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Sciences et Technologies (156)

Le rapport  final  de l’étude sur l’actualisation du Service universel  a été présenté hier. Ce projet d’actualisation, confié au Groupement défis et stratégies/Titane conseil, avait pour mission de mener une étude sur le plan technique, économique, juridique et institutionnel afin de permettre une actualisation adaptée et cohérente de la stratégie d’accès au Service universel des télécommunications du Sénégal.

Pour  actualiser  le Service universel des télécommunications du Sénégal, une étude  a  été commanditée  et confiée au Groupement défis et stratégies. L’atelier de validation du rapport  final  de cette étude s’est ouvert, hier,  à Dakar, avec la participation des acteurs concernés. Selon le président du  Fonds de développement  du service universel des télécommunications (Fdsut), Aly Coto Ndiaye, la réactualisation du Service universel permettra, entre autres, de revoir  les limites de celui-ci, de  prendre en compte l’évolution des besoins et des technologies pour une meilleure qualité de service et lui donner davantage de poids en définissant clairement la vision et la stratégie globale pour le Fonds de développement du service universel.

A l’en croire,  la stratégie de Service universel devra être régulièrement contextualisée en fonction des évolutions technologiques et des besoins. Mais aussi pour une meilleure intégration des populations défavorisées dans le développement socio-économique afin de favoriser leur épanouissement. Toutefois,  a reconnu  Aly Coto Ndiaye, la bataille ne saurait être circonscrite à la seule stratégie ; il reste le défi de son financement. « Je voudrais attirer l’attention des uns et des autres sur le fait que l’année 2017  a marqué un tournant qui, sauf un réaménagement, risque de constituer une limite  dans l’expansion du Service universel des télécommunications. En effet, depuis sa création, la taxe sur le chiffre d’affaires des opérateurs téléphoniques pour le développement du  Service universel n’a rien versé dans les comptes du Fdsu », a déploré Aly Coto Ndiaye.

A  son avis,  cet infléchissement dans la courbe d’approvisionnement plonge le Fdsut  dans une situation de perplexité, d’incertitude et de questionnement. « Par nos soins, l’attention des décideurs  en charge des finances  a été attirée sur la question afin qu’une rectification soit apportée  pour permettre au Service universel de continuer sa mission dans les zones rurales et urbaines démunies. J’ose espérer que notre plaidoyer va prospérer au risque d’annihiler tous les efforts fournis jusque-là », a-t-il argué.

Le représentant de l’Union internationale des télécommunications (Uit) pour l’Afrique de l’Ouest, Ali Drissa Badiel a, remercié les autorités pour l’initiative prise  d’actualiser le Service universel  des télécommunications. Pour M. Badiel, le Service universel est plus qu’une nécessité, pour avoir des Tic inclusifs conformément à l’une des recommandations phares du sommet mondial sur la société de l’information.

Présidant l’ouverture des travaux de l’atelier de validation de l’étude sur l’actualisation du Service universel, le ministre  de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique,  Abdoulaye Baldé, a indiqué que le développement du Service universel des télécommunications met un caractère particulier à l’un des objectifs de la Stratégie Sénégal numérique 2025 et précisément l’axe stratégique numéro 1, relatif à « un accès ouvert et abordable aux réseaux et services numériques ».

De plus,  il  a souligné que l’actualisation du Service universel est en droite ligne des recommandations de la Cedeao et de l’Union internationale des télécommunications (Uit). A l’en croire, les politiques du Service universel ont généralement pour but de promouvoir ou de maintenir la connectivité universelle de tous les foyers aux installations et services de réseau public, à des prix abordables.

« Aujourd’hui, les moyens de communication se sont diversifiés et différents types d’infrastructures doivent être mises en service le plus efficacement possible pour permettre d’atteindre l’ensemble des populations visées. C’est ainsi que, depuis une date relativement récente, la définition de l’accès universel englobe les services innovants tels que l’Internet », a expliqué M. Baldé.

