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Sciences et Technologies

Sciences et Technologies (97)

L’Ong Article 19, en partenariat avec Ford Foundation et Clemson University, a organisé une session de formation en cybersécurité à Dakar, les 28, 29 et 30 septembre dernier, à Dakar, pour les professionnels des médias.  

La session de formation en cybersécurité, initiée du 28 au 30 septembre dernier par l’Ong Article 19, en partenariat avec Ford Foundation et Clemson University, vise à initier et à outiller les acteurs des médias aux pratiques et méthodes de la sécurité et protection numérique. L’objectif principal du projet « Afrique média cyber sécurité » est de permettre l’accès à Internet sans entrave aux professionnels des médias de l’espace Afrique de l’Ouest.

Le formateur, Cheikh Fall, de la Ligue africaine des web activistes pour la démocratie « Africtivistes » a d’abord regretté les contenus désobligeants sur les portails. Mais, à l’en croire, on n’a que les commentaires que l’on mérite sur les plateformes. « Lorsque l’on se fait entourer par des gens sérieux, on produit des informations réfléchies », a-t-il dit.

« Nous pensons que tout le monde doit avoir accès à l’info : de la collecte à la production en passant par la diffusion sans aucune forme de censure ou de pression », a affirmé le blogueur cyber-activiste sénégalais. Revenant sur les lois de la cybercriminalité votées, mais non appliquées, M. Fall note que cela relève de la responsabilité des gouvernants. « Ces lois doivent encadrer notre liberté », a-t-il souligné.

Quant à Jeanne Irène Nguidjoi, assistante de programme à l’Ong Article 19, elle est revenue sur le concept « cybersécurité ». Un néologisme, dit-elle, qui désigne « l’ensemble des lois, politiques, outils, dispositifs, concepts et mécanismes de sécurité, méthodes de gestion des risques, actions, formations, bonnes pratiques et technologies qui peuvent être utilisés pour protéger les personnes, les actifs informatiques matériels et immatériels ».

La cybersécurité touche tout le monde. Le virtuel fait partie de notre vie. Le fait qu’il y ait de la gouvernance sur Internet implique la disponibilité des infrastructures, l’accessibilité des coûts et la liberté de s’exprimer », a-t-elle avancé. L’assistance à l’Ong Article 19 ajoute que le numérique renforce la capacité des individus à jouir de certains droits comme la liberté d’expression, mais il en fragilise d’autres, comme le droit à la vie privée ou le droit à la protection des données.

Fatou Jagne Senghor, directrice de l’Ong Article 19, du Bureau Afrique de l’Ouest a, pour sa part, indiqué que l’accès à l’informatique offre des opportunités. « Vous êtes au cœur de l’information et il est important de se soucier de l’économie numérique en passant par le networking », a-t-elle dit. « Afrique média cybersécurité » est un programme de formation théorique et pratique en sécurité internet destiné aux journalistes professionnels et autres acteurs des médias (blogueurs, journalistes citoyens, cyber activistes…) des pays de la sous-région ouest-africaine.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal (Bicis) propose aux commerçants et aux entreprises une solution de paiement en ligne. Elle a lancé, hier, sa plateforme « Bicis e-commerce ».

La Bicis a lancé, hier, une solution de paiement en ligne dénommée « Bicis e-commerce ». Elle permet aux entreprises qui veulent travailler dans le commerce en ligne de vendre leurs produits sans se déplacer. « Grâce à Bicis e-commerce, la Banque internationale pour le commerce et l’industrie au Sénégal propose aux clients des solutions universelles adaptées au marché sénégalais », a déclaré son directeur général, Patrick Pitton. Avec cette solution, les entreprises, les commerçants et même les associations peuvent accepter des paiements par carte Visa ou Mastercard sur internet. « Cette offre de paiement entrée en service en début juillet, agile et flexible, permet de répondre aux besoins quotidiens des entreprises qui souhaitent proposer à leurs clients une méthode simple et sécurisée pour payer des marchandises, des services, des billets de transport, des factures », explique-t-on dans le document de presse. Au-delà des cartes Visa ou Mastercard, la solution de la Bicis accepte même les paiements par cache ou mobile pour attirer tous ceux qui ne sont pas bancarisés. Grâce à son réseau de partenaires installés à travers le pays, les clients qui n’ont pas de comptes bancaires où qu’ils se trouvent peuvent se rapprocher des partenaires pour finaliser leurs transactions.

