grandair

L’équipe du Sénégal rencontre, lundi, au stade de Charléty, la Côte d’Ivoire en match amical préparatoire aux éliminatoires de la Can 2019 et du Mondial 2018. Un match attendu par les supporters des «Lions» basés en France ; même si certains d’entre eux ne se sont toujours pas remis de la désillusion née de l’élimination par le Cameroun en quarts de finale de la Can 2017.

Paris - L’élimination des «Lions», en quarts de finale, par le Cameroun à la Can «Gabon 2017» est encore fraîche dans les mémoires chez les Sénégalais de France. Près de deux mois après la fin de cette compétition, ces derniers n’ont pas toujours digéré la désillusion, tant l’espoir était immense. Si l’on en croit François Mendy, journaliste féru de sport, c’est ce qui explique, un peu, voire le manque de ferveur constaté chez le douzième « Gaïndé » en France, à 72h de la rencontre amicale entre le Sénégal et la Cote d’Ivoire prévue lundi au stade de Charléty à 20h. « Ce n’est pas que l’équipe soit mauvaise mais cette élimination est intervenue au pire moment et a un peu éteint l’ardeur de certains supporters. Tout le monde pensait que, cette fois serait la bonne ; d’autant que les grands d’Afrique notamment la Cote d’Ivoire et l’Egypte étaient mal en point, sans compter l’absence du Nigeria », explique-t-il.

En revanche, le journaliste se réjouit du fait que cette désillusion à la Can gabonaise n’a pas impacté négativement le mental des poulains de Aliou Cissé, comme redouté. Pour preuve, il cite le cas de Sadio Mané, qui « de retour en Angleterre et dans la foulée de son pénalty raté contre les «Lions indomptables», carbure avec Liverpool ». François Mendy estime que Cheikhou Kouyaté et sa bande ne vont pas tarder à redonner espoir aux supporters. Au-delà de la rencontre amicale contre les «Éléphants» de Côte d’Ivoire, il souligne que les «Lions» devront surtout répondre présent à l’occasion des éliminatoires de la Can 2019 et du Mondial 2018. L’ancien journaliste sportif au quotidien national Le Soleil pense que « nous avons la chance de pouvoir compter sur un bon coach qui a la hargne et l’envie de gagner ». Reste la chance, qui est, selon lui, la grande inconnue.

Pour Ousmane Coly, un travailleur du secteur immobilier, vivant en France, les poulains d’Aliou Cissé doivent remporter leur duel contre les «Éléphants», pour se remobiliser, après leur participation infructueuse à la Can 2017 et surtout la défaite concédée face aux « «Lions indomptables» du Cameroun.

A l’en croire, une belle performance lundi contre les poulains du nouvel entraîneur Marc Wilmots leur permettrait aussi de se réconcilier avec les supporters. C’est pourquoi, il estime que c’est un match à l’enjeu important pour l’équipe nationale du Sénégal. Ousmane Coly indique néanmoins que le secteur de la défense devra être amélioré, vu les flottements constatés lors de la Can, notamment contre le Cameroun. En définitive, il croit savoir que le Sénégal va battre la Côte d’Ivoire mais surtout se qualifier à la Can 2019 et au prochain Mondial prévu en 2018 en Russie. « Cette équipe a le potentiel pour aller très loin. Tout ce qu’il faut aux joueurs, c’est plus de solidarité, un peu plus d’agressivité, l’envie de gagner et de la détermination. Les joueurs doivent s’inspirer du Cameroun et mouiller davantage le maillot », insiste encore Ousmane Coly qui a promis de se rendre au stade Charléty pour apporter son soutien indéfectible à Sadio Mané et Cie.

