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Sciences et Technologies (152)

Surfant sur l’innovation, Ecobank a mis jour sa plateforme digitale. En s’associant avec Visa et MasterCard, des modes de paiements électroniques financiers, la banque panafricaine envisage de faciliter la vie de ses clients et d’élargir sa clientèle en ciblant les acteurs non bancaires disposant d’un téléphone mobile.  

Placer le client et la qualité de service au centre des préoccupations. C’est la volonté affichée par les responsables d’Ecobank qui ont procédé, en octobre dernier, au lancement de la version mise à jour de la plateforme digitale de ladite banque. « Nous avons conçu cette plateforme pratique et rapide pour faciliter les opérations de nos clients », a déclaré Serge Ackré, directeur général d’Ecobank Sénégal. La banque panafricaine présente dans 33 pays sur le continent surfe sur l’innovation très marquée dans les technologies de l’information et de la communication pour accroître la qualité de son service. « Avec cette version mise à jour, le client y gagne puisqu’il peut effectuer plus facilement ses opérations de retrait et de paiement. De plus, le coût est compétitif », a vanté Alassane Guèye d’Ecobank.

En misant sur la digitalisation, Ecobank apporte sa pierre à l’édifice dans la politique d’inclusion financière, en faisant du téléphone mobile un outil de paiement et de retrait d’espèces. Toute personne peut ouvrir un compte digital avec son téléphone et être considéré comme client d’une banque.

Les Smartphones, un potentiel à saisir
Ecobank anticipe également sur un énorme potentiel. D’ici à 2020, il est prévu que 540 millions de Smartphones seront vendus en Afrique. Lancée en mars 2016, la plateforme d’Ecobank fait des émules. Rien qu’au Sénégal, plus de 50 000 clients l’utilisent et ils sont 7 000 000 à l’échelle du continent. Les chiffres sont encourageants et incitent à l’optimisme et les responsables de la banque s’en enorgueillissent. « Ecobank est connue pour avoir su exploiter le téléphone mobile en permettant l’ouverture rapide de comptes bancaires, les paiements et les transferts à ses clients », a rappelé Alassane Guèye. Il souligne que le client d’Ecobank peut utiliser cette plateforme dans les 33 pays africains où la banque a ses filiales. Toujours, dans ce souci de faciliter les opérations financières à ses clients, la banque panafricaine s’est associée avec Visa et MasterCard qui sont des leaders mondiaux dans les opérations électroniques financières. Sous peu, les usagers de cette banque pourront utiliser cette plateforme pour effectuer des services non financiers comme le paiement de factures. « L’offre de services non financiers est à l’étude et sera bientôt proposée aux clients », a déclaré Alassane Guèye.   

Concernant la sécurité qui peut être un motif de crainte, les responsables d’Ecobank rassurent. Ils soulignent avoir une expérience avérée dans ce domaine. « On prend toutes les précautions pour que le client puisse effectuer toutes ses opérations en toute sécurité », a affirmé Alassane Guèye. Il a rappelé que lorsqu’une opération est effectuée, le client reçoit aussitôt un message d’alerte. Interpellé sur la présence des opérateurs de téléphonie sur ce segment de la finance digitale, Serge Ackré y voit une complémentarité plutôt que de la concurrence, soutenant que ces nouveaux acteurs vont favoriser l’inclusion financière.

Mamadou GUEYE

Comme partout au monde, les activités de l’économie numérique sont en constante hausse au Sénégal. Une croissance qui se met sur la roue de l’économie sénégalaise.

« L’économie numérique contribue à hauteur de 7 % du PIB dont 3,4 % venant des services numériques, informe Chérif Diallo, directeur des Technologies de l’information et de la communication (TIC) au Ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique. Ces chiffres sont calculés sur une basse échelle car les recettes des services de transfert d’argent via le mobile sont classées dans les finances alors qu’elles sont issues du numérique ». Toutefois, l’importance de l’économie numérique est en train d’être mesurée à sa juste valeur. Par exemple, le PSE mise sur la transformation digitale de l’économie sénégalaise. « Le président Macky Sall a compris cela et l’essentiel du PSE repose sur les technologies numériques sous forme de catalyseur pour doper notre économie », note aussi le directeur des TIC. Les Sénégalais, comme beaucoup d’africains, ont des pratiques singulières dans l’utilisation de l’internet. Contrairement en Occident, le taux de bancarisation n’est pas très élevé en Afrique. C’est ce qui explique que le transfert d’argent via le numérique soit une spécificité typiquement africaine. Cela pose des problématiques de sécurité, de détournement de fonds ou d’usurpation d’identité.

Moussa DIOP

Après le règne presque sans partage des télénovelas, les séries sénégalaises ont le vent en poupe depuis le début des années 2010. Les maisons de production des différentes séries à la mode surfent sur le phénomène en dopant les abonnements à leurs chaînes YouTube avec une technique de monétisation qui rapporte gros.

« Je suis devenue fan de certaines séries sénégalaises comme Mbettel ou Idoles. Mais je ne les regarde jamais à la télévision. J’attends d’avoir la notification par mail pour aller les visionner sur YouTube », confie Ndèye Fatou Kane, écrivaine et férue de nouvelles technologies. Le cas de la jeune trentenaire n’est pas isolé. La télévision est de moins en moins suivie par toute une génération qui lui préfère désormais les plateformes de vidéos comme YouTube où on peut faire sa propre programmation « télé ». Plateforme très importante pour les producteurs de vidéos, YouTube, propriété du géant américain Google, permet de gagner de l’argent. « Un producteur peut créer sa propre chaîne You Tube. Selon l’intérêt du contenu vidéo pour les internautes, Google va chercher des partenaires pub, explique Basile Niane, Digital Project Manager. Ainsi en activant un bouton, on peut mettre de la publicité dans les contenus vidéo mis en ligne ».

Une monétisation en marche
La monétisation des vidéos sur YouTube est très simple. « Plus la vidéo est lue, plus il y a de la pub. Il y a des rémunérations à chaque clic. Les deux principales sont le Coût par clic (CPC) et le Coût par mille (CPM) vues », détaille toujours Basile Niane, qui en rajoute une autre source de monétisation appelée « l’affiliation », c’est un sponsoring avec une marque qui rémunère la personne sponsorisée selon le nombre de visites redirigées vers son produit. Ces différents aspects de la monétisation de YouTube, notamment le CPC et le CPM, attirent les producteurs sénégalais de vidéos et surtout de séries. Ils axent leur stratégie sur les deux formes d’abonnement aux chaînes YouTube. L’abonnement direct permet à l’internaute d’avoir une notification dans sa boite mail qu’un nouvel épisode de sa série préférée est en ligne, c’est le cas de Ndèye Fatou Kane. Alors que pour celui indirect, l’abonné ne voit le nouvel épisode qu’une fois sur la chaîne YouTube. La chaîne YouTube de la série Pod et Marichou affiche 438 000 abonnés, « Mbettel » est à près de 200 000 abonnés, « Un café avec… » en est à 166 000, « Idoles » en compte 67 000. Mais pour chacun des épisodes de ses séries, le nombre de vues dépasse le chiffre des abonnements. Il se trouve généralement entre 400 000 et son double.
 
Offre spécifique par support
L’explication tient de la théorie de « l’âge de l’accès » combiné au choix des internautes. « Je préfère ne pas m’abonner et aller directement sur YouTube pour voir l’épisode car je connais les jours où passent mes séries préférées », renseigne Adja Seynabou Diop, une quadra férue de séries sénégalaises. C’est ce qu’ont compris les maisons de production. Elles mettent désormais dans les contrats qui les engagent avec les diffuseurs que sont les télévisions, des clauses d’exploitation exclusive sur d’autres supports internet à travers des abonnements. C’est une stratégie compréhensive surtout quand l’argent est tabou. « Les maisons de production ne veulent pas rendre publique ce qu’ils gagnent, constate Basile Niane. Il y a différentes sommes. C’est difficile à estimer mais sur You Tube les séries rapportent à partir de 3 000 euros (2 millions francs CFA) par mois. Tout dépend de la régie publicitaire de la maison de production et de la pub que Google met en ligne. Mais les producteurs sénégalais ne gagnent pas autant que ceux des USA ».

RÉALISATEUR DE « IDOLES », Ibou Diouf : « Quand on met les séries sur internet, c’est n’est pas pour gagner de l’argent »
Ne niant pas les sommes annoncées, Ibou Gueye, réalisateur et producteur de la série « Idoles », précise que « quand on choisit la stratégie de mettre une série sur YouTube, ce n’est pas forcément pour gagner de l’argent car un épisode peut rapporter de deux à trois euros (650 à 1500 francs Cfa), selon le nombre de vues ». Les séries sénégalaises sont confrontées à un problème de taille : elles sont en langues nationales. C’est ce qui fait que l’audience est confrontée à un plafond de verre. « Les programmes qui rapportent sur YouTube sont en français, en anglais ou en espagnol. Les langues nationales sénégalaises ne permettent pas une grande audience », renseigne Ibou Gueye.

Ce qui est en jeu en mettant les épisodes sur internet, tout juste après leur diffusion à la télévision, c’est de créer une communauté. « Cela augmente les vues et le nombre de fans. C’est aussi pour cibler la diaspora. Ce qui augmente forcément la notoriété du produit. Ainsi la série devient plus « bancable » donc attire plus d’annonceurs et devient plus rentable ». A la télévision, un épisode d’une série sponsorisé par une marque rapporte généralement 200 000 f Cfa.

