grandair

Après deux années blanches d’affilée, Bombardier et Eumeu Sène vont s’affronter en juillet prochain. Si le colosse de Mbour aura à cœur de poursuivre son règne, le chef de file de l’écurie Tay Shinger aura lui l’occasion de réaliser son vieux rêve : être roi des arènes.

Attendu depuis longtemps, le face à face entre Eumeu Sène et Bombardier est prévu en juillet prochain à l’occasion de l’ouverture officielle de l’arène nationale. Le choc de titans a, enfin, été ficelé par Lewto Production qui vient ainsi de couper l’herbe sous les pieds du promoteur Assane Ndiaye. Le patron de Baol Production avait, depuis plus d’une année, entamé des discussions avec les deux poids lourds en vue de ficeler le combat ; mais la question des cachets a été la pomme de discorde. Opportuniste, Lewto Production s’est engouffré dans la brèche pour faire signer les deux protagonistes ; un montage de l’affiche par Lewto production vient à point nommé. Et pour cause, le chef de file de l’écurie Mbour et celui de «Tay Shinger» qui capitalisent à eux deux environ 40 ans de présence dans l’arène ne se sont jamais rencontrés.

Par conséquent, leur confrontation est très attendue. Empereur autoproclamé de l’arène, Eumeu Sène a enfin l’occasion de réaliser son vieux rêve : être roi des arènes. Pour ce faire, une victoire sur le colosse de Mbour suffira pour le porter sur le trône. Sorti vainqueur de son choc contre Balla Gaye 2 en 2015, l’ancien pensionnaire de la Génération «Boul Faalé» est un champion pétri de talents à l’aise à la fois en lutte simple qu’en lutte avec frappe. Tombeur entre autres, de Gris Bordeaux, Lac de Guiers 2 et Balla Gaye 2 (deux fois), cet ancien sociétaire de l’équipe nationale de lutte sans frappe, coéquipier du grand Yékini, n’a plus rien à prouver. Il reste donc un adversaire dangereux pour Bombardier et une victoire sur ce dernier serait un véritablement couronnement après près deux décennies passées à courir derrière la couronne.

Son pari de mettre fin au règne du B52 ne sera toutefois pas chose aisée ; étant donné qu’il croisera le fer avec un athlète qui a beaucoup gagné en maturité ces dernières saisons. Il faut dire que depuis la correction qu’il a subie lors de son corps à corps contre Tapha Tine, en 2012, le porte-drapeau de Mbour a radicalement changé, en passant de lutteur fougueux et naïf à un champion plus serein et calculateur. Tombeur de Balla Bèye 2 en 2013, à Bercy, Bombardier a ensuite battu à plate couture Balla Gaye 2 et Modou Lo ; des as de la lutte qui ne sont plus à présenter. Deux retentissants succès qui sont révélateurs de sa forme du moment. En plus de sa puissance physique, Serigne Ousmane Dia puise sa force dans sa maîtrise de la bagarre. Il est comme Eumeu Sène, un lutteur complet qui allie avec aise bagarre et lutte pure et dure. S’agissant des enjeux, il voudra signer un quatrième succès d’affilée afin de poursuivre son règne de roi des arènes. Un véritable choc en perspective !

Diégane Sarr

Un match nul vierge a suffi mercredi à Génération Foot pour valider sa qualification pour les seizièmes de finale de la Ligue africaine des champions. Une qualification historique conquise de haute lutte si l’on sait que les Académiciens en étaient à leur première campagne dans cette compétition, après celle disputée en coupe de la Caf en 2016 (éliminé par Nasarawa United du Nigeria). Face aux Égyptiens de Misr El Makassa, la tâche ne s’annonçait pourtant pas facile avant le coup d’envoi. Mais Olivier Perrin avait bien préparé ses troupes. Vainqueurs 2-0 à l’aller, ils savaient donc à quoi s’en tenir.

Et en terre égyptienne, ils ont réussi à déjouer les pronostics et à contrarier l’adversaire à force de volonté et de ténacité et au prix d’une prestation assez correcte. Combatifs, ils avaient montré du caractère et de la personnalité dans une compétition pour laquelle les clubs sénégalais peinaient à briller depuis une décennie. Pis, depuis l’avènement du championnat professionnel, leur participation n’a été que pure forme et leur parcours s’est toujours arrêté au stade embryonnaire.