De l’avis de Khadija Cissé, « tout le monde attend avec impatience ce match amical » opposant «Lions» de la Téranga et «Eléphants» de Côte d’Ivoire. Malgré l’élimination prématurée au Gabon, elle reste convaincue « qu’on a une bonne équipe et que c’est juste la chance qui nous a fait défaut ». Contrairement à certains, elle a tourné la page de cette Can et scrute de nouveau l’horizon avec espoir. « La prochaine fois sera la bonne », dit-elle soulignant que la qualification à la prochaine Can et au Mondial Russe est une évidence. Elle conseille, toutefois, au coach de garder l’ossature de l’équipe et de ne pas, tout le temps, chambouler le groupe pour ne pas toujours faire un éternel recommencement. Même sentiment chez cette ancienne athlète de l’Us Gorée qui préfère garder l’anonymat. Elle est d’avis que les Sénégalais sont pressés, or « il faut donner du temps à Aliou Cissé pour bâtir une équipe dans la cohésion et la complicité ». « On ne construit pas une équipe dans le court terme. «Gabon 2017» était la première Can d’Aliou Cissé, du coup, il ne fallait pas lui demander de gagner la Coupe », s’insurge-t-elle.

Pour tous, le match nul (1 – 1) décroché jeudi à Londres face au Nigeria est un pas important dans la bonne direction. Il faudra confirmer lundi contre la Côte d’Ivoire en attendant la première journée des éliminatoires du Mondial 2018, en juin à Dakar face à la Guinée équatoriale.

Diégane SARR (envoyé spécial)

En conférence de presse, hier à Dakar, Sahad and the Nataal patchwork a informé de la sortie de son premier album « Jiw » (graine, semence).

« Jiw » est un album qui s’enracine dans le terroir avant de s’ouvrir sur le monde. Pendant huit ans, l’artiste Abdou Karim Sahad Sarr l’a préparé pour sortir cet album de 13 titres parmi lesquels « Salaamaleg jiw », « Irafama » feat Souleymane Diamanka, « Njaay Gayndé », « Indépendance », « Ker Keraan », « Faatu Mayga », « Rog told me », « I don’t know » etc. Pour l’artiste Sahad Sarr, qui était en conférence de presse au Goethe Institut, « on est dans un environnement socio-musical qui n’est pas facile, car on est appelé à s’auto-produire. Il y a des gens qui chantent super bien, mais l’environnement ne leur donne pas tous les moyens quand ils veulent sortir un album. »

D’ailleurs, il révèle que depuis deux ans, « Jiw » devait être disponible sur le marché, mais la qualité demande la patience. « Cet album enregistré au Sénégal est d’un haut niveau de production réalisé par des labels qui produisent Salif Keïta, Manu Dibango. On a pris une semaine pour faire un enregistrement en live même si les albums ne se vendent plus dans notre pays. On a pris ce risque », affirme-t-il. Sahad est issu d’une famille où l’on écoutait plusieurs sonorités musicales qui ont influencé sa touche personnelle. « Aujourd’hui, un morceau de Mickaël Jackson est écouté jusqu’au village ; on peut ne pas comprendre le message, mais on saisit le sens. Pourquoi ne pas faire pareil ? Si on ne fait pas attention, on risque de renoncer à nos identités culturelles. Le Nigeria est en train de s’imposer sur la scène internationale avec la world music, qui est définie par un système. Moi, je fais de l’afro-fusion musicale : une musique cosmopolite, mixée au solo, au jazz », confie-t-il. Pierre Chevalier, chargé de mission à l’Institut français, apprécie beaucoup l’influence afro beat de Sahad & le Nataal. « Cela nourrit sa musique et à la fois, on crée sur la tradition », déclare-t-il, après avoir écouté quelques morceaux.

L’album dupliqué à 1.000 exemplaires et qui s’échange à 5.000 FCfa marque l’aboutissement d’un engagement spirituel, énergétique, artistique de la nouvelle génération. Car les thèmes abordés sont le panafricanisme, la liberté, la vie... Le groupe musical a choisi l’Institut français de Dakar, pour lancer l’album « Jiw » aujourd’hui, à partir 20h30.