Pour  le ministre des Télécommunications, cette étude est le meilleur guide, un mode d’emploi pour mener, de manière efficiente, leur politique d’inclusion numérique. En ce sens qu’il appelle toutes les parties prenantes de la société de l’information : pouvoirs publics à travers surtout les responsables du Fonds de développement, membres du secteur privé et de la société civile, universitaires et experts techniques des organisations internationales. Il vise à encourager et à continuer d’accompagner les efforts allant dans le sens de la généralisation des usages numériques par les populations, surtout celles qui accèdent difficilement aux réseaux.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet des Centres multimédia communautaires (Cmc), le ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Économie numérique a remis, hier, des lots de matériels composés de radios communautaires, d’équipements informatiques et de systèmes solaires aux bénéficiaires de ce programme. Cet appui vise à réduire la fracture numérique.

Cette remise de dons est destinée à réduire la fracture numérique en mettant les Technologies de l’information et de la communication au service du développement des communautés, un peu en retrait dans ce domaine. Les Centres multimédia communautaires (Cmc), installés par le gouvernement du Sénégal avec l’appui de partenaires nationaux et internationaux, contribuent, de manière décisive, à la lutte contre la fracture numérique.

Pour le ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Économie numérique, Abdoulaye Baldé, un « Cmc, constitué d’une composante radio communautaire et d’une salle multimédia logées dans une même enceinte, occupe une place importante dans le réseau national des systèmes de communication ».

Ce projet, démarré depuis 2005, a permis la formation de plus de 1000 personnes en production radiophonique, en informatique, en multimédia et en gestion administrative, technique et financière des Centres. Le Sénégal compte, à ce jour, 49 Cmc répartis sur l’ensemble du territoire national avec l’implémentation en cours de huit autres. En sus, « neuf Cmc, déjà opérationnels, vont bénéficier d’un appui en équipements radios communautaires et informatiques », indique-t-il, tout en insistant sur les défis auxquels font face les Cmc. Ils sont surtout liés à la maintenance et à la vétusté du matériel. Dans un souci de pérennisation, son département a prévu d’organiser des visites et échanges au niveau des Cmc déjà installés, pour une meilleure prise en charge.

En outre, un atelier de restitution sera organisé, à cet effet, avec les parties prenantes afin d’élaborer, d’une part, un document de revue globale sur la situation des équipements et du personnel des centres et, d’autre part, un document d’étude de faisabilité pour la généralisation de ces centres dans toutes les zones rurales.

C’est pourquoi, pour la sélection des futurs bénéficiaires du programme, la tutelle privilégiera ces critères technico-sociaux : absence de services Cmc dans la zone, l’articulation avec la stratégie nationale « Sénégal numérique 2025 », la disponibilité de fréquence Fm de radio communautaire et la prise en compte des femmes, des jeunes, des personnes vivant avec un handicap et des populations défavorisées des zones rurales et péri-urbaines.

Parlant au nom des maires, Pape Aly Dièye, l’édile de Guéoul, voit, à travers cette action, une volonté de l’autorité centrale de promouvoir le développement des collectivités territoriales grâce à un accompagnement multiforme. Il a, par ailleurs, sollicité un accompagnement plus conséquent de l’Etat pour l’amélioration des conditions de travail du personnel des Cmc. Il lui semble opportun que les différentes sociétés nationales, dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise, soient d’un plus grand apport.

Alassane Aliou MBAYE

Les membres de l’Association des femmes sénégalaises Tic (Festic) veulent s’appuyer sur les nouvelles technologies pour aider leurs camarades à profiter des métiers du digital. Ainsi, le Festic annonce qu’une Maison, espace pour la formation de ces dernières dans divers domaines, sera bientôt fonctionnelle à Dakar.

Les membres de l’association des femmes sénégalaises Tic (Festic) ont procédé vendredi 06 juillet, à Dakar, au lancement de la Maison de la femme entrepreneur digital (Keur festic). La présidente du Festic, Bitilokho Ndiaye indique que cette maison existe déjà puisque l’association dispose d’un local. « Nous voulons seulement l’agrandir pour pouvoir offrir aux femmes des formations en numérique, en entrepreneuriat et en gestion financières », a soutenu Mme Ndiaye. Elle a indiqué que l’association a des partenaires qui sont prêts à l’accompagner pour qu’elle puisse offrir à ses membres des formations dans divers domaines. Elle a invité des femmes entrepreneurs à s’approprier de cette maison afin de bénéficier des opportunités qui seront mises à leurs dispositions.

