L’hymne national a été chanté 8 fois à Abidjan, lors des 8e Jeux de la Francophonie qui s’y sont tenus, du 21 au 30 juillet dernier. Faisant naître ainsi un groupe avec le basketball féminin, le football avec ses cadets qui ont été éliminés sans perdre de matches, la lutte effectuant une razzia dans ses différentes épreuves, le judo est resté égal à lui-même de même que l’athlétisme. Le Sénégal, dans ces 8e Jeux de la Francophonie, a fait plus que de la figuration.

A Abidjan, la participation du Sénégal aux différentes épreuves des 8e Jeux de la Francophonie est perçue comme une avancée notable dans la recherche de résultats sur l’échiquier international. Nos athlètes ont progressé par rapport aux résultats de Nice 2013 où le Sénégal s’était classé 6e avec 19 médailles (6 en or, 5 en argent et 8 en bronze). La moisson a été de 27 médailles dont 10 en or, 9 en argent et 8 en bronze, pour un classement final de 4e sur 32 pays ayant officiellement participé dans les compétitions.

C’est dire que la Génération 2024 se profile bien à l’horizon. Mention spéciale aux lutteurs qui, à eux seuls, ont pu ramener 10 médailles d’or. « La lutte mérite beaucoup de reconnaissance car elle a réussi à qualifier tous ses athlètes dans les finales ; c’est la raison pour laquelle d’ailleurs beaucoup d’entre eux sont boursiers soit de la Solidarité olympique soit de la Confejes », disait le directeur de la Haute compétition, Souleymane Boune Daouda Diop, chef de la délégation sénégalaise à ces Jeux d’Abidjan.

D’ailleurs, ce sont les lutteurs qui ont clôturé la participation sénégalaise en terminant fort dans les épreuves de lutte libre et lutte africaine. Il faut souligner que les poulains de Lassana Coly (lutte libre) et Ambroise Sarr (lutte africaine) ont fait une véritable razzia, ne laissant que des miettes aux autres concurrents. Cinq finalistes hommes et dames en individuel et autant par équipes. Les Sénégalais restaient ainsi maîtres de la lutte sous toutes ses formes dans les compétitions internationales organisées en Afrique. Dans cette équipe sénégalaise de lutte, il faut retenir la prestation de deux jeunes filles, Anta Sambou et Nahami Sambou, qui ont préparé et réussi leur bac tout en réussissant aussi leur compétition. Et pour finir sur ces Jeux, le Dr Alioune Sarr, président du Cng de lutte, a été élu président de la Commission de lutte africaine au sein de l’Association des fédérations francophones de lutte qui tenait son assemblée générale à Abidjan. Les Lionnes du basketball, quant à elles, s’adjugeaient la médaille de bronze de la 3e place face à la Wallonie-Bruxelles.

C. F. KEITA

La première discipline olympique a connu de meilleurs moments que ceux vécus durant l’année 2017. Malgré les médailles citées plus haut obtenues aux Jeux de la Solidarité islamique, c’est ailleurs que les athlètes sénégalais étaient attendus. En particulier aux Championnats du monde d’athlétisme de Londres où il a fallu une invitation (Wild card) pour y voir un représentant sénégalais (Moulaye Sonko au 100m) qui d’ailleurs n’a finalement pu y participer à cause d’une blessure contractée aux Jeux de la Francophonie d’Abidjan où le Sénégal avait remporté trois médailles d’argent par Ibrahima Mbengue sur 400m, Mamadou Guèye à la longueur et le relais 4x400m. 

Les jeunes athlètes ont essayé de jouer leur partition dans le rayonnement de la discipline en Afrique. Ils sont revenus de Tlemcen en Algérie où ont eu lieu les Championnats d’Afrique juniors avec deux médailles ; l’une en argent avec Luis François Mendy au 110m haies et l’autre en bronze avec Fatou Badji qui s’est classée 3ème au concours du triple saut.

