banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Le développement des infrastructures de télécommunications, la croissance de la démocratisation d’internet ainsi que la faiblesse des outils de défense font du Sénégal une proie facile pour les cybercriminels.

En 2014 et 2015, des sites gouvernementaux sénégalais avaient été piratés. La dernière attaque mondiale cybercriminelle n’a pas non plus épargné notre pays. C’est en connaissance de ce contexte que des experts de la cybercriminalité ont adopté une prudence de Sioux pour aborder la question lors des dernières Security days de Dakar (26 et 27 avril). Même s’il est difficile de trouver la subtilité qui veut qu’on tire la sonnette d’alarme sans pour autant effrayer tout le monde, ils s’en sont employés avec généralement justesse en utilisant les adages bateau comme « mieux vaut prévenir que guérir ». Sauf que l’histoire est trop souvent ironique.

71ème des pays les plus attaqués
Une quinzaine de jours après la tenue de la troisième grande messe sur la cybercriminalité, une attaque cybercriminelle d’une envergure mondiale a eu lieu. Plusieurs privés, des grandes entreprises et des Etats en ont été victimes, dont le Sénégal, malgré les refus ostentatoires de certains officiels de reconnaître la vérité. La cybercriminalité est une réalité dans notre pays. Le Sénégal serait, en effet, à la 71ème position des pays les plus attaqués dans le monde selon une étude de Kaspersky, citée par Ismaël Camara, président du Rejotic, dans une tribune. L’augmentation et le développement des infrastructures de télécommunications, ainsi qu’une plus grande démocratisation d’internet participent à accroitre l’attractivité du Sénégal pour les cybercriminels. La dernière attaque cybercriminelle a mis en exergue le virus Wannacry. Quèsaco ? Pour faire simple, Wannacry est une attaque qui crypte les données d’une entreprise ou d’une institution. Pour les libérer, les malveillants réclament de l’argent en rançon. D’après l’expert Baïdy Sy, au micro de notre confrère Basile Niane, le Sénégal a été touché « près de 3 heures après l’apparition du virus ». Ce qui montre que notre pays n’est toujours pas totalement prêt à lutter contre ce genre d’attaque.

Des outils nationaux
Si le Plan Sénégal numérique 2025 prend en compte certains aspects de cette lutte, il est lucide de reconnaître qu’il reste des choses à faire dans ce domaine. Telle qu’une agence de cybercriminalité, que Chérif Diallo, le directeur des Tic au ministère des Télécommunications, appelle également de ses vœux en dépit de l’annonce imminente de sa création. « La cybersécurité est une vision qui part d’abord d’une stratégie. Donc, une politique de sécurité des systèmes d’informations. Puis, place à la mise en place d’organes composés de ressources qui gèrent la cybersécurité de l’entreprise, mais qui seront aussi composés de procédures, de processus et de reporting jusqu’à la formation et la sensibilisation des utilisateurs du systèmes d’information », décrypte-t-il. L’urgence concerne également la mise en place d’un Centre national d’alerte et de réaction aux attaques informatiques (Cert). En l’état actuel, le Sénégal ne dispose pas encore de tout l’arsenal qu’il faut pour bien lutter contre ce mal aux apparences virtuelles mais bien réel. Le pays axe sa stratégie sur une coopération internationale.

Si elle peut dépanner, elle pose d’autres questions. L’efficacité de la cybersécurité implique nécessairement la souveraineté nationale. Le Sénégal travaille en étroite collaboration avec l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations de la France), les Pays-Bas et la Corée du Sud. Ce sont des partenariats qui pourraient notamment questionner dans le degré d’implication des parties étrangères dans la gestion des données personnelles des Sénégalais. Donc, plus que jamais, l’urgence est à la gestion de nos propres outils pour lutter contre la cybercriminalité.

Chérif Diallo, directeur des Tic : « Une cellule pour les interventions d’urgence verra bientôt le jour »
Pour le directeur des Tic au ministère des Télécommunications, le Sénégal avance à grands pas vers son autonomie dans la cybersécurité.

« La mise en place d’une cellule pour les interventions d’urgence en cas d’attaque informatique va être fait rapidement », annonce Chérif Diallo. Il poursuit : « Nous travaillons sur différents volets de mise en place des Cert, notamment avec nos bras techniques comme l’Adie et l’Artp. Il faut dire qu’il y a différents types de Cert (équipes d’interventions d’urgence) face aux attaques informatiques. Il peut y avoir un Cert gouvernemental, un national, des Cert privé et universitaire ».

M. Diallo soutient que le Cert universitaire sera lancé bientôt. « Nous sommes en concertation avec différentes universités sénégalaises. Nous nous sommes mis d’accord pour démarrer avec de petits moyens ». C’est un projet qui sera appuyé par le gouvernement du Sénégal, l’enseignement supérieur, le ministère des Postes et Télécommunications pour pouvoir répondre à des problématiques dans ce domaine.

