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Sciences et Technologies (80)

La Sonatel vient de dégager une enveloppe de 100 millions de FCfa pour appuyer le centre incubateur Ctic Dakar. Pour l’opérateur historique du Sénégal, il s’agit, à travers ce geste, de contribuer au développement de l’économie numérique dans notre pays.

Dans l’objectif d’appuyer l’Etat dans son ambitieux projet de bâtir une véritable économie numérique au Sénégal, la Sonatel vient de mettre à la disposition du Ctic Dakar une enveloppe de 100 millions de FCfa. La signature de cette nouvelle convention de partenariat, qui s’est déroulée, hier, dans les locaux de la Sonatel, est le fruit d’un accompagnement depuis 5 ans. En effet, l’opérateur historique du Sénégal a injecté depuis la création du Ctic Dakar, en 2011, quelque 250 millions de FCfa.

En outre, il y a eu d’autres appuis, a expliqué Abdou Karim Mbengue, directeur de la Communication institutionnelle et des Relations extérieures, dans d’autres domaines notamment le partage d’expertise, la mise en relation avec le réseau national et international de la Sonatel, les formations et conseils. Le premier opérateur de téléphonie mobile au Sénégal se veut ainsi être « un des acteurs majeurs de l’émergence d’un écosystème numérique créatif et prospère » dans notre pays. Mais également soutenir les jeunes entrepreneurs, en favorisant le développement des startups et d’esprit d’entreprise.

C’est pourquoi il a accompagné le Ctic Dakar, « premier incubateur Tic au Sénégal et en Afrique francophone, dans sa mission de faire émerger au Sénégal des Pme Tic d’envergure internationale et de contribuer à la construction du meilleur écosystème numérique d’Afrique de l’Ouest ».

75 Pme et startups Tic accueillis
Pour M. Mbengue, cette convention paraphée avec le Ctic Dakar « contribuera à la réalisation de nos objectifs communs de créations d’emplois et de richesse, d’inclusion sociale. » Selon lui, avec 200 emplois créés, cet incubateur a contribué de « manière significative » à la création d’emplois et au développement de l’économie numérique au Sénégal. « Nous pourrons relever ensemble d’importants défis et adresser d’importants problèmes de développement durable relatifs notamment à l’emploi des jeunes, une des priorités du président de la République », a-t-il indiqué.

D’après la directrice de Ctic Dakar, Régina Mbodj, cet appui de la Sonatel permettra la réhabilitation et l’équipement de leurs nouveaux locaux. « Cette convention va couvrir les besoins que nous avons de pouvoir nous équilibrer financièrement. En appuyant le Ctic Dakar, la Sonatel soutient le secteur », a-t-elle souligné, saluant le partenariat fructueux avec l’opérateur historique de téléphonie mobile.

En cinq ans d’existence, Ctic Dakar a accueilli 75 Pme et startups Tic dont 20 en incubation, 41 en accélération et 14 accompagnés à travers des programmes tels que Open Societic, Fdsut.
La hausse de l’aide de la Sonatel va permettre à cet incubateur d’accueillir beaucoup plus d’incubés et d’augmenter ses revenus. Aujourd’hui, l’objectif de Ctic Dakar est de procéder à une extension physique mais également d’explorer d’autres secteurs industriels.

Ibrahima BA

L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) joue sa partition pour un bon déroulement du Conseil des ministres décentralisé dans les départements de Pikine, Guédiawaye et Rufisque du 19 au 24 juillet 2016. Des équipements neufs ont été installés sur les différents sites allant du câblage à la mise en place d’antennes sans oublier les points wifi mobile pour participer à la réussite du Conseil en matière de connectivité.

Si Pikine a bénéficié d’une connexion en fibre optique dans la salle ou doit se tenir le conseil des ministres, la résidence du président de la République et le bloc administratif, les hôtels de ville de Guédiawaye et de Rufisque sont passés d’une connexion WiMax au réseau haut débit avec une portée de 500 mètres. En plus de la fibre optique, une connexion wifi ouverte est mise à la disposition de la mairie. Une salle multimédia flambant neuve est aussi équipée par l’Adie pour permettre aux journalistes de travailler dans de bonnes conditions.

Après plusieurs jours de déploiement de ses équipes sur le terrain, le directeur général de l’Adie, Cheikh Bakhoum, a effectué une visite sur les différents sites ce lundi 18 juillet pour s’enquérir de l’état des installations. Il a salué le travail abattu par les différents agents de l’Adie pour assurer une bonne couverture de l’événement.

Maguette NDONG 

L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) vient d’infliger à la Sonatel une pénalité d’un montant de 13 milliards 959 millions de FCfa pour violation du décret 2014-770 relatif au droit à l’information des consommateurs. Ce montant sera recouvré par le trésor public.

13 milliards 959 millions de FCfa, c’est le montant que doit verser la Sonatel au Trésor public pour violation du décret numéro 2014-770 relatif au droit à l’information des consommateurs, conformément au Code des télécommunications. Ce montant, a expliqué hier, face à la presse, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), représente 15% de son chiffre d’affaires pour l’exercice de l’année 2015. Cette sanction, a indiqué Abdou Karim Sall, fait suite à une lettre de mise en demeure datant du 21 novembre 2014 ainsi qu’une autre mise en demeure du 28 juillet 2015 pour non-respect des articles 4, 5 et 6 de ce décret.

« Ces mises en demeure ont été toujours corroborées par des notifications de griefs adressées à Sonatel notamment par lettre n° 2169 Artp/Dg/Djc-Dem du 08 juillet 2015 et autres courriers. De guerre lasse, l’Artp, par le biais de ses agents assermentés, a mené plusieurs autres contrôles en vue de s’assurer de l’application stricte des dispositions du décret (…), en l’occurrence les 6 et 7 juillet 2015 », a précisé M. Sall. Aussi, a-t-il ajouté, les rapports et procès-verbaux issus de ces contrôles ont montré des manquements de Sonatel à certaines de ses obligations contenues dans les dispositions du décret.

D’après le directeur général de l’Artp, par respect pour le principe des droits de la défense, le Collège de l’Autorité de régulation a auditionné Sonatel en présence de la Direction générale, audience au cours de laquelle, l’opérateur a apporté des arguments par rapport à sa compréhension du décret qui était différente de celle de l’Artp. « C’est suite à cette longue et laborieuse procédure, et dans le respect du principe du contradictoire, que l’Artp a pris la sanction contre Sonatel pour un montant de 3% de son chiffre d’affaires réalisé en 2015 », a souligné Abdou Karim Sall, ajoutant que la Sonatel a l’obligation de respecter cette sanction après notification sans quoi elle devra payer 10 millions de FCfa par jour. Le directeur général de l’Artp a rappelé que l’Etat du Sénégal a adopté, le 14 juin 2014, le décret 2014-770 précisant certaines obligations liées au droit à l’information des consommateurs. Et parmi les motivations de ce texte figurent la création d’emplois. Ce faisant, « aux termes des dispositions dudit texte, les opérateurs doivent prendre les mesures appropriées de dimensionnement de leurs réseaux de nature à garantir à leurs clients un accès ininterrompu à leur service client commercial ou technique en respectant un taux d’efficacité minimal fixé par décision de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes ».

