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Sciences et Technologies (91)

Sonatel vient de lancer, dans le cadre de sa politique de responsabilité sociale d’entreprise, le prix « Linguère digital challenge » 2016 (Ldc 2016) qui est la deuxième édition de son Prix de l’entreprenariat numérique féminin (Penf) lancé l’année en 2015.

Pour sa deuxième édition, le Prix de l’entreprenariat numérique féminin s’est mué en Prix « Linguère digital challenge » (Ldc). Sonatel vient de procéder au lancement de l’édition 2016 qui s’inscrit dans le cadre de sa politique de responsabilité sociale d’entreprise.

L’objectif du Ldc 2016, dont les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 25 novembre prochain sur l’adresse http://www.sonatel.sn/ldc/, « est de récompenser les trois meilleures entreprises sénégalaises dirigées par des femmes, utilisant les nouvelles technologies dans leur activité ». Selon un communiqué, il s’agit d’une déclinaison de la politique d’accompagnement de Sonatel aux start-up évoluant dans l’écosystème numérique combinée à l’approche genre qui constitue un des axes majeurs de la stratégie Rse de l’entreprise.

« Linguère digital challenge », poursuit ce document, est spécifiquement ouvert aux entreprises dirigées par des femmes qui auront fait preuve notamment d’innovation dans l’usage des moyens de communications numériques (télécommunications fixes ou mobiles) dans leurs activités avec un impact social et/ou environnemental concret pour la communauté (nombre d’emplois créés, effet sur la santé, l’éducation ou les besoins énergétiques, etc.) Les lauréates de cette édition, en plus de bénéficier d’un accompagnement d’un an, recevront respectivement et par ordre de mérite les lots suivants: 10 millions de FCfa pour le 1er Prix ((Pack start-up inclus), 5 millions de FCfa pour le 2ème Prix (Pack start-up inclus) et le 4 millions de FCfa pour le 3ème Prix (Pack start-up inclus).
Un jury se chargera d’effectuer une présélection du 25 novembre au 05 décembre avant le démarrage des auditions des candidates retenues.

La sélection des finalistes est prévue du 5 au 10 décembre et la cérémonie de remise des prix est fixée au jeudi 15 décembre 2015 avec live-voting des participants pour classer les lauréates.

Ibrahima BA

L’Agence française de développement (Afd) et Bpifrance s’associent pour lancer le « Startup challenge digital Africa », un concours d’innovation numérique ouvert aux startups africaines et françaises qui agissent pour le développement en Afrique. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 novembre prochain.

Pour accompagner le dynamisme des écosystèmes numériques se traduisant par la multiplication des hubs technologiques, coworking, lab, des incubateurs dont le nombre dépasse actuellement 300 sur le continent, l’Agence française de développement (Afd) et Bpifrance lancent, pour la première fois, un concours d’innovation numérique. Le « Startup challenge digital Africa » s’adresse aux startups africaines et françaises. Il est ouvert jusqu’au 15 novembre prochain sur la plateforme : http://digitalafrica.afd.fr

Pour cette première édition, quatre secteurs ont été sélectionnés pour leur dynamisme et leur potentiel d’impact pour le développement de l’Afrique.

Il s’agit, selon un communiqué, de la fintech, santé, environnement/énergie et agriculture. L’objectif du « Startup challenge digital Africa » est d’encourager et soutenir de nouveaux acteurs de l’économie numérique, accélérer la diffusion de savoir-faire et faciliter l’émergence de nouvelles solutions pour le développement. « L’Afrique est de plus en plus connectée, grâce notamment à l’adoption rapide du mobile, et est devenue une terre d’innovation numérique. Le développement du paiement mobile et l’adoption grandissante des smartphones et du haut débit sont autant de facteurs qui permettent aux entrepreneurs du numérique de proposer de nouveaux produits et services dans l’ensemble des secteurs économiques », informe ce document.

Rencontre des partenaires
Il ajoute qu’un jury désignera deux startups lauréates, une africaine et une française, dans chacun des 4 secteurs (soit 8 startups). Aussi, deux startups supplémentaires, une africaine et une française, seront sélectionnées via un vote en ligne. A l’arrivée, ce seront 10 startups qui se verront récompensées. Ces startups seront également invitées à venir présenter leur initiative et rencontrer des partenaires lors du 27ème Sommet Afrique-France qui se tiendra à Bamako les 13 et 14 janvier 2017.

Pour l’édition 2016 du « Startup challenge digital Africa », un jury composé de personnalités qualifiées, africaines et françaises, et de représentants de l’Afd et de Bpifrance sera mis en place. Le concours est parrainé par deux entrepreneurs influents du monde des technologies et de l’innovation, en l’occurrence Karim Sy, fondateur du réseau Jokkolabs (1er espace de travail collaboratif africain), et Gilles Babinet, fondateur de Africa4Tech, premier président du Conseil national du numérique, représentant de la France auprès de la Commission européenne sur les sujets numériques (« Digital champion »).

« Le numérique peut être un formidable accélérateur de développement durable en Afrique, à la condition que chacun puisse bénéficier du tremplin de l’innovation. L’Agence française de développement veut accompagner cette transition porteuse de nouvelles trajectoires de croissance, soutenir des entrepreneurs du Sud dont les projets sont prometteurs pour leur continent et favoriser les interactions entre entrepreneurs du Nord et du Sud », déclare Rémy Rioux, directeur général de l’Afd, dans le communiqué.

De son côté, Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, indique que les sauts technologiques qui s’opèrent actuellement en Afrique et l’émergence d’une classe moyenne jeune créent des opportunités exceptionnelles de développement pour les entreprises africaines et françaises.

Ibrahima BA

Boubacar Diawara, un Sénégalais vivant en France a conçu le "Language-swap", une innovation technologique qui va révolutionner le marché du E-Learning, en contournant les difficultés rencontrées dans les formes classiques d’apprentissage de langues, a appris l’Aps.

Cette nouvelle plateforme propose "une solution globale et digitale", basée sur des stages pratiques de langues avec des natifs et des utilisateurs ayant un très bon niveau dans une langue et désireux de partager leurs propres compétences linguistiques, en échange d’un apport tout aussi enrichissant dans une autre langue, a expliqué son créateur.
"Language-swap est un concept innovant et efficace pour pratiquer une langue. Il est basé sur le E-Learning participatif et collaboratif, qui est fondé sur la mise en relation d’apprenants aux profils complémentaires et assure un accès libre sans contrainte de temps, de lieux ou de rythme à une formation souple et modulée basée à 100% sur la pratique", a précisé Boubacar Diawara.

Dans un entretien exclusif avec l’Aps, M. Diawara, par ailleurs directeur général La société par actions simplifiées (SAS-Nanta), a soutenu vouloir développer au sein de cette plateforme, "la toute première start-up parisienne", une véritable communication entre personnes. Cette méthode permet à chaque utilisateur d’étoffer ses réseaux personnels en se faisant des amis ou des contacts professionnels partout en Europe et à travers le monde. Language-swap révolutionne à 360° le marché du E-Learning par une méthode simple et puissante comme le Linkedin et la Bla Bla Car du E-Learning", a souligné M. Diawara.Selon lui, "Bla Bla Car" est un service de covoiturage français leader mondial du domaine qui met en relation des conducteurs et des passagers souhaitant partager un trajet et les frais associés.

Les conducteurs publient leurs places disponibles et les passagers les achètent en ligne, sur des trajets dont la distance moyenne est de 330 kilomètres.

"L’entraide est le mot d’ordre et chacun peut y être professeur un moment et devenir élève à un autre moment, grâce à un positionnement original et unique. Tout étudiant en droit, finances, marketing et autres, peut trouver au Language-sawp.com des correspondants qui étudient ou travaillent dans le même domaine que lui et qui peuvent l’aider à pratiquer leurs langues dans leurs domaines de compétences, en échange de la sienne", a encore expliqué Diawara.

