grandair

Présidentielle française: Emmanuel Macron arrive en tête du 1er tour avec 23,7%, suivi par Marine Le Pen avec 21,7%.

Emmanuel Macron: 23,7%
Marine Le Pen: 21,7%
Jean-Luc Mélenchon: 19,5%
François Fillon: 19,5%
Benoît Hamon: 6,2%
Nicolas Dupont-Aignan: 5%
Jean Lassalle: 1,5%
Philippe Pouton: 1,2%
François Asselineau: 0,8%
Nathalie Arthaud: 0,7%
Jacques Cheminade: 0,2%

Si tout est urgence dans ce Sénégal, petit pays d’Afrique qui brille cependant par son leadership diplomatique, l’espoir peut être permis à l’analyse des réalisations que le gouvernement du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, a pu concrétiser, notamment en milieu rural. Les années 2015 et 2016 ont été particulièrement fécondes en croissance économique. Le taux de 6% a été, pour la première fois, dépassé, en raison d’une dynamique agricole certaine et du regain de vitalité de certains secteurs économiques.

Jusqu’ici, le partage de la croissance, à l’image de celui de beaucoup de pays, a été problématique pour les décideurs politiques et économiques sénégalais. Son impact sur le pouvoir d’achat, sur le niveau de vie et sur les conditions d’existence a longtemps divisé les économistes. En lançant le Programme d'urgence de développement communautaire (Pudc), le président Macky Sall a apporté une réponse pertinente à ce débat : le partage de la croissance se fait par un apport de bien-être aux populations rurales qui, à travers la renaissance de l’agriculture, ont contribué significativement à l’accroissement du produit intérieur brut.

Permettant de contourner les lenteurs administratives de tout ordre, le Pudc a effectivement permis de faire jaillir l’eau potable dans des centaines de villages, favorisant ainsi l’accès à une denrée si vitale. Dans le même élan, des routes et pistes de production, en plusieurs centaines de kilomètres, ont désenclavé des hameaux et localités dont les productions trouvaient de la peine à s’écouler sur les marchés urbains. Enfin, la mise à disposition de matériels post-récoltes a allégé les travaux très pénibles et si importants pour valoriser les productions locales.

Ainsi, s’inscrivant « dans le temps de l’action », la priorité du président Macky Sall est « de répondre aux aspirations légitimes de tous à une vie meilleure », pour « apporter de l’eau au Sénégal qui a soif ; éclairer le Sénégal qui vit dans l’obscurité ; désenclaver nos terroirs isolés du reste du pays ; rendre l’éducation et la santé accessibles à tous, dans nos villes et dans nos campagnes ; et libérer nos mères, nos sœurs et nos filles des corvées domestiques épuisantes que la machine devrait faire à leur place ».

Les réalisations et réalités du Pudc ont donc convaincu que le développement économique et social commence par la base, en intégrant les populations comme bénéficiaires des politiques publiques. Souvent, l’on s’est plaint de l’orientation des experts des institutions de Bretton Woods de vouloir accompagner les pays en développement depuis leurs bureaux climatisés de Washington. De nos capitales africaines aussi, on reproduit les mêmes erreurs, en voulant réorienter et améliorer les conditions de vie des populations rurales, depuis des bureaux tous aussi climatisés des centres urbains. Le développement est d’abord endogène, inclusif et solidaire, en plaçant les populations de base au cœur de ses dynamiques.

Dans son message à la Nation de cette année, le chef de l’État a d’ailleurs porté une attention particulière à ces millions de Sénégalais des campagnes qui, dans un environnement peu clément, participent à l’élan de construction nationale. Le message à la Nation étant un exercice républicain et démocratique pour celui qui porte la lourde charge de conduire le destin de nos quatorze millions de compatriotes, il pouvait donc pas omettre les laborieuses et courageuses classes paysannes et rurales de notre pays.

Le thème du défilé majestueusement célébré sur l’ensemble du territoire national, portant sur la préservation de notre environnement, s’inscrit dans la même logique, non fortuite. En effet, cette thématique demeure une urgence, après la Cop22, mais aussi et surtout, à la suite de la découverte d’importants gisements pétroliers et gaziers en offshore, dans notre pays.

L’exploitation de ces ressources va certainement induire des retombées économiques certaines qui imposent, cependant, une politique environnementale responsable dans laquelle les forces de défense et de sécurité pourront véritablement jouer une belle partition, dans une synergie impliquant fortement les populations rurales. La bataille pour un environnement durablement préservé intègre bien « la lutte contre la pollution, la pêche illicite et la déforestation, entre autres périls ». Le président Macky Sall la place dans le même « ordre de priorités que la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire ».

Par Cheikh Thiam

MACKY SALL, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : « LE DÉFILÉ A ÉTÉ EXCEPTIONNEL »
Très en phase avec le thème choisi cette année, « Le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement », le chef de l’État, chef suprême des Armées, a exprimé, à l’issue du défilé d’hier, toute sa satisfaction quand au déroulement de celui-ci. « Comme je l’ai indiqué, les ressources naturelles constituent la substance vitale de notre base productive sans laquelle il ne peut y avoir ni croissance, ni développement. C’est pourquoi, j’ai ordonné aux forces de défense et de sécurité à mutualiser leurs efforts pour protéger les ressources, qu’elles soient halieutiques, végétales ou forestières”, a souligné le président de la République.

Pr defile afterIl s’est réjoui des « innovations », soulignant que l’« exercice s’est distingué, comme à l’accoutumée, par la rigueur, le sérieux », avec un bon timing.

Pour lui, l’innovation majeure est le quadrille baïllonnette des élèves de l’école des officiers de la Gendarmerie nationale, mais aussi la marche lente des Parachutistes et des Commandos. Très satisfait de la « bonne organisation », le président de la République a confondu, dans ses remerciements, le chef d’état-major général des armées (Cemga), le général de corps d’armée Cheikh Guèye, et le haut-commandant de la gendarmerie et directeur de la justice militaire. Mais aussi tous les chefs de service des Forces de défense et de sécurité tout comme les civils qui ont participé au défilé « exceptionnel ». Il a aussi salué la « participation remarquable de l’armée gambienne » tout comme la présence de la vice-présidente gambienne, du Premier ministre bissau-guinéen et du chef de l’état-major de l’armée mauritanienne. Autant de présences qui témoignent de la bonne « coopération entre armées africaines ».

I. K. NDIAYE

INNOVATIONS ET DÉMONSTRATIONS AU RENDEZ-VOUS
Avec un total de 3.668 militaires et paramilitaires ; 367 véhicules, 105 motos et quads, 10 aéronefs, 9 navires et 61 cheveux, le défilé militaire et paramilitaire d’hier a tenu toutes ses promesses. Sur une Place de l’Obélisque, revêtue de ses plus beaux atours, et sous le regard du chef suprême des Armées, Macky Sall, de la vice-présidente de la Gambie et du Premier ministre bissau-guinéen, les Forces de défense et de sécurité sénégalaises (Fds) ont montré qu’elles étaient les gardiennes des traditions. Une marche lente, cadence bien maîtrisée, le bras gauche bien balancé en avant et en arrière, bien symbiose avec le bien soulevé pendant que le droit tenait bien l’arme. Ce tableau s’est joué, hier, peu avant 14 heures, à la Place de l’Obélisque. Le Bataillon des Paras, amené par son commandant, le colonel Souleymane Kandé, semblait demander aux invités et spectateurs d’être encore patients pour exécuter ce numéro voulu comme innovation pour coller au thème de cette année « Forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement ». Malgré le chaud soleil et la durée du défilé, le public était très attentif et appréciait. Sous les airs du « Jambaar », écrit par le colonel Meïssa Cellé Ndiaye et arrangé et mis en musique par le lieutenant Amadou Koundoul, les cousins des paras, les Commandos suivaient, avec la même lente marche. Boostés par la Musique principale des Forces armées, les commandos complétaient le fameux air de « Thio tholinathio… », en en faisant un chœur en brouhaha qui sortait et déchirait les rangs des hommes du chef de bataillon Simon Sarr.

Une autre séquence remarquable du défilé d’hier est le passage du Quadrille de baïllonnettes de la gendarmerie nationale. « Fruit de la coopération avec la gendarmerie française, plus précisément avec la Garde républicaine de Paris », ce quadrille de 36 aspirants de la 10e promotion du Cours de formation des officiers a déroulé, pendant une dizaine de minutes, divers exercices révélant des figures d’« ordre serré statiques et dynamiques » et des évolutions en « mouvements décrivant des figures géométriques variées ». Armés de fusils Mas 49/56, les aspirants ont ressorti à un moment la baïonnette de son trousseau pour la fixer au bout du canon.

PsignEntre ces deux tableaux, il faut remettre en toile de fond le passage apprécié du détachement de l’Armée gambienne qui avait ouvert le défilé militaire et paramilitaire à pied. Composé d’éléments de l’armée de terre, de la marine et de la garde républicaine, ce détachement a été fort ovationné par sa posture qui rappelle celle des pays de tradition anglophone: buste en avant, arme bien tenue en avant à contrario avec le regard bien à droite. Ce passage fera que la vice-présidente gambienne, Fatoumata Tambajang, se lève pour saluer ses troupes, rejoignant le président Macky Sall qui s’était toujours levé pour saluer les différentes unités. Le chef d’état-major général des forces gambiennes ainsi que le chef d’état-major de la Mauritanie ont aussi assisté au défilé. Une innovation qui matérialise une vision du patron de la Gendarmerie nationale, le général de division Meïssa Niang, est l’Escadron de surveillance et d’intervention de Dakar (Esid) dont il avait annoncé la création dans son ordre du jour n°1. Bien que les escadrons de surveillance et d’intervention aient pour missions de participer aux initiatives régionales de lutte contre le terrorisme, de soutenir les unités territoriales et de participer au maintien et rétablissement de l’ordre, l’Esid a pour « vocation de participer au renforcement de la lutte contre le terrorisme à la Légion Ouest et aux opération de maintien de l’ordre en cas de besoin ». Il a surtout, en charge, la « lutte contre les agressions et les cambriolages à travers un contrôle de zone et l’occupation des points clés de façon permanente ». Comme une démonstration de force, le passage des Forces spéciales, terre, air, mer confondues, a laissé voir des militaires aguerris et bien entrainés. Inspirant même la crainte avec un surarmement lourd et des masques au visage qui ne laissent entrevoir que leurs yeux.