Les nouvelles technologies sont différentes du numérique. Si le numérique peut, entre autres, se résumer au fait d’être en ligne, les nouvelles technologies, elles, incluent le fait de savoir coder, programmer, produire. Evoquer « programmation », « applications », « réalisation » ou « activation », c’est définitivement parler de technologie. Ce qui revient à aller au delà du numérique. C’est cette différence fondamentale qui mène toutes les petites mains travaillant dans ce secteur à douter de la véracité de l’expertise de « spécialistes » déconnectés des véritables problèmes des entrepreneurs Tech. Il est indéniable que mettre des stratégies sans eux soit quelque peu risqué. Ainsi il devient tout à fait compréhensible la complainte de certains d’entre eux de ne pas pu avoir de mots à dire sur les grandes politiques numériques au Sénégal. « Tout ce qui est fait pour nous sans nous est contre nous », paraît-il.

Par Moussa Diop

Du bon vieux abonnement à la Sotrac dans les années 80, aux classiques nécessaires comme la Senelec, la SDE, voire Canal +, aux plus contemporains comme Rapido pour l’autoroute à Péage, la téléphonie et tous les services proposés par le grouillant écosystème numérique sénégalais, l’abonnement n’est pas nouveau au Sénégal. C’est une économie dont le numérique a repris les rênes. Elle est toute indiquée à porter la croissance sénégalaise.

L’Afrique et l’Occident, deux visions différentes
L’abonnement est devenu une économie de la souscription capable de progresser près de 10 fois plus vite que la plupart des entreprises occidentales cotées en bourse.

Si en Afrique, c’est encore à ses premiers balbutiements, une frénésie de l’abonnement par le numérique est réellement en cours. Cependant, l’abonnement n’est pas nouveau dans beaucoup de pays africains comme au Sénégal et a toujours bouleversé les modes de consommation. L’un des plus répandus est dans doute le fameux « bindou bol » : c’est un abonnement qui consiste à s’inscrire, généralement, auprès d’une ménagère pour disposer d’un ou de plusieurs repas quotidiens pour les célibataires et les enseignants souvent loin de leur famille ainsi que les travailleurs dans le même cas. De nos jours, les consommateurs occidentaux, par exemple, préfèrent de plus en plus l’abonnement à un service pour recevoir une prestation régulière qui les lie sur le long terme avec une entreprise prestataire. « Une avance de l’Occident qui n’est pas synonyme de retard en Afrique », plaide Rivolala Ratsimandresy, Malgache installé au Sénégal depuis 2013 qui est cofondateur de la Rencontre des entreprises, le premier accélérateur des PMU et PMI au Sénégal. L’Afrique doit avancer tout en gardant sa particularité. « Les Africains n’ont pas intérêt à courir derrière qui que ce soit. Nous devons adapter le Digital à nos écosystèmes africains qui sont différents de ceux d’Occident. Le Digital ne représente, pour le moment, que 0,1% du tissu entrepreneurial sénégalais. La grande majorité est composée de PME et de PMI ».

D’autant plus qu’avec la dématérialisation et la digitalisation propice au développement de l’économie d’abonnement, les grandes entreprises traditionnelles craignent plus les startups que leurs rivales classiques. La révolution numérique a provoqué l’arrivée précoce de ce que Jeremy Rifkin appelait dès 2000 « l’âge de l’accès » en Occident. Au Sénégal, les avis sont divergents pour savoir si l’écosystème numérique est prêt à une fidélisation de la clientèle par l’abonnement. Si les Occidentaux âgés de trente ans en moins aux habitudes de consommation « peu attachés à la propriété et veulent pouvoir accéder à tout, et dans la seconde, avec leur Smartphone » sont prêts pour l’abonnement, en Afrique, rien n’est moins sûr, notamment au Sénégal, malgré l’éclosion dans certains secteurs comme la plateforme You Tube avec les séries sénégalaises.

Un écosystème en pleine mutation au Sénégal
Les internautes sénégalais ont des usages numériques généralement identique à ceux du reste du monde. Pourtant, il semble exister une exception sur la consommation en ligne par l’abonnement.

« Le Sénégal n’est pas encore prêt à cause du faible taux de bancarisation », analyse Sédar Henri Senghor, jeune entrepreneur à la tête d’une plateforme monétique digitale. Ce n’est pas un problème culturel mais de solvabilité. Les gens ne sont pas toujours solvables au Sénégal. C’est pourquoi c’est risqué. Les systèmes déjà existant exigent un paiement avant utilisation ». Cependant, le jeune startuper consent que l’abonnement a fait un pas au Sénégal, mais avec des limites. « Tant que nous n’aurions pas une structure qui assure le paiement à la personne, je ne pense pas que les gens iront vers cela. On est très liquide au Sénégal », pense-t-il. C’est un avis qui n’est pas partagé par un autre jeune entrepreneur Tech qui allie digital et secteur de la beauté et du bien-être. El Hadji Magatte Diagne pose le problème autrement. « Tout dépend de ce qu’on propose, avertit-il d’emblée. Au départ, nous (sa boite) avions mis en place un système de commissionnement. Sur chaque réservation, nous prenions une commission. On s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup d’éléments oubliés. Si on propose un pack bien fourni et garanti, c’était mieux. On a le choix de ponctionner le client ou le partenaire ». Il est évident que le secteur de la beauté est en retard sur le digital et qu’il y a un vrai travail à faire. « Il fallait insister sur la nécessité d’interagir avec le client », propose M. Diagne, comme principale solution. Il est difficile de mettre sur pied un système basé sur l’abonnement quand l’informel est la particularité sénégalaise en matière économique.

« Il faut alléger les conditions d’abonnement pour que le client puisse mettre fin au contrat si l’abonnement ne lui va pas, pense El Hadji Diagne. Il est évident que le système de paiement est un problème avec le faible taux de bancarisation. Le renouvellement est un élément à prendre en compte ».

BEAUTÉ ET BIEN ÊTRE : Un secteur encore vierge pour l’abonnement digital
Omael BeautyEl Hadji Magatte Diagne, jeune qui entreprend dans les Tech, a la particularité de s’être tourné vers un modèle exclusivement d’abonnement dans le secteur de la beauté et du bien être.

« Nous aidons le client à aller vers l’institut le plus proche, informe El Hadji Magatte Diagne, entrepreneur Tech depuis 2015. Nous donnons également aux partenaires un outil de promotion de leurs services ». C’est ainsi qu’El Hadji Magatte Diagne présente sa plateforme « Elmadeal » qui interconnecte les instituts de beauté, les salons de coiffure avec les clients pour des soins du visage, de pédicure et de manucure. Il s’est tourné vers un modèle d’abonnement depuis quelques mois.
 
Comment ça marche ?
Il y a tout d’abord un référencement des instituts de beauté puis une inscription sur la plateforme et enfin une mise en place d’un système d’abonnement. « Nous proposons un système d’abonnement qui donne droit d’être sur la plateforme », indique M. Diagne. Dans la mise en place digitale, une page internet est dédiée aux abonnés avec des photos des instituts partenaires. C’est une visibilité qui permet aux clients de faire leur choix. « On y retrouve également des descriptions et la durée de chaque soin proposé », détaille le jeune entrepreneur en technologie. Une partie nommée « avis du client » existe également. Elle permet de mesurer leur degré de satisfaction mais c’est aussi un baromètre pour les autres clients. Sur la base de cette offre, il y a deux types d’abonnements. Le premier dénommé « abonnement simple » donne droit aux partenaires d’être sur la plateforme alors que le second est « un abonnement Prenium » pour les « partenaires qui veulent plus de visibilité et toucher le maximum de clients ». Du côté des clients, la startup propose des « cartes de souscription et de réduction qui permettent aux clients de bénéficier de 15 à 20 % de réduction sur l’ensemble du réseau partenaire ».
 
18 millions de chiffre d’affaires
Dans le modèle économique développé par El Hadji Diagne, l’abonnement occupe 100 % des revenus ; que ce soit avec les partenaires ou avec les clients. « L’abonnement nous permet de garantir aux professionnels de la beauté un ensemble d’outils et d’accompagnements pour lui faire accroître son business », renseigne-t-il. « Après plus d’un an (d’activités), nous en sommes à 18 millions de chiffre d’affaires avec plus de 800 rendez-vous (décompte arrêté en octobre 2017, ndlr). Nous avons une cinquantaine de partenaires sur la plateforme et 3200 membres inscrits. La moitié des partenaires a choisi désormais de basculer sur l’abonnement ». La conviction du jeune entrepreneur est qu’il faut « identifier et verrouiller » l’offre afin que « le client puisse y voir un intérêt à s’abonner ».
 
Plus de visibilité pour un institut de beauté
Mme Diallo dirige Omael Beauty, un institut de beauté et de remise en forme pour hommes et femmes qui existe depuis deux ans. Elle a fait le choix de l’abonnement auprès d’ELMADEAL « pour une meilleure visibilité sur leurs pages et site ». Les avantages qu’en tirent Omael Beauty sont nombreux d’après Mme Diallo. Même en ne donnant pas de chiffres précis, Mme Diallo estime que « depuis le début de (leur) partenariat, (son) portefeuille client s'est accru et donc il y a plus de satisfactions dans cette collaboration ».

MONÉTIQUE : « Le Sénégal n’est pas encore prêt »
Sédar Henri SenghorSédar Henri Senghor a mis en place, en avril 2016, une plateforme monétique digitale qui « apporte une architecture nouvelle, une visibilité en temps réelle et une vraie agilité aux banques, aux instituts et aux entreprises ». Il est dubitatif sur la maturité du marché sénégalais à embrasser l’abonnement numérique.

