tempérance, vertu de modération rarement cultivée de nos jours.

Je nomme le président Macky Sall ; Macky est un homme de paix, un homme de consensus, un homme de conviction, de cœur, de foi, un homme humble, ouvert, aux qualités connues et reconnues de tous.

Et ce, sans verser dans la démagogie, dans de l’art de la brosse à reluire de troubadours qui avaient droit de cité il n’y a guère.

C’est cet homme qui a une claire vision du Sénégal de demain et prône une approche de rupture qu’Air Macky, bien avant l’heure, a toujours eu la ferme volonté d’accompagner.
Les élections dernières l’ont encore démontré ; au-delà de l’ambition personnelle, il faut une sanction divine.

Après la République aérienne du président poète Léopold Sédar Senghor, Après la République très étatique de l’administrateur civil Abdou Diouf, Après la République prolixe de l’avocat des promesses Maitre Wade,

Dieu, le Très Puissant, a décidé de manière souveraine : voici venu le temps de la République des ingénieurs-bâtisseurs.
Et il est des moments historiques dans la vie d’une nation où le devoir patriotique place chacun face à ses responsabilités. En effet, quand sonne l’heure de l’engagement, tout bon citoyen est tenu de se lever pour ne pas rater le train de l’histoire. Le le bon sens le commande, la fibre patriotique le demande.

Il est l’heure de rallier !
Rallier ? Où et comment ?

La notion de rallier renvoie à l’image de se déplacer, de voyager. En voyageant, on passe souvent à une frontière. Pour cela, il faut un passeport ou une carte d’identité. C’est le rassemblement à perte de vue de ces militants convaincus et convaincants, des jeunes, des femmes, des cadres de ce pays ! De dignes fils de ce pays.
Rassurez-vous !

Nous ne venons pas avec armes et bagages, car derrière un homme de paix tel que Macky, on se range plutôt armé de patience et de rameaux de concorde. Bien sûr, nous rallions avec simplement en bandoulière nos besaces et nos provisions. Comme pour aller aux champs des Halpulaars avec nos «ndiyam», «lamdam» et «lacciri njorndi».
Oui et sans fanfaronnade, nous amènerons de l’eau au moulin Apr.

Oui effectif ! Nous apporterons notre grain de sel sans oublier le couscous (excusez cette incartade), pour dire simplement que nous venons avec des moyens et des idées ; nous venons avec des propositions et des projets bien ficelés que nous mettrons à la disposition du parti. Car Macky a opté et nous avec lui. Nous préférons les projets de développement à la politique de la calebasse vide.

Pavons et arpentons ensemble et avec fierté le Yonou Yokouté. Bâtissons et massifions un parti plein de vitalité, d’ingéniosité et de créativité !
Georges Clemenceau disait : «Il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut avoir le courage de le dire, il faut ensuite avoir l’énergie de le faire».
Il doit rester clair : nous ne rallions pas pour être heureux.

Mais heureux, nous rallions.
Et heureux de rallier aussi, nous rallions !

Pour terminer, c’est avec une grande fierté que je lui adresse mes félicitations pour cette reconnaissance internationale qu’est le « Dr of international relations Honoris Causa » du Geneva international relations de Genève, laquelle atteste du travail qu’il réalise à l’échelle mondiale.

Les opérations de transformation des titres précaires en titres fonciers sont gratuites. La confirmation a été faite hier par Birima Mangara. Le ministre délégué en charge du Budget répondait à une interpellation du député Cheikh Tidiane Ndiaye. M. Mangara a rappelé le contexte qui a conduit le président de la République à prendre cette mesure salutaire à son avis. Le constat, soutient-il, est qu’il y a un faible niveau de titres fonciers. Selon le ministre du Budget, près de 122.206 titres fonciers recensés au Sénégal. Il a indiqué que le président de la République a relevé le caractère onéreux et décourageant de l’accès à la propriété. « Le chef de l’État souhaite que chaque Sénégalais puisse accéder à un titre foncier. C’est pourquoi il nous a instruit, en février dernier, de donner des titres fonciers à tous ceux qui ont des droits d’occupation », a informé le ministre du Budget. « La transformation des titres précaires en titres fonciers est gratuite. On ne paie aucun franc », a-t-il précisé. Birima Mangara affirme qu’un titre foncier valorise un bien partout au Sénégal et permet aux détenteurs d’être dans une situation régulière.

Par Maguette NDONG, Aliou KANDE, Amadou DIOP

5.127.262 inscrits à la date du 23 mars 2017. C’est le chiffre donné, hier, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, à une question posée par un député sur l’atteinte des 4 millions d’électeurs pour espérer annuler l’ancien fichier.