Ces instantanés saisissants ne sont pas les seuls tableaux du défilé militaire et paramilitaire qui a débuté par une parade motorisé qui a donné à voir l’important arsenal des Fds. Ou encore des pensionnaires d’écoles (Prytanée militaire, École militaire de santé, École nationale des officiers d’active, École des officiers de la gendarmerie nationale, École des sous-officiers d’active, École des sous-officiers de la Gendarmerie, École de l’armée de l’air) prêts à prendre la relève. Sans oublier la pépinière des Armées qu’est le 12ème Bataillon d’instruction.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE


UNE REVUE NAVALE EN COULEURS
Le défilé d’hier a été une occasion de projeter, sur des écrans géants, une revue navale. Composée de neuf navires, dont six acquis entre 2012 et 2016, selon le maître de cérémonie, le commandant Mamadou Wathie, cette revue s’est voulue une véritable panorama de la Marine nationale. Une Marine dans une dynamique de « renouvellement progressif de sa flotte », avec la réception récente d’un lot important de moyens navals, notamment la nouvelle acquisition d’un patrouilleur de 60 m ultra-moderne dénommée « Fouladou » en novembre dernier.

Le « Fouladou » est un patrouilleur de haute mer (Phm) moderne, adapté à la « surveillance de la zone économique exclusive ». Il est équipé de moyens de lutte contre la pollution marine, notamment un « barrage flottant de 200 mètres et un système d’épandage de dispersants ». Un autre Phm de 45 m est « Kédougou » qui peut contribuer à la surveillance des plateformes pétrolières. Il a parcouru, selon toujours le commandant Wathie, 37 430 miles marins soit 69 319 km en deux ans et contrôlé 663 navires dont 35 arraisonnés. Le patrouilleur rapide de 33 m « Ferlo » a aussi participé à la revue. Ce patrouilleur marque le début du renouvellement de la flotte et a parcouru, depuis 2013, plus de 112 000 km et contrôlé 889 navires dont 26 arraisonnés. Les Edic « Gorée » et « Karabane », dédiés aux missions de soutien et de transport logistique en zone opérationnelle, ont aussi pris part à la revue. Aussi, des vedettes d’intervention rapide constituées de quatre unités navales, pour la « défense du littoral et la protection de points névralgiques en zone côtière, ont trouvé toute leur place dans la famille de la Marine.

I .K. NDIAYE

UN DÉFILÉ AÉRIEN IMPECCABLE
Defile aerienOutre la revue navale, les spectateurs ont pu voir, hier, un défilé aérien qui a débuté par un aéronef de type Tb 30, très utilisé dans la formation des officiers élèves pilotes à Thiès. Depuis mars 2015, « 1.500 heures de vol ont été effectuées à Thiès avec à la clé six pilotes brevetées chasse, et deux pilotes pré-spécialisés transport », selon le maître de cérémonie. Les aéronefs de type Tb 30 Epsilon sont utilisés pour les « missions opérationnelles et ont participé à une opération d’envergure menée par les Armées en octobre 2016 pour lutter contre la coupe illégale de bois en zone militaire n° 6 (Kolda), illustrant ainsi parfaitement le thème de cette année ». Dans ce défilé aérien encore, cette formation constituée d’un Mi-35 accompagnée de deux Mi-17. Le Mi-35 est un hélicoptère de combat et le Sénégal a déployé deux de ce type, depuis novembre 2015, en République centrafricaine dans la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique.

Les deux Mi-17 reviennent fraîchement de la Côte d’Ivoire où ils ont été déployés durant 21 mois (entre 2015 et 2017) au sein de l’Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire (Onuci). La dernière formation aérienne était composée d’un King Air 200 et de deux Casa 235 en formation « flèche ». Ces avions sont essentiellement utilisés dans des missions de transport de personnel civil comme militaire. « Ils assurent des liaisons régulières vers les régions de Kédougou, Tambacounda, Matam, Saint-Louis pour le désenclavement de ces localités avec plus de 4.000 passagers transportés en 2016 », selon le commandant Wathie. Ces aéronefs ont récemment participé à l’appui des troupes de la Mission de la Cedeao en Gambie (Micega) en assurant de jour comme de nuit plusieurs rotations entre Dakar et Banjul.

Il faut dire que le défilé général avait démarré par le passage d’un hélicoptère de type Mi-17 de l’Armée de l’air. Cet engin avait le drapeau national suspendu par le système d’élingue, utilisé pour le transport de charges externes. L’appareil, encore aux couleurs des Nations-Unies, est aussi revenu de la Côte d’Ivoire après 21 mois d’engagement. Il fut d’ailleurs le « premier engagement d’une unité aérienne de l’Armée de l’air sénégalaise dans les opérations de soutien à la paix sous l’égide des Nations-Unies ».

I. K. NDIAYE

162 AMBULANCES POUR LE RENFORCEMENT DES ÉVACUATIONS
Soixante ambulances, un détachement du ministère de la Santé et de l’Action sociale, ont participé au défilé de la fête de l’Indépendance. Ces 60 engins sont à mettre dans un « projet d’acquisition de 162 déjà arrivés à Dakar la semaine dernière ». Ces ambulances participent au « renforcement des moyens d’évacuations sanitaires » indispensables dans la « réalité de la mise en œuvre du volet capital humain du Pse à travers le secteur de la santé ».

« En plus d’avoir, de 2012 à 2016, 165 ambulances médicalisées, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a mis en œuvre un projet d’acquisition de 162 ambulances dont 4 unités mobiles pour un montant de 7 milliards 542 millions de F Cfa entièrement financé par l’État, s’inscrivant dans le Plan d’urgence d’amélioration du dispositif de soins curatifs et des urgences », a expliqué le commandant Wathie. Ainsi, les 162 ambulances vont aider à « combler le gap en ambulances médicalisées de tous les hôpitaux, les centres de santé, les postes de santé les plus enclavés, le service d’assistance médicale d’urgence (Samu) ». Les 4 unités mobiles (hôpitaux mobiles) sont, elles, multidisciplinaires. Elles vont être localisées à Dakar avec une possibilité de les « réutiliser dans les zones enclavées et dépourvues de spécialistes ». Mais aussi dans les « cas de campagne de chirurgie mobile et lors des grands évènements religieux ». Ces unités sont constituées d’une unité mobile pour la chirurgie générale, d’une unité mobile d’ophtalmologie, d’une unité pluridisciplinaire de type I (cabinet de gastro-entérologie, cabinet de cardiologie, cabinet de gynécologie, laboratoires d’analyse) et d’une unité pluridisciplinaire de type II (ophtalmologie, dentisterie, Orl,  radiologie). Ces ambulances et unités sont reliées par un « système de géolocalisation dont le serveur est au ministère en vue d’être en mesure de contrôler la position de chaque ambulance à travers tout le territoire national ».

I. K. NDIAYE

SUR LA PLACE DE LA NATION : LES PAS RASSURANTS DES CIVILS
Defile MajorettesLa célébration de la fête de l’indépendance fait naturellement penser à l’aspect militaire. Mais les civils n’en jouent pas moins un rôle important. Les majorettes du lycée Kennedy, de l’institution Notre Dame,  les collectivités locales et les écoles de formation font aussi attraction.

Ils ont les pieds chauds ce jour. Dès les premières heures de la matinée, les forces de défense et de sécurité ont occupé  le boulevard Général De Gaulle, tous en tenue de cérémonie. Les uns s’occupent des derniers réglages avant le démarrage du défilé prévu à 10 heures, les autres veillent sur la sécurité des lieux où sont installées des tentes haut de gamme. Aussi, sur chaque artère menant à la place de la Nation, ex-place de l’Obélisque, des éléments sont préposés pour accueillir et orienter les invités avec toute la courtoisie qui sied.

A 09 heures déjà, les tribunes réservées aux hautes personnalités de la République et autres  autorités  civiles et militaires  étaient presque pleines. Le Premier ministre et les présidents des institutions comme l’Assemblée nationale et le Conseil économique, social et environnemental (Cese)  se sont suivis à la tribune officielle entre 09 h et 09 h 40. Le départ du chef de l’État du palais présidentiel est annoncé à 09 h 42mn par un coup de canon. Il sera suivi par 20 autres.

Ces 21 coups de canon datent du 14e siècle alors que cet équipement militaire commençait à devenir une arme courante. La pratique militaire sur les bateaux de guerre était alors de tirer sept coups de canon à cause de la symbolique astrologique et religieuse du chiffre 7.  Les armées de terre ayant, avec le temps, une plus grande réserve de poudre à canon se sont données le luxe de tirer trois coups de canon pour chaque coup tiré en mer, d’où le nombre 21 au total.

