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Connecté (76)

Huawei, troisième fabricant mondial de smartphones, lance son nouveau produit, le P20, face aux modèles concurrents de son grand rival sud-coréen.

Spots à la radio, campagne de publicité à la télévision, lancement mondial au Grand Palais, là où d’habitude Karl Lagerfeld fait défiler les mannequins de Chanel… Rien n’est trop beau ni trop cher pour les P20 de Huawei, la dernière gamme de smartphones lancée ce mardi, à deux pas de la Seine, par le constructeur de Shenzhen. Celui-ci a sorti le grand jeu pour imposer ses nouveaux téléphones : le P20 et le P20 Pro. Si tous les deux misent sur la photo et l’intelligence artificielle, ce dernier modèle est le véritable « coup » technologique. Il s’agit, en effet, du premier smartphone au monde à avoir trois objectifs photo, alors que la norme actuelle du marché est de deux. Il sera disponible dès aujourd’hui en France et en Europe occidentale pour 899 euros. Le P20 est, lui, à 649 euros. Cette dernière famille de smartphones est une arme de poids pour Huawei dans la guerre sans merci que celui-ci mène à Samsung et Apple. A eux deux, le Sud-coréen et l’Américain captent presque 35% du marché, selon les chiffres 2017 du cabinet Gartner. Huawei, lui, arrive à la troisième place, avec presque 10% des parts. « Samsung cherche à maintenir son avance sur Apple, mais Huawei, lui, vise directement Samsung », explique Annette Zimmermann, analyste mobile chez Gartner.

Profil bas à la Mecque du mobile
Le constructeur chinois rêve depuis des années de devenir numéro un. Même s’il est l’un des deux seuls constructeurs au monde (avec son compatriote Xiaomi) à avoir augmenté sa part de marché au dernier trimestre, sur un marché globalement en maturation, Huawei vend toujours deux fois moins d’appareils que Samsung. En 2017, selon Gartner, le Sud-coréen a vendu plus de 320 millions d’unités, contre 153 millions pour le constructeur chinois. « Huawei est le numéro trois mondial mais ils ne veulent pas rester à cette place : ils visent clairement le leadership, on aurait tort de l’oublier », rappelle Thomas Husson, analyste principal au sein du cabinet Forrester à Paris. « Le fait de lancer le téléphone à Paris témoigne d’ailleurs de leur volonté de jouer avec les codes du luxe et du “lifestyle”, tout en confortant leurs parts de marché en Europe, celles qu’ils n’ont pas aux Etats-Unis. »

C’est la deuxième fois que Huawei choisit la capitale française pour un lancement mondial. En 2014, le P7 avait déjà été dévoilé à Paris. Les P10, qui précèdent les P20, avaient été mis sur le marché, de leur côté, à Barcelone, en 2017. Mais cette année, en février, Huawei avait fait profil bas à la Mecque du mobile. Doublé par Samsung, qui en avait profité pour dévoiler sa dernière gamme, les S9, le constructeur chinois s’était contenté d’annoncer une tablette et un nouvel ordinateur portable.

Le patron de la division grand public, Richard Yu, avait reconnu que le P20 devait encore subir quelques petits réglages techniques… Un mois plus tard, Huawei contre-attaque, avec Samsung comme cible. « Avec le P20, on est clairement positionné en face », reconnaît François Hingant, responsable du marketing chez Huawei Consumer France. D’ailleurs, pendant plus de deux heures, Richard Yu n’a cessé, mardi, de comparer les performances du P20 avec celles du S9 de Samsung et de l’iPhone X d’Apple.

Source Les Echos

Des pirates ont propagé un code Javascript malveillant bloquant les ordinateurs, appelant alors à composer un numéro surtaxé afin de redémarrer le système…

Utilisateurs de Google Chrome, soyez vigilants. Un code Javascript malveillant circule actuellement et peut infecter le navigateur, rapporte les chercheurs spécialisés de Malwarebytes.