Il faut le reconnaître, nos clubs sont loin du niveau des Tp Mazembe, Al Ahly, Wydad Athletic Club, Raja de Casablanca, Étoile du Sahel, Zamalek, Canon de Yaoundé, JS Kabylie, Espérance de Tunis, Enyimba, Asec d’Abidjan et autres clubs qui ont écrit l’histoire de la Ligue des Champions. Ils sont loin de boxer dans la même catégorie. La preuve, il faut dépoussiérer les archives pour retrouver les traces d’une performance d’un club sénégalais dans cette joute continentale. Dans un passé très lointain, l’US Gorée avait eu la chance de disputer deux demi-finales de la Coupe des clubs champions (compétition disputée de 1970 à 1996). D’abord en 1979 où ils ont été éliminés par Hearts of Oak puis en 1985 (ils sont éliminés par l’Amicale sportive Dragons Bilima). L’autre équipe à avoir marqué de fort belle manière ces deux compétitions reste la Jeanne d’Arc de Dakar. En 1998, la « Vieille Dame » avait disputé une finale de la Coupe de la Caf perdue face au Club sportif Sfaxien et en 2004 une demi-finale de Ligue des champions (éliminé par Étoile du Sahel). Ces éliminations prématurées sont à mettre à l’actif d’un manque de moyens, d’expérience et d’instabilité de nos clubs dont les effectifs changent saison après saison. À ce rythme, il sera très complexe de retrouver ce niveau d’antan.

Pour cet exercice, Génération Foot qui portait l’espoir de franchir le cap de ce tour préliminaire, a réussi un très gros coup en tenant la dragée haute à Misr El Makassa, en Égypte ; ce qui lui a valu d’enregistrer sa meilleure performance africaine du moment. Mais il ne faut point s’enflammer puisque ce n’était qu’un échauffement. Le plus dur est à venir. Le premier objectif étant atteint, il reste à savoir si Génération Foot signera un long bail avec cette compétition et s’il aura également cette capacité de mettre fin à toutes ces années de disette chronique de nos clubs qui ont perdu de leur superbe depuis fort longtemps. En seizième de finale, Génération Foot croisera sur son chemin le Horoya AC. Lors des derniers exercices, le club guinéen a sorti nos deux représentants, Douanes et Gorée, au tour préliminaire. Un autre défi pour les Académiciens.

Samba Oumar FALL

Après les victoires de Ville de Dakar et Diaraf hier à Saint-Louis et Rufique, c’est au tour du Duc et Saint-Louis Bc d’imposer leur statut lors de cette septième journée du championnat féminin. En effet, les duchesses ont remporté leur match contre la Ja au stadium Marius Ndiaye mercredi. Elles ont en fait facilement imposé leur rythme de jeu à une jeune équipe de la Ja et pu creuser le score lors du dernier quart temps (65-40). Les nordistes se sont de leur côté rachetées après leur revers contre le Duc lors de la sixième journée. Elles ont battu l’Asfo sur un large score (80-36) avant-hier au stadium Marius Ndiaye. Une belle victoire qui conforte Saint-Louis Bc dans le classement général.

Absa Ndong

L’ancien arbitre international nigérien Lucien Bouchardeau est décédé mardi à Niamey à l’âge de 57 ans des suites d’un arrêt cardiaque au centre hospitalier de Niamey, a-t-on appris mercredi de source officielle.

Lucien Bouchardeau souffrait d’un problème cardiaque et avait sollicité «une évacuation sanitaire en France», selon l’un de ses proches.

Arbitre à la stature imposante, reconnu comme l’un des meilleurs sifflets africains de l’époque, il avait débuté sa carrière en 1987 et avait officié lors de plus de 200 matches.

Il avait obtenu le statut d’arbitre international en 1993 et avait dirigé 88 rencontres cumulées en Coupe d’Afrique des nations (Can), aux Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996, aux Jeux méditerranéens en Italie en 1997 et en Coupe du monde en France en 98.

Lors du Mondial 98, il avait notamment arbitré le match Italie-Chili et avait été l’objet de vives critiques pour avoir accordé un penalty jugé «généreux» aux Italiens, leur permettant d’arracher le nul (2-2) à la 85e minute.

