Success Story (3)

Docteur en biologie, Boucar Diouf a préféré délaisser les salles de cours pour celles de spectacle. Le Sénégalais fait partie des humoristes les plus connus au Québec. Il jette un pont entre ses deux appartenances pour un engagement citoyen.

En cette matinée de mai, malgré les belles promesses d’un printemps bien entamé, un léger vent froid trouve sa place dans cette ville de Longueuil, située sur la rive Sud de Montréal. C’est dans cette ville que Boucar Diouf nous accueille dans un café-boutique avec son sourire légendaire. Le Sénégalais « le plus Québécois parmi les Québécois », comme il se fait appeler, est une personnalité publique très connue et appréciée au Québec et dans le Canada Francophone par son humour. « Pour une raison X ou Y », le nom de son spectacle où il puise dans sa formation universitaire pour faire rire, a fait salle comble tout au long de l’année 2016 au Québec. Mais, l’artiste est également connu par son rayonnement intellectuel et scientifique.

Des amphithéâtres…
Depuis plus de cinq ans, Boucar Diouf est connu dans le paysage audiovisuel canadien à travers l’animation d’émissions radio et télévision de la première chaine de Radio Canada. Véritable touche-à-tout, il est aussi à la fois écrivain et chroniqueur littéraire en radio, mais aussi en presse papier avec le journal La presse où il tient une chronique tous les samedis. Le Sénégalais a aussi publié un livre sur l’intégration au Canada intitulé « La mystérieuse de Kaloua ». Ce qui lui a permis de remporter le prix Jacques-Couture, en 2006, pour la promotion du rapprochement interculturel décerné par le ministère de l’Immigration du Québec. L’homme a également à son actif d’autres livres : « Sous l'arbre à palabres, mon grand-père disait... » sorti en 2007, « La Commission Boucar pour un raccommodement raisonnable » en 2008, « Rendez à ces arbres ce qui appartient à ces arbres » en 2015.

… Aux planches du rire
Né dans le Sine, à Fatick, ce Sérère bon teint est arrivé au Canada dans les années 90. Après avoir fait ses humanités au Sénégal, l’ancien de la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, « comme Macky Sall, le président du Sénégal », se plaît-il à rappeler, est venu poursuivre ses études au Québec, plus précisément à l’Université de Rimouski. Il y décroche un Doctorat de biologie sur le thème : « Les facteurs de résistance au froid de l’Éperlan en 1997 ».

Devenu chargé de cours, Boucar abandonne une carrière universitaire prometteuse. Le « fils de paysans qui enseignait aux Blancs » se détourne d’un emploi stable qui faisait la fierté de ses parents pour se lancer dans l’aventure artistique. Boucar croit en sa bonne étoile, car ayant la conviction que l’humour est dans son sang. Sa première source d’inspiration est sa mère qu’il « considère comme une personne naturellement drôle ». Si ses références artistiques s’appellent « Sanokho », le défunt humoriste, ou feu Ndiaga Mbaye, le parolier et chanteur à l’original timbre de voix, Boucar puise son inspiration dans la tradition orale africaine qui s’accompagne de la science et du génie des griots, de l’art de raconter ou d’imiter. D’ailleurs, c’est en puisant dans son patrimoine traditionnel qu’il est devenu célèbre au Québec en inventant la fameuse expression « Mon grand-père disait ». Derrière ce « gimmick marketé » se trouve tout un héritage emprunté à son ancêtre et homonyme.

La chance de la double culture
Pour réussir au Québec et dans les diasporas sénégalaises du monde, Boucar Diouf conseille de s’approprier la fameuse expression du président poète Léopold Sédar Senghor : « assimiler sans être assimilé ».

Ainsi, celui qui se présente comme un vulgarisateur scientifique a pour sacerdoce l’évocation de l’intégration, de l’ouverture, de la vie en Afrique et des différences culturelles. Ces notions font d’ailleurs sa marque de fabrique et le fond des thèmes qu’il aborde sur scène. Entre tradition et modernité, Boucar Diouf n’a jamais voulu être le « Noir de service ». En revanche, il pense que « comprendre une société d’accueil pour mieux l’intégrer n’est nullement un renoncement à ses valeurs et traditions, mais plutôt à les consolider ». « Le secret de ma réussite : oser, innover, faire tomber les barrières et aller vers l’autre », confie-t-il.

