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Soleil Grand Air (478)

Le chapeau est bien en vogue. Il est devenu presque indispensable pour se protéger de la chaleur qui sévit en cet été. Il domine la mode et orne le décor dans les grands magasins de vente d’habillement.

Le chapeau, ce couvre-chef devenu accessoire de mode fascine ses usagers. Ainsi, en cette période de canicule, il marque la tendance. Il existe en plusieurs formes et différentes couleurs. Il y a le chapeau en paille ou panama qui est le plus prisé en cet été car il est assez léger. Il donne un style soigné et permet de se protéger contre les rayons de soleil. Et quel que soit votre style, le port de ce chapeau vous apportera forcément une touche d’originalité. Ainsi, chez les hommes comme chez les femmes, son port peut révéler un statut particulier. Il dévoile votre personnalité. Il y a aussi le chapeau en daim qui s’adapte plus à la fraîcheur. Celui-ci est plus usité pendant l’hiver du fait qu’il est un peu lourd. Il n’est pas assez indiqué pour l’été.

Au marché Sandaga, les vendeurs de chapeau affirment qu’en cette période, leurs affaires marchent bien. Le commerce est plus rentable car la demande est plus forte. La vente marche bien surtout en ce qui concerne les capuches en paille. Elles sont utilisées pour se protéger contre des rayons du soleil.

Les femmes dominent la clientèle. Rencontrée dans un grand magasin de vente de vêtements au marché Sandaga, Fatou, une adepte du chapeau explique l’utilité de cet accessoire. « Je le porte pour me protéger de la chaleur. Il est très pratique et rime avec la mode. En plus, le port du chapeau rehausse la personnalité », nous dit-elle, tout en continuant de marchander pour en acheter un. Finalement, elle se désiste et décide d’aller s’en procurer chez les marchands ambulants. La raison : le prix y est moins cher.

Selon les commerçants parmi les clientes, les Ivoiriennes, les Camerounaises et autres étrangères sont plus tentées par cet accessoire. Quant aux Sénégalaises, elles ne portent le chapeau que quand elles vont à la plage. Alors que les autres le mettent couramment pour se promener ou se protéger du soleil. « Actuellement, la vente des chapeaux marche bien. La clientèle est dominée par les femmes. Les hommes achètent rarement. Et même s’ils viennent s’en procurer, c’est pour les offrir aux femmes. C’est pourquoi, je ne vends que des chapeaux de femmes ». Dixit Daouda Ndiaye, vendeur ambulant de chapeau au marché Sandaga. Il précise également que les prix ne sont pas fixes, ils dépendent du profil de la cliente. Cependant, le chapeau en daim est toujours plus cher que celui en paille.

Le chapeau est un couvre-chef devenu un objet de mode conservant toute son utilité. C’est aussi un accessoire permettant d’afficher sa stature sociale. Ceci, parce qu’il était souvent porté par des gens appartenant à des classes sociales plus ou moins aisées. Le chapeau se distingue également des autres couvre-chefs par la matière qui le compose : le feutre. Il est ainsi composé de deux parties : le bord et la forme. En cette saison hivernale, le chapeau permet de se protéger contre les intempéries.

Les chapeaux en paille ne sont pas seulement en mode pour les femmes qui vont à la plage ou à la promenade. Les paysans aussi l’utilisent pour se protéger du soleil dans les champs, en cette période de canicule.

Par Abba BA (stagiaire)

L’été rime avec chaleur, légèreté. Place aux couleurs douces, sans oublier les incontournables comme les lunettes de soleil. Zoom sur cet accessoire qui, en plus d’être indispensable pour se protéger du soleil, souligne un style au gré de la saison.

Les grandes vacances sont, pour certains, synonyme de grand ciel bleu, des sorties à la plage, mais aussi de nouvelles tendances vestimentaires. Le maître-mot, c’est plus de fun, plus de légèreté sur les tenues. Le tout, accessoirisé par les incontournables lunettes de soleil. Avec une touche glamour, ces dernières occupent une place de choix dans la mode en cette période particulièrement chaude. Elles sont prisées pour le double rôle qu’elles jouent. En plus d’être un instrument nécessaire pour se protéger contre les rayons de soleil, elles donnent un style de mode unique. Les lunettes de soleil existent en plusieurs formes, et celles rondes aux contours dorés sont actuellement les plus prisées dans le marché. Selon les nombreux usagers, cette forme de lunettes qu’on appelle communément « Ray-Ban » est très pratique car elles sont efficaces contre les rayons solaires, le vent mais aussi constitue un accessoire de beauté. Il y a aussi les lunettes à effet de miroir qui contribuent à réduire l’éblouissement tout en donnant un style unique à toutes les tenues, et également les lunettes miroir à montures roses de forme ovale. La particularité de ces deux types de lunettes réside dans le fait qu’elles sont à la fois utiles et esthétiques. Elles s’adaptent à tous les ports vestimentaires. Elles vont aussi bien avec les tenues traditionnelles comme les grands boubous qu’avec celles modernes comme les mini-jupes, les petites robes et autres.

Au marché Sandaga, les vendeurs de lunettes sont aux anges. Les produits s’écoulent très vite. La demande est très forte. La gente féminine, principale adepte de ce look, domine la clientèle. Rencontré dans les rues de Sandaga, un vendeur ambulant liste les lunettes en mode et donne les prix. « Ce sont les « Ray-Ban » de couleur dorée qui sont en vogue pour cet été. Ce sont elles que les jeunes filles portent. Les prix varient entre 1.000 et 2.000 FCfa », lance-t-il, avant d’être aussitôt interrompu par une cliente qui réclame les mêmes formes de lunettes. Elle se nomme Kiné. Vêtue d’une petite robe rose, une perruque de greffage sur la tête, Kiné, son éventail de plumes à la main, achète ses « Ray-Ban » après un bref marchandage avec le vendeur. « Elles sont jolies et sont pratiques pour se protéger du soleil », nous dit-elle avant de se précipiter pour entrer dans le bus qui vient juste de s’arrêter.