Ibrahima BA

… Et envisage un recours hiérarchique
Face à la décision de l’Artp de lui infliger une amende de près de 14 milliards de FCfa, l’opérateur Sonatel envisage de faire un recours hiérarchique à cet arrêt. Dans un communiqué, la Sonatel a tenu à rappeler « qu’elle a procédé à la mise en conformité progressive de l’ensemble des points soulevés par l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes dès le mois de décembre 2014 ». Il s’agissait notamment, informe ce document, du retrait du Serveur interactif (Svi) qui permettait de traiter les demandes des clients de manière plus efficace, de la gratuité des appels dirigés vers le 1441 et le 1413  et de la continuité du service client 24 heures sur 24. « Durant toute la période de mise en conformité, Sonatel a régulièrement tenu des réunions d’information avec l’Artp entre 2014 et 2015. Malgré la complexité des tâches à mener (renégociation de contrats en cours avec les prestataires des centres d’appels et mise en place de nouveaux plateaux dans un délai très court), Sonatel est, à ce jour, totalement conforme aux dispositions du décret ci-dessus cité », informe ce communiqué.

I.BA   

En marge de l’atelier de l’Association des régulateurs des télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (Artao) sur la mise en place d’un « Free roaming » dans la sous-région, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a annoncé que d’autres cahiers des charges seront signés, dans les prochains jours, avec les opérateurs de téléphonie Tigo Sénégal et Expresso.

Il s’agit, a expliqué Abdou Karim Sall, d’une manière d’ajouter des obligations de couverture à la dimension de celles qui ont été ajoutées dans le cahier des charges de Sonatel. « Dans le cadre du Programme d'urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), le chef de l’Etat a indiqué qu’en désenclavant les territoires, il faudrait qu’il y ait également un désenclavement dans le domaine des télécommunications. C’est la raison pour laquelle, après avoir ajouté des obligations de couverture à l’opérateur Orange, nous sommes en train de travailler avec les deux autres opérateurs pour ajouter des obligations de couverture dans leurs cahiers des charges », a-t-il fait comprendre.

Le directeur de l’Artp a rappelé que les obligations de couverture concernent les réseaux qui sont détenus à travers les licences de ces opérateurs et portent pour le moment sur la 2G et la 3G.

Par rapport à la licence 4G, Abdou Karim Sall a indiqué que des discussions sont en cours avec les opérateurs Tigo et Expresso.

Ibrahima BA

L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) s’est inscrite dans un vaste programme de modernisation de l’Administration pour rendre son action plus efficiente et adaptée aux exigences d’un monde en constante évolution. Ses nombreuses initiatives comme les projets Large bande Sénégal, l’archivage numérique, la solidarité numérique, la dématérialisation du courrier, l’intranet administratif… témoignent de cette volonté. Cheikh Bakhoum, le directeur général de l’Adie, revient, dans cet entretien,  sur ces différents projets et réalisations. 

L’Adie vient de remettre des équipements informatiques à des collectivités locales et sous-préfectures de la région de Dakar. Qu’est-ce qui se justifie cette démarche ?
Cela s’inscrit dans le cadre du projet de la télé-demande d’autorisation de construire. C'est un important projet de l’Etat du Sénégal parce qu'ayant un rôle déterminant dans la notation du Doing business. Il était aussi devenu nécessaire, suite à l’Acte 3 de la décentralisation qui confère aux anciennes communes d’arrondissement la prérogative de délivrer le permis de construire, d'adapter la plate-forme avec ce nouveau dispositif institutionnel mis en place. C’est pour cette raison que nous avons regroupé 52 communes et 10 sous-préfectures de la région de Dakar pour échanger avec elles. L'organisation d'ateliers de mise à niveau, de partage, répond à un souci d'harmonisation pour que cette plate-forme soit l'unique instrument de délivrance du permis de construire comme le prévoit notre dispositif institutionnel. Il est, par conséquent, important de les outiller en équipements informatiques. L'Adie s'y est employée pour une meilleure utilisation de la plate-forme. Nous comptons intégrer toutes ces structures dans l’intranet administratif, les accompagner dans le câblage de leurs bâtiments, dans la formation des agents appelés à utiliser la plate-forme. Un service support sera de manière permanente mis à leur disposition pour que la question de la délivrance du permis de construire ne soit plus un supplice pour les usagers de l'administration.

Quelles sont les dispositions prises pour en assurer le suivi ?
Un comité a été mis en place avec le ministère de l’Urbanisme qui a en charge le suivi. L’objectif est de veiller sur toutes les structures délivrant le permis de construire afin qu’elles soient en conformité avec les nouvelles exigences de délais auxquelles ces outils les astreignent. Si les dossiers sont en souffrance dans certains services, que ce soit au niveau de l’Etat central qui les instruit, dans les collectivités locales ou dans les sous-préfectures, le comité alerte les autorités pour un respect, à tous les niveaux, des délais requis. Ce comité se chargera de faire toute l’évaluation du dispositif susceptible de rendre notre pays plus attractif. Le permis de construire est à la fois essentiel pour les citoyens et les investisseurs qui veulent créer de la richesse, de l'emploi.

Où en êtes-vous avec le Point d’échange internet ?
Nous avons déjà créé l’association qui est composée de tous les acteurs disposant d’un réseau au Sénégal. L’équipe technique est en train de mettre en œuvre toutes les activités prévues dans le cadre de la mise en place du Point d’échange internet. Aujourd’hui, avec le Conseil d’administration, les acteurs sont engagés pour la réalisation de tous les objectifs, cette année.

Qu’en est-il de la Solidarité numérique ?
La Cellule de solidarité numérique, une composante de l’Adie, est en train de développer plusieurs programmes. La mise en place de salles multimédias constitue son objectif majeur. Et depuis le début de l’année, nous avons construit et mis en place près de 18 salles multimédias dans tout le pays et nous en construisons 18 autres. Et avant la fin de cette année 2017, nous aurons au moins 50 salles multimédias qui seront non seulement dans les écoles, mais aussi dans des espaces communautaires. La Solidarité numérique, c’est un volet sur lequel nous comptons accentuer notre action. Nous voulons aussi mettre dans certains lieux, où il y a une forte concentration de population, des espaces wifi pour permettre à nos concitoyens de bénéficier de la connectivité internet.

Quel est l’état d’avancement du projet Large bande Sénégal ?
Le projet suit son cours. Nous avons entamé cinq sections à travers le pays. Notre ambition est de mettre, d’ici à la fin de l’année, 2500 km de fibre optique sur la dorsale et construire le nouveau data center prévu à Diamniadio. Nous espérons que le pôle urbain de Diamniadio nous octroiera l’espace nécessaire pour pouvoir commencer la construction du nouveau data center de type tiers 3.

La question de l’archivage numérique se pose de plus en plus comme une nécessité. Qu’est-ce qui est fait dans ce sens ?
Le président de la République en a fait une priorité. Et nous sommes en train de travailler avec le secrétaire général du gouvernement à travers la Direction des archives nationales sur un projet qui permettra d’archiver numériquement les archives du Sénégal. Nous comptons mener ce projet cette année, en nous inscrivant dans une démarche de numérisation systématique de nos archives.

L’Adie, en tant que structure de l’Etat, contribue-t-elle à la politique de l’emploi ?
A la lumière des emplois générés, on peut largement dire que l’Adie s’est inscrite dans la dynamique impulsée par le président de la République. Aujourd’hui, dans le cadre de nos différents projets, il y a au moins une cinquantaine d’emplois directs qui ont été créés au sein de l’agence. Plus de 2.000 personnes travaillent dans le projet Large bande. Plusieurs entreprises nationales y mènent leurs activités.

