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Les éleveurs saluent la décision de l’exécutif de durcir les peines contre le vol de bétail. Dans une déclaration lue par Asmaou Kandé, présidente du Directoire régional des femmes en élevage (Dirfel) de Kolda, ils réaffirment leur adhésion à la politique du chef de l’Etat en faveur du sous-secteur de l’Elevage. Ils demandent l’application des dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale sur le vol de bétail sur l’impulsion des ministères des Forces armées, de l’Intérieur et de la Justice et le renforcement des capacités d’intervention des forces de défense et de sécurité pour mettre les voleurs de bétail hors d’état de nuire. Ils réclament également la réactualisation et l’application de la législation pour un meilleur contrôle des denrées alimentaires d’origine animale afin d’assurer leur traçabilité et lutter contre les abattages clandestins. 
 
Autres points évoqués dans la Déclaration de Kolda, c’est le recensement du cheptel national, l’élaboration d’une réglementation pour doter le Sénégal d’un fichier national d’identification du bétail et la mise en place des comités locaux de vigilance dans toutes les communes du pays pour combattre ce fléau.
 
Les différents orateurs qui se sont succédé à la tribune ont, tour à tour, dénoncé le vol de bétail et réclamé des sanctions exemplaires contre les voleurs et leurs complices. Pour Yaya Sow, vendeur de bétail dans le département de Koumpentoum, les voleurs sont parmi les éleveurs. Il salue l’excellent travail accompli par le ministre de l’Elevage et des productions animales Aminata Mbengue Ndiaye pour sortir l’élevage de l’ornière. Il a, par ailleurs, dénoncé l’accaparement des terres dans les communes rurales, le manque de parcours de bétail qui est à l’origine des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs, les difficultés d’accès au foncier et au crédit bancaire qui pénalisent le sous-secteur de l’élevage.         
 
Elhadji Ibrahima THIAM et Assane SOW (Envoyés spéciaux) et Mamadou Aliou DIALLO
 

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ et le président de la Banque islamique de développement (Bid), Ahmad Mohamed Ali AL-Madani ont signé, hier, à Djeddah, des accords de financement pour la réalisation du Train express régional Dakar-Aibd et le Palam 2 pour 19.500.000 d’euros, soit près de 211 milliards de FCfa.

La Banque islamique de développement (Bid) a accordé, hier, un important financement pour la réalisation du Train express régional et le Palam 2 (Programme d’alphabétisation et d’apprentissage des métiers pour la Lutte contre la pauvreté), annonce un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances. L’accord de financement a été signé, à Djeddah, par Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et le président de la Bid, Ahmad Mohamed Ali Al-Madani. Selon M. Bâ, ces conventions de financement sont au cœur du dispositif de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent. D’abord le Train expresse régional pour lequel la Bid apporte un financement de 300 millions d’euros, soit environ 197 milliards de FCfa, contribuera à la croissance économique du Sénégal, conformément aux axes définis dans le Pse. «Si ce projet a pris forme et a vu le jour, c’est parce que vous avez cru au président Macky Sall qui, à l’occasion d’une audience, il y a juste un an, vous a soumis la requête de financement y relative et vous avez su user de toute votre influence et de toutes vos prérogatives pour actionner vos services compétents », a rappelé M. Bâ. Il se dit heureux de constater que, par un levier d’entrainement du Groupe de la Bid, les autres partenaires de ce projet, en particulier la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement, se sont résolus à apporter leurs contributions respectives qui ont permis de boucler le financement.

Sénégal, premier partenaire de la Bid
Le Palam 2, financé également par la Bid, à hauteur de 19,5 millions d’euros, soit environ 12 milliards de FCfa, permettra, selon Amadou Bâ, de contribuer, à une plus grande échelle, à la réduction de la pauvreté des populations rurales féminines en priorité, par l’accès à une alphabétisation fonctionnelle centrée sur les compétences, l’accès aux services sociaux de base et de micro finance, favorisant l’autonomisation des femmes et leur auto-développement. Cette deuxième phase couvrira 300 villages des régions de Thiès, Kaolack et Fatick, en plus des deux régions de la phase pilote à savoir Kaffrine et Diourbel. Le ministre de l’Economie et des Finances a exprimé, au président de la Bid, la satisfaction du président Macky Sall pour le dynamisme affiché par la coopération entre cette institution et le Sénégal. Selon Amadou Bâ, plusieurs faits marquants et symboliques justifient cette satisfaction du chef de l’Etat. Il a énuméré quatre remarques importantes attachées à la signature de ces deux conventions.