Du côté des grands magasins spécialisés dans ce domaine, c’est la même ambiance qui règne. Les clients sont au rendez-vous. Ablaye Ndiaye tient sa boutique de lunetterie dans ce marché depuis 2007. Calme, le visage serein et bien accueillant, il pense que même si l’été est une saison où la vente des lunettes marche bien, il n’en est pas moins pour les autres saisons. Il suffit juste d’adapter les articles selon les périodes. Car il y a pour chaque saison des modèles qui conviennent. C’est pourquoi, dans sa boutique, il essaie d’adapter ses offres suivant les saisons et les types de clients. Chaque saison, il y a des modèles adaptés.

Mais ici, les prix sont plus élevés par rapport à ceux des marchands ambulants. Pour ainsi se procurer des lunettes dans ces magasins, il faut débourser entre 5.000 et 15.000 FCfa. Effet de mode ou utilité, les lunettes de soleil sont bien en vogue !

Par Abba BA (stagiaire)

Lire, lire, lire et rien de plus ! C’est le quotidien d’Issa Garba Amadou, un passionné de la lecture qui n’hésite pas à mettre la main dans la poche pour se faire plaisir.

Elle nourrit son esprit et lui procure du plaisir. La lecture occupe une place importante dans la vie d’Issa Garba Amadou. « Il passe toute la nuit à lire. Il aime lire », témoigne une de ses amis du département de Philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Dans l’étroite chambre qu’il loue à la Gueule Tapée, non loin de la Cité Aline Sitoé Diatta ex Claudel, de nombreux livres sont superposés à même le sol. Ce sont ceux qu’il lit quotidiennement : une vingtaine. Les autres ouvrages sont entassés dans des valises, et ses habits suspendus dessus. Un non habitué des lieux trouverait bizarre la manière dont sa chambre est rangée, mais lui, s’y sent à l’aise. Dans son univers, le livre prime sur tout.

A la bibliothèque universitaire, il dévore les ouvrages. La ration quotidienne est de cinq à dix livres. Le quinquagénaire nigérien à la silhouette frêle ne pratique pas n’importe quel type de lecture. Pour lui, c’est la lecture professionnelle. La gestuelle pondérée, Garba dépose ses lunettes et avance lentement devant le tas d’ouvrages tout autour du lit. Il cherche un ouvrage parmi ses livres de chevet. Celui qui lui a permis de connaître tous les « secrets » de la lecture et de l’écriture. C’est le livre du Pr Djibril Samb intitulé « Manuel de Méthodologie et de rédaction bibliographique ». « Il y a deux types de lecture. Celle que pratiquent les amateurs et celle professionnelle. Par exemple, quand je lis mon journal, chaque matin pendant 30 à 40 minutes, cela me donne du plaisir et en même temps, je m’informe. Mais j’ai dépassé ce type de lecture. Maintenant, je pratique la lecture professionnelle parce qu’elle est celle académique, celle de la recherche. C’est également la lecture utilitaire. Donc différente de celle en amateur qui n’est pas méthodique », explique Garba, avec passion. Un type de lecture qu’il affectionne par-dessus tout, car, dit-il, « cela me permet de progresser dans mes études et dans la vie de tous les jours. Elle conduit également à des écrits ».

Sa passion pour la lecture commence dès l’école primaire dans les années 1960, quand il a eu l’opportunité d’accéder à la bibliothèque du Centre culturel franco-nigérien avec une carte de lecture à 100 francs le mois. C’est de là qu’est né son goût pour la lecture.

Quand il s’agit d’acquérir des livres, Issa Garba Amadou ne lésine pas sur les moyens. « Depuis mon arrivée au Sénégal, j’ai dépensé plus d’un million de FCfa pour l’achat de livres. Pour moi, cela n’a pas de prix, le savoir non plus », poursuit-il, l’air fier. A chaque fois qu’il a de l’argent, la première des choses à faire, c’est d’aller à la librairie. Il s’intéresse également aux livres d’occasion car « en général, on y trouve des ouvrages rares et qu’on a même parfois du mal à trouver dans les librairies », dit-il. C’est ainsi qu’il s’est constitué sa bibliothèque.

Un « vieux » étudiant
Son autre passion : la philosophie. Et c’est ce qui l’a amené au Sénégal. Après une maîtrise dans ce domaine, il désirait se rendre en Belgique poursuivre ses études. Mais faute de moyens, il choisit le pays de la Téranga. Un choix qu’il ne regrette pas, car il s’est beaucoup amélioré et s’apprête à s’inscrire pour la thèse de doctorat au département de Philosophie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. D’ailleurs, il dispense des cours de philosophie au groupe scolaire la Maïeutique des Parcelles assainies. Au Niger, après l’obtention de son diplôme du Bfem, il se lance dans l’enseignement pendant des années abandonnant ses études avant de décrocher le Bac en étant candidat libre. C’est ce qui explique le fait qu’il soit aujourd’hui un « vieux » étudiant.

Deux livres l’ont particulièrement marqué : « Le Discours de la méthode » de René Descartes et « La République » de Platon. Pour le premier, au-delà de la dimension rationnelle, Descartes a essayé de montrer que sans méthode, on ne peut rien faire. Pour le second, parce que c’est un ouvrage qui a été écrit depuis longtemps mais qui est toujours d’actualité. Il pose un problème de justice qui, d'ailleurs, est un thème qu’on ne peut jamais épuiser.

A présent, il lit surtout des ouvrages philosophiques mais pas que, puisqu’il y a des ouvrages littéraires qui ont des liens avec la philosophie. « L’Aventure ambigüe », par exemple de Cheikh Hamidou Kane dont certains pensent que c’est un ouvrage uniquement littéraire, a une dimension philosophique. Il y a également les ouvrages d’Amadou Hampâté Bâ », précise Garba.