S. M. S. CISSE

Battu par la Guinée de 13 points d’écart à Bamako, lors de la première manche du Tournoi de la Zone 2 qualificatif à l’Afrobasket « Congo 2017 », le Sénégal se devait de réagir hier, à Marius Ndiaye, face au même adversaire. Après un parcours totalement raté dans la capitale malienne, les « Lions » sont obligés de remporter leurs trois matches dans leur salle de basket s’ils veulent être du rendez-vous de Brazzaville en août prochain. Une sorte de « Remontada » qu’il fallait bien débuter et voilà qui est fait. Sous l’impulsion de leurs deux gros renforts, le capitaine Malèye Ndoye qui a allumé la première mèche sur un tir primé et un Xane d’Almeida étincelant à la mène (15 points) et dans le sillage de Mamadou L. Sambe (également 15 points) qui s’est battu sur tous les ballons, les joueurs du coach Dame Diouf n’ont réellement souffert qu’en début de partie. Les Guinéens avaient alors essayé de soutenir la comparaison alors que les « Lions » insistaient sur les tirs à 3 points sans succès. Mais lorsque Xane permit au Sénégal de mener pour la première fois par 4 points d’écart (14 – 10 à 3mn40 de la fin du quart-temps initial, le « Sily national » n’en menait plus large. Et de 8 points après les 10 premières minutes (24 – 16), la marge était passée à 13 longueurs à la pause (39 – 26).

A un moment du 3ème quart-temps, Malèye Ndoye et ses partenaires ont même compté jusqu’à 22 points d’avance (52 – 30 à 2mn 20 du terme). Rien de fâcheux ne pouvait plus leur arriver lorsqu’ils ont bouclé ce quart-temps avec un matelas confortable de 21 points (52 – 31). Consécutivement à une baisse de régime, ils ont vu leur avance fondre jusqu’à « seulement » 13 points (57 – 44 à 3mn50 du terme). Un dernier sursaut et une ultime fantaisie de Mamadou L. Sambe leur permirent de boucler ce match initial avec 18 points d’écart (67 – 49). Les choses sont donc remises à l’endroit...

B. K. N.

Sénégal : Cinq de départ : Xane d’Almeida (15 points), Antoine Mendy (0 pt), Malèye Ndoye (14 pts), Mamadou L. Sambe (15 pt), Alcess Badji (7 pt).
Entrants : El H. Ndiaye (0), Louis Adams (4), Djibril Thiam (6), Moïse Diamé (6), Mamadou L. Diop (0), Abdoulaye Coulibaly (0).

Confirmation attendue ce weekend
Après une entame réussie, les « Lions » du basket se doivent de confirmer, ce weekend. Ce soir d’abord face au Cap-Vert qu’ils avaient déjà battus à Bamako et demain face au Mali qui leur avait filé plus de 40 points d’écart dans la vue. « Ce ne sera pas facile », ont reconnu Dame Diouf le coach et son capitaine Malèye Ndoye, hier après le succès initial sur la Guinée. Il fallait « se remobiliser et repartir sur de nouvelles bases », après le fiasco de Bamako. C’est bien parti pour le Sénégal qui a prouvé qu’il reste « un pays de basket », selon Malèye Ndoye. Mais, avertit son coach, « si l’on mène par 20 points d’écart, il faut que ceux qui entrent en jeu maintiennent la cadence ». Or tel n’a pas été le cas après un troisième quart-temps bien maîtrisé. Aujourd’hui et demain, il faudra encore élever le niveau de jeu. Confirmer ce soir le succès acquis sur les « Requins bleus » à Bamako et se payer une « finale » dimanche contre les « Aigles » qui les avaient balayés : les « Lions » vont vers un weekend chaud bouillant.

Le Cap Vert démarre bien face au Mali (64-58)
Le Cap Vert a pris une belle revanche hier sur le Mali en ouverture du tournoi de la Zone 2 qualificatif à l’Afrobasket qui se tient présentement au stadium Marius Ndiaye. Sous la houlette de leur meneur de jeu Brito Denzel Clémente, les Capverdiens ne se sont pas laissé impressionner comme à l’aller. Au contraire, le n°13 des « Requins Bleus » très adroit sur les tirs primés a donné du fil à retordre aux « Aigles ». Cependant, le Mali a laissé entrevoir un sursaut avant de céder dans le dernier quart temps ; d’abord mené lors du premier quart temps (18-20), il est ensuite revenu à la hauteur de son adversaire (36-34), avant que le Cap Vert ne reprenne les commandes pour de bon. 53 à 50 dans le 3e quart temps et finalement 64 à 58 dans le dernier qui voit le Cap Vert bien démarrer cette compétition avant d’affronter l’ogre sénégalais aujourd’hui sur les coups de 19h.

