A quelques jours de la clôture de la 26ème édition de la Foire internationale de Dakar, le Directeur général du Cices, Cheikh Ndiaye, tire un bilan positif, non sans demander à l’Etat de soutenir la Fidak en lui allouant un budget conséquent.

Monsieur le Directeur général du Cices, la 26e Fidak a officiellement pris fin dimanche 31 décembre 2017. Quel bilan tirez-vous ?
Nous en tirons un bilan positif en ce sens qu’au départ, on s’est fixé des objectifs qui ont été tous atteints. C’est un sentiment de satisfaction, d’autant plus que cette année les exposants n’ont pas décelé de couacs. Nous n’avons pas reçu d’informations sur une quelconque contestation. S’il y avait des couacs, les gens seraient venus chez nous pour faire des réclamations. Nous n’avons reçu aucune contestation parce que l’objectif que nous nous sommes fixés avant, c’est-à-dire, livrer les stands à temps, a été fait. Cette année, nous avons fait des efforts dans ce sens et cela été une réussite totale. A 72 heures du démarrage de la Fidak, les stands de tous les pavillons ont été montés. Cependant, il est difficile d’organiser un événement comme la Fidak avec zéro contestation, mais nous avons essayé autant que faire se peut de mettre les exposants dans de bonnes conditions. Nous pouvons dire que cette année, nous avons une foire exceptionnelle, jamais organisée au Cices.

La Fidak démarre souvent timidement parce que beaucoup d’exposants sont encore dans la phase d’installation, comment résoudre cette problématique ?
Les gens doivent faire attention entre ce qu’ils voient autour des stands. Je rappelle que les stands sont prêts et livrés aux exposants avant le démarrage de la Foire. Ce sont des exposants qui s’affairaient autour de leurs stands soit en mettant des étagères, ou apportant des modifications ou en installant des bagages. Ce mouvement incessant s’explique par le déplacement des exposants qui sont souvent dans le dernier réglage. On ne peut pas remplir tout un stand de marchandises sans faire du bruit. Mais, il n’y avait aucun agent du Cices dans ces stands. Certains pensent que ce sont les agents du Cices qui sont en train d’installer les exposants. Alors qu’il s’agit des exposants qui rangeaient leurs bagages. C’est la raison pour laquelle, vous avez entendu du bruit dans ces stands. Les exposants sont intolérants par rapport à la livraison des stands. Sur ce chapitre, il n’y avait rien à signaler, car la satisfaction est totale au point de vue livraison des stands.

Il semblerait que l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne a causé quelques désagréments, quelles ont été ces conséquences ?
C’est une des raisons de la prolongation de la Fidak cette année. Au niveau de l’Aéroport international Blaise Diagne, nous avons eu quelques problèmes qui ont impacté sur le déroulement de la foire. Nous avons eu des participants dont les bagages ont été égarés à l’aéroport. Ils ont consacré trois jours en faisant des allers et retours pour chercher leurs bagages. Certains exposants ont subi des conséquences par rapport à cet impair. La grève aussi a impacté parce que des exposants algériens viennent de recevoir leurs bagages notamment sept containers livrés vendredi dernier. Nous avons travaillé avec l’ambassadeur de l’Algérie au Sénégal pour que ces containers soient livrés. C’est une des raisons principales de la prolongation de la Fidak.