Par Alioune Badara Diatta (stagiaire)

Modou Fall est un jeune tailleur qui a terminé sa formation il y a juste un an. Son quotidien se résume à courir d’atelier en atelier pour travailler comme journalier. Il fait du « khar matte » (travail supplémentaire) et en cette période de préparation pour la Tabaski, il n’a plus le temps de se reposer.

Calme, le visage serein, malgré son jeune âge (20ans), Modou Fall inspire responsabilité. Vêtu d’un pantalon noir, tee-shirt bleu, un long collier blanc autour du cou, il est derrière sa machine à coudre, entouré des coupons de tissus de toutes sortes. Depuis son arrivée à 10h, il a les pieds sur les pédales de sa machine sans arrêt. Sur la table, un ensemble wax, une paire de ciseaux à côté, sa main droite sur la machine et sa gauche tient le tissu. Il coud une tenue « taille-basse » wax garnie à la dentelle pour une cliente. Toute la journée, il se met la pression pour travailler très vite et avec efficacité. La raison : terminer très vite dans cet atelier pour aller guetter ailleurs. Il veut aussi gagner la confiance de ses différents employeurs pour trouver facilement du travail après les fêtes.

Dans ce petit atelier qu’il partage avec un autre tailleur, le désordre est total. Les morceaux de tissus jonchent le sol. La chaleur est étouffante. Malgré tout cela, la concentration est au bon point. En cette période de préparation pour la Tabaski, Modou ne dort plus. Il saisit toutes les occasions pour gagner davantage d’argent et mieux prouver qu’il est talentueux. « Je suis jeune et ambitieux. Je suis nouveau dans ce métier. Avant, j’étais simple apprenti, mais maintenant que je travaille, je dois prouver que je suis talentueux », explique-t-il, les yeux rivés sur sa machine.

N’ayant pas les moyens pour ouvrir son propre atelier de couture, le jeune Fall fait des va et vient chez les couturières pour travailler comme journalier. Dans cet atelier à Dieuppeul, il est payé 3.500 FCfa la journée. Après sa descente à 19h, il continue chez d’autres couturiers du quartier pour travailler jusque tard dans la nuit avant de rentrer chez lui à Yoff aéroport. « Je n’ai pas d’heures de repos, je fais du « khar matte ». Je saisis toutes les occasions. C’est maintenant que je dois préparer mon avenir », affirme-t-il, l’air sérieux.

Ils sont nombreux à l’image de Modou à terminer leur formation sans avoir les moyens d’ouvrir leur propre atelier. Pour ne pas rester au chômage, ces jeunes tailleurs font ce qu’ils appellent le « khar matte ». C’est-à-dire il court d’atelier en atelier pour travailler soit comme journalier soit comme employé. Ils font ainsi l’affaire des dames et autres promoteurs de mode qui investissent dans ce secteur sans maîtriser le métier.

En le regardant faire son travail, on remarque aussitôt sa passion pour la couture. Avec une énergie débordante, le jeune Modou travaille avec vivacité. Il ne participe point à la discussion qui s’anime autour de lui. Malgré la chaleur étouffante à l’intérieur de leur étroit atelier, il reste bien concentré. « Je ne veux pas me tromper. Quand on me confie un travail, je le fais bien. En plus, je ne veux pas faire des erreurs. Cela peut occasionner des problèmes avec la patronne », avance-t-il.

N’ayant pas eu l’occasion de faire des études, le natif de Gade Ndiaye (un village du département de Tivaouane) a choisi Touba pour apprendre la couture. Après avoir bien maîtrisé les techniques, il décide de venir à Dakar pour chercher du travail. Avant d’atterrir à Dieuppeul, il était au marché Hlm où il exerçait le même métier pour les couturières. Mais, ne trouvant pas assez rentables leurs rémunérations, il décide de faire l’expérience dans d’autres quartiers où le salaire est plus conséquent et les patronnes plus sérieuses. Modou veut profiter de la rentabilité de son métier en cette période de fête pour gagner le maximum d’argent et célébrer la cérémonie traditionnelle de son mariage. En effet, ce-dernier a déjà été scellé à la mosquée. Il ne reste que cette étape pour que son épouse le rejoigne dans son domicile. C’est pourquoi il court d’atelier en atelier et consacre toutes ses heures libres au travail.

Cependant, les ambitions de Modou vont au-delà de trouver un emploi garanti à Dakar. Son objectif est d’y ouvrir son propre atelier. Faute d’électrification, il ne peut pas exercer son métier dans son village, Gade Ndiaye.

Par Abba BA (stagiaire)

À Lalane, village situé à quelques encablures de Thiès, la vannerie occupe une bonne partie de la population. Elle contribue fortement à l’essor de la localité. Cette technique artisanale, une tradition transmise de génération en génération, constitue un passage obligé pour de nombreux jeunes. Philippe Wade s’est très tôt frayé un chemin dans la vannerie. Depuis 1986, il exerce cet art et vit grâce à l’agilité de ses doigts. Aujourd’hui, il s’emploie à perpétuer le riche legs artisanal et à le vulgariser.

Difficile de rencontrer à Lalane un adulte qui n’est pas passé par la vannerie. Dans ce village où le rônier constitue une richesse pour les riverains, cet art ancestral qui demande savoir-faire, patience et imagination constitue un repère identitaire. Beaucoup de familles tirent leurs revenus de cette activité qui mobilise femmes, hommes et jeunes de tout âge.

Depuis des années, Lalane est devenu un centre important de production de vannerie. Un tour sur les lieux donne un aperçu de la richesse de ce secteur. Les produits de ce terroir ont gagné une réputation qui a traversé les frontières de la région de Thiès. Et malgré l’absence de politique de promotion, Lalane reçoit parfois des touristes qui viennent admirer le savoir-faire des artisans locaux et achètent quelques produits.

