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Les avancées technologiques ont apporté une nouvelle configuration dans la vente de produits musicaux. En deux clics, il est désormais possible de télécharger ses chansons préférées, souvent gratuitement, au grand dam de l’artiste. Mais comme il est presque impossible de faire sans, il semblait urgent d’inventer des solutions qui permettraient aux artistes d’y trouver leur compte.

C’est tout le sens du site Musik Bi qui a fêté son premier anniversaire lundi 27 février 2017. Ses responsables ont fait face à la presse au Just For U. L’occasion était idéale pour le leader du téléchargement légal de musique de faire un bilan d’étape. « Notre plateforme offre de nombreux avantages pas seulement aux musiciens, mais aussi aux consommateurs. Les artistes sénégalais et africains peuvent désormais vivre de leur art tout en s’affranchissant de la production et de la distribution coûteuse de Cd pour passer directement à un modèle numérique, qui s’avère viable pour le marché africain », a déclaré Moustapha Diop, directeur de Solid, l’entreprise de solutions informatiques à l’origine de l’initiative.

Aujourd’hui, en collaboration avec deux opérateurs de téléphonie (Orange et Expresso) et d’autres acteurs, Musik Bi a mis en place des solutions qui permettent désormais d’acquérir la musique via Sms, Paypal, Orange Money, Carte bancaire. « L’opérateur récupère son pourcentage et le reste se partage entre la plateforme qui prend 40% et l’artiste 60%. L’avantage c’est que tout est transparent. L’artiste qui signe avec nous a un compte qui lui permet de suivre en temps réel les achats effectués sur son produit »,poursuit M. Diop.

Des défis à la pelle ?
Il révèle, par ailleurs, que sur la plateforme, le public a accès à plus de 500 artistes (et 200 producteurs), et plus de 2 500 titres téléchargeables qui peuvent être écoutés où et quand on le veut. « Musik Bi n’est pas un site de streaming. En optant pour l’option « off-line », le site permet aux usagers d’éviter les problèmes de connexion tout en étant « propriétaire » des morceaux déjà téléchargés »,poursuit-il. Même si la plateforme a signé avec des artistes de renommée internationale comme Youssou N’Dour, Tiken Jah Fakoly, c’est un rappeur qui caracole en tête des ventes sur la plateforme. Il s’agit de Dip Doundou Guiss.

Selon M. Diop, cela s’explique par le fait que la jeune génération est plus attachée aux réseaux sociaux. « Ils sont très présents, ce qui fait qu’ils touchent facilement leur public », reconnait-il. Mais pour lui, il appartient aux autres artistes de s’approprier la plateforme et davantage utiliser les réseaux sociaux comme relais, pour optimiser leur chance de tirer profit d’un outil qui leur offre une juste rétribution, visible en temps réel et inédite dans ce domaine.

Parce que dit-il, « Nous voulons créer une plateforme de vente légale de musique, adaptée aux réalités africaines, permettant aux artistes de vendre leurs produits et aux populations bancarisées comme non bancarisées d’acheter une grande diversité de chansons. Parce que nous sommes arrivés dans un contexte difficile pour les artistes africains. Beaucoup d’entre eux ne vivent pas bien de leurs œuvres, ne vendent que très peu de CD, en raison du piratage. Les artistes en étaient réduits à ne vivre que des concerts et d’autres prestations, les revenus des sites de streaming n’étant pas particulièrement avantageux pour eux », rappelle-t-il.

M. C. SECK Lemondeafrique

En Afrique du Sud, la plate-forme Obami, lancée par Barbara Mallinson en 2009, met en relation des enseignants, des élèves et des parents pour améliorer la situation éducative du pays. Aujourd’hui, il fonctionne comme un réseau social.

Comment mieux apprendre en Afrique du Sud, pays occupant la 143e place mondiale (sur 144) pour l’enseignement des mathématiques et des sciences, selon le classement du World Economic Forum ? Pour relever ce défi, la plate-forme Obami, fondée en 2009, par Barbara Mallinson, s’est un peu cherchée.

« Au départ, notre vision était d’apporter un changement fondamental dans le système éducatif en offrant du contenu en ligne et des outils pour les enseignants », se souvient Ennis Jones, directeur et numéro deux de la structure. Un objectif extrêmement ambitieux et… démesuré. « Nous avons réalisé que la modification du système d’éducation à l’échelle d’un pays était un défi énorme et qu’il serait plus efficace de chercher à changer la façon dont les citoyens et plus seulement les écoles, transmettent et apprennent », explique Ennis Jones.

Une agora numérique
Ce virage stratégique et pragmatique a porté ses fruits. Obami, tel un réseau social, met désormais en relation des enseignants, des élèves et des parents. Elle crée également un espace où les écoles et les organismes universitaires discutent, se tiennent informés des nouvelles tendances en éducation, partagent leurs ressources et lancent des projets.

Une véritable agora numérique, spécialisée sur l’éducation et accessible par ordinateurs et portables interposés. Au total, 450 organisations enregistrées, « des collèges, des sociétés d’enseignements à distance, des entreprises dans des zones urbaines et rurales, pour le bénéfice de 45 000 apprenants, étudiants ou professionnels », précise Ennis Jones.

Au fil des années, Obami, est devenue « une sorte de facilitateur connectant des experts du savoir avec des gens qui cherchent de nouvelles expériences d’apprentissage, résume-t-il. Nous avons déjà assisté en ligne à des choses étonnantes : comme ces enfants de 7 ans capables de construire leurs propres sites Internet. Ou encore ces entreprises qui ont réussi à totalement transformer leurs programmes internes de développement professionnel. » La plate-forme a même réalisé une première en Afrique : « Rendre accessible des dizaines de milliers de documents numérisés pour permettre à des étudiants de réviser ». Cité dans de multiples classements (Forbes, CNN…) comme une des initiatives citoyennes africaines les plus innovantes, Obami accueille de plus en plus d’entreprises dans sa communauté. Ainsi, le projet est réalisé en partenariat avec Vodaphone, le plus grand opérateur téléphonique du pays.

Sur le site créé pour l’opération, une multitude de cours vidéos gratuits à destination des 8-12 ans. L’implication du secteur privé est-elle nécessaire pour prendre ce virage numérique et améliorer la situation éducative sud-africaine ? « Oui, répond, sans détour, le responsable. Le gouvernement n’y arrivera pas tout seul et n’a pas toute l’expertise requise ».

Lemondeafrique

Le kit solaire, développé par la société kényane M-Kopa, permet d’apporter suffisamment de lumière pour allumer trois ampoules et alimenter un chargeur de téléphone. De quoi se sentir en sécurité et permettre à ses enfants d’étudier.

C’est écrit sans détour sur le site, en rouge sur fond noir : la société spécialisée dans l’éclairage solaire embauche. Chef des ventes, développeur, ingénieur… En ligne, près d’une quinzaine de postes sont à pourvoir chez M-Kopa, la majorité à temps plein. La start-up, qui a réalisé, en février, sa quatrième levée de fonds à hauteur de 12,4 millions de dollars, connaît une belle accélération.

« Chaque jour, 500 maisons de plus en Afrique sont éclairées par nos soins », explique Jesse Moore, directeur et cofondateur de l’entreprise. De nouvelles installations qui se rajoutent aux 150 000 foyers déjà équipés dans l’Est africain. Le principe de cette offre écologique ? Un capteur solaire individuel est installé dans chaque foyer moyennant 35 dollars, puis le client s’acquitte de 43 cents par jour sur une durée d’un an.

Ce paiement quotidien se fait par téléphone portable interposé, en utilisant, par exemple, les services financiers de la société kényane M-Pesa, structure totalement indépendante et qui rassemble plus de 12 millions de consommateurs.

« Réduction des risques de feu »
Depuis son lancement en 2012, M-Kopa a enregistré plus de 3 millions de microtransactions. Ces sommes versées quotidiennement permettent à chaque maison cliente d’être éclairée de trois ampoules (deux murales et une mobile). Le foyer dispose également d’une alimentation pour un chargeur de téléphone et d’une radio solaire qui complète ce kit familial. Le marché potentiel est gigantesque : rien qu’au Kenya, près de 30 millions de personnes n’ont pas accès au réseau électrique et utilisent des lampes à kérosène pour un budget de l’ordre de 200 dollars par an.