Le Sénégal, au lendemain des indépendances, a hérité cette tradition au même titre que l’armée de l’ancienne puissance coloniale. Le tir des 21 coups de canon,  qui a gardé toute sa symbolique, était initialement exécuté par la compagnie du camp Lemonier. Mais, avec la mise sur pied, en 1975,  du bataillon du train, celui-ci a pris le relai.  A son arrivée à la Place de la Nation, la président de République Macky Sall, qui  a été accueilli par le Premier ministre, le ministre des Forces armées et le chef d’État-major général des armées, a d’abord procédé, conformément à la tradition militaire, à la revue des troupes avant de prendre place à la tribune officielle à côté de la première dame, Marième Faye Sall.  Après la remise de décorations à certains militaires qui se sont illustrés sur les théâtres d’opération, le défilé civil pouvait commencer.  Le ton est donné par les majorettes de l’institution Notre Dame qui ont assuré l’entracte lors de la mise en place  du défilé civil avec une prestation de haute facture.

Ainsi, le défilé civil animé par la fanfare de la police a été ouvert par l’Agence nationale de la Case des tout-petits. Après, passeront, à tour de rôle, les collectivités locales dont Rufisque, Hlm, Biscuiterie, Dieupeul-Derklé, Grand-Dakar etc.

Ce défilé civil a été clôturé par les anciens combattants, qui ont joué un rôle important dans l’accession du Sénégal à l’indépendance. Comme il est de tradition à chaque fête du 04 avril, les majorettes du lycée Kennedy qui ont assuré l’entracte lors de la mise en place du défilé motorisé et militaire, ont encore séduit  avec une chorégraphie à couper le souffle, le tout dans une harmonie indescriptible. L’ombre de Doudou Ndiaye Coumba Rose a encore plané, hier, comme d’ailleurs à chaque apparition des majorettes de Kennedy, depuis sa disparition, même si ses héritiers assurent, de mains de maîtres, la relève.

Ndiol Maka SECK


RÉACTIONS... RÉACTIONS... RÉACTIONS...
Defile Pers polMe Alioune Badara Cissé, médiateur de la République : « Un matériel haut de gamme pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens… »
« Mon cœur a battu très fort. Mes espoirs pour un lendemain meilleur pour le Sénégal se sont confirmés. J’ai vu une armée cavalière et chevaleresque ayant un matériel haut de gamme pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières. J’ai vu une jeunesse rigoureuse qui semble confirmer que les lendemains sont assurés. J’ai vu l’intégration encore renforcée des femmes dans les corps de métier jadis réservés aux hommes. Je pense que nous pouvons fièrement nous rendre compte que le Sénégal semble être sur des esquisses prometteuses ».

Ndiol Maka SECK

Landing Savané, Aj/Pads : « Un défilé qui rassure »
Nous avons assisté à un très beau défilé.  Les forces de défense et de sécurité ont montré qu’elles sont à niveau. Cela rassure les Sénégalais, surtout dans ce contexte où tout le monde a besoin d’être rassuré. Il faut en féliciter le président de la République et les forces de défense et de sécurité.  Ce que nous avons vu, nous a rassurés parce que c’est de cela qu’il s’agit. Le défilé s’est passé dans les règles de l’art et le matériel militaire est impressionnant. La protection de l’environnement doit être une affaire de tous,  surtout des jeunes. La question de l’environnement est une question cruciale dans notre pays et partout dans le monde.  Il doit être protégé sous toutes ses formes : physique, morale, sécuritaire, éthique, etc. ».

N. M. SECK

Abdou Aziz Diop, ministre-conseiller : « Une armée capable de faire face aux défis »
t« Il y a une innovation par rapport au thème et par rapport à la démonstration de force qui a été faite. Cela montre que nous avons une armée professionnelle, bien équipée, capable de faire face aux défis du monde moderne parmi lesquels la lutte contre le terrorisme. Vous avez constaté, avec nous, qu’une nouvelle unité antiterroriste a été mise en place sur instruction du président de la République qui ne lésine pas dès lors qu’il s’agit de défense, de sécurité et de vie dans la paix et la cohésion, sur le plan national et international ».

N. M. SECK

Ibrahima Sall, ancien ministre : « Organiser un vaste dialogue à l’échelle du pays »
« C’est une fête remarquable. L’armée a défilé avec de grandes innovations, notamment la marche lente avec de nouvelles unités. Nous sommes un peu rassurés par la position des hommes et la qualité des équipements. Mais au-delà de l’armée, notre pays se pose, aujourd’hui, de grandes questions à savoir si nous sommes sur la bonne trajectoire surtout en démocratie, économie et politique. Il faut un vaste dialogue requérant un grand consensus à l’échelle du pays. Les pays africains sont, aujourd’hui, en train de se poser les bonnes questions pour aller vers les bonnes directions ».

N. M. SECK

Moussa Sarr, porte-parole de la Ligue démocratique : «Il a dit l’essentiel sur le devenir du pays »
«Je voudrais d’abord saluer le discours du président de la République, tant du point de vue de la concision, que de la qualité. J’estime qu’il a dit l’essentiel en ce qui concerne le devenir du pays, relativement à la nécessité de préserver notre environnement et nos ressources naturelles », a déclaré le porte-parole de la Ligue démocratique. Ainsi, il soutient croire que, de plus en plus, cette préoccupation qui consiste à préserver notre environnement doit être largement partagée et que cela doit être intériorisé par l’ensemble des Sénégalais parce qu’il y va du devenir du pays. «C’est la raison pour laquelle j’ai salué l’appel que le président a adressé aux forces de défense et de sécurité pour participer à la préservation de notre environnement et de nos ressources naturelles.

J’ai particulièrement apprécié l’engagement du président de la République à ce que le gouvernement organise un scrutin transparent, à l’occasion des législatives du 30 juillet 2017», a-t-il, en outre, insisté. «Je voudrais également magnifier l’appel, la main tendue à toutes les forces vives de la nation. Nous, à la Ligue démocratique, nous  pensons que le dialogue doit être permanent si nous voulons renforcer notre démocratie. Le président doit assurer cette responsabilité pour que tout soit mis en œuvre, pour qu’au Sénégal, l’opposition, la majorité et la société civile puissent quand même s’engager dans un dialogue permanent et structuré», a aussi informé Moussa Sarr. Il a, enfin, souhaité que cette main tendue du président soit saisie par toutes les forces vives de la Nation.

Mouhamadou Mbodj coordonnateur du Forum civil : « Les efforts doivent être consolidés et renforcés »
«Le Sénégal tient son rang en tant que pays qui s’est distingué dans sa démocratie. Globalement, le bilan est salutaire. Le Sénégal a connu, en 57 ans de souveraineté, deux alternances dans un climat apaisé. Ceci ne veut pour autant pas dire que tout est parfait. Il y a tout le temps des efforts à fournir. Si l’on s’amuse à faire la comparaison avec les autres pays d’Afrique, l’on serait tenté de croire que le bilan est totalement bon. C’est justement ce qu’il ne faut pas faire. Nous devons penser à postuler au niveau international. Pris sur cet angle, il y a évidemment des efforts à fournir encore. Sur le système juridique par exemple, il ressort qu’il y a certainement des efforts à réaliser.  Nous avons également, à travers ce défilé de la commémoration des 57 ans de notre accession à la souveraineté internationale, noté le renforcement de nos forces de défenses. Cela ne saurait nous laisser indifférents. Nous saluons d’ailleurs cette posture d’autant plus que le monde est de plus en plus plongé dans l’insécurité. Cet effort doit être consolidé et renforcé. Nous invitons les autorités à davantage penser à la motivation des hommes de troupes.

Également, nous profitons de cette occasion pour lancer un appel à tous les Sénégalais de tous les bords que ce soit. Il faut laisser de côté les clivages et surtout aller à l’essentiel».

O. BA

Abdou Mbow (Apr) : « Nous saluons la vision du président de la République »
Defile Pr Tribune« Nous voudrions tout d’abord rendre grâce à Dieu qui nous a permis d’assister à la commémoration des 57 ans de notre pays. Nous  félicitons chaleureusement le président de la République, Macky Sall pour le discours qu’il a tenu à la veille de cette commémoration. Son discours a pris en compte toutes les couches de la population sans distinction ni omission aucune.  Concernant le défilé, nous avons tous noté le renfoncement des forces de défense. Cela monstre combien le président de la République est préoccupé par la question de la sécurité nationale.  Également,  le choix du thème : rôle des Forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement,  montre, à souhait, que le chef de l’État, Macky Sall, est ouvert aux enjeux du futur et tient à faire pleinement entrer le Sénégal dans cet ère futuriste.  Cela démontre  combien il est visionnaire».
Oumar BA

Me Ousmane Ngom («Liberal ca Kanaam ») : « La revalorisation du statut des chefs de village, un bonheur... »
« Le message du président Macky Sall a ouvert de belles perspectives dans la marche vers l’émergence avec la réaffirmation de sa ferme volonté de répondre, chaque jour davantage, aux aspirations légitimes de toutes les couches des populations pour un développement inclusif et solidaire », estime Me Ousmane Ngom, secrétaire général de « Libéral Ca Kanaam »,  dans un communiqué rendu public, hier.

Tout en rappelant les réalisations du président Macky Sall dans le Pse, comme la baisse du prix de l’électricité, la transformation des titres précaires en titres foncier, les réalisations hydrauliques forages etc.), l’ancien ministre de l’Intérieur pense, « qu’avec une telle vision, nous allons tout droit vers la Démocratie Économique qui est notre credo au  LCK ».