L’immigration d’en haut
Selon Boucar Diouf, d’autres compatriotes résidants au Canada et plus méritants que lui participent au développement de ce pays, tout en faisant aussi la fierté du Sénégal. C’est l’occasion, pour lui, de rendre hommage à des artistes comme Ilam, de son vrai nom Abdou Karim Tall, qui vient d’être désigné révélation « Musique du monde 2016 de Radio Canada », le 2ème Sénégalais à décrocher ce titre après le chanteur-musicien Elage Diouf, sans oublier tous les autres Sénégalais fonctionnaires, cadres du tertiaire, médecins, hommes d’affaires, universitaires…

La double culture, il la revendique pour lui et ses enfants issus d’un métissage entre un Sénégalais sérère et une Québécoise gaspésienne. « Il n’y a pas plus sénégalais que moi, défie-t-il. Et c’est une chance, car le fait d’avoir une double citoyenneté n’enlève en rien notre amour et pour notre pays d’origine et pour celui d’adoption ». Il est conscient que, d’une manière ou d’une autre, les fils du Sénégal établis à l’étranger continuent, à des degrés divers, à participer au développement de leurs pays d’origine en aidant financièrement ou matériellement leurs parents et leurs communautés.

Boucar s’engage à défendre la diversité dans les médias, sans tomber dans une « certaine solidarité ethnique », et maintient de bonnes relations avec la communauté sénégalaise du Canada par son implication dans différentes activités.

L’humoriste qui revendique sa fibre écologique (ardent défenseur de dame nature) rêve de faire des spectacles d’humour dans les différentes universités sénégalaises. Le titre est déjà tout trouvé : « Retour à l’université », pour expliquer aux étudiants la science par le rire. Enfin, Boucar Diouf souhaite créer une fondation pour la promotion de l’éducation à Fatick. Comme pour rendre tout ce qu’il a reçu de son pays et de sa ville natale.

Par Aminata SOW, correspondante à Montréal

Originaire du Sénégal, Fatou Ndiaye est la créatrice de « BlackBeautyBag », le célèbre blog beauté pour les peaux noires. Elle est également ambassadrice pour l'Oréal Paris et consultante pour des grandes marques de cosmétiques américaines et françaises.

Sublime comme un coucher de soleil, on ne peut s’empêcher de remarquer la magnifique peau et le teint éclatant de ce bout de femme de 38 ans à travers ses photos et vidéos. Fatou Ndiaye est l’une des blogueuses beauté les plus influentes sur le Web avec quelque 32.000 followers sur Instagram, 78.000 sur Facebook et plus de 8.000 abonnés sur Twitter. Partant de sa popularité pour les idées qu’elle défend sur la beauté noire et sur l’estime de soi, les grandes marques de cosmétiques françaises et internationales ont fait appel à ses services. Elle est devenue une des blogueuses ambassadrices de l’Oréal Paris et fait de la consultance et de l’audit pour les entreprises de cosmétiques françaises et internationales. Ce statut lui permet, aujourd’hui, entre autres, d’assister à des événements prestigieux organisés par ces marques en France comme à l’étranger.

A cet effet, son deuxième passage sur le célèbre tapis rouge du Festival de Cannes 2016 en tant qu’ambassadrice de l’Oréal a été fortement apprécié et relayé sur les réseaux sociaux. En outre, entre les ateliers de tests de nouveaux produits de beauté de marques internationales, les séances shooting et les conférences sur la beauté noire, Fatou vit aujourd’hui des journées intenses grâce à son blog. Quotidien qu’elle n’hésite pas à partager d’ailleurs avec ses fans sur Snapchat, cette application qui permet de partager du contenu visualisable quelques heures seulement avant de s’effacer.