Qu’est-ce que l’Adie a concrètement apporté dans l’entretien et la modernisation de l’infrastructure informatique de l’Etat ?
Aujourd’hui, nous avons près d’un millier de bâtiments qui sont connectés à l’Intranet administratif. Ce qui permet d’économiser des milliards de FCfa qui étaient utilisés pour payer des factures d’Internet, de téléphonie. L’Adie a pu interconnecter beaucoup de sites. L’année dernière et celle-là en cours, nous avons intégré quasiment tous les ministères avec le déplacement du Bulding administratif ainsi que beaucoup d'agences et de sociétés nationales. C’est un processus qui, à terme, permettra à l'Etat d'avoir une bonne connectivité. Et nous comptons travailler avec toutes les administrations pour permettre à l’Etat d’avoir une bonne inter-connectivité et un échange de contenus entre ces différentes structures. Nous avons de la téléphonie sur Ip dans les différentes gouvernances du pays où on n’a plus besoin de se déplacer pour faire des communications. La dématérialisation du courrier, la mise en place du plan de travail annuel, un logiciel qui permet de suivre les programmes des ministères et des autres services de l’Etat, sont autant de réalisations concrètes et importantes. Ce lot d’applications et de services déployés dans cet Intranet administratif permet à notre Administration de se moderniser davantage et surtout de faire des économies d’échelle pour être en mesure d’investir dans des secteurs prioritaires.

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

Le géant américain des réseaux sociaux Facebook a annoncé vendredi qu'il proposerait un cryptage total des communications sur sa messagerie électronique Messenger, confirmant le renforcement croissant des dispositifs anti-surveillance chez les grands groupes internet. Les quelque 900 millions d'utilisateurs revendiqués de Messenger pourront désormais engager des « conversations secrètes » qui ne pourront être lues que par leurs participants, a indiqué le groupe dans un communiqué.

« Fournir aux gens des moyens de communiquer en toute sécurité contribue de manière importante au fait de rendre le monde plus ouvert et plus connecté », a indiqué David Marcus, le vice-président du réseau social sur sa page Facebook.

Selon ce responsable, cette option est notamment utile pour échanger des informations médicales avec un médecin ou partager des données personnelles et financières avec des proches. Facebook avait déjà, plus tôt dans l'année, opté pour ce mécanisme de sécurité sur sa messagerie WhatsApp et avait été suivi par ses rivaux Google et Apple. Des représentants des forces de l'ordre et des élus ont toutefois critiqué ces décisions, en relevant que le cryptage ou chiffrement des conversations peuvent être utilisés par des délinquants ou pour planifier des attaques terroristes.

Les autorités américaines avaient d'ailleurs engagé un bras de fer judiciaire avec le géant Apple pour le contraindre à débloquer le téléphone d'un des auteurs de la fusillade de San Bernardino, en Californie, qui avait fait 14 morts en décembre dernier. Apple avait refusé de coopérer et les autorités avaient finalement réussi à trouver un moyen d'accéder aux données du téléphone.

(AFP)

Le chef de l’Etat Macky Sall a émis le souhait de voir les négociations entre l’Agence de régulation des télécommunications et postes et les deux autres opérateurs de téléphonie mobile pour l’exploitation de la licence 4G aboutir. Pour l’instant, seule la Sonatel a signé une convention dans ce sens.

Le président Sall a déclaré que le gouvernement veillera à ce que des objectifs de couverture soient assignés aux opérateurs avec une prise en charge spécifique des zones frontalières, afin d’accompagner la mise en œuvre du nouveau Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma).

«Il est essentiel que la périphérie soit couverte pour des raisons de sécurité nationale », a-t-il dit. Il estime que pour tenir la promesse de développement d’une nouvelle ère numérique, « nous devons maintenir les avantages comparatifs de nos infrastructures de télécommunications et effectuer des investissements en faveur de la structuration d’écosystèmes du numérique ».

Le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (Restic) se réjouit de l’accord entre l’Etat et l’opérateur Sonatel Orange pour le déploiement et la mise en exploitation de la 4G.

Selon le Restic, cette signature traduit notre entrée de plain-pied dans l’ère des réseaux de dernière génération.

Toutefois, le Restic invite l’Etat, à travers l’Artp, à plus de flexibilité dans l’usage des fréquences afin de permettre aux autres opérateurs de disposer rapidement de leurs licences 4G, notamment Tigo et Expresso, pour garantir une concurrence et une fluidité dans le secteur.

I.BA

Le président de l'Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), Momar Ndao, a salué la prouesse de l’Etat du Sénégal pour avoir réussi à vendre la 4G à 32 milliards de FCfa alors que l’opérateur Orange l’avait évalué à 14, 5 milliards de FCfa.

« Ce qui a été décidé aujourd’hui est centré sur le consommateur. La 4G, c’est l’émergence. Elle n’est pas un luxe mais une nécessité, car on ne peut aller à l’émergence sans les technologies de l’information et de la communication », a-t-il souligné.

D’après Momar Ndao, la mise en place d’un médiateur au sein des différents opérateurs est un élément « extrêmement important » pour la prise en charge de l’intérêt du consommateur. Il s’est félicité également de la réduction de la durée de la concession.

« Depuis que le Sénégal a le téléphone mobile, en 1998, il y a encore sur l’autoroute Dakar-Pikine des trous qui ne sont pas couverts. Cette obligation de couverture qui a été mise dans la Convention de concession est un élément fondamental qui va permettre la prise en compte des consommateurs…», a-t-il fait comprendre. 

I.BA

Il s’agit d’une nouveauté dans le renouvellement de cette Convention de concession. Pour la protection des consommateurs, la Sonatel a l’obligation de désigner un médiateur, indépendant des services opérationnels et rattaché directement à la direction générale de l’opérateur.

Selon le directeur de l’Artp, la mission de ce médiateur est de prendre connaissance des réclamations, écrites ou orales, des clients du concessionnaire concernant la qualité des services et/ou les problèmes de facturation lorsque ces réclamations n’ont pu être directement réglées par les personnels de l’opérateur.

« Le médiateur doit s’efforcer de proposer des solutions de règlement amiable pour les réclamations dont il est saisi qui présentent un caractère sérieux. Le médiateur propose à la direction générale du concessionnaire des mesures permettant de mieux prendre en compte les attentes des consommateurs et de traiter efficacement les réclamations », a souligné Abdou Karim Sall.

I.BA

Alors que la concession qui lui a été accordée arrive bientôt à son terme, la Sonatel vient de signer avec l’Etat du Sénégal pour le renouvellement de sa convention de concession pour 17 ans et pour un montant de 68 milliards de FCfa. D’après Abdou Karim Sall, l’Artp avait commandité une étude en janvier 2015 par le groupe de cabinet Microeconomix et Beta finance qui a évalué la concession de Sonatel à 58 milliards de FCfa sur 20 ans.

Cette nouvelle convention de concession, a expliqué le directeur général de l’Artp, est marquée par l’introduction d’obligations de couverture du concessionnaire dans son cahier des charges.

Ce faisant, a indiqué M. Sall, afin d’être en phase avec le  Programme d'urgence pour la modernisation des axes frontaliers (Puma) initié par le chef de l’Etat, l’opérateur a l’obligation de couverture de 90% de la population en trois ans. Par rapport à la couverture du territoire, il doit couvrir d’ici 5 ans l’ensemble des zones frontalières habitées du Sénégal dont le nombre d’habitant est supérieur ou égal à 200.

Aussi, le concessionnaire doit couvrir totalement et dans un an et demi les axes routiers de la Rn1 à la Rn7, soit une distance totale de 2. 883 kilomètres. A cela, s’ajoute l’autoroute Dakar-Diaminiadio-Aibd-Thiès-Mbour et l’autoroute Ila Touba. Le tout pour une distance totale de 163 kilomètres.