Ne pas appeler le numéro
Les internautes touchés reçoivent un message d’alerte leur indiquant que leur ordinateur est bloqué ou infecté, et sont invités à appeler immédiatement la « hotline Microsoft » – un numéro évidemment surtaxé. Les pirates visent spécifiquement des utilisateurs de Chrome sous Windows. Pour rendre leur piège plus vrai que nature, les pirates ont créé un code Javascript afin de bloquer réellement le système. Le virus lance le téléchargement de plusieurs milliers de fichiers grâce à la fonction « window.navigator.msSaveOrOpenBlob ». La mémoire et le processeur commencent alors à saturer. En quelques secondes, le navigateur se fige.

Pour débloquer votre système, ne composez pas le fameux numéro : il suffit d’ouvrir le gestionnaire de tâches en appuyant simultanément sur les touches « Ctrl-Alt-Suppr » et fermer manuellement le navigateur. Pour éviter d’être importuné à nouveau, Malwarebytes recommande d’installer un bloqueur de publicités sur Google Chrome.

L'entreprise américaine vient de faire breveter un système de bracelets pour les salariés de ses entrepôts. Une manière de "faliciter le travail" estime l'entreprise.

Après les casques de Lidl, bientôt les bracelets d'Amazon? Selon une information du site spécialisé GeekWire, repérée par Mashable, le géant américain a fait breveter un système de bracelets pour les salariés de ses entrepôts.

Le groupe pourrait ainsi, explique ce site, surveiller où les employés posent leurs mains. Et corriger leurs gestes par un système de vibrations. Concrètement, si l'employé place ses mains au mauvais endroit au moment de la collecte, le bracelet pourra se mettre à vibrer.

De son côté, l'entreprise fait savoir que "les spéculations autour de ce brevet sont infondées [...] L'objectif d'un bracelet, si un jour il devait être utilisé, est de faciliter le travail de nos collaborateurs au sein des centres de distribution. Placer un équipement de ce type au poignet aurait pour effet de libérer les mains et le regard des collaborateurs, qui n'auraient plus à manipuler de scanners ou à consulter d'écrans."

Dans son brevet, Amazon met en avant les potentiels gains de productivité que devraient permettre les bracelets en faisant gagner aux salariés du temps et de l'efficacité. Mais dans une analyse, le Guardian juge plutôt que qu'ils transformeront "un personnel mal payé en 'robots humains' qui devront effectuer des tâches d'emballage répétitives aussi vite que possible pour atteindre des buts déterminés par des ordinateurs de poche". Ce genre d'innovation est déjà utilisé dans les entrepôts d'autres grands groupes. C'est le cas par exemple chez le géant du hard-discount Lidl, qui équipe ses salariés d'un casque audio, comme l'a montré le documentaire de Cash Investigation diffusé en septembre dernier. Équipés de ces casques, les préparateurs de commandes doivent suivre à la lettre les ordres donnés par un robot à commandes vocales.

La glycémie, le contrôle du niveau de sucre dans le sang est une tâche pénible et répétitive pour les personnes souffrant de diabète. E-Mosquito, un wearable actuellement en développement vise à leur simplifier le quotidien.

e-Mosquito vous pompe le sang
Le moustique électronique (E-Mosquito) en français. Tel est le nom choisi par l’université de Calgary au Canada pour un nouveau wearable qui envisage de révolutionner la façon dont les diabétiques contrôleront leur glycémie (le taux de sucre dans le sang). Pour eux, il s’agit d’une obligation. Hypoglycémie (pas assez de sucre) ou hyperglycémie (trop de sucre) peuvent avoir de sérieuses conséquences sur leur santé à court terme mais aussi à long terme.

Ils doivent donc se piquer avec de petites aiguilles plusieurs fois par jour. E-Mosquito prend la forme d’un wearable, comme une montre connectée permettant de contrôler, à n’importe quel moment, le taux de sucre de façon moins invasive.