« Le chiffre de 4 millions d’inscrits a été largement dépassé et au rythme où vont les choses, on peut atteindre les 6 millions d’électeurs », a expliqué le ministre de l’Intérieur, non sans préciser que les inscriptions s’arrêtent le 23 avril 2017 prochain. Pour ce qui est des commissions, Abdoulaye Daouda Diallo a expliqué que leur déploiement est lié au nombre d’électeurs qui varient selon les départements. Il a donné l’exemple de Dakar où les commissions installées ont pu enrôler plus de 700.000 électeurs, permettant ainsi de dépasser largement les 683.000 inscrits que comptait Dakar sur l’ancien fichier. « C’est ce qui explique que des machines qui étaient à Dakar ont pu être redéployées à Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Louga, Kébémer, Sédhiou et Kédougou où il y avait la demande », a dit Abdoulaye Daouda Diallo. Des départements comme Podor, Matam, Saraya, Kédougou ont atteint un bon taux. « Aujourd’hui, nous sommes dans une bonne dynamique et le fichier qui existait ne sera pas utilisé pour les prochaines élections », a dit le ministre de l’Intérieur.

L’Etat va densifier la carte sécuritaire
Intervenant sur la question sécuritaire, au nom du Premier ministre, notamment avec la recrudescence de la délinquance, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a fait comprendre qu’il aura une densification de la carte sécuritaire.
 
« Aujourd’hui, au niveau de la police, nous avons plus de 86 commissariats et postes de police, et quelque 132 brigades et postes de gendarmerie. La première décision qui a été prise aujourd’hui, c’est de rationaliser la carte sécuritaire pour éviter les chevauchements », a-t-il appuyé. Tout en garantissant que vers l’horizon 2018, tous les départements devraient voir ériger des postes de police pour davantage de sécurité. Le ministre de l’Intérieur a aussi évoqué l’idée de la « forte recommandation » qu’est le renforcement des moyens des forces de sécurité ainsi que le recrutement (dont le recrutement spécial de la gendarmerie. « Il y a un besoin de renforcement des moyens au niveau des brigades et commissariats », a-t-il ajouté.

Par Maguette NDONG, Aliou KANDE, Amadou DIOP

Une partie de route d’une des bretelles de sortie de l’échangeur de l’émergence s’est affaissée, suscitant l’inquiétude des populations puisque l’ouvrage n’a pas encore un an d’existence. Apportant des éclaircissements, le Ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, à travers l’Ageroute Sénégal, explique le phénomène par une fuite de canalisation. « Une conduite d’eaux usées de l’Onas de diamètre 800 traversant la bretelle de l’échangeur del’émergence des parcelles Assainies à Grand Médine, a souffert d’une fuite importante sous chaussée, engendrant un affaissement localisé de cette dite bretelle », indique le ministère. 

Il souligne qu’« il ne s’agit pas d’une malfaçon de l’infrastructure routière ». Non sans préciser que « les équipes de l’Onas sont à pied d’œuvre pour la réparation de la fuite et Ageroute procède à la sécurisation et à la réouverture immédiate de cette brettelle ». Malgré tout, le ministère, à travers son bras technique, Ageroute Sénégal, « présente ses excuses à l’ensemble des usagers pour les désagréments occasionnés et réitère son engagement à garantir la sécurité pour tous ».

Le «Pont de l’émergence» qui a remplacé celui de «Sénégal 92» et qualifié d’ouvrage de 3è génération, a été inauguré le 20 juillet dernier par le chef de l’Etat, Macky Sall. Ses travaux ont duré 11 mois.

D. MANE

On scrutera avec attention la première liste d’après-Can 2017 que le sélectionneur national des « Lions » du football publiera demain à partir de 10 heures au Good Rade, sur la Vdn. Ce sera dans la perspective des deux matches amicaux que l’équipe du Sénégal livrera le 23 mars à Londres face au Nigeria et le 27 du même mois à Paris contre la Côte d’Ivoire. Une liste très attendue en ce qu’elle pourrait donner quelques indications sur la future configuration de la Tanière séniors. Et sur le projet de jeu que le coach entend mettre en branle dans les mois à venir.
On se souvient que le Sénégal, attendu comme le grand favori de la dernière Can après un premier tour bien maîtrisé, avait crashé dès les quarts de finale contre le Cameroun, futur vainqueur. Une élimination précoce due notamment à l’incapacité du coach Aliou Cissé à résoudre l’équation tactique (une défense regroupée et très basse) que lui avait opposée son alter ego belge des « Lions indomptables », Hugo Broos. Depuis, les joueurs sont repartis se remettre en cause dans leur club. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que Mohamed Diamé, ne sera pas du lot. Le milieu de terrain de Newcastle (Championship anglaise) a décidé, à 29 ans, de se retirer de la sélection pour favoriser plus de jeunes joueurs actuellement en meilleure forme.

