grandair

Le Khalife général de Pire, Serigne Moustapha Cissé est décédé samedi à Dakar à l’âge de 83 ans, annonce Radio Sénégal. La même source précise que son enterrement est prévu cet après-midi à Pire, dans la région de Thiès. Serigne Moustapha Cissé a été pendant plusieurs années ambassadeur et conseiller spécial des présidents Léopold Senghor et Abdou Diouf.

APS

Comme tout club promu, l’ambition de Génération foot était le maintien. Mais chemin faisant, les Académiciens ont constaté qu’il était possible de brûler les étapes. Ce, d’autant que c’est à la mode depuis quelques trois saisons au Sénégal. Le dernier exemple est l’Us Gorée, champion sortant dès son retour dans l’élite après quelques années de purgatoire. A la base de cet exploit marqué par une large domination du championnat dès leur première expérience dans l’élite, l’organisation interne a joué un rôle capital.

Outre ses infrastructures, l’Académie de Deni Biram Ndao a fait la différence grâce à son approche très professionnelle. A Génération Foot, aucun détail n’est laissé au hasard dans la préparation des matches. Ainsi, le sacre est arrivé certes plus tôt que prévu, mais mérité. En tous cas, les statistiques le prouvent. Outre l’avance de 10 longueurs au sommet, ils détiennent la meilleure attaque et le meilleur buteur. D’un coup d’essai, Génération Foot a réussi le coup de maître. Pour une première expérience dans l’élite, l’équipe a fait plus que tutoyer les présumés « grands » de la classe. Après un faux pas d’entrée (1-2) à domicile, face au Casa Sports, le 5 novembre 2016, le vice-champion en titre de la Ligue 2 et second promu de la précédente saison s’est aussitôt relancé à Saint-Louis (4-3) contre la Linguère lors de la 2e journée. « Et c’est à partir de la 8e journée qu’on a commencé à y croire après notre victoire contre Gorée (2-0), le champion en titre », retient Abdoulaye Sarr, le directeur technique du club. Naturellement satisfait de la performance de ses protégés, l’ancien coach des Lions reconnaît cependant, qu’en début de saison, il ne s’attendait à ce sacre prématuré. « Vu le travail qui se fait ici, on a dit que l’objectif dans un premier temps, c’est le maintien et on a toujours travaillé ainsi. Mais, chemin faisant, on a constaté que le sacre était dans nos cordes. Et je pense que c’est un objectif assez mesuré parce qu’on ne pouvait pas arriver de la Ligue 2, trouver des équipes rompues à la tâche et décréter le titre de champion comme objectif. Ce serait vraiment trop ambitieux, voire manquer de respect au football. Le maintien, c’était dans nos cordes parce que ce que nous faisions depuis quatre ans pouvait nous permettre de penser au maintien ».

Et c’est depuis la 8e journée, quand ils ont occupé la première place que l’espoir a commencé à prendre forme, même s’ils n’entendaient pas mettre trop de pression sur les frêles épaules de leurs jeunes joueurs. En effet, malgré la suite des bons résultats enregistrés, notamment face aux ténors de la Ligue 1 dont NGB Niary Tally entre autres victimes des Académiciens, « l’objectif était toujours le maintien », d’après Abdoulaye Sarr qui se veut modeste.

Malédiction du titre de champion
Coach Abdoulaye SarrDepuis quelques saisons, le titre de champion du Sénégal ressemble à un cadeau empoisonné. C’est une malédiction pour le détenteur qui a non seulement la peine à le conserver, mais à défendre sa place dans l’élite. Les cas de l’As Pikine, de l’As Douanes sont édifiants. En attendant le cas de l’Us Gorée qui n’a pratiquement plus son destin en mains. Mais le directeur technique de Génération Foot a son analyse de cette situation. « Avec ma modeste expérience, je crois qu’on n’a pas encore des clubs assez forts. On a des joueurs talentueux, mais c’est au niveau des clubs où se situe le vrai problème. Des clubs qui, à y voir de très près, n’ont pas de vrais patrimoines et qui dépendent des infrastructures de l’Etat. Il s’y ajoute que sur le plan global, la prise en charge des joueurs sur le plan diététique pose problème ». Partant de son expérience avec le Diaraf, « un club traditionnel », il pense que les clubs ont encore beaucoup d’efforts à faire.