La vannerie, Philippe Wade l’exerce depuis plus de trente ans. L’école ne lui ayant pas trop réussi, il a trouvé une alternative dans cet art traditionnel. « Je suis là-dedans depuis 1986 et je n’ai fait que ça dans ma vie », se rappelle-t-il. Le virus, il l’a attrapé en travaillant avec son père et divers artisans qui perpétuaient ce savoir-faire avec la même passion. Puis, il s’est amélioré au contact d’autres artisans très doués qui lui ont, petit à petit, transmis beaucoup de connaissances.

Pour Philippe Wade, la vannerie est une tradition bien gardée et savamment entretenue dans cette localité. « Lalane est célèbre pour ses paniers. La qualité est aussi à Lalane », précise-t-il.

Les longues années d’apprentissage lui ont permis d’acquérir une solide expérience lui permettant de s’adapter à chaque demande. Le tissage demande des heures de travail assidu. Mais Philippe est maintenant bien rodé. « Je me suis spécialisé dans le tissage de paniers et de corbeilles de fruits. Chaque jour, je travaille de 9 à 17 heures et mes activités se déroulent toujours de la même façon », explique Philippe qui s’épanouit dans son métier et s’active quotidiennement dans son atelier sis dans sa maison.

Comme beaucoup d’artisans vanniers de la contrée, Philippe vit de ses mains. Agiles, précises et adroites, elles constituent sa principale richesse et lui permettent de réaliser de jolis paniers de divers formats, façonnés avec passion et l’amour du travail bien fait. Avec beaucoup de créativité, il fait naître entre ses doigts agiles de sublimes gammes de paniers et corbeilles que s’arrachent les femmes qui se font un plaisir de les revendre. Et au gré des tendances, cet homme ne rechigne jamais à s’adapter aux goûts de sa clientèle locale ou de passage.

« Des fois, il m’arrive d’innover et de proposer de nouveaux produits parce que les choses évoluent et les gens ont besoin de nouveautés. Dans le tissage, les possibilités de création sont illimitées, donc il faut toujours créer pour espérer avoir des clients. Ce métier exige beaucoup de créativité. On est donc obligé de suivre la tendance », note-t-il. Le nombre de paniers qu’il fabrique quotidiennement varie d’un jour à l’autre. « Ici, on travaille de manière très informelle. On ne se fixe pas d’objectif, mais ce métier est très exigeant et pour que ce soit rentable, il faut produire beaucoup et vite », assure-t-il.

Ses produits, Philippe les vend aux femmes de la localité. Mais de temps en temps, il reçoit beaucoup de commandes venues d’ailleurs. « Il arrive des périodes où on est très sollicité. Donc, j’essaie tant bien que mal de répondre à la demande et aux goûts de mes clients qui sont à Dakar, Mbour, Kaolack et aussi à Thiès. Et ils sont toujours satisfaits de mon travail », fait savoir Philippe.

Maître dans l’art du tissage
Cette activité, Philippe la juge très rentable puisque, dit-il, il parvient à tirer son épingle du jeu. Pendant les périodes fastes du tourisme, se rappelle-t-il, il lui arrivait d’aller à la station balnéaire de Saly et quelques zones touristiques de la Petite Côte pour monter des cases, ou faire de la décoration dans certains hôtels et restaurants. Mais avec la crise qui plombe le secteur depuis plus d’une décennie, Philippe n’a plus gagné de marché. Il s’est confiné dans son village où il se consacre exclusivement au tissage de paniers.

Pendant le mois béni du Ramadan, nous dit-il, la vannerie a connu une période très faste. « On a confectionné beaucoup de corbeilles qui se sont vendues comme de petits pains. Il y avait un rush ici. Les gens venaient de partout pour en acheter. C’était extraordinaire », se rappelle-t-il.

Devenu maître dans l’art du tissage de paniers et corbeilles, Philippe n’hésite pas à ouvrir les portes de son atelier aux novices qui s’intéressent à ce métier pour leur livrer les secrets de son savoir-faire. « J’ai un enfant qui est en classe de sixième, mais pendant les vacances scolaires, il vient m’aider. La vannerie, c’est un métier qui s’acquiert avec de la patience, de l’observation et de la volonté. J’essaie de lui inculquer tout cela ». Ainsi, Philippe qui pense déjà à la relève transmet à son fils les notions indispensables pour avoir le doigté et le coup de main nécessaires qui pourraient lui servir plus tard. Toujours dans la transmission de son savoir, Philippe a aussi participé à la formation d’artisans venus de la région de Tambacounda. Tout comme à celle de l’École américaine de Dakar, dont les élèves étaient venus à Lalane pour un apprentissage.

Par S. O. F.

Historien, écrivain, chanteur, batteur et spécialiste en contes et légendes, El Hadji Alé Niang est une vraie bibliothèque ambulante, une mémoire vivante. Ce descendant d’une famille de griots à Gossas, qui a fait 37 ans de carrière dans l’administration sénégalaise, est bien connu des générations du Baol. À 75 ans révolus, ce communicateur traditionnel émérite désigné comme trésor humain de la région de Diourbel suscite respect et admiration à Bambey.

L’homme a des particularités. C’est un serviteur doué, un communicateur hors pair. Un acteur culturel et fonctionnaire à la retraite. Rien ne présageait pourtant une destinée aussi limpide. L’enseignement, l’ingénierie ou une autre corporation pouvait recevoir l’homme. Mais El Hadji Alé Niang a choisi une autre trajectoire. Commis de l’État au sens transversal du terme, Alé Niang a fait 37 ans de carrière dans l’administration sénégalaise avec plusieurs postes de chefs de bureaux, dont celui de gestionnaire à la préfecture de Bambey. Les gouverneurs et préfets qui ont sillonné les régions de Diourbel, de Bambey et arrondissements de l’époque le connaissent bien. 