Au fil des mois, le succès de l’entreprise s’est forgé sur le bouche-à-oreille. « Nos clients affirment à hauteur de 92 % que les résultats scolaires de leurs enfants ont progressé après notre installation, note Jesse Moore. La même proportion affirme également se sentir plus en sécurité la nuit, le système solaire réduisant logiquement les risques de feu et de brûlure. »

L’entreprise, qui emploie 500 salariés au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie et utilise les services de 1 000 agents de terrain, a récolté de nombreux prix internationaux : de l’Américain Bloomberg New Energy Finance Award en 2014, au Zayed Future Energy Prize décerné en janvier 2015 par les Emirats arabes unis. D’ici à trois ans, M-Kopa annonce vouloir embaucher 500 personnes supplémentaires et 2.000 nouveaux agents. Son objectif affiché ? Eclairer un million d’habitations d’ici à 2018.

Lemondeafrique

Au Caire, 95,3 % des femmes, égyptiennes ou étrangères, ont déjà été victimes de propos obscènes ou d’attouchements sexuels dans les lieux publics. Un site internet et une application les recensent pour « inciter les femmes à sortir du silence ».

Les statistiques sont impressionnantes : dans la ville du Caire, 95,3 % des femmes, égyptiennes ou étrangères, ont déjà été victimes de propos obscènes ou d’attouchements sexuels dans les lieux publics, que ce soit dans la rue (81,4 %) ou dans les transports en commun (14,8 %). Seule une infime partie de ces femmes ose porter plainte, la plupart optant pour la réplique verbale sur le coup. Cependant, une fois rentrées chez elles, le contrecoup est quasi-systématique : 81,8 % des victimes reconnaissent « se sentir bouleversées et dégoûtées » par cette violence subie.

Ces chiffres, publiés en juin 2014, sont le fruit d’un long travail d’enquête, explique Monica Ibrahim, porte-parole d’HarassMap. Cette organisation égyptienne (qui devrait, dans le prochain mois, obtenir le statut d’ONG) a imaginé un site Internet et une application téléchargeable sur smartphone dans le giron du dynamique incubateur cairote Nahdet en el Mehrousa spécialisé sur les projets sociaux.

« Des actes rapportés par les victimes et les témoins »
Lancé en décembre 2010, cet outil numérique cherche tout autant à motiver les victimes « à sortir du silence, se lever et à dénoncer les faits », explique Monica Ibrahim, qu’à aider la société égyptienne à prendre conscience de ce fléau national. La finalité est bel et bien de centraliser numériquement le plus d’informations possibles sur les agressions et les rendre publiques.

« Ces actes nous sont rapportés tout autant par des victimes que par des témoins. Les précisions nous arrivent par de multiples canaux, mails, SMS, mais aussi par l’intermédiaire de Facebook et Twitter », explique-t-elle. Le résultat de ce flux d’informations se lit d’emblée sur le site HarassMap.

Affichés sur la carte d’Egypte, de gros points rouges disséminés sur le territoire symbolisent près de 1 500 rapports de violence ordinaire signalés par la foule. Les internautes peuvent obtenir plus de précisions d’un clic.

Pour dépasser le stade du constat, l’organisation s’est, parallèlement, lancée dans un programme de sensibilisation d’ampleur « afin de toucher tout autant les universités que les écoles », explique Monica Ibrahim. L’association, qui reçoit notamment des dons de l’IDRC (International Development Research Center), un organisme fédéral canadien, a pour l’occasion embauché une vingtaine de salariés. Illustration type d’un projet «ouvert », qui accepte de partager son savoir technique, managérial et humain, HarassMap voit sa famille s’agrandir. « Nous avons, dès notre création, été sollicités par une multitude d’ONG et d’organisations militantes de tous les pays, explique Monica Ibrahim. Même si notre priorité reste l’Egypte, nous proposons des cessions de coaching et d’assistance comme actuellement sur un projet multipays en Amérique du Sud ».

Des initiatives cousines éclosent, avec ou non le même nom et sans être officiellement liées, dans une trentaine de pays : en Palestine, au Bangladesh, en Syrie, en Malaisie… Elles montrent par là même l’étendue de ce fléau.

Pour que l’immense bidonville kényan de Kibera ne soit plus une terra incognita, l’Américaine Erica Hagen a décidé de le cartographier grâce à l’aide de ses habitants. Son site Mapkibera permet de savoir où sont les écoles, les points d’eau…

Le projet social kényan MapKibera est né… sur le continent américain. Très précisément sur la côte Est en 2009 alors qu’Erica Hagen est étudiante en développement international à l’université de Columbia. « Dans les cours, le bidonville de Kibera [au Kenya], un des plus connus d’Afrique, était présenté comme un symbole de gigantisme, se souvient l’Américaine. Mais, paradoxalement, aucune carte précise de ce lieu n’existait. »

Erica en parle à son compagnon Mikel Maron, informaticien impliqué dans le projet OpenStreetMap, une alternative à Google Maps pour cartographier la planète à l’aide de contributions citoyennes. Le couple imagine alors un projet un peu fou : impliquer les habitants du lieu pour réaliser une carte numérique de l’ensemble du bidonville afin de « rendre visible les invisibles », tel que l’annonce le site matrice Mapkibera.org, la porte d’entrée numérique du projet.

« Nous pensions que tout cela n’allait durer qu’un ou deux mois », se souvient Erika Hagen. Sept ans et un bébé plus tard, le couple est encore pleinement impliqué dans cette aventure devenue une référence dans de nombreux pays. Tout autant pour sa portée sociale et citoyenne que pour la capacité qu’ont eue les créateurs à organiser le relais vers une équipe locale dynamique et entreprenante.

Les opérations sur le terrain
Ainsi, le Kényan Joshua Ogure, qui a démarré comme stagiaire vidéo en 2010, gère les opérations sur le terrain (@joshculture sur twitter), et vient d’être reconnu, le 7 mars 2015, comme un des 100 innovateurs du pays par Ihub, l’organisation phare qui fédère la communauté tech kényane.

Un petit tour sur Internet permet de mesurer l’étendue de cette réalisation numérique pionnière. Le site Voiceofkibera.org affiche d’emblée la carte du bidonville, réalisée en deux mois à l’aide de ses habitants. « Pour arriver à ce résultat, en 2010, nous nous sommes installés sur place et avons recruté treize jeunes qui n’avaient jamais touché un ordinateur de leur vie », se souvient Erika Hagen. Le projet fonctionne au-delà de leurs espérances et attire l’attention internationale. Des fonds de l’Unicef permettent à l’équipe de rebondir. En utilisant le site Hushahidi et sa cartographie participative, les habitants aident à enrichir la carte pour décrire la vie du bidonville : point d’eau, écoles, actualités… des informations visibles en ligne et identifiées par de gros points rouges sur lesquels il faut cliquer pour obtenir le contenu.

Ce succès en entraîne un autre. Certaines jeunes de Kibera deviennent alors reporters d’images et relatent à coup de petites vidéos la vie quotidienne et les actualités de la communauté. Le tout est mis en ligne sur Kiberanewsnetwork.org et relayé sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook.

Méandre de baraques et de cabanes
Actuellement, trois jeunes sont payés par l’organisation pour faire ce travail de « Real Citizen Journalism » (journalisme citoyen) qui permet de pénétrer, de n’importe quel écran de la planète, dans ce méandre de baraques et de cabanes, refuge de 300.000 habitants qui acceptent d’être filmés, de se raconter et de transmettre. Cette aventure numérique vient de s’enrichir, en 2015, d’une nouvelle ramification. A l’aide des fonds de la fondation Bill et Melinda Gates, une nouvelle carte, visible sur Openschoolskenya.org, répertorie les 339 écoles, 2.183 professeurs et 54.588 élèves du lieu. « Une façon de rendre visible ce réseau éducatif massif et informel », note Erika Hagen qui vient de consacrer une année à cette dernière réalisation. Parallèlement, cette entrepreneur et son compagnon ont créé une structure Groundtruth.in et inventé une activité à part entière : le conseil en mapping social. Ils sont depuis sollicités de la bande de Gaza au Caire en passant par Dar es Salaam, capitale de la Tanzanie. Le concept essaime. Dernière demande en date ? « Une intervention en Indonésie et au Bangladesh », répond Erica Hagen.