Premièrement, explique-t-il, grâce à ces deux financements, et avec un cumul d’approbations de plus de 2,45 milliards de dollars américains, soit environ 1.409 milliards de FCfa, le Sénégal s’affiche comme le premier pays partenaire du Groupe de la Bid en Afrique subsaharienne. La deuxième remarque, selon le ministre des Finances, est relative au fait que le montant du financement pour le Ter est de loin le plus élevé jamais approuvé par cette institution en faveur d’un pays membre en Afrique Sub-saharienne.
Troisièmement, lors de la 7ème réunion du Groupe consultatif pour le financement du gap du Plan d’actions prioritaires (Pap) 2014-2018 du Pse, l’institution s’était engagée pour un financement de 1,1 milliard de dollars, ce qui l’avait positionné comme le premier bailleur sur le plan des annonces de financement lors de cette importante rencontre. «La quatrième remarque est relative au fait que, depuis l’avènement de Macky Sall au pouvoir, les approbations faites par la Bid pour le Sénégal ont dépassé celles faites en faveur de notre pays du 1er janvier 1976 à mars 2012.

En effet, d’avril 2012 à maintenant, les ressources mises à la disposition du Sénégal, en termes d’approbations, par la Bid sont de 1,342 milliard de dollars, soit environ 772 milliards de FCfa, alors que pour la période de 1976 à mars 2012, elles sont de 1,108 milliard de dollars, soit environ 637 milliards de FCfa », a indiqué Amadou Bâ.

Présidence de la Bid : Après 41 ans de service, Ahmad Mohamed Ali Al-Madani se retire
A la tête de la Banque islamique de développement (Bid) depuis sa création en 1975, Ahmad Mohamed Ali Al-Madani quitte l’institution. Il est remplacé par Dr Bandar AL-Hajjar. M. Ali est né à El-MadinahEl-Mounaouarah, en Arabie saoudite, en 1934, où il a fait ses études primaires et secondaires. Il est titulaire d’une licence en commerce et d’un diplôme de droit de l'Université du Caire. En 1962, il obtient une maîtrise en administration publique de l'Université du Michigan, Ann Arbor, suivi d’un doctorat dans la même discipline en 1967 de l'Université de New York. De 1958 à 1959, M. Ali a occupé le poste de directeur chargé du développement de l’éducation et des ressources humaines à l’Institut scientifique et islamique, à Aden au Yémen, avant de rentrer en Arabie Saoudite pour occuper le poste de recteur par intérim de l'Université du Roi Abdul Aziz de 1967 à 1972. En reconnaissance de sa contribution au développement des ressources humaines, il fut nommé en 1972 ministre délégué chargé de l’Éducation, poste qu’il occupera pendant trois ans. Lorsque les pays membres de l'Oci décidèrent de lancer la Bid, M. Ali fut choisi sur proposition de feu le Roi Fayçal Bin Abdul Aziz, comme premier président de l’institution. 

Aliou KANDE

Le bureau de la Banque mondiale à Dakar abrite, aujourd’hui, à 13 heures, une discussion sur les progrès économiques récemment enregistrés par l’Afrique et les défis à relever, indique un communiqué. Cette discussion sera animée par Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique et Punam Chuhan-Pole, économiste principale et auteur de Africa Pulse. Les économistes du bureau du Sénégal participeront aussi à la discussion, précise la même source. M.G.

MG

Parmi les multiples rues que compte la ville de Pikine, la Rue 10 est l’une des plus célèbres. Tel un boulevard accoté aux échoppes de luxe, elle dégage un air d’avenue marchande perdue au beau milieu de la banlieue dakaroise.