En outre, la Bicis propose plusieurs options pour permettre aux clients d’avoir une large gamme de choix. Il s’agit du « paiement one-clic », du « paiement par abonnement », du « paiement par e-mail », du « paiement différé », du « paiement en plusieurs fois »,  du « paiement par mini site ». Ainsi, toutes les sociétés qui n’ont pas de site peuvent choisir cette option pour faire des encaissements.

La banque assure que la sécurité sera de mise dans la surveillance des transactions sur internet. Pour développer cette plateforme, la Bicis à une certification « PciDss » et assure une protection des données des commerçants avec l’authentification « 3Dsecure ». Elle propose aussi un « module d’intelligence artificielle de détection de la fraude ».

Aliou Ngamby NDIAYE

La 2ème édition de Aitex, Africa It Expo, salon dédié aux Technologies de l’information, se tiendra du 27 au 29 septembre à Casablanca, selon un communiqué de l’Agence conseil en Doing Business « Generescence ». Cette 2ème édition met à l’honneur le Cameroun et le Nigeria. Une belle occasion pour les opérateurs de renforcer la partition de l’innovation dans la coopération sud-sud et de l’intégration régionale.

Initiative de la Fédération marocaine des technologies de l’information, des télécommunications (Apebi), la seconde édition du salon des Tic est prévue du 27 au 29 septembre 2017 à Casablanca, au Maroc. Ce salon international se tiendra sous le thème de « L’innovation numérique au service des organisations », et ce, afin d’interpeller tous les acteurs sur les enjeux de la révolution numérique. Les organisateurs programment cette rencontre, à l’échelle continentale, autour d’une vitrine du savoir-faire et des expertises multi sectorielles de ce secteur, à savoir l’édition, le e-commerce, l’offshoring, le big data, les infrastructures, les solutions, la mobilité, le Cloud, la sécurité des données, le e-paiment… En Afrique, comme ailleurs, l’objectif étant de fournir des solutions en se basant sur les dernières technologies et tendances, explique Saloua Karkri Belkeziz, président de l’Apebi.
Pour lui, l’innovation technologique requiert une synergie certaine entre tous les acteurs qu’ils soient institutionnels ou privés.

De l’avis des organisateurs de ce salon dédié au Tic, la révolution numérique impose à toutes les organisations de revoir leur gouvernance, voire leur business modèle, à l’aube de ces transformations qui « façonnent » à la fois les entreprises de demain et le comportement du citoyen-consommateur, premier acteur de cette révolution numérique.
Des institutionnels offrantprincipalement des solutions « e-gov » seront présents ainsi que les offices et les Pme/Pmi représentatives au Maroc à l’échelle africaine notamment. La 2ème édition ambitionne de réunir quelque 200 exposants nationaux et internationaux autour d’un programme : exposition, conférences, plateforme B2B, concours et shows de nouveautés dans le monde du digital, objets connectés et autres innovations…

Abdou DIAW

L’incontournable nécessité d’allier « étude et digital » est au cœur d’une révision de la formation à l’ère du numérique.

L’enceinte de la Chambre de commerce de Dakar grouille de monde pour la troisième édition des Mardis du numérique. Spécialistes, officiels, intervenants et spectateurs se penchent sur « la formation revisitée à l’ère du numérique ». Il s’agit, en effet, de partager sur les enjeux du numérique de manière globale, mais plus particulièrement, à ceux liés aux cours à distance.

Une méthode d’enseignement qui est de plus en plus répandue dans les pays développés et qui tardent à s’imposer chez ceux en développement. Le Sénégal ne veut pas être à la remorque du train.