« Nous travaillons aussi dans un deuxième type de Cert avec l’Adie : gouvernemental et national. Celui-là nécessite plus de temps compte tenu des enjeux beaucoup plus importants et d’une technicité plus forte. Il pendra une année. C’est notre objectif. Nous y travaillons depuis l’année dernière avec nos partenaires coréens et néerlandais », informe-til.

Partenaire international 
Dans le domaine de la cybersécurité, « la coopération internationale est très importante, car la plupart des attaques proviennent de l’étranger », consent Chérif Diallo. La France avait collaboré, il y a quelques années, avec le Sénégal dans la mise en place d’une brigade de lutte contre la cybercriminalité qui est désormais opérationnelle. Notre pays collabore également avec les Etats-Unis. « Aujourd’hui, il y a d’autres pays comme les Pays-Bas, la Corée du Sud. Il ne faut pas oublier la coopération Sud-Sud avec le Maroc, l’Afrique du Sud. Ce qui veut dire que le Sénégal a compris que la coopération internationale était primordiale avec des échanges techniques renforcés pour enrayer ce problème », explique-t-il.

Moussa DIOP

CYBERCRIMINALITÉ : Entre lâcheté et ingéniosité
Tapis dans l’ombre, les cybercriminels n’en demeurent pas moins actifs. Avec des méthodes sophistiquées, ils continuent de faire des victimes dans toutes les franges de la société. Particulier comme entreprise, personne n’est épargnée.

A quarante six ans, Amadou Sow est chef comptable dans une grande entreprise florissante à Dakar. Pourtant cette stabilité apparente a été ébranlée, il y a quelques mois, par un « désobligeant phénomène » appelé la « fraude au président ». Elle est de plus en plus répandue et consiste en une prise de contact avec des personnels clés d’une entreprise en se faisant passer pour son dirigeant dans le but de se voir transférer une importante somme d’argent. « J’ai eu des sueurs froides. Tous nos comptes se sont retrouvés exposés du jour au lendemain », confie-t-il.

Des comportements criminels se renouvellent par le biais des technologies et notamment d’internet. De l’escroquerie à l’abus de confiance, en passant par l’extorsion, les criminels remettent au goût du jour des infractions dont la réalisation se trouve considérablement facilitée grâce à l’outil informatique, surtout face à un public non averti. Fatou Diène est âgée de trente ans. Elle est commerciale dans une entreprise de presse. Son compte Facebook a été piraté. Son « bourreau » est parvenu à soutirer de l’argent à plusieurs de ses amis sur le réseau social. « Son modus opérandi consistait à réclamer de l’argent à mes amis en leur demandant de faire le transfert à partir des structures dédiées. Il prenait également le soin de commencer la conversation en leur disant que j’avais changé de numéro », souligne-t-elle. Le délinquant virtuel est parvenu à ses fins avec une dizaine de personnes. Il a été démasqué à la onzième tentative. « Plus de peur que de mal. A chacun, il avait soutiré la somme de 10.000 FCfa », révèle-t-elle.

Certains cybercriminels ont commencé par voler dans le monde réel et se sont, par la suite, recyclés dans le virtuel. « D’autres deviennent délinquants par accident ou tout simplement par facilité », signale Ibrahima Bâ, informaticien. Les cybercriminels ne s’attaquent pas seulement aux néophytes. Grâce aux techniques comme « le fishing, ils ciblent le vol de données, personnelles ou industrielles », ajoute Ibrahima. Quant au skimming, c’est une pratique consistant à pirater, puis à reproduire une carte bancaire. Outre la difficulté que peuvent avoir les particuliers et professionnels à détecter ces risques, l’appareil répressif de l’Etat est confronté à des délinquants qui s’organisent au sein de réseaux.

Personne n’est à l’abri
La cybercriminalité ne renvoie pas nécessairement à l’action d’individus malveillants isolés, des bandes organisées au fonctionnement structuré et disposant de compétences solides le font aussi. « La plupart du temps, ces délinquants du net sont en avance par rapport aux structures chargées de les traquer », souligne un policier qui préfère garder l’anonymat. « Dans une société de plus en plus connectée, la cybercriminalité est logiquement un phénomène en constante accroissement », affirme Ibrahima, l’informaticien. Qu’on pense aux objets connectés ou aux systèmes de paiement par informatique, l’impact d’une action criminelle est toujours dévastateur pour les victimes. Au regard de ces menaces et des enjeux qu’elle soulève, des solutions doivent être envisagées contre la cybercriminalité. Fréquemment, les victimes d’une attaque virtuelle se contentent de constater l’étendue des dégâts et de repenser leur défense, en vue d’une nouvelle tentative criminelle. « Or, si ces questions sont majeures, les individus et structures ne doivent en aucun cas se laisser dissuader de se défendre en justice au motif que le comportement coupable se serait produit en ligne. Le droit évolue avec la technique et il convient de ne pas l’oublier », fait savoir Amadou Niane, juriste.

