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Sciences et Technologies

Sciences et Technologies (152)

Les besoins des universités seront recueillis et pris en charge pour leur faire bénéficier, de façon optimale, du projet Smart Sénégal qui comporte une importante composante « e-Education ». Le directeur général de l’Adie, en tournée dans les universités sénégalaises, en a informé les différents recteurs ainsi que leurs collaborateurs.

Cheikh Bakhoum, en tournée dans les universités du pays, a d’ailleurs révélé qu’avec l’accès au câble sous-marin envisagé dans le cadre du projet Smart Sénégal, notre pays va augmenter sa bande passante au niveau international et améliorera considérablement sa connectivité.

Une connectivité dont l’Adie veut faire bénéficier davantage les universités, afin de répondre au besoin incontournable pour la qualité de l’Enseignement supérieur. Pour cela, l’Adie dit avoir « interconnecté l’ensemble des universités à l’intranet gouvernemental. Ainsi, les étudiants, le personnel universitaire et les dirigeants disposent d’une connectivité gratuite et d’autres services informatiques pour améliorer les conditions d’études et de travail dans l’espace universitaire ». Toutefois, avec l’augmentation du nombre d’étudiants, les besoins en connectivité dans les différents campus universitaires se sont accrus. D’ailleurs, renseigne un document de l’Adie, lors de leur audience avec le Chef de l’Etat, Macky Sall, les étudiants ont demandé un renforcement de la connectivité. Et pour une meilleure prise en charge de cette doléance, Cheikh Bakhoum, accompagné de ses collaborateurs, a initié une tournée dans les différentes universités du Sénégal.

La délégation de l’Adie s’est ainsi rendue le 31 mai et le 1er juin à l’Université Alioune Diop de Bambey, à l’Université de Thiès et à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Dans les différents sites visités, le directeur général de l’Adie et ses équipes ont pu faire l’état des lieux de la connectivité. « Pour l’essentiel, les universités sont connectées à la fibre optique et des mesures ont été prises afin de renforcer la connectivité wifi », informe le document de l’Adie.

La délégation se rendra également dans les Universités de Ziguinchor et Dakar, dernière étape de la tournée.

Omar DIOUF

Airbus, vient de lancer la sixième édition du concours « Fly your ideas ». Ce concours sur les technologies digitales novatrices invite la prochaine génération d’innovateurs à proposer et à développer leurs idées originales pour l’industrie aéronautique et spatiale.

Célébrant, tous les deux ans, la créativité et l'innovation dans le but de répondre à des défis concrets de l'industrie, la sixième édition du concours « Fly your ideas » a été officiellement lancée, lundi 5 juin. A l’initiative du leader mondial de l’aéronautique, Airbus, ce concours accueille des participants du monde entier, avec des équipes universitaires issues de toutes les disciplines : de l'ingénierie et des technologies de l'information au marketing et au design. Selon un communiqué, il offre aux étudiants l'occasion de donner libre cours à leur esprit pionnier en travaillant sur des technologies digitales novatrices aux côtés d'experts de l'industrie. Aussi, « Airbus recherche des idées susceptibles de révolutionner l'industrie aéronautique et spatiale au cours des décennies à venir et de créer un monde plus sûr, plus respectueux de l'environnement et mieux connecté ». Les inscriptions sont ouvertes à l’adresse : www.airbus-fyi.com.

Lancé depuis 2008, « Fly our ideas » a enregistré la participation de plus de 20.000 étudiants venus de 650 universités à travers 100 pays du monde. Il se déroule en trois étapes consécutives, chacune offrant aux équipes participantes l'occasion d'affiner le développement de leurs concepts avec le soutien de spécialistes et de mentors d'Airbus. « Outre l'opportunité de se rendre dans les locaux d'Airbus pour poursuivre le développement de leurs idées, six équipes finalistes au maximum s'affronteront pour se partager un prix de 45.000 euros et pour la chance de faire évoluer leur idée au sein de l'industrie », informe ce communiqué, ajoutant que l'édition 2019 demande aux équipes de relever l'un des défis suivants : Electrification, Services de données, Cybersécurité, Internet des objets, Intelligence artificielle, Réalité mixte.

Appuyé depuis 2012 par l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, « Fly your Ideas » permet, selon son parrain, Marc Fontaine, Digital Transformation Officer d'Airbus, de «  nous rapprocher des innovateurs de l’ère digitale et d'orienter leur énergie et leur enthousiasme vers les formidables possibilités que nous entrevoyons au sein de notre propre transformation digitale ». La finale de l’édition de cette année se tiendra en 2019 et elle sera l’occasion pour les étudiants de présenter leurs idées devant un public d'experts de l'industrie.