Avoir certes des joueurs talentueux ne saurait suffire pour être fort et aller à la conquête de l’Afrique. Ce que je remarque dans certains pays, il y a au moins une locomotive, ou deux à trois clubs qui tirent les autres vers le haut. Ce n’est pas le cas au Sénégal. Sinon avec l’avènement des centres de formation, on peut se donner de l’espoir dans ce sens, mais les centres de formation ont pour vocation de former des joueurs destinés à être expatriés. Et cela pose problème. Un champion au Sénégal, dès la saison suivante, perd tous ses meilleurs éléments. Il faut donc recommencer. Donc c’est un éternel recommencement. Alors si on n’arrive pas à stabiliser nos effectifs, je pense que ce serait utopique de penser faire du chemin en Afrique. A l’interne, il y a des problèmes à régler. Les clubs n’ont pas de patrimoine, ils n’arrivent pas à stabiliser leur effectif. Ainsi, ils n’ont pas le temps de mettre en place beaucoup plus de cohésion dans leur jeu. Alors, si le club champion n’arrive pas à conserver son effectif, même si l’entraineur reste, ce n’est pas une garantie. Les clubs qui gagnent en Afrique ont leur propre patrimoine », persiste-t-il.

Autant de préalables que son nouveau club est en train de mettre en place pour éviter non seulement de subir le même sort que ses prédécesseurs au trône, mais faire mieux en Afrique. En tous cas, il veut d’abord poser les bases du succès en partant de son « expérience en Afrique » pour réussir une campagne internationale. Dans son Académie, il assure que les pensionnaires sont dans de bonnes conditions pour réussir les meilleures performances.

« Ils sont pris en charge sur tous les plans dans un cadre social, médical », rassure M. Sarr pour justifier les performances de son équipe.
Records effacés

En plus de la domination des débats, Génération Foot est en voie de battre tous les records. Avec dix points de différence sur son dauphin, le Gfc, Génération Foot est sur un nuage. Depuis l’avènement du football professionnel au Sénégal, rares sont les champions qui ont autant survolé une édition.

A 54 points, (en attendant son dernier match de cet après-midi contre son dauphin) et une meilleure attaque forte de 49 buts et, cerise sur le gâteau, le meilleur buteur de la saison, Ibrahima Niane (16 buts) qui vise aussi un autre record, Génération Foot est un beau champion. En fait, les dirigeants ont pris l’option, à un moment donné, de sacrifier les autres fronts pour mieux se concentrer sur le championnat. Pour rappel, ils sont détenteurs de la Coupe du Sénégal en 2015 face au Casa Sports. Et pour la Ligue des champions, Abdoulaye Sarr se veut ambitieux mais il reste un peu prudent.

Il attend de réunir les moyens qu’il faut pour fixer ses ambitions. « J’attends de connaître le budget qui sera arrêté par le Conseil d’administration pour me prononcer sur ses ambitions en Afrique ».

Par Ansoumana Sambou

L’hippodrome municipal Ndiaw Macodou Diop de Thiès abrite, cet après-midi, la 18e journée hippique de la saison. Trois courses sont inscrites au programme dont 2 fusions avec 25 chevaux au total. La 1ère fusion regroupant les chevaux des groupes 2 et 3 est constitué de 9 concurrents tandis que la seconde qui concerne les poulains de 3 ans et le groupe 1 est au nombre de 6 partants ; ils évolueront sur 1650 m alors que les Pda (poulains de 3 ans) qui ouvriront les débats rivaliseront sur 1200 m. Ils seront 10 sur la ligne de départ.