Sur la qualité de service de la téléphonie et l’Internet, a informé Abdou Karim Sall, l’Artp « fixera par décision, dans les jours à venir, les nouvelles exigences et procédera à des contrôles avec une périodicité mensuelle ».

I.BA

Dans le cadre du renouvellement de sa convention de concession, la Sonatel vient d’acquérir les droits d’exploitation de la 4G pour un montant de 32 milliards de FCfa. L’opérateur historique a ainsi l’obligation de débuter sa commercialisation dans deux mois.

L’engagement de l’Etat du Sénégal à doter les Sénégalais de la 4G vient d’être concrétisé. Le gouvernement a cédé à la Sonatel l’exploitation de la 4G pour un montant de 32 milliards de FCfa. L’opérateur historique, a expliqué, hier, face à la presse, Abdou Karim Sall, directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et postes (Artp), obtient 20 méga, soit 10 dans la bande 1800 et 10 autres dans celle de 800, avec l’obligation de débuter sa commercialisation dans deux mois, au plus tard à compter de la date d’assignation des fréquences.

Cette décision de céder la 4G à la Sonatel intervient dans le cadre du renouvellement de la convention de concession de l’opérateur. Mais aussi dans un contexte où l’Etat a décidé de mettre à la disposition des opérateurs de télécommunications des licences et fréquences en vue de l’établissement et l’exploitation de réseau de télécommunications mobiles 4G ouvert au public.

« Pour profiter des gains de temps qui pourraient résulter de l’extension du périmètre de la licence renouvelée à l’exploitation de réseau télécommunications mobiles 4G ouvert au public, en évitant deux procédures, le gouvernement du Sénégal et l’opérateur concerné ont décidé de mettre à profit le renouvellement de la concession de Sonatel pour introduire dans le périmètre de la concession l’exploitation de la 4 G car, dans le cas d’espèce, il s’agit fondamentalement d’attribution de fréquences », a avancé Abdou Karim Sall.

Selon lui, cette procédure « pragmatique » liée au contexte sénégalais ne fait pas obstacle à ce que le gouvernement du Sénégal attribue de nouvelles licences pour les réseaux de génération à venir, notamment la 5G, la 6G…

Bande de fréquence 700
Aussi, a précisé le directeur général de l’Artp, l’Autorité de régulation a procédé à une nouvelle évaluation de l’offre 4G. C’est ainsi que des réaménagements ont été apportés par rapport à l’offre initiale.

Il s’agit de la réduction de la durée passant de 20 à 17 ans, l’augmentation des taux de couverture qui passent de 65% à 70% en 5 ans et 85% à 90% en 10 ans. A cela, s’ajoute la réduction des quantités de fréquence proposée grâce au retrait de la bande de fréquence 700. Cette fréquence, a déclaré M. Sall, sera vendue aux enchères d’ici un an et demi voire deux ans quand elle sera définitivement libérée. 

A l’en croire, des échanges sont en cours avec les opérateurs Tigo et Expresso pour leur permettre d’acquérir la 4G dans les mêmes conditions que la Sonatel.

Ibrahima BA

« Le numérique, en particulier les ressources éducatives libres, constituent un atout puissant et structurant des actions de la Francophonie en matière de coopération et de développement ». Ces propos de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Michaëlle Jean, sont contenus dans un communiqué sur sa participation à la deuxième réunion des ministres francophones de l’Enseignement supérieur dans le cadre de l’Initiative pour le développement numérique de l’espace universitaire francophone (Idneuf). Cette rencontre qui a eu lieu à Bamako, au Mali, le 17 juin dernier, a été conjointement organisée par l’Oif et le gouvernement malien, en collaboration avec l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf).

« Cette rencontre a mobilisé les représentants de plus d’une quarantaine de pays de l’espace francophone.  Les participants se sont penchés, entre autres, sur  l’évaluation des premiers résultats du méta-portail Idneuf, premier moteur de recherche francophone de grande ampleur, conçu pour gérer des ressources pédagogiques et valoriser le patrimoine numérique libre d’accès en langue française », affirme le communiqué. Selon la secrétaire générale, toujours citée par le communiqué, avec déjà  plus de 40.000 ressources numériques d’enseignement disponibles, le méta-portail Idneuf est un outil formidable, non seulement pour l’amélioration continue des processus et dispositifs d’apprentissage dans le domaine de l’éducation, mais aussi pour le développement de compétences professionnelles et techniques des jeunes. Outre sa participation à la réunion des ministres francophones de l’Enseignement supérieur, Michaëlle Jean a également profité de son passage à Bamako pour s’entretenir avec le président de la République du Mali, S.E. Ibrahim Boubacar Keïta. Ce dernier a décoré Mme Jean de la Grand-Croix de l'Ordre national du Mali lors d’une cérémonie officielle.

O. NDIAYE

Elu meilleur chef d’entreprise du Sénégal en 2006, récipiendaire du prix Cauris d’Or 2008, Cauris de l’intégration, Meissa Ngom dirige le groupe Chaka présent dans plusieurs pays d’Afrique et d’Europe avec plus de 600 collaborateurs. Une belle réussite pour cet ancien consultant en poste en France, rentré au Sénégal en 1994 pour fonder son groupe.

L’homme est discret. Ses amis confient que Meïssa Déguène Ngom n’aime pas faire briller sa tronche. Travailleur acharné, accroché à ses rêves comme un adolescent qui brode les fils de son avenir, le président fondateur du groupe Chaka préfère laisser parler ses œuvres. Et il y a à entendre pour qui sait écouter. Le film de son parcours est d’une éloquence qui confine à l’exaltation de la témérité. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en informatique-électronique obtenu en France, il se fabrique une carapace dans les affaires en évoluant pendant quatre années dans le domaine du conseil au sein du Groupe Steria. Mais ce n’était pas la vie à laquelle il se prédestinait. Cela ne correspond pas à ses rêves. Non, ce qu’il veut, c’est bâtir. Confronter ses utopies à la réalité de leur temps. Il décide alors de rentrer à Dakar pour donner corps à sa vision de la vie ; de sa vie.

Chaka Computer, première marque du groupe, voit le jour en 1994, à Dakar. Mais ce premier jalon peine à contenir toute l’ambition de Meïssa Ngom qui, treize ans après l’installation de Vocalia, le premier serveur vocal dans le secteur bancaire d’Afrique de l’Ouest, fait du groupe Chaka le leader dans le domaine de l’informatique vocale dans toute la sous-région. Et s’impose sur le marché du transfert d’argent. Quelques mois après le lancement de Vocalia au Sénégal, puis dans la sous-région, les postes et les caisses d’épargne, convaincues de l’efficacité de ce nouveau système permettant aux clients de recueillir diverses informations sans être contraints de se déplacer, firent également appel à l’expertise de Chaka. L’évolution de l’entreprise prit alors un nouveau tournant. Mais ce n’est qu’à partir de 1997 que Chaka s’imposa réellement, après avoir remporté un appel d’offres international lancé par la Sonatel (Société nationale des télécommunications) face à deux concurrents de taille, Alcatel et Siemens, pour la mise en service d’une plateforme vocale servant à corriger les erreurs de numérotation. Quelques années plus tard, en 2002, après avoir été sollicité par Sentel (groupe Millicom International Cellular, deuxième opérateur de téléphonie mobile au Sénégal) pour l’installation d’un centre d’appel permettant la gestion des clients à distance, Meïssa Ngom crée Call Me. L’externalisation de la gestion des clients venait d’être introduite au Sénégal. Spécialisé dans l'outsourcing, la relation client à distance, le télémarketing et le conseil en CRM. Call Me, réussite continentale, s'exporte dans plusieurs pays africains (Côte d'Ivoire, Guinée, Bénin, Mali, Mauritanie). Aujourd’hui, Call Me compte dans son portefeuille quelques-unes des plus grandes entreprises sénégalaises (Société nationale des télécommunications, Société nationale d’électricité, Office national pour l’assainissement, Société des eaux, etc.) et sous-régionales, ainsi que quelques industries agroalimentaires et des opérateurs télécoms européens. Call Me est actuellement installée dans cinq pays (Sénégal, Mauritanie, Guinée, Côte d’Ivoire et Mali) et emploie des dizaines d’opérateurs multilingues (français, arabe, wolof, bambara…) spécialisés notamment dans le télémarketing, la télévente et l’accueil de clients.