Oumar BA

Pour le directeur des Tic au ministère des Télécommunications, le Sénégal avance à grands pas vers son autonomie dans la cybersécurité.

« La mise en place d’une cellule pour les interventions d’urgence en cas d’attaque informatique va être fait rapidement », annonce Chérif Diallo. Il poursuit : « Nous travaillons sur différents volets de mise en place des Cert, notamment avec nos bras techniques comme l’Adie et l’Artp. Il faut dire qu’il y a différents types de Cert (équipes d’interventions d’urgence) face aux attaques informatiques. Il peut y avoir un Cert gouvernemental, un national, des Cert privé et universitaire ».

M. Diallo soutient que le Cert universitaire sera lancé bientôt. « Nous sommes en concertation avec différentes universités sénégalaises. Nous nous sommes mis d’accord pour démarrer avec de petits moyens ». C’est un projet qui sera appuyé par le gouvernement du Sénégal, l’enseignement supérieur, le ministère des Postes et Télécommunications pour pouvoir répondre à des problématiques dans ce domaine.

« Nous travaillons aussi dans un deuxième type de Cert avec l’Adie : gouvernemental et national. Celui-là nécessite plus de temps compte tenu des enjeux beaucoup plus importants et d’une technicité plus forte. Il pendra une année. C’est notre objectif. Nous y travaillons depuis l’année dernière avec nos partenaires coréens et néerlandais », informe-til.

Partenaire international
Dans le domaine de la cybersécurité, « la coopération internationale est très importante, car la plupart des attaques proviennent de l’étranger », consent Chérif Diallo. La France avait collaboré, il y a quelques années, avec le Sénégal dans la mise en place d’une brigade de lutte contre la cybercriminalité qui est désormais opérationnelle. Notre pays collabore également avec les Etats-Unis. « Aujourd’hui, il y a d’autres pays comme les Pays-Bas, la Corée du Sud. Il ne faut pas oublier la coopération Sud-Sud avec le Maroc, l’Afrique du Sud. Ce qui veut dire que le Sénégal a compris que la coopération internationale était primordiale avec des échanges techniques renforcés pour enrayer ce problème », explique-t-il.

Moussa DIOP

Entreprise de dématérialisation de procédures douanières à l’origine, Gaindé 2000 s’illustre également dans la lutte contre la cybercriminalité.

« Nos priorité est la sécurisation des identités numériques en proposant des produits de confiance numérique avec des certificats électroniques », confie Cheikh Abdel Khadre Mbengue, cadre chez Gaindé 2000 présent aux Security days de fin avril. « Il s’agit de la signature électronique, le chiffrement et l’authentification des identités sur le cyberespace », dit-il. Ce sont des produits qui répondent aux menaces mais aussi dans la logique de dématérialisation des procédures que Gaindé 2000 effectue. « C’est une suite logique que la signature se fasse également électroniquement. D’où l’intérêt de mettre en place une infrastructure de gestion des clés publiques pour délivrer les certificats électroniques avec lesquels les usagers qui utilisent les guichets uniques de Gaindé puissent signer les documents électroniquement », avance M. Mbengue. En effet, Gaindé 2000 se diversifie en proposant désormais des guichets uniques pour faciliter le commerce extérieur. « Au Sénégal, les serveurs sont vulnérables. Ainsi, les entreprises deviennent vulnérables à leur tour. De plus en plus de jeunes se forment en cybersécurité et ils sont capables de faire tomber une entreprise en une journée. Il faut que les entreprises prennent les mesures de sécurité pour faire face », alerte-t-il.