Les partants :
10 Pda (1200m) : Ndeye Fall, Thiono du Reer, Rajaab, Adji Diop, Lek Daour Mbaye, An Nuur, Amine, Lat Dior Diop, Adja Cheikh, Dalikoor
1ère Fusion 9 partants groupe 2 et 3 (1650m) Maleen, Samuel, Arif, Mandel, Doumayene, Niody, Mbar Ngone, Mamie Ngone, Barakatou
2e Fusion Pta et Groupe 1 (1650 m) Betty Bao, Darou Khoudoss, Maître, Acte de Noblesse, Aminata Marie, Mbenda Fall

EL Hadj Yamar DIOP

A Génération Foot, rien n’est laissé au hasard dans la gestion du calendrier. Tout est programmé dans la préparation des matches. Documents à l’appui, le directeur technique, Abdoulaye Sarr, dévoile fièrement leur plan de travail. Des courbes indiquant l’évolution de l’équipe pendant toute la saison, permettant ainsi à la Direction technique de rectifier là où c’est nécessaire, mais aussi « un suivi médical très pointu » dont bénéficient les pensionnaires. Ce sont, entre autres, les secrets de la réussite des Académiciens qui n’ont pratiquement rien à envier les clubs européens. « On ne laisse aucun détail au hasard. Nos adversaires sont filmés, supervisés puis visionnés sur vidéo avant de les rencontrer.

Sur le plan de la logistique, on ne se plaint pas trop, même s’il y a des choses à améliorer. Notre cellule de recrutement fait le tour du pays pour détecter les talents », résume Abdoulaye Sarr pour justifier que les résultats de son équipe « ne relèvent pas du hasard ». Fort de son expérience dans certains clubs traditionnels comme le Diaraf, Laye Sarr est bien placé pour mesurer le retard accusé par plusieurs clubs sénégalais sur ce plan.

Il cite des clubs à l’image du Tout-Puissant Mazembé du Congo comme référence à copier pour espérer tutoyer les grands en Afrique.

A. SAMBOU

A Génération Foot, rien n’est laissé au hasard dans la gestion du calendrier. Tout est programmé dans la préparation des matches. Documents à l’appui, le directeur technique, Abdoulaye Sarr, dévoile fièrement leur plan de travail. Des courbes indiquant l’évolution de l’équipe pendant toute la saison, permettant ainsi à la Direction technique de rectifier là où c’est nécessaire, mais aussi « un suivi médical très pointu » dont bénéficient les pensionnaires. Ce sont, entre autres, les secrets de la réussite des Académiciens qui n’ont pratiquement rien à envier les clubs européens. « On ne laisse aucun détail au hasard. Nos adversaires sont filmés, supervisés puis visionnés sur vidéo avant de les rencontrer. Sur le plan de la logistique, on ne se plaint pas trop, même s’il y a des choses à améliorer. Notre cellule de recrutement fait le tour du pays pour détecter les talents », résume Abdoulaye Sarr pour justifier que les résultats de son équipe « ne relèvent pas du hasard ». Fort de son expérience dans certains clubs traditionnels comme le Diaraf, Laye Sarr est bien placé pour mesurer le retard accusé par plusieurs clubs sénégalais sur ce plan. Il cite des clubs à l’image du Tout-Puissant Mazembé du Congo comme référence à copier pour espérer tutoyer les grands en Afrique.

A. SAMBOU

L’Egyptien Mohamed Salah va quitter l’AS Rome pour rejoindre Liverpool et le Championnat d’Angleterre pendant cinq ans, pour un montant de transfert estimé à 39 million d’euros, ont annoncé les Reds jeudi soir.

Mohamed Salah, âgé de 25 ans, a aussi joué pour Bâle, Chelsea et la Fiorentina, et compte 52 sélections en équipe nationale (29 buts marqués). «Mohamed possède le mélange parfait d’expérience et de potentiel, c’est un transfert vraiment enthousiasmant pour nous. Salah a marqué un total de 19 buts pour la Roma - deuxième cette saison derrière la Juventus Turin - toutes compétitions confondues (41 matches disputés, dont 31 en Serie A).

AFP

Le Sénégal sera bien représenté lors des 8e Jeux de la Francophonie qui se déroulent du 21 au 30 juillet prochain à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Des artistes et créateurs sénégalais, cette année, mettront en lumière la créativité sénégalaise et tenteront d’obtenir, pour la première fois, des distinctions dans 11 des 12 disciplines culturelles et de création programmées durant ces jeux. Nous présentons, ici, huit de ces 11 artistes et groupes.