Mais, nous notons que depuis quelques années, la Fidak est souvent prolongée, est-ce une manière de permettre aux exposants d’écouler leurs marchandises ou au Cices de renflouer ses caisses ?
Fidak 17Ce n’est ni l’un, ni l’autre ! La prolongation est due à la configuration, au contexte de la Fidak qui ne reçoit pas de subvention de qui que ce soit, ni de l’Etat, ni d’un privé. C’est le Cices qui finance et construit la Fidak de bout à bout. Ceci veut dire que nous travaillons avec du crédit du fournisseur notamment des entreprises qui gagnent des marchés et qui viennent mettre leur argent et attendent d’être remboursées. Il est dans la mentalité des exposants sénégalais d’occuper le stand, de vendre et de payer après. Ce n’est pas le cas dans les foires européennes. En Europe, si le stand est prêt, l’exposant paie avant de l’occuper. Au Sénégal, ce mécanisme ne fonctionne pas encore. Le Cices livre des stands aux exposants en laissant le temps à ces derniers de vendre et de payer à la fin. La prolongation est l’expression ou la manifestation de la solidarité africaine. Ce qui fait que la Fidak est une foire particulière. Ceci a des conséquences particulières sur la probabilité de la prolongation parce qu’à la fin de la date fixée officiellement, le commerçant veut rester et vendre pour gagner plus d’argent. C’est un cercle vieux qu’il faut rompre. Au niveau du Cices, nous essayons de comprendre ces gens parce que l’argument qu’ils avancent est qu’ils n’ont pas suffisamment vendu pour payer. Il faut leur laisser le temps de vendre. A cela, s’ajoutent d’autres facteurs. Cette année, le facteur principal est qu’il y a beaucoup de pays dont les containers sont arrivés très tard. Une situation indépendante de leur volonté et des responsables du Cices. Ce sont ces facteurs conjugués qui nous mettent dans l’obligation de prolonger la Foire pour que chacun trouve son intérêt. Mais on ne prolonge pas la foire sur la base de vouloir faire du profit, car c’est un événement lourd à gérer. Il faut le préparer quatre mois en avant et l’accompagner un mois après. Ce n’est pas de gaité de cœur que nous prolongeons la foire. Mais nous mettons l’intérêt de l’exposant devant, il faut qu’il soit satisfait. C’est cela notre objectif. Mais c’est un cercle vieux ou classique que j’ai trouvé ici qu’il faut casser.

Comment faire pour rompre ce cercle vicieux ?
Je pense qu’une des solutions est que l’Etat prenne conscience de l’intérêt des salons et des foires dans l’économie nationale notamment dans la constitution du Produit national de brut (Pnb). L’Etat doit dégager un budget conséquent pour l’organisation de la Fidak. Ce budget permettra au Cices de construire des stands, payer la moquette et payer totalement des fournisseurs et exiger aux exposants de payer avant d’occuper un stand. Mais quand le Cices y va seul et avec zéro franc, nous serons toujours confrontés aux mêmes problèmes. C’est-à-dire la dépendance du fournisseur et le fait d’attendre les exposants payer après la vente. C’est pour cela que l’Etat doit soutenir la Fidak.

On a constaté cette année que beaucoup d’institutions et de ministères n’ont pas pris part à la Fidak qui est pourtant une vitrine commerciale. Comment expliquez-vous ces absences ?
Le Pavillon Brun qui est dédié aux institutions était le pavillon le moins occupé. Parce que tout simplement, il y a beaucoup de ministères qui ne sont pas venus. Pourquoi ils ne sont pas venus, je ne le sais pas, mais je pense que la raison serait qu’ils ont reçu tardivement les correspondances d’invitation. Pour pallier à cela, le Cices va écrire très tôt les correspondances et les donner à qui de droit deux mois avant l’évènement. De cette manière, celui qui veut venir exposer saura que la Fidak se tient à telle période et viendra faire les démarches. Il faut préciser que les institutions fonctionnent suivant des règles administratives. Elles ne peuvent pas décider d’elles-mêmes de leur participation. Mais le constat est que cette année, le pavillon Brun était désert. Il faut dire aussi que la foire ce ne sont pas uniquement des échanges commerciaux. Ce n’est pas que la recherche de profit, c’est aussi de l’institutionnel, c’est l’image du Sénégal. 43 nations en 15 jours se retrouvent au Sénégal. Regardez le travail extraordinaire que déploie le ministère de l’Intérieur en donnant des cartes d’identité gratuitement aux Sénégalais, en donnant des passeports. Il y a aussi les dépistages sur les maladies telles que le diabète, l’hypertension, le cancer du col, du sein. Dieu sait qu’il y a eu énormément de femmes qui ont appris leur cancer ici au Cices. Il y a aussi les rencontres B2B où des gens ont eu des contacts intéressants qui ont abouti à la constitution d’entreprise.