Transfert d’argent
La troisième marque du groupe Chaka est née pratiquement à la même période que Call Me. Money Express opère dans le transfert d’argent. C’est, en effet, en 2002 que le Groupe Chaka conçoit le logiciel de transfert d’argent destiné aux réseaux de caisses d’épargne de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine. En 2004, la société Money Express est juridiquement créée. Opérateur incontournable du transfert d’argent sur le continent africain, Money Express a acquis une expérience de près de dix ans qui lui a valu une accréditation auprès des autorités financières européennes. Fort d’une présence dans plus de 50 pays dont 24 en Afrique, Money Express est le premier réseau panafricain indépendant pour le transfert d’argent. L’activité de Money Express repose sur l’exploitation d’un logiciel développé en interne, dont elle est pleinement propriétaire. La société exploite un système de transfert électronique d’argent utilisant un Intranet sécurisé et se présente comme un « fournisseur, intermédiateur et intégrateur de solutions de transfert de fonds panafricain ». L’application Money Express effectue tous types de transactions : domestiques et internationales, en FCFA ou en devises, de cash à cash, de compte à cash, de cash à compte, de compte à compte et de carte à cash (transfert en ligne à l’aide d’une carte bancaire).

Money Express a été mise sur pied pour répondre à une demande de l’association des postes et caisses d’épargne de l’Uemoa, soucieuse de faire face à l’informel en sécurisant les transferts d’argent. Money Express est aujourd’hui établie dans une quarantaine de pays sur les cinq continents.

Elle compte parmi ses partenaires plusieurs établissements financiers dont la Banque islamique du Sénégal (BIS), la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS), la Banque d’escompte et certaines sociétés internationales spécialisées dans le transfert d’argent (Coinstar Money Transfer, Ria Envia, Money Exchange, etc.). En 2002, le montant des transactions effectuées s’élevait à 500 millions de FCfa. En 2006, il était de 40 milliards de FCfa pour plus de 250 000 opérations. Actuellement, la base de données de Money Express est logée en France, mais un « back-up » sera prochainement placé dans un autre pays européen afin de parer tout incident susceptible de nuire au bon fonctionnement de la société. Le groupe Chaka a aujourd’hui un capital de 300 millions de FCfa. Il emploie environ 400 personnes dans différents pays. Toutes ses activités reposent sur l’ingénierie informatique et l’expertise d’une vingtaine d’ingénieurs africains qui conçoivent les logiciels et les installent. Le groupe Chaka propose des solutions bancaires, assure la sécurité des systèmes d’information et le couplage téléphonie-informatique. Dernier développement du groupe, Chaka Card Systems, centre de personnalisation moderne basé en Côte d'Ivoire, spécialisé dans le domaine de la monétique avec les solutions cartes bancaires.

Vive la Bourse !
Selon Samuel Maréchal, PDG de M&A Finance qui a accompagné l’introduction en bourse de la société, cette entrée en bourse lui permettra d’accéder à des outils de financements moins coûteux. Parallèlement à cette cotation, une augmentation de capital d’un montant de 2,8 millions d’euros dotera l’entreprise de moyens nécessaires à son ambition.

L’introduction en bourse de Money Express permettra à l’entreprise d’accéder, dans sa politique de développement, à des outils de financements moins coûteux. Il faut rappeler que les fonds d’investissements ne peuvent investir dans une entreprise que lorsqu’elle est cotée en bourse.

*Portrait rédigé grâce à
une abondante documentation
sur le Web.
Par Sidy DIOP

Le Sénégal a réalisé des performances dans la gestion et la vente des noms de domaine. Selon Alex Corenthin, gestionnaire du nom de domaine .sn, notre pays totalise 5.324 noms de domaine actifs et occupe la 13ème place en Afrique. Toutefois, reconnaît-il, il y a encore du chemin à faire dans la cadre de la promotion de l'utilisation des noms de domaine .sn

S'exprimant, vendredi dernier, lors de la première édition du forum de l'Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (Appel), Alex Corenthin, gestionnaire du nom de domaine .Sn, par ailleurs directeur de Nic Sénégal, est revenu sur les progrès faits par le Sénégal dans la gestion et la vente des noms de domaine. Même si beaucoup d'efforts restent encore à faire, notre pays a réalisé des performances dans ce domaine.

Citant les statistiques de 2016, M. Corenthin a indiqué que le Sénégal totalise aujourd'hui 5.324 noms de domaine actifs. Il occupe ainsi la 13ème place au niveau africain. Ce classement est dominé par l'Afrique du Sud (1 million de noms de domaine) suivi du Gabon, Mali, Centrafrique, Guinée équatoriale... Seulement, a-t-il expliqué, le Gabon, le Mali et la Guinée Equatoriale ont confié la gestion de leurs noms de domaine à « un prestataire qui en fait ce qu'il veut ». Selon lui, « si l'on élimine ces pays, le Sénégal se positionnerait dans le top 10 des pays qui vendent le plus de noms de domaine à travers le continent ». Dans une dynamique d'améliorer les notes du Sénégal, Nic Sénégal, Comité de gestion des noms de domaines .Sn, délégué par l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, étudie la possibilité de réduire ses tarifs. Pour l'heure, le prix d'un nom de domaine est fixé à 30.000 FCfa et le renouvellement annuel à 20.000 FCfa. Ces tarifs, a précisé le directeur de Nic Sénégal, vont baisser au fur et à mesure que le nom d'acheteurs s'accroît.

Pour Alex Corenthin, le .Sn est l'identité et l'emblème de notre pays. D'où la nécessité, pour les sociétés sénégalaises, de s'en procurer et ainsi œuvrer pour la valorisation des contenus locaux. Dans le cadre de la promotion du .Sn, des bureaux d'enregistrement ont été ouverts au Sénégal et à l'étranger. Pour le compte de l'année 2016, Nic Sénégal compte signer, d'ici la fin de l'année, le Dnssec (Sécurité de confiance numérique) pour la sécurisation des transactions sur Internet, et améliorer la communication envers les acteurs du secteur. Mais également promouvoir l'identité numérique et appuyer l'entrepreneuriat des noms de domaine.

Ibrahima BA

Le directeur général de l’Agence de  l’informatique de l’Etat, Cheikh Bakhoum, a annoncé, hier, la volonté du Sénégal d’avoir un point d’échange Internet avant la fin de l’année. M. Bakhoum s’exprimait, hier, lors de la première édition du Forum des éditeurs de la presse en ligne (Appel).

Les points d’échange Internet sont indispensables pour la création d’un écosystème d’Internet de pointe. Ils permettent aux fournisseurs d’Internet de se connecter entre eux et d’échanger du trafic local. Cela, dans le but de développer une véritable économie numérique. C’est, sans doute, ce qu’a compris le Sénégal. En effet, notre pays, dans son objectif de faire du secteur du numérique un véritable outil de transformation économique et sociale, entend se doter d’un point d’échange Internet avant la fin de l’année. C’est, du moins, ce qu’a annoncé, hier, Cheikh Bakhoum, directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie).