Moussa DIOP

C’est connu de tous : Emmanuel Macron, le nouveau président français, ne se sépare pas de ses deux iPhone. « Quand on avait rendez-vous avec le candidat Macron, ils étaient toujours posés en évidence devant lui », rapporte le journal français le Parisien. Le jeune président français (39 ans depuis le 21 décembre) ne quitte pas non plus son ordinateur MacBook, sur lequel il prend des notes et retouche ses discours. Bref, Macron (presque 393.000 abonnés sur Twitter, mais seulement 110.000 sur Facebook au moment de la campagne) est un « geek » et ne s’en cache pas. Le lien avec la communauté Tech est établi depuis longtemps. Il s’est rendu deux ans de suite au salon des nouvelles technologies de Las Vegas quand il était ministre à Bercy où il a beaucoup fait pour les start-up. Mais, c’est surtout sa stratégie numérique pour la conquête de l’Elysée qui témoigne de sa connaissance du secteur. Son équipe s’est inspirée des campagnes de Barack Obama en 2008, de Bernie Sanders, Podemos et Ciudadanos en Espagne ainsi que d’exemples canadiens. Pour son grand porte-à-porte, lancé en avril, il s’est appuyé, comme Hollande en 2012, sur le logiciel 50+1 (pour 50 % des voix plus une) de la société Liegey Muller Pons. Cet outil lui a permis de croiser quartiers, résultats électoraux et taux de chômage, et notamment pour aller à la rencontre des abstentionnistes qu’il voulait reconquérir. Pour créer les comités locaux de son mouvement « En marche ! », son équipe a même conçu de toute pièce un logiciel qui permet à n’importe quel citoyen de fonder son comité ou de le quitter en un seul clic. Le résultat a été au rendez-vous.

O.BA

Le but de Colisdays, une plateforme communautaire gratuite lancée depuis mars 2017 par des Sénégalais établis en France, est de mettre en relation des particuliers avec des voyageurs profitant d’un déplacement déjà prévu pour transporter des colis.

C’est en ressentant à plusieurs reprises le besoin d’envoyer en urgence des biens en Afrique mais aussi en se confrontant aux coûts élevés des services postaux que les membres fondateurs de la plateforme, Sénégalais d’origine vivant en France, ont pensé à trouver une alternative. « Nous étions constamment confrontés aux limites des services postaux classiques. D’abord, les prix pratiqués pour des envois en Afrique étaient excessivement chers, ensuite les délais de livraison ne sont pas toujours raisonnables », explique Mactar Sylla, cofondateur et directeur général de la plateforme. « Ces deux raisons, note-t-il, ont contribué au développement de plusieurs alternatives aux services postaux » et autres systèmes D comme les fameux « Gp », nom issu des initiales de « gratuité partielle ».

Fonctionnement
Colisdays.com permet à chaque particulier, en fonction de son budget et de son besoin, de trouver expressément un voyageur susceptible de lui transporter son colis d’un point A vers un point B. « Il s’agit, pour les voyageurs, de monétiser un espace inoccupé (coffre de voiture, kilos de bagages en avion…) et de le mettre à profit auprès d’utilisateurs souhaitant envoyer un colis ou documents à moindre coût et sur un délai de temps raisonnable », explique le directeur général de Colisdays. Ainsi, les membres inscrits sur la plateforme peuvent créer gratuitement des annonces en spécifiant toutes les informations utiles sur leur trajet et recevoir des propositions de personnes souhaitant expédier des colis. La plateforme compte actuellement « 3000 utilisateurs provenant de différents pays : France 56 %, Sénégal 22 %, Etats-Unis 9%, Canada 3 %, Italie 2 % ».

Vulgariser le concept de l’économie de partage
Pour développer le site et étendre ses fonctionnalités, Mactar Sylla, également champion du monde de scrabble, est entouré par deux associés : Adama Lèye, directeur technique en charge du développement du site, et Saliou Nguirane, directeur du business development. Le trio compte ainsi vulgariser le concept de l’économie de partage en Afrique. « Les spécialistes de l’économie de partage prétendent qu’après le transport et le logement, la logistique sera le prochain secteur touché par « l’Ubérisation », c’est-à-dire un service rendu par un particulier pour un particulier, un modèle basé sur l’échange et la facilité par les moyens de la technologie et de l’information », argue le Dg de Colisdays qui compte tirer profit plus tard du nombre croissant de touristes internationaux vers l’Afrique, malgré le développement rapide de la concurrence avec des startups dans le même domaine d’activité. Afin de renforcer au maximum la croissance de la communauté Colisdays et d’acquérir un volume important d’utilisateurs (avec un objectif de 10.000 membres d’ici à la fin de l’année 2017), la plateforme opte pour le moment de ne pas prélever de commission sur les transactions effectuées.