Il fut ensuite suspendu pour avoir accordé un entretien à un journal italien contrairement aux règles établies par la Fifa.

Lucien Bouchardeau a mis fin à sa carrière en 2001.

AFP

Depuis la survenue de cette affaire, les autorités judiciaires ont été mises en branle pour élucider les différentes péripéties qui ont concouru à ce drame. Le Commissariat de Dieuppeul qui a recueilli les premières dépositions et les plaintes des parents des victimes, le Procureur qui s’est auto-saisi ou encore le Commissariat central qui a entendu dernièrement les concernés ont, entre autres, pris les choses en main. Dans ce cadre d’ailleurs, les parents des victimes se sont attachés les services d’un avocat, en l’occurrence Me Boucounta Diallo, pour plaider leur dossier afin d’obtenir. C’est ainsi que le 31 janvier dernier, le doyen des juges a entendu à nouveau les parents des victimes qui ont confirmé leurs dépositions faites au lendemain du drame. Ils se sont par la même occasion constitués partie civile dans le dossier, au même titre que le Stade de Mbour. Les blessés qui sont au nombre de 447 comptent également emboiter le pas à tous ces concernés puisque certains parmi eux traînent toujours des séquelles.

Cependant, Serigne Saliou Samb de renseigner qu’il ne peut y avoir deux procédures pour la même affaire devant la justice. Pour lui, il importe de faire bloc autour des parents qui sont assistés depuis le début de cette affaire par le club et ses dirigeants.

O. POUYE

Le volet judiciaire suit son cours mais un autre aspect du dossier pose problème aux Mbourois. Samedi dernier, Cheikh Samb dont le neveu a péri dans ces incidents, ne comprend pas. «On n’a même pas fini de pleurer nos morts et on permet à Ouakam de jouer à nouveau le championnat. Cette décision nous émeut et nous fait mal», a-t-il affirmé, estimant que des discussions ont été entamées mais l’ont été bien après puisqu’à ses yeux, ce sont ces démarches qui devaient prévaloir avant de prendre cette décision. C’est d’ailleurs ce qui avait poussé le président du comité des supporters du Stade à rendre sa démission.

Les supporters estiment que les autorités fédérales ont mis la charrue avant les bœufs pour un règlement du problème. Saliou Samb a alors affirmé que son club «n’a aucun problème avec l’Us Ouakam mais n’est pas dans les dispositions de jouer contre cette équipe». Il n’a pas manqué de révéler les noms de «bonnes volontés» qui ont entrepris des démarches pour un rapprochement entre les parties afin de permettre aux formations mbouroises d’accueillir l’Uso. Ce qui est impossible à l’état actuel des choses, selon M. Samb. Et dans ces conditions, il estime que le préfet de Mbour a bien fait d’interdire le match qui devait opposer Diambars à l’Us Ouakam ; une rencontre qui a été délocalisée à Fatick avant que le préfet de cette localité ne prenne ensuite la décision de l’interdire.

O. POUYE

Samedi dernier, les parents des 8 victimes des événements du 15 juillet 2017 au stade Demba Diop se sont exprimés sur l’évolution du dossier qui suit son cours à la justice. Une rencontre qui relève surtout d’un ressentiment général des populations mbouroises après ces incidents qui n’auraient jamais eu lieu, selon elles, dans une rencontre de football.

Sept mois après le drame qui a endeuillé le football sénégalais en général et mbourois en particulier en finale de la Coupe de la Ligue et qui a occasionné la mort de huit supporters du Stade de Mbour, l’indignation est toujours de mise sur la Petite-Côte. Entre ce que certains qualifient de lenteurs dans la procédure judiciaire et la décision de la Ligue sénégalaise de Football professionnel de réintégrer l’Union sportive de Ouakam dans le championnat après la décision du Tribunal arbitral du sport (Tas), les avis sont tranchés et une conviction est toute trouvée dans cette affaire : les Mbourois ont toujours en mémoire ce drame qu’ils ne parviennent toujours pas à s’expliquer.