Il intervenait lors de la première édition du Forum des éditeurs de la presse en ligne (Appel), organisé sur le thème « Internet local : souveraineté et/ou patrimoine numérique ? ». Selon lui, ce point d’échange va permettre au contenu local d’être beaucoup plus accessible pour le Sénégal.

« Sans point d’échange, on est toujours trop dépendant de la connectivité internationale. Avec la mise en place de cette infrastructure, nous pourrons avoir notre Internet  local. Ce qui va permettre au Sénégal d’engranger davantage de points », a-t-il indiqué, ajoutant que le point d’échange est indispensable pour la mise en place d’un patrimoine national Internet.

Par rapport au Data center, l’autre domaine qui sera développé, le Sénégal a, a-t-il fait comprendre, en 2015, créé un ensemble général où il y a des acteurs qui possèdent aujourd’hui des réseaux, des systèmes d’information. Pour Cheikh Bakhoum, la mise en place de Data center va booster la création d’emplois. C’est pourquoi, l’Etat est en train de travailler sur la question, notamment à travers le projet du parc numérique de Diamniadio ainsi que dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse).

D’après le directeur de l’Adie, le Sénégal a la possibilité d’être leader dans ce domaine, en Afrique de l’Ouest. Toutefois, pour le réussir, a-t-il ajouté, il est important d’avoir une bonne stratégie, d’améliorer la fiscalité. Mais également d’avoir une alimentation électrique abondante et une connexion  haut débit.

Sur le coût de l’Internet au Sénégal, Cheikh Bakhoum a indiqué que la multiplicité des fournisseurs permettra de démocratiser davantage l’Internet.

Ibrahima BA

En marge de la célébration de la journée mondiale des Télécommunications (17 mai), l’Esmt a organisé, samedi dernier, une journée « Portes ouvertes » au profit des élèves de Terminale, des étudiants, des conseillers d’orientation et des parents d’élèves. A travers cette action de sensibilisation, l’Esmt vise à faire découvrir aux élèves l’environnement des télécommunications ainsi que les opportunités offertes en termes d’orientation et d’étude après le baccalauréat. Cette manifestation a été une occasion pour le public de bénéficier d’une initiation en télécommunications/Tic et sur les différentes filières de formation qui leur sont offertes dans ce domaine, à travers un panel sur les métiers des Tic, des débats thématiques et une visite guidée dans les différents laboratoires de l’Esmt.  Celle-ci espère ainsi susciter une vocation scientifique auprès des jeunes élèves. Un panel de discussion sur le thème « Formations et métiers dans les Tic » a permis de mesurer toute l’importance de cette action qui a mis en relief diverses opportunités à saisir.

Alassane Aliou MBAYE

Le prix « Rfi Challenge App Afrique » a été remis, hier, au Malien Cheikh Oumar Bagayoko, pour la présentation de son brillant projet sur l’application « Bogou ». Lancé en décembre 2015 par Claire Hédon, présentatrice de l’émission « Priorité Santé » sur Rfi, le concours vise à développer des services numériques qui facilitent l’accès  aux soins des populations en Afrique.

La première édition du prix « Rfi Challenge App Afrique » a récompensé le Malien Cheikh Oumar Bagayoko pour  son application « Bogou ». Outil de télé-expertise disponible via un ordinateur connecté à Internet, « Bogou » permet aux médecins exerçant dans des zones reculées de demander, à distance, un  avis à des spécialistes. Le cas décrivant le problème de santé est posté sur la plateforme qui est organisée sous forme de cercles sécurisés. Avec ce brillant projet, le lauréat remporte ainsi  une bourse de 15.000 euros grâce au soutien des partenaires du « Rfi Challenge App Afrique », en particulier Microsoft, Facebook, Orange et Mozilla.

Cette somme est destinée au développement de son service numérique, et notamment en mobilité, à travers l’Afrique francophone. La cérémonie de remise de ce prix s’est déroulée à l’Institut français de Dakar, en présence de la journaliste et présentatrice de l’émission « Priorité Santé », Claire  Hédon, de la présidente directrice générale de France Médias Monde, Marie Christine  Saragosse, et de Christophe Champin, chargé des Enregistrements numériques.

D’après l’initiatrice du concours, l’idée leur est venue de lancer « Challenge App Afrique », car ils se sont aperçus que dans l’émission « Priorité Santé », il y avait besoin de supports écrits. A l’en croire, certes les auditeurs écoutent ce qui se dit, mais comme la mémoire est un peu fugace, il fallait penser quelque chose d’écrit. A en croire, Claire Hédon, le concours a connu un franc succès avec au total 650 participants dont 21 nationalités différentes du continent africain avec tous des projets intéressants construits pour faciliter l’accès aux soins.

Même pour les trois finalistes à savoir Cheikh Oumar Bagayoko (Mali) pour son outil de télé-expertise « Bogou », Alain Nteff (Cameroun) pour le projet « Giftedmom » et Eliphal Balloula Touadi (Congo-Brazzaville) pour le projet « Fongwama », « il était difficile pour le jury de trancher et de choisir le lauréat au vu de l’intérêt et de l’importance que portait chacun de leur projet », souligne la journaliste. Et d’informer de la remise de mention spéciale au Sénégalais Mamadou Sall pour son projet « Karangué » qui est une application de  rappel automatique des parents par rapport au calendrier de vaccination des enfants. Auparavant, le lauréat et les finalistes étaient les invités de Claire Hédon, dans l’émission spéciale de « Priorité santé » sur  le thème « Le Sénégal est-il une référence dans la formation des médecins en Afrique francophone ? », enregistrée également hier, en public à l’Institut français de Dakar et qui sera diffuséee sur Rfi, aujourd’hui (Ndlr) à 9h10 (heure de Dakar).

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le ministre des Postes et des Télécommunications, Yaya Abdoul Kane, a présidé, hier, l’ouverture d’un atelier national de partage sur l’économie du numérique. L’objectif est d’arriver à la mise en place d’une plateforme de concertation et de dialogue des acteurs pour une mise en synergie des projets dans le secteur.

Pour faire du secteur du numérique un véritable outil de transformation économique et sociale du Sénégal, il est nécessaire de s’inscrire dans une démarche inclusive, en procédant  à une consultation de l’ensemble des acteurs. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’atelier national de partage sur l’économie du numérique qui s’ouvre depuis hier à Dakar. Pour le ministre des Postes et des Télécommunications, Yaya Abdoul Kane, l’objectif de rencontre est d’aboutir à la mise en place d’une plateforme de concertation et de dialogue des acteurs en vue d’une mise en synergie des projets. Mais également d’une mutualisation et d’une meilleure rationalisation des ressources.

« L’atelier va également permettre la mise en place d’un dispositif de soutien institutionnel, technique et financier pour appuyer, promouvoir et renforcer ces différentes initiatives de promotion du numérique et optimiser leur impact économique et social », a-t-il ajouté. Selon M. Kane, la réduction de la fracture numérique et la promotion de l’Economie numérique ont toujours été pour le gouvernement une préoccupation majeure.

Stratégie Sénégal numérique
 C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, « d’importants projets et programmes ont été initiés et développés en termes d’accès, de désenclavement numérique et de démocratisation à travers l’intégration du numérique dans des domaines comme l’éducation, la santé, la promotion de l’équité et de l’égalité du genre mais aussi au profit de l’insertion et de la promotion sociale des couches vulnérables ».  