Ibrahima BA

L’Institut privé de gestion/Institut supérieur de technologie industrielle (Ipg-Isti) a été désigné, hier, lauréat de la quatrième édition du concours « Challenge Gaïndé entreprendre » pour son projet d’innovation « Air soft ». Il s’agit d’une application servant à réguler le trafic urbain à Dakar. A l’initiative de Gaïndé 2000, cette compétition est ouverte aux établissements publics et privés de l’Enseignement supérieur. Elle récompense l’équipe qui a proposé un projet innovant pour une application fonctionnelle basée sur une thématique. La thématique choisie pour cette édition est : « L’intelligence artificielle dans le cadre de vie ».

Le deuxième prix est revenu à l’Institut supérieur de management (Ism) Dakar. Les deux lauréats ont remporté chacun un million de FCfa comme appui à la création d’une entité juridique, d’une année d’incubation de leurs entreprises à Gaïndé 2000, de l’attribution de contrats sous-traitance par Gaïndé 2000 en fonction des capacités avérées de l’entreprise. En outre, ils bénéficieront également, entre autres, de l’appui à la création d’entreprise avec la mise en disposition de capital d’origine de départ, la fourniture de mobilier de bureau et la poursuite éventuelle du partenariat au terme de l’incubation.

I. BA

La révolution numérique, en impactant sur les modes de vie, agit nettement de plus en plus sur l’économie, notamment dans le milieu de l’entreprise. Pourvoyeur d’emplois, elle soulève en même temps des inquiétudes avec l’avènement de l’intelligence artificielle.

Les Technologies de l’information et de la communication se développent chaque jour davantage dans le monde. En Afrique et au Sénégal en particulier, le numérique se tisse à une échelle exponentielle et modifie les comportements et les modes de vie des citoyens. L’intelligence artificielle (Ia) s’installe peu à peu dans différents secteurs (santé, automobile, éducation, sécurité, transport…) et transforme de manière substantielle la société à travers des innovations majeures. En milieu entreprise où la machine prend petit à petit la place de l’homme, l’Ia constitue certainement une source d’inquiétude en ce sens qu’elle capte certains emplois au détriment d’un personnel qualifié. Ce faisant, tranche Djiba Diallo Diao, responsable Startup-up Engagement Lead à Miscosoft, que se prononçait lors d’une table ronde sur le thème « Intelligence artificielle et génération future », les « entreprises sont confrontées à l’amélioration rapide des technologies ». Cette situation est motivée par une logique de transformation imposée par l’urgence de compétitivité et de productivité au niveau national et international.

Ibrahima Nour Eddine Diagne, directeur de Gaindé 2000, estime que l’Intelligence artificielle va occasionner une réduction de recrutements dans certains domaines et une diminution des effectifs. D’où la pertinence, poursuit-il, d’impliquer cette technologie dans les cursus de formation afin que les populations soient préparées aux exigences du marché et de l’emploi futur au niveau national et international. « Pour un pays comme le Sénégal, l’intelligence artificielle est peut-être un sujet qui peut sembler prématuré mais il est actuel. Ce qui fonde les emplois de demain se construit aujourd’hui », souligne M. Diagne.

Nécessité d’un système d’innovation
Considérée comme « l’ensemble de théories et techniques mises en œuvres en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence », l’Ia offre également la possibilité de réaliser de nouvelles opportunités et de nouveaux services. Elle crée, d’après Régina Mbodj, directrice de l’incubateur Ctic Dakar, des opportunités d’emplois.

Selon le directeur de la Recherche et de l’Innovation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, cette technologie permettra une transformation de l’industrie, de l’économie de « notre » pays et d’améliorer la qualité de vie des citoyens. C’est pourquoi, ajoute Amadou Thierno Gaye, le Sénégal n’est pas statique dans ce domaine. Mieux, le pays a, aujourd’hui, des potentiels, à travers ses étudiants et ses professeurs, pour s’assurer d’un futur flamboyant dans ce domaine. Dans le même sillage, l’ancien ministre de la Communication et directeur général de l’Institut africain de management (Iam), Moustapha Mamba Guirassy, relève la nécessité pour l’Afrique de se positionner comme un producteur des technologies. Ce qui suppose à ses yeux, d’avoir de l’empathie, de procéder à un changement de mentalité et de résoudre l’équation liée à la stratégie et à l’anticipation.