On peut regretter le choix du nom, après tout on associe rarement le moustique à quelque chose de positif. Mais il semble pourtant terriblement bien adapté. Son concept est simple. L’appareil peut prendre sur simple demande un échantillon de sang et l’analyser. Le résultat est ensuite envoyé sur un smartphone. E-Mosquito peut aussi être programmé pour faire des tests à des heures précises. L’aiguille du test se change avec une petite recharge. Pour l’instant, ce projet est encore loin d’être commercialisable mais alors qu’ils travaillent dessus depuis plus de 10 ans, les progrès réalisés sont significatifs. L’objectif est aussi d’avoir un usage au-delà du diabète, pour la détection du cancer ou de problèmes génétiques. Une ambition qui s’inscrit clairement dans la tendance actuelle de détection de maladies grâce aux objets connectés.

Le diabète, un marché potentiellement très lucratif
En apparence, on pourrait penser qu’il s’agit d’une véritable niche commerciale. Mais dans les faits, le marché est immense et les projets se multiplient ces derniers mois. Avec 415 millions de personnes victimes de diabète à travers le monde, les entreprises ont conscience du potentiel. Comme nous vous l’expliquions il y a quelques semaines, les objets connectés peuvent leur venir en aide de multiples manières. Faciliter les piqûres, éviter les risques d’amputations ou encore anticiper son apparition sont autant de solutions sur lesquelles travaillent actuellement les entreprises et scientifiques. Ils sont, en cela, appuyés par des malades très impliqués et surtout très connectés. Selon les projections, le nombre de diabétiques devrait exploser dans les prochaines années donc le phénomène devrait aller en s’amplifiant.

Topsanté

Un anneau pour les contrôler tous ? Loin de l’univers du Seigneur des anneaux, Token, un anneau imaginé par un couple new-yorkais, peut remplacer votre portefeuille, vos clés et même vos abonnements de transport. On vous en dit plus.

Et si bientôt vous n’aviez plus besoin d’emporter vos clés, votre portefeuille ou vos cartes de transport ? C’est la proposition de l’entreprise Tokenize avec son premier produit, le « Token ring ».

C’est une bague biométrique qui peut remplir une multitude de fonctions d’un paiement par puce Nfc à l’ouverture de portes.

Grâce à un capteur d’empreintes intégré, vous êtes la seule personne capable de pouvoir utiliser la bague. Quand vous la retirez, elle se verrouille automatiquement pour protéger vos données. Les différentes configurations disponibles sont très nombreuses. Vous pouvez les paramétrer vous-même selon vos usages en rentrant vos informations dans l’application iOS et Android. Des accords ont été passés avec Mastercard et Visa pour le paiement. Il pourrait aussi être utilisé pour débloquer un ordinateur plus rapidement grâce à un partenariat avec Microsoft. Enfin, grâce à des serrures pour la maison et la voiture, développées par l’entreprise, vous pourriez aussi vous passer de vos clés au quotidien.

Afin de pouvoir réellement en faire un objet de la vie quotidienne, l’anneau est waterproof jusqu’à 50 mètres de profondeur ; ce qui vous permet de le garder quand vous allez nager ou vous doucher. Son autonomie est quant à elle de deux semaines maximum. Pour la recharger, il suffit de l’installer sur une base sans fil.

La mode des anneaux connectés
Les anneaux connectés sont des accessoires discrets qui n’attirent pas l’attention et, à ce titre, intéressent fortement une certaine partie des consommateurs. Le concept a déjà été décliné dans plusieurs directions, mais la plupart sont destinés à la sécurité. Une bague connectée peut ainsi servir de « bouton d’alarme » lorsqu’une femme veut prévenir ses proches qu’elle se trouve dans une situation dangereuse par exemple. Le « dernier-né » de cette gamme est le Loop dont nous vous parlions il y a quelques mois. Il ne reste désormais plus qu’à voir si Token représente une véritable nouvelle tendance concernant les wearables. Il s’agit d’une alternative intéressante pour les personnes ne souhaitant pas se faire implanter une puce sous-cutanée.