En effet, les discussions entretenues permettent au plus profane de se faire une idée de la position des uns et des autres après ce qui s’est passé lors de cette finale. En leur nom, Mamadou Dione qui a perdu son fils Assane Nar Dione, a demandé « que justice soit faite même si rien ne pourra compenser la perte de nos enfants ». Si les parents se sont officiellement constitués pour faire valoir leurs droits, d’autres habitants ont également élevé la voix pour s’indigner de ce qui s’est passé. Et, pour marquer leur indignation, les noms des huit victimes sont apposés à l’entrée du stade Caroline Faye. Une façon pour eux d’amener les visiteurs à se rappeler de ces morts qu’ils qualifient de martyrs.
Ousseynou POUYE

...LA JUSTICE SUIT SON COURS
Depuis la survenue de cette affaire, les autorités judiciaires ont été mises en branle pour élucider les différentes péripéties qui ont concouru à ce drame. Le Commissariat de Dieuppeul qui a recueilli les premières dépositions et les plaintes des parents des victimes, le Procureur qui s’est auto-saisi ou encore le Commissariat central qui a entendu dernièrement les concernés ont, entre autres, pris les choses en main. Dans ce cadre d’ailleurs, les parents des victimes se sont attachés les services d’un avocat, en l’occurrence Me Boucounta Diallo, pour plaider leur dossier afin d’obtenir. C’est ainsi que le 31 janvier dernier, le doyen des juges a entendu à nouveau les parents des victimes qui ont confirmé leurs dépositions faites au lendemain du drame. Ils se sont par la même occasion constitués partie civile dans le dossier, au même titre que le Stade de Mbour. Les blessés qui sont au nombre de 447 comptent également emboiter le pas à tous ces concernés puisque certains parmi eux traînent toujours des séquelles.

Cependant, Serigne Saliou Samb de renseigner qu’il ne peut y avoir deux procédures pour la même affaire devant la justice. Pour lui, il importe de faire bloc autour des parents qui sont assistés depuis le début de cette affaire par le club et ses dirigeants.

O. POUYE

REHABILITATION DE US OUAKAM : UNE PILULE QUI PASSE MAL
Le volet judiciaire suit son cours mais un autre aspect du dossier pose problème aux Mbourois. Samedi dernier, Cheikh Samb dont le neveu a péri dans ces incidents, ne comprend pas. «On n’a même pas fini de pleurer nos morts et on permet à Ouakam de jouer à nouveau le championnat. Cette décision nous émeut et nous fait mal», a-t-il affirmé, estimant que des discussions ont été entamées mais l’ont été bien après puisqu’à ses yeux, ce sont ces démarches qui devaient prévaloir avant de prendre cette décision. C’est d’ailleurs ce qui avait poussé le président du comité des supporters du Stade à rendre sa démission.

Les supporters estiment que les autorités fédérales ont mis la charrue avant les bœufs pour un règlement du problème. Saliou Samb a alors affirmé que son club «n’a aucun problème avec l’Us Ouakam mais n’est pas dans les dispositions de jouer contre cette équipe». Il n’a pas manqué de révéler les noms de «bonnes volontés» qui ont entrepris des démarches pour un rapprochement entre les parties afin de permettre aux formations mbouroises d’accueillir l’Uso. Ce qui est impossible à l’état actuel des choses, selon M. Samb. Et dans ces conditions, il estime que le préfet de Mbour a bien fait d’interdire le match qui devait opposer Diambars à l’Us Ouakam ; une rencontre qui a été délocalisée à Fatick avant que le préfet de cette localité ne prenne ensuite la décision de l’interdire.

O. POUYE

Les départements de Kédougou et d’Isère (France) ont signé, mercredi, une convention de coopération culturelle d’un montant de plus de 600 millions de FCfa.  Ainsi, Kédougou adopte un des premiers schémas de développement culturel d’un département sénégalais.

La Maison des élus à Dakar a servi de cadre pour la signature de convention de coopération culturelle entre les départements de Kédougou et d’Isère (France). C’était, mercredi, en présence des représentants des ministères de la Culture et de la Gouvernance territoriale, de l’ambassadeur de France au Sénégal et d’autres acteurs des services techniques de l’Etat et élus locaux venus de Kédougou.  Et ce sont plus de 600 millions de FCfa qui seront engagés sur la première programmation 2017-2019 pour une convention valable jusqu’en 2022.