"Dans ces échanges de compétences linguistiques qui sont plus qu’un partenariat gagnant-gagnant, les tandems partners peuvent choisir, chaque jour, un thème dans leurs domaines de compétences et échanger là-dessus pour booster leur jargon et fluidifier leurs discours dans la langue de leurs partenaires", a dit ce jeune Sénégalais natif de la Casamance.
D’après lui, "si les correspondants sont des francophones et des anglophones, ils pourront discuter pendant trente minutes en anglais sur un thème de la finance et trente autres minutes sur le même thème en français".

"Désormais, les économies d’échelle commencent à partir de 50% avec le partage des frais de cours. Chaque élève peut réaliser jusqu’à 50% d’économie en suivant des cours de langues avec deux, trois voire quatre personnes et en partager les frais", a expliqué Boubacar Diawara.

Il a précisé que "pour ce faire, il lui suffit de choisir un cours ou un pack de cours pour son niveau de langue et attendre ou inviter d’autres personnes à compléter".

"Dès que le pack de cours est complet avec deux personnes, au moins, pour les packs duo, les réservataires sont prévenus par E-mail des dates possibles de tenue des cours avec un social teacher qui est le nom attribué aux professeurs dans ce concept. Language-swap est gratuit et chaque membre devient automatiquement membre premium", a dit Boubacar Diawara.

APS

Offrir la possibilité aux jeunes de s’exprimer sur des sujets les concernant, telle est l’utilité de la plateforme U-Report dont le lancement est prévu cette après-midi à la Place du Souvenir par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne et de Laylee Moshiri, représentante résidente de l’Unicef au Sénégal.

La plateforme compte encourager les jeunes et les adolescents à s’exprimer et à rechercher des solutions aux problèmes qui les concernent et les préparer à devenir des citoyens engagés dans le développement de leur pays. Une fois les informations collectées, le coordonateur national du projet U-Report indique que les résultats sont communiqués sur le site Web U-Report Sénégal de façon anonyme, avec une analyse géographique et selon l’âge. Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, invite les jeunes à saisir cette opportunité pour faire entendre leur voix. « U-Report permet aux jeunes de donner leur opinion sur la vie et le développement de la nation. Les données issues des sondages offrent d’importantes évidences pour la programmation sensible aux préoccupations et défis des jeunes, tout en soutenant le plaidoyer au niveau national pour des politiques publiques qui répondent mieux à leurs besoins », a t-il déclaré. Selon le coordonateur national du projet U-Report au Sénégal, El Makhtar Ndiaye, la plateforme vise à renforcer la participation équitable des jeunes et de leurs communautés dans le dialogue social et politique. Le directeur de social change factory, Sobel Aziz Ngom, chargé de l’organisation du « Boot camp », précise qu’elle vise à convaincre les jeunes du sens et de l’impact de leurs engagements. « On veut les faire réfléchir sur U-Report et en tant qu’outil, mais aussi sur comment il peut changer la vie des jeunes et des moins jeunes au Sénégal », explique M. Ngom.

La représentante de l’Unicef Sénégal, Laylee Moshiri, souligne l’importance des résultats collectés. « A travers le site internet de U-Report et les résultats des sondages périodiques, les gouvernements et leurs partenaires peuvent s’imprégner de l’opinion et des perspectives des jeunes du  Sénégal sur des questions d’intérêt majeur », affirme-t-elle. Le projet U-Report a été développé pour la première fois par le bureau de l’Unicef en Ouganda, en 2011. En 2016, on compte plus de 2,4 millions U-Reporter répartis dans 27 pays du monde. Au Sénégal, il est géré par un comité de pilotage regroupant le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) est sur le point de boucler la construction de près de 200 kilomètres de fibre optique dans la zone sud du pays en vue de contribuer au « désenclavement numérique » de la Casamance, a révélé samedi son directeur général, Cheikh Bakhoum.

« C’est dans le cadre du projet Large Bande lancé par chef de l’Etat et dont l’objectif est de parvenir à un désenclavement numérique du Sénégal. Dans la zone sud, plusieurs axes, dont Ziguinchor-Oussouye, Oussouye-Cabrousse, Ziguinchor-Goudomp et Goudomp-Tanaf, sont en cours de réalisation », a expliqué Cheikh Bakhoum en visite à Ziguinchor.
 Cette visite entre dans la cadre d’une tournée nationale qui a conduit sa délégation dans les régions de Thiès, Diourbel, Kaolack et Ziguinchor, en compagnie de techniciens, d’ingénieurs, des partenaires techniques de Huawei et des représentants de Protec, l’entreprise chargée de réaliser les chantiers numériques. 

Pour le Dg de l’Aide, l’étape de Ziguinchor est une phase importante de cette tournée pour constater de visu l’état d’avancement des travaux du projet de « Large bande ». 
 « Nous avons entamé, entre Ziguinchor et Oussouye, 45 kilomètres de fibre optique. Entre Oussouye et Cabrousse, nous avons entamé la construction d’une ligne de 29 Kilomètres qui est presque à l’étape de finalisation. Ziguinchor-Tanaf en passant par Goudomp (117 km) est en cours de réalisation », a détaillé M. Bakhoum devant des journalistes. 

Pour l’ensemble des axes précités, la longueur totale est de 191 kilomètres de fibre optique. Les chantiers, qui ont débuté en janvier dernier, « seront livrés au plus tard dans trois mois », a assuré le directeur général de l’Adie.

 « Tous les services de l’administration qui sont autour de ce parcours vont être connectés à l’Intranet administratif. Ensuite, nous allons mettre cette infrastructure numérique à la disposition de tous les opérateurs qui en auraient besoin pour un meilleur service au bénéfice des populations », a-t-il poursuivi.

(APS)

Ziguinchor déjà connectée à Dakar par vidéoconférence
L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) a déjà mis en place un système de vidéoconférence pour connecter les services administratifs et des structures sanitaires et universitaires de Ziguinchor à Dakar pour éviter les déplacements systématiques sur la capitale, a déclaré samedi son directeur général, Cheikh Bakhoum.

 « Nous avons déjà installé une vidéoconférence au niveau de la gouvernance. Non seulement le gouverneur peut l’utiliser à tout moment, mais aussi elle est mise à la disposition de tous les services administratifs. Ziguinchor est bien connectée à Dakar par ce système », a notamment dit M. Bakhoum.

 « Ce système de vidéoconférence va permettre d’éviter de faire les déplacements systématiques sur Dakar et de faire une réduction de dépenses au niveau du fonctionnement de l’administration », a ajouté Cheikh Bakhoum, annonçant de gros investissements pour « désenclaver la Casamance » sur le plan numérique.

 « Nous avons beaucoup d’investissements dans ce sens. Et la région de Ziguinchor va en bénéficier au maximum, parce que nous avons reçu des instructions fermes dans ce sens. Nous sommes à pied d’œuvre pour réaliser cet ambitieux projet dans des délais très courts », a-t-il poursuivi.

 Il a assuré que sur le plan sanitaire et universitaire, l’hôpital de la Paix et l’université Assane Seck de Ziguinchor « sont déjà incorporés dans l’Intranet gouvernemental », pour permettre aux acteurs concernés de bénéficier de toutes les ressources technologiques mises à leurs dispositions. 

(APS)

Le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat a poursuivi, hier, à Kaolack, une tournée nationale de visite des chantiers du projet national Large bande Sénégal, entamée par le sud du pays. Cheikh Bakhoum, accompagné par les partenaires chinois de Huawei, a indiqué que la région de Kaolack était largement concernée avec l’installation de la fibre optique sur les axes Kaolack-Keur Ayib et Kaolack-Foundiougne.