Donc la foire n’est pas que la recherche de profit, la vente et l’achat. Mais c’est aussi un lieu d’expression sociale. Car on permet à beaucoup de personnes d’avoir leur carte d’identité en un laps de temps. Cette année, il y a eu un guichet unique qui a été mis en place par le ministère du Commerce, ce qui est une innovation. La foire de Dakar est unique au monde. J’ai fait beaucoup de foires, mais celle de Dakar est exceptionnelle compte tenu de sa grandeur, de sa notoriété sous-régionale et de son caractère social. Tous les Sénégalais doivent s’y mettre pour savoir que c’est l’occasion de bien soigner l’image du Sénégal et de faire des affaires. La Foire permet aussi une respiration économique extraordinaire. Pendant 15 jours, tout le Sénégal se concentre sur la foire. Le Cices a dépensé cette année 18 millions Fcfa pour les emplois temporaires. L’essentiel de ces jeunes recrutés, c’est à caractère social. Cette année, ils sont entre 400 et 500 jeunes. En 2012, ils étaient plus de 1000 jeunes. Nous faisons cela en appuyant le chef de l’Etat qui fait de la jeunesse une préoccupation majeure.

Que pensez-vous de la périodicité de la foire dont l’annualisation est souvent mise en cause pour expliquer certains désagréments. Etes-vous prêts à revenir sur la formule des deux ans ?
Au départ, la foire était organisée tous les deux ans. Et quand je suis arrivé, c’est devenu annuel. On m’a raconté que c’est passé au bi-annuel à l’annuel parce que le Cices avait des problèmes de trésorerie et ne pouvait plus payer les salaires, l’eau, l’électricité, etc. Il fallait donc rapprocher la fréquence des foires pour avoir de l’argent dans les caisses. Si c’est cela, personne ne peut rapprocher au Cices quoi que ce soit. C’est une réaction d’accommodation et d’adaptation. C’est tout à fait logique. Maintenant, est-ce qu’il faut retourner à deux ans ? Je dois dire que les salons qui se respectent se font tous les ans. Il y a aussi des foires qui se font tous les ans comme la foire de l’Egypte. Mais il n’y a pas de norme universelle ou de standard qui fixe la périodicité d’un évènement (foire, salon ou congrès). Il faut l’organiser de la façon la plus judicieuse, de la façon la plus rentable. Il y a une idée qui est souvent véhiculée par les Sénégalais disant que la foire est Sandaga bis. C’est normal que les choses avancent. Si la foire était restée ce qu’elle était du temps de Senghor, ce serait regrettable. Cela signifierait que le Sénégal n’a pas bougé du tout. Pour moi, ce qui compte dans un évènement c’est de faire des affaires.

Propos recueillis par la rédaction du Journal de la Fidak

PARTICIPATION A LA FIDAK : LE CICES SOUHAITE IMPLIQUER DAVANTAGE LE SECTEUR PRIVÉ
Fidak LogoLa participation et l’implication des organisations socio-professionnelles du Sénégal figurent parmi les projets phares des prochaines Fidak. L’objectif étant, soutient le Directeur général du Cices, « de maximiser et d’optimiser la participation à la Fidak ». Pour ce faire, précise Cheikh Ndiaye, il s’agira d’aller à la rencontre des organisations socio-professionnelles qui ne participent à la Fidak et de les impliquer dans l’organisation de ce rendez-vous commercial. « Si celles-ci ne participent pas, estime-t-il, cela ne relève pas de leur responsabilité car c’est peut être, le Cices qui doit aller vers elles ».

Alors qu’elles sont les piliers de l’économie nationale, dit-il. D’ici la prochaine Fidak, le Directeur général du Cices compte mettre en œuvre ce projet à savoir travailler sur la mobilisation des acteurs économiques notamment la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), le Conseil national du patronat (Cnp), le Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), etc. « On ne peut parler d’entreprises encore moins de traiter avec des entreprises en ignorant les entités qui les unissent. C’est un déficit que j’ai trouvé sur place que je compte combler l’année prochaine », a-t-il indiqué.