« Quand on parle de digital, on parle également de rapidité ». C’est la conviction de Sédar Henri Senghor, jeune trentenaire féru d’innovations et de propositions entrepreneuriales. « Généralement, lors d’une opération bancaire, on ne voit sur le compte que les mouvements de la veille. Et l’actualisation n’intervient que le lendemain ».
Le Digital propose une solution à ce problème. « Cartalink apporte cette souplesse. Nous mettons en place des solutions sur cette plateforme ».
 
Déploiement
Sédar H. Senghor informe avoir un client disposant de 16 établissements de bowling. « Dans ses établissements, quand un client arrive, il charge son compte et reçoit une carte. Et c’est avec cette carte qu’il paie son bowling, son resto. En gros, c’est un porte-monnaie électronique avec lequel on peut faire plusieurs choses », explique-t-il. Donc sur la monétique, il n’y a pas de système d’abonnement mis en place car « le faible taux de bancarisation au Sénégal est un frein ». En revanche, pour la fidélisation client, l’abonnement est en bonne voie.
« Nous allons déployer une solution. C’est tout récent », assure M. Senghor. Cette plateforme évolue en Mobile Money. « Nous sommes en train de discuter pour intégrer des solutions Mobile Money, projette M. Senghor. Pour les grandes surfaces et les stations services, nous leur proposons la carte. C’est une sorte de bon d’achat que nous couplons à la fidélisation client ». C’est une manière de contourner les obstacles à l’abonnement en s’y rapprochant de plus près.

Dossier réalisé par Moussa Diop

Dame Ndiaye, directeur général d’Univers Télécoms, acteur dans le milieu des solutions informatiques au Sénégal, a annoncé l’ouverture d’un centre d’incubation à Diamniadio. Il l’a dit en marge d’un panel organisé à Dakar, sur « Optimisation et sécurité des services en entreprise ».

« Pour développer le Sénégal du Numérique qu’on parle constamment, il nous faut renforcer la capacité des valeurs humaines. Nous voulons mettre un centre d’incubation national au niveau de Diamniadio pour regrouper nos différents secteurs, mais l’objectif à court terme, c’est d’aider les jeunes à avoir un métier réel », a dit Dame Ndiaye, directeur général d’Univers Télécoms, lors d’un panel organisé à Dakar, sur « Optimisation et sécurité des services en entreprise ». Acteur dans le milieu des solutions It au Sénégal, Univers Télécoms propose des offres qui touchent la cybersécurité, le contrôle d’accès et la vidéo surveillance.

« C’est pourquoi, nous sommes en train de faire les démarches spécifiques pour la mise en œuvre de ce centre de recherche et de développement. Le but est de renforcer la capacité locale. Le Sénégalais doit utiliser les solutions informatiques et pour rendre accessible l’information, il faut la démocratiser », a-t-il noté. Pour Dame Ndiaye, l’expertise nationale passe par des solutions de sécurité It. A l’en croire, Univers Télécoms, créé en 2012, veut densifier sa politique de sécurisation interne, aider ses grands comptes tels que la direction des Douanes, le ministère des Finances, l’Adie et l’Artp. « On ne peut pas faire de l’It sans insister sur la performance des applications métier. Nous sommes présents en Gambie, au Mali, en Guinée et en Côte d’ivoire », a-t-il affirmé.

Serigne Mansour Sy CISSE


Le Sénégal, à travers l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), abrite, depuis hier et ce jusqu’à aujourd’hui, la huitième réunion du Comité des régulateurs nationaux de télécommunications (Crtel) de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Cette rencontre est destinée à examiner des avant-projets de textes communautaires.

L’économie numérique est une des priorités de la commission de l’Uemoa guidée par le souci d’accompagner les Etats dans la mise en place des conditions d’optimisation de la contribution des télécommunications à la création de richesses pour le bien-être des populations. Cela s’est traduit par la création de la Direction de l’économie numérique. Cette huitième réunion du Crtel s’inscrit dans cette dynamique. Elle est destinée à examiner des avant-projets de textes communautaires. Il est question de l’homologation des équipements hertziens et terminaux de télécommunication et la reconnaissance mutuelle de leur conformité. Le cadre de coordination et de partage des fréquences radioélectriques dans les zones transfrontalières et maritimes est également inscrit dans les axes de réflexion. Il en est de même de la validation du document cadre relative à l’harmonisation des numéros d’urgences et des cadres d’accès à certains services, notamment la consultation de la messagerie vocale, la recharge de crédit et la consultation du solde de crédit.

Cette rencontre est d’autant plus importante qu’elle contribue largement à l’atteinte d’objectifs déjà fixés. « Elle favorise les échanges et la coopération entre les différents membres en vue de promouvoir l’intégration régionale, le développement des réseaux et les échanges intra-communautaires », indique Abdou Karim Sall, directeur général de l’Artp, pour qui cette rencontre témoigne de l’intérêt et de l’adhésion des régulateurs des Etats membres au processus d’intégration dans la sous-région.

Adhésion du Bénin au projet « Free roaming »
Il a ensuite magnifié les acquis engrangés avec le Crtel depuis sa création. Il est, à ses yeux, une tribune privilégiée pour les régulateurs et un creuset qui, au fil des années, est devenu indispensable pour conjuguer les efforts afin d’aller vers une meilleure harmonisation des législations et pratiques de régulation.

En marge de cette huitième réunion du comité des régulateurs nationaux de Télécommunications de l’Uemoa, le Bénin a officialisé son adhésion au projet de « Free roaming » en Afrique de l’Ouest, piloté par le Sénégal. Cinq adhésions avaient été jusqu’ici enregistrées sur les huit pays membres de l’Uemoa : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal et Togo. Des discussions seront entamées avec la Guinée Bissau et le Niger dans les prochains jours pour l’intégralité du « Free roaming » dans l’espace Uemoa.

Alassane Aliou MBAYE

L’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic) a organisé, hier, une journée de réflexion sur « Le rôle du secteur privé des Tic dans le développement de l’économie numérique au Sénégal ». La rencontre a été présidée par le ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, Abdoulaye Baldé.

L’apport du secteur privé dans le développement des Technologies de l’information et de la communication semble être primordial. C’est, sans doute, la raison pour laquelle l’Etat du Sénégal, dans le cadre de la Stratégie Sénégal numérique 2025 (Sn 2025), dont l’ambition est d’arriver à 300 milliards d’augmentation de Pib par effet d’entrainement sur les autres secteurs, a décidé que plus de 70% des 1.300 milliards de FCfa de ce projet soient financés par le privé. Il s’agit donc de faire du privé l’acteur et le contributeur principal de ce programme constituant un catalyseur pour les autres secteurs d’activités de notre pays.

L’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic), a avancé son président, doit être au cœur de la transformation digitale au Sénégal pour accompagner la mise en œuvre de la Sn 2025. Antoine Ngom, qui s’est exprimé dans le cadre de la journée de réflexion sur « Le rôle du secteur privé des Tic dans le développement de l’économie numérique au Sénégal », a exhorté le privé à prendre des initiatives après que l’Etat a donné des orientations. Il a appelé ses homologues à améliorer le rassemblement pour une plus grande représentativité. M. Ngom, qui s’est félicité, entre autres, de la démarche inclusive de la tutelle dans le cadre de la Stratégie Sénégal numérique 2025, la création du Conseil national du numérique, les licences d’opérateurs mobiles virtuels (Mvno). Mais aussi la mise en place du Fonds universel des télécommunications, l’ouverture des télécommunications de nouveaux acteurs à travers les Fai (Fournisseurs d’accès Internet).

SN 2025 bientôt mis en œuvre
Toutefois, Antoine Ngom a tenu à rappeler la nécessité de procéder à un certain nombre d’améliorations dans la Sn 2025. Il s’agit notamment de la mise en place rapide d’un comité interministériel de pilotage du projet, du rythme d’avancement des travaux du Parc des technologies numériques de Diamniadio. « Les acteurs ne sont pas satisfaits de la manière dont le projet est mené. On n’a pas de temps à perdre. Il faut qu’on améliore notre capacité d’exécution », a-t-il soutenu.

Le ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, qui a présidé l’ouverture de cette journée dont l’objectif est de permettre à l’ensemble des entreprises du secteur de se réunir autour d’une réflexion commune sur les grands enjeux du numérique et formaliser la contribution du secteur privé dans la mise en œuvre de la stratégie Sn 2025, a tenu à rassurer par rapport à la volonté de l’Etat de favoriser le partenariat avec le secteur privé national. Abdoulaye Baldé a annoncé l’engagement « sans faille » de son département à apporter des « réponses idoines » aux préoccupations des acteurs. « Le secteur des Tic représente une part importante de l’économie nationale avec une contribution de plus de 12% aux recettes budgétaires de l’Etat », a informé M. Baldé. D’ailleurs, d’après lui, c’est pourquoi le gouvernement a adopté la Stratégie Sénégal numérique 2025 articulée autour de 28 réformes et 69 projets innovants pour un budget de plus 1.361 milliards de FCfa dont 76% attendus du secteur privé. « La promotion d’une industrie du numérique innovante et créatrice de valeur ajoutée pour un meilleur épanouissement du secteur privé des Tic au Sénégal passe par la mise en œuvre de productions susceptibles de booster les investissements dans le secteur de l’économie numérique », a dit le ministre.

Abdoulaye Baldé a indiqué que la Sn 2025 sera bientôt mise en œuvre. Il a relevé la nécessité de créer un environnement favorable pour attirer les investisseurs. C’est ce qui justifie, a-t-il avancé, l’engagement de son ministère, en procédant à des mesures incitatives favorables à l’investissement privé dans l’économie numérique et en encourageant le renforcement des capacités en ressources humaines. Mais également en travaillant à la promotion du haut débit et l’accès à Internet sur tout le territoire national ainsi que la mise en place d’une réglementation propice à l’entrée de nouveaux acteurs et en garantissant les conditions d’une saine concurrence.