Lemondeafrique

En Afrique, le prix élevé des médicaments décourage souvent les malades qui se tournent vers des produits vendus dans la rue, à leurs risques et périls. Grâce au service M-Pedigree, l’envoi gratuit d’un Sms suffit pour authentifier l’origine d’un remède.

M-Pedigree est une idée toute simple mais qui répond à un problème sanitaire central en Afrique : la consommation massive de faux médicaments. Le prix élevé des produits pharmaceutiques décourage la majorité des Africains qui se tournent vers des vendeurs de rue, à leurs risques et périls. Grâce au service M-Pedigree, toute personne désireuse de vérifier l’authenticité d’un remède peut le faire en quelques secondes avec son seul téléphone portable.

Il lui suffit de saisir la boîte qu’il veut acheter, de gratter une zone de l’emballage afin de révéler un code ad hoc puis de l’envoyer gratuitement par Sms. Cette personne reçoit alors par le même canal une réponse instantanée : « Ok » ou « No », signifiant que le produit identifié est propre ou impropre à la consommation. Derrière cette apparente fluidité, une plate-forme technologique dénommée Goldkeys.org qui relie des acteurs extrêmement divers, des fabricants de médicaments aux organismes de réglementation nationaux en passant par des réseaux de distributeurs officiels.

Testé de façon pilote au Ghana en 2007, ce service a séduit de nombreux services publics et s’est étendu depuis « à une douzaine de pays d’Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient et Afrique du Nord et maintenant en Asie », explique Eugène Boadu, responsable marketing. Le système est particulièrement utilisé au Nigeria, au Kenya et au Rwanda, les trois pays dans lesquels la société a signé des agréments formels avec des instances gouvernementales. L’entreprise s’est déployée jusqu’en Inde où elle a installé son centre logistique.

Près de 100.000 décès par an
Le continent africain est particulièrement gangrené par le fléau de la contrefaçon : la dernière opération d’envergure de l’organisation mondiale des douanes menée dans 14 pays africains a permis l’interception, en juin 2014, de 113 millions de faux antalgiques, anti-inflammatoires, antibiotiques et anticancéreux provenant de Chine et d’Inde.

L’Oms estime que dans certains pays du continent, jusqu’à 30 % des médicaments vendus sont concernés et le chiffre de 100.000 décès par an est avancé. Même s’il est difficile de quantifier avec précision l’impact de ce système numérique, « on peut estimer que sur les deux dernières années, des dizaines de millions de vies ont été en relation avec ce dispositif de vérification », avance Eugène Boadu.

Rien qu’en 2014, les codes de 100 millions de paquets de médicaments ont transité par la plate-forme Goldkeys pour demande d’authentification. « Ce chiffre est déjà important, mais il devrait prendre une tout autre ampleur alors que nous avons récemment signé des contrats avec de très grands groupes pharmaceutiques », précise Eugène Boadu. Parmi les sociétés industrielles parties prenantes se trouvent, entre autres, le britannico-suédois AstraZeneca, le chinois Guilin, le franco-allemand Sanofi-Aventis et l’autrichien Richter.

Gérer au mieux son rythme de croissance afin de pouvoir vérifier « plus de médicaments, pour plus de patients et dans plus de pays » est désormais l’objectif affiché de cette jeune entreprise. « Travailler dans différents pays avec des communautés aussi diverses que des associations de pharmaciens, des organismes de réglementation gouvernementaux, des représentants de l’industrie pharmaceutique et des associations de patients n’est pas si simple, reconnaît Eugène Boadu. Il faudrait mettre en place des plates-formes technologiques synchronisées entre elles. » L’entreprise aimerait ainsi que des organisations sanitaires mondiales, telles que l’Oms, participent à cette initiative. « Mais jusqu’à présent, ces types d’acteurs ont choisi d’observer notre action depuis le banc de touche », déplore-t-il. Profitant de l’efficacité de son savoir-faire, M-Pedigree explore parallèlement de nouveaux territoires et a étendu son système de vérification instantanée à une douzaine d’autres catégories de produits : du textile aux composants automobiles en passant par la boisson et les soins vétérinaires. A chaque fois, ce sont les entreprises partenaires, soucieuses de garder leur réputation intacte, qui financent ce service gratuit pour le consommateur final.

Lemondeafrique

Le Cardiopad, conçu par Arthur Zang, permet de mesurer les données physiologiques du cœur, puis de les transmettre à un cardiologue. Une tablette très utile au Cameroun qui ne compte que 50 médecins spécialisés pour 20 millions d’habitants.

Son apparence est ordinaire, mais cette tablette peut tout bonnement sauver des vies. Testé au Chu de Yaoundé et dans le petit hôpital de Mbankomo, à 25 kilomètres de la capitale camerounaise, le Cardiopad permet à toute personne, même sommairement formée, de mesurer les données physiologiques cardiaques.

Fréquence des pulsations ou encore durée des « intervalles RR » entre deux battements, ces informations sont calculées, visualisées et enregistrées par cette tablette et peuvent être simultanément transmises à distance à un cardiologue, afin que celui-ci établisse un diagnostic. Cet outil particulièrement prometteur, alors que le Cameroun ne compte que 50 cardiologues pour 20 millions d’habitants, a été créé de toutes pièces par un jeune ingénieur de 27 ans, Arthur Zang. Et ce, sans moyens propres et en à peine cinq ans.

Son audace paye
C’est en 2009 que l’idée germe dans l’esprit de cet inventeur. Alors étudiant en informatique à l’École polytechnique de Yaoundé, Arthur Zang fait un stage dans le service de cardiologie du professeur Samuel Kingue. Étonné par l’utilisation, au XXIe siècle, d’électrocardiogramme papier, il propose au professeur de concevoir un logiciel utilisable sur ordinateur. Artur Zang ne le sait pas encore, mais c’est le début de son aventure entrepreneuriale. Une aventure qui se confond d’ailleurs avec l’essor du numérique africain : entre 2010 et 2014, cet inventeur opiniâtre va utiliser tous les moyens disponibles gratuitement en ligne pour faire aboutir son projet. Pour se former à l’électronique, condition sine qua none pour adapter son système à une utilisation sur tablette, cet informaticien va suivre, pendant un an et à distance, les cours d’un Mooc (Massiv open online course), trouvé sur le site de l’Indian institute of technology.

Pour obtenir des matériaux, l’entrepreneur soumet ensuite son idée à un concours international, le Microsoft imagination competition, qu’il découvre en ligne. Son projet est remarqué, il reçoit alors certains composants électroniques nécessaires à la construction de la tablette prototype. Afin de se faire financer, il fait preuve d’une autre initiative numérique : il filme son projet et le poste sur YouTube.

Son audace paye. La vidéo est remarquée par le président camerounais. Paul Biya « me remet officiellement 45.000 dollars pour poursuivre l’aventure », explique-t-il. Son projet est aussi remarqué par les chasseurs de talents de la Fondation Rolex. Ils sélectionnent Arthur Zang en 2014 pour leurs prestigieux Rolex Awards. Un prix de 50.000 francs suisses (48.000 euros) ainsi qu’un accompagnement qui va lui permettre de passer à la vitesse supérieure. En novembre 2014, une dernière fois, Arthur Zang mise sur le réseau mondial pour obtenir un coup de pouce. Sous l’intitulé « Saving Africa from heart diseases with Cardiopad », il soumet son projet sur la plateforme de crowdfunding Indiegogo afin de récolter des fonds pour financer la production industrielle. Le projet obtient 8.800 euros. « C’est moins qu’espéré, mais assez pour lancer le début de la production en Chine », explique-t-il.