Bitilokho Ndiaye est consciente cependant qu’il y a encore une réelle facture numérique qui touche des femmes en particulier analphabètes. « Pour utiliser le Tic, il faut savoir écrire et lire mais surtout maîtriser la langue française puisque beaucoup de contenus informatiques viennent d’ailleurs. Nous devons aider les femmes analphabètes à mieux connaître le numérique en français mais aussi dans leurs langues locales », a-t-elle souligné. Elle a ajouté que le Festic cible d’ailleurs les femmes qui sont dans la zone rurale et qui s’adonnent aux activités agricoles, à la pêche et au commerce, en essayant d’offrir à ces dernières des sessions de renforcement de capacités pour qu’elles utilisent le digital pour écouler leurs produits et participer à des activités économiques de leurs choix. L’association est en train aussi de travailler pour disposer d’une page facebook qui permettrait aux femmes de partager certaines informations. « Déjà beaucoup de femmes utilisent WhatsApp pour communiquer. Mais nous devons encadrer les femmes qui ne savent pas lire ni écrire à profiter des avantages du digital », a indiqué la présidente du Festic.

L’association est née en 2016 et compte 76 femmes membres qui exercent dans divers domaines. La présidente promet d’élargir l’association dans les régions en créant des antennes locales. En attendant, elle a invité les partenaires qui œuvrent dans la réduction de la facture numérique du genre à soutenir le Festic.

Eugène KALY

L’Assemblée des régulateurs de télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (Artao) tient, depuis hier, à Dakar, sa 15ème assemblée générale. A l’heure des grandes unions régionales, l’Artao veut harmoniser les politiques et réglementations dans l’espace Cedeao afin de relever les défis liés, entre autres, à la cuber-sécurité, au partage d’infrastructures et à la protection des données au sein de la sous-région.

La réalisation des défis liés au développement et au partage d’infrastructures, la cyber-sécurité et la protection des données, la convergence numérique des réseaux et services, l’amélioration de la qualité et la réduction des coûts de la communication… ne peuvent se faire sans une harmonisation des politiques et réglementations dans l’espace Cedeao. C’est ce qu’a bien compris l’Assemblée des régulateurs de télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (Artao) qui s’est engagée à coordonner le dialogue sur les politiques et les réglementations du secteur des télécommunications dans la sous-région ouest africaine. La 15ème assemblée générale de l’Artao, ouverte hier dans la capitale sénégalaise, a été une occasion de revenir sur ces défis mais aussi de se pencher sur des questions touchant à la transition numérique et la gestion du dividende numérique et la connectivité large bande (4G, 5G). L’objectif est d’œuvrer pour le renforcement de l’esprit de partage d’expérience et de prise de décisions communes profitables aux membres de cette organisation.

Le ministre sénégalais de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a souligné que l’Afrique doit mettre en place un environnement favorable pour accélérer le développement des infrastructures de télécommunications et des Tic. Lesquelles sont devenues un maillon « important » dans le processus d’édification d’une société de l’information inclusive et durable.

Renforcer les liens de coopération
« Les voies d’un arrimage de nos pays dans la société de l’information passent par la réalisation de projets nationaux et communautaires de développement d’infrastructures numériques de qualité », a dit Abdoulaye Baldé. D’où, a-t-il poursuivi, tout l’intérêt, pour le continent et la sous-région, des programmes inscrits dans le plan stratégique, avec notamment la coordination de la transition digitale dans la sous-région et la gestion des pratiques liées au roaming. Les objectifs de l’Artao, a avancé le ministre, sont en phase avec les initiatives prises par le gouvernement du Sénégal dans la cadre de la Stratégie Sénégal numérique 2025.

Il a rappelé le soutien du Sénégal à toutes les initiatives visant le développement des télécommunications et Tic à travers la mise en place d’un marché commun africain dans un secteur ouvert et compétitif capable de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable. Le secrétaire exécutif de l’Artao, El Hadj Maman Laminou, a relevé la nécessité d’harmoniser les textes réglementaires pour faire en sorte qu’il y ait des services de qualité et en permettant un accès à tous.