Ibrahima BA

L’Agence de l’Informatique de l’Etat (Adie) accompagne l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) en terme de connectivité. Grâce à son réseau fibre optique, elle a connecté à l’intranet les administrations présentes sur la plateforme aéroportuaire. Les passagers au départ pourront aussi se connecter gratuitement grâce au réseau Wifi mis en place par l’Adie.

Par Elhadj Ibrahima THIAM et Ndiol Maka SECK (textes),
Assane SOW (Photos)

La chaîne internationale francophone Tv5Monde poursuit sa stratégie dans la présentation de la réalité et la promotion des initiatives positives sur le continent africain. Dans cette dynamique, la nouvelle offre numérique de Tv5Monde Afrique a été lancée, hier, à Dakar.

100% Afrique, 100% mobile et gratuite. La nouvelle offre numérique de la chaîne Tv5Monde Afrique a été présentée, hier, à Dakar, dans le cadre du 25ème anniversaire de la chaîne internationale francophone. Dans sa conception, « cette offre généraliste et enrichie chaque jour en programmes nouveaux propose une expérience de consommation adaptée à tous les publics ». Selon David Guèye, directeur adjoint du numérique de Tv5Monde, qui a présenté l’application, cette nouvelle offre est destinée à l’Afrique, sa diaspora et ceux qui aiment l’Afrique avec des contenus axés sur l’actualité et le divertissement avec une fonctionnalité utile pour le continent. Ainsi, avec un catalogue très fourni, les problématiques du continent sont mises en avant au travers des documentaires, des séries africaines. Il s’agira de « les enrichir avec des contenus exclusifs pour se positionner de manière forte sur le continent », a soutenu M. Guèye.

Prenant la parole, le directeur général de Tv5Monde, Yves Bigot, a estimé qu’avec « le développement du numérique, plus personne n’est isolé. Cela change la culture du monde entier avec une meilleure circulation des œuvres ».

362 millions d’internautes
Sur la même ligne, il a déclaré que la culture sera davantage sur la chaîne avec une offre plus soutenue avec plus de cinéma, séries télévisées, d’émissions. Cette approche s’articule autour de la production, coproduction et la diffusion.

Yves Bigot s’est dit convaincu que le développement du numérique change la perception des peuples les uns sur les autres, notamment au niveau des équilibres entre les êtres.

D’autant plus que l’Afrique est réputée être un continent très connecté avec 362 millions d’internautes dont 170 millions d’utilisateurs des réseaux sociaux (14%).

Au regard de la directrice du Numérique de la chaîne francophone, Hélène Zemmour, « la transformation numérique est au cœur du plan stratégique de Tv5Monde depuis 2017 et elle sera notre priorité ces trois prochaines années. Le continent africain, parce qu’il est l’avenir de la Francophonie, apparaît comme une cible prioritaire, jeune et connecté ». Cela se traduit par une présence de Tv5Monde Afrique sur le numérique avec un site internet consultable à l’adresse afrique.tv5monde.com, développé pour être consulté sur tous les écrans : ordinateur, tablette, smartphone… C’est aussi une application téléchargeable sur tous les terminaux mobiles connectés Ios et Androïd. Evoquant les spécificités de cette offre numérique, Mme Zemmour détaille : « Journal Afrique, articles, chaîne de Tv en direct, séries, magazines, musique, sports, fictions et documentaires sont proposés sur Tv5Monde Afrique. Le site et l’application associée proposent une expérience de consommation adaptée à toutes les conditions d’accessibilité ».

Ainsi, l’ensemble des programmes est disponible en Hd et il est possible sur l’application de consulter des articles et des vidéos grâce à un mode de lecture hors ligne.

E. M. FAYE

La sixième édition du cycle de conférences « Les Mardis du Numérique » a été une occasion, hier, pour les experts, de s’interroger sur la place du digital dans la création d’emplois. Si le secteur des Technologies de l’information et de la communication (Tic) a contribué à la création de nouveaux postes, il demeure néanmoins un moyen de réduction d’emplois au sein des entreprises s’inscrivant dans un impératif de transformation numérique, surtout dans les pays en voie de développement.

L’impact des nouvelles Technologies de l’information et de la communication (Tic) sur le marché du travail est réel. Une étude, parue en 2017, fait état de moins de 10% des emplois menacés en France par « la robotique, l’intelligence artificielle et les technologies liées à l’Internet ». Dans les pays en voie de développement comme le Sénégal, certains emplois ne sont pas épargnés par cette logique de transformation imposée par l’urgence de la compétitivité en milieu d’entreprise. Laquelle a été activée par les bouleversements que le numérique a fini d’engendrer.

Pour Ibrahima Nour Eddine Diagne, président de « African performance institut » (Api), une certaine catégorie d’emplois est, aujourd’hui, transposable, à travers les nouvelles technologies. Toutefois, a-t-il noté, s’il y a de nouvelles opportunités créées autour de petites entreprises qui finissent par avoir une croissance exponentielle par rapport aux nouveaux besoins de service dans certains pays, au Sénégal, l’enjeu est différent.

« Ici, nous n’avons pas beaucoup d’entreprises qui sont de très grosses employeuses. Elles sont soumises à l’impératif de transformation digitale, laquelle se traduit soit par une réduction des recrutements, soit par une diminution des effectifs », a souligné M. Diagne, précisant que parallèlement, il y a derrière une économie faite autour de leur écosystème qui va émerger. En décidant de s’inscrire dans cette sphère d’automatisme, les entreprises font appel, de moins en moins, à la force humaine. Une situation qui peut susciter une certaine appréhension chez les milliers de jeunes devant intégrer le marché de l’emploi, chaque année.

Anticiper la transformation digitale
« Le danger est, aujourd’hui, autour des jeunes qui recherchent de l’emploi parce qu’ils doivent être dans une logique pour avoir des compétences afin de se maintenir dans les évolutions numériques », a avancé Ibrahima Nour Eddine Diagne.

Par ailleurs, il a tenu à rassurer sur le fait que certains emplois ne sont pas actuellement immédiatement menacés. En effet, les professions touchant « les besoins vitaux seront transformées plus lentement ». Par contre, « dans l’industrie des services, il y aura forcément des bouleversements dans la manière de produire, de transformer et de consommer », a-t-il expliqué. C’est pourquoi, selon lui, ces secteurs doivent impérativement anticiper leur transformation digitale ou disparaitre. « Aujourd’hui, le défi est de maintenir les entreprises en vie et de garantir leur croissance afin de pouvoir garder l’emploi. L’entreprise va se robotiser parce qu’elle doit être compétitive pour survivre et optimiser son coût. C’est un mouvement qu’on ne peut pas retenir. L’enjeu, aujourd’hui, est de voir les nouvelles opportunités d’emplois qui doivent exister », a-t-il relevé, ajoutant que le rôle d’un Etat est de soutenir l’émergence de ces entreprises.

Gorgui Ndiaye, secrétaire général du ministère de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main d’œuvre a indiqué que les Tic constituent un point d’ancrage pour la création d’emplois et de richesse dans notre pays. « Le numérique est une niche de création d’emplois. Il s’agit d’un secteur déterminant dans le développement économique et social », a-t-il informé. A l’en croire, au Sénégal, les perspectives d’emplois dans le secteur du numérique sont favorables. Et dans la Stratégie Sénégal numérique 2025, il est prévu la création de 3. 000 emplois qualifiés et 35.000 emplois directs et 100.000 indirects, à travers la mise en place du Parc des technologies numériques de Diamniadio.

Ibrahima BA

Le Sénégal accueillera, du 29 avril au 11 mai 2018, le Sommet africain de l’Internet (Ais). Organisée par le ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique en collaboration avec le Registre africain de réseaux (Afnog), cette rencontre internationale va accueillir toute la communauté africaine de coordination et de gouvernance d’Internet.

Pour Chérif Diallo, directeur des Technologies de l’information et de la communication, ce sommet permettra d’arriver à un fort niveau de renforcement des capacités des ingénieurs et techniciens africains de l’administration et du privé. Aussi, a-t-il informé,  au cours de la réunion du comité d’organisation, la rencontre de Dakar sera un important moment de discussions, d’échanges et de validation des politiques sur les problématiques de gouvernance de l’Internet liée à la spécificité africaine. La rencontre regroupera quelque 600 participants venant de différents pays. Au Sénégal, plus d’une centaine de participants sont attendus à ce sommet où des sessions de sensibilisation sur la cybercriminalité sont également prévues.

Le Sommet africain de l’Internet est un événement phare qui regroupe les organisations s’occupant de la gouvernance et de la coordination de l’Internet. Il se veut une plateforme internationale privilégiée de promotion des produits et services des Tic en Afrique.

Ibrahima BA

Baidy Sy, diplômé de l’Université Paris Dauphine, a acquis plusieurs années d’expériences professionnelles internationales dans le domaine du management des systèmes d’information et de la cybersécurité. Il est l’auteur du livre « En route vers l’émergence, le Sénégal face au défi de la cybersécurité » dont la cérémonie de présentation et de dédicaces s’est tenue samedi dernier.

« Suite à l’adoption par l’Etat du Sénégal du référentiel économique et social que constitue le Plan Sénégal émergent, je me suis posé la question de savoir en quoi pourrais-je bien être utile », s’est demandé, dans un élan d’altruisme, Baidy Sy. Cet ouvrage est le produit de sa générosité et d’une responsabilité assumée dans le destin de son peuple. Sa contribution n’est pas des moindres parce qu’elle fixe les enjeux de l’heure et scrute des horizons.

