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Les femmes et les jeunes filles représentent la moitié de la population mondiale – malgré les progrès qui ont contribué à améliorer leur existence, le chemin à parcourir reste long.

Comme on l’entend souvent : « Les droits des femmes sont des droits de l’Homme ». Membres égaux de la société, les femmes ont le droit de vivre libres de toute forme de violence ou de discrimination, de recevoir une éducation, de posséder des biens, de voter et de participer pleinement à l’activité économique. Le plein accès des femmes à leurs droits favorise l’ensemble de la société. Pour les spécialistes, l’autonomisation des femmes et l’égalité entre les sexes constituent deux des plus sûrs moyens d’atteindre collectivement chacun des 17 objectifs de développement durable fixés par l’ONU.

Or, dans de nombreuses régions du monde, la société n’accorde pas toute leur place aux femmes et aux jeunes filles du seul fait de leur appartenance sexuelle, émaillant leurs existences d’obstacles – et souvent de risques – inutiles. Traite des jeunes filles, inégalités salariales, témoignages de harcèlement sexuel qui émergent aujourd’hui au sein de l’industrie du cinéma : le flux continu de nouvelles histoires toutes plus désolantes nourrit une forme de fatalisme. Comment ne pas penser qu’à l’échelle mondiale, la lutte pour l’égalité entre les sexes recule au lieu d’avancer ?

Sous cette surface, pourtant, on découvre des histoires exemplaires de personnalités porteuses de changement, résolument engagées à résoudre certains problèmes extrêmement préoccupants pour la vie des femmes et des jeunes filles. Qu’elles travaillent dans des organisations locales, des entreprises sociales ou des  institutions internationales, elles mettent toutes en œuvre des idées innovantes et apportent un changement positif. En Inde, des mères illettrées fournissent de l’électricité à leurs villages grâce à une formation d’ingénieur en énergie solaire. Au Royaume-Uni, des adolescentes qui apprennent à coder partent à l’assaut du monde des technologies. Enfin, au Sénégal, des femmes investissent les terrains de football pour montrer l’étendue de leurs forces et de leurs compétences lorsqu’elles s’unissent.

Ces histoires méritent d’être lues, car elles mettent en valeur la contribution des femmes à la société. En les diffusant, nous pouvons encourager la multiplication, aux quatre coins du monde, de ces solutions déjà à l’œuvre.

Les médias jouent un rôle essentiel dans la mise en forme des récits relatifs à la vie des femmes, à l’échelle d’un pays ou du monde. C’est pourquoi l’entreprise sociale Sparknews a créé « Women in Action » (en français, Femmes en action) et invité neuf partenaires du monde des médias, notamment "Le Soleil", à participer à un programme mettant à l’honneur durant un mois des solutions destinées à réduire l’inégalité entre les sexes. Chaque semaine, des lecteurs français, suisses, nigérians, sud-africains, bangladais, sénégalais, burkinabés, britanniques et indiens découvriront des projets du monde entier destinés aux femmes, dans différents domaines.

La série commence par le thème de l'éducation et de la formation la semaine du 13 novembre, suivie par une semaine dédiée aux opportunités économiques à partir du 20 novembre. Les femmes et la santé sera le thème de la semaine du 27 novembre, tandis que la place des femmes dans la société et la communauté complètera le programme à partir du 4 décembre. Les lecteurs pourront parcourir le contenu sous forme d'articles, de vidéos et d'infographies, et tester leurs connaissances sur les défis et les réussites des femmes à travers un quiz en ligne.

D’éminents spécialistes d’institutions internationales comme le Graça Machel Trust, le Fonds mondial pour les femmes, Mama Cash et la fondation Mary Robinson pour la justice climatique se joindront au débat au travers d’un article d’opinion hebdomadaire mettant en exergue les progrès déjà réalisés et exprimant leurs espoirs pour l’avenir.

Nous sommes convaincus qu’en tant que lecteurs, vous serez inspirés par ces histoires et ces témoignages et vous encourageons également à les partager. Ce faisant, vous contribuerez à la réalisation de changements durables pour les femmes, les jeunes filles et l’ensemble de la société.

