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Who's Who

Who's Who (14)

De par son expérience, ce prêtre érythréen tente d’apporter des solutions sociales et politiques en faveur des migrants en Italie et ailleurs. Il est devenu l’ange-gardien du respect des droits aux réfugiés.

Arrivé lui aussi comme migrant en Italie à l’âge de 16 ans, il sait ce que signifie quitter son propre pays, l’Érythrée, et affronter toutes les péripéties bureaucratiques pour obtenir le statut de réfugié. En 1992, il a connu des conditions d’accueil difficiles en Italie mais « pas pire qu’aujourd’hui », précise-t-il.

En effet, la loi Martelli (1990) prévoyait une aide financière aux demandeurs d’asile. Les réfugiés percevaient 27.000 lires par jour, soit l’équivalent de 14 euros, de quoi se louer une chambre et faire quelques courses. Depuis les lois Turco Napoletano (1998) puis BossiFini (2002), cette dernière faisant l’objet d’une polémique au sujet des droits aux demandeurs d’asile, les choses se sont compliquées.

« Confinés dans des centres d’accueil, les réfugiés n’ont plus d’interaction avec la société italienne. Ils sont entretenus à l’intérieur de ghettos, dans la précarité la plus totale ». Dans un contexte de crise économique, où la politique italienne a tendance à bloquer les frontières plutôt que de venir en aide aux migrants, Don Mussie Zerai ne lâche pas prise, en œuvrant notamment pour qu’une loi italienne assure aux réfugiés une insertion sociale, culturelle et économique dans le pays. Les parlementaires italiens de centre gauche et de centre droit le consultent régulièrement pour son expertise. « Malgré leurs bonnes intentions », Don Mussie Zerai déplore de ne voir aucun fait concret.

Ce sacerdoce est à l’écoute des migrants quelle que soit leur provenance ou leur religion. Il n’intervient pas au nom du Vatican mais en tant qu’humanitaire « poussé par la foi en Dieu ». Néanmoins, il réfère quotidiennement ces actions au Secrétariat du Vatican. Et la dernière intervention du Pape François, saluant « le travail de tous ceux qui viennent en aide aux migrants », à l’occasion de la Journée mondiale des migrants et des réfugiés, dimanche 19 janvier 2014, le conforte dans son action.

Sénégalo-malienne, Aissa Maiga est à la fois comédienne et scénariste. Née en 1975, sa carrière débute en 1997 lorsqu’elle décroche son premier rôle sur grand écran, dans Saraka Bo.

Elle fait des apparitions dans Les Cordier, juge et flic et Commissaire Moulin.

Puis, elle revient au cinéma avec L’un reste, l’autre part, puis dans Les Poupées russes en 2005. L’année suivante, elle enchaîne avec le thriller Caché, puis dans Bamako qui lui vaudra une nomination pour le César du Meilleur espoir féminin.

En 2007, la revoilà aux côtés de Romain Duris dans L’âge d’homme… maintenant ou jamais.

Par Oumar BA

Franco-Sénégalaise née au Bénin, Germaine Acogny était-elle prédestinée à faire rayonner la danse contemporaine africaine dans le monde entier ? Peut-être. La chorégraphe de 70 ans a d’abord dirigé, de 1977 à 1982, l’école de danse fondée à Dakar par Maurice Béjart et Léopold Sédar Senghor, Mudra Afrique.

Puis, en 1998, elle lance sa propre structure, l’École des sables, à Tubab Dialaw. Pour définir le style qui l’a popularisée, elle dit : "J’ai pris l’essence des danses traditionnelles d’Afrique de l’Ouest et des danses que j’ai apprises en Europe, et j’ai créé ma propre technique où les mouvements sont initiés par la colonne vertébrale." Ce qu’elle craint par-dessus tout ? Que "la civilisation fasse perdre l’émotion de la danse".