Car, comme il est bien indiqué à la quatrième de couverture, les nouvelles technologies participent de manière positive au développement de la vie économique. Toutefois, elles offrent des instruments et des méthodes permettant de commettre des infractions de types nouveaux. Le Sénégal, en route vers l’émergence, doit se préoccuper de sa souveraineté numérique sur le cyberespace en assurant sa protection par des mesures à la fois légales, organisationnelles et opérationnelles. Mieux, « il nous place devant des devoirs de vigilance absolue, quand on considère les risques, les pièges et les dommages potentiels », souligne justement, dans la préface, le professeur Serigne Diop pour qui cet « ouvrage exhaustif » traduit en termes accessibles des choses compliquées grâce à une saisissante force pédagogique de l’auteur. Celui-ci propose, aux yeux de l’ancien médiateur de la République, un ouvrage dont le titre lui-même traduit comme dirait Alexis de Tocqueville, ce que nous pouvons espérer de la révolution numérique et ce que nous devons en craindre. Baidy Sy, conscient qu’il n’y a pas de transformation numérique sans réelle stratégie de sécurité, apporte donc la lumière à un sujet pour lequel il est sollicité dans son pays et sous bien des cieux. D’autant que le numérique, qui constitue un secteur économique à part entière, dans sa dimension transversale, ouvre, à ses yeux, de nouvelles perspectives à la création du savoir, à l’éducation, à la diffusion de l’information, à l’industrie et offre plus d’opportunités en matière de création d’emplois et de richesses. Cependant, le numérique -d’où la pertinence de cette production scientifique- est aussi un nid d’opportunités pour des individus et groupes malveillants.

Culture de la cybersécurité
En effet, « ces nouvelles pratiques destructrices qui se développent dans le cyberespace visent à mettre en péril le bon fonctionnement des systèmes d’information et de communication (Sic) utilisés par les citoyens, les entreprises et les administrations, voire l’intégrité physique d’infrastructures essentielles à la sécurité nationale », confie Baidy Sy qui se félicite, par ailleurs, de la décision de l’Etat du Sénégal de se doter d’une stratégie et d’une agence nationale de cybersécurité afin de renforcer sa résilience et d’apporter une réponse conséquente. Il lui semble impérieux de porter les questions de cybersécurité au cœur des priorités du Sénégal, de sensibiliser les populations sur les enjeux et les bons comportements à adopter.

Ainsi, a-t-il formulé quelques recommandations basées sur les meilleures pratiques de cybersécurité dans le monde après avoir fait un état du dispositif actuel et cible prévu par la stratégie « Sénégal numérique 2025 ». Il s’agit des aspects organisationnels et opérationnels du dispositif national en traitant des questions liées à la stratégie et à l’organisation de la future agence nationale de cybersécurité qui sera le cœur du système. Il est également pris en compte la mise en œuvre et l’implémentation du centre d’alerte et de réaction aux attaques ou incidents informatiques (Cert). En plus d’autres concepts liés à la mise en place de réserves de cyberdéfense, « j’ai partagé, dans le livre, ma vision stratégique par rapport à la coopération internationale et à la stratégie de promotion d’une culture nationale sur la cybersécurité », a-t-il fait savoir.

Alassane Aliou MBAYE

Avec plus d’une dizaine d’années d’expérience et une expertise reconnues aussi bien dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information que dans celui des réseaux télécoms, Dr Chérif Diallo, directeur des Technologies de l’information et de la communication, porte la candidature du Sénégal à la vice-présidence du Comité consultatif des gouvernements (Gac) de Icann.

L’actuel directeur des Technologies de l’information et de la communication du Sénégal au ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, Dr Chérif Diallo, est candidat au poste de vice-président du Comité consultatif des gouvernements (Gac) de « Internet corporation for assigned names and numbers » (Icann). Lequel est l’autorité mondiale chargée de la régulation et de la gouvernance de l’Internet. La candidature de M. Diallo est portée par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), l’Union africaine, la Cedeao et le Gouvernement du Sénégal. Elle intervient dans un contexte où dans la gestion internationale de l’Internet, il y a  « un manque de représentativité  de la diversité ». Les Africains notamment la communauté francophone ne sont pas « très bien représentés ».

Face à cette situation, l’Oif a proposé la candidature du Sénégal par le biais de Chérif Diallo pour le compte du poste de vice-président du Gac au sein de Icann. Les prochaines élections du président et des vice-présidents sont initialement prévues dans le courant de ce mois d’octobre. Les résultats de ces élections seront annoncés le 1er novembre prochain lors de la réunion du Gac à Abu Dhabi, aux Emirates arabes unis. L’élection de Chérif Diallo à la vice-présidence du Gac permettra de défendre les intérêts des pays africains et spécifiquement de la communauté de l’Afrique francophone. Elle peut aussi profiter au rayonnement et à l’envergure du Sénégal au niveau international. « C’est une opportunité qui nous permettra d’avoir un regard sur ce qui se passe sur le plan international pour éventuellement adapter notre cadre juridique et institutionnel par rapport à l’évolution de ce secteur qui demande chaque jour de nouveaux défis », note M. Diallo.

Enseignant-chercheur à l’Ufr Sat de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Dr Chérif Diallo est détenteur d’un doctorat de Télécoms Sud-Paris (ex-Int d’Evry, Institut national des télécommunications). Il a aussi une maîtrise d’ingénierie de l’Université Paul Sabatier de Toulouse, un Diplôme d’études approfondies (Dea) de calcul scientifique (Université Paris 6) ainsi qu’un  Diplôme d’études supérieures spécialisées (Dess) d’informatique (sécurité des systèmes d’information) et un Certificat de spécialisation en « Audit des systèmes d’information ».

I. BA

« Le gouvernement  du Sénégal doit lever les obstacles pour construire les textes législatifs et réglementaires efficaces par l’ambition d’un Sénégal numérique », a déclaré hier, le ministre chargé du Budget, Birima Mangara. Il présidait la 5ème édition des «Mardis du numérique». A cette rencontre, les panélistes ont examiné les professions réglementées sous le prisme du numérique pour voir dans quelles mesures la réglementation qui les régit aujourd’hui est encore adéquate.

Pour la 5ème édition des «Mardis du numérique», les panélistes ont débattu, hier, autour du thème « Les professions réglementées face au défi du numérique et de la qualité de service: le cadre normatif est-il adéquat ou insuffisant ? Comment le numérique impacte-il les professions réglementées ? A ces interrogations, le Pr Abdoullah Cissé rétorque : Le cadre normatif n’est plus adéquat, il n’est non plus pas suffisant. A l’en croire, lorsque la réglementation de la profession a été pensée, elle a été juste considérée comme une solution car nous avons besoin d’encadrer, d’inspirer confiance auprès des citoyens, d’assurer la sécurité juridique des transactions, etc. « Mais ce qui se passe aujourd’hui, c’est que la réglementation va, dans certaines professions à l’encontre des intérêts citoyens », dit-il.

Aussi, souligne-t-il qu’avec la révolution numérique, notre monde est entré dans une nouvelle ère marquée par l’émergence d’une nouvelle société de l’information et des connections partagées, une société qui, aujourd’hui, prépare les Etats à changer même la porte républicaine.

Déferlante numérique
« Nous avons, dans ce nouvel, environnement des opportunités extraordinaires avec de nouveaux métiers qui se créent, de nouvelles façons de travailler, de gagner plus si un acteur n’est capable de créer de la valeur à partir de l’information. Dans ce contexte, que faire des  réglementions et des décisions administratives qui encadrent ces professionnels qui, jusqu’à un moment donné,  s’abstenaient de cette révolution numérique ?. Autrement, dans quelles mesures le cadre normatif peut-il être amélioré pour permettre aux professionnels réglementés de relever efficacement les défis du numérique ? », s’interroge-t-il. Prenant la parole, le président de l’Ordre des huissiers du Sénégal, Jean Baptiste Kamaté, et le président de l’Ordre des experts et évaluateurs agrées du Sénégal, Gory Ndiaye, représentants des professions réglementées jugent une nécessité de se numériser.

N’ayant pas encore de section numérique dans leur structure, Gory Ndiaye pense qu’il est temps de se mettre au numérique pour collaborer avec l’étranger. Toutefois, il appelle à la normalisation pour qu’ils puissent s’aligner et jouer pleinement la numérisation.

Présidant les travaux de cette 5ème édition des «Mardis du numérique», le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara, indique que ce thème interpelle à la fois le gouvernement, le législateur et le secteur privé.

Les professions réglementées, bien qu’elles aient une apparence indéfectible, seront tôt ou tard charriées par la déferlante numérique. Le comprendre et s’y préparer est donc une nouvelle impérative », dit-il.

A son avis, l’Afrique doit considérer que l’ère numérique est une opportunité de modernisation de son économie, des gains de compétitivité garant de notre croissance et de notre émergence.

« Le gouvernement du Sénégal est résolument déterminé à faire du Sénégal, un pays numérique et une économique numérique. Il a un rôle clé à jouer dans la transformation du numérique. Par sa détermination et son autorité régalienne, il a la capacité d’entraîner tous les acteurs socio-économiques du Sénégal à agir et à emprunter la même dynamique », argue M. Mangara.