TAUX DE FREQUENTATION DE LA FIDAK : 15 000 ENTRÉES PAR JOUR
Le Directeur général du Cices a indiqué, dimanche, que les entrées de cette année sont légèrement meilleures que celles des années passées. Depuis le début jusqu’à présent, a précisé Cheikh Ndiaye, il y a une moyenne journalière de 15 000 entrées. Le record, rappelle-t-il, a été atteint en 2014 avec une moyenne de 27 000 entrées par jour. Hier (samedi), avant dernier jour de la clôture officielle, « nous avons fait un record extraordinaire avec 28 825 personnes ». Nul doute, précise-t-il, que la Fidak contribue à la construction du Pib. A quel niveau et quelle hauteur ?, s’interroge-t-il. C’est toute la pertinence du thème de la Fidak de cette année portant sur « Rôle et place des foires et expositions dans le développement économique et social ».

Par ailleurs, Cheikh Ndiaye garde espoir de voir les sinistrés du pavillon vert indemnisés d’ici le démarrage de la 27e Fidak (2018). Selon lui, le Cices a fait son travail, et que « l’Etat est dans de très bonnes dispositions pour les indemniser ». « Nous souhaitons qu’avant le démarrage de la Fidak 2018 qu’ils soient indemnisés ». « On ne peut pas indemniser sur une simple déclaration de la personne. Cela nécessite des études, des comparaisons, des recoupements, des jugements subjectifs et prendre du diagonale pour le faire», explique Cheikh Ndiaye, invitant les victimes à davantage s’armer de patience. Le Directeur général du Cices a magnifié la participation du pays invité d’honneur de la 26e Fidak, l’Egypte. Selon lui, l’Egypte a rempli le cahier de charge soumis au pays invité d’honneur.

Le Directeur général du Cices a indiqué, dimanche, que les entrées de cette année sont légèrement meilleures que celles des années passées. Depuis le début jusqu’à présent, a précisé Cheikh Ndiaye, il y a une moyenne journalière de 15 000 entrées. Le record, rappelle-t-il, a été atteint en 2014 avec une moyenne de 27 000 entrées par jour. Hier (samedi), avant dernier jour de la clôture officielle, « nous avons fait un record extraordinaire avec 28 825 personnes ». Nul doute, précise-t-il, que la Fidak contribue à la construction du Pib. A quel niveau et quelle hauteur ?, s’interroge-t-il. C’est toute la pertinence du thème de la Fidak de cette année portant sur « Rôle et place des foires et expositions dans le développement économique et social ».

Par ailleurs, Cheikh Ndiaye garde espoir de voir les sinistrés du pavillon vert indemnisés d’ici le démarrage de la 27e Fidak (2018). Selon lui, le Cices a fait son travail, et que « l’Etat est dans de très bonnes dispositions pour les indemniser ». « Nous souhaitons qu’avant le démarrage de la Fidak 2018 qu’ils soient indemnisés ». « On ne peut pas indemniser sur une simple déclaration de la personne. Cela nécessite des études, des comparaisons, des recoupements, des jugements subjectifs et prendre du diagonale pour le faire», explique Cheikh Ndiaye, invitant les victimes à davantage s’armer de patience. Le Directeur général du Cices a magnifié la participation du pays invité d’honneur de la 26e Fidak, l’Egypte. Selon lui, l’Egypte a rempli le cahier de charge soumis au pays invité d’honneur.

La rédaction du Journal de la Fidak

La 26ème édition de la Foire internationale de Dakar est officiellement clôturée ce 31 décembre 2017. Même si une prolongation d’une semaine est accordée aux commerçants qui souhaitent écouler leurs stocks. Seulement, l’édition de cette année a démarré avec beaucoup de perturbations dues notamment au retard accusé sur les bagages de bien d’exposants étrangers. L’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne suivie de la grève des aiguilleurs du ciel sont passées par là.

Annoncé pour présider l’ouverture de la foire de cette année, le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, n’est finalement pas venu. Plusieurs membres du gouvernement semblent lui avoir emboîté le pas. Très peu de départements ministériels ont exposé cette année, à l’exception de l’Economie, des Finances et du Plan, de l’Environnement, de l’Education nationale, du Tourisme, de l’Artisanat, etc. Le pavillon Brun avait l’air d’une coquille vide. L’absence serait due à des contraintes budgétaires auxquelles ces ministères seraient confrontés à cette période de l’année.