Si l’écosystème numérique affiche un avenir prometteur au Sénégal, il n’en demeure pas moins que les acteurs éprouvent un certain nombre d’écueils qui ralentissent les progrès. « On a des gens bien formés et qui ont envie de réaliser des choses. Toutefois, le manque de soutien pose problème pour produire des choses importantes », renseigne Régina Mbodj, soulignant l’urgence d’accompagner les startups et porteurs de projets. Entre absence d’un fonds dédié à l’innovation et le manque d’accès au marché pour les développeurs, les startups et Pme sénégalaises ont besoin, à son avis, d’un soutien de l’Etat et du secteur privé.

Lesquels doivent « s’approprier les solutions développées par les jeunes ». L’enjeu est tel, soutient Pr Abdoullah Cissé, que le Sénégal a besoin d’un système d’innovation. Ce qui manque encore.

Ibrahima BA

« CHALLENGE GAÏNDE ENTREPRENDRE » : IPG-ISTI ET ISM, LAURÉATS
L’Institut privé de gestion/Institut supérieur de technologie industrielle (Ipg-Isti) a été désigné, hier, lauréat de la quatrième édition du concours « Challenge Gaïndé entreprendre » pour son projet d’innovation « Air soft ». Il s’agit d’une application servant à réguler le trafic urbain à Dakar. A l’initiative de Gaïndé 2000, cette compétition est ouverte aux établissements publics et privés de l’Enseignement supérieur. Elle récompense l’équipe qui a proposé un projet innovant pour une application fonctionnelle basée sur une thématique. La thématique choisie pour cette édition est : « L’intelligence artificielle dans le cadre de vie ».

Le deuxième prix est revenu à l’Institut supérieur de management (Ism) Dakar. Les deux lauréats ont remporté chacun un million de FCfa comme appui à la création d’une entité juridique, d’une année d’incubation de leurs entreprises à Gaïndé 2000, de l’attribution de contrats sous-traitance par Gaïndé 2000 en fonction des capacités avérées de l’entreprise. En outre, ils bénéficieront également, entre autres, de l’appui à la création d’entreprise avec la mise en disposition de capital d’origine de départ, la fourniture de mobilier de bureau et la poursuite éventuelle du partenariat au terme de l’incubation.

I. BA

L'entrepreneur marocain, Pdg et cofondateur d’Atlan Space® en 2016, Badr Idrissi, l’un des quatre jeunes à partager leurs expériences au public, a déclaré au cours de l’atelier sur thème : « Allier l’innovation à l’industrie : la jeunesse africaine relève les défis », que son entreprise est une start-up qui a pour mission de développer l'intelligence artificielle pour guider et coordonner les réseaux de drones afin de permettre aux gouvernements de surveiller des zones géographiques très vastes, de détecter les menaces et intrusions, et de neutraliser les risques. Il révèle comment les nouvelles technologies de l'information permettent aux entrepreneurs africains de lancer facilement des start-ups pour résoudre les défis auxquels le continent fait face. En particulier, il a démontré comment sa société franchit les limites de l'aéronautique sans pilote, de sorte que les réseaux de drones peuvent fonctionner de manière autonome et sans interaction humaine, permettant ainsi aux institutions africaines de lutter contre la pêche et l'exploitation minière illégales, la déforestation et le braconnage. Enfin, il a souligné les compétences (techniques et autres) que les jeunes africains doivent d'ores et déjà perfectionner pour matérialiser la quatrième révolution industrielle sur le continent.

A. KANDE

L’ambassadeur de France a visité, mardi, les locaux, à Dakar, de « In Touch », société sénégalaise et panafricaine créée en 2014 et qui a pour but d’agréger, dans une seule plateforme, les moyens de paiement et de services digitaux. Un exemple de réussite qu’il faut accompagner, trouve Christophe Bigot.

L’agrégateur panafricain de paiement mobile et de services digitaux « In Touch » a reçu, mardi, dans ses locaux sis à la cité Sicap Karack Dakar, la visite de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot. Une occasion saisie par le directeur général de « In Touch », Omar Cissé, pour présenter la société à ses hôtes. Selon lui, ils sont partis d’une problématique simple. « Le constat est qu’au niveau africain, le mobile money s’est développé de manière fulgurante et autour, beaucoup de services se sont digitalisés. A partir ce moment, nous avons dressé le problème du marchand dans ce contexte », a-t-il expliqué. A l’en croire, ce marchand se retrouve en face de plusieurs solutions et chaque solution a ses terminaux et ses interfaces. Et pour chaque solution, il faut déposer de l’argent auprès de la banque et quand il y a un problème avec une solution, il faut appeler l’opérateur concerné et c’est très compliqué pour le marchand.