Christian de Boisredon (fondateur de Sparknews)
& Aimee Dorsett Browne (éditrice et chargée de contenu)

La structure « Science, Education for Sustainable Development » (SeeSD) réunit un groupe d’éducateurs qui s’efforce d’éveiller le goût des enfants pour les sciences, les technologies et l’innovation, en particulier chez les jeunes filles.  

Au premier étage d’une bibliothèque de Dakar au Sénégal, deux enfants sont occupés à faire des recherches sur internet. A l’intérieur d’une des plus vastes salles, plusieurs membres de l’équipe SeeSD sont présents dont Pape Massar Sow, chargé du volet technique. Ils sont tous réunis pour un même objectif : promouvoir les matières scientifiques auprès des enfants sénégalais.

Le fait est qu’au Sénégal comme dans beaucoup de pays africains, des siècles de colonisation ont fortement entravé le développement scientifique du pays. « Les statistiques sont très tristes de manière générale. Seuls 8% de la population en âge d’aller à l’université y sont inscrits. Sur ces 8%, seuls 17% sont enrôlés dans des cursus scientifiques », explique Khadidiatou Sall, la fondatrice de SeeSD. « Les femmes représentent moins de 30% de ces 17% » ajoute-t-elle. Au Sénégal, les jeunes filles sont malheureusement encore à la traîne derrière les garçons en terme d’éducation. Selon l’Unicef, seuls 56% des filles du pays sont inscrites au lycée contre 74% des garçons. Un manque de financement a également contribué au mauvais équipement des salles de science. « Au Sénégal, il n’est pas rare de rencontrer des jeunes filles qui terminent le lycée sans n’avoir jamais effectué une expérience scientifique »,  confirme Pape Massar Sow.

Khadidiatou, détentrice d’un doctorat en biologie moléculaire et cellulaire à l’Université d’Oregon aux Etats-Unis est passionnée par la science et l’innovation depuis le plus jeune âge. Pourtant, elle n’a pas été en mesure d’approfondir certaines disciplines scientifiques comme elle l’aurait souhaité lorsqu’elle étudiait au lycée sénégalais, ce dernier laissant très peu de place à l'expérimentation scientifique. « Il n’y avait pas d’ateliers pour me guider, m’aider à développer cette fibre et être une innovatrice. » explique Khadidiatou. Son orientation progressive vers le secteur de la biologie en est une conséquence directe. Avec la biologie, il était possible de voir à travers le corps des exemples concrets de ce que le professeur expliquait de manière théorique. « La biologie est observable et palpable. De ce fait, elle a naturellement pris le dessus sur les autres filières » ajoute-t-elle. Khadidiatou regrette simplement que cette dimension concrète soit moins présente dans d’autres matières scientifiques. « Je pense que j’aurais pu devenir ingénieure ou mathématicienne ou autres, ceci étant dit l’enseignement était trop abstrait pour m’inspirer à choisir une de ces filières ».

Cette jeune scientifique était intimement convaincue que quelque chose devait changer et début 2016, alors qu’elle n’a que 26 ans, elle crée la structure SeeSD. Située à Dakar, cette organisation a pour objectif de former les futurs scientifiques sénégalais. Désireuse d’attirer plus de filles dans ces filières généralement très masculines, l’équipe de SeeSD décide même de mettre en place une politique de discrimination positive en faveur des étudiantes. Très vite pourtant et sans raison particulière, le nombre de filles inscrites dépasse naturellement celui des garçons. Aujourd’hui, 65 à 70% en moyenne des bénéficiaires du programme sont des jeunes filles. « Beaucoup de jeunes filles sénégalaises ne poursuivent pas d’études scientifiques car elles ne se considèrent pas à la hauteur. Cela est généralement dû à la pression social qui pousse les filles à avoir moins confiance en leur capacités. »