10.000 utilisateurs d’ici fin 2017
« Aujourd’hui, nous agissons en tant qu’intermédiaire et ne prenons aucune commission sur les transactions entre les parties. Colisdays ne participe aucunement à la convention entre l’expéditeur et le voyageur, les deux parties doivent s’entendre sur la totalité des modalités de leurs conventions », précise-t-il. Cependant, en 2018,les fondateurs espèrent proposer aux utilisateurs un service de paiement intégré à la plateforme. Pour l’heure, ils s’attachent à renforcer la sûreté de la plateforme et accroître la confiance des visiteurs. Pour cela, Colisdays veille à vérifier les profils des membres inscrits et s’assure qu’ils soient en phase avec leurs conditions générales d’utilisation, gage de la fiabilité du site. Ainsi, tout utilisateur a la possibilité de dénoncer, à travers la fonctionnalité « signalement de profil », les membres suspects. Pour l’heure, la plateforme récolte de bons retours d’expérience des utilisateurs, notamment sur sa page Facebook suivie par près de 15.000 internautes. Les 2/3 du trafic proviennent de la France, du Sénégal et des Etats-Unis. Nonobstant, les fondateurs comptent promouvoir prochainement leurs activités dans les pays de l’Afrique de l’Ouest. Sous peu, les visiteurs découvriront une nouvelle interface graphique plus ergonomique avec de nouvelles fonctionnalités leur permettant de trouver des voyageurs fiables et reconnus par la communauté. « Chaque utilisateur pourra donner son avis et une note à un voyageur avec qui il a été en relation à la fin de la transaction. Ces avis serviront de références pour la communauté d’utilisateurs et vont ainsi assurer la crédibilité de Colisdays », conclut-il.

Mamadou Alpha SANÉ

La jeune sénégalaise est étudiante en Marketing et Management international à Dakar. S.G souhaite rester anonyme, car elle ne supporte pas être exposée publiquement. Fidèle à cette idée, elle s’est retirée de Facebook il y a quelques années et en explique les raisons.

L’étudiante de 21 ans affirme qu’elle a déjà les numéros de téléphone de la plupart de ses amis qui sont sur Facebook. La raison principale de son départ du réseau social est que « sur Facebook, il y a beaucoup d’inconnus qui t’envoient des messages désagréables. Au Sénégal, les gens ont tendance à utiliser Facebook comme un outil pour draguer les filles ».

Elle poursuit son explication : « J’avais tout le temps des messages indésirables. J’ai pensé que supprimer mon compte Facebook était devenu une nécessité. Les gens qui veulent me parler viendront directement m’envoyer des textos ou des messages par WhatsApp. C’est beaucoup plus privé, je trouve ».

L’autre argument qu’elle avance est celui de protéger sa vie privée. « Je n’aime pas du tout exposer ma vie personnelle. Beaucoup de personnes utilisent Facebook pour annoncer un décès, un mariage ou un baptême. Ils mettent ça vite fait sur Facebook. C’est exposer sa vie à des gens qui ne sont pas tous des proches ».

Les avantages de Facebook
Cependant, la jeune femme avoue qu’elle trouvait des avantages à être sur Facebook. « Avoir des nouvelles des autres, retrouver des personnes perdues de vue, et puis, c’est très facile d’utilisation », avoue-t-elle. S. G. reconnaît également que Facebook peut offrir des opportunités de travail même si elle ne fut jamais personnellement concernée. Elle ajoute ensuite que « certains, paraît-il, ont fait des rencontres inoubliables grâce à Facebook. Bon, pourquoi pas ». Fou rire.

S.G. raconte sa découverte de Facebook : « J’avais 13 ans quand je me suis inscrite. J’avais 1.300 «amis» sur mon compte. J’entendais tous mes amis parler de Facebook, et je voulais juste faire pareil ». Mais, elle a trouvé qu’elle était un peu trop accro à Facebook. « J’étais curieuse et je me préoccupais de ce que pensaient les autres. Qui a liker ma photo, qui l’a commentée. C’était bien pour suivre les commérages : celle-là a fait ça, etc. Marrant certes, mais au bout d’un moment, je me suis dit que ce n’était pas ça la vraie vie. Et puis, j’y passais trop de temps », confie-t-elle. A cette époque, elle partageait avec sa sœur un ordinateur portable : « On se chamaillait juste pour se connecter sur Facebook et pour parler avec nos amis », dit-elle. En conclusion, elle affirme : « Non, je ne me remettrai pas sur Facebook. Ça ne me manque pas du tout ».

Les alternatives à Facebook
Pour la jeune étudiante S.G, ce n’est vraiment pas « une obligation pour (sa) génération d’avoir Facebook », car il y a des alternatives avec les applications comme WhatsApp, Shapchat, Twitter, Instagram. Elle est d’avis que ces applications préservent plus la vie privée.

Twitter, WhatsApp, Instagram, Shapchat
La jeune femme a quitté le réseau social de Mark Zuckerberg pour d’autres applications : « Twitter, c’est moins personnel que Facebook. J’y suis des personnalités, des amis, des pages de cuisine, de politique, d’actualité. Je regarde et j’y trouve plus d’informations rapidement ». S.G. s’intéresse également à l’évolution des réseaux sociaux : « J’ai remarqué qu’avec la nouvelle mise à jour, WhatsApp se rapproche de Shapchat. Tu peux faire de courtes vidéos. Je pense qu’il y a une certaine concurrence et ressemblance ».