Ainsi, pour faire face à ces obstacles et complications précités, Omar Cissé, ancien directeur de l’incubateur Ctic-Dakar, a pris l’initiative de développer et de mettre en place une plateforme unique qui permet d’agréger tous les moyens de paiement et d’intégrer le maximum de services digitaux dans le transfert d’argent, l’assurance, le mobile money, la vente de crédit téléphonique, le paiement de facture, l’abonnement etc. «Nous nous positionnons comme un facilitateur. Créé en 2014, "In Touch" regroupe tous les moyens de paiement mobiles en un seul terminal. Dans un premier temps, nous avons déployé la plateforme au Sénégal et actuellement, nous nous déployons dans 7 autres pays africains », a informé le directeur général.

Dynamisme d’entreprise
Car, a-t-il soutenu, l’Afrique regorge encore d’un potentiel important, raison pour laquelle ils veulent se positionner comme étant la plateforme incontournable de déploiement de services digitaux en Afrique dans les trois prochaines années. « Nous voulons être implantés dans 38 pays d’ici 2021 et une fois ce challenge atteint, nous essaierons d’attaquer les autres pays émergents », a argué Omar Cissé. Non sans préciser qu’ils travaillent actuellement avec des sociétés de renom en Afrique et dans le monde comme Total et Worldline, une filiale d’Atos.

Venu visiter les locaux de l’entreprise, l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, s’est dit favorablement impressionné par le succès de « In Touch » et son dynamisme. « Je trouve l’initiative de Omar Cissé intéressante. Il y en a certes d’autres, mais voilà un exemple de réussite qu’il faut accompagner. Le Sénégal a de la matière grise, de grandes écoles. Donc quoi de mieux que de décider d’exploiter cette intelligence pour répondre au marché. Le faible taux de bancarisation (15%) peut être conçu comme un obstacle. Justement, cet obstacle, cette difficulté crée un besoin mais aussi une réponse et "In Touch" fait partie de cette réponse en développant des moyens modernes, simplifiés qui accompagnent les points de ventes pour tout ce qui est le money banking », a affirmé Christophe Bigot.

Aussi, le diplomate a souligné l’importance et l’intérêt de l’entreprise dans la mesure où elle se veut une entreprise panafricaine qui peut accueillir beaucoup d’éléments de la diaspora sénégalaise et est partenaire de grands groupes français comme Total et Atos. « C’est un exemple de réussite qu’il faut accompagner et la France est tout à fait en point sur ce sujet, notamment via l’Agence française de développement, via le service culturel. Nous voulons mobiliser les énergies sur ces sujets car je vois que c’est un secteur sur lequel l’avenir du Sénégal se joue », a-t-il rassuré.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le mot émergence n’est pas seulement à la mode au Sénégal. La révolution digitale a porté aux cimes du futurisme ce qu’on appelle les « Technologies émergentes ». Grâce à la recherche actuelle, ce sont les nouvelles technologies qui imaginent comment nous vivrons dans le futur. Parmi les technologies émergentes, on peut citer la biotechnologie, la reconnaissance vocale ou faciale, la géolocalisation, les drones, le blockchain, les big data ou encore l’Intelligence artificielle. Cette dernière fait de plus en plus parler et est sujette à controverse. La dernière en date est la technologie « Duplex » de Google dont l’expérimentation est prévue dans quelques semaines aux Etats-Unis. « Ce système d’Intelligence artificielle permet à l’Assistant Google de passer lui-même des appels téléphoniques pour un rendez-vous chez le coiffeur ou dans un restaurant », explique le site de France info. « Duplex » prend à tel point des apparences de la voix humaine, avec hésitations et intonations changeantes qu’on a l’impression que c’est une personne qui est au bout du fil. C’est une étape supplémentaire dans la simplification des échanges dits « inutiles » que le numérique permet. Actuellement, Google propose des formules de politesse ou des réponses déjà prêtes comme « Bien reçu, merci » sur certains e-mails. Cependant, cette « avancée » pose des questions légitimes. Si c’est un robot qui appelle pour prendre rendez-vous, la possibilité qu’un autre robot réponde à l’appel existe alors. Ils discuteront ensemble par échanges d’informations numériques. Quid de l’intervention de l’homme ? En 2020, 85% des interactions avec les commerces de détail seront gérées par l’Intelligence artificielle, sans intervention humaine, selon Gartner, une entreprise américaine de conseils dans le secteur des techniques avancées.