Au mois de mars 2015, une centaine de tablettes sont réalisées et devraient être commercialisées au prix d’environ 3.000 euros. Arthur Zang cherche encore des financements, mais voit déjà plus loin. Son prochain projet ? Permettre une échographie à distance. Cela, par tablette interposée.

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Au Sénégal, on vend de l’arachide, des mangues ou des oranges sur tous les marchés. Grâce à la plate-forme M-louma, développée par Aboubacar Sidi Sonko, les petites exploitations agricoles peuvent désormais proposer leurs productions sur Internet.

Aboubacar Sidi Sonko est un ingénieur informaticien expérimenté. Mais il sait que pour développer sa jeune entreprise, M-louma, une bourse agricole en ligne, il va devoir également miser sur… ses racines. « Ma famille est originaire de Dianki, un village de Casamance (Sénégal). Ce sont des paysans producteurs de mangues et d’oranges. Je viens de là et c’est ce que je mets en avant auprès des paysans qui ne connaissent pas Internet afin de les convaincre de participer au site », explique-t-il.

Depuis octobre 2013, cet entrepreneur trentenaire s’est lancé dans une aventure d’envergure : motiver de petites exploitations agricoles sénégalaises à mettre en ligne leurs productions afin de mieux les vendre.

L’idée d’une telle plate-forme lui est venue lors d’un concours d’entrepreneuriat social organisé par le groupe français France Télécom en 2011 : « Il s’agissait de développer des solutions en kit, dans la santé, l’éducation ou l’agriculture. Je me suis souvenu de scènes chez mes parents, lorsque des acheteurs en gros proposaient leurs prix pour écouler les stocks de fruits à Dakar ou à Ziguinchor. »

Ce diplômé de l’université Gaston-Berger à Saint-Louis du Sénégal s’est dit qu’il y avait moyen, au XXIe siècle, de simplifier tout cela informatiquement.

Un premier message rassurant
Pour rendre l’univers technologique le moins hostile possible, Aboubacar Sidi Sonko a choisi le nom traditionnel de Louma, qui signifie marché. « Des centaines de Louma ont lieu chaque semaine au Sénégal, explique-t-il. Le nom de ce site indique que nous proposons de faire de même, mais en ligne. » Sur la page d’accueil de M-louma.com, un premier message rassurant s’affiche : « La plate-forme qui connecte le monde agricole ». Apparaissent également des photos de piments, cajoux, oignons, sésame… Pour chaque produit sont précisés une quantité, une date d’expiration et un prix au kilo. Lorsqu’un produit spécifique est affiché en ligne, des alertes peuvent être envoyées par Sms à de potentiels acheteurs qui passent alors un ordre par téléphone portable.

Même si cette mise en ligne va dans le sens de l’histoire, le défi est de taille, reconnaît Aboubacar Sidi Sonko : « Il s’agit d’organiser la production autrement. C’est un véritable changement de culture. » Pour tester le concept, la plate-forme travaille actuellement « avec 5 groupements qui rassemblent 5.000 paysans de la zone maraîchère de Saint-Louis et de Dakar. » Le problème vient du fait que la majorité de ces exploitants ne sont pas habitués au numérique. « Nous utilisons donc les services d’un sociologue afin de les accompagner au mieux et favoriser l’évolution des mentalités », indique l’entrepreneur.

Pour que le site, qui emploie actuellement trois personnes, prenne toute son ampleur, Aboubacar Sido Sonko sait qu’il lui faut atteindre « une masse critique ». Il envisage donc une montée en puissance par zones géographiques en couvrant d’ici à fin 2015, la zone sud du Sénégal (Casamance et Ziguinchor) connue pour ses cultures de mangues, riz et arachides. « Puis ce sera en 2016, la zone orientale et enfin en 2017, l’ensemble du pays. Ce modèle est duplicable et nous avons déjà des sollicitations du Gabon, du Mali, de Côte d’Ivoire, du Bénin, prévoit le dirigeant. L’entreprise est à la recherche de partenaires financiers pour cibler l’Afrique francophone. »

Lemondeafrique

Adopté par 396 députés (123 ont voté contre), le rapport propose de clarifier les règles de responsabilité en cas de dommages causés par des robots, surtout par « la nouvelle génération de robots, qui peut être équipée de capacités d’adaptation et d’apprentissage qui entraînent une certaine part d’imprévu dans leur comportement ». Dans le cas d’un accident causé par une voiture autonome, une assurance obligatoire pourrait ainsi permettre de garantir un dédommagement, y compris en l’absence de couverture.

Le rapport contient également une charte éthique, des mesures sur la protection de la vie privée et des données, et invite à la création d’une Agence européenne pour la robotique. Mais deux de ses idées phare ont été complètement supprimées, et ce sont précisément celles qui avaient inspiré Benoît Hamon : la taxe robots, et le revenu universel. Le rapport proposait de « créer un impôt sur le travail réalisé par des robots », afin de compenser la destruction des emplois, et envisageait « l’introduction d’un revenu universel de base », « afin de maintenir la cohésion sociale et le bien-être social ».

Par le surfeur

Le réseau social veut concurrencer YouTube, et, potentiellement, Netflix et CNN...

Facebook produira-t-il un jour ses propres séries télé, comme Netflix et Amazon? L'entreprise a fait un pas dans cette direction, mardi, avec l'annonce du lancement d'une nouvelle application pour regarder des vidéos sur un téléviseur. Par ailleurs, le réseau passe aux vidéos en autoplay avec le son sur smartphone. L'app sera disponible «bientôt» et compatible avec les boîtiers Fire TV d'Amazon et Apple TV, qui permettent de regarder des contenus en streaming sur un téléviseur, ainsi que sur les télévisions connectées de Samsung, précise le réseau social. D'autres plateformes devraient suivre prochainement. Elle permettra au départ simplement de regarder plus facilement des vidéos publiées par les contacts de l'utilisateur sur Facebook ou sur les pages qu'il suit, ainsi que les vidéos en direct les plus populaires sur le réseau, ce qui pourrait permettre à Facebook de concurrencer les chaînes d'informations.

Des contenus maison ?
Cela pourrait toutefois être un petit pas vers un plan plus ambitieux évoqué par certains médias et visant à faire à terme de Facebook un concurrent sérieux pour YouTube (la plateforme de vidéo en ligne de Google/Alphabet), voire Netflix, et d'ainsi récupérer une part du lucratif marché de la publicité télévisée. Même Apple s'est récemment lancé sur le front des productions vidéos. Facebook a beaucoup investi dans la vidéo ces dernières années, et son patron-fondateur, Mark Zuckerberg, a de nouveau insisté sur son caractère prioritaire lors de la présentation des derniers résultats trimestriels du groupe début février. Il a assuré y voir «une méga tendance du même ordre (d'importance) que le mobile», qui a servi de locomotive au groupe ces dernières années.

L'indestructible téléphone Nokia 3310 devrait bientôt faire son grand retour
Avant l’iPhone, on ne jurait que par lui : le 3310. Indestructible, simple et fiable, le célèbre téléphone de Nokia demeurera à jamais inégalable. Bonne nouvelle : le 3310 devrait ressusciter, et une nouvelle version du modèle devrait prochainement être commercialisée.
Un reboot bon marché.

Le 3310 nouvelle génération devrait être présenté à la fin du mois de février lors de l’exposition du Mobile World Congress à Barcelone, tel que l’a révélé le blogueur américain Evan Blass, repéré notamment par sputniknews.com. Vendu au prix de 59 euros, le téléphone devrait fortement ressembler à son ancêtre des années 2000. Plus efficace et plus robuste qu’un iPhone, beaucoup moins cher (de loin), pourquoi s’en priver ? Sans oublier l’atout ultime du 3310 : le Snake.

Un humoriste britannique créé une appli de rencontre sur laquelle il est le seul homme inscrit
ntitulé « Shinder », en référence à l’application Tinder, le site permet à chaque internaute de s’inscrire via Facebook. Seule différence, seule les femmes peuvent accéder à l’application, les hommes eux reçoivent un message d’accueil expliquant que Shed Simove n’est « pour l’instant » hétérosexuel. Résultat, quand les nouvelles inscrites tentent de faire défiler les profils de célibataires, elles tombent systématiquement sur le profil du Britannique âgé de 45 ans. Interviewé par le tabloïd anglais, The Mirror, Shed Simove a expliqué avoir lancé cette application après avoir constaté qu’il était « difficile de se démarquer et de se faire remarquer.