Cependant, souligne Ousmane Ngom, «mon plus grand bonheur, a été l’annonce de la revalorisation du statut des chefs de village. Cette décision a une haute portée sociale, politique et économique», car selon lui, « c’est la réparation d’une grande injustice qui a duré plus de 40 ans. C’est aussi la marque de la lucidité du président de la République. Son sens de l’écoute et son humilité lui ont permis de prendre cette décision qui a une haute portée sociale, politique et économique ».

Doudou Wade, PDS : « L’appel au dialogue n’est pas sincère »
« Aujourd’hui, Macky Sall a des regrets en disant que la fête nous appartient à tous. Il n’a pas besoin de le rappeler. C’était simplement pour aboutir à la conclusion et dire que je vous appelle à l’unité. Il n’est ouvert à personne, il n’est ouvert qu’à sa famille politique.
Le dialogue national a duré 3 heures de temps. Pour son appel à l’unité, on verra, mais comme j’avais dit quand il avait fait appeler les gens, j’avais dit qu’il faut répondre. Mais je ne crois pas à son appel, il n’est pas sincère, n’est pas honnête. Tout ce qu’il nous a dit, il l’a renié, mais où est le dialogue ? Les membres de l’opposition ne peuvent pas accepter cette situation ».

Jean Paul Dias, leader du BCG : « Je ne l’ai pas entendu parler de dialogue »
«Sur de la forme, il est resté dans son habitude qui est une bonne habitude de la concision. Ce ne sont plus les discours fleuve que faisait son prédécesseur », a d’emblée fait remarquer le leader du Bloc des centristes gaîndé. Il a, toutefois, indiqué qu’il aurait  souhaité que le président parlât plus de la situation politique. «Il n’en a pas parlé. Malheureusement, c’est une situation très préoccupante. Il a évoqué de réalisations, de certaines choses qui vont se faire, surtout dans le culturel, ce qui est une bonne chose. Mais j’aurais voulu connaître les voies qu’il envisage d’entreprendre pour calmer la situation politique. C’est comme si ça n’existait pas, alors que ça existe ; il y a, aujourd’hui, une crispation.  Je ne l’ai pas entendu parler de dialogue. On ne doit pas rester dans cette situation là », a-t-il notifié. Aussi, «il a parlé des élections qui vont venir. Il a souhaité que ça se passe normalement, que ça se passe de manière démocratique, transparente, oui mais il y a une atmosphère lourde. Et ça, c’est regrettable.  J’aurais voulu qu’il propose, qu’il prenne des initiatives pour rebrancher le dialogue. Pour le reste, je pense que ce sont des propos encourageants dans le sens de l’émergence et nous espérons que ces idées vont nous permettre d’aller de l’avant », a conclu Jean Paul Dias.

Rassemblés par S. KAMARA, M. NDONG et A. DIOP

Idrissa Seck Pdt de Rewmi : « Nous attendons des actions concrètes »
« Je  voudrais tout d’abord rendre  grâce à Dieu de l’opportunité de  participer à ce défilé célébrant notre fête nationale  d’indépendance. Féliciter nos forces de sécurité et de défense  qui ont organisé ce magnifique défilé et  féliciter l’ensemble des populations thièssoises et leur présenter nos meilleurs vœux à l’occasion de cette fête nationale d’indépendance». Interrogé sur le discours du président Macky Sall du 3 avril. Idrissa Seck répond tout de go : « rien du tout ! ». Et il ajoute : «Je pense que ce qui est attendu du président de la République ce ne sont plus des discours, ce sont des actions concrètes pour abréger les souffrances des populations.

Elles  souffrent dans leur sécurité, les accidents de la circulation se multiplient, il faut y apporter une réponse concrète, les agressions se multiplient, il faut y apporter une réponse concrète, la justice est malade, il faut la soigner, la santé est malade, il faut la soigner, l’Éducation est malade, il faut la soigner. Après 5 ans de magistère, ce ne sont pas des  discours que j’attends, ce sont des actions concrètes pour abréger les souffrances des populations».

Mbaye BA

MESSAGE A LA NATION DU PRÉSIDENT MACKY SALL : « MON DEVOIR EST DE RESTER DANS LE TEMPS DE L’ACTION »
Pr Discours 030417Mes chers compatriotes,
Demain, 4 avril 2017, notre pays célèbre le 57e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale.

Cette fête nous rassemble, parce qu’elle exalte notre liberté retrouvée et met à l’honneur nos vaillantes forces de défense et de sécurité et notre jeunesse dynamique, qui porte nos espoirs pour le futur.

A tous et à toutes, chers compatriotes d’ici et de la diaspora, j’adresse mes chaleureuses félicitations.

Au nom de la Nation, je salue avec respect nos anciens combattants. Je vous redis, chers anciens combattants, notre profonde gratitude et  notre grande admiration pour tous vos sacrifices consentis à la défense du monde libre.  
A vous, officiers, sous-officiers et militaires du rang, je renouvelle ma confiance, ma fierté et celle de la Nation.

Si notre pays est aujourd’hui septième contributeur de troupes aux missions de paix des Nations Unies, c’est que, partout où vous appelle le devoir, à l’échelle nationale et internationale, vous le remplissez avec la dignité et le professionnalisme qui donnent sens  à votre devise : « On nous tue, on ne nous déshonore pas ».

Voilà pourquoi, devant la recrudescence des défis sécuritaires, y compris dans notre voisinage immédiat, j’accorde une priorité élevée au renforcement continu des capacités opérationnelles de nos Forces de défense et de sécurité et à l’amélioration constante des conditions d’existence des personnels.

Cette année, fidèles au concept Armée-Nation, nous célébrons la fête de l’indépendance sous le thème du rôle des Forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement.  

Ce thème nous interpelle par son actualité. Nos ressources naturelles, faut-il le rappeler, constituent la substance vitale de notre base productive, sans laquelle il ne peut y avoir ni croissance, ni développement.

Or, partout dans le monde, ces ressources se raréfient, sous l’effet combiné d’une exploitation effrénée et de pratiques illégales. La préservation de notre environnement n’en est que plus urgente ; qu’il s’agisse de la lutte contre la pollution, la pêche illicite et la déforestation, entre autres périls. Elle revêt le même ordre de priorités que la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire.

Par conséquent, j’ai ordonné à nos Forces de défense et de sécurité de poursuivre, avec vigueur, les actions déjà engagées dans ce sens. Le gouvernement continuera de mobiliser tous les moyens nécessaires à cet effet, en matière  d’équipements, de formation et d’entrainement.

Je souhaite que tous, ensemble, dans un élan civique et patriotique, nous participions à cette œuvre salutaire de sauvegarde de notre patrimoine environnemental commun.   

Mes chers compatriotes,
Dans mon message à l’occasion du nouvel an, je vous ai entretenu de nos acquis et perspectives dans le cadre de la mise en œuvre des initiatives, projets et programmes du Plan Sénégal émergent.

Sous l’autorité du Premier ministre, j’ai assigné au gouvernement la tâche de rester mobilisé dans l’action, en ayant comme code de conduite le culte du résultat.

J’y tiens personnellement, parce que le développement inclusif et solidaire, qui sous-tend ma vision d’un Sénégal de tous et d’un Sénégal pour tous, est au cœur de mes préoccupations.
C’est le sens de la baisse du prix de l’électricité déjà en vigueur.

C’est le sens de la mesure que j’ai prise pour la transformation des titres précaires en titres fonciers, afin que chaque détenteur d’un droit d’occupation puisse accéder gratuitement et sans formalité indue, au droit de propriété.

C’est, enfin, le sens de la tournée économique que j’ai effectuée en février dernier dans les régions de Louga, Saint-Louis et Matam, pour inaugurer et lancer divers projets de développement en milieu urbain et rural. Et je visiterai d’autres localités du pays dans les semaines et mois à venir.

En effet, dans la quête de l’émergence que j’ai engagée avec vous, seuls comptent la vision, l’action diligente et le résultat.

Mon devoir, celui du gouvernement, est de rester dans le temps de l’action, pour répondre aux aspirations légitimes de tous à une vie meilleure.

Il nous faut continuer à apporter de l’eau au Sénégal qui a soif ; éclairer le Sénégal qui vit dans l’obscurité ; désenclaver nos terroirs isolés du reste du pays ; rendre l’éducation et la santé accessibles à tous, dans nos villes et dans nos campagnes ; et libérer nos mères, nos sœurs et nos filles des corvées domestiques épuisantes que la machine devrait faire à leur place.

Dans le même esprit de développement solidaire et inclusif, j’ai demandé au gouvernement d’étudier les conditions de rémunération des Chefs de village, qui, en tant que relais indispensables de l’administration, exercent une mission de service public, souvent à leur propre charge.

Voilà, mes chers compatriotes, les préoccupations qui continueront de retenir mon attention et de mobiliser mes efforts ; parce que c’est leur solution qui conditionne le progrès et le bien-être de notre pays.

Et voilà pourquoi je poursuivrai sans relâche la politique de bonne gouvernance à tous les échelons de l’Etat et de ses démembrements. C’est en effet dans la bonne gestion des affaires  publiques que nous pourrons mieux dépenser nos ressources, financer nos efforts d’émergence, satisfaire les besoins sociaux de nos populations, offrir à notre secteur privé les meilleures conditions d’épanouissement, et ouvrir à notre jeunesse de nouvelles perspectives d’éducation, de formation et d’emploi.  
 
Mes chers compatriotes,
A quelques mois des élections législatives du 30 juillet prochain, je me réjouis du bon déroulement des opérations de refonte du fichier électoral, décidée à l’unanimité et sans débat à l’Assemblée nationale.