Comment la jeune femme d’origine sénégalaise en est arrivée là ? Fatou n’hésite pas à montrer une confiance et une estime en soi, inculquée par sa mère, le phare de sa vie. Si elle a réussi à avoir du succès dans le blogging, elle le doit « à sa franchise : dire ce qu’elle pense sans filtre ».

Le blogging, une passion.
Tout a commencé dans les années 2000. Fatou Ndiaye était arrivée à un âge où l’on s’intéresse beaucoup aux produits de maquillage et aux soins de la peau. La jeune femme avait remarqué l’absence d’informations sur les femmes noires dans les magazines féminins en France. « C’était un parcours du combattant quand on voulait avoir des informations sur des produits cosmétiques pour peaux noires », répète-t-elle souvent lorsqu’elle revient sur ses débuts du blogging. Elle se renseignait donc sur les rares forums qui existaient à l’époque et qui traitaient des sujets sur la peau noire. Elle a ainsi fréquenté le forum « Beauté d’Afrique » où elle animait un topic spécial soin de la peau. Ce fut un succès. En 2007, avec l’encouragement de sa sœur et de sa meilleure amie, elle décida de créer son propre espace, le blog « BlackBeautyBag ». Près de 9 ans plus tard, « BlackBeautyBag » accueille 150.000 visiteurs par mois.

Des origines, une personnalité et des convictions
L’Afrique, la connaissance de la peau noire et l’estime de soi sont des sujets majeurs que la blogueuse affectionnent particulièrement. Dans ses billets de blog ou ses interventions dans des conférences ou ateliers, la jeune femme rappelle toujours ses origines africaines. Et ce, dès les premières phrases de présentation de son profil. L’origine haoussa (du Nigeria) de sa mère et subsaharienne de son père sont souvent des atouts qu’elle met en avant dans son discours. Dans le domaine de la mode où elle évolue, cela se traduit par le port de tenues, coiffures ou accessoires de modes africaines. Par le port et l’acceptation de ses cheveux naturels crépus. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir un regard particulier sur le phénomène « Nappy ». « Aujourd’hui, réduire les cheveux crépus au terme ≪Nappy≫, je trouve cela péjoratif », se distingue Fatou Ndiaye. Dans le sens où c’est la nature de nos cheveux. Donc pourquoi dire qu’une fille qui a les cheveux crépus est une « Nappy » ? Ce n’est pas une religion... Ce serait bien qu’un jour, à la vue d’une fille avec ses cheveux naturels, qu’on se dise juste c’est la nature de ses cheveux et pas ≪ahn c’est une « nappy »≫, comme si elle faisait partie d’une secte avec les 10 commandements à suivre ». Fatou a des idées sur la coiffure donc, mais aussi les tenues africaines à travers la reconnaissance et la promotion de talents du continent. De Paris à Kinshasa en passant par Dakar, la jeune femme participe aux événements organisés par les créateurs de mode du continent. C’est ainsi qu’en février 2015, elle participait au Dakar Fasion Week  d’Adama Paris. Evénement qu’elle a relayé sur son blog en partageant les moments forts de cette manifestation ainsi que les créations des jeunes talents sénégalais. On retrouvera également dans ses billets de blog et pendant cette même période, ses rencontres avec les jeunes femmes de la blogosphère mode sénégalaise.

Si Fatou Ndiaye est fière de ses origines, elle est également fière de sa peau noire. Elle revendique souvent son statut de femme noire et belle dans une société blanche où la beauté noire est invisible. A travers ses billets de blog, elle incite les femmes qui la suivent à s’aimer telles qu’elles sont, c’est-à-dire avec une peau noire et des cheveux crépus ou défrisés. D’ailleurs, son premier article de blog marquant était plus social que beauté. « Pour moi, la beauté n’est pas futile, elle rejoint l’estime de soi. Une femme qui a confiance en elle se sent belle », répète-t-elle souvent à ses followers. Réservée mais pas timide, certains la définissent comme étant une femme hautaine et arriviste. Des attaques auxquelles elle répond avec lucidité en précisant qu’elle sait qui elle est, ses proches savent qui elle est, et les femmes qui la suivent continuent de la suivre car elle leur apporte quelque chose. Le reste lui importe peu.