Toutefois, cela ne peut guère justifier leur boycott de la foire. Car, aujourd’hui, plus que jamais, la Fidak a besoin d’être accompagnée et soutenue. Il s’agit de faire en sorte que cette foire de Dakar redevienne la vitrine commerciale qu’elle a été plusieurs années durant. Mais aussi, soutenir la Fidak c’est aussi faire la promotion du tourisme sénégalais, de notre artisanat, notre savoir-faire et faire de Dakar une place incontournable dans le domaine des échanges commerciaux. Pour le moment, tel n’est pas le cas.

Toutefois, pour redonner à la Foire de Dakar ce second souffle dont elle a besoin et attirer davantage de pays étrangers, il y a lieu de revoir un certain nombre de choses. La première c’est la périodicité de l’évènement, car l’annualisation de la Fidak n’a guère donné les effets escomptés. Ensuite l’organisation mérite d’être revue, corrigée même si cette année des efforts considérables ont été effectués sur l’hygiène. Enfin, le Cices qui abrite la foire a besoin d’un coup de neuf sur la plupart de ses infrastructures. Après une quarante d’années d’existence, il y a lieu de repenser la Foire, en tenant compte de l’évolution du monde.

A ce titre, on peut s’inspirer de la République d’Egypte qui a été choisie comme invitée d’honneur de cette année. Le pays des Pharaons a répondu à l’appel en mobilisant plusieurs de ses entreprises. Cette participation sans faute de l’Egypte nous rappelle le besoin impérieux d’être exigeant sur nous-mêmes. C’est le seul gage pour que les autres éditions soient une réussite totale.

Par Maguette NDONG

La participation des citoyens dans la maîtrise de l’environnement, tel est le nouveau paradigme éco-citoyen auquel appelle, Mame Thierno Dieng, le ministre de l’Environnement, du Développement durable. Ceci passe, selon le ministre, par un « engagement éco-citoyen » de l’ensemble des populations. « Nous ne pouvons atteindre notre mission si les Sénégalais eux-mêmes n’ont pas conscience de ce que c’est que le ministère’’ de l’Environnement, "parce que la maîtrise de l’environnement passe par la maîtrise des comportements individuels », a dit le ministre à l’occasion de la journée consacrée à son département, lors de la 26ème édition de la Foire internationale de Dakar.

S’exprimant lors du panel organisé par son département sur le thème : « La promotion des modes de consommation et de production durables », Mame Thierno Dieng estime que « le défi actuel » consiste à porter un nouveau paradigme pour assurer la promotion des principes directeurs relatifs aux modes de consommation et de production. Selon le ministre de l’Environnement, « une politique volontariste et soucieuse » de l’environnement a été portée par le président de la République à travers l’adoption de la Stratégie nationale de développement durable. Il reste, selon lui, aux populations de jouer leur partition de par leur comportement. Lors du panel du ministère de l’Environnement, plusieurs communications ont été faites. Notamment sur le processus de mise en œuvre du Plan d’aménagement de la bande de filaos ; les éco-villages dans le développement local ou encore l’Ecotourisme au niveau des aires protégées.

M. NDONG

Nul doute que les Pme sénégalaises continuent de faire une progression remarquable. Ce dynamisme est salué et magnifié par le ministre du Commerce, Alioune Sarr, à l’occasion de la Journée dédiée au Sénégal dans le cadre de la 26e Fidak.

Le ministre du Commerce, Alioune Sarr, a magnifié le savoir-faire et le dynamisme des Pme sénégalaises. Il s’exprimait mercredi au Cices, à l’occasion de la Journée dédiée au Sénégal, dans le cadre de la 26e Fidak. Alioune Sarr était accompagné par l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Dr Tulinabo Salama Mushingi. Sur place, ils ont visité le stand de riz du projet « Natal mbaay » et celui d’Asepex où des Pme sénégalaises y exposent leurs produits. A l’issue de la visite, Alioune Sarr a loué le savoir-faire et le dynamisme du secteur privé mais surtout des Pme sénégalaises. A l’occasion, il a rappelé qu’une « foire est un espace d’exposition d’un savoir-faire de produits et de services qui montrent les talents d’un pays ». « Nous sommes très satisfaits de ce qui a été présenté aujourd’hui », a-t-il dit, tout en encourageant ces entreprises à amplifier des promotions. Pour le ministre, ce sont des initiatives pareilles qui permettent à leurs produits d’être connus par les consommateurs sénégalais et même internationaux. M. Sarr a pris l’exemple des entreprises qui exportent aux Etats-Unis en indiquant que c’est la voie à suivre. Il a encore magnifié l’accompagnement de l’Asepex au profit des Pme. « Nous sommes dans un monde de compétitions, si vous ne faites pas de promotion dans les marchés, les foires pour se faire connaître, vous aurez des difficultés à compétir convenablement », a-t-il dit. Alioune Sarr a ainsi exhorté les Pme à persévérer dans ce sens.