Par Oumar BA

En mai 2013, Aïchatou Mindaoudou a été nommée chef de l’une des plus importantes opérations de maintien de la paix des Nations unies : l’Onuci, en Côte d’Ivoire. Depuis, cette diplômée en droit dirige en toute discrétion plus de 6.000 Casques bleus. Il faut dire que cette Nigérienne de 55 ans maîtrise les arcanes de la diplomatie multilatérale.

Elle fut ministre des Affaires étrangères pendant dix ans (sous Mamadou Tandja), ce qui l’a amenée à présider le Conseil des ministres pour la médiation et la paix de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), avant de représenter l’Onu au Darfour de 2012 à 2013.

« Derrière son sourire quasi permanent se cache une forte personnalité et une intellectuelle d’une grande sérénité. Même quand Kadhafi convoquait des ministres pour les sermonner, elle restait de marbre », se souvenait il y a quelques mois Cheikh Tidiane Gadio, l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères.

Par Oumar BA

Certes, la chef de la Commission de l’Union africaine (Ua) n’est pas épargnée par les critiques. Mais ce qui lui est reproché souligne, en creux, son influence. Ainsi, Nkosazana Dlamini-Zuma, 65 ans, ne s’impliquerait pas assez dans la résolution des crises (notamment en Afrique de l’Ouest et en particulier dans la lutte contre le virus Ebola) car son véritable objectif serait de succéder à son ex-mari, Jacob Zuma, à la présidence sud-africaine en 2019. La petite phrase lâchée par ce dernier en avril dernier – l’Afrique du Sud pourrait être dirigée par une femme "plus tôt qu’on le pense" – a d’ailleurs donné corps à cette hypothèse. D’autant que son mandat à l’Ua prend fin en 2016, soit juste à temps pour se lancer dans la bataille pour l’investiture du Congrès national africain (Anc), où son poids est très important (elle a été ministre sans interruption de 1994 à 2012).

À supposer que telle soit son intention, son poste actuel lui permettrait de parfaire sa stature internationale pendant de précieux mois. Au cours de cette période, les chefs d’État du continent, dont certains sont tentés de modifier la Constitution de leur pays pour se maintenir au pouvoir, pourront sans doute compter sur son soutien. En octobre, n’a-t-elle pas déclaré sur Radio France internationale (Rfi) ne voir aucun inconvénient aux changements constitutionnels consensuels ?

Par Oumar BA

Transsexuelle assumée sur un continent où l’homosexualité est parfois considérée comme un crime, l’Angolaise Titica – d’origine congolaise par son père – est bien plus qu’une star de kuduro (littéralement "cul dur" en portugais), cette musique devenue populaire dans le monde entier.

À 27 ans, Teca Miguel Garcia (de son nom d’homme) est devenue une icône pour les transgenres qui voient en elle l’espoir de vivre leur identité sexuelle au grand jour. "Je ne pense pas que mes chansons pourront complètement changer les mentalités, a-t-elle confié à Jeune Afrique. Mais au moins sensibilisent-elles le public à nos souffrances… Il n’est pas normal que les gays ne puissent vivre normalement !"

Active pour sensibiliser son public au Vih, la chanteuse de Chao Chao est depuis 2013 ambassadrice de bonne volonté de l’Onusida.

Dans la catégorie « icônes », le chirurgien et gynécologue congolais Denis Mukwege, 61 ans, côtoie des célébrités mondiales comme Leonardo DiCarprio, Adele, Usain Bolt, Lewis Hamilton, Marilynne Robinson, Jordan Spieth, Karlie Kloss ou encore Nicki Minaj. « L’homme qui répare les femmes » victimes des violences sexuelles dans l’est de la Rd Congo est qualifié de « source de force et sanctuaire dans une terre de violence et de désespoir » par Jill Biden qui signe sa présentation dans Time.

L’épouse du vice-président américain Joe Biden revient notamment sur sa première rencontre avec le médecin, plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel, à l’hôpital de Panzi à Bukavu que le docteur Mukwege a créé pour soigner les victimes de viols et autres violences sexuelles devenues une arme de guerre dans la région des Grands Lacs. Au-delà de réparer les femmes et les filles, le docteur Mugwege est [leur] espoir », souligne Jill Biden.