Pour cette première année, plus de 200 enfants d’école primaire et secondaire se sont inscrits au programme de SeeSD. L’organisation espère qu’une formation dès le plus jeune âge encouragera les élèves à embrasser des carrières scientifiques. Les éducateurs utilisent des techniques d’apprentissage ludiques et pratiques pour éveiller l’imagination et la curiosité des élèves, des méthodes originales pour l’enseignement plutôt conservateur du Sénégal. L’une des élèves âgée de 6 ans, Maréme Gueye, se réjouit de faire partie du programme. Quand on lui demande ce qu’elle aimerait faire plus tard cette dernière répond : « Docteur, scientifique ou ingénieur ». Une telle réponse aurait été impensable avant sa participation au programme. SeeSD travaille actuellement avec 30 jeunes filles, toutes inscrites jusque l’âge du lycée. Khadidiatou espère que cet accompagnement permettra à davantage de jeunes filles d’avoir les mêmes ambitions que la jeune Maréme.

Pour SeeSD, les principales difficultés à surmonter sont celles des ressources financières, notamment le manque d’équipement. Le centre est seulement équipé de microscopes et de tubes à essai et quelques autres équipements de base, l’enthousiasme des professeurs comble le reste. SeeSD est actuellement financé via de nombreuses bourses du Sénégal et de l’étranger.

Khadidiatou est confiante dans le futur des sciences au Sénégal et dans le monde, précisant qu’elle aimerait voir plus de filles engagées dans des cursus scientifiques mais aussi plus de jeunes de pays en développement.

Par Idrissa Sane, Le Soleil

https://www.seesd.org/

Samedi, Ismaël Lô a donné un concert à l’Institut français de Dakar après une longue absence de la scène musicale sénégalaise.

Près de cinq ans d'absence scénique, plus de dix ans sans un nouvel album sur le marché... Les fans d’Ismaël Lô avaient sans doute fini d’espérer le revoir en spectacle un jour. Mais, la direction de l’Institut français de Dakar a réussi à le remettre sur scène pour la réouverture de leur théâtre de verdure. Samedi soir, l’ancien membre du Super Diamono était de retour à Dakar pour un concert exceptionnel,à guichet fermé. Les billets mis en vente depuis quelques jours ont vite trouvé acquéreurs. Deux jours avant le spectacle, l’Institut annonçait déjà complet.

Les plus pressés étaient là plus d’une heure avant l’ouverture des portes. En famille ou entre amis, on patiente. La chaleur suffocante ne semble guère les décourager. « Dès que j’ai vu l’annonce je me suis automatiquement procuré deux billets », dit Moussa, accompagné de sa femme qui tenait un bébé dans ses bras. « Ce n’est pas gênant. Je ne danserai pas. Je resterai assise » balance-t-elle comme pour rassurer son mari. Jacques n’aura certainement pas cette chance. Arrivé tout droit d’Abidjan, il n’a pas pu se procurer un billet. Il semble pourtant s’y être pris à l’avance. « Je ne comprends pas mais je pensais que je trouverai un billet. Je viens directement de l’aéroport », confie-t-il à un des organisateurs. Ce dernier l’invite à le suivre pour voir ce qu’il pourrait faire pour lui. Dans le calme, les premiers arrivés prennent place dans les gradins qui se révèlent très vite petits pour accueillir tout ce monde. Devant, on sort les smartphones et les teste pour immortaliser la soirée qui aller commencer.

Communion avec les fans
Ismaël Lô signe son retour. Il apparaît derrière l’immense rideau noir et s'avance d’un pas pressé, comme pour renouer le contact avec ses admirateurs. Tenue traditionnelle rouge et blanche, il s’assoit et prend la parole : « C’est un plaisir de vous retrouver. De retrouver cette scène mythique de l’Institut français où je garde d’excellents souvenirs ». Et, c’est pour se rappeler de ceux qui ne sont plus là qu’il demandera une minute de silence à ses fans. Parmi la foule, son épouse et ses enfants venus exceptionnellement le voir en spectacle.

« Mbindan » est les premières notes qu’il leur sert en solo avec sa guitare et son éternelle harmonica. Il rendra hommage à sa mère à travers « Yaye boye » avant que l’équipe composant son orchestre ne le rejoigne sur scène sous une ovation nourrie : un batteur, un pianiste, deux percussionnistes, deux guitaristes et deux choristes ont fini de s’installer pour assurer le show. « Plus je fais ci, plus je fais ça », « Inch'Allah », « Manko » et « Tar Dusey », « Raciste » et « L'amour a tous les droits » font danser les fans quelque peu timides au début. « Vous êtes fatigués ? », leur lance-t-il. En chœur ils répondent : « non !!!». Comme pour le prouver, ils reprennent brillamment les refrains de la célèbre chanson « Tajabone », merveilleusement exécutée à l’aide de sa guitare et de son harmonica.