Le projet national Large bande Sénégal qui vise un déploiement de 2.500 km de fibre optique pour mailler tout le territoire national en vue d’une couverture en très haut débit se poursuit dans la région de Kaolack. Le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), maître d’œuvre du projet, est venu superviser les chantiers, hier. Cheikh Bakhoum qui avait à ses côtés son partenaire stratégique chinois Huawei, s’est dit rassuré par le niveau d’exécution des travaux dans la région de Kaolack. Deuxième étape de la tournée démarrée par Thiès.

Dans le secteur de la région de Kaolack, il existe deux axes, à savoir Kaolack-Keur Ayib et Kaolack-Foundiougne avec le déploiement de la fibre optique pour le très haut-débit et la couverture de la télévision numérique terrestre. Au total, le projet Large bande va dérouler au total 3.000 km de fibre optique, assurer la connectivité de 300 bâtiments administratifs pour l’intranet gouvernemental ainsi que la construction d’un Datacenter sur le site de Diamniadio.

D’un coût global de 85 millions de dollars Us, cet important programme va assurer, selon M. Bakhoum, le désenclavement numérique du Sénégal. Interpellé sur l’appel de l’Association des maires du pôle Sine-Saloum sur la mise en place d’un Pudc numérique, le directeur général de l’Adie a souligné que ce chantier anticipait largement sur cette demande.

« Aujourd’hui, la volonté du chef de l’Etat est une couverture numérique totale de tout le territoire national. D’immenses efforts ont été faits dans ce sens avec l’Intranet gouvernemental qui permet aujourd’hui une communication par vidéo conférence entre les gouverneurs et les ministres. Avec le projet Large bande, il y aura un large maillage du territoire en termes de connectivité, notamment des zones rurales qui étaient en retrait dans le domaine de la connectivité… », a indiqué le directeur général de l’Adie.

Elimane FALL

L’AfricaCom aura lieu du 15 au 17 novembre 2016 au Cap. L’événement regroupe plus de 500 innovateurs du monde de la technologie et la communauté des affaires pour partager des idées et des opportunités.

L’événement sera une occasion pour les entrepreneurs d’amener leurs startups à un niveau supérieur et pour les investisseurs d'apporter une contribution significative au développement économique. Cette année, Ericsson sera le sponsor principal de l’Ahub à l’AfricaCom, présenté comme le plus grand événement sur les Tic en Afrique. L’Ahub est une plateforme de réseautage mettant en rapport les entrepreneurs, qui auront l'occasion de partager des idées et d'amplifier leurs opportunités d'affaires, et les investisseurs en capital-risque qui pourront identifier de nouvelles innovations dans le secteur technologique.

« Cette initiative renforce l'engagement d'Ericsson à conduire la Société en Réseau en Afrique grâce à l'innovation en mettant en valeur les talents partout sur le continent. Les entrepreneurs auront l'occasion de partager des idées et d'amplifier leurs opportunités d'affaires alors que les investisseurs en capital-risque peuvent identifier de nouvelles innovations dans le secteur technologique », souligne un communiqué.

La gestion de l’information sanitaire est une déterminante de la performance des cases, postes, centres de santé et hôpitaux. Bref, de la politique sanitaire d’une manière plus large. Ce sont autant de raisons qui ont poussé les autorités à donner leur accord pour l’utilisation à grande échelle du logiciel Dhis2. Cette innovation permet, en un clic, d’avoir accès à l’information sanitaire en temps réel.

« La disponibilité de données fiables et appropriées concernant les aspects socio-économiques, culturels, démographiques et épidémiologiques faciliteront le choix des domaines d’action prioritaires, la planification des interventions de santé publique et l’évaluation des progrès accomplis ». Ces propos de la représentante de l’Unicef au Sénégal, Laylee Moshiri, démontrent la pertinence de la production de données fiables dans la quête d’un système sanitaire performant. Le Sénégal s’est inscrit sur cette voie. La plateforme web de traitement et d’analyse des informations sanitaires sera utilisée à grande échelle après 2 ans d’expérimentation dans 76 districts.

L’annonce a été faite lors du lancement officiel de la plateforme Dhis2, en cours d’utilisation dans 101 pays à travers le monde. Cet outil est utilisé dans 42 pays africains. « Nous allons vers le passage à l’échelle de l’utilisation de cette plateforme », a fait savoir Oumou Kalsoum Diallo de la Direction de la planification, de la recherche et des statistiques. Elle a également abordé les perspectives et les défis dans son intervention. Les défis, a-t-elle évoqué, c’est de disposer d’un système d’informations sanitaires performant, innovant et émergent, pour tendre vers la couverture sanitaire universelle.

A ces défis, Dr Diallo a ajouté l’appropriation de cette innovation par les acteurs à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, d’autant plus que Dhi2 peut fonctionner sous Android ou dans des zones non couvertes par la connexion Internet. « Il reste à maintenir la flamme. Avoir l’outil est une chose, mais savoir tirer profit de ces opportunités doit être notre priorité. Avec cette plateforme, notre système d’informations sanitaires retrouve sa crédibilité et son lustre d’antan », a-t-elle déclaré.

Saut technique
Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale, s’est félicitée du passage à l’échelle du Dhi2. Selon elle, ce saut technique est un indicateur de la qualité de nos ressources humaines et aussi des performances du système sanitaire. « J’aime avoir autour de moi des agents qui brillent. La mise en place de cette plateforme démontre que nous sommes un grand pays, un grand peuple », a-t-elle laissé entendre. Le Pr Seck a décliné la place centrale de l’information sanitaire dans l’atteinte des objectifs, l’élaboration des stratégies et aussi la surveillance épidémiologique.

L’approximation des erreurs dans la production de ces données peut avoir, entre autres, des conséquences éco-systémiques, tant sur l’élaboration des stratégies, leur réédification que sur la surveillance des maladies. « Jusqu’ici, le système d’information a été le maillon faible du système. Or, un système de santé performant repose sur un bon système de gestion de l’information sanitaire. Ces données aident les décideurs et les gestionnaires à prendre des décisions éclairées », a affirmé le ministre de la Santé qui a félicité le Dr Siaka Coulibaly, Oumou Kalsoum Diallo et toute l’équipe pour ce saut technique que le système sanitaire vient d’accomplir.

Ce logiciel, mis au point à l’Université d’Oslo, en Norvège, permet, en un clic, à un gestionnaire, au ministre ou à tout autre décideur, d’avoir des informations sanitaires en temps réel. « C’est une révolution que nous sommes en train de vivre. Nous ferons recours à ce logiciel au ministère pour les partenaires, mais il ne sera pas seulement utilisé dans les districts et les hôpitaux. Nous pensons qu’il sera utilisé sur toute l’étendue du territoire d’ici la fin de l’année », a souhaité Awa Marie Coll Seck.

La représentante de l’Unicef au Sénégal, Laylee Moshiri, est revenue sur les enjeux d’asseoir une bonne gestion de l’information sanitaire. « Nous évoluons dans un contexte d’émergence et de réémergence de certaines pathologies. Il est donc impérieux pour les pays en développement d’avoir un système d’information sanitaire permettant, d’une part, un suivi continu et exhaustif du profil épidémiologique et, d’autre part, une gestion rationnelle des ressources ».

Idrissa SANE

L’Office marocain des aéroports (Onda) vient de lancer « Maroc Aéroports », une application mobile officielle des aéroports du Maroc visant la modernisation des outils d’information des passagers. Conscient que la régularité et la qualité de services doivent s’accompagner d’une information-voyageurs optimale, l’Onda a mis en place ce nouveau service afin de mieux répondre aux besoins de l’ensemble des clients des aéroports, en offrant aux passagers et aux personnes qui les accompagnent ou les attendent un service d’information en temps réel, indique un communiqué de l’Onda. Adaptée aux nouveaux usages de consommation de l’information, l'application « Maroc Aéroports » a été conçue comme un « assistant personnel » qui accompagne le voyageur tout au long de son parcours, avant, pendant et après son passage à l’aéroport, explique le communiqué, ajoutant que la navigation ludique, le design épuré et agréable de cette application, disponible sur Android et Iphone en français et en anglais, permettent de profiter de fonctionnalités utiles, pratiques et innovantes.

