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Sciences et Technologies

Sciences et Technologies (46)

« Le numérique, en particulier les ressources éducatives libres, constituent un atout puissant et structurant des actions de la Francophonie en matière de coopération et de développement ». Ces propos de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Michaëlle Jean, sont contenus dans un communiqué sur sa participation à la deuxième réunion des ministres francophones de l’Enseignement supérieur dans le cadre de l’Initiative pour le développement numérique de l’espace universitaire francophone (Idneuf). Cette rencontre qui a eu lieu à Bamako, au Mali, le 17 juin dernier, a été conjointement organisée par l’Oif et le gouvernement malien, en collaboration avec l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf).

« Cette rencontre a mobilisé les représentants de plus d’une quarantaine de pays de l’espace francophone.  Les participants se sont penchés, entre autres, sur  l’évaluation des premiers résultats du méta-portail Idneuf, premier moteur de recherche francophone de grande ampleur, conçu pour gérer des ressources pédagogiques et valoriser le patrimoine numérique libre d’accès en langue française », affirme le communiqué. Selon la secrétaire générale, toujours citée par le communiqué, avec déjà  plus de 40.000 ressources numériques d’enseignement disponibles, le méta-portail Idneuf est un outil formidable, non seulement pour l’amélioration continue des processus et dispositifs d’apprentissage dans le domaine de l’éducation, mais aussi pour le développement de compétences professionnelles et techniques des jeunes. Outre sa participation à la réunion des ministres francophones de l’Enseignement supérieur, Michaëlle Jean a également profité de son passage à Bamako pour s’entretenir avec le président de la République du Mali, S.E. Ibrahim Boubacar Keïta. Ce dernier a décoré Mme Jean de la Grand-Croix de l'Ordre national du Mali lors d’une cérémonie officielle.

O. NDIAYE

Elu meilleur chef d’entreprise du Sénégal en 2006, récipiendaire du prix Cauris d’Or 2008, Cauris de l’intégration, Meissa Ngom dirige le groupe Chaka présent dans plusieurs pays d’Afrique et d’Europe avec plus de 600 collaborateurs. Une belle réussite pour cet ancien consultant en poste en France, rentré au Sénégal en 1994 pour fonder son groupe.

L’homme est discret. Ses amis confient que Meïssa Déguène Ngom n’aime pas faire briller sa tronche. Travailleur acharné, accroché à ses rêves comme un adolescent qui brode les fils de son avenir, le président fondateur du groupe Chaka préfère laisser parler ses œuvres. Et il y a à entendre pour qui sait écouter. Le film de son parcours est d’une éloquence qui confine à l’exaltation de la témérité. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en informatique-électronique obtenu en France, il se fabrique une carapace dans les affaires en évoluant pendant quatre années dans le domaine du conseil au sein du Groupe Steria. Mais ce n’était pas la vie à laquelle il se prédestinait. Cela ne correspond pas à ses rêves. Non, ce qu’il veut, c’est bâtir. Confronter ses utopies à la réalité de leur temps. Il décide alors de rentrer à Dakar pour donner corps à sa vision de la vie ; de sa vie.

Chaka Computer, première marque du groupe, voit le jour en 1994, à Dakar. Mais ce premier jalon peine à contenir toute l’ambition de Meïssa Ngom qui, treize ans après l’installation de Vocalia, le premier serveur vocal dans le secteur bancaire d’Afrique de l’Ouest, fait du groupe Chaka le leader dans le domaine de l’informatique vocale dans toute la sous-région. Et s’impose sur le marché du transfert d’argent. Quelques mois après le lancement de Vocalia au Sénégal, puis dans la sous-région, les postes et les caisses d’épargne, convaincues de l’efficacité de ce nouveau système permettant aux clients de recueillir diverses informations sans être contraints de se déplacer, firent également appel à l’expertise de Chaka. L’évolution de l’entreprise prit alors un nouveau tournant. Mais ce n’est qu’à partir de 1997 que Chaka s’imposa réellement, après avoir remporté un appel d’offres international lancé par la Sonatel (Société nationale des télécommunications) face à deux concurrents de taille, Alcatel et Siemens, pour la mise en service d’une plateforme vocale servant à corriger les erreurs de numérotation. Quelques années plus tard, en 2002, après avoir été sollicité par Sentel (groupe Millicom International Cellular, deuxième opérateur de téléphonie mobile au Sénégal) pour l’installation d’un centre d’appel permettant la gestion des clients à distance, Meïssa Ngom crée Call Me. L’externalisation de la gestion des clients venait d’être introduite au Sénégal. Spécialisé dans l'outsourcing, la relation client à distance, le télémarketing et le conseil en CRM. Call Me, réussite continentale, s'exporte dans plusieurs pays africains (Côte d'Ivoire, Guinée, Bénin, Mali, Mauritanie). Aujourd’hui, Call Me compte dans son portefeuille quelques-unes des plus grandes entreprises sénégalaises (Société nationale des télécommunications, Société nationale d’électricité, Office national pour l’assainissement, Société des eaux, etc.) et sous-régionales, ainsi que quelques industries agroalimentaires et des opérateurs télécoms européens. Call Me est actuellement installée dans cinq pays (Sénégal, Mauritanie, Guinée, Côte d’Ivoire et Mali) et emploie des dizaines d’opérateurs multilingues (français, arabe, wolof, bambara…) spécialisés notamment dans le télémarketing, la télévente et l’accueil de clients.