Pendant deux tours d’horloge, sans interruption, Iso Lô a fait bouger l’Institut français sous les yeux de sa nouvelle directrice. A la demande générale, « Dibi Dibi rek » sera joué pour finir en beauté. Ce n’était pas dans le répertoire des morceaux prévus pour le concert, mais Ismaël Lô est revenu sur scène avec ses musiciens pour interpréter ce tube phare de l’album « Jammu Africa » sorti en 1996. En coulisses, Ismaël Lô assurera aux journalistes présents qu’il travaille sur son prochain album. « Je ne sais pas s’il va falloir reprendre les vieilles chansons, les compiler pour la nouvelle génération. Mais, nous avons encore un répertoire qui peut nous accompagner dans notre carrière », assure-t-il.

@lesoleilonline

"Nos deux pays affirment leur attachement au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, dont la Quatrième édition se tiendra à Dakar les 13 et 14 novembre 2017 sur le thème « Défis sécuritaires actuels en Afrique : pour des solutions intégrées ».

La France continuera à soutenir la tenue de ce forum organisé par le Sénégal. Cette nouvelle édition du séminaire intergouvernemental constitue la première étape d’une séquence bilatérale qui s’annonce, cette année encore, très riche, ont dit les participants. Plusieurs ministres français se rendront à Dakar, le 14 novembre prochain à l’occasion du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, puis, à l’invitation du président de la République,  Macky Sall, le président de la République française, Emmanuel Macron se rendra à la conférence de Dakar pour le financement du Partenariat mondial pour l’éducation, conférence coparrainée par la France. Le président Emmanuel Macron effectuera, à cette occasion, une visite officielle au Sénégal très prochainement.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

La France et le Sénégal s’engagent à promouvoir la mobilité légale dans les deux sens. La France améliorera les conditions de délivrance des visas aux ressortissants sénégalais, notamment en augmentant la part de visas de circulation délivrés au Sénégal et en réduisant le délai de délivrance des visas, souligne le document. Les deux pays ont affirmé leur volonté de lutter ensemble contre l’immigration irrégulière et de remédier aux causes profondes de cette dernière. Ils intensifieront le dialogue régulier et constructif initié dans l’accord conjoint de gestion des flux migratoires conclu en 2008.

La France renforcera sa coopération avec le Sénégal contre les filières d’immigration irrégulière et appuiera les efforts du gouvernement sénégalais en vue de sensibiliser davantage les populations aux risques encourus et éviter ainsi des drames humains dans le Sahara ou en Méditerranée.

Aussi, la France et le Sénégal encouragent les initiatives de la diaspora sénégalaise en France en faveur du développement du Sénégal. Ils vont accroître leur soutien à ces initiatives entrepreneuriales, de création de richesses, d’opportunités économiques et d’innovation. Les échanges de jeunes seront développés dans les deux sens. Les deux pays accentueront leurs efforts pour favoriser la mobilité étudiante. Une fois leur cursus accompli et pour renforcer la mobilité entre nos deux pays, la France s’engage à fournir à ces étudiants sénégalais un visa de circulation de longue durée. La France et le Sénégal ont souligné le rôle majeur de la diaspora dans le dynamisme de la coopération décentralisée, très étroite entre nos deux pays, avec plus d’une centaine de partenariats actifs au Sénégal.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