En vertu de cette application, les passagers auront la possibilité de consulter rapidement les horaires des vols en temps réel au départ comme à l’arrivée et suivre l’état d’un vol, obtenir toutes les informations sur les modes d’accès à l’aéroport (bus, taxi, train, location de voiture), simuler le coût du parking, consulter les plans des aéroports pour mieux s’y orienter et obtenir des informations pratiques sur les services VIP disponibles à l’aéroport et des informations sur la météo.« Maroc Aéroports » est aujourd’hui déployée au niveau des aéroports de Casablanca, Marrakech, Agadir, Rabat, Oujda et Nador dans la perspective d’étendre cette expérience dans l’ensemble des aéroports du Royaume, précise la même source.

(APA)

Dans le cadre de ses activités Rse, la Sonatel entend accompagner les communes dans l’accès au wifi. La ville de Rufisque a abrité le lancement de ce projet. Pour six mois, la Place Gabard et le Jardin public de Rufisque seront connectés gratuitement.

Les Rufisquois vivent désormais une nouvelle expérience avec l’Internet, grâce à la Sonatel. La Société nationale des télécommunications vient, en effet, de rendre l’accès au Wifi libre et gratuit à la Place Gabard, une mythique place publique de la vieille cité, au quartier Keuri Souf, dans le centre-ville. Ce projet expérimental de la Sonatel intitulé Sonatel Wifizone sera testé dans trois communes de la région de Dakar, à savoir Parcelles assainies, Sacré-Cœur et Rufisque.

Première ville à accueillir le projet, Rufisque Wifi Vert a été lancé par le directeur de la Communication de Sonatel, Abdou Karim Mbengue, et les responsables de la municipalité de Rufisque dont Amadou Sène Niang, le coordonnateur du projet dans la commune. M. Niang signale qu’avec ce projet, Rufisque va récupérer et réaménager certaines places publiques en les dotant, en plus du wifi, d’espaces verts et de bancs publics.

« A ce jour, a expliqué Amadou Sène Niang, pas moins de 30 sites ont été identifiés à Rufisque et les 10 sont dotés de bancs publics. Mais ce que nous souhaitons le plus, c’est la réhabilitation du Vieux Rufisque ». En plus de la Place Gabard, le Jardin public de Rufisque sera connecté au wifi haut débit de la Sonatel. « Nous avons l’une des plus belles villes du Sénégal et nous ambitionnons d’en faire la ville la plus connectée à l’image de la ville de Kigali au Rwanda. Pour cela, il nous faut changer de cadre de vie », a expliqué M. Niang.

Au nom des bénéficiaires, Alioune Badara Diack a magnifié la mise en œuvre de ce projet, estimant qu’avec Rufisque Wifi Vert, deux problèmes seront résolus. Il s’agit, selon lui, de l’insalubrité et de la sécurité dans certains lieux publics de la commune. En outre, selon M. Diack, ce projet participe à la formation des jeunes en leur donnant de nouvelles connaissances. Seulement, l’accès au Wifi sera encadré par la Sonatel, puisque aucune personne ne peut se connecter, plus de 2 tours d’horloge.
Pour la protection des plus jeunes, certains sites sont inaccessibles. La gratuité du wifi dans ces lieux publics ne dépassera pas 6 mois. Au-delà, la Sonatel se désengage pour permettre à d’autres structures de prendre le relai.

C’est la raison pour laquelle, Amadou Sène Niang a exhorté les entreprises installées à Rufisque à mettre la main à la pâte pour accompagner ce projet. Pour Abdou Karim Mbengue, le directeur de la Communication et des Relations extérieures de la Sonatel, cet effort de Sonatel de rendre accessible et gratuit le Wifi entre dans le cadre de la politique Rse de l’entreprise.

Maguette NDONG

Le groupe Yahoo!, qui vient d'annoncer la vente de son coeur de métier à Verizon, a été l'un des pionniers américains d'Internet avec son moteur de recherche, avant d'être détrôné par de nouveaux acteurs comme Google ou Facebook. Fondé en 1994 par David Filo et Jerry Yang, deux étudiants de l'université californienne de Stanford, Yahoo! devait être, à l'origine, un simple annuaire web. Le groupe, qui a fait son entrée en Bourse en avril 1996, avait encore été décrit en 2013 par sa patronne Marissa Mayer comme « la plus grande start-up du monde ». Le siège social est basé en Californie. Le groupe comptait fin juin 8.800 salariés et 700 contractuels.

(AFP)

La Sonatel vient de dégager une enveloppe de 100 millions de FCfa pour appuyer le centre incubateur Ctic Dakar. Pour l’opérateur historique du Sénégal, il s’agit, à travers ce geste, de contribuer au développement de l’économie numérique dans notre pays.

Dans l’objectif d’appuyer l’Etat dans son ambitieux projet de bâtir une véritable économie numérique au Sénégal, la Sonatel vient de mettre à la disposition du Ctic Dakar une enveloppe de 100 millions de FCfa. La signature de cette nouvelle convention de partenariat, qui s’est déroulée, hier, dans les locaux de la Sonatel, est le fruit d’un accompagnement depuis 5 ans. En effet, l’opérateur historique du Sénégal a injecté depuis la création du Ctic Dakar, en 2011, quelque 250 millions de FCfa.

En outre, il y a eu d’autres appuis, a expliqué Abdou Karim Mbengue, directeur de la Communication institutionnelle et des Relations extérieures, dans d’autres domaines notamment le partage d’expertise, la mise en relation avec le réseau national et international de la Sonatel, les formations et conseils. Le premier opérateur de téléphonie mobile au Sénégal se veut ainsi être « un des acteurs majeurs de l’émergence d’un écosystème numérique créatif et prospère » dans notre pays. Mais également soutenir les jeunes entrepreneurs, en favorisant le développement des startups et d’esprit d’entreprise.

C’est pourquoi il a accompagné le Ctic Dakar, « premier incubateur Tic au Sénégal et en Afrique francophone, dans sa mission de faire émerger au Sénégal des Pme Tic d’envergure internationale et de contribuer à la construction du meilleur écosystème numérique d’Afrique de l’Ouest ».

75 Pme et startups Tic accueillis
Pour M. Mbengue, cette convention paraphée avec le Ctic Dakar « contribuera à la réalisation de nos objectifs communs de créations d’emplois et de richesse, d’inclusion sociale. » Selon lui, avec 200 emplois créés, cet incubateur a contribué de « manière significative » à la création d’emplois et au développement de l’économie numérique au Sénégal. « Nous pourrons relever ensemble d’importants défis et adresser d’importants problèmes de développement durable relatifs notamment à l’emploi des jeunes, une des priorités du président de la République », a-t-il indiqué.

D’après la directrice de Ctic Dakar, Régina Mbodj, cet appui de la Sonatel permettra la réhabilitation et l’équipement de leurs nouveaux locaux. « Cette convention va couvrir les besoins que nous avons de pouvoir nous équilibrer financièrement. En appuyant le Ctic Dakar, la Sonatel soutient le secteur », a-t-elle souligné, saluant le partenariat fructueux avec l’opérateur historique de téléphonie mobile.

En cinq ans d’existence, Ctic Dakar a accueilli 75 Pme et startups Tic dont 20 en incubation, 41 en accélération et 14 accompagnés à travers des programmes tels que Open Societic, Fdsut.
La hausse de l’aide de la Sonatel va permettre à cet incubateur d’accueillir beaucoup plus d’incubés et d’augmenter ses revenus. Aujourd’hui, l’objectif de Ctic Dakar est de procéder à une extension physique mais également d’explorer d’autres secteurs industriels.