C’est au terme de cette année un peu compliquée que s’est achevé le mandat du président Momar Mbaye. Mais, la famille de l’athlétisme tarde encore à trouver un successeur à celui qui a présidé aux destinées de la Fsa pendant 16 ans. L’assemblée générale du 16 décembre dernier n’ayant pas permis de départager les deux candidats que sont Cheikh Tidiane Boye et Sara Oualy, le Comité directeur élu à l’issue de ce conclave se chargera, prochainement, d’élire le nouveau président de l’instance.

O. POUYE

La saison 2016-2017 de handball n’a pas connu l’épilogue espérée. Elle a, en effet, été marquée par l’arrêt du championnat au terme de la phase aller ; un arrêt à mi-parcours alors qu’il restait sept journées à disputer. Si au plan national, ces désagréments ont écourté la saison, le Sénégal était bien présent sur la scène internationale. Avec l’équipe nationale féminine U17 (cadettes) qui a pris part au Championnat d’Afrique de la catégorie disputée du 11 au 17 septembre à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Un tournoi que les Lioncelles ont bouclé à la 4ème place sur sept équipes après avoir remporté trois victoires et concédé trois défaites.

O. POUYE

La saison 2016-2017 de lutte, a été un véritable fiasco pour les ténors de l’arène nationale. Ce fut tout simplement la déception.

La saison 2016-2017 s’annonçait explosive ! En effet, ténors et promoteurs semblaient avoir surmonté la « crise » qui sévissait dans l’arène depuis deux ans. La preuve, des combats de choc avaient été ficelés en l’espace d’un mois par le jeune promoteur Assane Ndiaye et il ne comptait pas s’en arrêter là. D’autres match-maker aussi négociaient en douce pour agrémenter leur saison. Bombadier-Eumeu Séne, Papa Sow-Ama Baldé, Gouye Gui-Boy Niang 2, Gris 2-Pakala, Modou Anta-Zarko entre autres, c’est ce qui attendait les inconditionnels sevrés de chocs de titan lors de la saison 2015-2016. Malheureusement, ces derniers ont vécu une grosse déception cette année. En fait, reporté pour une première fois à cause du drame survenu au stade Demba Diop le 15 juillet dernier, le combat ModouLô-Lac 2 devait avoir lieu le 29 octobre dernier. Seulement, en visite, au stade Demba Diop pour constater l’état des travaux de réfection, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouye Ndiaye, avait confirmé que cette infrastructure ne pourrait pas accueillir le grand combat. Et depuis lors, le promoteur Pape Abdou Fall cherche une bonne date pour organiser cet événement tant attendu par les supporters des deux camps.

La question du cachet
L’autre promoteur, Assane Ndiaye, risque aussi de perdre ses sous, s’il ne trouve pas vite des dates pour les chocs Bombardier-Eumeu Sène et Ama Baldé-Papa Sow. D’ailleurs la tenue du combat royal entre Bombardier (actuel roi des arènes) et Eumeu Sène reste un véritable problème pour le patron de Baol Production. Ficelé depuis le 9 septembre 2016, le combat devait avoir lieu le 4 avril 2017, avant d’être reporté jusqu’au 21 mai à cause d’un problème de régularisation au niveau du Comité national de gestion de la lutte (Cng).

A cause du drame survenu au stade Demba Diop le 15 juillet dernier, le promoteur avait décidé de décaler le combat jusqu’au mois de décembre 2017 plus précisément le 25 après discussions avec les deux camps. Le collaborateur du promoteur, Assane Ndiaye, avait par contre fait une sortie récemment pour annoncer que le combat royal n’aura plus lieu le 25 décembre. D’après lui, ce énième report est lié aux difficultés de renouveler à temps les licences.

Selon certaines indiscrétions, les reports sont dus à un manque de sponsors, d’argent et de communication. Pour un duel monté le 9 septembre 2016, la préparation des deux ténors va donc durer un an et plus. Elle dépasse de loin celle qui avait opposé Modou Lô à Eumeu Sène, le 31 janvier 2014 et qui avait duré un an et 20 jours. Une situation qui a poussé l’actuel Roi des arènes, Bombardier, à vivre une 3ème saison blanche.