Mais, de tous les réseaux sociaux, S.G. préfère Instagram. C’est celui qu’elle utilise le plus. « Je prends des photos que je poste. J’aime Instragam. j’y regarde des pages de cuisine et des vidéos de conseils en beauté ». La jeune femme trouve l’accès sur Instagram plus facile et plus ciblé : « Une fois connecté, on voit directement les pages en fil d’actualité. Quand tu appuies sur l’application, tout vient. Tu n’as qu’à dérouler. Pas besoin d’aller rechercher la page ». Toujours soucieuse du respect de sa vie privée, S. G. ajoute : « En plus, si tu as un compte privé, on ne peux pas te voir ou t’envoyer de messages ».

Cora Portais NDIAYE

 

Sur une vidéo, on voit une petite fille proférer des insultes devant un parterre hilare. On devine et on entend une assistance composée d’adultes qui, si elle ne l’incite pas, ne la décourage pas dans la profération d’insanités. La vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux au Sénégal, mais pose problème.

Grimée en adulte avec une perruque, la fillette de cinq ans fait rire les vrais adultes. Un rire gras qui manque de classe, de hauteur, mais surtout de responsabilité. La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux au Sénégal à tel point qu’elle est devenue Trending Topic. Mais, son visionnage déclenche un tollé général ou presque. Les internautes sénégalais dénoncent cette vidéo qui dérange vu les propos tenus par l’enfant. Elle est devenue, en quelques jours, presque une affaire nationale, la vidéo, affichée dans les fils Facebook et Twitter, ayant connu des milliers de partage. Devant une telle réaction, la famille de la petite fille a réagi. En effet, il y a deux jours, c’est le deuxième épisode avec les excuses de l’oncle maternel de l’enfant, toujours en vidéo. Elle est le contraire de la première, parce que tellement touchante. On ne pouvait pas faire mieux en communication. Tous les codes y sont. Fini la perruque, l’enfant apparaît avec une bouille adorable.

Fini les insultes et les roulements des yeux, place à une timidité qui sied à son âge. Elle ne regarde même plus la caméra, mais se confond en pleurs, en toile de fond de la repentance publique de l’oncle. Il a une voix posée, un bon choix des mots : « mbok talibé ». Les gestes parlent également : les mains de l’enfant sont dans ses mains, pour dire que l’enfant est entre de bonnes… mains. « C’est juste une enfant de cinq ans. Sa mère est malade et hospitalisée. Ne pleure pas (dit-il à l’enfant) ». Une présentation d’excuses sommaire, moins d’une minute, mais efficace. Il le fallait, car les parents risquent gros ainsi que ceux qui ont mis la vidéo sur les réseaux sociaux. L’acte est puni par la loi puisque la publication d’une telle vidéo entraine des poursuites judiciaires avec l’article 284 du code de la famille qui suit les outrages aux bonnes mœurs. Concevoir une vidéo où on profère des insultes devenues publiques, selon plusieurs spécialistes du droit de la famille sénégalaise, est une infraction.

Sa diffusion sur les réseaux sociaux, considérés comme des moyens de diffusion publique par le droit sénégalais, en fait un outrage aux bonnes mœurs. La responsabilité civile des parents est également engagée. Ces derniers ont l’obligation et la responsabilité de la surveillance de leur progéniture. Certains professionnels du droit de la famille sénégalaise pensent qu’un parent est responsable civilement des actes posés par son enfant. Donc, si l’enfant insulte une personne, c’est la responsabilité des parents qui est engagée.

Moussa DIOP

Le troisième site d’information sénégalais revoit son business-plan. En lançant son Prenium, SeneNews compte faire croître sensiblement son chiffres d’affaires et révolutionner le secteur des médias en ligne.

En lançant une version Prenium, Senenews.com, une plateforme multimédia sur l’actualité du Sénégal, de l’Afrique et de sa diaspora espère continuer à grandir. « Aujourd’hui, nous avons un chiffre d’affaires pouvant « varier de 20 à 50 millions » de FCfa. Avec le Premium, nous pouvons espérer au moins une croissance de 30 ou 35% de notre Ca », projette Massamba Kane, le fondateur de SeneNews.

