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Le campus universitaire de Niamey, le plus important du Niger, a été fermé hier mercredi "jusqu'à nouvel ordre", après une violente manifestation des étudiants qui protestaient notamment contre l'exclusion de cinq de leur camarades en mars, a annoncé le gouvernement.

"Le campus est fermé jusqu’à nouvel ordre à compter de ce jour 18 avril 2018", a indiqué le ministère nigérien de l'Enseignement supérieur. Les activités académiques vont néanmoins "se poursuivre" et le restaurant universitaire restera ouvert, a expliqué à l'AFP une source du rectorat.

Des heurts ont opposé hier matin les forces de l'ordre à des étudiants de l'université faisant plusieurs blessés, selon les protestataires.

L'Université de Niamey avait été paralysée par une grève d'un mois des enseignants qui protestaient contre "l'agression" le 7 février dernier d'un des leurs par des étudiants.

Les enseignants avaient mis fin à leur mouvement le 17 mars, après avoir obtenu l'exclusion de cinq étudiants et le recours aux forces de l'ordre pour sécuriser le campus.

Les étudiants avaient évoqué une "altercation mineure" et non une agression. Jugeant ces exclusions "injustes, disproportionnées, illégales et arbitraires", ils avaient entamé un mouvement de grève.

Le président Mahamadou Issoufou a promis début mars dans un entretien à la télévision publique que "le gouvernement veillerait à ce que le calme revienne à l'université en rapport avec tous les acteurs".

AFP

Les soldats nigérians, qui combattent Boko Haram dans le nord-est du Nigéria, doivent s’adapter aux tactiques de guérilla du groupe jihadiste, ont estimé des responsables militaires en marge d’un sommet sur la sécurité en Afrique, cette semaine.

La guerre conventionnelle menée par l’armée nigériane ne suffit plus, face à des combattants qui se fondent parmi la population locale et disséminent des engins explosifs improvisés dans la région sahélienne du lac Tchad, selon Sean McClure, attaché de défense à l’ambassade américaine à Abuja. «Nous n’avons pas encore observé ce type de cycle d’adaptation» au sein de l’armée nigériane, a déclaré le lieutenant-colonel McClure à l’AFP, lors du sommet qui se tient en périphérie de la capitale fédérale. «Ils essaient de déterminer comment s’y prendre». «Leur approche du combat, à mon avis, reste sous le prisme de la guerre conventionnelle», a-t-il précisé. Les Etats-Unis, qui ont renforcé leur présence militaire en Afrique ces dernières années, espèrent partager l’expérience acquise au Moyen-Orient avec les pays du Sahel vivant sous la menace des groupes jihadistes, qu’il s’agisse de Boko Haram au Nigéria ou d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali et au Niger.

D’après le chef d’état-major de l’armée nigériane, Tukur Buratai, il ne fait «aucun doute que les terroristes de Boko Haram ont été vaincus». Pourtant, les insurgés ont multiplié ces derniers mois les attaques sanglantes visant l’armée et les civils, comme lors du week-end de Pâques, quand au moins 20 personnes ont été tuées à Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno.

AFP

La Guinée équatoriale a proposé, hier, la création «d’institutions de droits de l’homme dans chaque pays africain», au moment où le pays est pointé du doigt par des ONG pour ses manquements en matière de respect des droits humains.

«Je proposerai la création d’institutions de droits de l’homme dans chaque pays africain, à travers lesquelles on s’informera de la situation des droits de l’homme» dans chacun de ces pays, a déclaré, mercredi, le président Teodoro Obiang Nguema, à l’ouverture d’un colloque à Malabo. M. Obiang Nguema a émis ce souhait d’avoir des institutions nationales afin de remplacer les ONG internationales de défense des droits de l’homme, «utilisées», selon lui, pour «détruire les Etats africains comme la Guinée équatoriale». Lors de la parution du dernier rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW), qui estimait que l’éducation et la santé étaient sous-financées en Guinée, Malabo avait dénoncé un «rapport mensonger». Fin mars, des militants d’un parti d’opposition avaient affirmé avoir été «torturés» en détention. Un militant de ce même parti, Citoyens pour l’innovation (CI, dissous par la justice en février), est décédé en détention, «à la suite de torture», d’après son parti - ce que le gouvernement dément. Des ONG de défense des droits de l’homme ont corroboré l’usage régulier de la torture dans le pays, tandis que les autorités ont fermement démenti ces accusations.