Transfert d’argent
La troisième marque du groupe Chaka est née pratiquement à la même période que Call Me. Money Express opère dans le transfert d’argent. C’est, en effet, en 2002 que le Groupe Chaka conçoit le logiciel de transfert d’argent destiné aux réseaux de caisses d’épargne de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine. En 2004, la société Money Express est juridiquement créée. Opérateur incontournable du transfert d’argent sur le continent africain, Money Express a acquis une expérience de près de dix ans qui lui a valu une accréditation auprès des autorités financières européennes. Fort d’une présence dans plus de 50 pays dont 24 en Afrique, Money Express est le premier réseau panafricain indépendant pour le transfert d’argent. L’activité de Money Express repose sur l’exploitation d’un logiciel développé en interne, dont elle est pleinement propriétaire. La société exploite un système de transfert électronique d’argent utilisant un Intranet sécurisé et se présente comme un « fournisseur, intermédiateur et intégrateur de solutions de transfert de fonds panafricain ». L’application Money Express effectue tous types de transactions : domestiques et internationales, en FCFA ou en devises, de cash à cash, de compte à cash, de cash à compte, de compte à compte et de carte à cash (transfert en ligne à l’aide d’une carte bancaire).

Money Express a été mise sur pied pour répondre à une demande de l’association des postes et caisses d’épargne de l’Uemoa, soucieuse de faire face à l’informel en sécurisant les transferts d’argent. Money Express est aujourd’hui établie dans une quarantaine de pays sur les cinq continents.

Elle compte parmi ses partenaires plusieurs établissements financiers dont la Banque islamique du Sénégal (BIS), la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS), la Banque d’escompte et certaines sociétés internationales spécialisées dans le transfert d’argent (Coinstar Money Transfer, Ria Envia, Money Exchange, etc.). En 2002, le montant des transactions effectuées s’élevait à 500 millions de FCfa. En 2006, il était de 40 milliards de FCfa pour plus de 250 000 opérations. Actuellement, la base de données de Money Express est logée en France, mais un « back-up » sera prochainement placé dans un autre pays européen afin de parer tout incident susceptible de nuire au bon fonctionnement de la société. Le groupe Chaka a aujourd’hui un capital de 300 millions de FCfa. Il emploie environ 400 personnes dans différents pays. Toutes ses activités reposent sur l’ingénierie informatique et l’expertise d’une vingtaine d’ingénieurs africains qui conçoivent les logiciels et les installent. Le groupe Chaka propose des solutions bancaires, assure la sécurité des systèmes d’information et le couplage téléphonie-informatique. Dernier développement du groupe, Chaka Card Systems, centre de personnalisation moderne basé en Côte d'Ivoire, spécialisé dans le domaine de la monétique avec les solutions cartes bancaires.

Vive la Bourse !
Selon Samuel Maréchal, PDG de M&A Finance qui a accompagné l’introduction en bourse de la société, cette entrée en bourse lui permettra d’accéder à des outils de financements moins coûteux. Parallèlement à cette cotation, une augmentation de capital d’un montant de 2,8 millions d’euros dotera l’entreprise de moyens nécessaires à son ambition.