Par Oumar BA

En un an, elle est passée du statut de sage étudiante de la prestigieuse école d’art dramatique de Yale à celui de star mondiale. Après avoir crevé l’écran fin 2013 dans 12 Years a Slave, du réalisateur britannique Steve McQueen, Lupita Nyong’o, 31 ans, a vécu une année 2014 digne d’un film hollywoodien : près de 25 récompenses, dont l’oscar du meilleur second rôle féminin, des dizaines de tapis rouges, plusieurs contrats d’égérie de grande marque (Lancôme, Miu Miu…)…

Elle a même été élue plus belle femme du monde par le magazine américain People. Rarement une actrice noire n’aura été aussi encensée. Née au Mexique, la jeune femme a grandi au Kenya, le pays d’origine de ses parents – un sénateur et une communicante -, avant de poursuivre ses études aux États-Unis. Afropolitaine par excellence, elle arbore des cheveux crépus et un style vestimentaire aux influences multiples. "Je me souviens d’un temps où moi aussi je ne me sentais pas belle. J’allumais la télévision et je ne voyais que des femmes au teint clair. Je me couchais chaque soir en priant Dieu de m’éclaircir la peau pendant la nuit… Jusqu’au jour où j’ai découvert Alek Wek [mannequin sud-soudanais]. En la regardant, j’ai senti un bourgeon naître en moi", a-t-elle déclaré. De quoi inspirer toute une génération de femmes noires, en Afrique ou ailleurs, notamment via les réseaux sociaux (1,9 million de fans sur Facebook, 1,3 million sur Instagram…). La belle, qui enchaîne désormais les projets, sera à l’affiche du prochain Star Wars.

En créant, en 2002, la Dakar Fashion Week, Adama Ndiaye, 38 ans, est devenue l’une des principales figures de la mode sur le continent. Depuis 2010, elle organise des Black Fashion Weeks à Montréal, Prague, Bahia et Paris. Critiquée en France pour son supposé communautarisme, la styliste laisse dire : "La Black Fashion Week, c’est d’abord une histoire de culture, pas de couleur. D’ailleurs, la mode n’a pas de couleur."

Née à Kinshasa de parents sénégalais, Adama Ndiaye a attrapé le virus de la mode alors qu’elle débutait en France une carrière dans la banque. À 23 ans, elle crée sa ligne de vêtements, qu’elle baptise du surnom que lui donne sa famille : "Adama Paris".

Adepte d’une tendance "afropolitaine" métissant l’enracinement africain et les cultures urbaines occidentales, celle qui partage sa vie entre Los Angeles, Paris et Dakar multiplie les initiatives : elle a créé les Trophées de la mode africaine et lancé, en avril 2014, Fashion Africa TV, la première chaîne de télévision africaine 100 % mode.

Remis le 19 décembre, le travail de la commission d’enquête des Nations unies sur les violations des droits l’Homme en Centrafrique risque d’être abondamment commenté. Mais il en faudra plus pour déstabiliser Fatimata Mbaye, l’un de ses auteurs.

L’avocate mauritanienne de 56 ans, première personne du continent africain à avoir obtenu le prix international des droits de l’Homme de Nuremberg, en 1999, a dû s’émanciper d’un mariage forcé (elle avait 12 ans, lui 45) pour pouvoir suivre des études de droit et devenir la première femme inscrite au barreau de Nouakchott. Ses combats pour le droit des femmes et contre la discrimination dont sont victimes les Noirs mauritaniens l’ont conduite en prison en 1986.

Torturée, elle en est ressortie cinq ans plus tard, plus déterminée que jamais à poursuivre la lutte. Présidente de l’Association mauritanienne des droits de l’Homme (Amdh), elle a reçu en 2012 des mains de Hillary Clinton le prix américain Trafficking in Persons Report, qui récompense les héros de la lutte contre le trafic d’êtres humains.

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