Par le surfeur

« Nous, entreprises technologiques, devons créer des outils pour aider à réduire le volume de fausses informations », a déclaré le PDG du géant américain de l’informatique au journal britannique, Daily Telegraph, expliquant que cela doit se faire « sans empiéter sur la liberté d’expression et la liberté de la presse ».

« Nous traversons une période dans laquelle, malheureusement, ceux qui réussissent sont ceux qui s’emploient à faire le plus de clics possible, pas ceux qui essaient de transmettre la vérité. Cela détruit le cerveau des gens », affirme Tim Cook. « Nous sommes trop nombreux à nous plaindre de cela mais à n’avoir pas encore compris quoi faire », estime-t-il encore. Le patron d’Apple ne précise pas quels pourraient être ces outils, mais appelle à une « campagne de grande envergure » menée dans les écoles notamment. Ses propos interviennent après que Facebook, qui a été accusé de faciliter la diffusion de « fake news » lors de la dernière campagne présidentielle américaine notamment, a décidé en décembre d’offrir la possibilité à ses utilisateurs de lui signaler les fausses informations diffusées sur sa plateforme.

Objectif de ce dispositif ? Passer la porte de l'entreprise ou activer leur ordinateur sans leur badge...
Huit salariés d’une entreprise belge ont accepté de recevoir une puce électronique implantée dans leur corps. De la taille d’un grain de riz, elle est placée sous la peau de leur main. Grâce au dispositif, les volontaires pourront maintenant ouvrir la porte d’entrée de l’entreprise ou activer leur ordinateur sans badge.

L’idée ne fait pas l’unanimité
C’est par souci de pragmatisme que les dirigeants de Newfusion en sont venus à proposer les implants. « L’idée a germé après que plusieurs employés ont perdu leurs badges. Ici l’identification est 'sous-cutanée', vous l’avez toujours avec vous ! », explique à la RTBF Tim Pauwels, l’un des patrons. Cette puce qui contient des données personnelles du salarié coûte 100 euros, à la charge de l’entreprise.

Si les volontaires sont satisfaits du procédé, ça n’est pas le cas du président de la ligue des Droits de l’Homme belge, Alexis Deswaef qui pointe un risque de « flicage » des individus. « On peut savoir à quelle heure l’employé commence son service, quand celui-ci a pris sa pause cigarette… », a dénoncé le responsable.

Deux nouvelles montres LG débarquent et une vingtaine d'anciens modèles profiteront de la mise à jour dans les prochaines semaines...

La seconde tentative sera-t-elle la bonne ? Attendue à l’automne, la mise à jour 2.0 d’Android Wear, l’OS de Google pour montres connectées, a été officiellement lancée ce mardi. Comme Apple, Google met cette fois l’accent sur le sport et le paiement mobile. L’entreprise cherche surtout à couper le cordon entre montres et smartphones, en misant sur une app store dédiée et en intégrant son Assistant. Reste à voir si cela sera suffisant pour faire décoller un marché moribond, qui a reculé de 51 % au troisième trimestre 2016, selon les estimations de l’institut IDC. Parmi les nouveautés principales d’Android Wear 2.0, on trouve :

Le paiement mobile Android Pay arrive, pour les modèles équipés d’une puce NFC. Google Fit peut mesurer des mouvements variés (abdos, squats, tractions) mais aussi le nombre de répétitions à la salle de gym avec des haltères. Pas de natation en revanche, avec des modèles qui ne sont toujours pas étanches. La version Wear de la boutique Play permet d’installer des apps directement depuis la montre. L’interface est revue et mise beaucoup sur le scrolling, qui peut s’effectuer avec une molette, comme sur l’Apple Watch.

Pas de date pour les nouvelles montres en France
Selon Google, la mise à jour sera déployée au cours des prochaines semaines, en France y compris, sur une vingtaine de modèles sortis depuis 2015 (liste complète ici). L’entreprise en a profité pour dévoiler deux nouvelles montres de LG, la Watch Style et Watch Sport. Elles seront vendues aux Etats-Unis à partir du 10 février et dans les prochaines semaines dans huit pays. Malheureusement, comme pour le Pixel et le casque de réalité virtuelle Daydream View, la France est encore absente du roadmap Google, avec des montres qui seront disponibles « ultérieurement » dans l’Hexagone.

Le hardware qui semble stagner est sans doute l’aspect le plus décevant des annonces. La Watch Sport (349 dollars) offre des fonctions avancées grâce à ses puces GPS et NFC, mais c’est un monstre de 14 mm d’épaisseur. Et selon les tests de The Verge et d’Android Central, la batterie a du mal à tenir une journée complète. La Watch Style a le problème inverse : elle est plus fine (11 mm) et bénéficie d’une meilleure autonomie mais on ne peut pas l’utiliser pour payer ou faire son footing en laissant son smartphone à la maison. Bref, il faut encore choisir entre les fonctionnalités, la performance et le design. De 2014 à 2017, rien n’a vraiment changé.

Par le surfeur

Le fondateur du réseau social a posté vendredi 27 janvier un long message dans lequel il révèle le parcours de ses parents... 

« Mes arrière-grands-parents étaient originaires d’Allemagne, d’Autriche et de Pologne », voilà comment le très puissant fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a commencé le message posté vendredi 27 janvier sur sa page officielle. « Les parents de Priscilla [sa femme] étaient réfugiés Chinois et Vietnamien. Les Etats-Unis sont un pays d’immigrés et nous devrions être fiers de cela. Comme beaucoup d’entre vous, je suis préoccupé par l’impact du récent décret signé par le Président Trump », poursuit l’homme d’affaires.

Dans le viseur de l’entrepreneur, la décision actée le 27 janvier, permettant aux autorités américaines d’interdire pendant trois mois, l’arrivée de ressortissants de sept pays musulmans : Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. A l’exception de leurs ressortissants détenteurs de visas diplomatiques et officiels et qui travaillent pour des institutions internationales. Le président américain a également suspendu, jusqu’à nouvel ordre, l’accueil des réfugiés syriens.

Partagée 536.000 fois et commentée par des milliers de personnes ce samedi soir, la tribune de Zuckerberg est suffisamment rare pour être relevée. Son engagement avait déjà fait l’occasion d’une tribune en décembre 2015, lorsque Donald Trump a proposé pour la première fois, l’interdiction de territoire aux musulmans. Sur Twitter, depuis, les internautes s’activent depuis, pour dénoncer cette décision. Vendredi, le mot-clé #MuslimBan (« Interdiction des musulmans »), rassemblait déjà des milliers de messages de protestation et d’indignation de responsables politiques, associatifs ou membres de la société civile du monde entier. Jamais directement engagé pour un parti politique, la mobilisation récente de Zuckerberg a alimenté récemment de nombreuses rumeurs faisant état d’une candidature à la prochaine élection présidentielle américaine.

Interrogé par Buzzfeed, le fondateur de Facebook a répondu clairement « non ». Dans le cadre de ses bonnes résolutions pour 2017, le dirigeant de 32 ans s’est fixé un objectif qui a tout de la tournée de campagne électorale avant l’heure : visiter chacun des Etats américains pour y rencontrer un maximum de citoyens.

Par le surfeur

Quelque 120 réseaux de caméras ont été infectées sur les 187 que compte la capitale américaine...

La majorité des caméras de vidéosurveillance utilisées par la police de Washington (Etats-Unis) ont été paralysées entre les 12 et 15 janvier dernier. Les responsables de ce chaos ? Deux logiciels malveillants de type ransomwares (ou « rançongiciels ») qui ont rendu impossible l’enregistrement des images pendant ces quatre jours.