Avec un  total de 5.501.667 enrôlés à la date du  29 mars 2017, les inscriptions dépassent déjà largement l’objectif de 4.000.000 fixé dans la loi.

Le gouvernement est en train de prendre toutes  les dispositions requises pour la tenue d’un scrutin sincère, régulier et transparent, à la hauteur de notre tradition démocratique.

La célébration de notre liberté retrouvée nous donne aussi l’occasion de réfléchir sur notre culture, comme facteur de cohésion sociale, qui participe à l’effort d’édification de la conscience nationale ;  parce que c’est notre culture qui incarne notre identité collective, fait le récit de notre histoire et aide à sauvegarder nos valeurs de civilisation.

Je rends hommage à tous les hommes et femmes de culture qui, par leur génie créateur, contribuent au rayonnement de notre pays, à l’image de nos brillantes performances à la Berlinale 2017 et à la dernière édition du Fespaco.

En soutien à notre patrimoine culturel, le gouvernement a consenti d’importants efforts, avec :

  • la réhabilitation d’édifices religieux et lieux de mémoire ;
  • la création de la Sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins ;
  • la contribution à la mise en place de la Mutuelle nationale de santé des acteurs culturels, au titre de la Couverture Maladie universelle ;
  • le doublement du budget de la Biennale de l’art africain contemporain, porté désormais à 500 millions de francs CFA 
  • la rénovation de l’ancien Palais de Justice et sa transformation en Palais des Arts 
  • et le lancement prochain des chantiers de l’Ecole nationale des Arts et Métiers de la Culture, et de la Bibliothèque nationale.

Je me réjouis, également, de recevoir dans quelques jours la communauté culturelle et artistique, dans le cadre de la célébration de l’année 2017 comme année de la culture.

Mes chers compatriotes,
Plus qu’un rituel et une fin en soi, la fête de l’indépendance nous rappelle la gravité qui s’attache à la liberté.

L’indépendance signifie et magnifie notre  vocation naturelle à être et rester un peuple libre. En même temps, elle crée la responsabilité qui nous met seuls face à notre destin.

Notre liberté est entre nos mains. C’est par nos propres efforts que nous la conforterons, en gagnant la bataille du développement économique et social.

C’est ainsi que nous accomplirons notre destin de peuple libre.

C’est ainsi que nous réaliserons le rêve des anciens et que nous mériterons leurs sacrifices.

C’est ainsi que nos enfants, et des générations  après eux, seront fiers de l’héritage que nous leur aurons légué.

L’œuvre est noble et grandiose. Chacun de nous peut contribuer à son édification.

A cette fin, je tends la main à tous et à toutes, pour travailler ensemble, dans l’unité et la cohésion nationales.

Fcbk PRVive le Sénégal, toujours libre, uni et en marche vers le progrès !

Bonsoir et bonne fête de l’indépendance.

LE DISCOURS DU CHEF DE L’ÉTAT SUR FACEBOOK
A l’occasion du 57ème anniversaire de la fête de l’indépendance du Sénégal, la présidence de la République a innové avec la première retransmission, en direct, de l’adresse à la nation du chef de l’État sur le compte Facebook officiel de la Présidence de la République @PresidenceSenegal.

Le discours est également disponible en replay.

AN 57 DE L’INDÉPENDANCE : DÉVELOPPEMENT INCLUSIF ET SOLIDAIRE
Durant ces dernières années, la croissance économique du Sénégal a connu un bond non négligeable, atteignant, en 2016, 6,5 %, grâce à la mise en œuvre des initiatives, projets et programmes du Plan Sénégal émergent (Pse).

Par des programmes comme le Pudc, des résultats concrets sont enregistrés. C’est le temps de l’action, comme l’a souligné le chef de l’État qui dit avoir instruit son gouvernement « à rester mobilisé dans l’action, en ayant comme code de conduite le culte du résultat ».

Toutefois, une économie prospère doit profiter à tous les Sénégalais, où qu’ils se trouvent. En d’autres termes, le développement doit être « inclusif et solidaire ». C’est tout le sens des mesures sociales prises, depuis 2012, afin de soulager les populations notamment la baisse du prix de l’électricité, celle du prix du loyer, de la fiscalité sur les salaires, la transformation des titres précaires en titres fonciers (cela, gratuitement), les importants efforts de désenclavement, d’électrification et travaux d’hydraulique rurale sur l’ensemble du territoire national, les Bourses de sécurité familiale (dont la finalité, souvent mal comprise, consiste à permettre aux enfants de disposer d’un état civil, d’aller à l’école, de se soigner), la Couverture maladie universelle.

Des actions qui doivent se poursuivre pour « apporter de l’eau au Sénégal qui a soif ; éclairer le Sénégal qui vit dans l’obscurité ; désenclaver nos terroirs isolés du reste du pays ; rendre l’éducation et la santé accessibles à tous, dans nos villes et dans nos campagnes ; et libérer nos mères, nos sœurs et nos filles des corvées domestiques épuisantes que la machine devrait faire à leur place ». Dans le même esprit de développement solidaire et inclusif, le gouvernement est instruit d’étudier les conditions de rémunération des chefs de village « relais indispensables de l’administration exerçant une mission de service public, souvent à leur propre charge ». Comme les citadins, les ruraux ont aussi des aspirations légitimes : disposer de logement décent, de l’électricité, de l’eau, d’entreprises locales, de soins de santé, d’emplois, se former, se déplacer sans difficulté, écouler leur production... Autrement dit, la justice sociale et l’équité doivent être la base de tout développement.

Par Daouda MANE

AN 57 DE L’INDÉPENDANCE : L’URGENCE DE PROTÉGER NOTRE ENVIRONNEMENT
Cette année, le thème du 57è anniversaire de notre accession à la souveraineté nationale est plus que d’actualité. En effet, comme l’a rappelé le chef de l’État, « nos ressources naturelles constituent la substance vitale de notre base productive, sans laquelle il ne peut y avoir ni croissance, ni développement. Or, partout dans le monde, ces ressources se raréfient, sous l’effet combiné d’une exploitation effrénée et de pratiques illégales ». De notre environnement, dépend notre santé, notre économie, bref notre bien-être. C’est pourquoi sa préservation est plus que « urgente ». Au Sénégal, malgré les efforts consentis, la désertification menace, du fait de l’action anthropique mais aussi du changement climatique, avec son corollaire, le manque d’eau de pluie et donc la baisse de la production agricole. Ce fut le cas la campagne agricole dernière.

La mer déferle sur les côtes, détruisant maisons et autres biens, installant des familles entières dans une situation de précarité. Un phénomène devenu récurrent sur l’ensemble de nos côtes notamment à Saint-Louis (Langue de Barbarie), à Dakar (Rufisque), à Mbour (Petite Côte)… Quant à la pêche illicite, elle fait perdre, selon les chiffres du ministère, 150 milliards de FCfa par an. Le Sénégalais, grand consommateur de poisson, voit son plat de « tiébou diène » (riz au poisson) s’appauvrir du fait de la raréfaction de la ressource.

La pollution du cadre de vie est une toute autre réalité que l’État et ses démembrements (mairies particulièrement) peinent à juguler. Malgré l’interdiction du plastique, nos villes ont toujours un visage défiguré par cette matière. C’est dire donc, ainsi que l’a soutenu le président Macky Sall, que la protection de l’environnement « revêt le même ordre de priorités que la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire ». Certes les Forces de défense et de sécurité sont instruites de poursuivre, « avec vigueur, les actions déjà engagées dans ce sens », mais aussi le gouvernement continuera de mobiliser tous les moyens nécessaires. Toutefois, cette lutte requiert la mobilisation de toute la population de tous bords et à tous les niveaux. Il y va de notre santé, de notre économie, de notre épanouissement total. D’où la pertinence de cette invite, encore une fois, du président de la République : « Je souhaite que tous, ensemble, dans un élan civique et patriotique, nous participions à cette œuvre salutaire de sauvegarde de notre patrimoine environnemental commun ». C’est ainsi qu’on préservera notre avenir et celui des générations futures.

Par D. MANE


AN 57 DE L’INDÉPENDANCE : SAUVEGARDE DU PATRIMOINE CULTUREL
Fanal 030417En annonçant qu’il va recevoir, dans quelques jours, la communauté culturelle et artistique, dans la célébration de  2017, comme année de la culture, le président de la République a réparé un « oubli ». En effet, la Culture, ces dernières années, était souvent la grande absente dans les discours du Chef de l’État à la Nation, aussi bien à l’occasion du Nouvel An, qu’à la veille de la Fête de l’Indépendance. Pour cette fois, non seulement Macky Sall a rendu hommage, à juste titre « à tous les hommes et femmes de culture qui, par leur génie créateur, contribuent au rayonnement de notre pays, à l’image de nos brillantes performances à la Berlinale 2017 et à la dernière édition du Fespaco » ; mais il a également annoncé cette prochaine rencontre avec toute la communauté culturelle.