Balla Ndao, sculpteur : Un génie du fer
Balla Ndao est un sculpteur autodidacte riche de plus d’une décennie de pratique. Sa particularité est qu’il ne soude pas le fer. Il l’attache de ses mains agiles. N’a-t-il pas dit lui-même ceci : « Quand je voyage, je n’apporte rien à part ma trousse ». Ce sont les faveurs du Ciel qui le guident dans ses pérégrinations. Le natif du Djolof décline sa vision du monde et délivre message universel qui part de la singularité à la généralité des choses, des êtres pour lire entre eux le néant empli de sens. La « Récréation », une de ses œuvres, en atteste largement. Récemment, l’humaniste a exposé ses œuvres sculpturales à l’espace Poulet de Gruissan à Paris. A travers « Le voyage africain », il porte un regard venu d’Afrique sur une humanité tant par ses vicissitudes que par les beautés qu’elle donne à voir. Il prépare actuellement une autre exposition en France, terre qu’il a si souvent enchantée, avec des œuvres monumentales de 7 mètres de hauteur et 12 mètres de longueur.

Mbaye Babacar Diouf, artiste plasticien : Un magicien de la calligraphie
Il fait aujourd’hui la fierté du Sénégal dans le domaine des arts plastiques. Mbaye Babacar Diouf participe actuellement à la grande exposition « Trésors de l’Islam en Afrique » de l’Institut du monde arabe à Paris ouverte jusqu’au 30 juillet prochain. Cette exposition retrace les processus de transmission et d’appropriation de l’Islam par les peuples africains. Produit de l’Ecole des Beaux-Arts de Dakar, Mbaye Babacar Diouf est titulaire d’un master de l’Institut supérieur des Arts et des Cultures (Isac) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Son travail, s’inspirant de la richesse graphique des signes, rappelle ses souvenirs d’enfance de l’école coranique. L’œuvre de Babacar est une sorte de quête d’harmonie et d’équilibre. Magicien de la calligraphie arabe, il rend hommage à cette forme d’écriture qui a permis à l’humanité de fixer son histoire dans le temps de l’éternité et de léguer un message à la postérité. Né en 1983 à Rufisque, l’artiste s’est intéressé, depuis l’enfance, au dessin, en gribouillant ses cahiers d’écolier. C’est ainsi que l’art va occuper une bonne partie de son temps. En 2010, il a tenu sa première exposition dans le cadre de la programmation « Off » de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar. Par la suite, il est invité à l’exposition « Off » de cette biennale en 2014 et dans le « In » en 2016. Membre de l’équipe nationale de karaté, le jeune plasticien comptabilise actuellement une vingtaine de médailles dans cette discipline. Mbaye Babacar Diouf représentera le Sénégal aux prochains Jeux de la Francophonie dans la discipline peinture.

Crazy Eléments, danse urbaine : Les fous « voltigeurs »
Ils ont du talent. Ils sont agiles, gracieux et ont fini de dompter leurs corps en constante métamorphose sur les scènes qu’ils déchirent de leurs prouesses. « Crazy Elements », groupe de danse urbaine qui a fusionné avec deux autres formations, a été créé en 2005. Ben-J, qui a blanchi sous le harnais, en est la figure de proue. A l’occasion du Battle national de danse hip hop organisé à Kolda en 2016, cette bande de « bateleurs » a remporté le « Battle of the year ». C’est également le premier groupe sénégalais qui a participé à la coupe du monde de break dance en Allemagne, en 2014. Aujourd’hui, ces jeunes marchent sur les plates-bandes des nations fortes de cette discipline artistique comme l’Afrique du Sud et le Maroc. Ils ont, par leur maîtrise et leur persévérance, fait découvrir au monde le génie sénégalais en la matière. Les membres de « Crazy Elements » s’emploieront sans doute à montrer toutes les facettes de leur art lors des 8e Jeux de la Francophonie qui se déroulent à Abidjan. Dans une de leurs performances, ils rendront hommage au défunt percussionniste Doudou Ndiaye Rose.