En février, l’Union européenne s’était inquiétée de la «forte détérioration de la situation des droits de l’homme» en Guinée équatoriale. Ce colloque a été organisé par Malabo pour «apporter les réponses aux informations infondées contre la Guinée équatoriale», selon une note du gouvernement consultée par l’AFP. La Guinée veut, durant ce colloque, «contrecarrer la dérive médiatique faussement construite sur la situation des droits de l’homme et (la) liberté d’expression en Guinée équatoriale».

AFP

La sécheresse et les violences occasionnées par des «conflits pastoraux» créent une situation alimentaire «en sévère détérioration» dans plusieurs zones du Sahel, a averti, hier mercredi, le Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA), réuni au siège de l’OCDE à Paris.

«Si des mesures vigoureuses ne sont pas mises en œuvre», le nombre de personnes en besoin d’assistance alimentaire «pourrait atteindre 10,6 millions» d’ici à l’été, a averti le RPCA qui réunit les Etats africains de la zone sahélienne et les bailleurs de fonds internationaux (Onu, UE, Banque Mondiale, agences de développement, ONG..).

Actuellement, «environ 7,1 millions de personnes sont en besoin d’assistance alimentaire, dont 3,7 millions dans le nord-est du Nigéria», en majorité des familles d’éleveurs, a précisé le réseau dans son communiqué final. Dans la région du Sahel, les récoltes céréalières ont légèrement progressé de façon globale durant la campagne 2017-18, à 67,7 millions de tonnes (+2,5% par rapport à 2016-17), mais des baisses sensibles sont enregistrées dans plusieurs pays et les prix des denrées locales, céréales et tubercules restent «plus élevés que la moyenne des cinq dernières années», s’est inquiété le réseau. Ainsi en Gambie, la récolte de céréales a chuté de 29%, au Burkina Faso de 11%, en Guinée Bissau de 7% et au Tchad de 5,5%. La situation la plus critique a été constatée au Cap Vert qui n’a rien récolté du tout cette année en raison de la sécheresse.

La production de fourrages a aussi baissé dans plusieurs pays en raison de la sécheresse: la Mauritanie enregistre un déficit de 95% par rapport à la moyenne des cinq dernières années, et le Sénégal de 80%, selon le réseau. Ceci entraîne une précocité des transhumances transfrontalières habituelles «dans un contexte sécuritaire difficile», faisant craindre «de nombreux conflits entre pasteurs et agriculteurs dans les zones de transit et les pays d’accueil», a souligné la même source.

La situation alimentaire «critique» dans plusieurs zones de la bande sahélienne (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) affecte surtout des ménages de «pasteurs» (bergers ou éleveurs, NDLR).

Elle est aggravée «par l’insécurité persistante dans le bassin du lac Tchad et la zone du Liptako-Gouma», située à cheval sur le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a indiqué ledit document.

AFP

L’Internet via le téléphone mobile est en train de révolutionner l’Afrique comme l’illustre une étude du cabinet Deloitte. 75 % des foyers du continent accèdent au net via le smartphone.

Selon une étude du cabinet Deloitte intitulée « Tmt prédictions Afrique 2018 : l’avenir est ici », dédiée aux évolutions des usages, de consommation et de marché dans le secteur des technologies, médias et télécommunications (Tmt) sur le continent, 75 % des foyers africains connectés à internet le seront via les technologies mobiles en 2018. Tandis qu’un foyer sur cinq aux Etats-Unis et trois sur 10 au Brésil se connectent à internet via le mobile en 2018, contre un foyer sur 10 en Europe. La tendance en Afrique est aussi liée au fait que la couverture géographique de la 3G et de la 4G est moins coûteuse et plus vaste que la couverture filaire. Ainsi, les opérateurs et équipementiers en télécommunications proposent aux consommateurs une gamme de forfaits internet offrant plus de data et d’appareils adaptés à l’internet mobile résidentiel (minibox, clés internet). Toujours sur le continent, 66 % des foyers sont connectés via le mobile contre seulement 21 % à travers l’Internet fixe alors que 13 % ne disposent pas de net à la maison. 45% des Africains recourent à l’Internet pour suivre des événements en direct, contribuant à l’épanouissement dans le monde des diffusions et événements « live », secteur qui devrait peser 545 milliards de dollars de chiffres d’affaires cette année dont 72 % à générer par la télé et la radio. Mais sur ces 45 % des utilisateurs africains connectés sur le « live », surtout sportif, seulement 25 % sont prêts à débourser plus de 20 dollars par an pour regarder des diffusions en direct. 63 % vont utiliser des applications de réalité augmentée telles que les filtres selfies. 20 % des jeunes de 18-24 ans utilisent à domicile uniquement leur connexion mobile.