Mode d’emploi
Concrètement, l’utilisateur a le choix de prendre un abonnement mensuel, semestriel ou annuel, avec le mode de paiement manuel (Orange Money, Wari, Espèce, ...) ou par paypal. « D’autres moyens de paiements seront ajoutés par la suite. Les tarifs varient de 5 euros (environ 3.000 FCfa) mensuel à 45 euros (29.000 FCfa) annuel. Ce qui lui donnera accès à tous nos articles premium. On fait le choix de ne pas proposer des articles à l’unité pour une fidélisation et une implication des abonnés dans la vie du projet. En l’espace de 3 jours, nous avons eu un peu plus de 30 abonnés. Ce qui a largement dépassé nos espérances pour le lancement. Nous avons comme objectif d’en obtenir 300 d’ici la fin de l’année ». Créé en Novembre 2010, « SeneNews est un média numérique indépendant, alimenté par une équipe de journalistes rédacteurs, de chroniqueurs et de techniciens du web. Notre objectif est d’optimiser la lecture et la compréhension de l’actualité sénégalaise et africaine grâce à des contenus systématiquement mis en lien avec le contexte d’une société sénégalaise fière de ses valeurs de respect de la dignité de la personne et de son aspiration au progrès économique, politique et social », développe Massamba Kane. Depuis sa mise en ligne, SeneNews, comme la quasi totalité des sites web d’information sénégalais, vivait principalement de la publicité en ligne.

Crise de la publicité
« Cette publicité se déclinant sur deux axes. Le principal se faisant naturellement en partenariat avec des régies publicitaires telles que Google Adsense et Critéo... L’autre étant orienté sur le démarchage local des entreprises du secteur privé et public qui ont une politique digitale et qui souhaitent vendre ou entretenir cette image de marque en ligne. Cette dernière, que nous appelons dans notre jargon « publicité du porte-à-porte », peut se décliner sous forme de publi-reportage, de campagne display ou vidéo sur notre site web, sur nos applications et nos différentes pages dans les réseaux sociaux. Pour Massamba Kane, « avec le business-model basé à 100% sur la publicité, la recherche du buzz, la fréquence et le nombre de publications d’articles est au détriment du travail » de qualité. D’autant plus que ce modèle est décrié car l’unique dépendance à la publicité « fait partie des maux qui gangrènent la presse en ligne au Sénégal ». Le jeune entrepreneur pense que son équipe (journalistes et marketeurs) dépensait beaucoup de temps et d’énergie sur l’exploration des pistes qui pourraient amener à décrocher des campagnes publicitaires. « Ce qui en fin de compte prend le pas sur le travail journalistique. Et il faut l’avouer aussi, cela commençait à prendre une part importante sur les axes de traitements de l’actualité. Face à cette demande de nos lecteurs de donner des informations en profondeur, des informations abouties et vérifiées, il fallait trouver ce moyen de financer cette activité de journalisme d’enquête et d’investigation ».

Troisième site d’actu
Avec SeneNews Premium, le journalisme d’investigation devient un crédo pour prendre une autre dimension. « Le lecteur sera la seule personne à satisfaire. Ce dernier paie pour que nos journalistes aillent dans le fond des choses ». Ainsi, l’entreprise sénégalaise prend un nouveau virage alors que ses feux sont au vert. « L’engouement envers SeneNews et sa santé financière n’ont jamais été autant meilleure qu’en ce début d’année 2017. D’ailleurs, un classement des statistiques établi par des experts du web indépendants et qui a été publié il y a quelques semaines montre la percée de SeneNews (1.400.000 visiteurs uniques le mois) qui nous classe à la 3ème place des sites d’information les plus visités au Sénégal ». C’est cette impulsion qui a réconforté l’équipe de SeneNews, « et à la demande d’un certain nombre de nos lecteurs et de membres de la rédaction » de se lancer dans le Prenium.

Par Moussa DIOP

Expert informaticien aux « compétences avérées dans le domaine des technologies de l’information et de la communication », Lamine Traoré jouit d’une expérience de 13 années dans la mise en œuvre de projets, l’intégration de systèmes hétérogènes et distribués. Co-fondateur de Sensoft, il revient sur les enjeux de sa participation au Waq 2017.

Pouvez-vous présenter votre Sensoft ?
Sensoft est une société de droit sénégalais spécialisée dans l’édition de logiciels et d’intégration de services technologiques à fortes valeurs ajoutées. Nous capitalisons plus de 10 années d’expérience dans les plateformes de services financiers, de la monétique, de l’éducation, de la dématérialisation, de l’innovation technologique, de l’identification et de la sécurité. Nous intervenons dans une dizaine de pays en Afrique de l’ouest, centrale et dans l’océan indien avec des clients de renoms qui évoluent dans plusieurs domaines d’activités notamment les banques et finances, le secteur pétrolier, les services télécoms, l’éducation.

Comment avez-vous été sélectionné pour participer à la semaine numérique à Québec ?
Nous collaborons avec le Ctic (Centre d’incubation et de croissance Tic) et je profite pour les remercier et les féliciter de leurs fortes contributions dans la croissance Tic ainsi que la promotion de l’entreprenariat au Sénégal. C’est donc dans ce cadre et vu le profil de Sensoft qu’il nous a proposé au Bureau du Québec à Dakar pour participer au Waq17 (Web A Québec 2017).