Awa Moona Yanni, chanteuse : Une voix de l’Afrique
Sa voix puissante accroche les mélomanes dès les premières secondes de sa prestation. A ce don, s’ajoute une présence, une aisance scénique devrait-on dire, qui est le prototype des grands artistes. Awa Moona Yanni dégage une énergie débordante. Elle est un talent à l’état pur. Née à Cotonou d’un père Sénégalais et d’une mère franco-togolaise, Moona évolue, depuis 2011, dans le milieu hip hop. On l’a très tôt prédestinée à une carrière musicale avec un père mécène, musicien, amateur de jazz et de musique classique. La chanteuse a été également influencée dans sa tendre enfance par divers styles musicaux à l’image du Ragtime, du Rythm and blues, de la Soul, de la variété africaine et de la World music. Moona a fait des études en droit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Son passage à l’écran, en tant qu’animatrice, a été un grand succès. Après ses premiers pas à la 2Stv, elle intègre l’émission matinale de la Rts, « Kenkéliba ». La sortie d’un premier album en 2009 (« A fleurs de mots ») traçait déjà les voies du succès à ce membre du Collectif des artistes unis pour le rap africain (Aura). « J’ai l’immense honneur de représenter le Sénégal dans la catégorie chanson. Je réserve des morceaux de mon répertoire et de mon premier album (A fleurs de mots) et futur album qui sortira d’ici quelques temps », avance-t-elle. Moona va représenter le Sénégal dans la catégorie chanson. C’est son titre « Qui », s’inspirant d’une chanson du célèbre discours de Malcolm X « Who taught you to hate yourself » de son futur album, qui a été sélectionné.

Compagnie Pasytef, danse : Explorateurs de rythmes
Cette compagnie de danse, qui existe depuis 2003, est composée de 5 danseurs dont 2 filles. Elle a été créée par Pape Sy. Ces corps habiles se meuvent dans tous les univers de rythmes par leur créativité. La danse, ici, n’est pas un trivial mouvement. Elle est une idée, un message. Celui qu’ils délivreront à l’occasion des 8e Jeux de la Francophonie s’émeut de la situation de ceux qui font la manche, la quête avec leurs sébiles mais ils en donnent une signification singulière. Le geste est altier. Il ne renvoie pas à la misère routinière ambiante. Oumar Cissé, à qui l’Association de la presse culturelle du Sénégal a décerné le prix d’encouragement lors de la dernière célébration de la Journée mondiale de la danse pour la promotion de cette discipline, est le leader du groupe. Il est le formateur et directeur artistique de Dalifort danse festival. Omar Sène est passé entre les mains de plusieurs grands noms du paysage artistique sénégalais.

Mame Fara ndiaye, conteur : Sur les pas de son sage maître...
Jusqu’ici, il était peu connu du public. Mais, ce manque de visibilité n’enlève en rien au mérite et au talent de Mame Famara Ndiaye. Etudiant en Sciences juridiques et politiques à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il suit aujourd’hui les traces de son maître, encadreur et immense conteur sénégalais, Babacar Mbaye Ndack, par ailleurs président de l’Association des conteurs du Sénégal. Mame Famara est plongé depuis très jeune dans l’univers du conte en tant qu’élève du professeur Babacar Mbaye Ndack en Histoire et Géographique au Lycée Mame Thierno Birahim Mbacké. Néanmoins, les nuits du conte et les spectacles à Blaise Senghor éveillent davantage son amour et déchaînent sa passion pour le conte. Candidat du Sénégal dans la catégorie « Conte et conteurs », Mame Fara Ndiaye va présenter un conte sur le leadership des enfants.

Mohamed Mbougar Sarr, écrivain : Une plume rafraîchissante
Mouhamed Mbougar Sarr est ce jeune écrivain de moins de trente ans à la plume rafraîchissante et mature. L’auteur de « Terre Ceinte », son premier roman qui a reçu plusieurs distinctions internationales, a fait ses études secondaires au Prytanée militaire de Saint-Louis et des études supérieures à l’École des hautes études en sciences sociales. Sa nouvelle « La cale » a reçu le prix Stéphane-Hessel en 2014.