660 millions d’Africains équipés de smartphone d’ici à 2020
Le nombre d’utilisateurs de smartphones dans le monde devrait quasiment doubler d’ici à 2020, dans la même veine, 660 millions d’Africains devraient s’en équiper, selon l’étude de Deloitte. Déjà, 67 % des utilisateurs de téléphone mobile sur le continent déclarent être susceptibles d’acheter un smartphone dans les 12 prochains mois. Leur choix pour l’achat est motivé par la connectivité de l’appareil (75 %), son autonomie (67 %) et sa mémoire interne (65 %). En 2023, les utilisateurs devraient interagir 65 fois par jour en moyenne avec leur smartphone contre 50 fois en 2017. L’étude nous apprend aussi que 80 % des usagers utilisent leur appareil plus d’une heure par jour. Dans les avions, un milliard de passagers dans le monde accéderont au wifi dans les avions en 2018, les compagnies aériennes africaines s’y préparent déjà.

Malick CISS

STREAMING MUSICAL ET PRESSE NUMERIQUE : PLUS DE 680 MILLIONS D’ABONNÉS ATTENDUS D’ICI À 2020
Le streaming musical et la presse numérique sont en pleine ébullition, constate le cabinet Deloitte, les consommateurs étant de plus en plus disposés à payer pour du contenu. En fin 2018, un adulte sur deux dans le monde devrait posséder au moins deux abonnements digitaux payants. En 2020, ce seront 50 % des adultes qui en auront au moins quatre. Plus de 680 millions de souscriptions à des abonnements numériques sont attendues d’ici à 2020 dans le monde. Selon Deloitte, jusqu’à 1.200 dollars par an en abonnements en ligne seront dépensés par les gros consommateurs. Le secteur est principalement porté par la Svod et la musique.

M. CISS

PERCÉE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Le machine learning (apprentissage automatique qui confère aux ordinateurs la capacité d’apprendre sans être explicitement programmés, selon lemagit.fr) et l’intelligence artificielle gagnent de plus en plus de terrain en Afrique, surtout dans le secteur de la santé.

Ces nouvelles technologies facilitent l’accès aux soins de santé de base dans les pays en développement. Par exemple, grâce à des photos prises par smartphone, un spécialiste peut identifier les marqueurs biologiques d’un cancer de la bouche ou effectuer des tests de la vue et dépister des maladies oculaires. Ce qui fait du smartphone un outil d’aide au dépistage. Par ailleurs, des entreprises africaines recourent à l’intelligence artificielle pour détecter des intrusions de sécurité (44 %), pour résoudre des problèmes technologiques (41 %) ou pour évaluer la conformité interne (34%).

M. CISS

L’Internet via le téléphone mobile est en train de révolutionner l’Afrique comme l’illustre une étude du cabinet Deloitte. 75 % des foyers du continent accèdent au net via le smartphone.