D’ailleurs, une université virtuelle qui dispense exclusivement des cours à distance a été créée en 2013. Un certain nombre d’étudiants y sont orientés suivant plusieurs disciplines. Mame Boury, venue assister à la rencontre, fait partie des étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal. La jeune fille âgée de 23 ans est en Licence 3 d’anglais. Elle compte boucler ses études à distance jusqu’à l’obtention du Master.

Du virtuel au réel
Ensuite, souligne-t-elle, elle envisage de « passer son Doctorat dans une université classique ». En bonne prévoyante, elle pose la question de la possibilité de poursuivre ses études dans les autres universités plus classiques. Les participants à « la formation revisitée à l’ère du numérique » répondent par « oui » à cette question rhétorique. Au cours des échanges, il a clairement été signifié que les diplômes délivrés dans les universités qui dispensent des cours à distance sont d’égale dignité avec ceux délivrés dans les établissements classiques. A côté de Mame Boury, il y a Macodou, âgé de 22 ans. Le jeune homme est, quant à lui, en deuxième année à l’Uvs. Il déclare être en harmonie avec ce système, qui lui permet « de travailler à un rythme responsable et raisonnable ». La flexibilité de son emploi du temps lui a permis de s’inscrire en même temps dans une école de formation privée. Ainsi, il cumule les deux formations. A l’Uvs, le jeune homme dit suivre la filière des Sciences économiques. Dans son école privée, Macodou se forme en informatique. Autre aspect non moins important aux yeux des apprenants, l’Etat du Sénégal a pris l’initiative de fournir des ordinateurs à tous les inscrits à l’Uvs. Ils bénéficient également d’une connexion internet gratuite. Cette décision permet aux étudiants de convenablement suivre les cours durant toute l’année. Toutefois, certains d’entre eux déplorent quelques couacs liés à la connexion. Pour Moussa Lô, coordonnateur de l’Uvs, « la plupart des difficultés de connexion proviennent de l’opérateur. Mais, nous travaillons en parfaite intelligence et apportons avec diligence des solutions idoines en cas de nécessité ».

Par Oumar BA

MARY TEUW NIANE : « LES OUTILS DIGITAUX BOULEVERSENT LES PRATIQUES DE L’ENSEIGNEMENT »
Mary T Niane xLes sociétés ont connu depuis quelques décennies des bouleversements importants qui imposent des initiatives radicales.

C’est, du moins, l’avis du Professeur Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, présent à la troisième édition des Mardis du numérique. Au vu des bouleversements, il s’impose dès lors une prise en charge particulière qui n’est pas forcément conforme aux modes traditionnels de gestion. « Le bouleversement le plus important est lié à la révolution du numérique. Il n’épargne aucun aspect de l’existence humaine. Des domaines insoupçonnés sont concernés et s’échinent à adopter les démarches de prises en charge traditionnelles. Comment aurait-on pu imaginer, il y a de cela cinquante ans, ce qui se passe aujourd’hui ? Nous sommes les témoins de ces grands bouleversements », analyse le Professeur Niane.

Le domaine de la formation ne fait point exception à la règle. « Nous nous devons de montrer notre implication en prenant des initiatives qui évitent de nous marginaliser sur la voie du développement. Il nous faut bien prendre le virage qui mène au développement et nous doter de moyens qui vont dans le sens du renforcement de la pédagogie sous toutes les formes », renchérit le ministre. C’est une des raisons pour lesquelles il invite à se conformer aux exigences de l’industrie de la connaissance. Le Sénégal a vu depuis trois ans son espace publique universitaire se modifier complètement. A l’image du continent, notre pays est en pleine mutation. « Il est vrai que cela n’a pas été très facile de mettre sur pied le projet de l’université virtuelle. Les outils digitaux bouleversent les pratiques de l’enseignement. Nous sommes cependant rassurés par la capacité de nos enseignants et de nos établissements à s’adapter à l’ère du temps. Le passage des tableaux à l’usage des vidéos projecteurs impose l’adoption des nouvelles technologies », informe le ministre.