L’introduction en bourse de Money Express permettra à l’entreprise d’accéder, dans sa politique de développement, à des outils de financements moins coûteux. Il faut rappeler que les fonds d’investissements ne peuvent investir dans une entreprise que lorsqu’elle est cotée en bourse.

*Portrait rédigé grâce à
une abondante documentation
sur le Web.
Par Sidy DIOP

Le Sénégal a réalisé des performances dans la gestion et la vente des noms de domaine. Selon Alex Corenthin, gestionnaire du nom de domaine .sn, notre pays totalise 5.324 noms de domaine actifs et occupe la 13ème place en Afrique. Toutefois, reconnaît-il, il y a encore du chemin à faire dans la cadre de la promotion de l'utilisation des noms de domaine .sn

S'exprimant, vendredi dernier, lors de la première édition du forum de l'Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (Appel), Alex Corenthin, gestionnaire du nom de domaine .Sn, par ailleurs directeur de Nic Sénégal, est revenu sur les progrès faits par le Sénégal dans la gestion et la vente des noms de domaine. Même si beaucoup d'efforts restent encore à faire, notre pays a réalisé des performances dans ce domaine.

Citant les statistiques de 2016, M. Corenthin a indiqué que le Sénégal totalise aujourd'hui 5.324 noms de domaine actifs. Il occupe ainsi la 13ème place au niveau africain. Ce classement est dominé par l'Afrique du Sud (1 million de noms de domaine) suivi du Gabon, Mali, Centrafrique, Guinée équatoriale... Seulement, a-t-il expliqué, le Gabon, le Mali et la Guinée Equatoriale ont confié la gestion de leurs noms de domaine à « un prestataire qui en fait ce qu'il veut ». Selon lui, « si l'on élimine ces pays, le Sénégal se positionnerait dans le top 10 des pays qui vendent le plus de noms de domaine à travers le continent ». Dans une dynamique d'améliorer les notes du Sénégal, Nic Sénégal, Comité de gestion des noms de domaines .Sn, délégué par l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, étudie la possibilité de réduire ses tarifs. Pour l'heure, le prix d'un nom de domaine est fixé à 30.000 FCfa et le renouvellement annuel à 20.000 FCfa. Ces tarifs, a précisé le directeur de Nic Sénégal, vont baisser au fur et à mesure que le nom d'acheteurs s'accroît.

Pour Alex Corenthin, le .Sn est l'identité et l'emblème de notre pays. D'où la nécessité, pour les sociétés sénégalaises, de s'en procurer et ainsi œuvrer pour la valorisation des contenus locaux. Dans le cadre de la promotion du .Sn, des bureaux d'enregistrement ont été ouverts au Sénégal et à l'étranger. Pour le compte de l'année 2016, Nic Sénégal compte signer, d'ici la fin de l'année, le Dnssec (Sécurité de confiance numérique) pour la sécurisation des transactions sur Internet, et améliorer la communication envers les acteurs du secteur. Mais également promouvoir l'identité numérique et appuyer l'entrepreneuriat des noms de domaine.

Ibrahima BA

Le directeur général de l’Agence de  l’informatique de l’Etat, Cheikh Bakhoum, a annoncé, hier, la volonté du Sénégal d’avoir un point d’échange Internet avant la fin de l’année. M. Bakhoum s’exprimait, hier, lors de la première édition du Forum des éditeurs de la presse en ligne (Appel).

Les points d’échange Internet sont indispensables pour la création d’un écosystème d’Internet de pointe. Ils permettent aux fournisseurs d’Internet de se connecter entre eux et d’échanger du trafic local. Cela, dans le but de développer une véritable économie numérique. C’est, sans doute, ce qu’a compris le Sénégal. En effet, notre pays, dans son objectif de faire du secteur du numérique un véritable outil de transformation économique et sociale, entend se doter d’un point d’échange Internet avant la fin de l’année. C’est, du moins, ce qu’a annoncé, hier, Cheikh Bakhoum, directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie).

Il intervenait lors de la première édition du Forum des éditeurs de la presse en ligne (Appel), organisé sur le thème « Internet local : souveraineté et/ou patrimoine numérique ? ». Selon lui, ce point d’échange va permettre au contenu local d’être beaucoup plus accessible pour le Sénégal.