« Le Sénégal nourrit le Sénégal »
Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal a apprécié à sa juste valeur la percée des produits locaux et surtout du riz local. Pour la consommation locale, se félicite Dr Mushingi, « ce riz est en train de gagner des marchés ». « Le slogan « Le Sénégal nourrit le Sénégal » et celui « Produisons ce que nous consommons » sont en train de se concrétiser au Sénégal », se réjouit-il.

Il se dit également très honoré de l’accompagnement de son pays au profit de certains producteurs dans la vallée et de constater que « nous sommes en train de contribuer au développement de l’économie nationale, au développement inclusif très cher au Président Macky Sall, à travers le Plan Sénégal émergent (Pse)». « C’est encore réconfortant de voir que ces agriculteurs peuvent produire et exposer à la Fidak mais également d’apprendre avec beaucoup de satisfaction que les consommateurs sénégalais apprécient aujourd’hui le riz local, de voir tout ce qui est « Made in Sénégal » et de rencontrer des producteurs sénégalais qui exportent aux Etats-Unis », soutient l’ambassadeur. Ce dernier a ainsi plaidé pour le renforcement des relations commerciales entre les deux peuples. C’est dans ce sens que s’inscrit, à son avis, la participation du ministre sénégalais des Affaires étrangères à Washington à une rencontre réunissant 37 pays africains sur le commerce et les investissements privés. Dr Mushingi espère que cette rencontre va accroître davantage les relations commerciales entre les deux pays.

Souleymane Diam SY

La 26ème édition de la Foire internationale de Dakar est prolongée jusqu’au dimanche 7 janvier 2018. La décision a été prise par les responsables du Cices afin de permettre aux exposants d’écouler leurs produits et aux retardataires de faire un tour à la foire. Il faut rappeler que depuis quelques années, la Fidak est prolongée.

La Foire internationale de Dakar est avant tout un espace des affaires. A ce titre, il importe de veiller à ce caractère commercial et permettre aux exposants d’ici et d’ailleurs de pouvoir écouler leurs produits. Seulement, depuis le 16 décembre, jour de l’ouverture de la 26eme Fidak de la Dakar, nous constatons une publicité en outrance pour ce qui concerne la médecine traditionnelle.

Des baffles raisonnent en informant aux visiteurs qu’il y a un tradipraticien qui a pris quartier dans tel pavillon et qui met en vente des « médicaments » qui peuvent soigner toutes les maladies. L’animateur de la Fidak n’hésite à pas à dire que tel ou tel tradipraticien dispose de tous les remèdes pour soigner vos maux. Ce n’est pas trop de le dire, cette publicité est de mauvais goût.

Car nos médecins et nos spécialistes de la médecine moderne n’envahissent jamais les médias pour dire qu’ils sont capables de soigner le diabète, l’hypertension, les maladies liées aux cancers, le paludisme, la tuberculose entre autres.

Pourquoi alors, les organisateurs de la Foire internationale de Dakar acceptent cette propagande dangereuse pour la santé des populations. Puisque certaines de ces plantes médicinales peuvent être source d’autres maladies. S’il est interdit aux médias commerciaux de faire la publicité sur la médecine traditionnelle, cela devrait être le cas pour les organisateurs de la Fidak.

La Fidak en plus d’être une vitrine pour la destination Sénégal, doit aussi participer à la prévention médicale. Cette prévention passe par l’interdiction de certaines publicités qui peuvent avoir des conséquences sur la santé des visiteurs. Il faut reconnaître que le Cices à chaque édition organise des séances dépistage sur le diabète, les hépatites virales, le Vih, ce qui est salutaire car contribuant à humaniser ce lieu par essence de commerce.