En réalité, le problème de fond reste la sempiternelle question du cachet. Certains promoteurs ont bien ficelé de grandes affiches, dans l’espoir de faire de bonnes affaires cette saison. Seulement, ont-ils les moyens, sans l’accompagnement des sponsors, de matérialiser ce souhait ? Les ténors sont-ils prêts à prendre en compte la conjoncture dans l’arène, marquée par le retrait des bailleurs de la lutte et revoir leurs prétentions financières à la baisse ? Rien n’est moins sûr.

Absa NDONG

Trois médailles dont un titre ! C’est la moisson de la délégation sénégalaise aux 4èmes Jeux de la Solidarité islamique qui se sont déroulés du 12 au 22 mai dernier à Bakou, en Azerbaïdjan. Le titre au triple saut féminin a été remporté par Sangoné Kandji avec un saut de 13,05m alors que la deuxième place a été acquise au 400m haies par Amadou Ndiaye qui a réalisé un chrono de 50’’94. La médaille de bronze est, pour sa part, l’œuvre de Moustapha Kama qui s’est hissé sur le podium dans la catégorie des -54kg en taekwondo malgré une blessure qui a eu raison de ses ambitions de titre et qui l’a empêché de monter sur le tapis pour disputer sa demi-finale, pour le bronze. Telles sont les performances de la délégation représentée par 14 athlètes sénégalais qui étaient engagés dans sept disciplines.

Avec ces podiums pour fêter l’amitié et la solidarité entre les différentes nations musulmanes de la planète, le Sénégal a finalement pris le 21ème rang au classement général. Une position qui cache tout de même mal la frustration que les uns et les autres ont eue. D’autant plus que d’autres podiums étaient à la portée des athlètes sénégalais, en particulier dans les arts martiaux. Car outre Kama, six autres combattants (2 du karaté, 2 du wushu, un autre taekwondiste et un judoka) étaient du voyage au bord de la Mer caspienne. Mais une mauvaise gestion de leurs temps forts a parfois contrarié les représentants nationaux. En particulier Mbagnick Ndiaye, le seul judoka qui, chez les +100kg, a chuté face à des adversaires largement à sa portée.

Ousseynou POUYE

Si, sur le terrain, il y a eu alternance, au niveau de l’administration, pas de changement notable. Le monde sportif a renouvelé sa confiance à Me Augustin Senghor pour poursuivre sa mission à la présidence de la Fédération sénégalaise de football. Contesté par deux autres adversaires dont Mbaye Diouf Dia, son ancien proche collaborateur dans l’ancien comité exécutif fédéral, Me Senghor a été reconduit pour un 3e mandat. Mais il a fallu un second tour pour s’imposer devant le président de Mbour PC, Mbaye Diouf Dia, par ailleurs ancien responsable des petites catégories dans le bureau sortant de la Fsf. Louis Lamotte, son deuxième opposant avait été largué dès le premier tour. Au pouvoir depuis 2009, après l’intérim d’un an de Diagna Ndiaye, suite à la démission de Mbaye Ndoye (8 mars 2008), Me Augustin Senghor est à son troisième mandat. Après le premier mandat (2009-2013), le mouvement associatif lui avait renouvelé sa confiance en 2013 pour un deuxième mandat de quatre ans. Son troisième qui court jusqu’en 2021, sera particulièrement marqué par les performances du Sénégal au plan international. Entre autres, la deuxième participation du Sénégal au Mondial de football « Russie 2018 », mais aussi la médaille d’Or des Lions olympiques aux Jeux africains de Brazzaville, en 2015.