Ndèye Fatou Thiam, photographe : Œil magique
De son nom d’artiste Ina Makosi, Ndèye Fatou Thiam est photographe-vidéaste et manager de projets notamment Urban Doc qui est le premier centre de documentation en hip hop et cultures urbaines et Urban Women Week, un festival dédié aux femmes s’activant dans les cultures urbaines. Par l’image, cette talentueuse photographe consigne la mémoire du hip hop sénégalais et en livre une vision à la fois poétique, fragmentée et réaliste. L’image est, ici, voyage. Elle « piste » les scènes, ceux qui la font et enchantent par leur art.

Mais aussi...
Les autres représentants du Sénégal lors de ces 8e Jeux de la Francophonie sont l’Ong Concept de Malick Faye dans la discipline Création pour le développement durable, Mouhamadou Moustapha Diop pour la Création numérique et Moctar Ndiaye Dicko en jonglerie avec ballon (free style ball)

Par Ibrahima BA et Alassane Aliou MBAYE (Photos : Pape SEYDI)

Elle a été choisie après un long casting, par le réalisateur Alain Gomis, pour incarner l’héroïne de son dernier film à succès, « Félicité ». La Congolaise, Véronique Tshanda Beya, n’avait jamais imaginé devenir actrice. « Félicité est une vie réelle de tous les jours des femmes qui se battent pour s’en sortir», se plait à expliquer la Kinoise, aujourd’hui sous les projecteurs. Nous sommes allés à sa rencontre lors de son dernier séjour à Dakar.

C’est un conte de fée : une jeune femme Congolaise, remarquée par un réalisateur franco-sénégalais devient subitement une véritable star, une vedette de cinéma. Avec, dans les deux cas, un torrent de louanges pour l’actrice, au point que beaucoup de critiques ont été subjugués de ce succès surprenant. Taille forte, démarche posée, teint clair, dire que Véronique est une comédienne qui séduit, relève d’une lapalissade. De Paris à Kinshasa où elle vit, l’héroïne du film « Félicité », Véronique Tshanda Beya, est devenue une vedette, grâce au premier rôle que lui a confié le réalisateur Alain Gomis.

Avant cette nouvelle vie, la jeune femme était dans le commerce informel et faisait la navette entre la Chine et Kinshasa pour vendre des habits. « J’ai eu mon baccalauréat en Sciences commerciales et administratives et un diplôme Graduat en Gestion financière/Option Marketing. Après ma formation, il n’y avait pas de travail. Je me suis lancée dans le secteur informel ensuite dans mes affaires privées », retrace-t-elle.

Aujourd’hui, Véro a construit une passerelle entre ce monde du business et le cinéma. Déjà, durant son enfance, elle regardait beaucoup de films. « Quand j’étais plus jeune, j’aimais beaucoup regarder les films d’action que je connaissais par cœur ; nous étions une bande de cinéphiles. Je voulais m’inscrire à une école de théâtre ; mais ma grande sœur qui m’a élevée après la mort prématurée de mes deux parents s’y était opposée. Elle voulait que je sois une grande dame : ministre, députée ou cadre quelque part. Il y avait une réticence », évoque la Kinoise.

Sa chance est venue d’une amie qui lui avait fait part d’un casting. Elle s’y rend devant un parterre de candidates, parmi elles, celles qui crevaient déjà le petit écran à Kinshasa. Après une sélection rigoureuse, Véronique fera finalement partie des deux dernières retenues pour incarner le personnage central du film de Gomis. Félicité, une chanteuse de bar à fort caractère à la recherche d’argent, d’un film dont elle ne connaissait pas encore le scénario. Suspense ! Sa concurrente étant une comédienne confirmée, elle n’imaginait pas être choisie, ce qui arriva pourtant.

Commence alors pour Véro Tshanda Beya un mois de formation accélérée au jeu et au chant avec un coach venue de France et l’interprète vedette du Kasaï All Stars dont la musique joue un rôle central dans le film. « Un calvaire », dit-elle sobrement, surtout « pour passer de la Véro naturelle à la Tshanda chanteuse », en apprenant des morceaux « qui duraient parfois dix bonnes minutes ».

