Trump, la polémique et la politique migratoire

17 Jan 2018
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« Pays de merde », c’est le qualificatif que Trump aurait utilisé pour parler des pays africains. C’est en droite ligne de ce qui l’a amené à la Maison blanche. La popularité des idées de campagne de Donald Trump, entre autres de repli de soi et de fermeture des frontières américaines, avait trouvé un écho favorable chez sa base électorale majoritairement composée de ruraux fortement touchée par les différentes crises économiques et le chômage. Naguère connue pour sa compassion avec l’accueil de populations frappées par les catastrophes naturelles et les guerres, la première puissance mondiale semble de plus en plus changer de vision et de cap avec Trump. Cela, malgré la résistance et le désaccord d’une majorité croissante de citoyens américains et des démocrates nonobstant leur absence de contrôle des deux chambres, le Congrès et le Senat. Le phénomène grandissant communément appelé le « Trumpisme », englobant la vision de l’actuel occupant de la Maison blanche, peut se résumer par une croisade contre la globalisation. Néanmoins, Trump ne s’est pas caché durant la première année de son magistère à critiquer à répétition, devant les écrans, l’idéologie de l’ouverture des frontières, en anglais « open borders ». 

C’est ce qui avait conduit au premier décret présidentiel impopulaire sur l’immigration visant à interdire l’accès des Etats-Unis à quelques pays musulmans, « travel ban » en anglais. Malgré l’opposition à cette politique, Trump ne compte pas changer de stratégie en s’attaquant continuellement aux populations qui n’ont pas les yeux bleus et les cheveux blonds comme lui et sa base au prix de fouler au pied le melting-pot qui a fait la force de ce pays.

Dans cette entreprise, il a reçu, dès la campagne électorale, le soutien public de l’extrême droite et des groupes néo-nazis. Avec ces nouvelles attaques, Trump a été taxé ouvertement de raciste par plusieurs journalistes et éditorialistes américains comme Anderson Cooper de Cnn et Don Lemon, entre autres. Trump souhaite, durant son magistère, jeter les bases d’une nouvelle politique migratoire basée non plus sur la compassion du peuple américain, mais sur le critère de la race blanche. « Au lieu de donner la résidence temporaire aux citoyens de pays souffrant de désastre naturel, de guerre ou d’épidémie, les Etats-Unis devraient, au contraire, accueillir des émigres de pays comme la Norvège », avait-il soutenu, jeudi dernier, selon le Washington Post.
Une phrase qui est juste la continuité d’une longue série d’attaques xénophobes.

Trump a ainsi clairement fait savoir, selon plusieurs sources, qu’il souhaiterait voire émigrer dans son pays plus de ressortissants Norvégiens et moins d’Haïtiens souffrant «tous du sida ». Trump va expulser, d’ici l’année prochaine, plus de 200.000 Salvadoriens qui sont légalement présents aux Usa. Il en fera de même avec près d’un million de jeunes sud-américains appelés « rêveurs ». Des prévisions qui matérialisent sa politique migratoire.

Par Moustapha BIAGUI,
correspondant aux Etats-Unis

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