Vite avertir les services informatiques de la capitale
L’attaque a été détectée après que les policiers se sont aperçus que les caméras disposées sur quatre sites différents ne fonctionnaient pas. Ils ont illico averti les services informatiques de la capitale américaine. En analysant le circuit défaillant, la société en charge de la maintenance a vite remarqué la présence des deux malwares. Au bout du compte, ce sont 123 réseaux de caméras (jusqu’à quatre caméras par site) qui ont été touchés, sur les 187 que compte la ville. L’intrusion qui s’est déroulée à une semaine de l’investiture de Donald Trump s’est limitée au système de la vidéosurveillance, en circuit fermé. Si le blocage a été accompagné d’une demande de rançon, la ville a assuré au Washington Post n’avoir rien eu à payer. Pour se débarrasser du logiciel malveillant, les informaticiens se sont contentés de réinitialiser le réseau. Alors qui était derrière cette demande de rançon ? La source de l’attaque fait encore l’objet d’investigations de la part des autorités.

Montpellier : Des tables connectées pour commander son café sans appeler le serveur
A l’Agora, on met les pieds sous de drôles de tables depuis une quinzaine de jours. Le café et restaurant, situé sous la nef de la gare Saint-Roch à Montpellier (Hérault), propose désormais à ses clients de passer commande sans faire appel à aucun serveur : seize écrans tactiles permettent de consulter les menus, de prendre connaissance des caractéristiques des plats proposés et de choisir son repas… Mise en place par la start-up montpelliéraine Awadac, la technologie permet aussi d’évaluer la qualité de son service et de passer le temps en s’adonnant à un jeu de cartes. On peut même indiquer quand on est particulièrement pressé…

Faire gagner du temps aux clients et aux serveurs
« Nous sommes partis du constat que l’on trouve bien souvent le temps long dans les cafés ou les restaurants, notamment lorsqu’on se trouve dans un environnement stressant, comme une gare ou un aéroport, souligne Jérémy Cazalas d’Awadac. L’objectif est de faire gagner du temps au client, mais également au serveur, afin qu’il puisse se consacrer plus facilement à un travail de conseil… » Mais pour Awadac, il n’est pas question que ces tables tactiles remplacent à terme l’humain : « Au contraire, note Jérémy Cazalas. Nous nous apercevons, dans certains cas, que le dispositif entraîne des ventes additionnelles, ce qui pourrait créer de l’emploi. » La technologie est également testée dans un fast-food à Pérols, où elle propose de s’adonner à des jeux ou de lire la presse et au bar les Trois-Grâces sur la place de la Comédie, à Montpellier, où elle permet de consulter les cartes. Prochainement, d’autres fonctionnalités devraient compléter l’offre, comme la réservation de son taxi, souligne la start-up montpelliéraine, incubée au Business innovation center.

Par le surfeur

Le porte-parole de Trump devient un phénomène viral après sa première conférence de presse.

« C’était la plus grande foule qui ait jamais assisté à une investiture. Point barre», a assuré l’attaché de presse de Trump, suscitant la moquerie…

Au lendemain de sa prestation de serment, le nouveau président des Etats-Unis Donald Trump s’en est pris samedi avec véhémence aux médias, accusés d’avoir menti sur l’estimation du nombre de personnes ayant assisté à la cérémonie.

« Honnêtement, cela avait l’air d’un million et demi de personnes, cela allait jusqu’au Washington Monument », a-t-il affirmé, contre toute évidence, à l’occasion d’une visite au siège de la CIA. « Je regarde cette chaîne de télévision, et ils montraient des pelouses vides et parlaient de 250.000 personnes », a-t-il encore dit. « C’est un mensonge », a-t-il poursuivi.

« Point barre »
Samedi soir, dans la foulée, Sean Spicer, porte-parole de M. Trump s’en est pris avec force aux journalistes, dénonçant des tentatives « honteuses » de minimiser selon lui le succès populaire de la prestation de serment du nouveau président. « Ce fut la plus grande foule jamais vue lors d’une investiture, point barre », a-t-il affirmé, sans fournir d’éléments concrets pour appuyer ses dires.

Une sortie qui a suscité de très nombreuses moqueries sur le réseau social Twitter via la création du mot-clé « SpicerFacts » (« Les faits de Spicer »). Un compte parodique du même nom « Spicer Facts », a également été lancé dans la soirée. Le principe est simple, asséner un fait complètement improbable assorti de l’expression « point barre », utilisée par le porte-parole.

Par le surfeur

« Hease » va être présenté cette semaine lors de ce rendez-vous mondial de l’innovation technologique…

Il mesure 1,55 m et est doté d’une intelligence artificielle qui, selon ses concepteurs, le rend drôle et attachant. Cette semaine, Hease va faire sa première apparition mondiale au Consumer electronic show (CES) de Las Vegas, dédié à l’innovation technologique internationale.

Ce robot d’accueil a été créé en cinq mois seulement par la start-up Hease Robotics fondée entre Rhône et Saône par Max Vallet, un « multi-entrepreneur » de 30 ans, et Jade Le Maître, docteur en robotique. « En faisant des recherches, je me suis aperçu qu’en matière de robotique, ce que je cherchais n’existait pas. Il manquait un robot capable de renseigner de manière autonome les gens et d’interagir avec eux de manière ludique », explique Max Vallet. Après avoir sondé des aéroports, des gares et de grands magasins, le jeune entrepreneur réalise que, comme lui, ces entreprises aimeraient pouvoir être dotées d’un robot capable de venir en aide au personnel et d’accueillir et renseigner le public là où la présence humaine se fait plus rare.

« Hease a deux usages. Il vient en complément du personnel d’accueil pour l’aider dans des tâches qui pourraient être données à un robot et lui permettre de se recentrer sur des missions plus gratifiantes. Mais il assure également le service d’accueil dans les lieux où cela n’existe pas ou pas de manière satisfaisante comme les aéroports la nuit, les gares ou dans les magasins trop grands pour trouver rapidement du personnel », ajoute Max Vallet. Hease ne se contente pas, selon ses créateurs, d’indiquer où sont situés les toilettes, le rayon enfant ou d’informer sur les horaires d’ouverture. Le petit robot, équipé d’un écran tactile, est doté d’une intelligence artificielle et d’un système de télé présence qui lui permettent de se balader dans un lieu et de répondre et d’interagir avec son utilisateur.

En vente fin 2017
Au lendemain du salon de Vegas, les entrepreneurs devraient expérimenter leur prototype dans des entreprises qui auraient déjà montré un grand intérêt pour le robot d’accueil à Lyon et dans d’autres villes françaises. « Cette phase va durer de janvier à septembre. Puis au cours du dernier trimestre 2017, nous lancerons la commercialisation de Hease », ajoute le président de la start-up, qui a investi 70 % de fonds propres dans sa société pour donner naissance « à ce gros bébé ».

Par le surfeur

Développé par la start-up montpelliéraine Specktr, ce « gant connecté » permet à celui qui l’enfile de contrôler, créer ou mixer sa musique d’un simple mouvement de la main.

« Le gant fonctionne en Bluetooth sur toutes les applications tablettes et smartphones qui permettent de mixer ou de faire du son, confie Thomas Chrysochoos, fondateur du projet, qui a bénéficié d’un financement participatif, il y a quelques mois. Il permet de créer sa musique sans toucher à rien. Juste en bougeant la main et les doigts. » Volume, effet… Rien n’échappe au gant de Specktr, qui a fait sensation lors du dernier salon CES de Las Vegas, référence mondiale en matière de technologie. « Ce sont des capteurs sur les doigts et sur le dos de la main qui permettent de repérer les gestes », note l’ingénieur, passionné de musique assistée par ordinateur depuis plus de 15 ans.

Et si l’envie d’un mini-concerto vous tente à l’heure de l’apéritif, vous pouvez très bien faire fonctionner jusqu’à six gants sur un même appareil. L’entreprise, accompagnée par Cap Omega, a déjà été approchée par des distributeurs partout dans le monde… Patience. Disponibles en précommande, les premiers gants seront livrés en mars. Ils sont disponibles en version grand public (179 euros) ou professionnelle (279 euros), avec plus de fonctionnalités. « Pour les DJ, c’est un vrai plus, qui permet de ne plus avoir le nez sur les platines, et d’interargir plus facilement avec le public », note le créateur.