Pour sa part, le directeur général de l’Agence de régulation des Télécommunications et postes (Artp) du Sénégal a exhorté à renforcer les liens de coopération « à travers notre organisation et de féliciter les pays membres qui ont eu à signer les conventions de partenariat sur le free roaming émanant du grand projet « One Network Africa ». Selon Abdou Karim Sall, la Transnationalité des services de télécommunications « nous oblige à adopter une stratégie de coopération beaucoup plus soutenue afin de renforcer l’harmonisation de nos procédures et réglementations pour garantir à nos populations une utilisation des services de télécommunications dans la libre circulation des idées à travers les technologies de l’information et de la communication. »

Ibrahima BA

Les besoins des universités seront recueillis et pris en charge pour leur faire bénéficier, de façon optimale, du projet Smart Sénégal qui comporte une importante composante « e-Education ». Le directeur général de l’Adie, en tournée dans les universités sénégalaises, en a informé les différents recteurs ainsi que leurs collaborateurs.

Cheikh Bakhoum, en tournée dans les universités du pays, a d’ailleurs révélé qu’avec l’accès au câble sous-marin envisagé dans le cadre du projet Smart Sénégal, notre pays va augmenter sa bande passante au niveau international et améliorera considérablement sa connectivité.

Une connectivité dont l’Adie veut faire bénéficier davantage les universités, afin de répondre au besoin incontournable pour la qualité de l’Enseignement supérieur. Pour cela, l’Adie dit avoir « interconnecté l’ensemble des universités à l’intranet gouvernemental. Ainsi, les étudiants, le personnel universitaire et les dirigeants disposent d’une connectivité gratuite et d’autres services informatiques pour améliorer les conditions d’études et de travail dans l’espace universitaire ». Toutefois, avec l’augmentation du nombre d’étudiants, les besoins en connectivité dans les différents campus universitaires se sont accrus. D’ailleurs, renseigne un document de l’Adie, lors de leur audience avec le Chef de l’Etat, Macky Sall, les étudiants ont demandé un renforcement de la connectivité. Et pour une meilleure prise en charge de cette doléance, Cheikh Bakhoum, accompagné de ses collaborateurs, a initié une tournée dans les différentes universités du Sénégal.

La délégation de l’Adie s’est ainsi rendue le 31 mai et le 1er juin à l’Université Alioune Diop de Bambey, à l’Université de Thiès et à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Dans les différents sites visités, le directeur général de l’Adie et ses équipes ont pu faire l’état des lieux de la connectivité. « Pour l’essentiel, les universités sont connectées à la fibre optique et des mesures ont été prises afin de renforcer la connectivité wifi », informe le document de l’Adie.

La délégation se rendra également dans les Universités de Ziguinchor et Dakar, dernière étape de la tournée.

Omar DIOUF

Airbus, vient de lancer la sixième édition du concours « Fly your ideas ». Ce concours sur les technologies digitales novatrices invite la prochaine génération d’innovateurs à proposer et à développer leurs idées originales pour l’industrie aéronautique et spatiale.

Célébrant, tous les deux ans, la créativité et l'innovation dans le but de répondre à des défis concrets de l'industrie, la sixième édition du concours « Fly your ideas » a été officiellement lancée, lundi 5 juin. A l’initiative du leader mondial de l’aéronautique, Airbus, ce concours accueille des participants du monde entier, avec des équipes universitaires issues de toutes les disciplines : de l'ingénierie et des technologies de l'information au marketing et au design. Selon un communiqué, il offre aux étudiants l'occasion de donner libre cours à leur esprit pionnier en travaillant sur des technologies digitales novatrices aux côtés d'experts de l'industrie. Aussi, « Airbus recherche des idées susceptibles de révolutionner l'industrie aéronautique et spatiale au cours des décennies à venir et de créer un monde plus sûr, plus respectueux de l'environnement et mieux connecté ». Les inscriptions sont ouvertes à l’adresse : www.airbus-fyi.com.

Lancé depuis 2008, « Fly our ideas » a enregistré la participation de plus de 20.000 étudiants venus de 650 universités à travers 100 pays du monde. Il se déroule en trois étapes consécutives, chacune offrant aux équipes participantes l'occasion d'affiner le développement de leurs concepts avec le soutien de spécialistes et de mentors d'Airbus. « Outre l'opportunité de se rendre dans les locaux d'Airbus pour poursuivre le développement de leurs idées, six équipes finalistes au maximum s'affronteront pour se partager un prix de 45.000 euros et pour la chance de faire évoluer leur idée au sein de l'industrie », informe ce communiqué, ajoutant que l'édition 2019 demande aux équipes de relever l'un des défis suivants : Electrification, Services de données, Cybersécurité, Internet des objets, Intelligence artificielle, Réalité mixte.