Incontournable
Le numérique a permis de favoriser l’enseignement à distance. Il est reconnu maintenant comme pouvant apporter de la valeur ajoutée à la promotion classique des référentiels. Le Sénégal a la conviction qu’il faut renforcer les mécanismes d’acquisition de connaissances. C’est pourquoi les autorités ont pris l’initiative depuis 2013 d’intégrer dans le programme de la formation de l’enseignement à distance à travers l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs). Au-delà de l’impacter dans le mode de transmission des savoirs, cette approche va également avoir des conséquences sur toutes les populations à travers les réseaux des espaces numériques. Cette donne renforce l’équité dans l’accès au savoir. « Nous ambitionnons de construire 50 espaces numériques. Aujourd’hui, nous en sommes à 19. Dans chaque région du Sénégal, nous comptons construire un édifice dédié au numérique. A la fin du projet, à l’horizon 2022, nous aurons 21.000 places simultanées disponibles. C’est un potentiel extraordinaire difficile à trouver à travers le monde », informe le Professeur Mary Teuw Niane. Une telle transformation de l’enseignement digital ne peut aller sans une certaine résistance dans ce contexte de la transformation et de l’innovation, et le Sénégal en a pris le pari, ajoute-t-il.

Par Oumar BA

PROFESSEUR MOUSSA LO, COORDONNATEUR DE L’UVS : « LES DIPLÔMES DÉLIVRÉS SONT D’ÉGALE DIGNITÉ AVEC CEUX DES UNIVERSITÉS PRIVÉES ET PUBLIQUES »
Moussa lo UvsDans son intervention, le gestionnaire de l’Université virtuelle du Sénégal  (Uvs), Professeur Moussa Lô est largement revenu sur les opportunités de l’enseignement numérique. Selon lui, un enseignement qui est dispensé en numérique doit être de qualité supérieure par rapport aux autres enseignements. Cela se justifie par le fait qu’un ensemble de dispositifs est mis à la portée de l’enseignant.

« Ce qui lui permet d’améliorer la qualité », relève-t-il. A travers ce système d’enseignement, il est clair que le nombre de personnes concernées augmente sensiblement. « Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir un cadre réglementaire favorable à l’enseignement à distance. Cet enseignement est d’égale dignité avec l’enseignement présentiel », informe-t-il.

« Il suffit juste que les dispositifs exigés soient respectés. Une fois l’accréditation obtenue, il n’y a plus d’obstacle et le diplôme demeure le même. L’ambition de l’Université virtuelle du Sénégal, c’est de rendre le savoir accessible à tous», projette M. Lô.

L’enseignement à distance est pris en compte dans toutes les conventions au niveau mondial.  

La communication, un axe prioritaire
Les participants à la réflexion sur « la formation revisitée à l’ère numérique » ont, en outre, invité les ménagers de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) à davantage s’impliquer dans la communication. C’est elle qui permet à l’opinion de comprendre davantage les enjeux et de pouvoir ainsi se départir de toute forme de préjugés.

« Sur ce plan, il y a énormément de travail à faire, d’autant plus qu’en Afrique, cette forme d’enseignement n’est pas encore totalement intégrée », souligne Ibrahima Nour Eddine Diagne, un des initiateurs des Mardis du numériques. Aux gouvernants, les participants rappellent qu’ils ont autant l’exigence de satisfaire les demandes du présent, mais également celle d’anticiper dans le futur. « Quand vous désirez construire pour le futur, vous ne devez pas chercher à être compris, mais plutôt à être suivi », affirme M. Diagne. Ce dernier, poursuivant son propos, souligne qu’aujourd’hui, les produits qui sortent des universités souffrent parfois d’un déficit de compétences. « Quand j’évoque l’Université, je parle autant des établissements publics que privés. Il est important, à mon sens, qu’il y ait une sorte de mise à niveau sur des domaines particuliers tels que l’aptitude linguistique. Une mise à niveau sur les aptitudes numériques est également nécessaire», suggère-t-il.

Les sociétés ont connu depuis quelques décennies des bouleversements importants qui imposent des initiatives radicales.