Dans toute révolution, il y a des apports moins glorieux. Ce fut le cas de l’épisode de la Terreur lors de la Révolution française. Il en est de même pour la Révolution industrielle avec l’exode rural puis une urbanisation non maîtrisée donnant au mieux une conurbation au pire des bidonvilles. Avec la Révolution digitale, certains contours de l’Intelligence artificielle dessinent un monde sans humain.

Par Moussa Diop

Les Fai sortent les gros moyens

15 Mai 2018
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Décidés à tirer leur épingle du jeu, les bénéficiaires des trois licences ne comptent pas lésiner sur les moyens. Selon le directeur général d’Arc Informatique, présent sur le marché depuis 1996, « on n’a que faire de la concurrence des opérateurs historiques. Nous allons répondre et contribuer au maximum par les technologies, les supports techniques, l’offre commerciale et les leviers futurs qui s’offriront à nous », assure Mohsen Chirara. Du côté de Waw Télécom, le directeur général, Abdou Kane, révèle que près de 13 milliards de FCfa seront investis. « 2,5 milliards de FCfa l’ont été en 2017 pour les installations pilotes. Pour l’année 2018, ces investissements vont grimper à 10 milliards supplémentaires pour une connectivité partout et à juste prix », explique-t-il.

Déjà, le Fai a déjà déployé une infrastructure de 4G Lte et fibre optique. Et selon le Dg, ceci permettra « de proposer de l’Internet haut débit et nous irons ensuite, à moyen terme, vers des services à haute valeur ajoutée comme la télévision, mais l’infrastructure est déjà fonctionnelle », explique-t-il. Pour Mme Déboye Niang, directrice des ventes, Waw a commencé à déployer son réseau 4G Lte sur certains quartiers comme Maristes, Médina, Sacré-Cœur, Mamelles et Yoff. « Nous avons débuté la période de test en décembre dernier et les tests sont concluants par rapport à la capacité et à la stabilité du réseau », indique-t-elle.

O. FEDIOR

La Révolution digitale n’a pas épargné le secteur financier, bouleversant son mode de fonctionnement. Banques et institutions de microfinance ont adapté leurs produits aux exigences du numérique.

Avec l’évolution des services financiers, explique Moustapha Diop, directeur général de Solution informatique durable (Solid), les employés travaillent avec deux fois plus d’équipements qu’il y a cinq ans. L’ère de l’agent croulant sous les piles de papiers et du client préoccupé par ses documents bancaires est en train de céder la place à l’ordinateur, au smartphone et à la tablette.

« Avant, le banquier n’avait aucun lien direct avec le client, dit-il. Aujourd’hui, on peut parler à distance avec le client, lui proposer les produits les plus adaptés, travailler 24h/24 avec ses collaborateurs ». Les banquiers d’aujourd’hui recourent aux Sms, aux e-mails, aux réseaux sociaux pour proposer, suivre ou exécuter des services financiers. Ce qui multiplie par 10 le volume des données tous les cinq ans, selon Microsoft (Big data boolist, 2012). « L’informatique est au cœur de l’activité bancaire. On ne peut pas gérer les clients, être à jour, avoir de la mobilité sans une infrastructure informatique performante », confie sous l’anonymat le responsable de la sécurité du réseau informatique d’une banque de la place.

Avec le mobile, la croissance multipliée par 3
Grâce aux appareils mobiles, la croissance attendue dans le secteur de la banque en ligne entre 2012 et 2016 a été multipliée par trois (3), à en croire American Banker (Mobile banking grow 300%, année 2012). Accenture nous apprend que les banques qui développent bien des modèles de banque en ligne, de présence sur les réseaux sociaux et sur tous les canaux peuvent faire passer du simple au double la croissance de leur chiffre d’affaires (de 4 % 8 %). Aussi, ces banques peuvent, par ricochet, réduire les coûts de services de 20% ou plus. Pour conserver leurs données, 72 % des entreprises sur les marchés de capitaux envisagent de recourir au Cloud, selon Cdw dans son étude « Top tech trends for capital markets » (2014).
 
Mobilité et investissements
La Révolution digitale permet d’avoir une meilleure visibilité sur les risques financiers et les performances d’une banque, déclare Moustapha Diop. Mais aussi, elle permet de travailler en tout lieu et avec n’importe quel appareil mobile. Disposer d’équipements adéquats en est une préalable nécessité. Cet investissement dans le matériel n’est pas à perte, dit-il, citant Forester Consulting, car une plateforme de productivité peut être amortie en sept mois.