Ibrahima BA

L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) joue sa partition pour un bon déroulement du Conseil des ministres décentralisé dans les départements de Pikine, Guédiawaye et Rufisque du 19 au 24 juillet 2016. Des équipements neufs ont été installés sur les différents sites allant du câblage à la mise en place d’antennes sans oublier les points wifi mobile pour participer à la réussite du Conseil en matière de connectivité.

Si Pikine a bénéficié d’une connexion en fibre optique dans la salle ou doit se tenir le conseil des ministres, la résidence du président de la République et le bloc administratif, les hôtels de ville de Guédiawaye et de Rufisque sont passés d’une connexion WiMax au réseau haut débit avec une portée de 500 mètres. En plus de la fibre optique, une connexion wifi ouverte est mise à la disposition de la mairie. Une salle multimédia flambant neuve est aussi équipée par l’Adie pour permettre aux journalistes de travailler dans de bonnes conditions.

Après plusieurs jours de déploiement de ses équipes sur le terrain, le directeur général de l’Adie, Cheikh Bakhoum, a effectué une visite sur les différents sites ce lundi 18 juillet pour s’enquérir de l’état des installations. Il a salué le travail abattu par les différents agents de l’Adie pour assurer une bonne couverture de l’événement.

Maguette NDONG 

L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) vient d’infliger à la Sonatel une pénalité d’un montant de 13 milliards 959 millions de FCfa pour violation du décret 2014-770 relatif au droit à l’information des consommateurs. Ce montant sera recouvré par le trésor public.

13 milliards 959 millions de FCfa, c’est le montant que doit verser la Sonatel au Trésor public pour violation du décret numéro 2014-770 relatif au droit à l’information des consommateurs, conformément au Code des télécommunications. Ce montant, a expliqué hier, face à la presse, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), représente 15% de son chiffre d’affaires pour l’exercice de l’année 2015. Cette sanction, a indiqué Abdou Karim Sall, fait suite à une lettre de mise en demeure datant du 21 novembre 2014 ainsi qu’une autre mise en demeure du 28 juillet 2015 pour non-respect des articles 4, 5 et 6 de ce décret.

« Ces mises en demeure ont été toujours corroborées par des notifications de griefs adressées à Sonatel notamment par lettre n° 2169 Artp/Dg/Djc-Dem du 08 juillet 2015 et autres courriers. De guerre lasse, l’Artp, par le biais de ses agents assermentés, a mené plusieurs autres contrôles en vue de s’assurer de l’application stricte des dispositions du décret (…), en l’occurrence les 6 et 7 juillet 2015 », a précisé M. Sall. Aussi, a-t-il ajouté, les rapports et procès-verbaux issus de ces contrôles ont montré des manquements de Sonatel à certaines de ses obligations contenues dans les dispositions du décret.

D’après le directeur général de l’Artp, par respect pour le principe des droits de la défense, le Collège de l’Autorité de régulation a auditionné Sonatel en présence de la Direction générale, audience au cours de laquelle, l’opérateur a apporté des arguments par rapport à sa compréhension du décret qui était différente de celle de l’Artp. « C’est suite à cette longue et laborieuse procédure, et dans le respect du principe du contradictoire, que l’Artp a pris la sanction contre Sonatel pour un montant de 3% de son chiffre d’affaires réalisé en 2015 », a souligné Abdou Karim Sall, ajoutant que la Sonatel a l’obligation de respecter cette sanction après notification sans quoi elle devra payer 10 millions de FCfa par jour. Le directeur général de l’Artp a rappelé que l’Etat du Sénégal a adopté, le 14 juin 2014, le décret 2014-770 précisant certaines obligations liées au droit à l’information des consommateurs. Et parmi les motivations de ce texte figurent la création d’emplois. Ce faisant, « aux termes des dispositions dudit texte, les opérateurs doivent prendre les mesures appropriées de dimensionnement de leurs réseaux de nature à garantir à leurs clients un accès ininterrompu à leur service client commercial ou technique en respectant un taux d’efficacité minimal fixé par décision de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes ».

Ibrahima BA

… Et envisage un recours hiérarchique
Face à la décision de l’Artp de lui infliger une amende de près de 14 milliards de FCfa, l’opérateur Sonatel envisage de faire un recours hiérarchique à cet arrêt. Dans un communiqué, la Sonatel a tenu à rappeler « qu’elle a procédé à la mise en conformité progressive de l’ensemble des points soulevés par l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes dès le mois de décembre 2014 ». Il s’agissait notamment, informe ce document, du retrait du Serveur interactif (Svi) qui permettait de traiter les demandes des clients de manière plus efficace, de la gratuité des appels dirigés vers le 1441 et le 1413  et de la continuité du service client 24 heures sur 24. « Durant toute la période de mise en conformité, Sonatel a régulièrement tenu des réunions d’information avec l’Artp entre 2014 et 2015. Malgré la complexité des tâches à mener (renégociation de contrats en cours avec les prestataires des centres d’appels et mise en place de nouveaux plateaux dans un délai très court), Sonatel est, à ce jour, totalement conforme aux dispositions du décret ci-dessus cité », informe ce communiqué.

I.BA   

En marge de l’atelier de l’Association des régulateurs des télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (Artao) sur la mise en place d’un « Free roaming » dans la sous-région, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a annoncé que d’autres cahiers des charges seront signés, dans les prochains jours, avec les opérateurs de téléphonie Tigo Sénégal et Expresso.

Il s’agit, a expliqué Abdou Karim Sall, d’une manière d’ajouter des obligations de couverture à la dimension de celles qui ont été ajoutées dans le cahier des charges de Sonatel. « Dans le cadre du Programme d'urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), le chef de l’Etat a indiqué qu’en désenclavant les territoires, il faudrait qu’il y ait également un désenclavement dans le domaine des télécommunications. C’est la raison pour laquelle, après avoir ajouté des obligations de couverture à l’opérateur Orange, nous sommes en train de travailler avec les deux autres opérateurs pour ajouter des obligations de couverture dans leurs cahiers des charges », a-t-il fait comprendre.

Le directeur de l’Artp a rappelé que les obligations de couverture concernent les réseaux qui sont détenus à travers les licences de ces opérateurs et portent pour le moment sur la 2G et la 3G.

Par rapport à la licence 4G, Abdou Karim Sall a indiqué que des discussions sont en cours avec les opérateurs Tigo et Expresso.

Ibrahima BA

L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) s’est inscrite dans un vaste programme de modernisation de l’Administration pour rendre son action plus efficiente et adaptée aux exigences d’un monde en constante évolution. Ses nombreuses initiatives comme les projets Large bande Sénégal, l’archivage numérique, la solidarité numérique, la dématérialisation du courrier, l’intranet administratif… témoignent de cette volonté. Cheikh Bakhoum, le directeur général de l’Adie, revient, dans cet entretien,  sur ces différents projets et réalisations. 

L’Adie vient de remettre des équipements informatiques à des collectivités locales et sous-préfectures de la région de Dakar. Qu’est-ce qui se justifie cette démarche ?
Cela s’inscrit dans le cadre du projet de la télé-demande d’autorisation de construire. C'est un important projet de l’Etat du Sénégal parce qu'ayant un rôle déterminant dans la notation du Doing business. Il était aussi devenu nécessaire, suite à l’Acte 3 de la décentralisation qui confère aux anciennes communes d’arrondissement la prérogative de délivrer le permis de construire, d'adapter la plate-forme avec ce nouveau dispositif institutionnel mis en place. C’est pour cette raison que nous avons regroupé 52 communes et 10 sous-préfectures de la région de Dakar pour échanger avec elles. L'organisation d'ateliers de mise à niveau, de partage, répond à un souci d'harmonisation pour que cette plate-forme soit l'unique instrument de délivrance du permis de construire comme le prévoit notre dispositif institutionnel. Il est, par conséquent, important de les outiller en équipements informatiques. L'Adie s'y est employée pour une meilleure utilisation de la plate-forme. Nous comptons intégrer toutes ces structures dans l’intranet administratif, les accompagner dans le câblage de leurs bâtiments, dans la formation des agents appelés à utiliser la plate-forme. Un service support sera de manière permanente mis à leur disposition pour que la question de la délivrance du permis de construire ne soit plus un supplice pour les usagers de l'administration.