Route barrée, ouvriers à pied d’œuvre, le chantier d’élargissement de la voie de dégagement nord se poursuit. A côté, une rue demeure imperturbable face à ce chamboulement. Au loin, elle semble infinie, de près, elle attire. Fini le temps ou l’allée était sablonneuse et encadrée par des maisons en baraque. Route goudronnée, immeubles aux façades en carreaux… Bref, la rue a reçu un coup de modernité. Quelques maisons gardent tout de même un aspect classique avec leurs murs en béton coiffés de toits en tuile.

De la cité Lobatt Fall au croisement de la route des Niayes, le décor est le même. Boutiques, magasins ou ateliers, la rue abrite tout un microcosme commercial. Plusieurs bretelles donnent accès aux différents quartiers alentours. La zone ne connait pas de problème d’inondation. Mais elle est étroite, parce que ne pouvant supporter le nombre de véhicules qui passent sur cette axe. En témoigne le récent dérapage d’un mini bus qui a fini sa course dans une maison. En cette matinée, l’atmosphère est paisible. Quelques vieilles dames sont assises devant leurs étals, à côté des concessions.

Des sonorités musicales, émanant des magasins, animent la rue. Dans les ruelles sablonneuses, on ne croise pas grand monde. Cette quiétude inhabituelle est, selon Samba Dra, un délégué de quartier, liée aux départs de plusieurs de famille. « Plusieurs maisons familiales ont été vendues. Beaucoup de natifs ont déménagé par la suite », précise-t-il. Assis aux abords d’une cantine multiservices, trois garçons d’à peine 18 ans discutent dans le sérieux le plus total.

A 13 heures, le soleil est au zénith, et l’un d’eux vient de se faire servir un petit déjeuner (café et bout de pain) déjà acheté par le cadet du groupe. Quand on les interroge sur leurs principales activités, la réponse est prompte : « On est des joueurs de navétanes », déclarent-t-ils d’un ton fier. Ils se veulent différents de la majorité des jeunes de Rue 10 qui, d’après lesdits joueurs, ne font que s’amuser soit en boite de nuit ou avec des voitures de luxe louées avec lesquelles ils perturbent le calme de la rue marchande.

« En ce moment, le quartier est calme. A pareille heure, ils sont encore au lit », affirme l’un d’eux. Trouvé juste devant chez lui, accroupi au bas d’un immeuble, Seck ne s’étonne pas que la jeunesse de Rue 10 manque tant d’occupations. « Les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas de qualification professionnelle. Aucun parmi eux ne peut se targuer d’un savoir-faire propre », regrette-t-il. Seck est l’exemple de ces fils de Rue 10 qui ont émigré en Europe et qui ont préféré rentrer pour travailler dans leur pays. « Ici, dans chaque maison, il y a au moins un émigré ». Battant en brèche tous les préjugés mis sur le dos des banlieusards, le quinquagénaire considère qu’il s’agit juste d’un problème d’orientation des jeunes.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Seydou Guèye, Porte-parole du gouvernement estime que c’est un souci de transparence qui guide la décision de l’Etat de rendre public les contrats pétroliers. Selon lui, ceux qui liront ces contrats se rendront compte que « tout est clair ».

Monsieur le ministre, sur instruction du Premier ministre, les contrats pétroliers ont été publiés dans le site du gouvernement. Qu’est-ce qui explique cette démarche ?
Rien de plus que la transparence. Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a demandé la publication de tous les contrats pétroliers dans le site du gouvernement accessible à tout le monde pour montrer qu’il n’y a rien à cacher et que tout a été fait dans le respect des lois et règlements en vigueur et dans l’intérêt supérieur de la Nation. Telle est d’ailleurs la volonté du Chef de l’Etat, Macky Sall, qui a érigé la bonne gouvernance et la transparence, en règle de gestion des ressources publiques, au point d’en faire un axe du Plan Sénégal émergent. Cette démarche de transparence, de bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques et du droit à l’information du citoyen est bien une réalité, reconnue par les mécanismes internationaux chargés de suivre et de classer les pays en fonction de leurs avancées dans ce domaine. En effet, depuis l’avènement du président Macky Sall, le classement du Sénégal s’est nettement amélioré dans le Doing business, l’indice Mo Ibrahim, et l’indice de perception de la corruption de Transparency international. Cela est incontestable.