Appuyé depuis 2012 par l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, « Fly your Ideas » permet, selon son parrain, Marc Fontaine, Digital Transformation Officer d'Airbus, de «  nous rapprocher des innovateurs de l’ère digitale et d'orienter leur énergie et leur enthousiasme vers les formidables possibilités que nous entrevoyons au sein de notre propre transformation digitale ». La finale de l’édition de cette année se tiendra en 2019 et elle sera l’occasion pour les étudiants de présenter leurs idées devant un public d'experts de l'industrie.

Ibrahima BA

L’Institut privé de gestion/Institut supérieur de technologie industrielle (Ipg-Isti) a été désigné, hier, lauréat de la quatrième édition du concours « Challenge Gaïndé entreprendre » pour son projet d’innovation « Air soft ». Il s’agit d’une application servant à réguler le trafic urbain à Dakar. A l’initiative de Gaïndé 2000, cette compétition est ouverte aux établissements publics et privés de l’Enseignement supérieur. Elle récompense l’équipe qui a proposé un projet innovant pour une application fonctionnelle basée sur une thématique. La thématique choisie pour cette édition est : « L’intelligence artificielle dans le cadre de vie ».

Le deuxième prix est revenu à l’Institut supérieur de management (Ism) Dakar. Les deux lauréats ont remporté chacun un million de FCfa comme appui à la création d’une entité juridique, d’une année d’incubation de leurs entreprises à Gaïndé 2000, de l’attribution de contrats sous-traitance par Gaïndé 2000 en fonction des capacités avérées de l’entreprise. En outre, ils bénéficieront également, entre autres, de l’appui à la création d’entreprise avec la mise en disposition de capital d’origine de départ, la fourniture de mobilier de bureau et la poursuite éventuelle du partenariat au terme de l’incubation.

I. BA

La révolution numérique, en impactant sur les modes de vie, agit nettement de plus en plus sur l’économie, notamment dans le milieu de l’entreprise. Pourvoyeur d’emplois, elle soulève en même temps des inquiétudes avec l’avènement de l’intelligence artificielle.

Les Technologies de l’information et de la communication se développent chaque jour davantage dans le monde. En Afrique et au Sénégal en particulier, le numérique se tisse à une échelle exponentielle et modifie les comportements et les modes de vie des citoyens. L’intelligence artificielle (Ia) s’installe peu à peu dans différents secteurs (santé, automobile, éducation, sécurité, transport…) et transforme de manière substantielle la société à travers des innovations majeures. En milieu entreprise où la machine prend petit à petit la place de l’homme, l’Ia constitue certainement une source d’inquiétude en ce sens qu’elle capte certains emplois au détriment d’un personnel qualifié. Ce faisant, tranche Djiba Diallo Diao, responsable Startup-up Engagement Lead à Miscosoft, que se prononçait lors d’une table ronde sur le thème « Intelligence artificielle et génération future », les « entreprises sont confrontées à l’amélioration rapide des technologies ». Cette situation est motivée par une logique de transformation imposée par l’urgence de compétitivité et de productivité au niveau national et international.

Ibrahima Nour Eddine Diagne, directeur de Gaindé 2000, estime que l’Intelligence artificielle va occasionner une réduction de recrutements dans certains domaines et une diminution des effectifs. D’où la pertinence, poursuit-il, d’impliquer cette technologie dans les cursus de formation afin que les populations soient préparées aux exigences du marché et de l’emploi futur au niveau national et international. « Pour un pays comme le Sénégal, l’intelligence artificielle est peut-être un sujet qui peut sembler prématuré mais il est actuel. Ce qui fonde les emplois de demain se construit aujourd’hui », souligne M. Diagne.

Nécessité d’un système d’innovation
Considérée comme « l’ensemble de théories et techniques mises en œuvres en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence », l’Ia offre également la possibilité de réaliser de nouvelles opportunités et de nouveaux services. Elle crée, d’après Régina Mbodj, directrice de l’incubateur Ctic Dakar, des opportunités d’emplois.