Ce sera, sans doute, une occasion, pour chaque secteur de la culture, de décliner son programme à dérouler durant cette année culturelle, d’exprimer surtout ses préoccupations et attentes ; mais aussi un grand moment pour, comme l’a souligné dans son discours le président Sall, de « réfléchir sur notre culture, comme facteur de cohésion sociale, qui participe à l’effort d’édification de la conscience nationale ». La culture, a-t-il si bien compris, « incarne notre identité collective, fait le récit de notre histoire et aide à sauvegarder nos valeurs de civilisation ».  Ainsi, le gouvernement sénégalais actuel, dans la continuité des précédents, a lancé des projets pour la sauvegarde du patrimoine culturel. Comme exemple, le Projet de la réhabilitation d’édifices religieux et lieux de mémoire doté d’un budget de plus 600 millions de FCfa. Ce programme de réhabilitation ambitionne de contribuer à la revalorisation du patrimoine culturel sénégalais et à la promotion des cultures des terroirs pour un développement local durable. Pour son exécution, depuis l’année dernière, le ministère de la Culture a lancé les travaux de construction des mausolées du Boursine Coumba Ndoffène Famack et de l’Almamy Maba Ndiakhou Bâ dans le Sine, la réhabilitation de la vieille Mosquée d’El hadji Omar à Halwar et celle de l’Almamy Abdel Kader Kâne à Kobilo. Mais également, la réhabilitation de la plus vieille église de Casamance à Carabane ainsi que les mosquées de Karantaba et Baghère, dans le Sédhiou-Pakao.

Le ministre de la Culture estimait, lors d’une rencontre avec la presse, que cette « réhabilitation de ces sites historiques qui cristallisent la mémoire collective de notre Nation est un devoir historique qui participe à la réappropriation des valeurs de notre patrimoine et à leur transmission aux générations futures ».

A côté de ce programme de réhabilitation des sites et lieux de mémoire, le Chef de l’État a également annoncé, dans son discours, la construction de la Bibliothèque nationale. Dans une récente interview accordée au quotidien national le Soleil, la directrice des Archives nationales évoquait le vaste projet de modernisation des archives. La construction d’une Bibliothèque nationale digne de ce nom, ne serait que salutaire pour la sauvegarde des riches fonds de documents et archives du Sénégal colonial, au Sénégal indépendant et moderne, en passant par la Fédération du Mali.

Enfin, dans son message à la Nation, le président de la République a évoqué le lancement prochain des chantiers de l’École nationale des arts et métiers de la culture. Récemment, une étude commanditée  par le ministère de la Culture  et de la Communication, dans le Programme d’appui au renforcement des politiques et industries culturelles de l’Oif, a permis de constater que le secteur culturel occupe 10,3% des emplois au Sénégal.

Par Omar DIOUF


AN 57 DE L’INDÉPENDANCE : APPARTENANCE ET ATTACHEMENT À LA NATION
Symbole SNLa fête nationale du 4 avril a le mérite de rassembler les enfants du Sénégal autour de l’essentiel : la célébration de nos valeurs communes, la fête de l’unité, de la cohésion et du rassemblement.  A cet égard, le comportement des citoyens sénégalais, ce jour-là, rappelle, s’il le fallait, que la fête nationale du Sénégal appartient à tous les Sénégalais et qu’en effet, ils se l’approprient. Elle n’est la propriété de personne et ne saurait être caporalisée ni revendiquée par aucun camp. Politiques comme citoyens, élites comme Sénégalais moyens, nous sommes tous égaux devant la loi et dans la célébration de la fête nationale.

Quelle belle fête que celle du 4/4, à laquelle on joue collectif, et on boute hors du terrain l’habituel « chacun pour soi, Dieu pour tous » de la compétition politique.

C’est d’ailleurs tout le sens du concept Armée-Nation : la diversité humaine, culturelle, confessionnelle, professionnelle au sein des forces armées est mise au service de l’ensemble de la nation sénégalaise. Car les forces armées sénégalaises sont le creuset des Sénégalais de toutes origines et des deux sexes, quoi de plus égalitaire, de plus transversal, de plus rassembleur et partagé que les armées du Sénégal ? Tout citoyen peut y trouver son reflet, les armées étant une institution nationalement équilibrée comme du reste toutes les institutions sénégalaises.

Elan civique et patriotique
Cette magnifique journée est la seule capable d’imposer une trêve générale à la guerre des égos et des oppositions. Par la magie de la fête de l’indépendance, les armes de tous bords sont déposées et c’est l’armistice dans les chapelles politiques. En cela, c’est vraiment la fête du peuple, qui n’appartient qu’à lui et dont il ne laisserait personne le déposséder.

Sénégalais du pays et de la diaspora, opposition et majorité, riches et pauvres, tous ensemble célèbrent, dans un élan civique et patriotique, la symbiose entre l’armée et la population. De mémoire d’enfant, la fête nationale est cette journée de commémoration de diverses fiertés : fierté de la puissance de nos trois armées, fierté de la bravoure et de la détermination de nos forces de l’ordre et de défense, militaires, paramilitaires et civils, fierté de l’élégance de nos majorettes dont les plus connues sont celles du Lycée Kennedy, fierté de la détermination et de la vitalité du défilé de nos écoliers, semences du futur, fierté de la virtuosité de notre tambour-major, feu Doudou Ndiaye Rose, fierté de la beauté des pur-sang arabes de la garde montée de notre gendarmerie, fierté de l’exposition de nos équipements militaires de plus en plus sophistiqués, fierté de la perfection du défilé qui s’améliore d’année en année…

Les raisons d’être fiers devant notre noble et grandiose armée nationale ne manquent pas du reste. L’armée sénégalaise a la particularité en Afrique de n’avoir jamais été tentée par l’aventure hasardeuse des coups d’état. Au contraire, bien entrainée et vertueuse, elle est présente dans de nombreux pays pour accomplir des missions de maintien de la paix. Si le Sénégal est aujourd’hui le septième contributeur de troupes aux missions de paix des Nations Unies, c’est en raison principalement de l’intégrité, de la dignité et du professionnalisme de ses forces armées.

Et aussi parce que partout où le devoir les appelle au service de la nation comme de la communauté internationale, nos valeureux Jambars donnent du sens  à leur devise : « On nous tue, on ne nous déshonore pas ». Il est donc tout à fait normal que le chef des Armées, en l’occurrence le président de la République, affirme que « le gouvernement sénégalais continuera de mobiliser tous les moyens nécessaires à leur mission, en matière  d’équipements, de formation et d’entrainement ». On applaudit car les officiers, sous-officiers et militaires de rang, ceux d’active et de réserve, ainsi que les anciens combattants méritent la gratitude et la confiance de la Nation pour tous les sacrifices consentis à notre défense et à celle du monde libre.  

Concept Armée-Nation
Dans la période d’incertitudes et de crise sociale et démocratique mondiales que nous vivons, la vertu, la discipline, l’ordre et la méthode qui sont la marque des forces armées sénégalaises sont rassurantes, au regard de la perte d’une forme de vertu, proche de celle caractérisée par Montesquieu. Face à la désertion du forum politique par nombre de citoyens, à la multiplication des actes d’incivilité, à l’augmentation de l’insécurité ou plutôt du sentiment d’insécurité, à la montée de l’individualisme et de l’égoïsme, qui sont symptomatiques d’une remise en cause profonde de notre « vivre ensemble », l’Armée, elle, réaffirme tous les jours son appartenance et son attachement à la Nation, et continue de contribuer à la paix et au droit.  Seulement voilà, le lien Armée-Nation ne saurait être dans un sens unique, celui où l’armée, au travers de ses missions de défense du Sénégal, de son territoire, de ses ressortissants et de ses intérêts, assume seule cette appartenance à la Nation. C’est la vision fragmentaire que la majorité des Sénégalais, surtout les plus jeunes, férus d’Internet et des réseaux sociaux, ont de l’Armée. Elle est, pour la majorité des Sénégalais, une institution, émanation militaire de la Nation, chargée de la protection des intérêts vitaux du pays, et aux ordres du chef des Armées légitiment élu par la population, le président de la République.

Mais le concept Armée-Nation, pour ne pas être à sens unique et l’Armée, pour bien remplir sa mission, auraient besoin du soutien de la Nation. Les forces armées ont besoin que les Sénégalais soient conscients que la défense de leur unité historique, culturelle, politique, territoriale et nationale nécessite la mobilisation générale et qu’en ces moments de crises majeures qui menacent à nos frontières, l’esprit de défense anime la Nation entière. De son côté, le chef des Armées et son gouvernement accordent une « priorité élevée au renforcement continu des capacités opérationnelles de nos Forces de défense et de sécurité et à l’amélioration constante des conditions d’existence des personnels ».


La fête de l’indépendance a été célébrée cette année sous le thème du « rôle des Forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement ».  Mais devant la recrudescence des défis sécuritaires, la paix, la croissance et  le développement sont tributaires d’une bonne vision de notre stratégie de défense et des moyens qui lui sont affectés par la nation.

Par Dié Maty FALL

Les femmes médecins du Sénégal promettent de mener un plaidoyer pour avoir le même traitement salarial que leurs collègues hommes. Car jusque-là, ces derniers sont mieux rémunérés. Ce qui constitue, selon elles, une injustice car tous sortis des mêmes écoles.

Les femmes médecins du Sénégal ont célébré, avec quelques jours de retard, la Journée internationale des droits des femmes sous le thème : « La problématique du travail de la femme dans le secteur de la santé ». La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck.

Dans son propos, la représentante de Onu Femme a regretté le fait que les femmes, dans tous les secteurs de la vie professionnelle, n’ont pas le même traitement salarial que les hommes. Surtout lorsque ces derniers ont les mêmes diplômes et font le même travail. Interpelée sur cette injustice, la nouvelle présidente de l’Association des femmes médecins du Sénégal (Afems), Dr Aminata Sophie Coulibaly, a confirmé cet état de fait. C’est pourquoi elle a plaidé pour la révision des lois du travail pour que les femmes et les hommes puissent bénéficier du même traitement salarial. A son avis, ce n’est pas élégant que les hommes soient mieux payés que les femmes alors qu’ils ont fréquenté les mêmes écoles et ont les mêmes capacités intellectuelles. « Mieux, nous faisons le même travail », a précisé Dr Coulibaly qui a prôné « travail égal, salaire égal ». Ainsi, elle a informé que l’Afems va mener un plaidoyer au niveau du ministère de la Santé pour que soit corrigée cette injustice. Pour le Pr Awa Marie Coll Seck, cette différence salariale est surtout notée dans le privé. « Cela n’existe pas dans le public.