Est-ce que la publication peut aider à clore le débat sur les contrats ?
A mon avis Oui, si la quête d’informations procède d’une préoccupation saine, sans arrière-pensée politicienne ou loin d’une vaine stratégie de harcèlement du pouvoir. Les contrats sont maintenant à la portée de tout le monde et quiconque les lira se rendra compte que tout est clair et tout a été fait suivant les règles de l’art. En plus, le rapport de l’Itie est attendu vers la mi-octobre 2016. Cependant, ceux qui sont animés par d’autres soucis que la recherche de la vérité et de l’information, trouveront toujours le moyen de retourner la question vers d’autres considérations, d’entretenir ce débat dans le seul but de détourner le gouvernement de l’essentiel, c’est-à-dire la prise en charge correcte des préoccupations et attentes des sénégalais. Mais c’est peine perdue et nos compatriotes ont maintenant bien flairé ce jeu enfantin d’opposants à court d’arguments, incapables de proposer un projet de société plus pertinent et plus puissant que le Pse dont les premiers résultats ont fini par semer le désarroi et l’inquiétude en son sein.

Jusqu’où ira le gouvernement dans cette volonté de transparence ?
En matière de bonne gouvernance et de transparence dans les affaires publiques, le gouvernement ne se fixe aucune limite. Je dirais même que nous sommes très en avance sur ces questions par rapport à cette opposition qui n’a aucune leçon à nous donner en matière de transparence et de bonne gouvernance. N’oublions pas que c’est le président Macky Sall qui a créé l’Ofnac, institué le Code de transparence dans la gestion des finances publiques, la déclaration de patrimoine, fait adhérer le Sénégal à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, réactivé la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), et constitutionnalisé le droit des citoyens sur les ressources naturelles. Il s’agit-là d’un ensemble de dispositifs qui démontrent, à suffisance, sa détermination et sa volonté inébranlables de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance dans l’action publique.

Pourquoi les mises en garde du Premier ministre contre la diffusion de fausses nouvelles ?
Ce ne sont pas des menaces mais plutôt un rappel utile et opportun des dispositions légales qui régissent notre Etat de droit. Notre loi fondamentale, la Constitution, garantit le droit à l’information, la liberté d’opinion et d’expression. Le charme de la démocratie, c’est le débat contradictoire. Le gouvernement veille rigoureusement à ce que les libertés fondamentales s’exercent librement et pleinement, mais dans le respect strict des dispositions législatives et réglementaires qui les encadrent telles que celles du Code pénal par exemple. Le Premier ministre parle de diffusion de fausses nouvelles et dans aucun pays au monde, il n’est permis de véhiculer des informations fausses qui non seulement peuvent saper la stabilité du pays mais constituer un frein au développement économique. Pour le cas d’espèce, la diffusion de fausses nouvelles sur un secteur aussi névralgique et sensible que le pétrole, pourrait décourager les investisseurs tant courus par les gouvernements.

Est-ce que une volonté d’installer la peur ?
Nullement ! Mais c’est juste mettre tout un chacun devant ses responsabilités. Et c’est tant mieux si cela peut arrêter ceux qui jusqu’ici s’amusaient à vouloir déstabiliser le régime par des stratégies malveillantes.

D’aucuns y voient une tentative de museler l’opposition...
Le régime du président Sall, élu le 25 mars 2012, est issu du processus démocratique qui ne se conçoit, après l’expression de la volonté populaire, que dans la perspective d’une majorité qui gouverne, le temps des mandats et d’une opposition dont la mission est de s’opposer dans le respect des lois et de porter une alternative aux politiques mises en œuvre par le pouvoir. Rappelez-vous que dans la réforme constitutionnelle adoptée par le peuple souverain le 20 mars 2016, le président de la République, Macky Sall a intégré des dispositions qui renforcent l’opposition en lui conférant un statut.