Aux yeux du ministre, aujourd’hui, à travers la Stratégie Sénégal numérique, la promotion de l’économie numérique reste plus que jamais une priorité pour le gouvernement qui, dans sa vision, se propose de réaliser « le numérique partout, pour tous et pour tous les usages en 2025 ».

Par ailleurs, a-t-il relevé, la réalisation de cette ambition suppose la levée d’un certain nombre de contraintes. Parmi celles-ci figurent l’absence de collaboration et de synergie entre les initiatives de promotion du numérique et d’un cadre d’échanges et de partage de bonnes pratiques. Non sans oublier la non-harmonisation des programmes et contenus développés par les différents projets et le manque de visibilité et de viabilité lié au déficit de ressources financières de la plupart des initiatives.

En marge de cet atelier, le ministère des Postes et des Télécommunications a paraphé une convention de partenariat avec le Groupe Zte. Le partenariat a pour objectif de permettre « d’avoir des plateformes d’échanges avec une base de données sur toutes les actions qui sont menées dans le cadre du développement de l’économie numérique ». Mais également de  procéder au désenclavement numérique des territoires, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation.  Yaya Abdoul Kane a annoncé la révision du Code des télécommunications pour mieux l’adapter au contexte et ouvrir le secteur à d’autres opérateurs.

Ibrahima BA

L’Internet est un facteur essentiel pour le développement économique, social et éducatif en Afrique. Raison pour laquelle l’Ong Jonction, en partenariat avec la fondation « Web we want » dans le cadre du programme Fast Africa, a organisé, à Dakar, un atelier de partage et d’échanges sur la thématique « Enjeux et défis ».

Dans une étude publiée par l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), datée de décembre 2015, il est établi que le taux de pénétration des services Internet au Sénégal est de 54,76%. Toutefois, il est constaté un taux faible de l’usage des réseaux sociaux, car on note seulement 1.700.000 (12%) d’utilisateurs sénégalais de Facebook selon les statistiques d’internet World Stats, à la date du 15 novembre 2015. Cela est révélateur aussi du faible taux de pénétration d’Internet au Sénégal malgré les statistiques officielles.

Pour face faire à cette situation, Ababacar Diop, président de l’Ong Jonction, créée en 2004,  indique que les autorités doivent prendre conscience de l’enjeu et des opportunités qu’offrent Internet qui est un levier de développement. « Au plan politique, comme ledit le président de la République, sa volonté, c’est le contrôle de l’action gouvernementale ; cela peut se faire à partir d’Internet. Au plan économique, le Sénégal peut utiliser Internet pour s’insérer dans l’économie numérique. Au plan socio-sanitaire, on peut développer la télémédecine pour mieux améliorer l’offre de santé des populations (…)», a-t-il expliqué.

Dérives sur Internet
Concernant les dérives notées sur la toile, M. Diop préconise une application stricte des lois pour lutter contre la cybercriminalité et asseoir notre sécurité. Il pense même à une meilleure adaptation de ces lois et règlements par rapport au contexte des nouvelles technologies. Aussi, a-t-il constaté une exposition anarchique des données personnelles. « Il faut une sensibilisation pour que l’usage d’Internet soit positif et non négatif », lance-t-il comme appel.
El Hadji Daouda Diagne, directeur de Computech Institute, a indiqué entendre que l’Etat doit contraindre les opérateurs de téléphonie à baisser leurs tarifs. En revanche, il a noté, suite à une enquête faite dans 12 établissements, que peu d’élèves utilisent Internet pour chercher des informations utiles. Il a aussi déploré que les structures étatiques ne mettent pas à jour leurs sites.

M. Diagne s’insurge contre les crimes et autres délits qu’on voit dans le virtuel (usurpation de fonction, piratage, vol, arnaque, insulte, etc.). A ce titre, Daouda Diagne pense que les autorités doivent pousser certains administrateurs de site à contrôler les contenus avant publication. « Il faut avoir un mot de passe fort ; les mots de passe faibles sont décryptés. On ne doit pas tenter d’accéder aux données personnelles d’autrui », a-t-il souligné, non sans inviter à un durcissement de la loi sur la cybercriminalité.

Quant à Fatou Ndiaye, membre du réseau des jeunes filles du Conseil des femmes (Cosef), elle a révélé que des étudiants s’inscrivent à l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) alors qu’ils ne savent pas comment utiliser un ordinateur. Elle précise ceci : « L’Internet peut être utilisé pour le progrès social (…) [mais] tous les crimes qu’on voit sur Internet sont aussi perpétrés dans la vie courante ».

Serigne Mansour Sy CISSE

En partenariat avec l’Ong Sightservers, l’Agence de l’informatique de l’Etat, à travers sa Cellule de solidarité numérique (Csn), a ouvert une session de formation en faveur des personnes vivant avec un handicap visuel. L’objectif est d’accompagner les couches sociales pour une meilleure maîtrise des applications et outils informatiques afin de participer à leur intégration sociale.

Le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), Cheikh Bakhoum, a présidé, hier, la cérémonie d’ouverture de la session de formation dédiée aux personnes vivant avec un handicap visuel. Organisé en partenariat avec la Convergence des aveugles  pour l’unité, la solidarité et l’entraide (Cause), l’Ong Sightservers et la Direction générale de l’action sociale (Dgas), cet atelier a pour objectif principal d’accompagner les couches vulnérables pour une maîtrise parfaite des applications et outils informatiques afin de participer à leur intégration sociale.

Pour le directeur de l’Adie, il s’agit, d’une façon, d’accompagner l’Etat dans sa politique de promotion des personnes vivant avec un handicap. « Les besoins des personnes vivant avec un handicap étant d’origine transversale, une synergie d’actions doit être mise en œuvre afin de renforcer et d’harmoniser, dans un cadre impulsif et multipartenarial, les programmes de normalisation leur permettant un accès aux Tic », a-t-il indiqué, déplorant le nombre limité des structures permettant l’accessibilité de ces personnes à l’outil informatique.

Cette session de formation est, aux yeux de Cheikh Bakhoum, une autre forme de réduction du gap numérique et de lutter contre l’exclusion sociale par la prise en compte de tous les paramètres liés à l’accessibilité à l’outil informatique de toutes les catégories de personnes vivant avec un handicap.  L’Adie compte généraliser cette initiative à travers le Sénégal, par le biais de ses salles multimédia, afin de permettre aux personnes vivant avec un handicap de bénéficier, au maximum, des outils Tic.

Cet atelier de formation de dix jours a regroupé une dizaine de participants. Pour Aissatou Wane Tall, coordonatrice du projet, cette formation leur permettra d’être beaucoup plus autonomes et d’être à l’aise dans leur travail.

De son côté, Salimata Bocoum de l’Ong Sightservers a indiqué que les Tic, à travers les logiciels,  sont « un moyen de pallier le handicap ». Selon elle, permettre l’accès à l’informatique est une manière de lutter contre la stigmatisation.

Ibrahima BA

Un atelier de formation portant sur l’archivage électronique et la gestion documentaire s’est tenu du 10 au 12 mars à Saly Portudal,  sur initiative de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) avec le soutien de ses différents partenaires dont Icf et Pro Archives Systèmes.

L’objectif de l’atelier portant sur l’archivage électronique et la gestion documentaire était de former des agents du secteur de l’Urbanisme sur les enjeux de l’archivage électronique et la gestion documentaire. L’atelier était animé par le consultant-expert archiviste Cheikh Tidiane Sy, directeur de l’Entreprise numérique de gestion des archives (Enga), informe un communiqué parvenu à notre rédaction. La rencontre a réuni les représentants des directions de l’Urbanisme et de l’Architecture (Dua) des départements de Dakar, Guédiawaye, Pikine et Rufisque.