Le président du Conseil départemental de Kédougou, Lesseyni Sy, s’est réjoui de cette signature et des réalisations concrètes déjà menées au bénéfice des populations comme dans le domaine de la santé. «Kédougou a de très beaux atouts : une jeunesse très importante, un patrimoine naturel et culturel reconnu internationalement, un sens de l’accueil. Faire fructifier ces atouts nous oblige à être efficaces et à travailler ensemble. Nous devons nous rapprocher des autres, nous devons échanger », a-t-il lancé tout en magnifiant une vieille coopération redynamisée.

Le vice-président du Conseil départemental de l’Isère, Patrick Curtaud, qui a effectué le déplacement sur Dakar, a souligné le sens de cette convention. « Nous avons trouvé des partenaires mobilisés et c’est le plus important. La coopération décentralisée, c’est un état d’esprit, une ouverture vers l’autre ; c’est une manière d’agir avec l’autre », a-t-il déclaré.

Politique culturelle départementale
Aux yeux de M. Curtaud, la culture est un outil d’émancipation, un levier pour faire reculer l’obscurantisme. « Kédougou est un département, un territoire en mutation. Il y a une politique culturelle au niveau de ce département.L’objectif, c’est aussi de mettre en valeur le patrimoine, l’histoire de Kédougou », a appuyé le vice-président du Conseil départemental d’Isère. 

Avec ce partenariat, il s’agira de mettre l’accent sur des axes, tels que la gouvernance locale, la promotion de la diversité et la cohésion sociale, l’aménagement du territoire, favoriser l’accès à la culture, l’émergence d’une économie créative et, enfin, contribuer à l’attractivité et à la compétitivité du territoire par la culture.  

Dans ce registre, le directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a magnifié ce partenariat. « Ces axes de coopération pourraient contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable. Ils participent aussi à la réalisation des indicateurs du Plan Sénégal émergent, la réussite de l’Acte 3 de la décentralisation », a-t-il développé.

Pour Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, il y a, dans ce département, un potentiel considérable et qui n’est pas toujours bien connu. « Je pense qu’il y a un effort pour mieux faire connaitre votre culture, votre patrimoine, votre département », a-t-il dit.

De son côté, le représentant du ministre de la Culture a estimé que cet instrument de planification épouse la vision de territorialisation des politiques publiques de développement.

Amadou DIOP

La plateforme de petites annonces Expat-Dakar.com vient d’ouvrir la première galerie d’art en ligne dédiée aux artistes sénégalais. Le but, référencer le travail des créateurs et rendre l’art accessible au plus grand nombre.

Le pari est double. Au travers de la galerie d’art en ligne, dédiée aux créateurs sénégalais, la plateforme digitale de petites annonces Expat-Dakar.com veut mettre en avant les artistes et leurs œuvres mais également rendre l’art accessible à tout le monde. « Le concept consiste à créer une galerie virtuelle dans la plateforme Expat-Dakar.com après le constat du peu de visibilité des artistes sénégalais sur le web », a expliqué Mapenda Diop, directeur général de la structure Ringier Sénégal qui exploite le site Expat-Dakar.com. L’objectif est de faire de la toile un vecteur de promotion des créateurs. A côté de l’espace virtuelle, Expat-Dakar a aménagé une galerie physique à son siège à Sacré-Cœur III, sur la Vdn.

L’exposition «Dialogue virtuel», produite en partenariat avec Idrissa Diallo, commissaire d’exposition, se déroule du 22 février au 22 avril. Les œuvres exposées mettent en lumière le travail de 10 artistes qui présentent chacun trois œuvres, dans un dialogue des couleurs au niveau de la peinture et de la photographie avec des démarches et des sujets variés. Parmi les plasticiens exposés figurent, entre autres, Awa Ndiaye, Séa Diallo, Ousmane Ndiaye Dago, Ibrahima Kébé, Mamadou Sadji, Daouda Ndiaye et Lamine Barro.

Pour M. Diop, l’intérêt de ce sous-site consacré aux arts visuels, c’est de donner plus de visibilité en termes de recherche et de référencement de certains artistes. « L’objectif de la plateforme est d’avoir un répertoire précis des créateurs qui seront dans le dispositif », a détaillé le directeur général de Ringier Sénégal. A l’heure de la digitalisation, des galeries virtuelles poussent un peu partout dans le monde. « L’intérêt est de toucher le grand public qui ne connaît pas l’art en s’appuyant sur le million de visiteurs par mois sur Expat-Dakar.com », a relevé Mapenda Diop.