«Notre rencontre d’aujourd’hui (Ndlr-hier) peut se résumer en deux mots: alliance et émergence. Sur le premier point, il faut reconnaître que nos deux pays ont des relations intenses, riches, et surtout nous nous retrouvons pour des intérêts communs parce que liés par l’histoire d’où ce partenariat singulier. Notre rencontre s’’inscrit dans l’histoire et le rapprochement des deux pays. Sur le second point qu’est l’émergence si chère au président Macky Sall du Sénégal, qui veut que son pays prenne sa place en Afrique et dans le monde avec la réalisation de grandes infrastructures de développement. Il y a l’implication du secteur privé et aussi le bilatéral, et nous avons travaillé avec l’ensemble des ministères concernés qui ont évoqué tous les sujets que sont la sécurité dans la région, le G5 Sahel, etc. L’éducation est aussi des priorités de nos deux pays, car il faut préparer les jeunes aux difficultés du monde. Le chef de l’État sénégalais insiste surtout sur un point qu’est le développement économique. Sur le cas de la ville historique de Saint-Louis menacée par l’érosion, il s’agit d’un sujet symbolique».

E. A. T.

Avec son homologue français, le ministre des Transports terrestres a jeté les bases de plusieurs accords sur la mobilité urbaine. Avec l’arrivée prochaine du Ter, un grand système de transport va être développé pour améliorer et pluraliser la mobilité dans Dakar.

Paris (Correspondance particulière) : Au sortir du séminaire intergouvernemental entre la France et le Sénégal, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement à annoncé la mise en place prochaine d’un grand système de transport, plus particulièrement à Dakar avec trois composantes. Il s’agit du Ter (Train express régional) qui, en principe, devrait être en service à partir du 14 janvier 2019 ; du Brt (Bus rapide transport) et de Dakar Dem Dikk en plus des transports privés et des taxis. C’est un projet d’envergure sur la mobilité urbaine pour lequel le Sénégal a demandé l’expertise française. «Avec la Sncf et la Ratp, la France est dans un réseau de transport particulièrement dense et important. Le ministre me disait, il y a quelques heures, que la Ratp, à elle seule, transporte, par jour, plus d’un million deux cent mille passagers dans l’île de France. C’est une expertise particulièrement importante pour nous dans notre ambition de développer le transport public urbain au Sénégal». L’ambition du Sénégal est de travailler avec les spécialistes français pour essayer d’adapter un système similaire dans la configuration de la région de Dakar qui, à elle seule, représente plus de 25 % de la population du Sénégal sur une superficie de 0,23 %. «La densité est forte et il faudra donc un système de transport adapté », a indiqué le ministre.

Abdoulaye Daouda Diallo annonce également la création d’un système de transport multimodal avec une interaction obligatoire une fois que Ter sera en service. «S’il est évident que Dakar-Dem-Dikk sera nécessaire pour le rabattement, le Brt devra servir les 14 gares du Train express régional qui sera également dans le dispositif», a-t-il dit. L’idéal, pour le ministre des Transports, c’est de mettre en place un système de transport multimodal pouvant permettre à l’usager d’acheter un ticket pour une trajectoire avec des correspondances sur les autres services de transport entre le point de départ et la destination. Selon lui, ce projet est déjà mur et il ne reste plus qu’à travailler à son application dans la capitale.

En attendant la mise en service du Ter, le ministre des Transports terrestres annonce que Dakar-Dem-Dikk assurera le transport vers l’Aibd après son inauguration le 7 décembre prochain. «Avec Dakar-Dem-Dikk, nous avons 475 bus neufs dont certains sont déjà en service et le reste sera déployé progressivement notamment avec l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne.

Avant de venir à Paris, j’ai convié ma collègue des Transports aériens à une rencontre pour voir ensemble le système de transport le plus adapté avec l’ouverture de l’Aibd. Nous avons convenu que Dakar-Dem-Dikk puisse jouer la partie la plus importante puisqu’étant évidemment le réseau de transport public qui garantit des conditions de sécurité optimales». Avec l’autorité concessionnaire de l’autoroute à péage, seront également organisées les conditions pour faciliter la circulation en priorité des Bus de Dakar-Dem Dikk pour rallier l’Aibd sans difficulté.

Ousmane Noël MBAYE

Dans une déclaration conjointe, à l'issue de la troisième édition du séminaire intergouvernemental France-Sénégal qui s’est tenue à Paris, il a été constaté, une nouvelle fois, l’étroitesse des liens unissant nos deux pays. Le séminaire  se veut un exemple du nouvel élan qui doit être impulsé entre la France et l’Afrique et qui vise à créer un axe intégré entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe par le rapprochement des peuples, une prospérité partagée et l’innovation.