Pouvez-vous revenir sur votre participation ?
Le Web A Québec est un événement qui se tient chaque année et pour l’édition 2017, l’organisation a souhaité la participation de pays de l’Afrique francophone. Nous faisions donc partie d’une délégation de 200 entrepreneurs pilotée par l’Ofqj (l’Office franco-québécois pour la jeunesse). L’objectif était d’échanger avec des entreprises françaises et québécoises qui évoluent dans le même domaine, de mieux comprendre l’environnement numérique à Québec, de nouer des partenariats et aussi de vendre la destination Afrique dans le domaine du numérique afin de permettre aux entreprises québécoises qui s’intéressent à l’Afrique de comprendre, en retour, les besoins et les réalités du marché africain et aussi d’attirer de potentiels investisseurs. Sensoft et Byfilling ont donc animé chacune une conférence dans le domaine où elles évoluent afin de montrer leur savoir-faire ainsi que les solutions numériques adaptées qu’elles délivrent aux entreprises africaines.

Quel bilan en tirez-vous ?
Pour ma part, la participation à cet événement a été très enrichissante. Cela m’a permis de mieux comprendre l’environnement du numérique à Québec et surtout de noter des différences fondamentales dans la façon de faire des affaires du système américain. J’ai aussi pu nouer de nouvelles relations d’affaires et entamé des discussions de partenariats.

La participation à l’événement m’a également permis de mieux apprécier le niveau technologique des entreprises de l’écosystème numérique du Sénégal et de me rendre compte qu’elles ont beaucoup d’expertise et de savoir-faire à prévaloir. En effet, l’Afrique est aujourd’hui le continent où il y a encore beaucoup de choses à faire sur le plan numérique, ce qui attise les convoitises des opérateurs, équipementiers, industriels, télécoms et numériques du monde. Les entreprises de l’écosystème numérique du Sénégal pourront valablement être des points relais ou nouer des partenariats solides avec des entreprises canadiennes qui souhaitent s’investir dans le marché africain car elles ont toutes les compétences nécessaires qui leur permettront d’adapter les solutions et offres en provenance du Canada aux réalités ainsi qu’aux contraintes économiques et environnementales africaines. Pour ce faire et pour un meilleur échange, il est important que des événements ou sessions d’échange puissent être organisés entre le Canada et le Sénégal afin de permettre aux entreprises numériques sénégalaises de montrer leur savoir-faire, leur apport et l’intérêt des entreprises canadiennes à collaborer avec elles pour mieux s’investir dans le marché africain en général et sénégalais en particulier..

Quelle est la nécessité pour une startup sénégalaise de participer aux événements internationaux de cette nature ?
De façon générale, il est important, lorsqu’on évolue dans un domaine, de savoir ce qui se fait ailleurs afin de se situer et de s’améliorer par rapport à la qualité, aux normes et aux bonnes pratiques. Il est donc important pour une startup de participer à ce genre d’événement dans lequel se déroulent des ateliers et panels très intéressants et qui sont animés par des experts de haut niveau sur des thèmes d’actualités du numérique. C’est un retour d’expérience très enrichissant et cela peut permettre à une startup d’accélérer sa croissance à travers des partenariats qui lui permettront de gagner plus vite en expérience et de bénéficier de raccourci à plusieurs niveaux. Cela lui évite d’essayer des voies et méthodes qui ne marchent pas trop et qu’il va falloir réajuster avec des pertes de temps, d’argent et d’efficacité.

Propos recueillis par Moussa DIOP

Lancée en 2009, WhatsApp est une application mobile et multiplateforme de messagerie. L’application a récemment rejoint un club envié en franchissant le milliard d’utilisateurs actifs par mois « en seulement huit ans ». Pour la petite histoire, le service de messagerie instantanée a été racheté par Facebook en 2014 pour un montant record de 19 milliards de dollars. L’information avait été amplement relayée dans le monde entier. Elle suscitait de la part de certains une incrédulité dont aurait fait part le géant américain. Certains n’ont pas mis de gants pour annoncer ce qui est partie pour être « le fiasco de l’année ». Bien que fédérant près d’un demi-milliard d’utilisateurs, WhatsApp ne dégageait pas à l’époque, des bénéfices énormes : il s’agissait juste d’une petite structure de 55 salariés. Cette application Smartphone permet aujourd’hui à ses utilisateurs de créer des conversations groupées. Il permet aussi de s’envoyer autant de messages et de photos qu’on le souhaite. A force d’innovations et de persévérance, WhatsApp fait aujourd’hui partie de la vie quotidienne de millions de personnes à travers le monde.

Oumar BA

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.