Quelles sont les dispositions prises pour en assurer le suivi ?
Un comité a été mis en place avec le ministère de l’Urbanisme qui a en charge le suivi. L’objectif est de veiller sur toutes les structures délivrant le permis de construire afin qu’elles soient en conformité avec les nouvelles exigences de délais auxquelles ces outils les astreignent. Si les dossiers sont en souffrance dans certains services, que ce soit au niveau de l’Etat central qui les instruit, dans les collectivités locales ou dans les sous-préfectures, le comité alerte les autorités pour un respect, à tous les niveaux, des délais requis. Ce comité se chargera de faire toute l’évaluation du dispositif susceptible de rendre notre pays plus attractif. Le permis de construire est à la fois essentiel pour les citoyens et les investisseurs qui veulent créer de la richesse, de l'emploi.

Où en êtes-vous avec le Point d’échange internet ?
Nous avons déjà créé l’association qui est composée de tous les acteurs disposant d’un réseau au Sénégal. L’équipe technique est en train de mettre en œuvre toutes les activités prévues dans le cadre de la mise en place du Point d’échange internet. Aujourd’hui, avec le Conseil d’administration, les acteurs sont engagés pour la réalisation de tous les objectifs, cette année.

Qu’en est-il de la Solidarité numérique ?
La Cellule de solidarité numérique, une composante de l’Adie, est en train de développer plusieurs programmes. La mise en place de salles multimédias constitue son objectif majeur. Et depuis le début de l’année, nous avons construit et mis en place près de 18 salles multimédias dans tout le pays et nous en construisons 18 autres. Et avant la fin de cette année 2017, nous aurons au moins 50 salles multimédias qui seront non seulement dans les écoles, mais aussi dans des espaces communautaires. La Solidarité numérique, c’est un volet sur lequel nous comptons accentuer notre action. Nous voulons aussi mettre dans certains lieux, où il y a une forte concentration de population, des espaces wifi pour permettre à nos concitoyens de bénéficier de la connectivité internet.

Quel est l’état d’avancement du projet Large bande Sénégal ?
Le projet suit son cours. Nous avons entamé cinq sections à travers le pays. Notre ambition est de mettre, d’ici à la fin de l’année, 2500 km de fibre optique sur la dorsale et construire le nouveau data center prévu à Diamniadio. Nous espérons que le pôle urbain de Diamniadio nous octroiera l’espace nécessaire pour pouvoir commencer la construction du nouveau data center de type tiers 3.

La question de l’archivage numérique se pose de plus en plus comme une nécessité. Qu’est-ce qui est fait dans ce sens ?
Le président de la République en a fait une priorité. Et nous sommes en train de travailler avec le secrétaire général du gouvernement à travers la Direction des archives nationales sur un projet qui permettra d’archiver numériquement les archives du Sénégal. Nous comptons mener ce projet cette année, en nous inscrivant dans une démarche de numérisation systématique de nos archives.

L’Adie, en tant que structure de l’Etat, contribue-t-elle à la politique de l’emploi ?
A la lumière des emplois générés, on peut largement dire que l’Adie s’est inscrite dans la dynamique impulsée par le président de la République. Aujourd’hui, dans le cadre de nos différents projets, il y a au moins une cinquantaine d’emplois directs qui ont été créés au sein de l’agence. Plus de 2.000 personnes travaillent dans le projet Large bande. Plusieurs entreprises nationales y mènent leurs activités.

Qu’est-ce que l’Adie a concrètement apporté dans l’entretien et la modernisation de l’infrastructure informatique de l’Etat ?
Aujourd’hui, nous avons près d’un millier de bâtiments qui sont connectés à l’Intranet administratif. Ce qui permet d’économiser des milliards de FCfa qui étaient utilisés pour payer des factures d’Internet, de téléphonie. L’Adie a pu interconnecter beaucoup de sites. L’année dernière et celle-là en cours, nous avons intégré quasiment tous les ministères avec le déplacement du Bulding administratif ainsi que beaucoup d'agences et de sociétés nationales. C’est un processus qui, à terme, permettra à l'Etat d'avoir une bonne connectivité. Et nous comptons travailler avec toutes les administrations pour permettre à l’Etat d’avoir une bonne inter-connectivité et un échange de contenus entre ces différentes structures. Nous avons de la téléphonie sur Ip dans les différentes gouvernances du pays où on n’a plus besoin de se déplacer pour faire des communications. La dématérialisation du courrier, la mise en place du plan de travail annuel, un logiciel qui permet de suivre les programmes des ministères et des autres services de l’Etat, sont autant de réalisations concrètes et importantes. Ce lot d’applications et de services déployés dans cet Intranet administratif permet à notre Administration de se moderniser davantage et surtout de faire des économies d’échelle pour être en mesure d’investir dans des secteurs prioritaires.

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

Le géant américain des réseaux sociaux Facebook a annoncé vendredi qu'il proposerait un cryptage total des communications sur sa messagerie électronique Messenger, confirmant le renforcement croissant des dispositifs anti-surveillance chez les grands groupes internet. Les quelque 900 millions d'utilisateurs revendiqués de Messenger pourront désormais engager des « conversations secrètes » qui ne pourront être lues que par leurs participants, a indiqué le groupe dans un communiqué.

« Fournir aux gens des moyens de communiquer en toute sécurité contribue de manière importante au fait de rendre le monde plus ouvert et plus connecté », a indiqué David Marcus, le vice-président du réseau social sur sa page Facebook.

Selon ce responsable, cette option est notamment utile pour échanger des informations médicales avec un médecin ou partager des données personnelles et financières avec des proches. Facebook avait déjà, plus tôt dans l'année, opté pour ce mécanisme de sécurité sur sa messagerie WhatsApp et avait été suivi par ses rivaux Google et Apple. Des représentants des forces de l'ordre et des élus ont toutefois critiqué ces décisions, en relevant que le cryptage ou chiffrement des conversations peuvent être utilisés par des délinquants ou pour planifier des attaques terroristes.

Les autorités américaines avaient d'ailleurs engagé un bras de fer judiciaire avec le géant Apple pour le contraindre à débloquer le téléphone d'un des auteurs de la fusillade de San Bernardino, en Californie, qui avait fait 14 morts en décembre dernier. Apple avait refusé de coopérer et les autorités avaient finalement réussi à trouver un moyen d'accéder aux données du téléphone.

(AFP)

Le chef de l’Etat Macky Sall a émis le souhait de voir les négociations entre l’Agence de régulation des télécommunications et postes et les deux autres opérateurs de téléphonie mobile pour l’exploitation de la licence 4G aboutir. Pour l’instant, seule la Sonatel a signé une convention dans ce sens.

Le président Sall a déclaré que le gouvernement veillera à ce que des objectifs de couverture soient assignés aux opérateurs avec une prise en charge spécifique des zones frontalières, afin d’accompagner la mise en œuvre du nouveau Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma).

«Il est essentiel que la périphérie soit couverte pour des raisons de sécurité nationale », a-t-il dit. Il estime que pour tenir la promesse de développement d’une nouvelle ère numérique, « nous devons maintenir les avantages comparatifs de nos infrastructures de télécommunications et effectuer des investissements en faveur de la structuration d’écosystèmes du numérique ».

Le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (Restic) se réjouit de l’accord entre l’Etat et l’opérateur Sonatel Orange pour le déploiement et la mise en exploitation de la 4G.