Aussi, doit-il,  lever les obstacles pour construire les textes législatifs et réglementaires efficaces par l’ambition d’un Sénégal numérique et à instaurer une régulation à même de garantir un dialogue fécond et régulier des acteurs.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Selon un communiqué de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal, «Faces2Hearts» est une expérience de blogging à l’échelle mondiale organisée par la Commission européenne et qui permettra à 4 jeunes d’entreprendre un voyage de découverte de 5 mois sur 3 continents. Ils iront visiter des projets de développement financés par l’Ue en Afrique, dans la région Asie-Pacifique ou en Amérique latine et relateront leurs expériences. «Faces2hearts» est un voyage au cœur de la vie des gens. Les blogueurs iront au-delà des apparences et des stéréotypes afin de faire part au monde de récits fascinants, d’exemples de changements positifs inspirés par les projets financés par l’Union européenne, qui est le plus grand donateur d’aide au développement au monde.

Le concours est ouvert, jusqu’au 31 octobre 2017, aux Sénégalais âgés de 21 à 31 ans.

L’inscription est ouverte sur le site https://www.faces2hearts.eu/apply/

Le temps est à la dématérialisation des procédures dans plusieurs secteurs. Cependant, les  spécialistes, bien qu’ils reconnaissent que le processus est irréversible pour les entreprises qui veulent avancer, rappellent qu’il faut prendre en compte l’aspect sécuritaire pour des opérations garantissant l’intégrité et la confidentialité.

Pour être plus performantes et rapides, beaucoup de structures publiques comme privées ont intégré la dématérialisation des procédures dans leurs opérations. Cela permet d’avoir une efficacité. Toutefois, il est essentiel de garantir la sécurité des données manipulées, estiment des spécialistes du secteur du numérique qui discutaient du thème : «Dématérialisation et sécurité numérique : de la réglementation aux solutions», lors du Forum Préventica sur la maîtrise globale des risques qui s’est tenu du 3 au 4 octobre 2017, à Dakar. Ils ont insisté sur la sécurité pour développer davantage le numérique et la dématérialisation des procédures. Mouhamadou Diouf, Responsable sécurité système d’information (Rssi) à Gaindé 2000, a rappelé que la dématérialisation a toujours existé car l’écriture était une forme de dématérialisation. «Maintenant, la dématérialisation est une forme de transformation des supports physiques en supports numériques», dit Mouhamadou Diouf. Il a souligné que le système Gaindé 2000 a permis de dématérialiser la procédure de création d’entreprise, le dépôt de dossiers pour certains concours au Sénégal, entre autres.   «Quand on parle de dématérialisation, on parle d’absence de déplacement et d’une non utilisation de certains documents. Il y a aussi des risques de piratage. Penser qu’on est invulnérable, c’est déjà être vulnérable. Il faut une identification continue du risque et adapter nos réactions, impliquer les acteurs pour la prise en charge de ces risques», a-t-il déclaré. Il a demandé aux acteurs de se structurer pour protéger les données personnelles qu’ils manipulent. M. Diouf est d’avis que pour réussir une dématérialisation des procédures en toute sécurité, «il nous faut la confiance, l’intégrité et la confidentialité des données manipulées».

L’expert en signature électronique Magatte Mbaye a abondé dans le même sens. Il soutient  qu’il faut «des tiers de confiance qui sont des entités juridiques jouant le rôle d’intermédiaire», voire de régulateur pour assurer la sécurité dans la dématérialisation des procédures. De ce fait, il pense que l’archivage l’égal qui impose de garder les documents pendants une période de 5 à 10 ans est un dispositif de suivi.

Par rapport à la réglementation nationale, Mouhamadou Lô, de l’Agence de développement de l’Informatique de l’État (Adie) rappelle qu’il y a, au Sénégal, une loi sur les transactions électroniques depuis 2008 et tous les instruments pour encadrer la signature électronique.

Oumar KANDE

La commune de Ngaye Mekhé entre dans l’ère du digital avec le lancement de son site web. Ce nouveau site d’informations générales est destiné à informer les populations sur la vie de la commune mais aussi valoriser ses produits artisanaux.

Avec le lancement de son site web d’informations, la commune de Ngaye Mekhé entre dans l’ère du digital. Selon le maire de ladite commune, Magatte Wade, qui se prononçait lors de la cérémonie de lancement, « une ère nouvelle s’ouvre dans notre commune avec le lancement de notre nouveau site web aujourd’hui ». Selon un communiqué parvenu à la rédaction, ce nouveau site d’informations générales est destiné à informer les populations sur la vie de la commune et leur offre la possibilité d’exercer un contrôle citoyen sur les différentes activités et programmes de développement. En décidant de mettre en place ce site, la municipalité s’inscrit dans une dynamique d’innovation et de modernisation des outils de communication et de vulgarisation de l’action publique. « Notre commune a entamé sa marche vers l’émergence en développant des projets susceptibles de répondre à l’attente des populations conformément à la vision stratégique du Plan Sénégal Emergent (PSE) », poursuit le maire de Ngaye Mekhé, Magatte Wade.

Le site web donne également à la commune la possibilité de consolider sa position de pôle de développement artisanal et par conséquent de moteur de croissance en offrant aux artisans l’accès à l’information et aux innovations technologiques garant de compétitivité. En investissant sur la création et le développement du site web, la commune entend disposer d’un outil économique performant qui puisse rendre visible sa production artisanale et en assurer une bonne promotion. Le site donnera aussi l’occasion de valoriser le talent des artisans locaux ainsi que le riche patrimoine traditionnel du terroir qui est un legs du puissant royaume du Cayor (Kajoor) qui dispose d’atouts éco-touristiques. La commune de Mekhé qui compte plus de 25.000 habitants est le centre ouest-africain de l’artisanat. La ville dispose de 250 fabriques de chaussures, de vanneries et de filatures traditionnelles qui nourrissent directement ou indirectement plus de 4000 familles.

Les revenus tirés de l’artisanat sont estimés à quelque 2 milliards de francs Cfa par an.

Oumar KANDE

Le Centre national de ressources éducationnelles (Cnre) innove. Geopil, sa nouvelle trouvaille, est une plateforme qui remonte en temps réel des informations clés et qui révolutionne le sous-secteur de l’alphabétisation.

L’atelier d’initiation à la plateforme Geopil destiné au personnel des Inspections d’Académie de Dakar s’est tenu du 3 au 4 octobre dernier. Lors de ce séminaire de deux jours de formation, les participants se sont familiarisés aux différents usages possibles de l’outil de collecte de données informatiques concernant les programmes d’alphabétisation. « Il y avait très peu de données dans le sous-secteur. Le Centre national de ressources éducationnelles était obligé de faire des tournées sur le terrain pour recueillir des informations. Alors, Geopil permet aux différents responsables de programme d’alphabétisation d’alimenter la plateforme, depuis le terrain. Et ce qui est bien c’est qu’en l’absence d’Internet, ça marche aussi avec la messagerie traditionnelle. Par un sms codifié, le facilitateur peut envoyer les informations qui seront validées par le responsable de la localité », explique Yaya Diallo, directeur du groupe Idyal, concepteur de la plateforme. « Toutes ces informations seront agrégées au niveau local, départemental, régional et national, et permettront d’avoir des courbes qui serviront aux planificateurs, au ministère… », ajoute-t-il.

L’application n’est pas seulement utile à la gestion de données relatives aux programmes d’alphabétisation. « A titre d’exemple, Geopil a été utilisée pour dépouiller des élections, parce que le principe de la plateforme, c’est qu’on est capable de lui envoyer des messages, selon qu’on ait Internet ou pas, ensuite de structurer les messages selon un secteur d’activités avec des courbes et des analyses », développe-t-il avant de présenter l’outil comme un instrument facile à utiliser. « C’est une plateforme très facile d’utilisation », précise-t-il.

Entre deux pauses, Moustapha Guèye, planificateur de l’Inspection d’Académie de Pikine-Guédiawaye, participant à la formation, se félicite. « Geopil vient à son heure, parce que cela permet une remontée en temps réel des données du sous-secteur Ebja (Education de base des jeunes et des adultes) de l’éducation. L’outil est vraiment convivial, facilement utilisable et nous sera d’un grand apport ».

Moussa SONKO (stagiaire)

L’Ong Article 19, en partenariat avec Ford Foundation et Clemson University, a organisé une session de formation en cybersécurité à Dakar, les 28, 29 et 30 septembre dernier, à Dakar, pour les professionnels des médias.  

La session de formation en cybersécurité, initiée du 28 au 30 septembre dernier par l’Ong Article 19, en partenariat avec Ford Foundation et Clemson University, vise à initier et à outiller les acteurs des médias aux pratiques et méthodes de la sécurité et protection numérique. L’objectif principal du projet « Afrique média cyber sécurité » est de permettre l’accès à Internet sans entrave aux professionnels des médias de l’espace Afrique de l’Ouest.

Le formateur, Cheikh Fall, de la Ligue africaine des web activistes pour la démocratie « Africtivistes » a d’abord regretté les contenus désobligeants sur les portails. Mais, à l’en croire, on n’a que les commentaires que l’on mérite sur les plateformes. « Lorsque l’on se fait entourer par des gens sérieux, on produit des informations réfléchies », a-t-il dit.

« Nous pensons que tout le monde doit avoir accès à l’info : de la collecte à la production en passant par la diffusion sans aucune forme de censure ou de pression », a affirmé le blogueur cyber-activiste sénégalais. Revenant sur les lois de la cybercriminalité votées, mais non appliquées, M. Fall note que cela relève de la responsabilité des gouvernants. « Ces lois doivent encadrer notre liberté », a-t-il souligné.

Quant à Jeanne Irène Nguidjoi, assistante de programme à l’Ong Article 19, elle est revenue sur le concept « cybersécurité ». Un néologisme, dit-elle, qui désigne « l’ensemble des lois, politiques, outils, dispositifs, concepts et mécanismes de sécurité, méthodes de gestion des risques, actions, formations, bonnes pratiques et technologies qui peuvent être utilisés pour protéger les personnes, les actifs informatiques matériels et immatériels ».