Cependant, elle a précisé que le problème se situe au niveau de l’impôt. « Au Sénégal, les femmes paient plus d’impôts que les hommes, parce qu’étant considérées comme une catégorie qui a moins de charges. D’ailleurs, les femmes mènent des combats pour que l’on corrige cet impair, car la plupart d’entre elles ont des charges familiales », a expliqué le ministre de la Santé.

Revenant sur le thème de la journée, Dr Coulibaly a affirmé que les femmes médecins n’ont pas de problèmes majeurs dans l’exercice de leur profession. « Elles se spécialisent et font le même travail que les hommes », a-t-elle souligné. Mais, en dehors des lieux de travail, les femmes médecins, comme toutes les travailleuses, sont confrontées à des difficultés. Sur ce, la présidente de l’Afems a donné l’exemple de la femme médecin-chirurgien qui est obligée d’allier sa vie professionnelle à celle de sa famille. Par conséquent, cela entraine beaucoup de stress dans sa vie quotidienne.

Eugène KALY

Une plateforme des médias sur les questions environnementales. Telle est la principale proposition formulée à l’issue du deuxième symposium de l’Union internationale de la presse francophone (Upf).

Le 2ème symposium de l’Union internationale de la presse francophone (Upf) s’est tenu les 30 et 31 mars derniers à Ben Guérir, non loin de Marrakech, au Maroc. Durant ces deux jours, les journalistes, venus de 27 pays de l’espace francophone, ont réfléchi sur le thème : « Médias, environnement et développement durable ». Pour faire face aux changements climatiques, les participants ont souhaité la création d’une plateforme des médias sur les questions environnementales et le renforcement des capacités.

L’idée de mettre en place une plateforme des médias sur les questions environnementales a été retenue lors de la présentation des rapports du symposium de Ben Guérir. Il est aussi question de renforcer les capacités des journalistes. L’Upf compte pérenniser ce forum après Monaco et Ben Guérir. A la clôture des travaux, le président de l’Upf, notre compatriote Madiambal Diagne, a salué la densité des débats et la richesse des discussions ; ce qui démontre l’intérêt que l’association des journalistes francophones accorde aux questions d’environnement. Il a remercié les autorités marocaines qui ont offert un cadre fabuleux qu’est la nouvelle université Mohammed VI de Ben Guérir.

Le représentant de l’Oif, Tidiane Dioh, s’est surtout réjoui de la crédibilité de l’Upf depuis la relance, à Dakar, en 2014. Il a pris l’engagement de l’Oif d’apporter, à nouveau, son soutien pour les prochaines assises de Conakry en 2017. Sur les questions d’environnement, M. Dioh a souligné que tout le monde est touché par le problème. « La planète va  mal », a-t-il dit avant d’inviter à plus de formation pour les journalistes.

Sur ce point, Madiambal Diagne a annoncé que Reporters sans frontière (Rsf) et l’Upf envisagent un programme de renforcement de capacités. Selon lui, il faut plus de vie dans les sections membres que l’Upf est prête à appuyer, mais surtout à envoyer des experts sur leur demande. Un partenariat est même souhaité avec les pays qui disposent d’écoles ou d’institutions de formation. De son côté, M. Tallal de l’Ocp, partenaire de l’organisation, a dit toute sa satisfaction d’être associé à la thématique. Pour lui, le chantier ne peut être mené qu’ensemble, les entreprises et la presse. Les médias, à ses yeux, doivent éveiller la conscience des populations face aux dangers.
 
Donner plus de place à l’environnement
Lors des débats sur la place réservée par les médias africains aux questions environnementales, Tidiane Dioh de l’Oif  a expliqué qu’il est constaté que les pays du Nord mettent plus de moyens, notamment pendant les évènements comme la Conférence des parties, contrairement à ceux du Sud. Mamoudou Ibra Kane, Directeur du Groupe Futurs médias, qui a reconnu que de nombreux efforts sont faits au Sénégal, a souligné que la Coupe du monde ou certains évènements sportifs sont mieux couverts avec une forte présence de journalistes pendant un mois.

Pour le président de la section Upf Sénégal, El Hadji Abdoulaye Thiam, « Le Soleil » est l’un des premiers journaux à offrir régulièrement des éditions spéciales sur les problèmes d’environnement. Le constat est que ces sujets sont rarement appelés à la Une des journaux sénégalais, sauf lorsqu’il y a des déplacements des hautes autorités suite à des dégâts matériels et humains causés par une mer en furie, a-t-il expliqué.

Notre consœur de l’Aps, Sokhna Bator Sall, et Aïssatou Diouf d’Enda Tiers monde sont revenues sur deux sujets : «Les médias doivent-ils prendre position ?» et « Le rôle des réseaux sociaux pour la sensibilisation ». Mme Sall a donné son point de vue sur les nombreux cas rencontrés sur le terrain et la diffusion d’informations après constat des faits sur les lieux.

Parlant de la place des réseaux sociaux, Mme Diouf a donné l’exemple de la sensibilisation des populations lors d’une construction sur la corniche arrêtée sur décision du chef de l’État qui s’était rendu sur les lieux après l’alerte menée sur les réseaux.

Avant de se quitter, les participants ont eu des visites guidées sur certains sites, notamment le centre d’épuration de Marrakech, le nouveau Musée de l’eau et le site de l’Office chérifien des phosphates où ils ont planté des arbres sur les surfaces réhabilitées.

El Hadji Abdoulaye THIAM (envoyé spécial)

Corsair a consacré une journée « Spéciale Sénégal » à l’occasion de la commémoration du 57ème anniversaire de l’indépendance du pays de la Téranga. Avec une stratégie très agressive basée sur « une baisse des prix », la compagnie aérienne française continue son développement au Sénégal.

Corsair a choisi de faire de Dakar « le hub de son développement en Afrique », se réjouit Pape Mael Diop, Directeur général des Aéroports du Sénégal (Ads). C’est ce qui justifie la collaboration entre le pays de la Téranga et la compagnie aérienne française pour faire du 4 avril un événement majeur dans la promotion de la destination Sénégal et du transport aérien.

A Paris et à Dakar, les comptoirs de vente et d’enregistrement de Corsair ont été décorés des drapeaux aux couleurs sénégalaises (vert, jaune et rouge). Le personnel au sol arborait également des foulards aux couleurs du Sénégal et a remis des pochettes en wax en guise de souvenir du 4 avril 2017 aux passagers des vols aller et retour. En salle d’enregistrement à Paris, il y a eu un concert de Mustafa Naham, « l’un des talents sénégalais les plus engagés pour la diversité et les richesses culturelles en Afrique ». A bord des vols, la gastronomie avait des saveurs sénégalaises : jus de bissap et d’ananas/gingembre. Des cocktails revisités et une animation musicale ont accueilli les passagers en provenance des vols de Corsair. C’est une journée « Spéciale Sénégal » qui s’est inscrite dans une coopération pour un développement mutuel.

Faire de Dakar « le hub de son développement en Afrique
Le transport aérien faisant partie intégrante des priorités du Plan Sénégal émergent (Pse), l’engagement de Corsair de participer au développement économique et social du Sénégal tombe à pic. Présent à Dakar lors d’une conférence de presse, Eric Trautmann, Directeur général des opérations de Corsair, note l’histoire qui lie sa compagnie au Sénégal à travers plusieurs chiffres marquants : « 33 ans, comme la durée d’existence de l’agence Nouvelles Frontières Sénégal ; 25 ans, pour le nombre d’années des vols Corsair entre Paris et Dakar ; 5 ans, en référence à l’existence des vols réguliers Corsair et 4 ans qui correspond à l’ouverture d’une agence Corsair au centre du quartier d’affaires pour faciliter l’accès aux vols de Corsair ». Le Sénégal, selon Pape M. Diop a fait d’énormes efforts depuis 2012, pour avoir « un aéroport digne de ce nom ». « Nous avons agrandi la salle d’arrivée de transit, nous avons sécurisé davantage l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Des équipements de sureté ont été installés pour renforcer la sécurité dans l’aéroport. Il y a aussi des cameras thermiques pour faire face à certaines maladie », s’est félicité M. Diop. Des initiatives qui semblent rassurer la compagnie aérienne française dont la philosophie est de permettre à « un très grand nombre de voyager en proposant des prix extrêmement compétitifs avec un produit de qualité ». Pour le moment, c’est une stratégie qui fonctionne. Sur le dernier exercice, Corsair affichait « un excellent taux de remplissage de 89% pour les places économiques et de 75% pour les places « Grand Large ». Pour accompagner son développement, la compagnie française va équiper toute sa flotte d’une classe Business, d’ici à la fin de l’année. « Des prestations haut de gamme seront offertes, à l’instar de la mise à disposition de tablettes IPad Pro de 13 pouces, de casque à réduction de bruits, ou encore de prestations repas de grande qualité », promet Eric Trautmann.