Selon le Restic, cette signature traduit notre entrée de plain-pied dans l’ère des réseaux de dernière génération.

Toutefois, le Restic invite l’Etat, à travers l’Artp, à plus de flexibilité dans l’usage des fréquences afin de permettre aux autres opérateurs de disposer rapidement de leurs licences 4G, notamment Tigo et Expresso, pour garantir une concurrence et une fluidité dans le secteur.

I.BA

Le président de l'Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), Momar Ndao, a salué la prouesse de l’Etat du Sénégal pour avoir réussi à vendre la 4G à 32 milliards de FCfa alors que l’opérateur Orange l’avait évalué à 14, 5 milliards de FCfa.

« Ce qui a été décidé aujourd’hui est centré sur le consommateur. La 4G, c’est l’émergence. Elle n’est pas un luxe mais une nécessité, car on ne peut aller à l’émergence sans les technologies de l’information et de la communication », a-t-il souligné.

D’après Momar Ndao, la mise en place d’un médiateur au sein des différents opérateurs est un élément « extrêmement important » pour la prise en charge de l’intérêt du consommateur. Il s’est félicité également de la réduction de la durée de la concession.

« Depuis que le Sénégal a le téléphone mobile, en 1998, il y a encore sur l’autoroute Dakar-Pikine des trous qui ne sont pas couverts. Cette obligation de couverture qui a été mise dans la Convention de concession est un élément fondamental qui va permettre la prise en compte des consommateurs…», a-t-il fait comprendre. 

I.BA

Il s’agit d’une nouveauté dans le renouvellement de cette Convention de concession. Pour la protection des consommateurs, la Sonatel a l’obligation de désigner un médiateur, indépendant des services opérationnels et rattaché directement à la direction générale de l’opérateur.

Selon le directeur de l’Artp, la mission de ce médiateur est de prendre connaissance des réclamations, écrites ou orales, des clients du concessionnaire concernant la qualité des services et/ou les problèmes de facturation lorsque ces réclamations n’ont pu être directement réglées par les personnels de l’opérateur.

« Le médiateur doit s’efforcer de proposer des solutions de règlement amiable pour les réclamations dont il est saisi qui présentent un caractère sérieux. Le médiateur propose à la direction générale du concessionnaire des mesures permettant de mieux prendre en compte les attentes des consommateurs et de traiter efficacement les réclamations », a souligné Abdou Karim Sall.

I.BA

Alors que la concession qui lui a été accordée arrive bientôt à son terme, la Sonatel vient de signer avec l’Etat du Sénégal pour le renouvellement de sa convention de concession pour 17 ans et pour un montant de 68 milliards de FCfa. D’après Abdou Karim Sall, l’Artp avait commandité une étude en janvier 2015 par le groupe de cabinet Microeconomix et Beta finance qui a évalué la concession de Sonatel à 58 milliards de FCfa sur 20 ans.

Cette nouvelle convention de concession, a expliqué le directeur général de l’Artp, est marquée par l’introduction d’obligations de couverture du concessionnaire dans son cahier des charges.

Ce faisant, a indiqué M. Sall, afin d’être en phase avec le  Programme d'urgence pour la modernisation des axes frontaliers (Puma) initié par le chef de l’Etat, l’opérateur a l’obligation de couverture de 90% de la population en trois ans. Par rapport à la couverture du territoire, il doit couvrir d’ici 5 ans l’ensemble des zones frontalières habitées du Sénégal dont le nombre d’habitant est supérieur ou égal à 200.

Aussi, le concessionnaire doit couvrir totalement et dans un an et demi les axes routiers de la Rn1 à la Rn7, soit une distance totale de 2. 883 kilomètres. A cela, s’ajoute l’autoroute Dakar-Diaminiadio-Aibd-Thiès-Mbour et l’autoroute Ila Touba. Le tout pour une distance totale de 163 kilomètres.

Sur la qualité de service de la téléphonie et l’Internet, a informé Abdou Karim Sall, l’Artp « fixera par décision, dans les jours à venir, les nouvelles exigences et procédera à des contrôles avec une périodicité mensuelle ».

I.BA

Dans le cadre du renouvellement de sa convention de concession, la Sonatel vient d’acquérir les droits d’exploitation de la 4G pour un montant de 32 milliards de FCfa. L’opérateur historique a ainsi l’obligation de débuter sa commercialisation dans deux mois.

L’engagement de l’Etat du Sénégal à doter les Sénégalais de la 4G vient d’être concrétisé. Le gouvernement a cédé à la Sonatel l’exploitation de la 4G pour un montant de 32 milliards de FCfa. L’opérateur historique, a expliqué, hier, face à la presse, Abdou Karim Sall, directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et postes (Artp), obtient 20 méga, soit 10 dans la bande 1800 et 10 autres dans celle de 800, avec l’obligation de débuter sa commercialisation dans deux mois, au plus tard à compter de la date d’assignation des fréquences.

Cette décision de céder la 4G à la Sonatel intervient dans le cadre du renouvellement de la convention de concession de l’opérateur. Mais aussi dans un contexte où l’Etat a décidé de mettre à la disposition des opérateurs de télécommunications des licences et fréquences en vue de l’établissement et l’exploitation de réseau de télécommunications mobiles 4G ouvert au public.

« Pour profiter des gains de temps qui pourraient résulter de l’extension du périmètre de la licence renouvelée à l’exploitation de réseau télécommunications mobiles 4G ouvert au public, en évitant deux procédures, le gouvernement du Sénégal et l’opérateur concerné ont décidé de mettre à profit le renouvellement de la concession de Sonatel pour introduire dans le périmètre de la concession l’exploitation de la 4 G car, dans le cas d’espèce, il s’agit fondamentalement d’attribution de fréquences », a avancé Abdou Karim Sall.

Selon lui, cette procédure « pragmatique » liée au contexte sénégalais ne fait pas obstacle à ce que le gouvernement du Sénégal attribue de nouvelles licences pour les réseaux de génération à venir, notamment la 5G, la 6G…

Bande de fréquence 700
Aussi, a précisé le directeur général de l’Artp, l’Autorité de régulation a procédé à une nouvelle évaluation de l’offre 4G. C’est ainsi que des réaménagements ont été apportés par rapport à l’offre initiale.

Il s’agit de la réduction de la durée passant de 20 à 17 ans, l’augmentation des taux de couverture qui passent de 65% à 70% en 5 ans et 85% à 90% en 10 ans. A cela, s’ajoute la réduction des quantités de fréquence proposée grâce au retrait de la bande de fréquence 700. Cette fréquence, a déclaré M. Sall, sera vendue aux enchères d’ici un an et demi voire deux ans quand elle sera définitivement libérée. 

A l’en croire, des échanges sont en cours avec les opérateurs Tigo et Expresso pour leur permettre d’acquérir la 4G dans les mêmes conditions que la Sonatel.

Ibrahima BA

« Le numérique, en particulier les ressources éducatives libres, constituent un atout puissant et structurant des actions de la Francophonie en matière de coopération et de développement ». Ces propos de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Michaëlle Jean, sont contenus dans un communiqué sur sa participation à la deuxième réunion des ministres francophones de l’Enseignement supérieur dans le cadre de l’Initiative pour le développement numérique de l’espace universitaire francophone (Idneuf). Cette rencontre qui a eu lieu à Bamako, au Mali, le 17 juin dernier, a été conjointement organisée par l’Oif et le gouvernement malien, en collaboration avec l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf).