Descendant d’une famille de griots à Gossas, cet homme de teint noir est né à Sokone, dans les années 1942. Il obtient son premier diplôme de certificat d’études élémentaire à l’école coloniale en 1956. Bien que résident de Bambey, Alé Niang est bien connu des générations du Baol.

Alé Niang, « Pa Alé Niang » pour certains et « Doyen Alé Niang » pour d’autres, a un viatique : celui de servir et de donner le meilleur de lui-même en toute humilité. Alé Niang est un homme multidimensionnel qui suscite respect et admiration. Un historien qui sait lire et écrire. Il surfe aussi bien à l’aise sur les annales orales et monographiques de nos contrées et héros. Cet homme a plusieurs cordes à son arc et reste une bibliothèque ambulante, mieux, un patrimoine humain.

De son verbe, Alé Niang incarne l’intellectuel décomplexé qui manie correctement la langue de Molière. Généreux et courtois, le « sage » se rappelle les épopées historiques où la première brigade de gendarmerie de Bambey était une simple et unique case transportée par sept gaillards de Ngoye (localité située à 11 km) à Bambey. Ou encore des périodes où le Cnra (Centre national de recherches agronomiques) de Bambey était un camp de redressement d’enfants délinquants dans les années 1910, avant de devenir un aérodrome puis une ferme pilote.
L’homme écrit beaucoup. Il est d’un commerce facile, témoin de plusieurs cérémonies et de faits qu’il transmet avec intérêt, tact, et une gestuelle dont lui seul maîtrise les contours.

Toujours en boubou traditionnel, Alé Niang est auteur-compositeur, puisqu’il est l’auteur de « Yéri Niamane », protégé au Bureau sénégalais des droits d’auteur (Bsda), et savamment reprise par Youssou Ndour « Massamba Dièye guedj mamboulane ». « C’est en chantant « Massamba Dièye » à travers les ondes de la Rts, que Youssou Ndour a récupéré la bande et en a fait un arrangement musical. Il a eu l’honnêteté de dire que le chant était composé par Alé Niang de Bambey. Il savait que mes œuvres étaient protégées par le Bsda. J’ai connu la gloire grâce à cette chanson, mais aussi à Nder. J’ai perçu des droits. Par la suite, j’ai rencontré Youssou Ndour qui m’a amené chez lui. J’étais trop fier », raconte-t-il.

« Massamba Dièye » était un conte narré par sa mère. Et cette légende, il l’a adaptée à un contexte bien particulier. « En tant que créateur, je l’ai refait pour galvaniser les gens. J’ai même fait de cette histoire un livre », note-t-il.

Élégant dans sa mise, accrocheur de public et bel orateur, l’acteur culturel est aussi bien à l’aise en chants, théâtre, contes et récits historiques. Les histoires des périodes fastes des provinces de Lambaye, de Thiakar, de Ngoye, des marigots de Sass, du Thiappy, des premiers maires de Bambey nommés par les colonialistes (Dr Babacar Diop, Mahanta Birima Fall, président du tribunal coutumier et deuxième maire de Bambey, Pierre Senghor, etc.) sont racontées par celui qui a failli devenir enseignant.

Les festivals nationaux et régionaux connaissent cet illustre défenseur des arts. Les planches ont feutré ses empreintes d’homme de culture. D’ailleurs, se souvient-il, en 1967, il a conduit la troupe de Bambey pour représenter la région de Diourbel aux phases nationales. Alé Niang est décoré au grade de Chevalier de l’Ordre national du mérite, Chevalier de l’Ordre national des Arts et Lettres, mémoire du trésor humain de la région de Diourbel, spécialiste en contes et légendes, comédien dans le film « Guélewar » de Ousmane Sembène avec comme rôle principal, Ndofféne Ciss. Ses principes : la loyauté, la magnanimité, le courage et l’abnégation. Et il suffit de l’approcher pour constater que ce polygame a le sens des relations humaines.

Un artiste complet
Percussionniste, ce batteur de tam-tam est aussi à l’aise dans son manteau de metteur en scène. « Pa Alé Niang » vient de publier un « Si Yeli Ndiamane était encore là » sous la supervision de l’écrivain Fama Diagne Sène, et un autre sur « la bataille de Diarndem » est en chantier.

Alé Niang est aussi un homme de médias. Il est animateur de radio, relais d’information et producteur à la Radio nationale sénégalaise (Rts) de Diourbel. Parmi les émissions qu’il anime en collaboration avec Samba Awa Ndiaye et Bara Ngom, ses amis et intimes, nous notons « Guew bi », « Kham sa diwan » et « Contes et légendes ». Ces productions sont bien suivies sur la bande FM de Rts Diourbel et dans les profondeurs des régions de Diourbel et Fatick.

Grand paradoxe, Alé Niang est un griot qui galvanise, qui chante des louanges, mais qui ne demande pas et ne quémande pas non plus. Il est trop fier de sa personne pour se rabaisser en tendant la main. À la sueur de son front, il compte sur lui-même, sur son talent et son mérite pour répondre à l’appel de l’honneur.

Son génie de touche-à-tout fait de lui un communicateur émérite. Il rappelle, avec beaucoup d’émotion, le jour où il a distribué son salaire aux artistes après des prestations, acteurs qui lui donnaient tant de soumission et d’écoute, pour rentrer les mains vides chez lui. Il prétexte alors à son épouse avec des pièces de monnaie qu’on lui aurait volé son argent, un geste de solidarité et de générosité qui le caractérise.