La cybersécurité touche tout le monde. Le virtuel fait partie de notre vie. Le fait qu’il y ait de la gouvernance sur Internet implique la disponibilité des infrastructures, l’accessibilité des coûts et la liberté de s’exprimer », a-t-elle avancé. L’assistance à l’Ong Article 19 ajoute que le numérique renforce la capacité des individus à jouir de certains droits comme la liberté d’expression, mais il en fragilise d’autres, comme le droit à la vie privée ou le droit à la protection des données.

Fatou Jagne Senghor, directrice de l’Ong Article 19, du Bureau Afrique de l’Ouest a, pour sa part, indiqué que l’accès à l’informatique offre des opportunités. « Vous êtes au cœur de l’information et il est important de se soucier de l’économie numérique en passant par le networking », a-t-elle dit. « Afrique média cybersécurité » est un programme de formation théorique et pratique en sécurité internet destiné aux journalistes professionnels et autres acteurs des médias (blogueurs, journalistes citoyens, cyber activistes…) des pays de la sous-région ouest-africaine.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal (Bicis) propose aux commerçants et aux entreprises une solution de paiement en ligne. Elle a lancé, hier, sa plateforme « Bicis e-commerce ».

La Bicis a lancé, hier, une solution de paiement en ligne dénommée « Bicis e-commerce ». Elle permet aux entreprises qui veulent travailler dans le commerce en ligne de vendre leurs produits sans se déplacer. « Grâce à Bicis e-commerce, la Banque internationale pour le commerce et l’industrie au Sénégal propose aux clients des solutions universelles adaptées au marché sénégalais », a déclaré son directeur général, Patrick Pitton. Avec cette solution, les entreprises, les commerçants et même les associations peuvent accepter des paiements par carte Visa ou Mastercard sur internet. « Cette offre de paiement entrée en service en début juillet, agile et flexible, permet de répondre aux besoins quotidiens des entreprises qui souhaitent proposer à leurs clients une méthode simple et sécurisée pour payer des marchandises, des services, des billets de transport, des factures », explique-t-on dans le document de presse. Au-delà des cartes Visa ou Mastercard, la solution de la Bicis accepte même les paiements par cache ou mobile pour attirer tous ceux qui ne sont pas bancarisés. Grâce à son réseau de partenaires installés à travers le pays, les clients qui n’ont pas de comptes bancaires où qu’ils se trouvent peuvent se rapprocher des partenaires pour finaliser leurs transactions.

En outre, la Bicis propose plusieurs options pour permettre aux clients d’avoir une large gamme de choix. Il s’agit du « paiement one-clic », du « paiement par abonnement », du « paiement par e-mail », du « paiement différé », du « paiement en plusieurs fois »,  du « paiement par mini site ». Ainsi, toutes les sociétés qui n’ont pas de site peuvent choisir cette option pour faire des encaissements.

La banque assure que la sécurité sera de mise dans la surveillance des transactions sur internet. Pour développer cette plateforme, la Bicis à une certification « PciDss » et assure une protection des données des commerçants avec l’authentification « 3Dsecure ». Elle propose aussi un « module d’intelligence artificielle de détection de la fraude ».

Aliou Ngamby NDIAYE

La 2ème édition de Aitex, Africa It Expo, salon dédié aux Technologies de l’information, se tiendra du 27 au 29 septembre à Casablanca, selon un communiqué de l’Agence conseil en Doing Business « Generescence ». Cette 2ème édition met à l’honneur le Cameroun et le Nigeria. Une belle occasion pour les opérateurs de renforcer la partition de l’innovation dans la coopération sud-sud et de l’intégration régionale.

Initiative de la Fédération marocaine des technologies de l’information, des télécommunications (Apebi), la seconde édition du salon des Tic est prévue du 27 au 29 septembre 2017 à Casablanca, au Maroc. Ce salon international se tiendra sous le thème de « L’innovation numérique au service des organisations », et ce, afin d’interpeller tous les acteurs sur les enjeux de la révolution numérique. Les organisateurs programment cette rencontre, à l’échelle continentale, autour d’une vitrine du savoir-faire et des expertises multi sectorielles de ce secteur, à savoir l’édition, le e-commerce, l’offshoring, le big data, les infrastructures, les solutions, la mobilité, le Cloud, la sécurité des données, le e-paiment… En Afrique, comme ailleurs, l’objectif étant de fournir des solutions en se basant sur les dernières technologies et tendances, explique Saloua Karkri Belkeziz, président de l’Apebi.
Pour lui, l’innovation technologique requiert une synergie certaine entre tous les acteurs qu’ils soient institutionnels ou privés.

De l’avis des organisateurs de ce salon dédié au Tic, la révolution numérique impose à toutes les organisations de revoir leur gouvernance, voire leur business modèle, à l’aube de ces transformations qui « façonnent » à la fois les entreprises de demain et le comportement du citoyen-consommateur, premier acteur de cette révolution numérique.
Des institutionnels offrantprincipalement des solutions « e-gov » seront présents ainsi que les offices et les Pme/Pmi représentatives au Maroc à l’échelle africaine notamment. La 2ème édition ambitionne de réunir quelque 200 exposants nationaux et internationaux autour d’un programme : exposition, conférences, plateforme B2B, concours et shows de nouveautés dans le monde du digital, objets connectés et autres innovations…

Abdou DIAW

L’incontournable nécessité d’allier « étude et digital » est au cœur d’une révision de la formation à l’ère du numérique.

L’enceinte de la Chambre de commerce de Dakar grouille de monde pour la troisième édition des Mardis du numérique. Spécialistes, officiels, intervenants et spectateurs se penchent sur « la formation revisitée à l’ère du numérique ». Il s’agit, en effet, de partager sur les enjeux du numérique de manière globale, mais plus particulièrement, à ceux liés aux cours à distance.

Une méthode d’enseignement qui est de plus en plus répandue dans les pays développés et qui tardent à s’imposer chez ceux en développement. Le Sénégal ne veut pas être à la remorque du train.

D’ailleurs, une université virtuelle qui dispense exclusivement des cours à distance a été créée en 2013. Un certain nombre d’étudiants y sont orientés suivant plusieurs disciplines. Mame Boury, venue assister à la rencontre, fait partie des étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal. La jeune fille âgée de 23 ans est en Licence 3 d’anglais. Elle compte boucler ses études à distance jusqu’à l’obtention du Master.

Du virtuel au réel
Ensuite, souligne-t-elle, elle envisage de « passer son Doctorat dans une université classique ». En bonne prévoyante, elle pose la question de la possibilité de poursuivre ses études dans les autres universités plus classiques. Les participants à « la formation revisitée à l’ère du numérique » répondent par « oui » à cette question rhétorique. Au cours des échanges, il a clairement été signifié que les diplômes délivrés dans les universités qui dispensent des cours à distance sont d’égale dignité avec ceux délivrés dans les établissements classiques. A côté de Mame Boury, il y a Macodou, âgé de 22 ans. Le jeune homme est, quant à lui, en deuxième année à l’Uvs. Il déclare être en harmonie avec ce système, qui lui permet « de travailler à un rythme responsable et raisonnable ». La flexibilité de son emploi du temps lui a permis de s’inscrire en même temps dans une école de formation privée. Ainsi, il cumule les deux formations. A l’Uvs, le jeune homme dit suivre la filière des Sciences économiques. Dans son école privée, Macodou se forme en informatique. Autre aspect non moins important aux yeux des apprenants, l’Etat du Sénégal a pris l’initiative de fournir des ordinateurs à tous les inscrits à l’Uvs. Ils bénéficient également d’une connexion internet gratuite. Cette décision permet aux étudiants de convenablement suivre les cours durant toute l’année. Toutefois, certains d’entre eux déplorent quelques couacs liés à la connexion. Pour Moussa Lô, coordonnateur de l’Uvs, « la plupart des difficultés de connexion proviennent de l’opérateur. Mais, nous travaillons en parfaite intelligence et apportons avec diligence des solutions idoines en cas de nécessité ».

Par Oumar BA

MARY TEUW NIANE : « LES OUTILS DIGITAUX BOULEVERSENT LES PRATIQUES DE L’ENSEIGNEMENT »
Mary T Niane xLes sociétés ont connu depuis quelques décennies des bouleversements importants qui imposent des initiatives radicales.

C’est, du moins, l’avis du Professeur Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, présent à la troisième édition des Mardis du numérique. Au vu des bouleversements, il s’impose dès lors une prise en charge particulière qui n’est pas forcément conforme aux modes traditionnels de gestion. « Le bouleversement le plus important est lié à la révolution du numérique. Il n’épargne aucun aspect de l’existence humaine. Des domaines insoupçonnés sont concernés et s’échinent à adopter les démarches de prises en charge traditionnelles. Comment aurait-on pu imaginer, il y a de cela cinquante ans, ce qui se passe aujourd’hui ? Nous sommes les témoins de ces grands bouleversements », analyse le Professeur Niane.

Le domaine de la formation ne fait point exception à la règle. « Nous nous devons de montrer notre implication en prenant des initiatives qui évitent de nous marginaliser sur la voie du développement. Il nous faut bien prendre le virage qui mène au développement et nous doter de moyens qui vont dans le sens du renforcement de la pédagogie sous toutes les formes », renchérit le ministre. C’est une des raisons pour lesquelles il invite à se conformer aux exigences de l’industrie de la connaissance. Le Sénégal a vu depuis trois ans son espace publique universitaire se modifier complètement. A l’image du continent, notre pays est en pleine mutation. « Il est vrai que cela n’a pas été très facile de mettre sur pied le projet de l’université virtuelle. Les outils digitaux bouleversent les pratiques de l’enseignement. Nous sommes cependant rassurés par la capacité de nos enseignants et de nos établissements à s’adapter à l’ère du temps. Le passage des tableaux à l’usage des vidéos projecteurs impose l’adoption des nouvelles technologies », informe le ministre.