Déjà il y a un débat sur les conséquences des « bouillons » sur la santé des populations. La même attention doit être portée sur certains produits de la médecine traditionnelle dont on ne connaît pas toujours les méfaits sur l’organisme. C’est pourquoi, pour que le Cices puisse garder sa crédibilité, il est important pour le directeur général et ses collaborateurs de revoir le contenu publicitaire proposé aux visiteurs de la Foire internationale de Dakar.

Par Eugène KALY

Le directeur général du Centre international du Commerce extérieur du Sénégal, Cheikh Ndiaye, a récompensé les participants de la 26eme édition de la Foire internationale de Dakar. Il a remis à ces derniers des titres de reconnaissance et de participation ainsi que des trophées.

Comme à l’accoutumée, la Fidak finit toujours avec la remise des décorations et de titres de reconnaissance aux participants. La cérémonie s’est déroulée hier au salon Vip du Cices en présence du représentant du ministère du Commerce, Cheikh Saad Bouh Seck, du directeur général, Cheikh Ndiaye et des représentants des différentes structures. Pour le directeur général du Cices, c’était l’occasion de remercier tous les participants et surtout les pays étrangers qui, selon lui, ont bravé bien des difficultés pour être présents à Dakar. Il a particulièrement remercié la République d’Egypte, en tant que pays invité d’honneur. « L’Egypte a rempli sa mission en tant que pays invité d’honneur », a fait savoir le directeur général du Cices. Pour M. Bassem Farouk Badr, le chef du bureau commercial de l’ambassade d’Egypte, son pays ne pouvait manquait ce rendez-vous. Ce qui explique, selon lui, la présence de 37 compagnies égyptiennes à la Fidak et une exposition faite sur 1000 m2 au pavillon Tertiaire et au pavillon vert. « Je vous félicite monsieur le directeur général et je magnifie la bonne coordination dont vous avez fait preuve », a dit M. Badr ajoutant que le Sénégal et l’Egypte sont historiquement liés par la diplomatie et les travaux du savant Cheikh Anta Diop qui les a rapprochés davantage. D’ailleurs, le Cices a remis au chef du Bureau commercial de l’ambassade d’Egypte un diplôme spécial et un trophée en guise de sa magnifique participation. De même, l’Algérie a reçu le titre de « meilleure participation officielle ». Le Fongip s’est adjugé la « meilleure participation publique ». D’autres pays ont été distingués à savoir le Mali, le Togo, le Burkina, etc. De même que plusieurs sociétés nationales et la presse sénégalaise dans sa diversité. Enfin, le directeur général Cheikh Ndiaye a remercié l’ensemble de ses collaborateurs qui ont tous travaillé durement pour que la foire puisse se passer dans de bonnes conditions.

Maguette NDONG

L’indemnisation des sinistrés du pavillon Vert en 2015 continue de faire débat au Cices. Deux ans après, la question est plus que jamais d’actualité. Apparemment, une solution tant attendue par les exposants n’est pas encore trouvée. De même, l’origine du sinistre n’est pas élucidée. C’est le statu quo pour ces victimes qui courent encore derrière leur dédommagement.

Cette situation donne une mauvaise image à la Fidak et pour notre pays. Dans un souci de développement économique et de promotion de la Fidak, les victimes devraient rentrer dans leurs fonds depuis fort longtemps. Malheureusement, cette affaire est devenue complexe au vu des estimations des pertes de part et d’autre. Avec un gap de 500 millions de FCfa entre les deux évaluations, il y a lieu de procéder au plus vite à un arbitrage pour tourner la page de l’indemnisation des victimes du pavillon Vert.

Sinon, à chaque Fidak, les sinistrés vont continuer à réclamer leurs droits. On se souvient encore de la menace brandie par le porte-parole de l’association, Amadou Thiam et ses camarades qui avaient promis de s’opposer à l’organisation d’une foire ou salon au Cices, tant qu’ils ne rentreront pas dans leurs fonds.