"Nous avons une convergence de vues sur les dossiers de coopération bilatérale et une vision commune, notamment sur les enjeux globaux sur les plans sécuritaires et environnementaux ainsi que la lutte contre toutes les formes d’extrémisme ou d’exclusion", ont dit les deux délégations. A propos de la sécurité, elles ont réaffirmé leur engagement dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, en particulier au Mali. "Nous coopérons de longue date dans la lutte contre le changement climatique et pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le Climat, aujourd’hui, dans le cadre du « Pacte mondial pour l’environnement », lit-on dans la déclaration conjointe.

Dans les domaines de l'éducation et de la  santé,  le document souligne que la promotion de l’accès à l’éducation, clé de voûte du développement durable, est une priorité pour nos deux pays.

Les deux pays ont décidé de co-parrainer la conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation prévue en février 2018 à Dakar, dont l’objectif est de mobiliser jusqu’à 3,1 milliards de dollars de financement pour la période 2018-2021. En matière éducative, la priorité sera accordée à la formation des enseignants et des cadres du système éducatif, de même qu’à la promotion de la culture scientifique et du numérique dans les enseignements. Les écoles franco-sénégalaises seront appelées à devenir des écoles d’application afin de répondre au défi de l'insertion professionnelle des jeunes, des programmes de coopération seront mis en place dans le domaine de l’enseignement technique et professionnel, articulés autour des besoins économiques du Sénégal. Les deux gouvernements ont décidé de mettre en place une commission mixte de pilotage stratégique sur l’enseignement supérieur, la recherche et la formation qui s’attachera, en particulier, à favoriser les formations délocalisées au Sénégal d’universités et de grandes écoles françaises et à augmenter le nombre d’étudiants français au Sénégal. La création d’un grand campus franco-sénégalais dans la ville nouvelle de Diamniado sera étudiée. La coopération entre les deux pays favorisera la structuration au Sénégal d’un enseignement supérieur, en lien avec les besoins du secteur économique. La France continuera d’accompagner le système d’enseignement sénégalais pour le développement des filières agricoles et rurales en ingénierie de la formation et poursuivra son appui du réseau « formation agricole et rurale », animé par Montpellier SupAgro.

 En matière de santé, l’accès à des soins de qualité et à des coûts accessibles, dans une diversification de l’offre de soins, est au cœur du soutien qu’apporte la France au Sénégal. Dans la lutte contre les maladies infectieuses épidémiques et des efforts pour promouvoir la sécurité sanitaire, des actions coordonnées de transfert de compétences et de renforcement des capacités techniques sont mises en œuvre. De nouvelles pistes de coopération sont esquissées pour le renforcement du système de santé, l’appui à la Couverture maladie universelle et le soutien à la formation des professionnels de santé, en partenariat avec l’école des hautes études de santé publique de Rennes.

Dans son soutien à l’innovation, la France entend, particulièrement, contribuer à l’ambition du Sénégal de devenir un pôle d’enseignement supérieur et de recherche de référence en Afrique. Dans ce cadre, nos deux pays ont procédé à la signature d’un prêt garanti par Bpi France permettant l’acquisition, par le Sénégal, d’un supercalculateur produit par Atos, qui sera installé dans la ville nouvelle de Diamniadio, appelée à devenir un pôle régional numérique.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye 

« Il y aura dialogue politique avec l’opposition. Tout le monde va venir, tout le monde sera là », a-t-il indiqué. Selon M. Kassé, « cette démarche est une conviction et une constance chez le président de la République qui, depuis son accession à la magistrature suprême, a beaucoup de respect pour ses partenaires et n’a de cesse d’appeler au dialogue à tous et dans le partage des responsabilités à tous les niveaux dans l’exercice du pouvoir ». Qui plus est, « ce n’est pas seulement un dialogue entre opposition et pouvoir parce qu’il n’y a pas de crise politique et/ou institutionnel, mais il s’agit d’un dialogue inclusif car tous les secteurs de la vie socioéconomique (santé, éducation, sport…) peuvent faire l’objet de concertations pour dégager, avec les acteurs concernés, des consensus », dira-t-il.