Combat pour la dignité
Après avoir fait le premier casting au Congo Kinshasa, l’actrice vient à Dakar pour encore postuler. Lorsqu’elle le raconte à sa sœur, cette dernière fut surprise. Orpheline, ayant un enfant à nourrir, cette jeune femme avait l’abnégation en bandoulière. « On a fait 6 à 7 castings pour déterminer finalement les rôles. On a commencé le premier casting en février 2013 et les premiers tournages en août de la même année. Mes concurrents ont étudié l’art, moi je ne l’ai jamais étudié. Je me considérais comme novice. Des fois, je me décourageais ; mais une partie du public m’encourageait. Le réalisateur a détecté en moi, ce qu’il n’a pas trouvé chez les autres. Après trois castings, j’ai commencé à prendre goût. Un ami, dans le milieu, m’a convaincu que j’avais l’art dans le sang », explique-t-elle. Emue, pour le premier succès du film, elle affirme avoir perdu l’humour à la première question de presse.

« Je ne savais pas quoi répondre. Pour dire vrai, je ne m’attendais pas à un tel succès. Je ne savais pas quoi faire ; c’était trop grand pour moi. Mais j’ai appris à maîtriser mes sentiments », souligne-t-elle.

Avec le succès qui a suivi « Félicité », dans son village natal, Véro n’était « pas bien dans sa peau », car on la regardait autrement. « Avant, j’étais à l’aise, car je passais inaperçue. Je sortais faire la fête quand je voulais. Mais, ce succès a changé le mode de toute une vie », avance Véronique. D’ailleurs, du fait des réseaux sociaux et articles de presse, la comédienne fait beaucoup attention. « Je voudrais avoir une vie normale comme avant », confie-t-elle ; elle avoue même que ce succès lui a ouvert des portes, comme sa présence à l’audience accordée par le président Sall aux cinéastes sénégalais le 10 mai dernier.

« Des gens pensent qu’on a beaucoup d’argent. Les voyages donnent des idées aux autres. A défaut de partager, on finit par être diabolisé. C’est pourquoi nous préservons et soignons notre image », dit-t-elle. Dans la vie, la Kinoise porte sur le bout des doigts la parité et l’émancipation de la femme. « Mon combat, c’est la dignité de la femme. Je me bats pour les femmes fortes. Je parle de la vraie parité, mais au fond, il n’y en a pas », affirme la comédienne qui déplore que des femmes soient maltraitées après l’obtention d’un enfant hors mariage.

« Les hommes vous rejettent comme un malpropre. Nous connaissons ces humiliations. Mais, il ne faut pas se décourager. Il faut se battre pour que cet enfant-là réussisse, car il est un trésor », avance-t-elle.

Son regard sur le cinéma africain lui fait constater qu’il y a du talent avec une variété artistique. « C’est une richesse. Dans ce domaine, le Sénégal a atteint un niveau important. De notre côté, il faut que le gouvernement congolais nous aide en construisant des salles de cinéma de qualité. Le président sénégalais, qui a mis 1 milliard de FCfa dans le Fopica, compte l’augmenter à 2 milliards de FCfa. L’activité cinématographique rapporte beaucoup d’argent. Cela fait mal s’il n’y a pas de retombées au niveau des acteurs… », regrette Véronique Tshanda Beya.

Par Serigne Mansour Sy CISSE

Trias Culture, avec le soutien de l’Ambassade d’Espagne au Sénégal, a lancé, mardi 20 juin et ce jusqu’au 30 septembre 2017, le concours d’art numérique « Africa Artbox ».

Le concours d’art numérique « Africa Artbox », destiné à tout artiste numérique africain ou non africain vivant en Afrique, a été lancé mardi 20 juin dernier. Selon un communiqué de presse, cet appel à projet cherche à stimuler la créativité, la recherche et l’expérimentation des nouveaux langages esthétiques en Afrique, un continent qui accueille une grande partie de la jeunesse mondiale, et qui défie tous les obstacles pour s’intégrer aux nouvelles cultures immatérielles et mobiles issues des technologies numériques actuelles. Le concours qui se poursuit jusqu’au 30 septembre 2017, est ouvert à tout artiste africain et non africain vivant en Afrique et âgée de plus de 18 ans.