Cela prouve, encore une fois, que cette question de l’indemnisation doit être tranchée et même gérée avant la prochaine édition de la Foire de Dakar. Sinon, la Fidak va encore subir une mauvaise publicité auprès des nationaux et surtout des étrangers qui sont les victimes de cet incendie du pavillon vert.

Nous avons toutefois des raisons d’être optimistes, avec l’Agent judiciaire de l’Etat (Aje) qui a pris cette affaire en main. On peut espérer que les deux parties peuvent se retrouver autour d’une table pour trouver une issue heureuse à cette affaire. L’autorité a tout intérêt à aller dans ce sens au grand bonheur des exposants sinistrés mais surtout pour garder une bonne image de la Fidak.

Par Souleymane Diam SY

En visite à la Foire internationale de Dakar, le directeur général de la Police nationale, Oumar Mal, s’est prononcé sur le rapport de l’Ofnac. Selon lui, les éléments accusés d’être corrompus ne sont pas défendables.

Le directeur général de la Police nationale était, hier, au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices), dans le cadre de la 26eme édition de la Foire internationale de Dakar.

Oumar Mal a visité les stands de la Gendarmerie et de la Police nationale. Au terme de cette visite, il a été interpelé par les journalistes, sur un rapport publié par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), sur la corruption. Il a répondu en faisant savoir que la Police nationale est l’émanation de la société sénégalaise. Elle a ses tares et ses qualités. Toutefois, M. Mal a apporté quelques précisions sur ce rapport. Il a souligné que l’Ofnac n’a pas dit que les gens les plus corrompus se trouvent chez les forces de sécurité. « Elle a parlé plutôt de la perception de la corruption », a-t-il précisé. Cependant le directeur général de la police nationale dit ne défendre personne. « Si ces éléments qui sont sur la voie publique versent dans la corruption, ils ne sont pas défendables. Ce sont les fonctionnaires comme tous les autres qui ont un salaire à la fin de mois. Pour mériter ce salaire, il faut travailler et éviter de mêler le moindre sous illicite dans ce salaire », a souligné Oumar Mal.

Ajoutant que tout compte fait « nous sommes tous des gens du Livre, particulièrement des musulmans et des chrétiens. Nous savons tous ce que la religion dit de la corruption. Vous pouvez amasser des milliards, il suffit qu’un franc illicite se mêle à cet argent pour que ces milliards de francs s’évaporent comme un feu de paille », a-t-il indiqué.

La Police au service de la Nation
« La Police nationale n’encourage pas la corruption. Elle exhorte ses éléments à comprendre qu’ils sont au service de la Nation. Ils ne doivent pas se desservir de la nation, mais la servir », a rappelé le Directeur général de la Police nationale. Oumar Mal s’est félicité de la présence de la Police nationale à la Foire internationale de Dakar où une dizaine de directions sont décentralisées pour rendre service aux usagers. C’est ainsi que les cartes d’identité nationale et des passeports sont confectionnés sur place. Depuis deux ans, le directeur général de la Police nationale visite la Foire internationale Dakar, notamment le stand réservé à ses services. Cette année, Oumar Mal a fait un tour au stand de la Gendarmerie où il s’est félicité du travail que ces institutions font. Le legs de la Police et la Gendarmerie fait partie de l’histoire du Sénégal. « C’est une fierté pour un Sénégalais de visiter les stands de ces deux institutions qui font un travail remarquable ».

Eugène KALY

« LE SÉNÉGAL EST UN PAYS SÉCURISÉ », SELON LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA POLICE
Le Sénégal est un Etat souverain qui a ses institutions en marche, ses forces de sécurité et de défense qui veillent au grain. « Les forces de défense et de sécurité sont en état d’alerte permanent pour veiller sur la sécurité des populations et de leurs biens. Ils veillent aussi sur la sauvegarde de nos frontières », a affirmé le directeur général de la Police nationale. « Toutefois, nous ne pouvons pas travailler dans un ilot de sécurité. Nous sommes dans un monde planétaire. Nous devons travailler en énergie avec les autres pays parce que la lutte contre le terrorisme n’est pas l’apanage d’un seul pays », a expliqué le chef de la Police. « Pour lutter contre le terrorisme, nous avons besoin d’échanger des informations avec nos partenaires », a-t-il avancé.

E. KALY

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La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

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Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.