Par le surfeur

Fallou Diop : Penchant mobile

13 Jan 2017
253 times

Le téléphone portable est devenu, aujourd’hui, un véritable phénomène dans notre société. Hier, objet de toutes les convoitises, il était hors de portée du commun du Sénégalais moyen. Seule une élite de nantis, de privilégiés, pouvait posséder ou offrir des portables. Aujourd’hui, comme pour la plupart des Sénégalais, le portable appartient bien au quotidien de Fallou Diop. Ce dernier ne lésine pas sur les moyens en cas de nouvelle offre sur le marché.

Pour Fallou Diop, le téléphone portable est avant tout un phénomène de mode, il évolue continuellement en fonction des besoins du consommateur. « Les portables font appel à des technologies récentes qui évoluent très vite. Il en est de même pour les ordinateurs. Ainsi, au bout de deux ans, un téléphone va paraître complètement dépassé par ses fonctionnalités », explique ce fou du mobile scotché au volant de sa voiture. A côté de sa chaise, deux appareils de marque Samsung S5 et d’un IPhone 6. Tantôt le téléphone collé à l’oreille, en conduisant d’une main, ignorant les exigences de la prudence la plus élémentaire.

Le rendez-vous est pris en ce jour de lendemain de Noël, direction une boutique Tecno mobile de la place pour s’offrir l’un des produits phares de Tecno Telecom en mode sur le marché. Derrière les baies vitrées, des objets de tous genres installés. Face à l’embarras du choix, Fallou n’a pas mis du temps à porter son choix sur la Tecno Phantom 6 qui est le produit phare de Tecno Telecom pour l'an 2016. Un smartphone qui tourne sous Android 5.1.1 Lollipop, une caméra principale de 13 Mégapixels, une caméra secondaire de 8 Mégapixels, une Ram de 3 Go, 32 Go d'espace de stockage et une batterie en parfaite autonomie, lit-on sur la boite qui couvre l’appareil.

« C’est exactement le profil que je cherchais », dit-il. En effet, pour posséder cet appareil mobile « tant convoité », il faudra débourser une somme d’environ 140.000 FCfa. Fallou n’a pas hésité à mettre la main à la poche. Pour lui, la somme déboursée n’est pas importante, l’essentiel, c’est de posséder l’un des produits phares de Tecno mobile. La passion de ce professeur de mathématiques pour le mobile ne se limite pas là. Il fait tout pour s’offrir un appareil haut de gamme, profitant ainsi de ses avantages, notamment ses applications. « Plus sérieusement, les possibilités technologiques des téléphones portables croissent de manière exponentielle, d'où la nécessité, si l'on veut profiter des dernières avancées de téléphonie mobile, de changer régulièrement de terminal », explique Fallou, pressé de découvrir son nouveau joyau.

Au total, dix cellulaires utilisées en l’espace de cinq ans, soit un ratio d’un portable tous les six mois. Ces statistiques montrent ô combien Fallou est un véritable consommateur de téléphones portables, pour reprendre ses propres termes.

Une dizaine de marques en l’espace de cinq ans
A l’époque du Motorola au Tecno mobile actuel en passant par Nokia, Samsung entre autres, il a connu tous genres de cellulaires qui ont fait la une du marchémobile. « Je ne peux pas utiliser un téléphone portable pendant une certaine durée, maximum deux ans, puis je m’en débarrasse », affirme Fallou, la trentaine révolue. Ces téléphones, une fois utilisés en une courte durée, sont souvent revendus ou offerts. « La plupart des téléphones que j’ai eu, je les offre à un membre de ma famille. Il m’arrive, parfois, de les revendre. Et avec une petite somme ajoutée à la transaction, j’obtiens un appareil neuf », poursuit Fallou Diop. Entre lui et le mobile, c’est une histoire d’amour fondé dans l’éternité. Les avancées technologiques comme l'intégration de nouvelles fonctionnalités ou de meilleures qualités (appareil photo intégré, lecteur mp3, vidéos possibles, etc.) poussent ce professeur de mathématiques à adhérer davantage au mobile. Mais pas question de se laisser emporter par les folies du mobile au point de perdre la concentration sur les cours.

Par Aliou FAYE (stagiaire)

Cette fois, c’est la fin. Pour Yahoo ! et pour sa PDG Marissa Mayer. Lorsque la vente du cœur de métier de l’ancien géant d’Internet à l’opérateur de télécoms Verizon sera finalisée, à hauteur de 4,8 milliards de dollars, une nouvelle entreprise naîtra, Altaba, son conseil d’administration passera de onze à cinq membres, et Marissa Mayer partira.

Le dernier chapitre d’un feuilleton, débutée comme une success story pour se terminer en mission impossible. Lorsqu’en juilllet 2012, Marissa Mayer, 37 ans dont 13 chez Google, devient la numéro 1, elle est présentée comme une surdouée, une workaholic,la femme la plus puissante de la Silicon Valley. S’il existe une personne dans le world wide (web) pour sauver Yahoo !, c’est elle. Car le groupe pionnier des Internets va mal, la faute aux Google et Facebook.

Trop de rachats
En l’an 2000, Yahoo ! valait 128 milliards de dollars. Et douze ans plus tard ? A peine 20 milliards. La première mission de Marissa était donc de sortir du rouge et de retrouver la croissance. Ce qui n’arrivera jamais. Pourtant, en 2015 par exemple, le chiffre d’affaires est en hausse de 7,6 %, à presque 5 milliards de dollars, mais une fois déduits les revenus reversés à des partenaires, il se révèle en recul.

Dépenser sans compter. Trois milliards de dollars, c’est la somme que la « golden girl » a lâchée pour s’offrir une trentaine de start-ups, à même d’assurer l’avenir de Yahoo ! Aucune ne donnera le change, surtout pas Tumblr, offert pour 1,1 milliards et évalué aujourd’hui pour à peine 230 millions. En revanche, Yahoo ! n’a pas réussi à réinvestir le champ de la vidéo, une de ses priorités, avec les acquisitions avortées de Dailymotion ou Hulu. Conséquence, le groupe a été obligé de mettre en place un plan de la dernière chance, avec suppression de 15 % de ses effectifs, fermeture de nombreux bureaux à travers le monde, arrêt de certaines activités et focus sur trois de ses plateformes : Yahoo Search, Yahoo Mail et Tumblr. L’idée était d’économiser 400 millions, mais cela ne suffira pas.

Piratages monstres
Coup de grâce, Yahoo ! a vu son image de marque se dégrader au fil des années, des concurrents (Facebook, Google…) et des scandales. En septembre dernier, l’entreprise annonce qu’elle a été victime d’un pirate fin 2014. 500 millions de comptes utilisateurs sont concernés. Trois mois plus tard, rebelotte et pire : « Yahoo pense qu’une tierce partie non autorisée a volé, en août 2013, des données liées à plus d’un milliard de comptes. » Soit le plus gros vol de données utilisateurs de l’histoire.

Le bad buzz intervient en pleines négociations entre Yahoo ! et son acheteur Verizon. Ce dernier aurait demandé alors « une ristourne ». Quant à Marissa Mayer, Nicholas Carlson, auteur de Marissa Mayer and the Fight To Save Yahoo !, tempère son échec : « Sauver Yahoo ? Il n’y avait peut-être personne pour le faire. »

Le magazine du Washington Post publie un numéro dédié aux femmes et fait une énorme erreur en Une. Le magazine gratuit du quotidien de la capitale américaine a mis en Une un article dédié à une manifestation pour les droits des femmes...

L’erreur a été repérée par une internaute qui a posté la couverture sur le réseau social Twitter. Son message et la photo de la Une ont été massivement partagés poussant le quotidien à réagir. Il faut reconnaître que la maladresse ne saute pas immédiatement aux yeux. Quelques heures après la publication et la distribution aux quatre coins de Washington D.C, l’équipe du journal a décidé de publier, toujours sur Twitter, un message d’excuse.