Projets à venir et bilan de parcours
Très avare sur ses nouveaux challenges, Fatou Ndiage partage très vaguement sur ses futures collaborations qu’elle qualifie de « top secret » et sur ses prochaines interventions sur le continent. Et quand elle fait une rétrospection de son parcours, elle se dit fière et ne regrette pas d’avoir quitté son travail d’assistante de direction dans une grande entreprise pour se consacrer au blogging. « Aujourd’hui, cela s’est professionnalisé et je peux en vivre. C’est génial », se réjouit-elle. En effet, Fatou Ndiaye a fait du blogging sa passion et son business.

A. THIOR

De 2013 à 2015, le Japon est passé de 10 à 20 millions de touristes accueillis par an. C’est le résultat d’une stratégie et d’une politique de développement qui ont porté rapidement leurs fruits. Le Sénégalais Pape Elimane Faye est au cœur des politiques japonaises de tourisme. Après un Master en Sociologie à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il obtient le Monbusho, la prestigieuse bourse du gouvernement japonais. Ce qui lui permet de s’inscrire à la Tokyo Metropolitan university. Il y passe 4 ans et demi. D’abord, pour un recadrage dans le domaine du tourisme et, ensuite, pour des recherches doctorales. Pape Elimane Faye est désormais titulaire d’un Doctorat en Tourisme. Universitaire, il est également consultant-formateur à la Japan international cooperation agency (Jica).

Quels sont les domaines touristiques qui requièrent votre expertise ? Les politiques, la compétitivité, les stratégies et la promotion touristiques sont les domaines qui convoquent le plus mon expertise. Vous savez, le tourisme est public avant d’être privé. Chaque pays, chaque zone géographique a besoin de définir une bonne politique et planification touristique pour mieux attirer les investisseurs et rendre l’environnement accueillant et facile. Les attractions touristiques doivent également être au rendez-vous de même que les infrastructures. Une fois tout cela obtenu, la promotion stratégique du tourisme tant au niveau national qu’international doit suivre. Et cela doit être, de manière générale, l’affaire des politiques touristiques qui peuvent être résumées en 3 mots : la visibilité, l’attractivité et la compétitivité. En résumé, c’est ce qui cristallise toute mon attention et tous mes axes de recherche.

Comment se comporte, aujourd’hui, le tourisme au Sénégal ? Y a-t-il vraiment ces trois éléments dont vous parlez ? Le tourisme sénégalais n’est ni attractif, ni compétitif, encore moins visible quoique le secteur génère un chiffre d’affaires de 300 milliards de FCfa.  Il constitue la deuxième source de devises après la pêche et demeure la première activité dans bien des localités. L’industrie touristique, de nos jours, est à l'agonie alors que le Sénégal dispose d'un fort potentiel. On note, malgré tout, une forte volonté et des efforts depuis que le président Macky Sall est en place. Mais il lui faut encore et davantage plus de compétences. Car malgré ses  efforts, le tourisme reste négligé au Sénégal au moment où il est devenu la première industrie du monde en termes de rentrée de devises et de création d’emplois. Il faut donc reconnaitre que notre tourisme a du mal à prendre son envol. Il est toujours dans un naufrage silencieux mais très profond.