A. SAMBOU

Si le championnat de la Ligue 1 a été clôturé dans l’apothéose, la fin de la saison a été ternie par les incidents survenus le 15 juillet 2017 lors de la finale de la Coupe de la Ligue entre les supporters de l’Us Ouakam et du Stade de Mbour. Le bilan fait état de 8 morts sur le coup et une vingtaine de blessés, particulièrement dans le camp des Mbourois. Un pan de la tribune découverte a cédé sous le poids des supporters qui tentaient de se sauver. Conséquence immédiate, la fermeture de l’infrastructure qui croule sous le poids de ses 54 ans. La suspension des Ouakamois accusés d’être responsables de ce scandale ne tardera pas à tomber. Le club de l’Uso est d’abord suspendu à 7 ans, puis réduit à 5 ans en plus d’une amende de 10 millions de FCfa. Pire, le club ouakamois est condamné à reprendre sa remontée à partir de la division régionale (N2) dans 5 ans. En revanche, le Stade de Mbour est déclaré vainqueur de ce second challenge de la Ligue sénégalaise de football professionnel. Quelques jours plus tard, leurs voisins, du Mbour PC, ont aussi intégré le cercle des lauréats de la saison en remportant la Coupe du Sénégal aux dépens du Stade de Mbour, dans une finale 100% mbouroise.

A. SAMBOU

C’est devenu une tradition. Depuis quelques temps, le promu s’impose d’entrée en Ligue 1. Après l’Us Gorée, en 2015-2016, c’est au tour de Génération Foot de confirmer cette réalité la saison dernière.

A peine entrée dans le terrain des grands, le promu a tutoyé ses « grands frères » sans complexe. Et pour confirmer leur domination des débats, les Académiciens n’ont pas attendu la dernière journée pour arracher le titre. A l’arrivée, Olivier Perrin et ses boys ont pulvérisé tous les records. Auteur de 17 victoires, 6 matches nuls et seulement 3 défaites, soit 57 points au total, Ibrahima Niane et ses partenaires ont survolé les débats dans l’élite qu’ils venaient à peine de découvrir. Le Guédiawaye Fc, leur dauphin, était largué à … 13 longueurs à l’arrivée. Et pour couronner le tout, leur attaquant Ibrahima Niane a pulvérisé le record de buts avec 19 unités, dont un triplé pour clôturer la saison à domicile contre le Gfc, dans un match de gala. Les Crabes de Gfc devaient, en effet, terminer à la 2e place quel que soit le résultat de ce match de clôture.

A. SAMBOU

L’année 2002 ne sera plus l’unique repère dans l’histoire du football sénégalais. Quinze ans après la qualification historique du Sénégal à la Coupe du monde de football en Asie (Japon et Corée), la nouvelle génération de Lions a, en effet, remis ça. Et ironie du sort, c’est sous les ordres d’un certain Aliou Cissé, capitaine de la légendaire génération de 2002, que les Lions ont réédité l’exploit. Aboyeur sur le terrain, l’ancien Parisien de la Tanière a réussi sa mission dans le court terme, là où des sorciers blancs ont lamentablement échoué.

Ils étaient bien nombreux les Sénégalais qui n’osaient pas miser le plus petit centime sur ses chances de réussir sa mission à la direction des Lions. Le mythe des Européens est passé par là. Mais, l’ancien capitaine des Lions de la fameuse « Génération de 2002 » peut faire le dos rond aujourd’hui. Titularisé en 2015 sur le banc de la sélection, après un test concluant aux côtés de Karim Séga Diouf à la direction des U23 aux Jeux olympiques de Londres en 2012, Aliou Cissé s’est bonifié comme du vin au fil des rencontres. Après une facile qualification en préliminaires en novembre 2015, Aliou Cissé a survolé son groupe au deuxième tour, pourtant bien relevé avec notamment le Burkina Faso, demi-finaliste lors de la dernière Can « Gabon 2017 », l’Afrique du Sud, champion d’Afrique en 1996 à domicile, et le Cap-Vert, considéré comme pays émergent en football. La qualification avant terme dans ce groupe a priori équilibré, voire ouvert, est une fierté pour Aliou Cissé et son staff.