Token est actuellement disponible en pré-commande sur le site de l’entreprise. Il vous coûtera 249 dollars pour l’avoir dans sa version de base. Si vous souhaitez l’acquérir en rhodium noir ou en or (rose 14k), ajoutez 50 dollars supplémentaires. Par ailleurs, les serrures spécifiques pour votre maison ou votre voiture sont vendues à 100 dollars l’unité. Les livraisons sont prévues à partir du mois de décembre 2017. Six tailles différentes sont disponibles.

Source : objetconnecte.net

Il est de retour. Un nouveau « rançongiciel » (ou ransonware) se répand depuis mardi, partout dans le monde. Plusieurs multinationales ont subi des pannes, et certaines ont même vu leurs systèmes informatiques « compromis ». Dans de nombreux cas, les données des ordinateurs infectés se retrouvent cryptées. Pour pouvoir les récupérer, les entreprises sont alors invitées à verser une rançon en bitcoins.

Cette monnaie « virtuelle », basée sur la technologie de la blockchain, est très prisée des hackers. Et ce, pour une bonne raison : « Le bitcoin rend la transaction sûre et irrévocable, explique Alexis Roussel, dirigeant de Bity, une plateforme suisse d’échange de bitcoins. Une fois le versement effectué, il est impossible de revenir en arrière. » Le bitcoin, la rançon parfaite ? Pas vraiment.

Des rançons sans avenir ?
Les versements ne sont pas totalement anonymes. « Les paiements sont traçables, les adresses sont fichées par les policiers spécialisés, affirme Jacques Favier, secrétaire de l’association Le Cercle du Coin. Les données sont ensuite communiquées aux plateformes d’échanges de monnaies : les bitcoins en question deviennent alors difficiles à utiliser, comme des billets de banque dont on aurait listé les numéros. » Les rançons en bitcoins « n’ont pas beaucoup d’avenir », conclut Alexis Roussel.

A terme, l’intérêt des pirates pour cette monnaie deviendrait donc limité. Selon Jacques Favier, une meilleure coopération internationale permettrait de restreindre le phénomène : « Si les détenteurs des adresses pirates sont dans des pays qui leur offrent une certaine bienveillance, c’est sur ces pays qu’il faut faire pression. Comme avec les paradis fiscaux », argumente-t-il.

En attendant, le bitcoin reste un instrument difficile à appréhender par les institutions classiques. « Arrêter le bitcoin est impossible, appuie Jacques Favier. En interdire ou en restreindre l’usage va être très difficile.

« Irresponsabilité numérique »
Vouloir interdire la cryptographie [qui sert de base aux crypto-monnaies], c’est décider de laisser les portes ouvertes pour empêcher les voleurs de crocheter les serrures. »

Les experts interrogés affirment également que les rançons en bitcoins sont loin d’être le principal problème en termes de sécurité informatique. « On oublie de dire que les Etats ont développé des outils de cyberattaques qui tombent aux mains des criminels, et que ces Etats ne protègent pas leurs institutions. Il y a une vraie irresponsabilité dans la gestion de la sécurité numérique », assène Alexis Roussel.

Après Facebook la semaine dernière, Google affirme à son tour intensifier ses efforts en matière de lutte contre les contenus « extrémistes ou liés au terrorisme » sur sa plateforme vidéo YouTube, grâce notamment à l’intelligence artificielle.

La tâche des géants du Web pour ne pas tomber dans la censure est complexe. « La vidéo d’un attentat terroriste peut relever de l’information si elle est publiée par la BBC, ou bien être une apologie de la violence, selon le contexte et l’utilisateur qui l’a mise en ligne", indique Google.
La machine pour détecter, l’humain pour comprendre

L’entreprise promet de renforcer son utilisation de l’intelligence artificielle, de façon à ce que les ordinateurs « nous aident à identifier et à retirer plus rapidement des contenus extrémistes ou liés au terrorisme ».

Reconnaissant que la technologie ne saurait être la seule réponse, le groupe de Mountain View promet d’augmenter « de façon importante le nombre d’experts indépendants » chargés de surveiller les vidéos. « Les machines peuvent nous aider à identifier les vidéos qui posent problème, mais l’expertise humaine permet de faire la différence entre les vidéos de propagande (…) et l’information », explique Google.