Dans le même sens, le commissaire de l’exposition a remarqué que peu de plasticiens sénégalais sont référencés sur Internet ; ce qui occasionne un manque de visibilité.

Selon Idrissa Diallo, autant l’artiste a besoin de solitude pour créer, autant il a besoin de partager le résultat de son travail qui passe par une médiatisation. « Aujourd’hui, tout passe par le digital.

Un artiste qui n’est pas sur Internet est presque anonyme », a-t-il remarqué, annonçant qu’après cette exposition de lancement, d’autres suivront pendant et après la Biennale de Dakar (du 3 mai au 2 juin).

De l’avis de François de Chalendar, administrateur délégué, Expat-Dakar.com va participer à la digitalisation de l’art. « Cela permet d’avoir un accès immédiat aux productions artistiques et une démocratisation de l’éducation à l’art », a-t-il relevé.

L’exposition «Dialogue virtuel» est à voir jusqu’au 22 avril.

E. Massiga FAYE

La République a rendu, hier, un dernier hommage à Amadou Mbaye Loum qui repose désormais à Yoff. Les hommages sont aussi d’une profession, d’une entreprise de presse, la Rts, des confrères, des Forces armées .

Hier, à la levée du corps d’Amadou Mbaye Loum, la cérémonie avait une allure martiale. Les Forces armées sénégalaises (Fas) étaient bien représentées pour rendre hommage au défunt journaliste spécialiste des questions militaires. En atteste la présence des généraux Meïssa Niang, haut-commandant de la Gendarmerie nationale, Bara Cissokho, sous-chef d’état-major général des Armées, Birane Diop, chef d’état-major particulier du président de la République, François Ndiaye, inspecteur général des Forces armée, Victor Tine, commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, entre autres. A ces hommes étoilés, l’on pouvait ajouter tous ces militaires qui ont salué la dépouille du plus militaire des civils. Mais aussi ces généraux aujourd’hui dans la deuxième section avec qui le désormais défunt a partagé tant de peines, des moments de joie, mais surtout les rigueurs d’une opération militaire. Il s’agit de Pathé Seck, Ousmane Ibrahima Sall, les deux Abdoulaye Fall (de l’Armée et de la Gendarmerie), Alioune Samba, Abou Thiam.

Rien de surprenant que la dépouille soit surmontée des bérets commando et para pour celui qui aimait déclamer son appartenance à l’une ou l’autre arme.

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a rappelé « combien il avait marqué son époque ». Venu représenter le président de la République, il a souligné qu’il a « toujours porté à la connaissance du public tout ce qui devait l’être, seulement ce qui devait l’être ».

Bien que précurseur dans la spécialisation sur les questions militaires, Amadou Mbaye Loum appartenait à une corporation qui lui a rendu hommage à travers le secrétaire du Synpics. Mais également par son ancien directeur et mentor, Pathé Fall Dièye. Ce dernier a salué le fait qu’il ait réussi à faire « alliance de la parole, de l’image et du son avec les Fas ».

De nombreux journalistes ont assisté à cette levée du corps. La présence du Malien Hamdoun Touré a revêtu un cachet particulier puisqu’il est, avec le défunt, de la 4ème promotion du Cesti.

Des célébrités du monde des médias, mais aussi des anonymes sont venus très nombreux à la cérémonie pour un hommage empreint d’émotion devant son fils unique. Le défunt a indubitablement « posé des actes qui lui survivent », a témoigné son confrère Ahmed Bachir Kounta. « Douloureuse est, aujourd’hui, mon émotion devant cette planche funéraire. Nous avons vu Amadou Mbaye Loum à la conquête de ce métier. Il a gravi tous les échelons de la responsabilité éditoriale. Avec éloquence, élégance et maitrise, il a été serviteur de son pays », a rappelé Bachir Kounta.

Le directeur général de la Rts, Racine Talla, a salué l’intense activité que Mbaye Loum avait maintenue malgré son départ à la retraite administrative.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE


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