Selon le directeur de la Recherche et de l’Innovation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, cette technologie permettra une transformation de l’industrie, de l’économie de « notre » pays et d’améliorer la qualité de vie des citoyens. C’est pourquoi, ajoute Amadou Thierno Gaye, le Sénégal n’est pas statique dans ce domaine. Mieux, le pays a, aujourd’hui, des potentiels, à travers ses étudiants et ses professeurs, pour s’assurer d’un futur flamboyant dans ce domaine. Dans le même sillage, l’ancien ministre de la Communication et directeur général de l’Institut africain de management (Iam), Moustapha Mamba Guirassy, relève la nécessité pour l’Afrique de se positionner comme un producteur des technologies. Ce qui suppose à ses yeux, d’avoir de l’empathie, de procéder à un changement de mentalité et de résoudre l’équation liée à la stratégie et à l’anticipation.

Si l’écosystème numérique affiche un avenir prometteur au Sénégal, il n’en demeure pas moins que les acteurs éprouvent un certain nombre d’écueils qui ralentissent les progrès. « On a des gens bien formés et qui ont envie de réaliser des choses. Toutefois, le manque de soutien pose problème pour produire des choses importantes », renseigne Régina Mbodj, soulignant l’urgence d’accompagner les startups et porteurs de projets. Entre absence d’un fonds dédié à l’innovation et le manque d’accès au marché pour les développeurs, les startups et Pme sénégalaises ont besoin, à son avis, d’un soutien de l’Etat et du secteur privé.

Lesquels doivent « s’approprier les solutions développées par les jeunes ». L’enjeu est tel, soutient Pr Abdoullah Cissé, que le Sénégal a besoin d’un système d’innovation. Ce qui manque encore.

Ibrahima BA

« CHALLENGE GAÏNDE ENTREPRENDRE » : IPG-ISTI ET ISM, LAURÉATS
L’Institut privé de gestion/Institut supérieur de technologie industrielle (Ipg-Isti) a été désigné, hier, lauréat de la quatrième édition du concours « Challenge Gaïndé entreprendre » pour son projet d’innovation « Air soft ». Il s’agit d’une application servant à réguler le trafic urbain à Dakar. A l’initiative de Gaïndé 2000, cette compétition est ouverte aux établissements publics et privés de l’Enseignement supérieur. Elle récompense l’équipe qui a proposé un projet innovant pour une application fonctionnelle basée sur une thématique. La thématique choisie pour cette édition est : « L’intelligence artificielle dans le cadre de vie ».

Le deuxième prix est revenu à l’Institut supérieur de management (Ism) Dakar. Les deux lauréats ont remporté chacun un million de FCfa comme appui à la création d’une entité juridique, d’une année d’incubation de leurs entreprises à Gaïndé 2000, de l’attribution de contrats sous-traitance par Gaïndé 2000 en fonction des capacités avérées de l’entreprise. En outre, ils bénéficieront également, entre autres, de l’appui à la création d’entreprise avec la mise en disposition de capital d’origine de départ, la fourniture de mobilier de bureau et la poursuite éventuelle du partenariat au terme de l’incubation.

I. BA

L'entrepreneur marocain, Pdg et cofondateur d’Atlan Space® en 2016, Badr Idrissi, l’un des quatre jeunes à partager leurs expériences au public, a déclaré au cours de l’atelier sur thème : « Allier l’innovation à l’industrie : la jeunesse africaine relève les défis », que son entreprise est une start-up qui a pour mission de développer l'intelligence artificielle pour guider et coordonner les réseaux de drones afin de permettre aux gouvernements de surveiller des zones géographiques très vastes, de détecter les menaces et intrusions, et de neutraliser les risques. Il révèle comment les nouvelles technologies de l'information permettent aux entrepreneurs africains de lancer facilement des start-ups pour résoudre les défis auxquels le continent fait face. En particulier, il a démontré comment sa société franchit les limites de l'aéronautique sans pilote, de sorte que les réseaux de drones peuvent fonctionner de manière autonome et sans interaction humaine, permettant ainsi aux institutions africaines de lutter contre la pêche et l'exploitation minière illégales, la déforestation et le braconnage. Enfin, il a souligné les compétences (techniques et autres) que les jeunes africains doivent d'ores et déjà perfectionner pour matérialiser la quatrième révolution industrielle sur le continent.