Incontournable
Le numérique a permis de favoriser l’enseignement à distance. Il est reconnu maintenant comme pouvant apporter de la valeur ajoutée à la promotion classique des référentiels. Le Sénégal a la conviction qu’il faut renforcer les mécanismes d’acquisition de connaissances. C’est pourquoi les autorités ont pris l’initiative depuis 2013 d’intégrer dans le programme de la formation de l’enseignement à distance à travers l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs). Au-delà de l’impacter dans le mode de transmission des savoirs, cette approche va également avoir des conséquences sur toutes les populations à travers les réseaux des espaces numériques. Cette donne renforce l’équité dans l’accès au savoir. « Nous ambitionnons de construire 50 espaces numériques. Aujourd’hui, nous en sommes à 19. Dans chaque région du Sénégal, nous comptons construire un édifice dédié au numérique. A la fin du projet, à l’horizon 2022, nous aurons 21.000 places simultanées disponibles. C’est un potentiel extraordinaire difficile à trouver à travers le monde », informe le Professeur Mary Teuw Niane. Une telle transformation de l’enseignement digital ne peut aller sans une certaine résistance dans ce contexte de la transformation et de l’innovation, et le Sénégal en a pris le pari, ajoute-t-il.

Par Oumar BA

PROFESSEUR MOUSSA LO, COORDONNATEUR DE L’UVS : « LES DIPLÔMES DÉLIVRÉS SONT D’ÉGALE DIGNITÉ AVEC CEUX DES UNIVERSITÉS PRIVÉES ET PUBLIQUES »
Moussa lo UvsDans son intervention, le gestionnaire de l’Université virtuelle du Sénégal  (Uvs), Professeur Moussa Lô est largement revenu sur les opportunités de l’enseignement numérique. Selon lui, un enseignement qui est dispensé en numérique doit être de qualité supérieure par rapport aux autres enseignements. Cela se justifie par le fait qu’un ensemble de dispositifs est mis à la portée de l’enseignant.

« Ce qui lui permet d’améliorer la qualité », relève-t-il. A travers ce système d’enseignement, il est clair que le nombre de personnes concernées augmente sensiblement. « Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir un cadre réglementaire favorable à l’enseignement à distance. Cet enseignement est d’égale dignité avec l’enseignement présentiel », informe-t-il.

« Il suffit juste que les dispositifs exigés soient respectés. Une fois l’accréditation obtenue, il n’y a plus d’obstacle et le diplôme demeure le même. L’ambition de l’Université virtuelle du Sénégal, c’est de rendre le savoir accessible à tous», projette M. Lô.

L’enseignement à distance est pris en compte dans toutes les conventions au niveau mondial.  

La communication, un axe prioritaire
Les participants à la réflexion sur « la formation revisitée à l’ère numérique » ont, en outre, invité les ménagers de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) à davantage s’impliquer dans la communication. C’est elle qui permet à l’opinion de comprendre davantage les enjeux et de pouvoir ainsi se départir de toute forme de préjugés.

« Sur ce plan, il y a énormément de travail à faire, d’autant plus qu’en Afrique, cette forme d’enseignement n’est pas encore totalement intégrée », souligne Ibrahima Nour Eddine Diagne, un des initiateurs des Mardis du numériques. Aux gouvernants, les participants rappellent qu’ils ont autant l’exigence de satisfaire les demandes du présent, mais également celle d’anticiper dans le futur. « Quand vous désirez construire pour le futur, vous ne devez pas chercher à être compris, mais plutôt à être suivi », affirme M. Diagne. Ce dernier, poursuivant son propos, souligne qu’aujourd’hui, les produits qui sortent des universités souffrent parfois d’un déficit de compétences. « Quand j’évoque l’Université, je parle autant des établissements publics que privés. Il est important, à mon sens, qu’il y ait une sorte de mise à niveau sur des domaines particuliers tels que l’aptitude linguistique. Une mise à niveau sur les aptitudes numériques est également nécessaire», suggère-t-il.

Les sociétés ont connu depuis quelques décennies des bouleversements importants qui imposent des initiatives radicales.

C’est, du moins, l’avis du Professeur Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, présent à la troisième édition des Mardis du numérique. Au vu des bouleversements, il s’impose dès lors une prise en charge particulière qui n’est pas forcément conforme aux modes traditionnels de gestion. « Le bouleversement le plus important est lié à la révolution du numérique. Il n’épargne aucun aspect de l’existence humaine. Des domaines insoupçonnés sont concernés et s’échinent à adopter les démarches de prises en charge traditionnelles. Comment aurait-on pu imaginer, il y a de cela cinquante ans, ce qui se passe aujourd’hui ? Nous sommes les témoins de ces grands bouleversements », analyse le Professeur Niane.

Le domaine de la formation ne fait point exception à la règle. « Nous nous devons de montrer notre implication en prenant des initiatives qui évitent de nous marginaliser sur la voie du développement. Il nous faut bien prendre le virage qui mène au développement et nous doter de moyens qui vont dans le sens du renforcement de la pédagogie sous toutes les formes », renchérit le ministre. C’est une des raisons pour lesquelles il invite à se conformer aux exigences de l’industrie de la connaissance. Le Sénégal a vu depuis trois ans son espace publique universitaire se modifier complètement. A l’image du continent, notre pays est en pleine mutation. « Il est vrai que cela n’a pas été très facile de mettre sur pied le projet de l’université virtuelle. Les outils digitaux bouleversent les pratiques de l’enseignement. Nous sommes cependant rassurés par la capacité de nos enseignants et de nos établissements à s’adapter à l’ère du temps. Le passage des tableaux à l’usage des vidéos projecteurs impose l’adoption des nouvelles technologies », informe le ministre.

Incontournable
Le numérique a permis de favoriser l’enseignement à distance. Il est reconnu maintenant comme pouvant apporter de la valeur ajoutée à la promotion classique des référentiels. Le Sénégal a la conviction qu’il faut renforcer les mécanismes d’acquisition de connaissances. C’est pourquoi les autorités ont pris l’initiative depuis 2013 d’intégrer dans le programme de la formation de l’enseignement à distance à travers l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs). Au-delà de l’impacter dans le mode de transmission des savoirs, cette approche va également avoir des conséquences sur toutes les populations à travers les réseaux des espaces numériques. Cette donne renforce l’équité dans l’accès au savoir. « Nous ambitionnons de construire 50 espaces numériques. Aujourd’hui, nous en sommes à 19. Dans chaque région du Sénégal, nous comptons construire un édifice dédié au numérique. A la fin du projet, à l’horizon 2022, nous aurons 21.000 places simultanées disponibles. C’est un potentiel extraordinaire difficile à trouver à travers le monde », informe le Professeur Mary Teuw Niane. Une telle transformation de l’enseignement digital ne peut aller sans une certaine résistance dans ce contexte de la transformation et de l’innovation, et le Sénégal en a pris le pari, ajoute-t-il.

Par Oumar BA

Dans son intervention, le gestionnaire de l’Université virtuelle du Sénégal  (Uvs), Professeur Moussa Lô est largement revenu sur les opportunités de l’enseignement numérique. Selon lui, un enseignement qui est dispensé en numérique doit être de qualité supérieure par rapport aux autres enseignements. Cela se justifie par le fait qu’un ensemble de dispositifs est mis à la portée de l’enseignant.

« Ce qui lui permet d’améliorer la qualité », relève-t-il. A travers ce système d’enseignement, il est clair que le nombre de personnes concernées augmente sensiblement. « Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir un cadre réglementaire favorable à l’enseignement à distance. Cet enseignement est d’égale dignité avec l’enseignement présentiel », informe-t-il.

« Il suffit juste que les dispositifs exigés soient respectés. Une fois l’accréditation obtenue, il n’y a plus d’obstacle et le diplôme demeure le même. L’ambition de l’Université virtuelle du Sénégal, c’est de rendre le savoir accessible à tous», projette M. Lô.

L’enseignement à distance est pris en compte dans toutes les conventions au niveau mondial.  

La communication, un axe prioritaire
Les participants à la réflexion sur « la formation revisitée à l’ère numérique » ont, en outre, invité les ménagers de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) à davantage s’impliquer dans la communication. C’est elle qui permet à l’opinion de comprendre davantage les enjeux et de pouvoir ainsi se départir de toute forme de préjugés.

« Sur ce plan, il y a énormément de travail à faire, d’autant plus qu’en Afrique, cette forme d’enseignement n’est pas encore totalement intégrée », souligne Ibrahima Nour Eddine Diagne, un des initiateurs des Mardis du numériques. Aux gouvernants, les participants rappellent qu’ils ont autant l’exigence de satisfaire les demandes du présent, mais également celle d’anticiper dans le futur. « Quand vous désirez construire pour le futur, vous ne devez pas chercher à être compris, mais plutôt à être suivi », affirme M. Diagne. Ce dernier, poursuivant son propos, souligne qu’aujourd’hui, les produits qui sortent des universités souffrent parfois d’un déficit de compétences. « Quand j’évoque l’Université, je parle autant des établissements publics que privés. Il est important, à mon sens, qu’il y ait une sorte de mise à niveau sur des domaines particuliers tels que l’aptitude linguistique. Une mise à niveau sur les aptitudes numériques est également nécessaire», suggère-t-il.


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