C’est justement là où est attendu Cissé. Fera-t-il appel à certains juniors qui viennent de jouer la finale de la Can de leur catégorie en Zambie (défaite 0 – 2 face au pays hôte) ? On attend de voir. Ce qui est sûr, c’est que deux ou trois d’entre ces Koto Boys mériteraient d’être retenus, ne serait-ce que pour se préparer à assurer la relève au plus vite. Tel Ousseynou Cavin Diagne qui pourrait, par exemple, valablement faire oublier Diamé le néo-retraité au vu de ce qu’il a démontré à Ndola et à Lusaka. Ou alors Jean Jacques Ndecky, le latéral droit aux montées rageuses et aux centres et aux corners toujours superbement frappés. Voire même Krépin Diatta qui excelle comme milieu offensif axial où l’équipe A éprouve quelques difficultés, même si Henri Saivet s’est révélé au poste. En attaque cependant, il ne devrait pas y avoir de changements. Car avec pas moins de … 4 avant-centres déplacés à la Can « Gabon 2017 » (Mame Birame Diouf, Moussa Sow, Moussa Konaté, Famara Diédhiou), il y en avait peut-être plus que de raison. Alors un ou deux de moins dans la liste de demain, ne serait pour surprendre personne. Mais Aliou Cissé qui, du temps où il était joueur n’était pas un as du dribble, s’est révélé parfois un expert en contre-pied. Si bien qu’il faut toujours s’attendre à une feinte de sa part. D’ores et déjà cependant, on peut se féliciter que le Sénégal ait choisi de se mesurer aux meilleurs. Même si le Nigeria ne s’était pas qualifié à la dernière Can ; et même si la Côte d’Ivoire n’était pas allée au-delà des rencontres de poule. Mais, ces adversaires font assurément plus d’effet que la Libye ou le Congo, les ultimes sparring-partners des « Lions » avant la dernière Can. Car autant les « Super Eagles » que les « Éléphants » seront revanchards et voudront prouver qu’ils restent des grands d’Afrique.

B. K. N.

En visite de travail dans la région de Ziguinchor, le général de division Meissa Niang, Haut-commandant de la gendarmerie et directeur de la Justice militaire, a laissé entendre hier que la lutte contre le trafic de bois va aller crescendo en Casamance. Dans cette partie méridionale du Sénégal, les forêts font l’objet d’un pillage dangereux par certains de nos compatriotes au grand dam des populations riveraines et de l’économie nationale.

Le patron de la gendarmerie nationale a, en effet, annoncé que la lutte contre le trafic illicite de bois va s’intensifier en Casamance, notamment dans la région de Ziguinchor où le phénomène a atteint des proportions inquiétantes ces dernières années. «Nous allons continuer à nous investir pleinement dans cette mission de lutte contre ce phénomène qui impacte beaucoup sur l’environnement et la biodiversité au moment où le président de la République a instruit les forces de défense et de sécurité de mener une lutte sans merci contre ces trafiquants de bois », alerte-t-il.

Le général Meissa Niang a tenu à faire remarquer que « la lutte contre le trafic illicite de bois est une activité traditionnelle de la gendarmerie, en appui au service des Eaux et Forêts et aux différentes autres structures impliquées du ministère de l’Environnement ». Il a assuré que des résultats satisfaisants ont été obtenus. Il s’exprimait en marge d’une mission de prise de contact avec les différentes unités de la légion de gendarmerie sud. « Notre mission quotidienne est d’appuyer nos hommes, de venir les voir sur le terrain, de nous enquérir de leurs conditions de travail, ainsi que des difficultés auxquelles ils sont confrontés et y apporter des solutions, avec l’appui des plus hautes autorités de l’État », a expliqué le général Niang. Et d’ajouté: « Nous avons reçu des plus hautes autorités de l’État la mission d’appuyer nos personnels en effectifs et équipements, entre autres, pour faire face à la demande de sécurité des citoyens sénégalais ».

El Hadj Moussa SADIO

L’annonce est tombée plus tôt que prévu hier matin au lieu d’aujourd’hui. Selon l’avocat de François Fillon, l’audition a été avancée, à sa demande, dans un souci de sérénité et de discrétion. Dans l’affaire des emplois présumés fictifs de sa femme et de deux de ses enfants, le candidat Fillon est mis en examen. Mis en examen pour détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux, ainsi que pour manquement aux obligations de déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.

