« Sondage » : Les Sénégalais jugent la cherté des billets d’avion

08 Nov 2016
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Ils ont entre 17 et 77 ans.

Ils sont au nombre de 17.

Ils ont été interrogés sur plus de quatre mois, de juin à octobre, dans des aéroports en France, en Italie et au Sénégal, dans des rues de Paris, Bordeaux, Milan, Naples et Dakar, par téléphone et sur Internet.

Ce sont des cadres, ouvriers, chômeurs, retraités, étudiants et hommes et femmes d’affaires. Ils sont confrontés à la fameuse problématique du prix des billets d’avion vers le Sénégal.

Ils ont répondu à ces questions :
1 - Partez-vous souvent au Sénégal ? Si oui, à quelle fréquence ?

2 - Comment trouvez-vous le prix des billets d’avion (bas, normal, cher, assez cher, très cher, trop cher) ?

Cher à plus de 80%
Plus de 80% des Sénégalais de l’extérieur interrogés trouvent « assez cher » à « trop cher » le prix des billets d’avion pour rejoindre leur pays d’origine.

Cette catégorie prend l’avion au moins une fois dans l’année.

La normalité toute relative des prix des billets d’avion.

Sur les 17 personnes interrogées, seule trois trouvent le prix des billets d’avion « normal ». Parmi elles, il y a les commerçantes qui font la navette entre Dakar et une grande ville européenne (Paris et Milan, pour cet exercice). Elles sont communément appelées des Gp, parce que bénéficiant d’une gratuité partielle du prix du billet d’avion. Une jeune femme de 24 ans, Franco-Sénégalaise née et grandi en France, trouve également « normal » le prix du billet d’avion. Cependant, elle « avoue partir au Sénégal qu’une fois tous les quatre ans ».

Les solutions de la diaspora
Les Sénégalais ont recours au système D pour guetter la bonne affaire. Quand le billet d’avion Paris-Dakar coûte en moyenne 600 euros, les Sénégalais du Canada dépensent largement plus. « Avec Air France, on peut payer entre 1500 et 2000 dollars canadiens. C’est pourquoi les Sénégalais d’ici ne vont pas souvent au pays », déclare Adama Diouf, avouant ne partir au Sénégal qu’une fois tous les deux ans.

D’autres penchent pour un choix pragmatique : « Ma famille et moi choisissons la basse saison touristique pour aller au Sénégal », confie Ibra Ndiaye, Sénégalais vivant à Milan, selon qui les prix des billets d’avion sont trop chers en comparaison avec d’autres destinations. D’autres solutions émergent. Pour Doudou Sidibé, universitaire sénégalais vivant en France, « il faut diminuer les taxes sur les billets d’avion et créer une compagnie nationale ». Une idée qu’il partage avec Massamba Kane, chef d’entreprise et patron du site Senenews. « Il faut mettre en place une compagnie nationale sénégalaise durable qui roule pour le Sénégal et l’intérêt des Sénégalais avec des tarifs intéressants ».

Parmi les pistes susurrées par les interrogés, il y a celle « d’ouvrir le marché aérien sénégalais et augmenter la fréquence », selon Babacar Ndiaye. Plus de concurrence ? La famille Thior acquiesce. « Il n’y a que trois compagnies respectables/confortables qui desservent Dakar (Air France, Corsair et Brussels Airlines). Les autres, il faut prévoir une escale. Ce qui n’est pas l’idéal pour les familles et les personnes âgées, atteste la mère de famille. Ce n’est pas confortable non plus. Il y a également un risque de retard entrainant une incidence sur le deuxième vol ».

Mais tous les interrogés trouvent qu’il serait plus adéquat de diminuer les taxes aéroportuaires. « L’aéroport de Dakar n’est pas adapté pour recevoir des vols fréquents. Il suffit que deux vols arrivent en même temps, et c’est le bordel », ose-t-on du côté de la famille Thior.

Moussa DIOP

Last modified on mardi, 08 novembre 2016 05:04
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