Selon une étude du cabinet Deloitte intitulée « Tmt prédictions Afrique 2018 : l’avenir est ici », dédiée aux évolutions des usages, de consommation et de marché dans le secteur des technologies, médias et télécommunications (Tmt) sur le continent, 75 % des foyers africains connectés à internet le seront via les technologies mobiles en 2018. Tandis qu’un foyer sur cinq aux Etats-Unis et trois sur 10 au Brésil se connectent à internet via le mobile en 2018, contre un foyer sur 10 en Europe. La tendance en Afrique est aussi liée au fait que la couverture géographique de la 3G et de la 4G est moins coûteuse et plus vaste que la couverture filaire. Ainsi, les opérateurs et équipementiers en télécommunications proposent aux consommateurs une gamme de forfaits internet offrant plus de data et d’appareils adaptés à l’internet mobile résidentiel (minibox, clés internet). Toujours sur le continent, 66 % des foyers sont connectés via le mobile contre seulement 21 % à travers l’Internet fixe alors que 13 % ne disposent pas de net à la maison. 45% des Africains recourent à l’Internet pour suivre des événements en direct, contribuant à l’épanouissement dans le monde des diffusions et événements « live », secteur qui devrait peser 545 milliards de dollars de chiffres d’affaires cette année dont 72 % à générer par la télé et la radio. Mais sur ces 45 % des utilisateurs africains connectés sur le « live », surtout sportif, seulement 25 % sont prêts à débourser plus de 20 dollars par an pour regarder des diffusions en direct. 63 % vont utiliser des applications de réalité augmentée telles que les filtres selfies. 20 % des jeunes de 18-24 ans utilisent à domicile uniquement leur connexion mobile.

660 millions d’Africains équipés de smartphone d’ici à 2020
Le nombre d’utilisateurs de smartphones dans le monde devrait quasiment doubler d’ici à 2020, dans la même veine, 660 millions d’Africains devraient s’en équiper, selon l’étude de Deloitte. Déjà, 67 % des utilisateurs de téléphone mobile sur le continent déclarent être susceptibles d’acheter un smartphone dans les 12 prochains mois. Leur choix pour l’achat est motivé par la connectivité de l’appareil (75 %), son autonomie (67 %) et sa mémoire interne (65 %). En 2023, les utilisateurs devraient interagir 65 fois par jour en moyenne avec leur smartphone contre 50 fois en 2017. L’étude nous apprend aussi que 80 % des usagers utilisent leur appareil plus d’une heure par jour. Dans les avions, un milliard de passagers dans le monde accéderont au wifi dans les avions en 2018, les compagnies aériennes africaines s’y préparent déjà.

Malick CISS

STREAMING MUSICAL ET PRESSE NUMERIQUE : PLUS DE 680 MILLIONS D’ABONNÉS ATTENDUS D’ICI À 2020
Le streaming musical et la presse numérique sont en pleine ébullition, constate le cabinet Deloitte, les consommateurs étant de plus en plus disposés à payer pour du contenu. En fin 2018, un adulte sur deux dans le monde devrait posséder au moins deux abonnements digitaux payants. En 2020, ce seront 50 % des adultes qui en auront au moins quatre. Plus de 680 millions de souscriptions à des abonnements numériques sont attendues d’ici à 2020 dans le monde. Selon Deloitte, jusqu’à 1.200 dollars par an en abonnements en ligne seront dépensés par les gros consommateurs. Le secteur est principalement porté par la Svod et la musique.

M. CISS

PERCÉE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Le machine learning (apprentissage automatique qui confère aux ordinateurs la capacité d’apprendre sans être explicitement programmés, selon lemagit.fr) et l’intelligence artificielle gagnent de plus en plus de terrain en Afrique, surtout dans le secteur de la santé.

Ces nouvelles technologies facilitent l’accès aux soins de santé de base dans les pays en développement. Par exemple, grâce à des photos prises par smartphone, un spécialiste peut identifier les marqueurs biologiques d’un cancer de la bouche ou effectuer des tests de la vue et dépister des maladies oculaires. Ce qui fait du smartphone un outil d’aide au dépistage. Par ailleurs, des entreprises africaines recourent à l’intelligence artificielle pour détecter des intrusions de sécurité (44 %), pour résoudre des problèmes technologiques (41 %) ou pour évaluer la conformité interne (34%).

M. CISS

La Cérémonie de lancement du 35ème numéro de la bande dessinée éducative « Afrique citoyenne », conçue et éditée par la Fondation Konrad Adenauer et l’Association sénégalaise de coopération décentralisée (Asecod), s’est tenue, hier. Cet outil didactique, destiné à prévenir les violences et le terrorisme en Afrique, aborde ce thème « Jeunes, acteurs de paix ». Tiré à 20.000 exemplaires gratuitement distribués, il s’emploie à mettre en lumière le rôle que les jeunes peuvent jouer dans ce combat collectif.

Oussou, jeune élève chez qui on soupçonnait une petite inclination pour le journalisme, désire plutôt suivre les pas de Grand Bathie. Ce dernier a une demeure clinquante, une vie dont on sait peu.