François Fillon avait lui-même annoncé, le 1er mars, sa convocation, le 15 mars, devant les trois juges d’instruction chargés de l’information judiciaire, en vue de sa mise en examen. Une stratégie assumée pour faire de sa mise en examen un non-événement, la dégonfler et se mettre dans une position victimaire auprès de l’opinion publique. Le candidat, en effet, se dit victime d’une enquête «exclusivement à charge» et privé du traitement dû à «un justiciable comme les autres».

Et pourtant, pendant la primaire de la droite, Fillon avait délibérément fait des différentes mises en examen de Nicolas Sarkozy son axe d’attaque, allant même jusqu’à interpeller l’histoire politique française en ces termes : « Qui imagine un seul instant le Général de Gaulle mis en examen » ? Martelant, à Sablé-sur-Sarthe, dans un discours truffé d’attaques contre l’ancien chef de l’État, mis en examen dans deux affaires, que « ceux qui briguent la confiance des Français doivent en être dignes ». Et rajoutant aussi qu’« il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable ». Puis après avoir affirmé qu’il ne se présenterait pas s’il était mis en examen, le député de Paris avait opéré une spectaculaire volte-face et réaffirmé,  lundi dernier, qu’il irait jusqu’au bout de sa campagne malgré ses ennuis judiciaires.

En se rendant à la convocation des juges, François Fillon a aussi voulu opportunément changer de fusil d’épaule devant la justice, afficher son respect pour les institutions après une séquence très anti-juges. Il marque également sa différence avec Marine Le Pen qui, elle, a refusé de répondre à la convocation des juges, le 10 mars, dans le cadre de l’affaire des emplois d’assistants parlementaires présumés fictifs au Parlement européen. L’irruption Macron dans la perspective du tête-à-tête du second tour de la présidentielle avec Le Pen n’y est pas étrangère non plus.

En ayant ainsi tenté de « déminer » sa mise en examen, le candidat de la droite compte surtout pouvoir rebondir rapidement et refermer la page judiciaire aussitôt. Place à la seconde séquence dans sa stratégie. Dès ce jeudi soir, il sera à nouveau en campagne pour défendre son programme qu’il a présenté lundi, en route pour des meetings et une participation à l’Émission politique sur France 2. En espérant que d’ici là, aucune nouvelle révélation vienne la perturber. Si l’ancien Premier ministre ne se faisait pas d’illusions sur son sort et s’attendait à être mis en examen, on se demande toutefois s’il reste lucide sur ses chances de renforcer le socle électoral, autour de 20 % dans les sondages, qui lui reste fidèle et de participer au second tour de la prochaine présidentielle. Face à ses fidèles, Fillon avait défendu le « redressement de la France », la défense des « valeurs de la droite et du centre » et la « rupture de la politique menée par Hollande ».

On saura, dans deux mois, si les militants de la droite ont pu sauver le soldat Fillon, handicapé dès le départ par le discrédit et une image gravement ternie. Fillon en appelle, aujourd’hui, au peuple et à la résistance. Mais, la destruction par le scandale de sa candidature et l’étiquette maudite de « mis en examen » semblent difficiles à surmonter au regard d’un corps électoral à qui il avait demandé des sacrifices. Ces électeurs qui se plaisent à rêver que les politiques deviennent des justiciables comme les autres, et de justice pour tous sans exception…

 

« Toute l’action politique du président Macky Sall est traversée par la dialectique de l’inclusion ». C’est ainsi que le Premier ministre a qualifiée la politique que mène le chef de l’Etat. Cette inclusion est d’ordre social, économique et politique. Sur le plan social, cette dialectique transparaît dans des programmes comme la Couverture maladie universelle, les Bourses de sécurité familiale qui mobilisent, chaque année, 30 milliards de FCfa du budget national. Sur le plan économique, cette approche se manifeste à travers le Pse et ses déclinaisons notamment le Pracas. « Le président de la République ne veut pas d’un Sénégal riche uniquement par un nombre très peu de ses fils. C’est pourquoi, il a opté pour l’inclusion économique à travers l’agriculture. Avec le Pracas, on est en train de dérouler le programme de mécanisation en milieu rural, de renforcer les capacités productives en milieu rural », a déclaré Mouhammad Boun Abdallah Dionne. Quant à l’inclusion politique, elle se révèle à travers l’Acte 3 de la décentralisation qui a consacré la communalisation intégrale. Tout cela fait dire au Premier ministre, que le président Macky Sall c’est « l’homme de la dialectique de l’inclusion ». « Pendant sa longue période de préparation, en deux ans, il a fait 80.000 km à l’intérieur du pays c’est-à-dire deux fois le tour du Sénégal. Cela lui a permis de mettre un visage sur la pauvreté. C’est ce qui a fait naître un programme comme le Pudc », a-t-il ajouté.

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