Pour tirer profit du numérique, M. Diop invite les entreprises à disposer, à côté d’un analyste en investissements et d’un chargé de clientèle, d’un responsable de la conformité. Le rôle de ce dernier consiste à éviter les problèmes de conformité en vérifiant que les appareils sont bien gérés et que les données des clients sont sécurisées. C’est lui aussi qui agit rapidement pour répondre aux demandes d’information, qui corrige les erreurs et évite qu’elles se reproduisent, et qui vérifie que le Cloud répond aux exigences des services financiers, dit-il. Le trio composé du chargé de clientèle, de l’analyste en investissement et du responsable de conformité peut donner de bons résultats à condition de bien investir le digital. Le premier peut réaliser un gain de 4% de chiffre d’affaires si la banque prend en compte la mobilité, les réseaux sociaux et autres canaux. Et aussi économiser 20 % sur les coûts des services. Le second peut engranger 8,5% de gain de temps dans la prise de décision et économiser 4,12 millions d’euros, selon une étude de Forrester Consulting citée par Moustapha Diop. Le troisième peut aussi réduire les coûts de conformité de 6,8% et réduire de 73% le nombre de failles dans les données, selon la même étude. Par ailleurs, d’après une étude de Cogent Research intitulée « Social media’s impact on personal finance » publiée il y a cinq ans, 34 % des investisseurs utilisent les réseaux sociaux pour des investissements financiers personnels. Cependant, toutes ces activités gravitant autour de l’informatique produisent une quantité importante de données à exploiter, à gérer et parfois à vendre.

M. CISS

LE SÉNÉGAL EST EXPOSÉ « FRÉQUEMMENT » AUX ATTAQUES INFORMATIQUES
Hacker 2Le principal risque auquel les banques et institutions de microfinance sont confrontées avec l’avènement de l’informatique, c’est, sans conteste, les cyberattaques. La place du digital dans le secteur financier d’aujourd’hui « fait que la cybercriminalité a pris de l’ampleur parce que tout repose sur l’informatique », déclare le responsable de la sécurité du système informatique d’une banque de la place. Parfois, les cybercriminels atteignent leur but. En 2016, la Banque centrale du Bangladesh a été victime de cybercambrioleurs qui, derrière un subterfuge savamment préparé, avaient réussi à se faire virer plus de 80 millions de dollars à cause d’une faille dans un logiciel de virements. Ce casse a été découvert après que la Deutsche Bank a constaté une mauvaise orthographe (fondation au lieu de foundation en anglais) sur l’ordre de virement au bénéfice de l’Ong Shalika Foundation.

C’est ce qui a permis de découvrir la supercherie. En réalité, l’argent s’est volatilisé aux Philippines. Ce braquage des temps modernes montre l’importance de la cybervigilance. Selon un responsable de la sécurité du système d’information d’une banque de la place, les attaques informatiques « sont assez fréquentes » au Sénégal. « Les attaques sont d’origine locale, externe et même interne. La malveillance est essentiellement interne, il y a beaucoup de complicité à cause de l’appât du gain », dit-il.

Pour se mettre à l’abri, les institutions financières doivent se doter d’un plan de reprise de leurs activités à la suite d’une attaque. « La Bceao impose aux institutions financières de mettre en place un dispositif qui les protège et qui protège aussi les clients », poursuit notre interlocuteur. « Les banques font beaucoup d’efforts dans ce sens, parce qu’il y a une réglementation assez rigoureuse qui n’hésite pas à venir voir les banques et à infliger des sanctions. L’ampleur de la cybercriminalité aujourd’hui est telle que les erreurs se paient cash. Il y a une prise de conscience et une sensibilisation du personnel en matière de cybersécurité ».

M. CISS

DR MOUHAMADOU LO, EXPERT DU DROIT NUMERIQUE : « LES DONNÉES HÉBERGÉES À L’EXTÉRIEUR SONT UN RISQUE IMPORTANT »
M Lo TicL’arrivée de l’informatique pose le crucial problème de la production, la gestion et l’utilisation de l’importante quantité de données générées au fil du temps. La Protection des données personnelles (Pdp), avec son corset de textes juridiques, un principe universel, encadre bien ce domaine. Docteur en droit et expert du droit numérique, Mouhamadou Lô en explique les enjeux.

Quels sont les risques liés à la gestion depuis l’extérieur des données personnelles des banques, qui sont pour la plupart des filiales de groupes étrangers ?
Dès l’instant que les données sont hébergées à l’extérieur, les risques sont très importants. Le premier risque, c’est l’insécurité des Sénégalais. On ne sait pas qui a accès aux données et dans quelles conditions. Le deuxième risque, c’est le fait qu’on perde la main sur ces données et, par conséquent, la souveraineté sur ces données. On n’est plus propriétaire de ces données qui sont maintenant dans le public à l’étranger. Cela peut entraîner comme conséquence l’espionnage.