A. KANDE

L’ambassadeur de France a visité, mardi, les locaux, à Dakar, de « In Touch », société sénégalaise et panafricaine créée en 2014 et qui a pour but d’agréger, dans une seule plateforme, les moyens de paiement et de services digitaux. Un exemple de réussite qu’il faut accompagner, trouve Christophe Bigot.

L’agrégateur panafricain de paiement mobile et de services digitaux « In Touch » a reçu, mardi, dans ses locaux sis à la cité Sicap Karack Dakar, la visite de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot. Une occasion saisie par le directeur général de « In Touch », Omar Cissé, pour présenter la société à ses hôtes. Selon lui, ils sont partis d’une problématique simple. « Le constat est qu’au niveau africain, le mobile money s’est développé de manière fulgurante et autour, beaucoup de services se sont digitalisés. A partir ce moment, nous avons dressé le problème du marchand dans ce contexte », a-t-il expliqué. A l’en croire, ce marchand se retrouve en face de plusieurs solutions et chaque solution a ses terminaux et ses interfaces. Et pour chaque solution, il faut déposer de l’argent auprès de la banque et quand il y a un problème avec une solution, il faut appeler l’opérateur concerné et c’est très compliqué pour le marchand.

Ainsi, pour faire face à ces obstacles et complications précités, Omar Cissé, ancien directeur de l’incubateur Ctic-Dakar, a pris l’initiative de développer et de mettre en place une plateforme unique qui permet d’agréger tous les moyens de paiement et d’intégrer le maximum de services digitaux dans le transfert d’argent, l’assurance, le mobile money, la vente de crédit téléphonique, le paiement de facture, l’abonnement etc. «Nous nous positionnons comme un facilitateur. Créé en 2014, "In Touch" regroupe tous les moyens de paiement mobiles en un seul terminal. Dans un premier temps, nous avons déployé la plateforme au Sénégal et actuellement, nous nous déployons dans 7 autres pays africains », a informé le directeur général.

Dynamisme d’entreprise
Car, a-t-il soutenu, l’Afrique regorge encore d’un potentiel important, raison pour laquelle ils veulent se positionner comme étant la plateforme incontournable de déploiement de services digitaux en Afrique dans les trois prochaines années. « Nous voulons être implantés dans 38 pays d’ici 2021 et une fois ce challenge atteint, nous essaierons d’attaquer les autres pays émergents », a argué Omar Cissé. Non sans préciser qu’ils travaillent actuellement avec des sociétés de renom en Afrique et dans le monde comme Total et Worldline, une filiale d’Atos.

Venu visiter les locaux de l’entreprise, l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, s’est dit favorablement impressionné par le succès de « In Touch » et son dynamisme. « Je trouve l’initiative de Omar Cissé intéressante. Il y en a certes d’autres, mais voilà un exemple de réussite qu’il faut accompagner. Le Sénégal a de la matière grise, de grandes écoles. Donc quoi de mieux que de décider d’exploiter cette intelligence pour répondre au marché. Le faible taux de bancarisation (15%) peut être conçu comme un obstacle. Justement, cet obstacle, cette difficulté crée un besoin mais aussi une réponse et "In Touch" fait partie de cette réponse en développant des moyens modernes, simplifiés qui accompagnent les points de ventes pour tout ce qui est le money banking », a affirmé Christophe Bigot.

Aussi, le diplomate a souligné l’importance et l’intérêt de l’entreprise dans la mesure où elle se veut une entreprise panafricaine qui peut accueillir beaucoup d’éléments de la diaspora sénégalaise et est partenaire de grands groupes français comme Total et Atos. « C’est un exemple de réussite qu’il faut accompagner et la France est tout à fait en point sur ce sujet, notamment via l’Agence française de développement, via le service culturel. Nous voulons mobiliser les énergies sur ces sujets car je vois que c’est un secteur sur lequel l’avenir du Sénégal se joue », a-t-il rassuré.

Maguette Guèye DIEDHIOU


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