Aujourd’hui, soutient Alé Niang, les communicateurs traditionnels sont en train de dénaturer leur fonction. « Un communicateur doit être un acteur de développement, il doit accompagner la communauté autour de l’essentiel, mais aussi être un bon vecteur de développement et vulgariser toutes les bonnes actions des autorités de ce pays », estime-t-il en invitant ses collègues à plus de retenue. « Parler, c’est facile, mais bien parler n’est pas donné à tout le monde », indique-t-il

Un monument parmi les grands mohicans de la culture sénégalaise. Humble et serviable, Alé Niang aime son pays et continue de le servir sans tambour ni trompette.

Par Mamadou Aicha NDIAYE

Quand Michel Sarr prenait les rênes de Pointe Sarène, Ponto selon le nom sérère, en 1984, le village ne comptait que 800 âmes. Plus de trente ans après, ce chiffre est passé à 10.000 âmes. Ce boom démographique est notamment lié aux potentialités halieutiques, agricoles et touristiques de cette localité où vivent en parfaite harmonie, Sérères, Peuls, Mandingues et Wolofs. Ici, les habitants attendent, avec espoir, la construction annoncée de stations balnéaires par la Société d’aménagement de le Petite Côte (Sapco).

Pointe Sarène, à 20 mn de véhicule de Mbour. En ce début de la journée, le village semble encore plongé dans la torpeur matinale. On dirait que les habitants se réveillent à peine. C’est un calme plat qui contraste avec le tohubohu ambiant à Mbour dès les premières lueurs de l’aube. De loin, on entend les vagues paisibles de la mer ; tandis que la brise marine enveloppe le corps. Quelques gazouillements d’oiseaux impertinents viennent perturber, de manière sporadique, le silence qui prévaut à la vaste place du village. Pourtant, les activités vont bon train. C’est qu’ici, l’essentiel du travail est exécuté à l’extérieur et les habitants se lèvent de très bonne heure pour se rendre sur le terrain. Si certains sont partis en mer en quête de poissons, d’autres sont dans les bassins de rétention d’eau, trois au total, qui ont été aménagés pour les besoins de l’agriculture et du maraîchage. A Pointe Sarène, l’agriculture et la pêche sont les principales activités des populations.

Le chef du village, Michel Sarr, indique la voie à suivre ; lui qui se lève chaque jour à 5 h du matin pour aller s’occuper de ses barrages agricoles. C’est un homme qui croit aux vertus de l’agriculture. Il est encore bien sur ses jambes, malgré la soixantaine. Il a une mine de quadragénaire et un physique toujours athlétique. C’est en 1984, à 28 ans seulement, que le fils de Ngor Sarr a pris les rênes de la localité en tant que chef du village. Au vu de sa jeunesse et de son inexpérience d’alors, Michel Sarr a logiquement hésité avant de se résoudre à occuper le poste aux termes de conciliabules avec ses proches. Et puis, il s’est dit qu’avec la formation en pêche qu’il venait d’acquérir, il pouvait mettre ses connaissances au profit des habitants. Et quoi de plus noble que de se mettre au service de ses proches !

Boom démographique
Michel Sarr chef village Pointe SarèneDepuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. A commencer par la taille démographique du village passée de 800 habitants en 1984 à 10.000 âmes actuellement. Pointe Sarène a grandi très vite. Ses nombreuses potentialités agricoles et halieutiques semblent expliquer ce boom démographique qui fait qu’aujourd’hui le village a la taille d’une commune. Aussi incongru que cela puisse paraître, Pointe Sarène, située derrière Mbour, Warang et Nianing fait partie de la commune de Malicounda. Pour l’heure, la communalisation de Pointe n’est pas une préoccupation majeure des habitants. Michel Sarr reste toutefois convaincu que l’érection de ce gros village en mairie est irréversible.

Parallèlement au boom démographique, la qualité de vie des populations s’est beaucoup améliorée. Grâce à l’entregent du chef du village, Pointe Sarène dispose, d’une école, d’un poste de santé et d’une maternité. Michel Sarr se veut un visionnaire, qui anticipe et prend les devants. « J’ai été le premier à aménager, grâce à des partenaires, un barrage pour investir dans l’agriculture et le maraîchage. Aujourd’hui, nous en avons trois et tout le village y travaille actuellement », dit-il avec fierté. Il pense que l’agriculture, vu les nombreux emplois qu’elle peut générer, est fondamentale dans la prise en charge correcte des besoins alimentaires des populations et le développement de la localité de manière générale.

Surenchère dans l’acquisition du foncier
S’agissant des perspectives, il scrute, avec beaucoup d’espoir, l’avenir de Pointe Sarène. En attendant la mise en œuvre, dans le village, des projets de la Société d’aménagement de la Petite Côte (Sapco) relatifs aux stations balnéaires, Michel Sarr dit avoir déjà anticipé en se lançant dans des projets touristiques. Avec ses belles plages, son sable fin et mouvant et ses eaux poissonneuses, Pointe Sarène regorge incontestablement de nombreuses potentialités touristiques. D’après lui, les populations attendent avec impatience et espoir la construction annoncée des sites balnéaires par la Sapco.

Sous un autre rapport, l’annonce de la promotion de stations balnéaires dans la localité a créé une surenchère dans l’acquisition des titres fonciers. « Ici, les terrains coûtent de plus en plus cher. Certains achètent des terrains non pas pour habiter mais juste pour les revendre à des prix record », nous dit le fils du chef du village. Et cette tendance à la hausse devrait aller crescendo !
Comme toutes les localités côtières, Pointe Sarène n’est pas épargnée par le phénomène de l’érosion. Ici aussi, la montée du niveau de la mer est une réalité. Autre inquiétude qui gagne les habitants, les poissons se raréfient. « Vers les années 80, il y avait toutes les espèces de poissons dans nos eaux. Il suffisait d’attendre que la mer se retire de son lit pour ramasser les poissons. Avec peu d’efforts, on pouvait avoir une marmite de poissons », se rappelle, un brin nostalgique, le chef du village. Il ajoute qu’après la décrue, les langoustes étaient un peu partout sur la plage. Aujourd’hui, cela n’est plus qu’un vieux souvenir. A Pointe Sarène, à l’origine un village de pêcheurs, les ressources halieutiques deviennent de plus en plus rares et les pêcheurs sont obligés de parcourir plusieurs kilomètres en haute mer pour réaliser des prises. « A notre époque, la pêche était saisonnière, il y avait beaucoup de poissons. Pendant l’hivernage, personne n’allait en mer pour pêcher. Toute cette période était consacrée à l’agriculture seulement », se souvient le vieux Raymond Dione.