C’est, du moins, l’avis du Professeur Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, présent à la troisième édition des Mardis du numérique. Au vu des bouleversements, il s’impose dès lors une prise en charge particulière qui n’est pas forcément conforme aux modes traditionnels de gestion. « Le bouleversement le plus important est lié à la révolution du numérique. Il n’épargne aucun aspect de l’existence humaine. Des domaines insoupçonnés sont concernés et s’échinent à adopter les démarches de prises en charge traditionnelles. Comment aurait-on pu imaginer, il y a de cela cinquante ans, ce qui se passe aujourd’hui ? Nous sommes les témoins de ces grands bouleversements », analyse le Professeur Niane.

Le domaine de la formation ne fait point exception à la règle. « Nous nous devons de montrer notre implication en prenant des initiatives qui évitent de nous marginaliser sur la voie du développement. Il nous faut bien prendre le virage qui mène au développement et nous doter de moyens qui vont dans le sens du renforcement de la pédagogie sous toutes les formes », renchérit le ministre. C’est une des raisons pour lesquelles il invite à se conformer aux exigences de l’industrie de la connaissance. Le Sénégal a vu depuis trois ans son espace publique universitaire se modifier complètement. A l’image du continent, notre pays est en pleine mutation. « Il est vrai que cela n’a pas été très facile de mettre sur pied le projet de l’université virtuelle. Les outils digitaux bouleversent les pratiques de l’enseignement. Nous sommes cependant rassurés par la capacité de nos enseignants et de nos établissements à s’adapter à l’ère du temps. Le passage des tableaux à l’usage des vidéos projecteurs impose l’adoption des nouvelles technologies », informe le ministre.

Incontournable
Le numérique a permis de favoriser l’enseignement à distance. Il est reconnu maintenant comme pouvant apporter de la valeur ajoutée à la promotion classique des référentiels. Le Sénégal a la conviction qu’il faut renforcer les mécanismes d’acquisition de connaissances. C’est pourquoi les autorités ont pris l’initiative depuis 2013 d’intégrer dans le programme de la formation de l’enseignement à distance à travers l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs). Au-delà de l’impacter dans le mode de transmission des savoirs, cette approche va également avoir des conséquences sur toutes les populations à travers les réseaux des espaces numériques. Cette donne renforce l’équité dans l’accès au savoir. « Nous ambitionnons de construire 50 espaces numériques. Aujourd’hui, nous en sommes à 19. Dans chaque région du Sénégal, nous comptons construire un édifice dédié au numérique. A la fin du projet, à l’horizon 2022, nous aurons 21.000 places simultanées disponibles. C’est un potentiel extraordinaire difficile à trouver à travers le monde », informe le Professeur Mary Teuw Niane. Une telle transformation de l’enseignement digital ne peut aller sans une certaine résistance dans ce contexte de la transformation et de l’innovation, et le Sénégal en a pris le pari, ajoute-t-il.

Par Oumar BA

Dans son intervention, le gestionnaire de l’Université virtuelle du Sénégal  (Uvs), Professeur Moussa Lô est largement revenu sur les opportunités de l’enseignement numérique. Selon lui, un enseignement qui est dispensé en numérique doit être de qualité supérieure par rapport aux autres enseignements. Cela se justifie par le fait qu’un ensemble de dispositifs est mis à la portée de l’enseignant.

« Ce qui lui permet d’améliorer la qualité », relève-t-il. A travers ce système d’enseignement, il est clair que le nombre de personnes concernées augmente sensiblement. « Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir un cadre réglementaire favorable à l’enseignement à distance. Cet enseignement est d’égale dignité avec l’enseignement présentiel », informe-t-il.

« Il suffit juste que les dispositifs exigés soient respectés. Une fois l’accréditation obtenue, il n’y a plus d’obstacle et le diplôme demeure le même. L’ambition de l’Université virtuelle du Sénégal, c’est de rendre le savoir accessible à tous», projette M. Lô.

L’enseignement à distance est pris en compte dans toutes les conventions au niveau mondial.  

La communication, un axe prioritaire
Les participants à la réflexion sur « la formation revisitée à l’ère numérique » ont, en outre, invité les ménagers de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) à davantage s’impliquer dans la communication. C’est elle qui permet à l’opinion de comprendre davantage les enjeux et de pouvoir ainsi se départir de toute forme de préjugés.

