Destination Sénégal : Pourquoi les billets d’avion sont si chers

08 Nov 2016
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Quand les taxes aéroportuaires sont de 86.800 FCfa d’Abidjan vers Paris Orly, elles sont de 94.700 FCfa de Dakar vers le même aéroport parisien.

Selon ces chiffres fournis par Corsair, il y aurait une différence de près de 8.000 FCfa entre les deux capitales ouest africaines les plus fréquentées.

Sur un trajet Paris-Dakar, une compagnie aérienne fixe le prix du billet d’avion à 180 euros, alors que toutes taxes comprises, il s’élève finalement à 630 euros. A ces taxes aéroportuaires s’ajoutent d’autres taxes et éléments qui composent un billet d’avion.

Parce qu’il y a de la complexité
Le calcul du prix d’un billet d’avion est très complexe. Le sésame qui permet de prendre l’air est composé de deux principaux éléments qui sont, d’une part, le tarif aérien et, d’autre part, les taxes et redevances. C’est la somme de ces deux éléments que le « Yield Management » (voir par page 4) utilise à travers un savant dosage d’algorithmes pour fixer le prix des billets d’avion pour chaque compagnie aérienne.
 
Parce qu’il y a des dépenses
Le tarif aérien est composé du tarif hors taxes et de ce qu’on appelle la « surcharge carburant » qui représente près de 40 % des dépenses des compagnies aériennes sur un vol. Les passagers sont souvent plus soumis aux répercussions des hausses du baril de pétrole qu’à ces baisses. En effet, il est rare de voir le prix du billet d’avion suivre la courbe de baisse des producteurs de pétrole.
 
Parce qu’il y a trop de taxes
Le deuxième élément qui compose le billet d’avion est l’addition des taxes et redevances. Il y a, par exemple, « la taxe de solidarité » communément appelé « Chirac », qui est un prélèvement de 40 euros à chaque passager de la classe affaire au départ de France pour alimenter un fonds d’aide aux pays en développement. Pour spécifiquement Dakar, le Sénégal avait mis en place, depuis 2007, la Rdia, une taxe pour financer l’aéroport international Blaise Diagne. Un passager voyageant en classe économique débourse « 72.800 FCfa de taxes qui dépendent de l’Etat sénégalais et seulement 33.700 FCfa pour la France », informait Ibra Birane Wane, un expert en transport aérien, dans une interview de nos confrères de L’As en mars 2015. L’abandon de la taxe dite Rdia permettrait au Sénégal de se situer au niveau de la France et des autres pays de l’Uemoa en matière de taxes aéroportuaires.

 

Dossier réalisé par Moussa DIOP

Last modified on mardi, 08 novembre 2016 05:11
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