Sa volonté est d’instaurer un dialogue franc et permanent avec l’opposition dont il reconnaît le rôle important qu’elle joue dans une démocratie. Il est donc inconcevable qu’il veuille, par quelque moyen ou prétexte que ce soit, chercher à la museler. Sa préoccupation, c’est de consolider l’Etat de droit, le redressement du pays, les bonnes performances de notre économie et l’inclusion sociale de tous les citoyens afin de construire, dans un élan collectif, le Sénégal émergent.

Ousmane Sonko et l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye invoquent des questions d’éthique et de patriotisme pour justifier leur engagement dans ce dossier. Comment vous appréciez leur démarche ?
Personne ne peut leur contester, après bien d’autres acteurs, le rôle qu’ils veulent jouer en cherchant à amener le gouvernement à donner l’information ou à rendre compte, mais encore faudrait-il mener ce combat avec une préoccupation éthique dans la démarche. On est tous d’accord sur l’impératif de l’éthique en politique et de la transparence dans la gestion de la chose publique. On doit également, être d’accord sur le fait que l’opposition n’a le monopole de l’éthique et du patriotisme. Ces questions constituent les nouveaux défis de la démocratie sénégalaise, après ses diverses conquêtes depuis notre accession à la souveraineté internationale, et le régime du Président Sall, les a inscrites au cœur des politiques publiques.

Pour revenir à la substance de votre question, je trouve qu’on les considère à tort comme des lanceurs d’alerte ou des néo-opposants. En tout cas, leur démarche m’amène à les comprendre comme des néo-politiciens, animateurs du pôle protestataire de notre espace public, qui ont considéré que l’opposition était inexistante. Ils profitent de la situation en tentant de « faire buzz », de se faire un nom, et se positionner comme les leaders de l’opposition, mettant ainsi aux oubliettes des ténors en perte de vitesse. D’ailleurs, il me semble que dans la nouvelle plateforme de l’opposition, ils passent plus de temps à chercher à se neutraliser les uns les autres, que de s’accorder sur les bases d’une proposition alternative au projet d’émergence de notre pays.

Propos recueillis par Babacar DIONE

A l’occasion de l’ouverture de la deuxième session ordinaire du conseil économique, social et environnemental (Cese), les conseillers de ladite institution ont adopté six projets de thèmes ainsi que le deuxième point inscrit à l’ordre du jour, notamment l’examen et l’adoption du projet du calendrier général de la session. Les travaux de commissions seront clôturés le 19 octobre prochain. « Nous nous sommes auto-saisis de cinq thématiques très actuelles complétées par cette saisine présidentielle sur la réforme foncière », a étayé Mme Aminata Tall, présidente du Conseil économique, social et environnemental qui a présidé la séance en présence des représentants du ministre en charge des Relations avec les institutions, Mansour Sy. Il s’agira, entre autres, des thèmes portant sur «une meilleure utilisation des ressources en eau, à travers les énergies renouvelables, comme une alternative durable à l’agriculture pluviale , sur le rôle et la place des Zones économiques spéciales intégrées (Zesi) dans la politique nationale d’industrialisation du Sénégal, sur les dispositifs pour l’adéquation formation-emplois qualifiés nécessaires au développement économique du Sénégal, sur le développement du sport dans le Plan Sénégal émergent, sur l’équité, la transparence et la justice fiscale : quel gage pour une justice sociale au Sénégal ? Et enfin, sur l’avis sur le rapport de la commission nationale de réforme foncière.

A. DIOP

Le forum civil salue la décision de l’Etat de rendre public les contrats pétroliers, selon son coordonnateur. La décision annoncée par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne répond à une exigence de cette organisation de la société civile, a-t-il indiqué.