« Sur ce plan, il y a énormément de travail à faire, d’autant plus qu’en Afrique, cette forme d’enseignement n’est pas encore totalement intégrée », souligne Ibrahima Nour Eddine Diagne, un des initiateurs des Mardis du numériques. Aux gouvernants, les participants rappellent qu’ils ont autant l’exigence de satisfaire les demandes du présent, mais également celle d’anticiper dans le futur. « Quand vous désirez construire pour le futur, vous ne devez pas chercher à être compris, mais plutôt à être suivi », affirme M. Diagne. Ce dernier, poursuivant son propos, souligne qu’aujourd’hui, les produits qui sortent des universités souffrent parfois d’un déficit de compétences. « Quand j’évoque l’Université, je parle autant des établissements publics que privés. Il est important, à mon sens, qu’il y ait une sorte de mise à niveau sur des domaines particuliers tels que l’aptitude linguistique. Une mise à niveau sur les aptitudes numériques est également nécessaire», suggère-t-il.

La saison prochaine verra le réseau social diffuser en direct des matches de la Ligue des champions, la plus prestigieuse compétition des clubs. Cependant, ces matches ne seront visibles sur la plateforme qu’aux Etats-Unis, rapporte le site du journal français Le Figaro.

Facebook qui diffuse déjà la Ligue majeure de baseball (Mlb), la National basketball association (Nba) et la Ligue professionnelle nord-américaine (plus connue sous le nom de Major league soccer, Mls), ajoute dans sa grille des programmes de cette prestigieuse compétition.

La nouvelle a été annoncée via un communiqué publié mardi 26 juin par la chaîne sportive américaine Fox Sports. En vertu d’un accord passé entre les deux institutions, Facebook, qui vient de passer la barre des 2 milliards d’utilisateurs, diffusera sur sa page officielle deux matches par journée en phase de groupe, quatre huitièmes de finale et les quatre quarts de finale de la saison 2017-2018. « Les images de ces confrontations seront produites par Fox Sports et ne seront visibles que par les utilisateurs de Facebook situés aux Etats-Unis », précise le communiqué.

Le réseau social fondé par Mark Zuckerberg jouit aussi d’une relation avec la Nba, qui a permis la diffusion, en janvier, d’un match entre Sacramento et Golden State, uniquement visible en Inde, un marché prisé par la ligue nord-américaine de basket, révèle pour sa part Le Parisien. Une nouvelle offensive de la compagnie dans la diffusion du sport en direct.

En présence d’Emmanuel Macron et d’Anne Hidalgo, des milliers d’invités ont assisté, jeudi dernier, à Paris, à l’inauguration de la Station F, le plus gros incubateur de start-ups au monde, financé par le fondateur de Free Xavier Niel.

C’est une ancienne gare de marchandises, un bâtiment classé des années 1920 proche de la gare d’Austerlitz de Paris qui abrite la crème de la technologie française. « L’idée, c’est de créer un lieu-phare qui aide les autres », explique Xavier Niel qui a investi 250 millions d’euros dans ce projet. Etendue sur 34 000 mètres carrés, la nef de béton a été divisée en trois espaces distincts, renseigne lemonde.fr. « Create » est le lieu de travail où les jeunes pousses vivront leur vie de start-up. La partie « Share » est conçue comme un espace de rencontres avec un auditorium de 370 places, un atelier doté d’imprimantes 3D en self-service, un bureau de poste et une boutique présentant des créations des pensionnaires. Enfin, l’espace « Chill », pour la restauration, fonctionnant 24 heures sur 24. 100 appartements partagés, pouvant héberger jusqu’à 600 personnes, seront également proposés dans un futur proche par l’équipe de Station F aux entrepreneurs, notamment les étrangers.

La très suivie série sénégalaise «Pod et Marichou» a fait l’objet de nombreuses réactions la semaine dernière suite à une séquence de l’épisode 19. Entre indignations et extases, les internautes sénégalais ne sont pas restés stoïques.