Pointe Sarène SénégalMichel Sarr estime que le déficit de poissons ainsi que la disparition de certaines espèces sont liés, en grande partie, à la pêche illicite et à la surpêche. Il plaide pour l’effectivité des mesures relatives au repos biologique. Cela devrait, à son avis, permettre aux espèces de se reposer, se démultiplier et à terme de développer, à nouveau, la pêche. Entre autres préoccupations des habitants, le bitumage de la route latéritique jusqu’au goudron qui mène vers Nianing et Mbour.

Fondé par Mbode Sarr, l’ancêtre de l’actuel chef de village, Pointe Sarène ou Ponto, selon le nom sérère, accueille actuellement plusieurs ethnies. Outre les Sérères, le peuple autochtone, des Mandingues, des Peuls et des Wolofs y vivent dans une belle harmonie. Selon Michel Sarr, le nom du village serait lié à une déformation en forme de pointe causée par l’avancée de la mer. La défiguration est visible depuis sa vaste villa en bordure de mer. Village traditionnel à l’origine, Pointe Sarène a vu, aujourd’hui, ses us et coutumes profondément remises en cause par la modernisation, l’urbanisation mais aussi la religion musulmane qui y est pratiquée par 95% des habitants. Le vieux Raymond Dione se rappelle avoir passé un mois dans la case des hommes pour les besoins de son éducation de base, son apprentissage de la vie, à travers devinettes et autres supplices corporels. De même, il souligne que jadis, des cérémonies de divination étaient organisées régulièrement dans le village. « Aujourd’hui, tout cela a disparu », constate-t-il. Avec Somone, Mbour, Saly, Nianing etc ; Ponto fait partie des localités où le mariage mixte est devenu un véritable phénomène social.

A l’image de beaucoup de villages sérères, Pointe Sarène est une localité de lutteurs. L’un des plus célèbres parmi la jeune génération reste Moussa Ponto qui fut un grand ambassadeur de cette bourgade.

Par Babacar DIONE et Djegane SARR (textes) et Abib DIOUM (photos)

Last modified on vendredi, 07 juillet 2017 16:23

La glycémie, le contrôle du niveau de sucre dans le sang est une tâche pénible et répétitive pour les personnes souffrant de diabète. E-Mosquito, un wearable actuellement en développement vise à leur simplifier le quotidien.

e-Mosquito vous pompe le sang
Le moustique électronique (E-Mosquito) en français. Tel est le nom choisi par l’université de Calgary au Canada pour un nouveau wearable qui envisage de révolutionner la façon dont les diabétiques contrôleront leur glycémie (le taux de sucre dans le sang). Pour eux, il s’agit d’une obligation. Hypoglycémie (pas assez de sucre) ou hyperglycémie (trop de sucre) peuvent avoir de sérieuses conséquences sur leur santé à court terme mais aussi à long terme.

Ils doivent donc se piquer avec de petites aiguilles plusieurs fois par jour. E-Mosquito prend la forme d’un wearable, comme une montre connectée permettant de contrôler, à n’importe quel moment, le taux de sucre de façon moins invasive.

On peut regretter le choix du nom, après tout on associe rarement le moustique à quelque chose de positif. Mais il semble pourtant terriblement bien adapté. Son concept est simple. L’appareil peut prendre sur simple demande un échantillon de sang et l’analyser. Le résultat est ensuite envoyé sur un smartphone. E-Mosquito peut aussi être programmé pour faire des tests à des heures précises. L’aiguille du test se change avec une petite recharge. Pour l’instant, ce projet est encore loin d’être commercialisable mais alors qu’ils travaillent dessus depuis plus de 10 ans, les progrès réalisés sont significatifs. L’objectif est aussi d’avoir un usage au-delà du diabète, pour la détection du cancer ou de problèmes génétiques. Une ambition qui s’inscrit clairement dans la tendance actuelle de détection de maladies grâce aux objets connectés.

Le diabète, un marché potentiellement très lucratif
En apparence, on pourrait penser qu’il s’agit d’une véritable niche commerciale. Mais dans les faits, le marché est immense et les projets se multiplient ces derniers mois. Avec 415 millions de personnes victimes de diabète à travers le monde, les entreprises ont conscience du potentiel. Comme nous vous l’expliquions il y a quelques semaines, les objets connectés peuvent leur venir en aide de multiples manières. Faciliter les piqûres, éviter les risques d’amputations ou encore anticiper son apparition sont autant de solutions sur lesquelles travaillent actuellement les entreprises et scientifiques. Ils sont, en cela, appuyés par des malades très impliqués et surtout très connectés. Selon les projections, le nombre de diabétiques devrait exploser dans les prochaines années donc le phénomène devrait aller en s’amplifiant.

Topsanté

Quelle importance accordons-nous au sourire ?
Cette information n’est plus forcément d’actualité, mais les Français ont un temps figuré parmi les plus gros consommateurs mondiaux d’antidépresseurs. Même si ce n’est plus le cas, cela ne signifie pas que la consommation actuelle n’est pas problématique. Le fait est, que le sourire n’est pas forcément la chose la plus courante en France ! Une erreur fondamentale.