Transparence ! C’est le maître-mot employé par le coordonnateur du forum civil pour qualifier la décision du Premier ministre de rendre public les contrats pétroliers. « Je pense que c’est un acte fondamental qui a été posé par le Premier ministre », commente d’emblée Mouhamadou Mbodj. D’autant plus que la décision entre en droite ligne avec une exigence de longue date du forum civil. « Nous sommes en phase avec cette décision », martèle-t-il. Il s’agit du droit du citoyen d’accéder librement à l’information. L’acteur du forum civil invoque notamment les articles 8 et 25 de la constitution du Sénégal qui astreignent l’Etat à l’obligation d’information vis-à-vis du public. Aussi l’article 6 du code de la transparence sur les finances publiques oblige le gouvernement à informer le public. Cet article stipule que « l’administration publique publie, dans des délais appropriés, les informations sur les finances publiques ».

Toutefois, Mouhamadou Mbodj attire l’attention sur la vérification de l’effectivité de cette mesure. « Il reste à vérifier si tous les contrats sont publiés. Au cas échéant, il faut veiller à ce que les autres le soient également », déclare-t-il. En toile de fond, le coordonnateur du forum civil envisage l’élaboration de la loi sur l’accès à l’information. Sa mise en place permettrait de pallier tous ces problèmes.

Par ailleurs, l’enjeu majeur de cette politique de transparence, pour lui, sera de « rendre intelligible et accessible les textes ».

« Je n’ai rien à dire sur la déclaration du Premier ministre. Je déplore juste le fait qu’il profère des menaces contre le peuple sénégalais.
Ce n’est pas dans son rôle que de proférer des menaces contre qui que ce soit, à plus forte raison contre le peuple. En tant que citoyens sénégalais, nous voulons juste savoir le rôle que joue la famille « Ewing » dans l’exploitation du pétrole du Sénégal» ?

« Le Premier ministre a donné des garanties de la publication des contrats pétroliers et ça a été exécuté. Il a respecté sa parole. Je pense qu’il y a deux aspects: il y a d’abord l’exigence de publication du contrat qui a été satisfaite », s’est réjoui Me Assane Dioma Ndiaye. « Il y a des interpellations par rapport à un certain nombre de questions sur lesquelles peut-être certains attendaient des réponses. Notamment le caractère imposable par rapport aux transactions qui sont intervenues, par rapport aux permis miniers », a-t-il indiqué. En tout cas, nous société civile, a-t-il poursuivi, c’est sur ce point qu’on n’a pas été servi parce que d’après le ministre des Finances, les recherches et les explorations sont dispensées d’impôts, sont exonérées. «Mais quid maintenant des transactions qui sont intervenues entre Pétro Tim et Kosmos. Est-ce que la somme qui a été décaissée n’était pas imposable ou pas. Peut-être, c’est sur ce point que le débat persiste. Ensuite, c’est le caractère joué par Alioune Sall. Est-ce que sa présence à la société Pétro Tim a pu avoir un impact, une influence sur la confirmation de la licence par le président de la République. Peut-être, c’est ce qui fait débat », s’est-il interrogé.

« C’est une communication à outrance qui n’a pas réglé le problème, parce que déjà le ministre des Finances est passé par là et n’a rien dit de clair ainsi que celui de l’Energie qui n’a, non plus, rien dit de clair », s’est désolé Babacar Mare du parti Rewmi. «Au moins, la déclaration du Premier ministre devrait apaiser les esprits pour créer une unité autour des ressources naturelles qui sont en train de créer de l’électricité dans l’air puisque les gens ne s’entendent pas là-dessus. On a demandé une certaine clarté à nos gouvernants par rapport à l’implication de la famille du président dans les ressources naturelles, en l’occurrence son frère. Il fallait éclaircir la lanterne des Sénégalais et dire voilà les accords qui ont été signés en bonne et dû forme et voilà ce que le frère du président a fait, le rôle qu’il joue dans ça et voilà ce qui appartient au Sénégal. «Au contraire, on a entendu un discours de menace, d’enfantillage qui a complètement raté le contexte. Nous sommes déçus. On n’a pas peur de cette menace pour faire face, mais peur du comportement de nos gouvernants. Mais tant que les choses ne seront pas claires, nous n’allons pas arrêter », a-t-il avisé.


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