Un parcours sans faute
En préliminaires, les Lions n’avaient pas fait de détails devant Madagascar, il y a deux ans. Après avoir concédé le nul (2-2) à l’aller au stade municipal de Mahamasina d’Antananarivo, le 13 novembre 2015, les Lions avaient, en effet, pulvérisé les Insulaires (3-0) au retour, à Dakar, pour s’ouvrir les portes du 2e tour. C’était le 17 novembre 2015 au stade Léopold Sédar Senghor.
En phase de poules, Sadio Mané et ses partenaires ont réussi leur rentrée, à domicile, en dominant le Cap-Vert (2-0) à Dakar, le 8 octobre 2016. Un mois plus tard, ils ont perdu (1-2), avec la complicité de l’arbitre ghanéen, Joseph Lamptey, contre les Bafana Bafana à Polokwane. Un match annulé par la Fifa, puis reprogrammé le 10 novembre dernier et finalement remporté par les Lions (2-0) sur le même lieu. Neutralisé à domicile, le 2 septembre 2017, par le Burkina Faso (0-0) dans l’acte 1 du choc du groupe D, les Lions ont raté de peu les 3 points du succès quelques jours plus tard à Ouagadougou. En effet, les Lions se sont fait rejoindre dans les ultimes secondes (2-2) après avoir longtemps mené. Ce qui avait alors relégué les Lions à la 3e place puisque le Cap-Vert avait réussi la bonne opération, en réalisant le plein de points (deux succès, aller et retour) aux dépens de l’Afrique du Sud.

Les Burkinabé revenus de loin dans l’acte 2 du choc du groupe, contre le Sénégal à Ouaga, s’étaient alors installés au sommet de la poule D à l’issue de la phase aller. Les Lions n’avaient plus le choix. Leur déplacement à Praia était donc fort redouté. Mais, en vrais commandos, Sadio Mané et ses coéquipiers avaient réussi leur mission (2-0) dans les eaux troubles de l’Océan Atlantique. Diafra Sakho et Cheikh Ndoye ont été les bourreaux des Requins bleus, relancés par leur deux succès de rang, face aux Sud-Africains.

Une bonne opération qui replace les Lions au sommet du groupe, avec un confortable avantage de deux points, parce que les Etalons du Burkina étaient laminés (1-3) au même moment en Afrique du Sud. Ayant alors retrouvé leur place initiale, au sommet du groupe, les Lions avaient également l’avantage non seulement de recevoir à domicile la lanterne rouge, mais avaient deux matches au programme. Contrairement au Burkina Faso et au Cap-Vert qui n’avaient plus qu’une chance à saisir, le Sénégal en avait deux. Et les hommes du coach Aliou Cissé ont fait preuve de réalisme contre l’Afrique du Sud. Dominés chez eux, le 10 novembre dernier, lors du match à rejouer (2-0), les Bafana Bafana ont, à nouveau, courbé l’échine (1-2) à Dakar face à des Lions sans pression.

La qualification étant déjà acquise, quatre jours auparavant à Polokwane, Cheikhou Kouyaté et ses coéquipiers avaient livré un match de gala au stade Léopold Senghor. Un duel remporté (2-1) difficilement, certes, mais qui confirme un excellent parcours. Avec 4 succès sur 6, et 2 nuls, soit 14 points sur 18 possibles, les Lions ont réussi un parcours parfait. Mention « Très bien », en attendant la confirmation en Russie l’été prochain.

Sadio Mané, l’âme des Lions
En 2002, les Sénégalais ne juraient que par le nom d’El Hadji Ousseynou Diouf. Désormais, c’est Sadio Mané qui est l’âme de l’équipe. Meilleur buteur des Lions avec 8 buts à son compteur, l’enfant de Bambali (Sédhiou) a été le principal acteur de la qualification des Lions d’Aliou Cissé. Il est suivi de Moussa Konaté et Moussa Sow avec 6 buts chacun, alors que Mame Birame Diouf compte 5 buts. Avec 3 buts, Diao Baldé Keita s’est aussi illustré au front de l’attaque des Lions. Tout comme le capitaine, Cheikhou Kouyaté, et Kara Mbodj qui n’hésitent pas à monter au front pour aller débloquer la situation quand les attaquants sont en panne d’inspiration. Tous deux auteurs de 2 buts chacun, le milieu de terrain de West Ham (Kouyaté) et le défenseur d’Anderlecht (Kara Mbodj) ont fait mieux que défendre. Diafra Sakho, malgré son temps de jeu très limité (à peine 3 matches), fut aussi décisif avec 2 buts à son compte.