Et rien sur la provenance de sa fortune. Pense-t-on juste qu’il a des partenaires étrangers. Mais Oussou, qui s’acoquine avec lui, finit par être frappé d’émerveillement face à tant de fastes. Il en parle à ses camarades de classe moins emballés et plus prudents que lui. Le jour où ils vont à la rencontre de l’obscur personnage après qu’Oussou les a conviés, la gendarmerie y débarque pour l’arrêter. Les jeunes âmes sont déboussolées ; encore plus quand Tonton Sidy, le lieutenant, leur dit ceci : « Il s’appelle Bathie…un présumé terroriste qui écume le nord du Mali, ces derniers temps ».

« Terroriste ? Vous voulez dire qu’il est aussi méchant que ces gens qu’on voit à la télé et qui font des massacres ? », demandent les curieux enfants. Le lieutenant les met en rapport avec Madame Sarr de l’Union nationale des femmes pour la lutte contre toutes les formes de violences. Cette dernière éclaire leur lanterne avec des mots simples et remplis de sens dont ceux-ci : « une kalashnikov n’a jamais tué une idéologie. Les terroristes ne sont nullement intéressés par la religion et ne font que la ternir et l’instrumentaliser. Il est important d’éduquer, de sensibiliser, comme nous le faisons souvent. En réalité, le véritable but des terroristes, c’est de s’enrichir à travers des trafics en tout genre ».

Cette bande dessinée trouve son originalité dans son approche didactique très souple tout en étant empreinte de gravité. Elle met en lumière une couche vulnérable mais actrice de son destin. De l’innocence naît le questionnement. De celui-ci, on passe à l’engagement dans une démarche séquentielle qui met en évidence le drame de l’instant, ses germes, et l’espoir que suscitent les diverses actions qui ne saurait mettre en marge les jeunes. Les valeurs de solidarité, l’héritage culturel, qui ne favorise point l’autarcie, la cohabitation entre les religions, l’importance de l’éducation axées sur le civisme et le respect de ce qui nous particularise, le chômage… sont autant de grandes questions abordées, de manière intelligente, dans ce travail utile.

Le représentant de Timbuktu-Institute, Seydi Djamil Niane, séduit par cette bande dessinée, a exhorté les concepteurs à la diffuser largement surtout en la traduisant dans les autres langues comme l’Arabe. Car il est, à ses yeux, comme à ceux de Thomas Volk, représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer, « un outil de prévention ».

Les 20.000 exemplaires sont envoyés à toutes les institutions de formation ainsi qu’aux organisations et mouvements de jeunesse du Sénégal.*

Alassane Aliou MBAYE

Le machine learning (apprentissage automatique qui confère aux ordinateurs la capacité d’apprendre sans être explicitement programmés, selon lemagit.fr) et l’intelligence artificielle gagnent de plus en plus de terrain en Afrique, surtout dans le secteur de la santé.

Ces nouvelles technologies facilitent l’accès aux soins de santé de base dans les pays en développement. Par exemple, grâce à des photos prises par smartphone, un spécialiste peut identifier les marqueurs biologiques d’un cancer de la bouche ou effectuer des tests de la vue et dépister des maladies oculaires. Ce qui fait du smartphone un outil d’aide au dépistage. Par ailleurs, des entreprises africaines recourent à l’intelligence artificielle pour détecter des intrusions de sécurité (44 %), pour résoudre des problèmes technologiques (41 %) ou pour évaluer la conformité interne (34 %).

M. CISS

Le streaming musical et la presse numérique sont en pleine ébullition, constate le cabinet Deloitte, les consommateurs étant de plus en plus disposés à payer pour du contenu. En fin 2018, un adulte sur deux dans le monde devrait posséder au moins deux abonnements digitaux payants. En 2020, ce seront 50 % des adultes qui en auront au moins quatre. Plus de 680 millions de souscriptions à des abonnements numériques sont attendues d’ici à 2020 dans le monde. Selon Deloitte, jusqu’à 1.200 dollars par an en abonnements en ligne seront dépensés par les gros consommateurs. Le secteur est principalement porté par la Svod et la musique.

