grandair

Mbissine Sarr, mariée à un Européen : Une exception heureuse !

16 Jui 2017
1321 times

Mariée à un Européen depuis plus de 7 ans, Mbissine Sarr a échappé aux échecs qui caractérisent la plupart des mariages mixtes dans le département de Mbour. De son union avec son mari, sont nés un enfant de 3 ans et une situation sociale reluisante.

Mbissine Sarr n’est pas comme les autres filles de son village, Pointe Sarène. Au moment où les autres peinent à joindre les deux bouts, elle ne se plaint pas. Elle roule à bord d’une rutilante 4X4. Mieux, elle habite dans une belle maison équipée de toutes les commodités dont une piscine. Pourtant, il y a quelques années, elle était juste employée comme femme de ménage dans une résidence. Aujourd’hui, sa vie a basculé vers le luxe. Le bonheur. Et cela grâce à une rencontre qu’elle a faite. «  J’ai rencontré mon mari là où je travaillais. Il y passait ses vacances. Quand on s’est connu, pendant trois ans, nous sommes sortis en tant qu’amoureux. Cette relation a abouti à un mariage », explique-t-elle avec un air de fierté.

A Pointe Sarène, Mbissine Sarr suscite l’admiration. « Elle a eu la chance de rencontrer un Blanc qui est très généreux. C’est un homme qui n’est pas raciste et qui accepte de l’aider », confie, une femme âgée de la cinquantaine. « Il y a des filles qui choisissent des Sénégalais qui ne peuvent pas s’occuper d’elles. On ne doit pas faire une distinction entre un mari blanc ou un noir. L’essentiel est d’avoir une union stable », ajoute notre interlocutrice. L’admiration envers Mbissine est vite constatée par le visiteur qui pénètre dans ce paisible village peuplé de pêcheurs et de cultivateurs. Quand, à bord de sa rutilante 4X4, elle stationne à côté du domicile de ses parents, les regards sont fixés sur ses faits et gestes. Le voisinage s’empresse d’échanger avec elle. Une ambiance cordiale s’installe. Mais Mbissine Sarr semble garder la tête sur les épaules. Ses échanges avec ses amis sont empreints de respect et d’humilité. Ils portent sur les tâches quotidiennes opérées par les femmes du village. Preuve de la simplicité dont elle fait montre, Mbissine Sarr porte sur le dos un nourrisson sous de regard de la mère de celui-ci.

Né en 1982, Mbissine Sarr est la fille d’un notable bien respecté dans ce village situé en bordure de mer. Elle a suivi ses études primaires dans son village natal jusqu’ au cours élémentaire deuxième année. « J’ai quitté l’école très tôt. Je n’aimais pas les études », justifie-t-elle. Restée à la maison, Mbissine Sarr a appris à exercer les tâches domestiques. Pour monnayer ses connaissances, elle n’est pas partie loin. Comme nombre de jeunes habitantes de la Petite côte, elle est restée dans son village. Elle se fait employer comme domestique dans une résidence qui accueille des touristes occidentaux. « L’homme qui est mon mari m’a trouvée dans cette résidence. Nous avons débuté une relation amoureuse », se souvient-elle.
La relation entre les deux nouveaux amoureux durera trois ans, malgré la différence d’âge. Les deux ont une différence d’âge de 25 ans. «  Mon mari a 60 ans. Mais son âge ne me gêne pas. Je l’aime c’est tout. Il m’aime aussi », se défend Mbissine. La jeune de Pointe Sarène se targue d’avoir presque « sénégalisé » son mari. «  Il mange des plats de chez nous. Il s’adapte à notre environnement », explique-t-elle. «  Ce matin, je lui ai demandé ce que nous devons préparer pour le déjeuner, elle m’a répondu qu’il n’a pas de choix. Il goutera tout ce que nous préparerons », explique-t-elle.

Mbissine Sarr est visiblement avantagée par son physique. De teint clair et de taille élancée, elle est bien moulée dans un jean qui laisse apparaître ses formes généreuses. La mine joviale, elle a su se forger une place dans la modernité tout en n’oubliant pas les valeurs traditionnelles auxquelles s’accroche son village natal. A titre d’exemple, elle raconte avec un air de fierté, les tournois de lutte traditionnelle organisés dans sa contrée. C’est manifestement pour récompenser cela que, C.L ne lésine pas sur les moyens pour faire plaisir à son épouse. Les commodités sont nombreuses : voiture, maison équipée, etc. La native de Pointe Sarène ne perd pas de vue ce soutien. «  Il m’aide beaucoup. Je ne regrette pas de l’avoir épousé. Mon mari s’occupe bien de moi », dit-elle, la mine joviale.

Les échecs de mariages mixtes enregistrés ailleurs ne découragent pas la native de Pointe Sarène. « Je remercie le bon Dieu. Mon ménage se porte bien. Nous avons choisi de nous marier parce que nous nous aimons », martèle-t-elle. Notre interlocutrice rejette toute motivation financière dans cette relation qui a été visiblement bénie par les parents. « Quand ta fille fait son choix, il faut le respecter. Qu’elle ait choisie de se marier avec un Blanc ou pas, l’essentiel est qu’elle soit heureuse. Que ce mariage réussisse », témoigne M. Sarr, père de Mbissine Sarr. A Pointe Sarène, au moins 5 couples mixtes sont dénombrés. « L’important est d’avoir un mari qui vous aime et qui vous respecte », fait remarquer Mbissine. Pourtant, si ça ne dépendait que de quelques membres de l’entourage de la native de Pointe Sarène, l’heureux élu aurait été un Sénégalais bon teint. « Un parent m’avait mis en garde en ces termes : ne t’engages pas dans ce mariage. Tous les Européens qui viennent ici ne sont pas sérieux », se souvient-elle. Mais, a poursuivi Mbissine Sarr, « j’ai foncé parce que je savais que mon mari m’aime beaucoup. J’avais beaucoup d’espoir en lui ».

Du mariage entre Mbissine Sarr et C.L est né un garçon âgé de trois ans. Une famille est fondée. La jeune Mbissine Sarr peut bien afficher le sourire de faire partie des exceptions des mariages mixtes.

Diégane Sarr et Babacar Dione

Rate this item
(0 votes)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.