Ansoumana SAMBOU

L’année 2017 se termine comme elle a avait débuté par la montée de l’unilatéralisme du Président Donald Trump qui franchi une ligne rouge en reconnaissant Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, rompant avec le consensus international sur la neutralité de la ville dans l’attente d’une solution pacifique. Une position qui renforce davantage la tension au Proche Orient avec l’alignement de Washington sur les positions de Ryad et la diabolisation de Téhéran.

Retour d’ATT au Mali
Amadou Toumani Touré chaleureusement accueilli en accolade, suivi de déjeuner par le président Ibrahim Boubacar Keita le 25 décembre, sera sans doute l’image marquante de cette fin d’année 2017 dans la sous région ouest-africaine en proie à une insécurité qui perdure et avait coûté à ATT son pouvoir et un exil de cinq ans à Dakar. N’eut été la vigilance du Président François Hollande, la région aurait connu une configuration politique autre que celle qui prévaut. Les autorités centrales maliennes et les groupes armées rebelles ont pu signer un accord de paix qui tarde à se traduire par un retour de l’administration centrale au Nord du pays. Une insécurité rampante qui a fini par traverser les frontières sablonneuses pour gagner le Burkina et le Niger.
 
France : Emmanuel Macron élu président
L’élection le dimanche 7 mai 2017 de Emmanuel Macron huitième président de la Vème République à 39 ans, allait changer la donne de la politique française et africaine pour des raisons de sécurité intérieure, l’hydre terroriste ayant frappé lourdement la France par le passé. L’opération Barkane a été renforcé par la Président Emmanuel Macron qui a réussi a rallier les Nations unies et l’Union européenne et a obtenir des financements pour la sécurisation de la région et l’encadrement des jeunes pour éradiquer la pauvreté qui constitue le lit de toutes les aventures. Une aventure qui a pris une tournure tragique pour beaucoup de jeunes ouest-africains qui faute de pouvoir rallier l’Europe, se sont retrouvés piégés en Libye victimes des trafiquants qui les vendent aux enchères comme esclaves.
 
Angola et Afrique du Sud : Dos Santos arrête et Zuma remplacé à la tête de l’Anc
Après 38 ans de pouvoir, l'ancien président angolais Eduardo Dos Santos a mieux organisé sa sortie en passant la main à un successeur désigné, qui a remporté la présidentielle d'août 2017. Le même scénario s’est dessiné en Afrique du Sud ou Jacob Zuma assailli par des dossiers de corruption a été remplacé à la tète de l’Anc par le syndicaliste Cyril Ramaphosa face à son ex-femme, Nkosazana Dlamini Zuma, présidente sortante de la Commission de l’Ua.
 
Togo : Gnassingbé fils face à des manifestations permanentes
Quant aux Togolais, ils aspirent à un verdict sans contestation des urnes et le manifestent de façon quasi permanente pour le départ de Faure Gnassingbé ou du moins un retour à la constitution de 1992 qui limite le nombre de mandat présidentiel en plus d’une promesse ferme de Gnassingbé fils de ne pas se représenter.

Zimbabwe : Robert Mugabé démis
Le doyen d’âge des présidents africains, Robert Mugabe du Zimbabwe a été l’objet d’un départ aigre doux victime d’un un coup qui lui laisse tous ses avantages le 15 novembre. Ses anciens compagnons d’armes ont vite fait de freiner les ambitions démesurées de sa femme, Gracia Mugabe, qui tentait de remplacer le chef de l’Etat sous la houlette d’un groupe de quadra aux ambitions débordantes.