Le programme d’aujourd’hui
16h30 : Guinée-Mali ; 19h : Cap Vert-Sénégal
Demain 16h30 : Guinée-Cap Vert; 19h : Sénégal-Mali

Le programme de la journée : 
Aujourd’hui : A Demba Diop, 15h30 : Us Ouakam (14e, 11 pts) – Us Gorée (13e, 11 pts) ; 17h30 : NGB Niary Tally ( 3e, 23 pts) – Guédiawaye Fc (5e, 22 pts) ; A Deni Birame Ndao, 16h30 : Génération foot (1er , 28 pts) – Linguère (11e, 14 pts) ; A Amadou Barry, 17 h : Teungueth Fc (10e, 15 pts) – Diaraf (2e, 25 pts);
A Fodé Wade, 17 h : Diambars (4e, 22 pts) – Mbour PC (7e, 18 pts)
Demain : A Caroline Faye, 17 h 30 : Stade de Mbour (8e, 17 pts) – Douanes (9e, 16 pts) ; A Alboury Ndiaye, 17 h : Ndiambour (12e, 13 pts) – Casa Sports (6e, 21 pts)

La saison 2016-2017 de handball démarre ce week-end après le report d’une semaine de la date initiale, lié principalement à des problèmes administratifs. Pour cette entame, sept rencontres sont prévues (quatre en hommes et trois chez les dames) ; la quatrième en filles devant opposer la Renaissance de Tivaouane et le promu Kaolack a été remise à une date ultérieure. Les tenants du titre, l’Asfa en messieurs et le Diisoo Hc chez les dames, remettent donc en jeu leurs couronnes acquises au terme de l’exercice écoulé. Chez les dames, la première journée offre une affiche digne d’une finale de coupe avec cet après-midi au Jardin public de Rufisque, le duel entre les deux principaux prétendants au titre et vainqueurs des deux derniers championnats : le Saltigué local, champion 2015 qui accueille Diisoo, sacré l’an dernier. Derrière ces deux formations, le Dakar Université Club sera à l’affût. Et pour son entrée en matière, la formation sera en déplacement à Saint-Louis pour le face à face entre formations estudiantines contre l’Université Gaston Berger, promue cette année. L’autre rencontre opposera au Cdeps de Mbour, El Hadj Badiane et Diamono de Guédiawaye qui est attendu pour le rachat après une saison où il n’a pas répondu aux attentes placées en lui.

Chez les messieurs, les double-tenants du titre seront également en déplacement. Puisque les militaires de l’Asfa se rendent demain à Mbour où ils seront opposés à l’Us Rail, vainqueur de la Coupe nationale contre ce même vis-à-vis battu par 29 à 26. Une rencontre de la confirmation ou du rachat qui s’apparente également à une Supercoupe pour permettre aux deux adversaires de bien démarrer le championnat. Sur le même terrain, le Stade de Mbour accueille en première heure, la Jeanne d’Arc qui nourrit de grandes ambitions cette année avec plusieurs arrivées dont celle d’un nouvel entraîneur. Le Dakar Université Club en revanche, a perdu beaucoup de ses éléments à l’intersaison ; il fera face dès cet après-midi au Diaraf, promu cette année. Un adversaire contre lequel les Étudiants doivent bien démarrer pour se donner de la confiance. Même objectif sans doute pour l’Us Gorée qui fera face à l’Olympique de Diourbel au stade Iba Mar Diop.
Ousseynou POUYE

Programme 1ère journée
Dames : Aujourd’hui au Jardin public (Rufisque) à 16h30 : Saltigué – Diisoo ; dimanche 26 mars au stade Mawade Wade (Saint-Louis) à 16h30 : Ugb – Duc ; au Cdeps (Mbour) à 17h : El Hadj Badiane – Diamono ; Tivaouane – Kaolack (Reporté).
Hommes : Aujourd’hui à Iba Mar Diop à 16h30 : Us Gorée – Olympique Diourbel ; à 18h30 : Diaraf – Duc ; dimanche 26 mars au Cdeps (Mbour) à 15h30 : Stade de Mbour – Jeanne d’Arc ;
à 17h : Us Rail – Asfa.