Lutter contre la radicalisation
Le groupe va également collaborer avec davantage d’ONG pour filtrer les contenus, est-il précisé, ainsi qu’avec des « groupes (qui luttent contre) le fanatisme » de façon « à identifier des contenus utilisés pour radicaliser et recruter des fanatiques ». Il va aussi utiliser les techniques de publicité ciblée pour envoyer à des recrues potentielles de groupes terroristes des vidéos qui déconstruisent ces messages, dit-il encore. Google va enfin renforcer sa lutte contre les vidéos qui contiennent des propos « religieux » extrémistes ou prônant la suprématie idéologique.
Le combat n’est pas que solitaire. Fin 2016, Facebook, Twitter, Microsoft et YouTube ont annoncé la création d’une base de données commune rassemblant les « empreintes digitales numériques » de certaines images ayant été retirées de l’une ou l’autre de leurs plateformes.

Dans la nuit du 17 au 18 décembre 2016, au cœur de l’hiver, une centrale électrique de Kiev a été touchée par une panne électrique d’une heure qui n’a pas vraiment fait la une des médias. Mais selon des chercheurs, elle a été causée par un virus informatique qui serait lié à la Russie. Et qui serait capable de s’en prendre à de nombreuses infrastructures partout dans le monde, y compris au gaz et à l’eau.

L’une des deux sociétés à avoir identifié le virus, la société slovaque ESET, l’a baptisé « Industroyer ». Elle affirme qu’il était la menace la plus puissante pour les systèmes de contrôle industriels depuis Stuxnet, le virus visant les installations nucléaires de l’Iran qui était probablement d’origine américaine et israélienne. Dragos, une société de cybersécurité américaine qui a travaillé sur le même virus, l’a relié de son côté à un groupe de hackers russes nommé Sandworm, réputé lié au gouvernement russe.

Il permet par exemple à des hackers de prendre le contrôle de sous-stations et de fermer des parties du réseau électrique, pour le déstabiliser et provoquer des pannes géantes. Selon ESET, le malware « peut être adapté pour s’en prendre à n’importe quel système en visant le système de communications ». L’entreprise n’exclut pas que l’Ukraine n’ait été qu’un test, et que des attaques de plus grande ampleur puissent se produire à l’avenir.

Le TGV ambitionne de devenir le premier train à grande vitesse au monde à circuler de manière autonome. Une révolution dans le milieu ferroviaire car la conduite totalement automatisée « n’existe pas dans le monde des trains à grande vitesse », explique Mathieu Chabanel, directeur général adjoint de SNCF Réseau. Contrairement aux métros automatiques, les trains circulent sur des voies qui ne sont pas closes, rendant cette technologie plus complexe à mettre en place, notamment du fait de possibles intrusions, ou d’une dose de freinage à adapter à la météo.

Néanmoins, une première expérimentation de train de fret « drone », c’est-à-dire un train de fret sans conducteur va être menée. Les manœuvres des trains de fret et des TER, depuis et vers les centres de maintenance par exemple, pourront être partiellement automatisées.

Si progressivement, depuis 1983, avec l’ouverture à Lille de la première ligne de métro entièrement automatisée, les voyageurs ont pris l’habitude de circuler à plus de 50 km/h sans conducteur, avec le TGV il s’agit de réaliser la même prouesse à plus de 320 km/h en milieu ouvert. La SNCF espère parvenir à ce saut technologique à l’horizon 2022-2023. Le prototype de TGV autonome sera pourvu d’un conducteur capable de reprendre la main en cas de difficulté. En plus du risque de piratage il faut ajouter la problématique de l’acceptation des voyageurs. Car circuler à très grande vitesse sans personne aux commandes, ce n’est pas comme « deux stations de métro qui sont séparées d’environ 500 m, les gares ferroviaires sont souvent distantes de plusieurs dizaines de kilomètres. On imagine mal laisser les voyageurs entièrement livrés à eux-mêmes, indique Alain Krakovitch, directeur général de SNCF Transilien. Si un jour le TGV est entièrement automatisé, il y aura forcément un personnel à bord pour intervenir en cas de problème et procéder, si besoin, à une évacuation du train en toute sécurité. »