Pourquoi le tourisme peine-t-il toujours à trouver ses marques au Sénégal ? Il y a des choses qui ont été dites et redites et dont tout le monde semble bien informé maintenant : il s’agit de la cherté de la destination Sénégal. Un problème qui, je pense, est en phase d’être résorbé. Le Sénégal est extrêmement cher au moment où nos concurrents allègent aux visiteurs toutes les difficultés qui pourraient les dissuader. Par exemple, entre le Sénégal et le Maroc, le touriste européen, américain ou asiatique choisira plus facilement le royaume chérifien, lequel dispose d’une compagnie aérienne qui fonctionne avec un budget de voyage moins cher, une promotion plus agressive, une offre touristique plus variée, des infrastructures plus au top et des informations plus disponibles. Je dois ajouter aussi le manque de réseaux et de moyens de nos tours opérateurs et agences de voyage ; ce qui fait qu’ils sont invisibles en dehors du pays. La plupart d’entre eux n’ont même pas de présence sur internet. Les offres vers la destination Sénégal sont absentes dans les agences de voyage au Japon par exemple. Ceci rend compte de l’absence de notre pays au niveau du tourisme international ; aucun catalogue de voyage ne propose le Sénégal au moment où le Maroc, le Kenya, l’Afrique du sud, la Tanzanie, le Malawi, la Tunisie, l’Egypte et d’autres pays africains sont recommandés aux touristes grâce à leurs brochures, catalogues et pamphlets.

Un autre problème de notre tourisme est le ciblage. Il faut comprendre que les pays qui envoient plus de touristes dans le monde ne sont pas qu’en Europe encore moins seulement en France.  D'ailleurs, nous y sommes concurrencés par le Cap-Vert et les Caraïbes. Le marché touristique est beaucoup plus large. Il faut donc faire un travail de ciblage précis, et cela ne se fait pas sans la contribution d'agences de voyage et de tours opérateurs mieux encadrés, plus décomplexés, avec une meilleure visibilité sur internet.

Enfin, l’Agence de la promotion touristique devrait avoir une politique plus « agressive », car consciente des enjeux et défis du moment de ce qui est l’essence même de la promotion touristique. Celle-ci se fait autrement aujourd’hui, et la possibilité de toucher des publics jadis inaccessibles devient maintenant plus facile. Les touristes, avant de choisir une destination, ont d’abord, de manière interactive, un dialogue avec elle ; ce qui est très déterminent dans leur choix. Et sur ce terrain, on ne sent vraiment pas l’Agence de promotion touristique.

Que suggérez-vous compte-tenu de votre expérience japonaise ? Je dois dire que le Japon est en train de connaitre un boom touristique depuis qu’il a revu sa promotion avec la marque « Cool Japan ». L’archipel recevait en moyenne 8 millions de touristes par an jusqu’en 2013 où il a passé le cap symbolique des 10 millions de visiteurs. En ce moment, l’exécutif se fixait un objectif de 20 millions de touristes en 2020 en lien avec la tenue des Jeux olympiques. Mais au grand bonheur du secteur touristique, cet objectif a été atteint dès 2015. Il ne leur a fallu, en gros, que 2 ans de campagne et de promotion pour concrètement atteindre 19,74 millions de touristes.

Ils ont d’abord couplé la marque « Cool Japan » avec « Visit Japan », puis réorienté leurs stratégies de promotion auprès des pays voisins. Il y a eu la jonction de quatre organisations touristiques majeures avec le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti) ; ces organisations se sont regroupées dans ce qu’elles appellent une action jointe autour de la campagne des marques « Cool Japan » et « Visit Japan » qui constituent chacune un programme, en plus de « Invest Japan ». Ces projets ont été conduits à la fois par les ambassades, les offices de tourisme à l’étranger et le secteur privé. Ils ont aussi revu la formation des guides dont l’exigence première est le multilinguisme puisqu’au Japon les guides passent un examen national pour obtenir leur licence. Je proposerai pour le Sénégal une démarche similaire avec une formation appuyée à nos guides touristiques. Cela réduirait leur nombre abusif et leur agressivité négative. Au Sénégal, nous avons les moyens de proposer de nouvelles pratiques touristiques et de faire de notre pays un foyer d’innovations touristiques. J’aurais donc souhaité, à la place du ministère du Tourisme, une autorité nationale du tourisme dont les compétences transcenderont tous les ministères qui ont des liens précis avec le tourisme, car celui-ci est multidimensionnel et multisectoriel. Cela pourrait aider à rassembler toutes les agences comme la Sapco, la promotion et tant d’autres autour d’une seule organisation transversale.

Par Aly Diab Diop, Tokyo (Japon)

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