La deuxième édition du tournoi international de judo de la Ville de Dakar prévu sur deux jours démarre aujourd’hui au stade Amadou Barry de Guédiéwaye. 86 participants de cinq nations sont attendus à ce tournoi dans 14 catégories, 7 en hommes et autant autres en femmes.

Au total, ils seront 86 participants issus du Sénégal, de la Mauritanie, du Maroc, de la Côte d’Ivoire et du Gabon à prendre part au tournoi international de judo de la Ville de Dakar prévu ce weekend au stade Amadou Barry de Guédiawaye. Le tirage au sort a été fait hier après-midi. A cette occasion, le président de la Fédération sénégalaise de judo et disciplines associées, Babacar Makhtar Wade, a fait comprendre qu’on a moins de combattants que l’année dernière. « On avait onze pays et cette année, on n’en a que six pays. Ça dépend de beaucoup de choses. La première chose, c’est que Dakar aura son Open qualificatif pour les jeux en novembre prochain. Et certains pays qui seront là à cette occasion n’ont pas jugé utile de faire le déplacement. La deuxième, c’est qu’aujourd’hui, au Sénégal comme dans beaucoup de pays africains, le problème des moyens se pose avec acuité. C’est la raison pour laquelle on n’a pas eu autant de combattants que l’année dernière » a-t-il explicité.

La président de la Fsjda, Babacar Makhtar Wade, a également précisé que cette compétition constitue la dernière ligne droite dans la préparation des combattants sénégalais pour les championnats d’Afrique qui sont prévus du 14 au 16 septembre à Madagascar. « Et c’est quasiment la dernière compétition avant ces championnats d’Afrique. Au sortir de cette compétition, sauf erreur de ma part, la sélection définitive sera faite et l’équipe va entrer en regroupement à partir de mercredi. 2017 sera l’année de toutes les exceptions tant chez les hommes que les femmes. Sans excès de prétention, inchAllah le Sénégal montera sur les plus hautes marques du podium continental. On a le niveau africain », a-t-il assuré. Il attend tout de même pour ce tournoi, « une organisation parfaite. C’est un tournoi international et les récompenses, ce sont des médailles et des diplômes », a-t-il informé.

Amadou DIOP

Pour les catégories femmes : - 48 kg : 6 Sénégalaises et 1 Mauritanienne ; - 52 kg : 2 Sénégalaises et 1 Ivoirienne ; - 57 kg : 1 Ivoirienne et 2 Sénégalaises ; - 63 kg : 2 Sénégalaises ; - 70 kg : 3 Sénégalaises ; - 78 kg : 1 Mauritanienne et 2 Sénégalaises ; + 78 kg : 1 Sénégalaise

Chez les hommes : - 60 kg : 15 Sénégalais et 1 Ivoirien ; - 66 kg : 2 Gabonais, 1 Marocain, 1 Mauritanien et 15 Sénégalais ; - 73 kg : 2 Mauritaniens et 8 Sénégalais ; - 81 kg : 7 Sénégalais, 1 Ivoirien et 1 Mauritanien ; - 90 kg : 5 Sénégalais ; - 100 kg : 1 Ivoirien et 4 Sénégalais ; + 100 kg : 1 Marocain et 2 Sénégalais

Quarante-neuf chevaux répartis en cinq groupes rivaliseront d’ardeur demain pour la conquête du titre dans leurs catégories respectives. Ce sera à l’hippodrome Tanar Anta Mbakhar de Rufisque en prélude du Grand prix de l’Assemblée nationale prévu le dimanche suivant sur la même piste. Dix-huit poulains de 2 ans seront en lice et évolueront sur 1200m, c’est cette même petite catégorie qui disputera le Grand prix de l’Assemblée nationale le 02 avril prochain.