Union africaine : Abdoulaye Bathily échoue face à Ali Faky Mahamat
Une commission à tète de laquelle le Pr Abdoulaye Bathily n’a pas pu s’installer  en janvier dernier victime de la realpolitik africaine. Les chefs d’Etat africains lui ont préféré le tchadien  Ali Faky Mahamat, un homme du sérail qui a sans doute bénéficié de la posture diplomatique de son pays très en pointe dans la lutte contre le terrorisme au sahel et la stabilisation du front djihadiste au nord du Mali.
 
Kenya : La Cour suprême invalide les résultats de la présidentielle
Il y a eu au Kenya ce 1er septembre, un coup de tonnerre lorsque la Cour suprême a invalidé le résultat de l'élection présidentielle du 8 août. Elle avait été saisie par l'opposition, alors que le président sortant, Uhuru Kenyatta avait été déclaré vainqueur de l'élection, avec 54,27 % des voix, contre 44,74 % à son principal opposant Raila Odinga. Après un long report, le président Kenyatta rempile en octobre face à son adversaire qui boycotte pour n’avoir pas obtenu une recomposition de la Cour Suprême.
 
Proche Orient : Neutralisation des ambitions iraniennes
Le monde a vécu l’effet Trump dans toute sa rigueur et ses excès notamment lors de son voyage Arabie Saoudite au mois de mai dernier marqué par la signature d’un contrat monstre de 380 milliards de dollars (337,67 milliards d’euros), dont 110 milliards de contrats militaires dans une zone en forte perturbation géopolitique.

Le Président américain a radicalement mis en cause le jeu d’équilibre d’Obama qui tentait de ramener l’Iran sur l’échiquier diplomatique du Proche Orient et apaiser la rivalité avec les saoudiens. Ces contrats faramineux constituent, en quelque sorte, la contrepartie financière du réalignement des Etats-Unis sur les priorités de l’Arabie saoudite, fondé sur  la neutralisation des ambitions iraniennes dans la région. La guerre au Yémen qui perdure au grand dam des femmes et des enfants, en est une parfaite illustration.

Le revers de ce réalignement de Donald Trump au Proche Orient signifie aussi le soutien sans faille à Israël, ennemi juré des arabes, et c’est sans surprise qu’il a reconnu, au courant du mois de décembre, Jérusalem comme capitale d'Israël, une rupture spectaculaire avec des décennies de diplomatie américaine et internationale sur le statut politique neutre de la Ville Sainte pour les trois religions révélées. L'Assemblée générale de l'Onu n’a pas manqué de monter au créneau pour condamner à 128 pays favorables, 9 contre et 15 abstention la décision américaine par une résolution adoptée malgré la menace américaine de représailles financières contre les pays qui ont désapprouvé sa décision.

Autre région du monde autre tension crée par l’administration Trump avec les menaces directes proférées contre la Corée du Nord après le tir de plusieurs missiles et une nouvelle bombe nucléaire provoquant la colère de ses voisins et des Etats-Unis. Si les experts estiment peu probable un conflit ouvert entre les deux nations, que ni l’une ni l’autre ne souhaitent au fond, la crise diplomatique entre les deux pays est bien réelle.

L'affaire des ingérences russes dans la campagne présidentielle américaine empoisonne la gouvernance Donald Trump qui, au fil des mois, prend une tournure chaotique à mesure que l’étau judiciaire se resserre autour de ses proches. L’année nouvelle  est à haut risque pour lui.
 
Gambie : Fin du pouvoir de Yahya Jammeh 
La Gambie a réussi à se défaire de la dictature de Yahya Jammeh contraint à l'exil le 21 janvier en Guinée équatoriale bien loin de son pays. Lors du scrutin organisé en décembre,  il avait pensé passer comme lettre à la poste après avoir pris soin d’éliminer toute opposition en enfermant ses principaux opposants. Le candidat Adama Barro qu’il pensait être un faire valoir remporte à la surprise générale le vote, plus par dégout des électeurs pour le régime Jammeh, que sur la base d’un programme alternatif de gouvernement. Après avoir reconnu  sa défaite, Yahya Jammeh revient sur sa décision poussant la Cedeao à entrer en jeu pour l’obliger à se soumettre au verdict des urnes. 

Par Alassane DIAWARA

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