« Sans point d’échange, on est toujours trop dépendant de la connectivité internationale. Avec la mise en place de cette infrastructure, nous pourrons avoir notre Internet  local. Ce qui va permettre au Sénégal d’engranger davantage de points », a-t-il indiqué, ajoutant que le point d’échange est indispensable pour la mise en place d’un patrimoine national Internet.

Par rapport au Data center, l’autre domaine qui sera développé, le Sénégal a, a-t-il fait comprendre, en 2015, créé un ensemble général où il y a des acteurs qui possèdent aujourd’hui des réseaux, des systèmes d’information. Pour Cheikh Bakhoum, la mise en place de Data center va booster la création d’emplois. C’est pourquoi, l’Etat est en train de travailler sur la question, notamment à travers le projet du parc numérique de Diamniadio ainsi que dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse).

D’après le directeur de l’Adie, le Sénégal a la possibilité d’être leader dans ce domaine, en Afrique de l’Ouest. Toutefois, pour le réussir, a-t-il ajouté, il est important d’avoir une bonne stratégie, d’améliorer la fiscalité. Mais également d’avoir une alimentation électrique abondante et une connexion  haut débit.

Sur le coût de l’Internet au Sénégal, Cheikh Bakhoum a indiqué que la multiplicité des fournisseurs permettra de démocratiser davantage l’Internet.

Ibrahima BA

En marge de la célébration de la journée mondiale des Télécommunications (17 mai), l’Esmt a organisé, samedi dernier, une journée « Portes ouvertes » au profit des élèves de Terminale, des étudiants, des conseillers d’orientation et des parents d’élèves. A travers cette action de sensibilisation, l’Esmt vise à faire découvrir aux élèves l’environnement des télécommunications ainsi que les opportunités offertes en termes d’orientation et d’étude après le baccalauréat. Cette manifestation a été une occasion pour le public de bénéficier d’une initiation en télécommunications/Tic et sur les différentes filières de formation qui leur sont offertes dans ce domaine, à travers un panel sur les métiers des Tic, des débats thématiques et une visite guidée dans les différents laboratoires de l’Esmt.  Celle-ci espère ainsi susciter une vocation scientifique auprès des jeunes élèves. Un panel de discussion sur le thème « Formations et métiers dans les Tic » a permis de mesurer toute l’importance de cette action qui a mis en relief diverses opportunités à saisir.

Alassane Aliou MBAYE

Le prix « Rfi Challenge App Afrique » a été remis, hier, au Malien Cheikh Oumar Bagayoko, pour la présentation de son brillant projet sur l’application « Bogou ». Lancé en décembre 2015 par Claire Hédon, présentatrice de l’émission « Priorité Santé » sur Rfi, le concours vise à développer des services numériques qui facilitent l’accès  aux soins des populations en Afrique.

La première édition du prix « Rfi Challenge App Afrique » a récompensé le Malien Cheikh Oumar Bagayoko pour  son application « Bogou ». Outil de télé-expertise disponible via un ordinateur connecté à Internet, « Bogou » permet aux médecins exerçant dans des zones reculées de demander, à distance, un  avis à des spécialistes. Le cas décrivant le problème de santé est posté sur la plateforme qui est organisée sous forme de cercles sécurisés. Avec ce brillant projet, le lauréat remporte ainsi  une bourse de 15.000 euros grâce au soutien des partenaires du « Rfi Challenge App Afrique », en particulier Microsoft, Facebook, Orange et Mozilla.

Cette somme est destinée au développement de son service numérique, et notamment en mobilité, à travers l’Afrique francophone. La cérémonie de remise de ce prix s’est déroulée à l’Institut français de Dakar, en présence de la journaliste et présentatrice de l’émission « Priorité Santé », Claire  Hédon, de la présidente directrice générale de France Médias Monde, Marie Christine  Saragosse, et de Christophe Champin, chargé des Enregistrements numériques.

D’après l’initiatrice du concours, l’idée leur est venue de lancer « Challenge App Afrique », car ils se sont aperçus que dans l’émission « Priorité Santé », il y avait besoin de supports écrits. A l’en croire, certes les auditeurs écoutent ce qui se dit, mais comme la mémoire est un peu fugace, il fallait penser quelque chose d’écrit. A en croire, Claire Hédon, le concours a connu un franc succès avec au total 650 participants dont 21 nationalités différentes du continent africain avec tous des projets intéressants construits pour faciliter l’accès aux soins.