Les réseaux sociaux se sont déchaînés la semaine dernière à la suite de la diffusion d’une séquence dans la célèbre série sénégalaise intitulée «Pod et Marichou». Dans l’épisode 19 de la saison 2, on voit Momo, frère de Pod, se consoler dans les bras d’Elena, une ravissante collègue de travail. « J’ai toujours eu dans ma tête l’image de l’homme parfait. Et c’est quand je suis venu à Big Perfect (nom de la boîte de Pod) que je l’ai vu», déclare la jeune fille (personnage d’Elena), cherchant à réconforter son hôte. Momo, apparemment insensible à ses paroles, se redresse. Elena finit sa confession en lui disant sans détour être amoureuse de lui depuis le premier jour. S’ensuit des regards qui se croisent et deux visages qui lèvent l’obstacle de la distance. Les yeux se ferment et ce que peut deviner tout spectateur, à savoir le baiser, sera « censuré ».

C’est cette séquence digne des telenovelas que retiendront les internautes de cet épisode. Sur le web, les indignations fusent. « Ce n’est pas dans nos habitudes de faire pareille chose. La pudeur est de mise dans notre pays. Ici il y a le poids de l’Islam », commente Serigne Fallou Lô sur Facebook. Soulèye Ba abonde dans le même sens : « Notre pays a ses réalités. On ne peut pas faire comme dans les séries novelas. Nous n’avons pas les mêmes réalités. On peut jouer des films et éviter certaines scènes ». Pour Binette Ndiaye, les filles dans la série doivent prendre en compte que « les actes les poursuivront toute leur vie », quand elles seront mamans notamment. « Elles ont intérêt à faire attention aux rôles qu’elles jouent », prévient-elle. Pour d’autres internautes, il n’y a rien de choquant dans cette série. D’après eux, les acteurs incarnent la réalité actuelle du pays qui ne fait qu’évoluer. « On ne peut pas rejeter la faute sur les séries diffusées. Si nos enfants dévient, c’est la faute aux parents. Qu’on laisse ces jeunes se produire », dit cet autre internaute. Dans d’autres groupes de discussion sur Facebook, l’avis le plus partagé est qu’il se passe, à l’abri des caméras, des actes plus répréhensibles que le contenu de séries somme toute très appréciées par le public sénégalais. Dans tous les cas de figure, la question que beaucoup de téléspectateurs n’ont sans doute pas manqué de se poser est de savoir le but recherché par les producteurs à travers ces scènes quelque peu gênantes en famille.

Mamadou Alpha SANE

Le 27 juin, de nombreuses entités à travers le monde, et notamment des entreprises industrielles, ont indiqué être victimes d’une nouvelle cyberattaque massive, un mois seulement après le précédent du rançongiciel WannaCry. Cette fois, le virus s’illustre en un ver dénommé NotPetya. Il empêche l’utilisateur d’accéder à ses données et exige, pour les libérer, une rançon de 300 dollars. L’Ukraine a été le premier pays touché avant d’atteindre des milliers d’entités dans le monde entier, renseigne le site d’Industrie techno. Parmi les victimes, on peut citer le géant pétrolier russe Rosneft, le groupe pharmaceutique américain Merck et le chimiste allemand Bayer, le géant de la cosmétique Nivea, ou encore la Sncf en France.

Qui sont les pirates?
Selon certains experts, l’attaque pourrait être menée par un Etat. Ils ont tourné leurs regards vers la Russie. Des informations rapportées par plusieurs entreprises faisaient état d’un virus, par la suite baptisé NotPetya (ou Petrwrap), faisant apparaître une demande de rançon de 300 dollars sur les écrans d’ordinateur, rapporte le Huffingtonpost. La destruction des données pourrait être en fait la seule motivation des pirates, ce qui expliquerait que le ver ne se contente pas de bloquer les fichiers mais met à mal l’ensemble du système d’exploitation, bloquant totalement les machines, poursuit la source. Le 12 mai dernier, un virus nommé « WannaCry » avait affecté des centaines de milliers d’ordinateurs dans le monde entier, paralysant notamment les services de santé en Angleterre et des usines du constructeur automobile Renault. Ses auteurs avaient réclamé une rançon pour débloquer les appareils.

M. A. S

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