Est-ce qu’on est libre de vendre des données personnelles ?
Libre, non. La loi n’interdit pas de vendre des données, mais elle exige le consentement des personnes concernées. Pour faire du business sur les datas, il faut obligatoirement recueillir au préalable le consentement, sinon c’est une collecte illégale et illicite qui est sanctionnée sévèrement.

Quelle est l’utilité de ces données vendues ?
C’est faire du business avec les données des gens. En ayant avec soi un gisement de données personnelles, on arrive à faire du profilage, c’est-à-dire identifier les besoins des gens, faire des propositions aux entreprises et chargés de services. L’autre utilité, c’est surveiller les gens, on est dans le domaine sécuritaire.

La solution du Cloud comporte-t-elle des risques ?
Le risque, c’est que les gens hébergent dans le Cloud toutes les données. Cela n’est pas recommandé. Il faut faire un sectionnement de sorte que les données sensibles restent dans le pays et ne soient pas hébergées à l’étranger. Dans le secteur bancaire, c’est différent, nous retrouvons au Sénégal des filiales de maisons mères établies à l’étranger. Mais la loi exige qu’avant que les données des Sénégalais sortent du pays, qu’il y ait l’autorisation de la Commission des données personnelles (Cdp). C’est la garantie que le législateur a prévue et que la Commission s’exerce à faire appliquer.

Est-ce que les banques respectent cette législation ?
Oui. La législation a été mise en place tardivement et les banques sont en train de se conformer. Je ne dirai pas que toutes les banques sont à jour par rapport à la réglementation, mais une bonne partie de ces banques ont procédé à la réglementation.

Quels sont les enjeux du débat autour des Bureaux d’information sur le crédit (Bic) en matière de données de la clientèle bancaire?
Le Bic est un dossier très compliqué dans la mesure où c’est en application d’un règlement communautaire. Sur ce dossier-là, la Banque centrale n’a pas joué son rôle. C’était à elle de faire le travail qui est confié aujourd’hui à une société privée. Je m’approche d’une banque pour un crédit, celle-ci devrait simplement interroger la Banque centrale pour savoir si je suis solvable ou non. On ne devait pas inclure la relation entre banque et client, une société publique. Les conséquences peuvent être énormes, parce que si je ne donne pas mes informations, je n’aurai pas de crédit. C’est une contrainte. On requiert mon consentement de manière forcée, ce qui est illégal.

Quelles sont les données qui ne doivent pas être accessibles aux banques ?
Il n’en existe pas. Les banques veulent des garanties. Mais dans la collecte des données, les banques ne peuvent pas tout faire, elles doivent respecter le principe de proportionnalité. Si je dois passer à une banque pour récupérer un mandat, elle doit se contenter des données qui se trouvent sur ma carte d’identité nationale. C’est le principe de proportionnalité. La banque ne peut pas tout faire ou tout réclamer au client.

Propos recueillis par M. CISS

Avec l’évolution des services financiers, explique Moustapha Diop, directeur général de Solution informatique durable (Solid), les employés travaillent avec deux fois plus d’équipements qu’il y a cinq ans. L’ère de l’agent croulant sous les piles de papiers et du client préoccupé par ses documents bancaires est en train de céder la place à l’ordinateur, au smartphone et à la tablette. « Avant, le banquier n’avait aucun lien direct avec le client, dit-il. Aujourd’hui, on peut parler à distance avec le client, lui proposer les produits les plus adaptés, travailler 24h/24 avec ses collaborateurs ». Les banquiers d’aujourd’hui recourent aux Sms, aux e-mails, aux réseaux sociaux pour proposer, suivre ou exécuter des services financiers. Ce qui multiplie par 10 le volume des données tous les cinq ans, selon Microsoft (Big data boolist, 2012). « L’informatique est au cœur de l’activité bancaire. On ne peut pas gérer les clients, être à jour, avoir de la mobilité sans une infrastructure informatique performante », confie sous l’anonymat le responsable de la sécurité du réseau informatique d’une banque de la place.