« L’artiste lauréat obtiendra une résidence de création au centre international « Plataforma Bogotá », un laboratoire interactif d’art, science et technologie basée à Bogotá -Colombie, lui offrant la possibilité de réaliser son projet de création dans un espace collaboratif et entouré d’une équipe expérimentée et pluridisciplinaire », informe le document écrit.

Créé en 2008 au Sénégal, Trias Culture vise à promouvoir l’utilisation des technologies numériques au service de la création artistique et le développement des entreprises créatives au Sénégal et en Afrique. À cet effet, il a mis en place diverses initiatives : des ateliers de création numérique en collaboration avec des artistes, des ateliers techniques en partenariat avec des professionnels venus de divers domaines (informaticiens, développeurs, etc.), des conférences au Sénégal et à l’international, entre autres.

Trias Culture s’est aussi affiné au cours des rencontres et des échanges à l’occasion de différents rendez-vous professionnels autour de la création numérique, tels que Créa Numérica, le Marché international d’Art numérique à Bruxelles.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Il n’a tourné qu’une petite vingtaine de films en 46 ans de carrière et pourtant l’acteur britannique qui a fêté cette année ses 60 ans est considéré comme l’un des meilleurs acteurs au monde. Récompensé par une centaine de prix, Daniel Day Lewis est l’unique comédien à avoir remporté trois Oscars. A l’occasion de son retrait du 7e art, voici cinq films qui ont compté dans sa carrière.

My Left Foot
En 1989, Daniel Day Lewis décroche son premier Oscar en rentrant dans la peau de l’artiste-peintre et poète irlandais infirme Christy Brown. L’acteur affirme son style en refusant de quitter son personnage, une méthode qui deviendra sa marque de fabrique. Il passe ainsi des mois en fauteuil roulant, même entre les prises, et se fait nourrir à la cuillère afin de comprendre au mieux son personnage.

Au nom du père
Quatre ans plus tard, il est à nouveau nommé aux Oscars grâce à une histoire vraie, celle de Gerry Conlan, accusé injustement d’être l’auteur d’attentats terroristes pour le compte de l’Ira dans les années 70. Là encore, le Britannique ne prend pas son rôle à la légère. Il perd plusieurs kilos et demande à subir des interrogatoires corsés comme son personnage dans le film.

Gangs of New York
Après cinq années d’absence, Daniel Day Lewis revient au cinéma et choisit Martin Scorsese qui l’avait déjà dirigé dans «Le Temps de l’innocence». Le personnage violent de Bill le Boucher, dans le New York du XIXe siècle pris entre les communautés immigrées et mafieuses, lui vaut une troisième nomination à la statue dorée et un beau succès au box-office.

There Will be Blood
19 ans après son premier Oscar, l’acteur en décroche un deuxième grâce à Paul Thomas Anderson et son interprétation hallucinante de Daniel Plainview, un homme violent et sombre qui fait fortune dans le pétrole dans l’Ouest américain au début du XXe siècle. L’interprétation profonde et habitée de l’Anglais est unanimement saluée par les critiques

Lincoln
Au cours de sa carrière, Daniel Day Lewis avait déjà dit non à Steven Spielberg pour «La Liste de Schindler», tout comme il avait refusé de jouer dans «Le Patient anglais», «Philadelphia», «Le Seigneur des anneaux» ou «Entretien avec un vampire». Pour ce biopic d’Abraham Lincoln, l’acteur a failli décliner l’offre. Convaincu par son ami Leonardo DiCaprio, il accepte finalement, mais demande à Spielberg un an de préparation qu’il a occupé à lire une centaine d’ouvrages sur le sujet et à adopter les postures, les gestes et le timbre de voix du président américain. Résultat, en 2012, l’acteur obtient son troisième Oscar et entre définitivement dans la légende.

AFP

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