Même pour les trois finalistes à savoir Cheikh Oumar Bagayoko (Mali) pour son outil de télé-expertise « Bogou », Alain Nteff (Cameroun) pour le projet « Giftedmom » et Eliphal Balloula Touadi (Congo-Brazzaville) pour le projet « Fongwama », « il était difficile pour le jury de trancher et de choisir le lauréat au vu de l’intérêt et de l’importance que portait chacun de leur projet », souligne la journaliste. Et d’informer de la remise de mention spéciale au Sénégalais Mamadou Sall pour son projet « Karangué » qui est une application de  rappel automatique des parents par rapport au calendrier de vaccination des enfants. Auparavant, le lauréat et les finalistes étaient les invités de Claire Hédon, dans l’émission spéciale de « Priorité santé » sur  le thème « Le Sénégal est-il une référence dans la formation des médecins en Afrique francophone ? », enregistrée également hier, en public à l’Institut français de Dakar et qui sera diffuséee sur Rfi, aujourd’hui (Ndlr) à 9h10 (heure de Dakar).

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le ministre des Postes et des Télécommunications, Yaya Abdoul Kane, a présidé, hier, l’ouverture d’un atelier national de partage sur l’économie du numérique. L’objectif est d’arriver à la mise en place d’une plateforme de concertation et de dialogue des acteurs pour une mise en synergie des projets dans le secteur.

Pour faire du secteur du numérique un véritable outil de transformation économique et sociale du Sénégal, il est nécessaire de s’inscrire dans une démarche inclusive, en procédant  à une consultation de l’ensemble des acteurs. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’atelier national de partage sur l’économie du numérique qui s’ouvre depuis hier à Dakar. Pour le ministre des Postes et des Télécommunications, Yaya Abdoul Kane, l’objectif de rencontre est d’aboutir à la mise en place d’une plateforme de concertation et de dialogue des acteurs en vue d’une mise en synergie des projets. Mais également d’une mutualisation et d’une meilleure rationalisation des ressources.

« L’atelier va également permettre la mise en place d’un dispositif de soutien institutionnel, technique et financier pour appuyer, promouvoir et renforcer ces différentes initiatives de promotion du numérique et optimiser leur impact économique et social », a-t-il ajouté. Selon M. Kane, la réduction de la fracture numérique et la promotion de l’Economie numérique ont toujours été pour le gouvernement une préoccupation majeure.

Stratégie Sénégal numérique
 C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, « d’importants projets et programmes ont été initiés et développés en termes d’accès, de désenclavement numérique et de démocratisation à travers l’intégration du numérique dans des domaines comme l’éducation, la santé, la promotion de l’équité et de l’égalité du genre mais aussi au profit de l’insertion et de la promotion sociale des couches vulnérables ».  

Aux yeux du ministre, aujourd’hui, à travers la Stratégie Sénégal numérique, la promotion de l’économie numérique reste plus que jamais une priorité pour le gouvernement qui, dans sa vision, se propose de réaliser « le numérique partout, pour tous et pour tous les usages en 2025 ».

Par ailleurs, a-t-il relevé, la réalisation de cette ambition suppose la levée d’un certain nombre de contraintes. Parmi celles-ci figurent l’absence de collaboration et de synergie entre les initiatives de promotion du numérique et d’un cadre d’échanges et de partage de bonnes pratiques. Non sans oublier la non-harmonisation des programmes et contenus développés par les différents projets et le manque de visibilité et de viabilité lié au déficit de ressources financières de la plupart des initiatives.

En marge de cet atelier, le ministère des Postes et des Télécommunications a paraphé une convention de partenariat avec le Groupe Zte. Le partenariat a pour objectif de permettre « d’avoir des plateformes d’échanges avec une base de données sur toutes les actions qui sont menées dans le cadre du développement de l’économie numérique ». Mais également de  procéder au désenclavement numérique des territoires, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation.  Yaya Abdoul Kane a annoncé la révision du Code des télécommunications pour mieux l’adapter au contexte et ouvrir le secteur à d’autres opérateurs.

Ibrahima BA

L’Internet est un facteur essentiel pour le développement économique, social et éducatif en Afrique. Raison pour laquelle l’Ong Jonction, en partenariat avec la fondation « Web we want » dans le cadre du programme Fast Africa, a organisé, à Dakar, un atelier de partage et d’échanges sur la thématique « Enjeux et défis ».

