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Intelligence artificielle : Ces innovations majeures qui transforment la société

25 Mai 2018
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Ibrahima Nour Eddine Diagne estime que l’Intelligence artificielle va occasionner une réduction de recrutements dans certains domaines et une diminution des effectifs. Ibrahima Nour Eddine Diagne estime que l’Intelligence artificielle va occasionner une réduction de recrutements dans certains domaines et une diminution des effectifs. Crédit photo : Pape Seydi Samba / © Le Soleil

La révolution numérique, en impactant sur les modes de vie, agit nettement de plus en plus sur l’économie, notamment dans le milieu de l’entreprise. Pourvoyeur d’emplois, elle soulève en même temps des inquiétudes avec l’avènement de l’intelligence artificielle.

Les Technologies de l’information et de la communication se développent chaque jour davantage dans le monde. En Afrique et au Sénégal en particulier, le numérique se tisse à une échelle exponentielle et modifie les comportements et les modes de vie des citoyens. L’intelligence artificielle (Ia) s’installe peu à peu dans différents secteurs (santé, automobile, éducation, sécurité, transport…) et transforme de manière substantielle la société à travers des innovations majeures. En milieu entreprise où la machine prend petit à petit la place de l’homme, l’Ia constitue certainement une source d’inquiétude en ce sens qu’elle capte certains emplois au détriment d’un personnel qualifié. Ce faisant, tranche Djiba Diallo Diao, responsable Startup-up Engagement Lead à Miscosoft, que se prononçait lors d’une table ronde sur le thème « Intelligence artificielle et génération future », les « entreprises sont confrontées à l’amélioration rapide des technologies ». Cette situation est motivée par une logique de transformation imposée par l’urgence de compétitivité et de productivité au niveau national et international.

Ibrahima Nour Eddine Diagne, directeur de Gaindé 2000, estime que l’Intelligence artificielle va occasionner une réduction de recrutements dans certains domaines et une diminution des effectifs. D’où la pertinence, poursuit-il, d’impliquer cette technologie dans les cursus de formation afin que les populations soient préparées aux exigences du marché et de l’emploi futur au niveau national et international. « Pour un pays comme le Sénégal, l’intelligence artificielle est peut-être un sujet qui peut sembler prématuré mais il est actuel. Ce qui fonde les emplois de demain se construit aujourd’hui », souligne M. Diagne.

Nécessité d’un système d’innovation
Considérée comme « l’ensemble de théories et techniques mises en œuvres en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence », l’Ia offre également la possibilité de réaliser de nouvelles opportunités et de nouveaux services. Elle crée, d’après Régina Mbodj, directrice de l’incubateur Ctic Dakar, des opportunités d’emplois.

Selon le directeur de la Recherche et de l’Innovation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, cette technologie permettra une transformation de l’industrie, de l’économie de « notre » pays et d’améliorer la qualité de vie des citoyens. C’est pourquoi, ajoute Amadou Thierno Gaye, le Sénégal n’est pas statique dans ce domaine. Mieux, le pays a, aujourd’hui, des potentiels, à travers ses étudiants et ses professeurs, pour s’assurer d’un futur flamboyant dans ce domaine. Dans le même sillage, l’ancien ministre de la Communication et directeur général de l’Institut africain de management (Iam), Moustapha Mamba Guirassy, relève la nécessité pour l’Afrique de se positionner comme un producteur des technologies. Ce qui suppose à ses yeux, d’avoir de l’empathie, de procéder à un changement de mentalité et de résoudre l’équation liée à la stratégie et à l’anticipation.

Si l’écosystème numérique affiche un avenir prometteur au Sénégal, il n’en demeure pas moins que les acteurs éprouvent un certain nombre d’écueils qui ralentissent les progrès. « On a des gens bien formés et qui ont envie de réaliser des choses. Toutefois, le manque de soutien pose problème pour produire des choses importantes », renseigne Régina Mbodj, soulignant l’urgence d’accompagner les startups et porteurs de projets. Entre absence d’un fonds dédié à l’innovation et le manque d’accès au marché pour les développeurs, les startups et Pme sénégalaises ont besoin, à son avis, d’un soutien de l’Etat et du secteur privé.

Lesquels doivent « s’approprier les solutions développées par les jeunes ». L’enjeu est tel, soutient Pr Abdoullah Cissé, que le Sénégal a besoin d’un système d’innovation. Ce qui manque encore.

Ibrahima BA

« CHALLENGE GAÏNDE ENTREPRENDRE » : IPG-ISTI ET ISM, LAURÉATS
L’Institut privé de gestion/Institut supérieur de technologie industrielle (Ipg-Isti) a été désigné, hier, lauréat de la quatrième édition du concours « Challenge Gaïndé entreprendre » pour son projet d’innovation « Air soft ». Il s’agit d’une application servant à réguler le trafic urbain à Dakar. A l’initiative de Gaïndé 2000, cette compétition est ouverte aux établissements publics et privés de l’Enseignement supérieur. Elle récompense l’équipe qui a proposé un projet innovant pour une application fonctionnelle basée sur une thématique. La thématique choisie pour cette édition est : « L’intelligence artificielle dans le cadre de vie ».

Le deuxième prix est revenu à l’Institut supérieur de management (Ism) Dakar. Les deux lauréats ont remporté chacun un million de FCfa comme appui à la création d’une entité juridique, d’une année d’incubation de leurs entreprises à Gaïndé 2000, de l’attribution de contrats sous-traitance par Gaïndé 2000 en fonction des capacités avérées de l’entreprise. En outre, ils bénéficieront également, entre autres, de l’appui à la création d’entreprise avec la mise en disposition de capital d’origine de départ, la fourniture de mobilier de bureau et la poursuite éventuelle du partenariat au terme de l’incubation.

I. BA

Last modified on vendredi, 25 mai 2018 08:09
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