M. CISS

Après l’annonce de la programmation officielle du festival de Cannes qui se tiendra du 8 au 19 mai, les autres sélections cannoises se sont dévoilées. Tourné au Sénégal et en région lyonnaise, « Amin », le dernier film de Philippe Faucon, est sélectionné à la prestigieuse Quinzaine des Réalisateurs.

Interprété par Moustapha Mbengue, Amin vient du Sénégal pour travailler en France, laissant au pays Aïcha, sa femme, et leurs trois enfants. Ils ne se voient qu’une ou deux fois par an. Entre le foyer où il vit et son travail sur les chantiers, sa vie est austère et solitaire. Il envoie l’essentiel de ce qu’il gagne au Sénégal. Mais un jour, il rencontre une femme, Gabrielle, et une liaison se noue… Gabrielle est incarnée par Emmanuelle Devos qui avait notamment eu le César de la meilleure actrice en 2002 pour « Sur mes lèvres ». Très centré sur les milieux africains, le réalisateur Philippe Faucon a de nombreux films à son actif, tous magnifiques.

Son dernier, « Fatima », du nom d’une mère immigrée en France qui peine à éduquer seule ses deux filles, a rencontré un grand succès public et avait remporté trois César dont celui du Meilleur film. La musique est signée par Amine Bouhafa qui a lui-même remporté un César en 2015 pour « Timbuktu ».

La « Quinzaine » a aussi sélectionné, cette année, un film d’Afrique : « Mon cher enfant (Weldi) », du Tunisien Mohamed Ben Attia, son deuxième long métrage après « Hedi, un vent de liberté » qui avait triomphé à Berlin en 2016. Le film suit un couple petit bourgeois qui nourrit de grands espoirs pour son fils unique, et découvre brutalement que ce dernier est parti en Syrie. Le père se rend alors en Turquie pour essayer de retrouver son enfant. Cela le renvoie à chercher des réponses à sa propre vie… Comme pour « Hedi », les célèbres Frères Dardenne (Belgique) signent là une nouvelle collaboration avec le cinéaste tunisien. En présentant le film, Edouard Weintrop, délégué général de la Quinzaine pour la huitième et dernière année, a insisté sur la performance de l’acteur Mohamed Dhrif qui avait joué autrefois dans « L’Homme de cendres », un film qui avait lancé en 1986 le plus connu des réalisateurs tunisiens, Nouri Bouzid.

Parmi les courts métrages de la Quinzaine, « Ce Magnifique Gâteau ! » des Belges Emma De Swaef et Marc James Roels est un film d’animation de 44 minutes situé dans l’Afrique coloniale à la fin du 19ème siècle. On y trouve un roi préoccupé, un Pygmée travaillant dans un hôtel de luxe, un homme d’affaires raté, un portier perdu et un jeune déserteur… Ces figurines sont animées en « stop motion » : image par image en déplaçant les personnages à la main, un travail considérable.

Autre court de la Quinzaine, un documentaire hybride de Juanita Onzaga : « Our Song to war », tourné à Bojaya, un village afro-colombien qui a subi les pires massacres durant le conflit armé colombien en 2002. Les souvenirs de la guerre se transforment poétiquement en mythes pour permettre la réconciliation.

L’Afrique et ses diasporas sont, par contre, absentes de la sélection Acid mais aussi de la Semaine de la critique où se glisse toutefois un court métrage algérien : « Un Jour de Mariage » d’Elias Belkeddar, chronique mélancolique ou Karim, un voyou français en exil à Alger, vit de petites combines.

Sans doute les diasporas africaines sont-elles présentes dans d’autres scénarii à découvrir, surtout lorsqu’ils reflètent la diversité des origines dans les quartiers marginalisés. Mais force est de constater qu’une fois de plus, l’Afrique noire est peu présente dans le plus en vue des festivals de cinéma internationaux, à l’image du peu de structuration de l’industrie du cinéma sur le continent.

La jeune Kényane Wanuri Kahiu est la seule sélectionnée avec « Rafiki » dans la section officielle « Un certain regard ». Mais elle ne représente cependant pas l’Afrique : les cinéastes ne sont pas des ambassadeurs et leurs films ne sont que leur regard singulier d’artiste n’ayant pour ambition que de nous poser des questions.

Par notre correspondant Olivier BARLET


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