Avec le mobile, la croissance
multipliée par 3

Grâce aux appareils mobiles, la croissance attendue dans le secteur de la banque en ligne entre 2012 et 2016 a été multipliée par trois (3), à en croire American Banker (Mobile banking grow 300 %, année 2012). Accenture nous apprend que les banques qui développent bien des modèles de banque en ligne, de présence sur les réseaux sociaux et sur tous les canaux peuvent faire passer du simple au double la croissance de leur chiffre d’affaires (de 4 % 8 %). Aussi, ces banques peuvent, par ricochet, réduire les coûts de services de 20 % ou plus. Pour conserver leurs données, 72 % des entreprises sur les marchés de capitaux envisagent de recourir au Cloud, selon Cdw dans son étude « Top tech trends for capital markets » (2014).

Mobilité et investissements

La Révolution digitale permet d’avoir une meilleure visibilité sur les risques financiers et les performances d’une banque, déclare Moustapha Diop. Mais aussi, elle permet de travailler en tout lieu et avec n’importe quel appareil mobile. Disposer d’équipements adéquats en est une préalable nécessité. Cet investissement dans le matériel n’est pas à perte, dit-il, citant Forester Consulting, car une plateforme de productivité peut être amortie en sept mois.

Pour tirer profit du numérique, M. Diop invite les entreprises à disposer, à côté d’un analyste en investissements et d’un chargé de clientèle, d’un responsable de la conformité. Le rôle de ce dernier consiste à éviter les problèmes de conformité en vérifiant que les appareils sont bien gérés et que les données des clients sont sécurisées. C’est lui aussi qui agit rapidement pour répondre aux demandes d’information, qui corrige les erreurs et évite qu’elles se reproduisent, et qui vérifie que le Cloud répond aux exigences des services financiers, dit-il. Le trio composé du chargé de clientèle, de l’analyste en investissement et du responsable de conformité peut donner de bons résultats à condition de bien investir le digital. Le premier peut réaliser un gain de 4 % de chiffre d’affaires si la banque prend en compte la mobilité, les réseaux sociaux et autres canaux. Et aussi économiser 20 % sur les coûts des services. Le second peut engranger 8,5 % de gain de temps dans la prise de décision et économiser 4,12 millions d’euros, selon une étude de Forrester Consulting citée par Moustapha Diop. Le troisième peut aussi réduire les coûts de conformité de 6,8 % et réduire de 73 % le nombre de failles dans les données, selon la même étude. Par ailleurs, d’après une étude de Cogent Research intitulée « Social media’s impact on personal finance » publiée il y a cinq ans, 34 % des investisseurs utilisent les réseaux sociaux pour des investissements financiers personnels. Cependant, toutes ces activités gravitant autour de l’informatique produisent une quantité importante de données à exploiter, à gérer et parfois à vendre.

Le Sénégal est exposé «fréquemment»
aux attaques informatiques

Le principal risque auquel les banques et institutions de microfinance sont confrontées avec l’avènement de l’informatique, c’est, sans conteste, les cyberattaques. La place du digital dans le secteur financier d’aujourd’hui « fait que la cybercriminalité a pris de l’ampleur parce que tout repose sur l’informatique », déclare le responsable de la sécurité du système informatique d’une banque de la place. Parfois, les cybercriminels atteignent leur but. En 2016, la Banque centrale du Bangladesh a été victime de cybercambrioleurs qui, derrière un subterfuge savamment préparé, avaient réussi à se faire virer plus de 80 millions de dollars à cause d’une faille dans un logiciel de virements. Ce casse a été découvert après que la Deutsche Bank a constaté une mauvaise orthographe (fondation au lieu de foundation en anglais) sur l’ordre de virement au bénéfice de l’Ong Shalika Foundation.

C’est ce qui a permis de découvrir la supercherie. En réalité, l’argent s’est volatilisé aux Philippines. Ce braquage des temps modernes montre l’importance de la cybervigilance. Selon un responsable de la sécurité du système d’information d’une banque de la place, les attaques informatiques « sont assez fréquentes » au Sénégal. « Les attaques sont d’origine locale, externe et même interne. La malveillance est essentiellement interne, il y a beaucoup de complicité à cause de l’appât du gain », dit-il.

Pour se mettre à l’abri, les institutions financières doivent se doter d’un plan de reprise de leurs activités à la suite d’une attaque. « La Bceao impose aux institutions financières de mettre en place un dispositif qui les protège et qui protège aussi les clients », poursuit notre interlocuteur. « Les banques font beaucoup d’efforts dans ce sens, parce qu’il y a une réglementation assez rigoureuse qui n’hésite pas à venir voir les banques et à infliger des sanctions. L’ampleur de la cybercriminalité aujourd’hui est telle que les erreurs se paient cash. Il y a une prise de conscience et une sensibilisation du personnel en matière de cybersécurité ».

M. CISS


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