Moussa Diop

La 8e édition de la Foire régionale de l’élevage de Kaolack s’est ouverte, samedi. Une tribune mise à profit par les autorités du secteur  pour rassurer les Sénégalais sur les grands acquis dans le domaine d’autosuffisance en mouton de Tabaski et de lutte contre le vol de bétail. Cette manifestation est organisée par l’Association de gestion et d’amélioration de la race Ovine et constitue une vitrine pour les éleveurs du centre du pays.

Trois ans après l’adoption de la loi sur le vol de bétail, ce texte fera l’objet d’une évaluation exhaustive des acteurs de l’élevage. «Le président Macky Sall a instruit le ministre de l’Élevage et des Productions animales en rapport avec son collègue de la Justice de mener, avec tous les acteurs du secteur, une large évaluation de la loi sur le vol de bétail, entrée en vigueur en 2014. Une démarche rendue nécessaire par les complaintes de plusieurs acteurs qui voient des mis en cause circuler librement, quelques semaines après leur emprisonnement», a déclaré le Dr Dame Sow, qui a représenté le ministre Aminata  Mbengue Ndiaye. Il a indiqué que plusieurs mesures sont ciblées pour venir à bout de ce phénomène : renforcement du dispositif législatif et réglementaire, l’identification du bétail avec l’utilisation de puces électroniques ou généralisation des comités de vigilance, entre autres.

Abordant le 2e thème portant sur l’autosuffisance en mouton de Tabaski, le Dr Dame Sow a annoncé que 100 moutons de race « Ladoum » seront distribués dans les régions centres du pays dans le but d’améliorer le cheptel national. La même démarche sera adoptée pour la production de lait avec l’importation de mille vaches de la France. Le représentant du ministre de l’Élevage et des Productions animale a rappelé la tenue imminente d’un conseil interministériel consacré au financement du secteur regroupant, entre autres, les techniciens du ministère de l’Économie et des Finances et leurs collègues de l’Élevage. «Toutes les pistes seront explorées en vue de trouver des financement pérennes au secteur qui constitue un pilier du Plan Sénégal émergent»,  a assuré le Dr Dame Sow. Auparavant, le président de l’Association pour la gestion et l’amélioration de la race ovine, organisatrice de la foire, s’était réjoui de la pérennisation de ce rendez-vous annuel des passionnés de l’élevage. Il a lancé un appel pour renforcer les mesures législatives et réglementaires pour la sauvegarde de ce patrimoine national que constitue les moutons de races victimes de plus en plus de prédateurs bénéficiant le plus souvent d’une « forme d’impunité déconcertante ».

Elimane FALL

Une cinquantaine d’élèves issus des différentes écoles impactées par le Train express régional (Ter) a visité, hier, la maison située en face de la gare ferroviaire de Dakar. Une manière de profiter de la fête d’indépendance du Sénégal pour leur expliquer ce projet. Mountaga Sy, le directeur général de l’Apix a révélé que le projet générera 9.500 emplois.

Le sourire aux lèvres, la démarche fière, les jeunes enfants issus des écoles impactées par le Train express régional ont visité la maison dudit projet en présence de leurs parents qui ont profité de ce moment pour mieux comprendre le projet. Dans son exposé, le Directeur général de l’Apix, Mountaga Sy, a expliqué l’ensemble des aspects liés au volet technique et social voire environnemental. Après, les élèves ont eu droit à une séance de projection de film qui leur a permis de mieux comprendre les composantes du projet.

Le directeur général de l’Apix a apporté des réponses aux questions posées par les enfants. L’élève Khady Diop estime que cette visite est importante en ce qu’elle leur a permis de mieux comprendre l’importance du Ter. Le 14 décembre 2016, le chef de l’État avait lancé le projet Train express régional (Ter). Quatre mois après, l’Apix a jugé utile de faire une revue d’étape.

D’autres questions liées au projet ont été abordées. Les caractéristiques techniques, le temps du parcours, la fréquence, le processus d’indemnisation, le volet accompagnement. Le directeur général de l’Apix a précisé que les travaux de terrassement ont démarré dans les zones à faible densité de population. En outre, M. Sy a développé la composante portant sur l’accompagnement social avec les personnes physiques et morales qui sont impactées par le projet et qui tournent autour de douze mille personnes. Soit deux fois et demie le nombre de personnes qui ont été impactées par  l’autoroute à péage. « Nous avons finalisé le processus d’indemnisation et à cette date, cinq cent personnes ont reçu leurs chèques », a-t-il révélé.
 
12.000 personnes impactées, 500 personnes ont reçu leur chèque   
Mountaga Sy a estimé que le projet est parfaitement en ligne par rapport à l’horizon de mise en œuvre. « Le 4 avril est une date repère et les jeunes qui sont issus des écoles impactées par le projet ainsi que les parents d’élèves doivent comprendre qu’on prend en compte la composante jeunes. En ce jour d’indépendance, il est important qu’on montre que la vision du chef de l’État concernant le Ter qui est une révolution dans le dispositif ferroviaire de notre pays », a soutenu Mountaga Sy. Il a révélé que 9.500 emplois seront créés dans les métiers du Btp et autres.

Sur le tracé de 36 kilomètres, il y aura 40 ouvrages d’arts et 14 ouvrages hydrauliques. Au total, une centaine d’ouvrages a été dénombrée. En outre, 14 gares seront ouvertes et chacune d’elles générera des emplois. Il a assuré que le Petit train bleu ne disparaîtra pas. Il sera aménagé dans un format et un mode de service meilleur.
 
7 ha pour recaser le marché de Thiaroye
 Le marché de Thiaroye fait partie des installations qui vont être impactées par le Ter. Le chef de l’État a décidé de réserver une superficie de 7 ha dans le camp militaire de Thiaroye. Il s’agira de construire un marché qui épousera les grandes lignes de modernité en termes de complexe commercial si bien que la dynamique économique de cette zone ne sera pas négativement impactée par le projet. Les places d’affaires seront indemnisées en fonction des revenus définis sur un horizon temporel. Cependant, pour les places d’affaires où il y a possibilité de recasement, les schémas de ce recasement seront pris en compte.

Abdou DIOP

Les Assemblées et conférence du District du Rotary international ont pris fin ce week-end dans la capitale sénégalaise. Une occasion pour le millier de rotariens venus de 10 pays d’Afrique de l’Ouest de réfléchir sur la prévention et la médiation des conflits sociopolitiques dans la sous-région.

La prévention et la médiation de conflits sociopolitiques étaient au cœur des 4èmes Assemblées et conférence du District du Rotary international. Ces assises qui ont mobilisé un millier de participants venus de 10 pays d’Afrique de l’Ouest ont servi de cadre échange sur la prévention et la médiation des conflits sociopolitiques dans la sous-région. Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, venu représenter le Premier ministre, a relevé l’intérêt de cette rencontre. Il a indiqué que le programme des ces assises démontre à suffisance que les membres du Rotary international ont à cœur de toujours bien servir leurs communautés en s’adaptant au contexte régional et mondial en pleine mutation. Aussi, a-t-il salué les « actions montées par cette organisation » en zones rurales tout comme en banlieue urbaine et périurbaine avec des actions déjà visibles contribuant ainsi à lutter contre la pauvreté. D’où son appel à la solidarité lancée en direction des rotariens.

A cet effet, le ministre a confirmé la disponibilité du gouvernement à conjuguer ses efforts avec le Rotary au bénéfice des populations. Un engagement magnifié par Aristide Tino Adediran, gouverneur du District. « Nous sommes plus que jamais engagés et mobilisés dans nos pays pour participer, de manière active, à lutter contre la pauvreté, les inégalités sociales, les tensions et le manque d’eau potable. Aussi, nos efforts vont êtres accentués dans la promotion de la santé de la mère et de l’enfant, mais surtout dans l’éducation des enfants », a laissé entendre M. Adediran. La conférence portant sur le thème : «Les crises sociopolitiques en Afrique de l’Ouest : Quelles approches de solution ? » a été l’un des temps forts de ces assises. Faisant le diagnostic du Thème, le Pr Ismaïla Madior Fall a estimé que les gaps de gouvernance démocratique en Afrique de l’Ouest font partie des principaux générateurs de crises sociopolitiques. Par conséquent, il a prôné la bonne gouvernance, la stabilisation des institutions et des transitions démocratiques comme solutions.

Tata SANE

Le maire de Linguère, par ailleurs ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye,  a offert 12 taxis à gaz, climatisés. Ils vont assurer le transport urbain dans la commune.

Les populations de Linguère peuvent encore pousser un ouf de soulagement. Elles viennent de bénéficier  de nouveaux moyens de transport plus confortables, qui vont les soulager certainement des peines auxquelles elles étaient confrontées quotidiennement. Ces taxis à gaz ont participé au défilé organisé à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance, 57ème édition du genre.

Les maires du département de Linguère ont tous apprécié l’introduction de ces types de taxis dans la commune de Linguère. « C’est l’occasion pour moi, compte tenu de l’innovation majeure, avec l’introduction de ces taxis, de remercier le maire qui, chaque jour que Dieu fait, est en train de poser des actes pour l’émergence de sa commune. Nous attendons avec impatience la circulation de ces véhicules », a laissé entendre le préfet, Amadou Bamba Koné.

Pour le maire Aly Ngouille Ndiaye, « c’est normal de travailler d’arrache-pied pour changer le visage de sa commune. C’est pourquoi d’ailleurs, j’ai pensé à doter la commune de taxis de haute qualité ». Nous allons installer une station à gaz qui va permettre aux chauffeurs de prendre du carburant. C’est une question de formalité, sous peu, ces véhicules seront fonctionnels ».

Masse NDIAYE

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