« Cette rencontre a mobilisé les représentants de plus d’une quarantaine de pays de l’espace francophone.  Les participants se sont penchés, entre autres, sur  l’évaluation des premiers résultats du méta-portail Idneuf, premier moteur de recherche francophone de grande ampleur, conçu pour gérer des ressources pédagogiques et valoriser le patrimoine numérique libre d’accès en langue française », affirme le communiqué. Selon la secrétaire générale, toujours citée par le communiqué, avec déjà  plus de 40.000 ressources numériques d’enseignement disponibles, le méta-portail Idneuf est un outil formidable, non seulement pour l’amélioration continue des processus et dispositifs d’apprentissage dans le domaine de l’éducation, mais aussi pour le développement de compétences professionnelles et techniques des jeunes. Outre sa participation à la réunion des ministres francophones de l’Enseignement supérieur, Michaëlle Jean a également profité de son passage à Bamako pour s’entretenir avec le président de la République du Mali, S.E. Ibrahim Boubacar Keïta. Ce dernier a décoré Mme Jean de la Grand-Croix de l'Ordre national du Mali lors d’une cérémonie officielle.

O. NDIAYE

Elu meilleur chef d’entreprise du Sénégal en 2006, récipiendaire du prix Cauris d’Or 2008, Cauris de l’intégration, Meissa Ngom dirige le groupe Chaka présent dans plusieurs pays d’Afrique et d’Europe avec plus de 600 collaborateurs. Une belle réussite pour cet ancien consultant en poste en France, rentré au Sénégal en 1994 pour fonder son groupe.

L’homme est discret. Ses amis confient que Meïssa Déguène Ngom n’aime pas faire briller sa tronche. Travailleur acharné, accroché à ses rêves comme un adolescent qui brode les fils de son avenir, le président fondateur du groupe Chaka préfère laisser parler ses œuvres. Et il y a à entendre pour qui sait écouter. Le film de son parcours est d’une éloquence qui confine à l’exaltation de la témérité. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en informatique-électronique obtenu en France, il se fabrique une carapace dans les affaires en évoluant pendant quatre années dans le domaine du conseil au sein du Groupe Steria. Mais ce n’était pas la vie à laquelle il se prédestinait. Cela ne correspond pas à ses rêves. Non, ce qu’il veut, c’est bâtir. Confronter ses utopies à la réalité de leur temps. Il décide alors de rentrer à Dakar pour donner corps à sa vision de la vie ; de sa vie.

Chaka Computer, première marque du groupe, voit le jour en 1994, à Dakar. Mais ce premier jalon peine à contenir toute l’ambition de Meïssa Ngom qui, treize ans après l’installation de Vocalia, le premier serveur vocal dans le secteur bancaire d’Afrique de l’Ouest, fait du groupe Chaka le leader dans le domaine de l’informatique vocale dans toute la sous-région. Et s’impose sur le marché du transfert d’argent. Quelques mois après le lancement de Vocalia au Sénégal, puis dans la sous-région, les postes et les caisses d’épargne, convaincues de l’efficacité de ce nouveau système permettant aux clients de recueillir diverses informations sans être contraints de se déplacer, firent également appel à l’expertise de Chaka. L’évolution de l’entreprise prit alors un nouveau tournant. Mais ce n’est qu’à partir de 1997 que Chaka s’imposa réellement, après avoir remporté un appel d’offres international lancé par la Sonatel (Société nationale des télécommunications) face à deux concurrents de taille, Alcatel et Siemens, pour la mise en service d’une plateforme vocale servant à corriger les erreurs de numérotation. Quelques années plus tard, en 2002, après avoir été sollicité par Sentel (groupe Millicom International Cellular, deuxième opérateur de téléphonie mobile au Sénégal) pour l’installation d’un centre d’appel permettant la gestion des clients à distance, Meïssa Ngom crée Call Me. L’externalisation de la gestion des clients venait d’être introduite au Sénégal. Spécialisé dans l'outsourcing, la relation client à distance, le télémarketing et le conseil en CRM. Call Me, réussite continentale, s'exporte dans plusieurs pays africains (Côte d'Ivoire, Guinée, Bénin, Mali, Mauritanie). Aujourd’hui, Call Me compte dans son portefeuille quelques-unes des plus grandes entreprises sénégalaises (Société nationale des télécommunications, Société nationale d’électricité, Office national pour l’assainissement, Société des eaux, etc.) et sous-régionales, ainsi que quelques industries agroalimentaires et des opérateurs télécoms européens. Call Me est actuellement installée dans cinq pays (Sénégal, Mauritanie, Guinée, Côte d’Ivoire et Mali) et emploie des dizaines d’opérateurs multilingues (français, arabe, wolof, bambara…) spécialisés notamment dans le télémarketing, la télévente et l’accueil de clients.

Transfert d’argent
La troisième marque du groupe Chaka est née pratiquement à la même période que Call Me. Money Express opère dans le transfert d’argent. C’est, en effet, en 2002 que le Groupe Chaka conçoit le logiciel de transfert d’argent destiné aux réseaux de caisses d’épargne de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine. En 2004, la société Money Express est juridiquement créée. Opérateur incontournable du transfert d’argent sur le continent africain, Money Express a acquis une expérience de près de dix ans qui lui a valu une accréditation auprès des autorités financières européennes. Fort d’une présence dans plus de 50 pays dont 24 en Afrique, Money Express est le premier réseau panafricain indépendant pour le transfert d’argent. L’activité de Money Express repose sur l’exploitation d’un logiciel développé en interne, dont elle est pleinement propriétaire. La société exploite un système de transfert électronique d’argent utilisant un Intranet sécurisé et se présente comme un « fournisseur, intermédiateur et intégrateur de solutions de transfert de fonds panafricain ». L’application Money Express effectue tous types de transactions : domestiques et internationales, en FCFA ou en devises, de cash à cash, de compte à cash, de cash à compte, de compte à compte et de carte à cash (transfert en ligne à l’aide d’une carte bancaire).

Money Express a été mise sur pied pour répondre à une demande de l’association des postes et caisses d’épargne de l’Uemoa, soucieuse de faire face à l’informel en sécurisant les transferts d’argent. Money Express est aujourd’hui établie dans une quarantaine de pays sur les cinq continents.

Elle compte parmi ses partenaires plusieurs établissements financiers dont la Banque islamique du Sénégal (BIS), la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS), la Banque d’escompte et certaines sociétés internationales spécialisées dans le transfert d’argent (Coinstar Money Transfer, Ria Envia, Money Exchange, etc.). En 2002, le montant des transactions effectuées s’élevait à 500 millions de FCfa. En 2006, il était de 40 milliards de FCfa pour plus de 250 000 opérations. Actuellement, la base de données de Money Express est logée en France, mais un « back-up » sera prochainement placé dans un autre pays européen afin de parer tout incident susceptible de nuire au bon fonctionnement de la société. Le groupe Chaka a aujourd’hui un capital de 300 millions de FCfa. Il emploie environ 400 personnes dans différents pays. Toutes ses activités reposent sur l’ingénierie informatique et l’expertise d’une vingtaine d’ingénieurs africains qui conçoivent les logiciels et les installent. Le groupe Chaka propose des solutions bancaires, assure la sécurité des systèmes d’information et le couplage téléphonie-informatique. Dernier développement du groupe, Chaka Card Systems, centre de personnalisation moderne basé en Côte d'Ivoire, spécialisé dans le domaine de la monétique avec les solutions cartes bancaires.

Vive la Bourse !
Selon Samuel Maréchal, PDG de M&A Finance qui a accompagné l’introduction en bourse de la société, cette entrée en bourse lui permettra d’accéder à des outils de financements moins coûteux. Parallèlement à cette cotation, une augmentation de capital d’un montant de 2,8 millions d’euros dotera l’entreprise de moyens nécessaires à son ambition.

L’introduction en bourse de Money Express permettra à l’entreprise d’accéder, dans sa politique de développement, à des outils de financements moins coûteux. Il faut rappeler que les fonds d’investissements ne peuvent investir dans une entreprise que lorsqu’elle est cotée en bourse.

*Portrait rédigé grâce à
une abondante documentation
sur le Web.
Par Sidy DIOP

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