C’est une bien belle boulette. Vendredi 5 janvier, le quotidien gratuit Express appartenant au très prestigieux Washington Post a eu la bonne idée d’illustrer sur sa Une, un article dédié à l’organisation d’une grande manifestation en faveur des droits des femmes, avec le symbole masculin. L’erreur a été repérée par une internaute qui a posté la couverture sur le réseau social Twitter. Son message et la photo de la Une ont été massivement partagés poussant le quotidien à réagir. Il faut reconnaître que la maladresse ne saute pas immédiatement aux yeux. Quelques heures après la publication et la distribution aux quatre coins de Washington D.C, l’équipe du journal a décidé de publier, toujours sur Twitter, un message d’excuse.

« Nous avons fait une erreur sur la couverture de ce matin et nous sommes particulièrement gênés. Nous avons utilisé le symbole masculin au lieu du féminin », a reconnu le titre avant de publier une nouvelle version de la couverture, telle qu’elle aurait dû être imprimée.

Comment une telle erreur a-t-elle pu se produire dans une rédaction, fondée en 2003, et qui dispose de plusieurs chaînes ou processus de validation ? Plusieurs femmes journalistes ont évoqué l’absence ou le manque de femmes parmi les effectifs chargés de l’édition, un internaute allant jusqu'à insinuer que la rédaction ou les graphistes se seraient fait piéger par une rapide recherche Google, faisant apparaître le symbole masculin lorsque le féminin est recherché. D’autres, enfin, ont fustigé l’utilisation d’une photo d’agence, initialement réalisée sur fond blanc, transformé en rose sur la couverture du quotidien.

Par le surfeur

Le constructeur allemand a annoncé un partenariat avec Intel et MobileEye...

BMW dans la course. Le constructeur automobile allemand prévoit de mettre une flotte de test de 40 véhicules autonomes sur les routes d'ici le deuxième semestre 2017, dans le cadre de l'alliance qu'il avait annoncée cet été avec les groupes américain Intel et israélien Mobileye.

Les tests seront menés à l'échelle mondiale, en commençant par les Etats-Unis et l'Europe, avec des berlines BMW série 7 équipées de technologies développées par Intel et Mobileye, ont annoncé les trois entreprises mercredi à Las Vegas, à la veille de l'ouverture du salon technologique CES.
La BMW iNEXT en 2021?

En août, BMW avait alors affiché l'ambition de commencer une production en série d'un modèle d'ici 2021 (iNEXT), et les tests sur route annoncés mercredi vont constituer "une étape importante" en vue d'atteindre cet objectif, a souligné Klaus Fröhlich, membre du conseil de surveillance de BMW en charge du développement.

Les trois entreprises disent avoir développé sur ces six derniers mois une "architecture modulable" pour une conduite "sans chauffeur" sur autoroutes et en milieu urbain, "qui peut être adoptée par d'autres développeurs et constructeurs automobiles", selon un communiqué où elles se disent ouvertes à des contributions d'autres sociétés.

Une vingtaine d'entreprises sur le pont
Les voitures autonomes s'annoncent comme un thème fort cette année du CES, qui ouvre ses portes officiellement jeudi. Plusieurs acteurs du secteur sont venus à Las Vegas avec des prototypes futuristes et font des démonstrations de leurs technologies dans les rues de la ville. La plupart des grands constructeurs, mais aussi plusieurs groupes technologiques comme Alphabet, la maison mère de Google, ou Uber travaillent actuellement sur les voitures sans chauffeur, considérées par beaucoup d'observateurs comme l'avenir de l'automobile avec les motorisations électriques. Mobileye avait aussi annoncé il y a quelques mois une autre alliance, avec l'équipementier automobile basé en Angleterre Delphi, en vue de développer un système de conduite autonome qui serait mis à la disposition des constructeurs dès 2019, et dont ils prévoient aussi des démonstrations aux CES.

Par le surfeur

Quand la technologie essaie de combler les kilomètres qui séparent ceux qui s’aiment...

L’outil qui permettra bientôt d’embrasser à distance s’appelle Kissenger, contraction de « kiss » et de « messenger ». Cet outil, composé d’un boîtier plastique et d’un coussinet en caoutchouc, envoie le baiser en temps réel vers la personne choisie, rapporte Gizmodo.

Grâce à des capteurs, l’application enregistre la forme des lèvres et la pression du baiser pour le dupliquer à l’identique, comme si vous étiez à côté. Pas besoin de compétences particulières, juste d’un peu de second degré pour embrasser votre téléphone.

La valeur d’un baiser connecté
Pour Emma Yann Zhang, l’un des membres de l’équipe à l’origine du projet, qui a parlé à Gizmodo, « les humains vont devenir de plus en plus intimes avec les intelligences artificielles et les robots. La possibilité d’échanger un baiser pourrait être un facteur important de ce rapprochement. »

L’application n’est pas encore commercialisée et des tests sont en cours pour évaluer à quel point ce baiser ressemble à un vrai, s’il peut apporter autant qu’un vrai bisou. Les résultats ne sont pas encore publics mais sur les réseaux sociaux, les internautes sont sceptiques.

Dans un monde en mouvement, le futur des relations de couple sera-t-il connecté ? Des entreprises se sont déjà penchées sur la question, à l’image de Kiiroo.
Cette start-up hollandaise commercialise des sex-toys connectés pour les couples qui veulent faire l’amour à distance. Un dispositif qui fonctionne de la même manière que Kissenger. Une interface connectée, deux webcams et deux gadgets synchronisés sont nécessaires pour cette nouvelle expérience du couple.

Les débats vont même plus loin. Lynne Hall, chercheuse au département de sciences informatiques de l’université britannique de Sunderland, citée par l'AFP, estime que les robots eux-mêmes pourraient créer « une expérience sexuelle fantastique ». Selon elle, les avantages des robots sont nombreux, comme l’absence de maladie ou la possibilité de contrôler les choses. Demain, les intelligences artificielles ne seront peut-être plus un intermédiaire, mais une expérience à part entière.

La Google Car est-elle morte ? Ce n’est pas vraiment clair. Mardi, le groupe Alphabet, maison mère de Google, a annoncé qu’il donnait son indépendance à sa division en charge de développer les voitures autonomes en créant l’entreprise Waymo. Alors que le site The Information affirme que Google a abandonné l’idée de construire sa propre citadine sans chauffeur, il semble que la nouvelle structure se concentrera sur la technologie et des partenariats. Selon Bloomberg, Waymo pourrait lancer un service de VTC autonome en partenariat avec Fiat-Chrysler d’ici fin 2017, venant ainsi concurrencer Uber. Pour lors d’une conférence, mardi, l’entreprise n’a rien annoncé.

« C’est un signe que la technologie est arrivée à maturité », explique John Krafick, le patron de Waymo, qui était auparavant responsable du projet de la technologie autonome développé depuis environ sept ans par Google. « On peut imaginer que notre technologie peut être utilisée dans des voitures de particuliers, l’autopartage » et dans les transports publics, a énuméré Krafick, ancien patron de Hyundai Amérique du Nord.

Par le surfeur

L’énergie de la lentille est produite par le clignement de l’œil...

On savait que Samsung travaillait à la mise au point de lentilles de contact connectées. Le constructeur coréen a fait un pas de plus, en publiant un brevet au début de l’été sur le sujet. S’il ne s’agit pas d’un produit fini, le géant de l’électronique imagine au moins comment il pourrait être.

La lentille de contact décrite sera alimentée en énergie, rapporte 01net. Celle-ci sera fournie par un élément qui produira de l’électricité en convertissant l’énergie générée par le mouvement de l’œil. Samsung a même prévu un condensateur miniature, capable de stocker l’énergie en cas de besoin.

Côté utilisateur, la lentille sera munie d’un écran et d’un capteur photo. L’écran permettra de consulter des données issues d’internet. Quant au capteur photo, il permettra de prendre un cliché en un clignement d’œil ou de capturer une vidéo fidèle au regard.

D’autres constructeurs électroniques se sont placés sur la technologie des lentilles connectées. Sony a déposé un brevet pour un système d’appareil photo ayant la forme d’une lentille de contact. Google irait plus loin en préparant une lentille connectée directement greffée sur l’œil.

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