Les partants : 18 pda (1200m) : Monsieur, Adji Sene Ndao, Adji Diop, Ousmane Masseck Ndiaye, Aicha, Lat Dior Diop, Taif, Amine, Tempête, Ramadan, Darou Salam, Khady Fall, Khake Bi, Petit Ousmane, MLiss Khadija, Adja Cheilkh, Bysance, Maydane - 9 poulains de 3 ans (1650m) : Medina, Anna Fall, Very Good, Acte de Noblesse, Mirwax, Oprah Winfrey, Amina, Sire, Darou Khoudoss -

4 chevaux du Groupe 1 (2200m) : Darou Khoudoss, Faydou, La Grande Royale, Diané - 8 partants du groupe 2 (2200m) : Adja Thiouth 2, Masath Wakhla, Doulayene, Trêve, Balkhisse, Tom, Le Maire, Decka - 10 chevaux du groupe (2200m) : Mbacol, Arif, Nasroulah, Mbar Ngoné, Barakatou, Niody, Bebe Khady, Samuel, Maleen

E.H Yamar DIOP

Elage Diouf se décrit lui-même comme un « Québégalais ». Il a passé vingt ans au Sénégal et vingt autres de sa vie au Québec, sa terre d’adoption. En ce sens, il représente parfaitement les liens qui unissent ces deux cultures au sein du grand ensemble que représente la Francophonie. Sa musique exemplifie la force de la diversité canadienne. L’artiste qui aura bientôt 42 ans, a bien voulu répondre à nos questions.

Quel est le sentiment qui vous anime après ce concert à Dakar ?
Ce moment est vraiment important pour moi, parce que ce jour célèbre le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Si on qualifie un artiste de Sénégalo-canadien, c’est une fierté. Cela signifie que le pays que j’ai choisi pour immigrer m’a rendu honneur. Cela fait 20 ans que je vis au Canada, ma terre d’adoption, mais l’autre moitié de ma vie, je l’ai passée au Sénégal.

Cela explique-t-il que votre répertoire musical assez varié ?
Je ne vais pas me priver des autres sonorités de la musique. Je fais de la salsa, du yéla, du diambadong, du bougarabou, du blues, du jazz, du reggae et toutes autres styles.

Malgré cette diversité musicale, vous n’êtes pas encore assez connu des mélomanes sénégalais…
Pour moi, cela est normal, car je suis un musicien qui vient juste de naître. Mais, si je marche dans la rue, je vois une fierté. Ma particularité, c’est d’apporter quelque chose ; j’essaie de ne pas suivre les autres avec une musique classique. Cela est ma vision. C’est pourquoi je travaille sur un répertoire assez varié. A la longue, le public va apprécier. Je pense que je suis en train de gagner du terrain. Car, depuis 2010, les gens qui m’ont découvert connaissent qui est Elage Diouf.

Chez vous, la musique relève-t-elle d’un héritage, de l’apprentissage ou des deux pour vous ?
La musique, c’est toujours de l’apprentissage, parce qu’on ne fait pas des choses déjà faites. J’ai fait plusieurs concerts différents. Je suis plus pour la création avec une écoute intelligente musicalement. C’est la manière dont je vois la musique qui détermine ma façon de faire la musique. Quand je chante et que le public reprend mes chansons, à part quelques personnes qui ne parlent pas le wolof, cela est une confirmation que les gens adorent ce que je fais. Je dirai que c’est une mission accomplie pour moi. Je suis satisfait et rassuré de ce que je vois. Je profite de l’occasion pour dire que ce n’est pas la première fois que je me produis à l’Institut français de Dakar, même si cela fait très longtemps. C’était dans le cadre d’autres projets. Je peux citer celui de Mbaye Dièye Faye du vieux Sing Sing Faye.

Où est-ce que vous tirez votre inspiration ?
Je la tire de mon ouverture, de la vie et de la musique tout court. J’adore fusionner les cultures, ce qui est vécu. J’ai la curiosité d’aller découvrir ce que l’autre fait. Cela est un gain pour moi.

D’où est venu le déclic qui vous a incité à faire la musique ?
Mon environnement familial a été un déclic pour moi. Je suis né dans une famille de dix personnes, Machallah. Mes frères et sœurs ont commencé à écouter la musique mandingue et autres sonorités ; je pense que le déclic est venu de là-bas. C’est depuis l’âge de 10 ans. Et maintenant, j’existe dans l’actualité de la musique sénégalaise.