Les échanges ont permis de donner aux participants une vision globale et systémique de la gestion d’archives, informe le texte. L’étude de cas portant sur la plateforme mise en place par l’Adie dans le cadre du projet TeleDAC pour la gestion documentaire et l’archivage électronique a suscité beaucoup d’intérêts chez les séminaristes. Ce dispositif sera incessamment déployé dans les directions ou services de l’urbanisme où la plateforme TeleDAC est opérationnelle, souligne le texte.Le projet TeleDAC a pour mission principale de faciliter les conditions d’obtention de l’autorisation de construire à travers la dématérialisation complète de la procédure. Dans ce dessein, TeleDAC se doit, entre autres, de sécuriser les archives physiques de permis de construire des directions ou services de l’Urbanisme de la région de Dakar.

A travers TéléDAC, 200.000 dossiers du Centre national des archives ont été numérisés et les bureaux de l’institution réhabilités. Cette démarche a rendu possible la sécurisation des archives physiques de permis de construire des directions et services de l’Urbanisme dans les localités concernées. 25 personnes ont été recrutées pendant 9 mois pour la numérisation de toutes les archives datant parfois d’avant les indépendances, précise le communiqué, signé des services de communication de l’Adie. L’archivage reste méconnu du grand public. Pourtant, son importance sur la prise de décisions dans les meilleures conditions et en toute connaissance de cause n’est plus à démontrer. Avec l’évolution des Technologies de l’information et de la communication, l’archivage a pris une dimension encore plus importante.

Oumar BA


L’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication au Sénégal (Optic) a organisé, jeudi dernier, une rencontre pour aborder la situation du secteur de l’économie du numérique. A l’occasion, le président d’Optic, Antoine Ngom, a annoncé la finalisation de la Stratégie nationale de l’économie numérique en avril prochain.

Le président de l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication au Sénégal (Optic), Antoine Ngom, a invité l’Etat du Sénégal à convoquer un Conseil présidentiel sur l’économie du numérique. Cela permettrait, selon lui, de prendre des décisions immédiates avec un impact fort sur le secteur. « Pour un Etat qui aspire à l’émergence, le volet du numérique doit occuper une place importante », soutient M. Ngom. Et pour cela, il pense que la création d’un Conseil national sur le numérique est nécessaire. « Le président de la République quand il s’exprime sur ce volet, on sent que la volonté est là. C’est dans la mise en œuvre qu’on pêche. Dans le cadre institutionnel, la structuration de l’architecture du secteur du numérique ne permet pas une grande cohérence des politiques publiques et dans les décisions qui sont prises », remarque-t-il.

En ce qui concerne la création d’un Parc des technologies numériques à Diamniadio, l’Optic, membre du Conseil national du patronat (Cnp), a reçu 40 millions de FCfa de la Banque africaine de développement (Bad). « La création de ce parc permettra de faire un bond important dans le développement du numérique au Sénégal », précise-t-il.

Dans leurs stratégies, les objectifs fixés sont, entre autres, le renforcement de la formation pour combler le gap des ressources humaines, l’encouragement de la concertation pour mutualiser les installations de fibres optiques afin d’économiser de l’argent.

Par rapport à l’appel à candidatures infructueux de la 4G, Antoine Ngom estime que « ce ne sont pas des batailles interposées d’experts qui vont régler les problèmes, mais plutôt une concertation où sera pris en compte l’intérêt des opérateurs, de l’Etat et des consommateurs ».

Marame Coumba SECK


Clim DaikinÀ l'occasion d'un séminaire organisé avant-hier dans un hôtel de Dakar par l'entreprise Daikin, de nouvelles technologies en matière de climatisation ont été présentées.

Ils étaient une cinquantaine de chefs d'entreprises et partenaires à se rendre au séminaire de présentation des nouveautés 2016 de l'entreprise Daikin.

Spécialisé dans la conception de climatiseurs et producteur de réfrigérants, le groupe, représenté par Hubert Gatez, son responsable du service prescription, en a profité pour dévoiler une nouvelle technologie en matière de réfrigération.

Le gaz utilisé pour refroidir l'air n'est plus le même. À la place du gaz R410 utilisé jusqu'à maintenant, Daikin annonce des climatiseurs fonctionnant au R32 (difluorométhane). Ce gaz permettrait de réaliser des économies d'énergie en plus d'être écologique. Il est produit à partir d'un atome de carbone, deux atomes d'hydrogènes et deux atomes de fluor.

« Le lancement de ce type de produit est exclusif en Afrique », annonce le représentant. Pour le moment l'utilisation du R32 n'est possible que pour les climatiseurs. Mais avec la régulation F-gas, imposant l'utilisation de gaz à faible potentiel de réchauffement climatique (PRC) d'ici à 2025, « il est fort probable que les fabricants de frigo aillent dans cette direction là aussi » ajoute Hubert Gatez.

D'autant plus que le difluorométhane est plus performant en termes de refroidissement et moins polluant. Comparé au R410, Daikin note une réduction de 75% de consommation de CO2 avec le R32.

Le risque, paradoxalement, c'est que le R32, comme tous les gaz produits par l'homme, est un gaz à effet de serre.

Cependant le difluorométhane a un PRC de 675 quand le R410 a un PRC d'environ 2000. Ce dernier gaz est encore utilisé par les entreprises de fabrication de machines réfrigérantes et est composé à 50% de R32. Pourquoi alors ne pas avoir commencé par utilisé le difluorométhane pour refroidir l'air des climatiseurs ? Cela vient de l'autre danger du R32. Il est classé comme inflammable, mais faiblement. « À l'époque [du lancement, en 2002, ndlr] ça n'aurait pas été accepté » précise M. Gatez. Mais en 2012, bien que la législation n'ait toujours pas changée, l'utilisation du R32 est accordée sur le marché japonais. Et le représentant de Daikin de rassurer son auditoire en montrant une comparaison vidéo entre 30g de propane qui explosent après une étincelle dans une boîte de 1m3, et 300g de R32 qui attisent un peu une flamme dans la même boîte.

Nicolas CERTES (stagiaire)

Adie porokhaneL’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) a récemment installé une salle multimédia au « Daara » Mame Diarra Bousso de Porokhane, cité religieuse située dans le département de Nioro du Rip, dans la région de Kaolack.

Cette inauguration à laquelle a pris part le chef de la Cellule de solidarité numérique (Csn), entité en charge du volet social et solidaire au sein de l’agence, s’est tenue à l'occasion de la célébration du Magal de Porokhane dédié à la mère du fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba, le 11 février dernier. Selon un communiqué, l’école coranique Mame Diarra Bousso, qui accueille exclusivement des jeunes filles, abrite cet espace d'apprentissage et d'initiation au numérique. Ainsi, une dizaine d’ordinateurs a pu être installée sur place avec des logiciels permettant l’apprentissage du Coran, des sciences, de l’arabe, du français et des maths.

« Ce programme qui, avec le recyclage des e-déchets et la formation des couches vulnérables, constitue un pilier essentiel dans la lutte contre la fracture numérique va permettre d’apporter l’outil informatique dans tous les coins et recoins du Sénégal ». 130 salles multimédia sont déjà ouvertes dans diverses localités du pays grâce à l’Agence de l’informatique de l’Etat et ses partenaires notamment la société française Axa. Cette année, informe toujours ce communiqué, l’objectif est d’installer une cinquantaine de salles multimédia à travers le Sénégal.

I. BA


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AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.