C’est pourquoi il a considéré que ce n’est pas au Pds ou à un autre de poser des conditions pour un dialogue, convaincu qu’il est qu’il y a un temps pour la surenchère et la politique politicienne et  un temps où tout le monde doit se donner la main, des concertations sérieuses d’intérêt national pour travailler à la satisfaction des préoccupations essentielles des populations ». Ainsi pour M. Kassé, « il n’y a pas de conditionnalités pour participer à l’œuvre de construction de son pays qui est une question de patriotisme et de responsabilité».  C’est ainsi qu’il a interpellé tous les acteurs et patriotes à « une prise de conscience collective  sur les enjeux de l’heure » et plaidé notamment pour la mobilisation de tous ses compatriotes « pour discuter aux fins de trouver un consensus ».

Du projet de  loi de finances 2018
Le ministre-Conseiller a indiqué que le projet de loi de finances pour l’année 2018, arrêté à 3.709,10 milliards de FCfa, qui a connu une hausse de 349,2 milliards de FCfa, en valeur absolue, reflète un budget éminemment orienté vers les grandes priorités sociales. « Après 57 ans d’indépendance, des Sénégalais n’ont toujours pas accès à une eau potable. De 1600 forages de 1960 à 2000 et 720 forages de 2000 à 2012, nous sommes et 140 forages/an depuis l’avènement du président Macky Sall », a-t-il souligné. M. Kassé poursuit : « avec l’accélération de la cadence des réformes et de la mise en œuvre des projets et programmes, tous nos compatriotes auront accès à une eau saine, de qualité, potable d’ici à 2024». « Entre la baisse du coût de la vie, l’inflation tourne autour de 0, 1%. Ajouté à cela les milliers de Kilomètres de pistes réalisées, les programmes routiers, les infrastructures de production (l’utilité par rapport à l’esthétique), l’électrification rurale, le Pudc, le projet Promo-Villes, le Puma…sont autant de politiques révolutionnaires à l’actif du président Macky Sall », a-t-il listé.

Ainsi, le projet de budget pour l’année 2018 est marqué par de grandes affectations de ressources dans les secteurs sociaux pour accompagner les populations dans l’amélioration continue de leur bien-être quotidien. C’est ainsi qu’à côté de la consolidation des investissements publics structurants programmés dans le Plan Sénégal émergent (agriculture, infrastructures et énergie…), les programmes sociaux, à l’image du Pudc, du Puma, du Promovilles tiennent à cœur le chef de l’État. En atteste le projet de loi de finances pour l’année 2018.

A l’en croire, l’émergence n’est pas un vain mot car le Pse, référentiel des politiques publiques « va profondément transformer notre économie. La mise en place de la Délégation de l’Entrepreneuriat rapide va servir à « des initiatives qui vont permettre de couvrir le social avec la création d’emplois, la couverture maladie universelle, l’éradication de la pauvreté ».

Ouverture de l’Aibd
Dans la perspective de l’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) le 7 décembre prochain, El Hadj Kassé a rassuré les travailleurs de l’Aéroport Lépold Sédar Senghor mais également le privé national évoluant dans le secteur aéroportuaire. A l’en croire, le président Macky Sall a comme marque de fabrique « la lutte contre les injustices et les inégalités sociales ». Et avec ce  déménagement, « les intérêts du Sénégal seront préservés », a-t-il rassuré.
Interpellé sur l’affaire Khalifa Sall », M. Kassé n’a pas voulu commenter ce dossier politico-judiciaire pour la bonne et simple raison, estime-t-il, que « l’affaire est pendante devant la justice ».

Idem pour le dossier « Yavuz Sélim » dans lequel il ne s’est pas empêché de relever les enjeux diplomatiques qu’« on ne peut étaler sur la place publiques ». Non sans  demander à ceux qui parlent de « diktat » de savoir raison garder. Il a toutefois rassuré le personnel et les élèves dont « toutes les préoccupations essentielles seront prises en charge par l’Etat du Sénégal qui est conscient de ses responsabilités ».