Que vous inspirent les jeunes pousses du métier ?
J’adore Kane Diallo, fils du défunt Oumar Mbassou Niang ; je suis Momo Dieng et les autres, également d’autres rappeurs.

Si on vous demandait de nous décrire un musicien idéal à quoi aurait-il ressemblé ?
Nous sommes tous différents ; l’émotion nous différencie, le talent, notre manière de faire la musique (arrangements, sonorités). Une chanson peut être très bien composée et mal arrangée. Si on réussit des albums, c’est parce qu’il y a des gens qui nous ont bien orienté, des réalisateurs qui nous poussent à réaliser nos rêves. Il ne s’agit pas de dire qu’on fait plusieurs prestations dans la semaine pour se considérer comme un artiste idéal.

Quels sont vos projets et perspectives à l’horizon ?
J’aimerais avoir plus de pieds au Sénégal parce que cela me permettrait de faire des évènements. J’envisage de faire des duos avec des artistes que j’aime tels que Youssou Ndour, Fata, Kane Diallo, Pape Ndiaye « Thiopet », Abou Thioubalo, Dip Doundou Guiss, Fou Malade et les chanteurs traditionnels qui font du Yéla, du « tassu ».

 

Recueillis par Serigne Mansour Sy CISSE

En prélude à la célébration de la Journée internationale du théâtre, prévue ce lundi 27 mars, le Centre culturel Blaise Senghor a abrité, hier, une table ronde sur le thème : « Des planches aux séries télévisées : parcours atypique du théâtre sénégalais ». Ce moment de réflexion a été une occasion pour les acteurs d’attirer l’attention sur la déliquescence du spectacle sur scène au profit des séries télévisées.

Fini le temps où le Théâtre national Daniel Sorano faisait courir les amoureux du quatrième art. La montée en puissance de séries télévisées, ces dernières années, a voué aux gémonies le spectacle sur scène au grand dam des artistes comédiens. Un vent nouveau a fini d’emporter une partie du pouvoir des planches. L’avènement des séries télévisées dans notre pays a ainsi sonné le glas à un art « total » tant du point de vue des rudiments que sur le plan des dispositions techniques.

Pour l’artiste comédien Ibrahima Mbaye Sopé, qui prenait part à la table ronde sur le thème : « Des planches aux séries télévisées : parcours atypique du théâtre Sénégalais », organisée en prélude à la célébration de la Journée international du théâtre, la télévision a « déjà tué » le théâtre tel que conçu par les Sénégalais. Les artistes des planches perdent leur popularité au profit d’un nouveau type de comédien fabriqué à l’aide de la magie du petit écran. Pour montrer l’ampleur du pouvoir des séries télévisées au Sénégal depuis ces trois dernières années, il a cité un travail qu’il a réalisé, il y a deux ans, et qui a porté sur 18 sketches « Ndogou » produits tous pendant la période du Ramadan.

Nouveau type de comédien
« Les gens pensent que le théâtre sur scène est un produit de luxe. Pour le faire, il faut aller à Sorano et payer un ticket. En plus, ils croient que ce qu’ils cherchent à Sorano, ils l’ont déjà chez eux. A mon avis, c’est ce qui a contribué à tuer le théâtre », a-t-il laissé entendre. Selon lui, la production de séries télévisées est devenue actuellement un business.

« Auparavant, les séries du mardi ne duraient qu’une heure, avec pratiquement un seul sponsor. Mais, aujourd’hui, elles ont gagné en maturité, en sponsoring et en mode de marketing. Le monde a changé, les gens n’ont plus le temps de rester des heures et des heures à consommer un produit », a soutenu M. Mbaye. La déliquescence du théâtre sénégalais est liée également à une sous-représentation des productions scéniques, contrairement à certains pays où un spectacle peut être joué plusieurs fois dans le même endroit. C’est d’ailleurs, cette situation qui pousse les artistes comédiens à se ruer vers les télévisions pour des raisons économiques. « Au Sénégal, on fait une création avec 6 mois de répétition qui n’est montré qu’une fois et c’est fini. Par contre, en Europe, une création peut être présentée sur 30 ou 50 dates dans une seule salle de théâtre. Chaque spectacle est comptabilisé et c’est ce qui fait vivre les comédiens », a souligné Ibrahima Mbaye Sopé.