Cette automatisation va en outre continuer à être implémentée dans le réseau ferroviaire régional. Le prolongement vers l’ouest parisien du RER E sera semi-autonome entre Nanterre et Rosa-Parks (19e arrondissement de Paris). « Il s’agira du premier système autorisé à faire de l’automatisme sur le réseau ferré national », a précisé Alain Krakovitch. L’automatisme, baptisé Nexteo, gère les accélérations et freinages, tandis que le conducteur ferme les portes et traite les éventuels aléas. Ainsi, un train pourra passer toutes les 108 secondes, au lieu de 180 secondes actuellement.

La Banque Postale a lancé le système de paiement par reconnaissance vocale « Talk to Pay » qui devrait faciliter et sécuriser les transactions des clients…

« Parler pour payer ». Tel est le nouveau leitmotiv de la Banque Postale. Ce dispositif est désormais possible grâce au lancement dès ce mardi, du tout premier moyen de paiement en ligne par reconnaissance vocale. Plus besoin de sortir sa carte de son porte-monnaie, la vérification des données bancaires se fait désormais grâce aux nouvelles technologies.

Après cinq ans de discussions dont trois ans de tests et environ 300 testeurs, le projet est arrivé à maturité. Si la Banque Postale est pionnière en la matière c’est parce qu’elle a été la « première à croire en cette technologie », avance Aurélien Lachaud, directeur des innovations paiement de la Banque Postale. Une fierté pour M. Lachaud qui précise que cette collaboration est entièrement française puisque la start-up «Talk to Pay», malgré son nom anglophone, est bel et bien française.

Effectuer des achats sur n’importe quel site
L’objectif principal est de pousser davantage la sécurité des paiements en ligne. Le principe est simple, pour dix euros par an (ou cinq euros pour les étudiants) le client peut activer cette option sur son compte en ligne et doit alors « enregistrer six fois la même phrase pour que le logiciel de biométrie vocale prenne en compte toutes les fréquences de la voix », précise Aurélien Lachaud.

Une fois cette action réalisée, il peut librement effectuer des achats sur n’importe quel site. Au moment de choisir le mode de paiement, il sélectionne ce moyen puis valide son paiement et enclenche ainsi un processus. Un appel automatique survient sur son téléphone et l’usager doit alors prononcer la phrase qu’il a paramétrée auparavant et ensuite indiqué un code reçu par message.

Ce moyen de paiement « suspend automatiquement le cryptogramme visible sur le dos d’une carte », indique Aurélien Lachaud, ce qui facilite amplement la transaction puisque plus besoin de sortir sa carte bleue. Au niveau de la sécurité tout a également été pensé, surtout en cas de vol de carte. L’usurpateur ne pourra effectuer aucun achat sur internet car il sera bien difficile pour lui de contourner la reconnaissance vocale mise en place.

Cette nouvelle technologie pose de nombreuses questions sur la sécurité, notamment sur l’utilisation par autrui de ce système. Qui n’a jamais confondu au téléphone la voix de deux personnes de la même famille ? Aurélien Lachaud apparaît sûr de ce système : « Il repose sur les fréquences de la voix, sur les phonèmes » détaille-t-il. En d’autres termes, le logiciel capture la plus petite unité vocale d’une personne et permet ainsi de la différencier parmi tant d’autres. Même après une longue soirée à crier, si votre voix est altérée, il vous sera toujours possible de parler pour payer, assure Aurélien Lachaud. « Sauf si vous avez la voix cassée ! » Mais il ne peut confirmer que Talk to pay ne rencontrera pas de faille : « Aucune technologie n’est aujourd’hui 100 % fiable, nous ne nous engageons pas à promettre ça. »


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