Abordant enfin les frustrations nées des choix du président pour les députés investis et élus pour la XIIIe Législature et pour les membres de l’équipe du nouvel attelage gouvernemental, le ministre-conseiller a notifié que « personne ne peut guider le président de la République dans ses choix ». Selon M. Kassé, « personne ne peut guider le président de la République dans ses choix et qui disposent des prérogatives constitutionnelles de nommer qui il veut  et/ou de choisir librement ses collaborateurs ».

Mamadou Lamine DIEYE

Le socialisme à la chinoise va entrer dans une nouvelle ère. Le président de la République populaire de Chine et par ailleurs Secrétaire général du Parti communiste chinois (Pcc) l’a annoncé hier. Il présentait le rapport au XIXe congrès de sa formation politique.

Le XIXe congrès du Parti communiste chinois (Pcc) a débuté avant-hier dans le grand palais du peuple à Beijing. Une occasion, pour le Secrétaire général et par ailleurs président de la République, Xi Jinping, de présenter le bilan des cinq dernières années et de jeter les perspectives pour les cinq ans à venir, voir au-delà. Ainsi donc, pendant trois heures trente minutes, il a présenté son rapport intitulé : « Remporter la victoire décisive de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance et faire triompher le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère » aux 2 280 délégués dont l’élection est validée avant-hier, aux 4 886 journalistes et aux quelques officiels.

En toute vraisemblance, le président Xi Jinping sera réélu et sera naturellement le candidat du Pcc à la prochaine élection présidentielle. Il peut se targuer d’un bilan élogieux sur fond de lutte contre la pauvreté réussie, lutte contre la corruption, l’initiative de la ceinture et de la route, le second souffle donné à l’organisation des BRICS. Pendant ces cinq dernières années, le taux de croissance moyenne annuel du Pib est de 7,2%. Le Pib de 2016 a augmenté de 32% par rapport à celui de 2012. Pendant la même période, le Pib par habitant a enregistré une hausse de 29% ; le ratio des habitants urbains permanents dans la population totale a atteint 57,35% fin 2016, contre 52,57% fin 2012 ; l'investissement direct étranger a augmenté à un taux annuel de 3,1% à 489,4 milliards de dollars pendant la période 2013-2016 et le nombre des habitants ruraux vivant dans la pauvreté a baissé à 43,35 millions l'année dernière, contre 98,99 millions en 2012.

Depuis 1949, la Chine est entrée dans une ère moderne avec la proclamation de la République populaire de Chine par Mao Zedong. Le Pcc avait choisi le socialisme à la sauce chinoise comme système politique. Après la mise en œuvre de réformes et d’ouverture, le Pcc s’est fixé l’objectif stratégique de développer, en trois étapes, le pays. Jusqu’ici, soutient le Sg du Pcc, Xi Jinping, ce sont deux des trois objectifs qui sont réalisés à savoir mettre la population à l’abri des besoins essentiels et lui assurer une vie de moyenne aisance dans son ensemble. Le Pcc est fondé en 1921. Il va célébrer son centenaire en 2021. D’ici là, note Xi Jinping, il veut « parachever la construction de la société de moyenne aisance caractérisée par une économie plus développée, une démocratie plus avancée, un niveau scientifique et éducatif plus élevé, une culture plus prospère, une société plus harmonieuse et une vie plus aisée (…). Il faudra avoir réalisé, pour l’essentiel, la modernisation du pays pour le transformer en un Etat socialiste moderne ».

Parachever l’édification intégrale de la société de moyenne aisance
Pour le président Xi Jinping, le socialisme à la chinoise est entré dans une nouvelle ère. « Nous unirons le peuple chinois de tous les groupes ethniques et le mènerons à une victoire décisive dans la construction d'une société modérément prospère sous tous les aspects et dans les efforts visant à assurer le succès du socialisme à la chinoise pour une nouvelle ère. La Chine se trouve encore dans une importante période d'opportunité stratégique pour son développement. Les perspectives sont brillantes, mais les défis sont sérieux », a-t-il indiqué.

Aly DIOUF, Correspondant en Chine

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