Dans le même ordre d’idées, le comédien Leyti Fall a parlé de l’éclosion d’un nouveau type de comédien au sein de ces séries télévisées, non sans insister sur la nécessité d’apprendre certains rudiments du métier. De son côté, le producteur Oumar Sall est revenu sur le lien entre le cinéma et le théâtre. A son avis, le quatrième art est l’épine dorsale du cinéma. Pour preuve, a-t-il ajouté, le théâtre avec ses comédiens a joué un rôle déterminant dans le succès du film « Félicité » d’Alain Gomis qu’il a lui-même produit. Ce faisant, M. Sall a invité les acteurs à mener le combat de la structuration du secteur pour arriver à créer un modèle économique durable.

Ibrahima BA

Le Musée de l’Ifan de Dakar abrite, depuis jeudi et ce, jusqu’au 23 avril, une exposition sur l’art rupestre. Un évènement organisé par l’institut Frobenius de Francfort en Allemagne, en partenariat avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. L’exposition regroupe les créations de trois artistes sénégalais qui se sont inspirés des travaux de l’ethnologue allemand Léo Frobenius, réalisés lors de ses voyages en Afrique du Nord et du Sud du Sahara.

Le Musée Théodore Monod de l’Ifan sera un point de convergence des passionnés d’art, surtout de l’art rupestre. En effet, c’est le lieu choisi par le comité d’organisation de l’exposition d’art africain pour exhiber de belles collections de l’une des plus anciennes formes d’arts, l’art rupestre.

Organisé sous le thème « Art rupestre africain. De la contribution africaine à la découverte d’un patrimoine universel », l’exposition vise à attirer l’attention sur un aspect méconnu de l’histoire de la production des copies rupestres voulues par Léo Frobenius. Ainsi, elle met en lumière par le filtre de photographies historiques le rôle important mais souvent ignoré des intermédiaires, guides, traducteurs et accompagnateurs africains sans lesquels l’accès aux sources serait presque impossible. La rencontre peut être aussi un cadre où historiens, ethnologues, philosophes et artistes rendent un hommage mérité à l’ethnologue allemand Léo Frobenius. Durant son séjour en Afrique, il était toujours accompagné d’artistes peintres qui établissaient des copies de fresques d’art rupestre qui renseignaient, à bien des égards, sur l’âme de la culture africaine, sur la richesse de l’histoire africaine. Ce capital d’informations et de découvertes amassé lors de ses voyages en Afrique a permis d’établir une des plus riches collections au monde, avec plus de 5.000 tableaux d’art rupestre. Ils sont tous restés fidèles aux originaux de la préhistoire, en couleur, en taille et en formes.

Pour mieux vulgariser cet art et montrer toute son importance d’hier et d’aujourd’hui, Richard Kuba, Hélène Ivanoff de l’Institut Frobenius et le Professeur Maguéye Kassé de l’Ucad ont conçu cette exposition au Sénégal.

Cette manifestation est financée dans le cadre du projet de recherches Antropos, par la Deutsche Forschungsgemeinschaft et l’Agence nationale pour la recherche. Pendant un mois, les murs du Musée Théodore Monod de l’Ifan seront occupés par une trentaine de copies d’art rupestre, une vingtaine de photocopies des expositions de Léo Frobenius. A leurs côtés ont accrochés les neuf tableaux des trois artistes sénégalais sélectionnés pour produire des œuvres d’art rupestre, en s’inspirant du catalogue réalisé à partir des travaux de Léo Frobenius.

En ouvrant les travaux, le commissaire sénégalais de l’exposition, le Professeur Maguéye Kassé a remercié les autorités du Musée Théodore Monod, le ministère de la Culture à travers le directeur de la Cinématographie pour leur soutien, sans oublier la communauté universitaire de Dakar et l’Institut Frobenius de Francfort pour leur contribution.

Pape Coly NGOME

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.