De belles dents pour avoir confiance en soi
Ce n’est pas pour rien si de nombreux parents font appel à des professionnels, comme ici, pour corriger le positionnement des dents de leurs enfants. A l’âge adulte, le sourire est une arme de séduction massive. Les stars de cinéma ont ouvert la voie : avec leur bouche parfaite, Brad Pitt et Tom Cruise en ont fait tomber plus d’une.

De manière générale, une bonne présentation pèse considérablement sur l’estime personnelle. Faire de l’effet en souriant est aujourd’hui aussi important qu’être bien habillé, entretenir son corps et soigner sa chevelure. En étant confiant dans leur apparence, les hommes comme les femmes gagnent en assurance, osent agir davantage, et sont au final plus heureux. Ils sont aussi plus convaincants et leurs interlocuteurs ont tendance à les trouver plus charismatiques.

Trop souvent fragilisée par les angoisses et le stress quotidien, la santé psychologique ne peut pas se passer du moindre coup de pouce. Gagner en confiance par ce biais serait donc en partie la solution à de nombreux problèmes personnels.

Le phénomène des bars à sourire
On y pratique tout simplement un blanchiment des dents, sans avoir à passer par un rendez-vous chez le dentiste. Le processus dure une quinzaine de minutes et coûte généralement autour de 80€. Il passe par trois étapes :
• Lavage des dents
• Application d’un gel composé de peroxyde d’hydrogène
• Exposition de la mâchoire à des rayons UV

Une seule séance n’est bien sûr pas suffisante. Il faut répéter la manœuvre à intervalles réguliers, environ une fois par trimestre. Cette prestation semble donc facile d’accès et peu contraignante.

Mais l’Ordre national des chirurgiens dentistes met en garde les clients potentiels contre les risques d’une telle pratique. Des soucis dentaires tels que des caries ou une salive plus acide que la moyenne peuvent provoquer des dommages irréversibles et peu esthétiques.

L’impact positif sur la santé
Le blanchiment est une technique médicale qui réclame un diagnostic professionnel (comme on peut le voir sur ce site). Or, le personnel de ces bars atypiques n’est pas qualifié pour procéder à une telle analyse. Se faire blanchir la dentition pour se sentir mieux est une chose, risquer l’effet inverse et plomber sa confiance en soi en est une autre. Mais l’estime personnelle n’est pas la seule à être influencée lorsque vous souriez. Ce mouvement des lèvres et des zygomatiques si simple à réaliser libérerait des endorphines. Ces neurotransmetteurs procurent une sensation de bien-être et d’optimisme qui contribue à améliorer l’équilibre psychologique. On pourrait donc dire que le sourire n’est pas une conséquence du bonheur, mais en est à l’origine !

Mais ce ne sont pas les seuls bienfaits dont vous profitez lorsque vous souriez. En effet, cela permet également de stimuler votre système immunitaire, tout en améliorant l’oxygénation des cellules. D’autre part, la tension artérielle bénéficie elle aussi de ce simple geste, puisqu’il contribue à la faire diminuer.

En faisant travailler les muscles de votre visage, il aide également à dissiper les rides. De fait, plus vous souriez, plus vous paraissez jeune. Vous n’aurez donc pas besoin de vous faire injecter du botox sous l’épiderme, et ne serez pas concerné par la chirurgie esthétique et ses nombreux travers.

Topsanté

Last modified on vendredi, 07 juillet 2017 16:32

Gestionnaire de fortune, Nicolas Pyrgos veille sur plus de 300 millions d’euros confiés par des clients à 80 % africains.

Nicolas Pyrgos aime le risque. Pas pour ses clients, mais pour lui. Passé par les plus grandes banques helvètes, il pourrait y être encore aujourd’hui, à contempler la progression des chiffres sur les marchés africains dont il avait la charge au sein de ces vénérables institutions. Sauf que ce financier aux trois passeports – français et suisse par sa mère, chypriote par son père – n’a de cesse de vouloir repousser les frontières. En 2012, il part donc du Crédit suisse pour lancer sa propre société de gestion de fortune, une activité financière qui, à de très rares exceptions près, ne se trouve qu’en Suisse. « Notre mandat se limite au conseil et à la gestion des biens de nos clients. Nous ne sommes pas une banque. L’argent de nos clients est déposé en sécurité dans des établissements de premier ordre. Nous agissons en multi-family office », explique Nicolas Pyrgos, qui estime « qu’un quart des actifs privés placés en Suisse est géré par ce système ». La formule rencontre, en effet, un succès certain auprès d’une clientèle internationale avide de faire les meilleurs placements tout en s’émancipant des banques.

Reconnu et redouté
Un peu plus de quatre ans après sa création, Emeraude Suisse Capital gère plus de 300 millions d’euros, à travers les portefeuilles de 115 clients privés, « à 80 % d’origine africaine ». Le continent, Nicolas Pyrgos le découvre à la fin des années 1990, lorsque Sgs, l’ancienne Société générale de surveillance, l’un des leaders mondiaux de la certification, l’envoie en poste en Mauritanie. Il y reste deux ans, avant de rentrer à Genève retrouver le monde financier, qu’il avait déjà côtoyé quelques années après avoir été diplômé par l’Institut des hautes études internationales, « le Sciences-Po suisse ».

Profiter de l’émergence d’une classe moyenne
À 47 ans, le diplomate dans l’âme, devenu un financier reconnu autant que redouté, s’appuie sur son parcours et sur une expertise qu’il a peaufinée tout au long de la dernière décennie pour être aujourd’hui l’un des meilleurs spécialistes de l’Afrique sur la place financière genevoise. Au bon moment. « Il y a encore beaucoup de choses à faire à travers le continent en matière d’organisation des richesses et de gestion des fortunes », assure le patron d’Emeraude Suisse Capital, alléché par les perspectives que laissent présager l’explosion démographique à venir et l’accroissement de la classe moyenne africaine.

Jeune Afrique

Last modified on vendredi, 07 juillet 2017 16:32

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