Dans une étude publiée par l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), datée de décembre 2015, il est établi que le taux de pénétration des services Internet au Sénégal est de 54,76%. Toutefois, il est constaté un taux faible de l’usage des réseaux sociaux, car on note seulement 1.700.000 (12%) d’utilisateurs sénégalais de Facebook selon les statistiques d’internet World Stats, à la date du 15 novembre 2015. Cela est révélateur aussi du faible taux de pénétration d’Internet au Sénégal malgré les statistiques officielles.

Pour face faire à cette situation, Ababacar Diop, président de l’Ong Jonction, créée en 2004,  indique que les autorités doivent prendre conscience de l’enjeu et des opportunités qu’offrent Internet qui est un levier de développement. « Au plan politique, comme ledit le président de la République, sa volonté, c’est le contrôle de l’action gouvernementale ; cela peut se faire à partir d’Internet. Au plan économique, le Sénégal peut utiliser Internet pour s’insérer dans l’économie numérique. Au plan socio-sanitaire, on peut développer la télémédecine pour mieux améliorer l’offre de santé des populations (…)», a-t-il expliqué.

Dérives sur Internet
Concernant les dérives notées sur la toile, M. Diop préconise une application stricte des lois pour lutter contre la cybercriminalité et asseoir notre sécurité. Il pense même à une meilleure adaptation de ces lois et règlements par rapport au contexte des nouvelles technologies. Aussi, a-t-il constaté une exposition anarchique des données personnelles. « Il faut une sensibilisation pour que l’usage d’Internet soit positif et non négatif », lance-t-il comme appel.
El Hadji Daouda Diagne, directeur de Computech Institute, a indiqué entendre que l’Etat doit contraindre les opérateurs de téléphonie à baisser leurs tarifs. En revanche, il a noté, suite à une enquête faite dans 12 établissements, que peu d’élèves utilisent Internet pour chercher des informations utiles. Il a aussi déploré que les structures étatiques ne mettent pas à jour leurs sites.

M. Diagne s’insurge contre les crimes et autres délits qu’on voit dans le virtuel (usurpation de fonction, piratage, vol, arnaque, insulte, etc.). A ce titre, Daouda Diagne pense que les autorités doivent pousser certains administrateurs de site à contrôler les contenus avant publication. « Il faut avoir un mot de passe fort ; les mots de passe faibles sont décryptés. On ne doit pas tenter d’accéder aux données personnelles d’autrui », a-t-il souligné, non sans inviter à un durcissement de la loi sur la cybercriminalité.

Quant à Fatou Ndiaye, membre du réseau des jeunes filles du Conseil des femmes (Cosef), elle a révélé que des étudiants s’inscrivent à l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) alors qu’ils ne savent pas comment utiliser un ordinateur. Elle précise ceci : « L’Internet peut être utilisé pour le progrès social (…) [mais] tous les crimes qu’on voit sur Internet sont aussi perpétrés dans la vie courante ».

Serigne Mansour Sy CISSE

En partenariat avec l’Ong Sightservers, l’Agence de l’informatique de l’Etat, à travers sa Cellule de solidarité numérique (Csn), a ouvert une session de formation en faveur des personnes vivant avec un handicap visuel. L’objectif est d’accompagner les couches sociales pour une meilleure maîtrise des applications et outils informatiques afin de participer à leur intégration sociale.

Le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), Cheikh Bakhoum, a présidé, hier, la cérémonie d’ouverture de la session de formation dédiée aux personnes vivant avec un handicap visuel. Organisé en partenariat avec la Convergence des aveugles  pour l’unité, la solidarité et l’entraide (Cause), l’Ong Sightservers et la Direction générale de l’action sociale (Dgas), cet atelier a pour objectif principal d’accompagner les couches vulnérables pour une maîtrise parfaite des applications et outils informatiques afin de participer à leur intégration sociale.

Pour le directeur de l’Adie, il s’agit, d’une façon, d’accompagner l’Etat dans sa politique de promotion des personnes vivant avec un handicap. « Les besoins des personnes vivant avec un handicap étant d’origine transversale, une synergie d’actions doit être mise en œuvre afin de renforcer et d’harmoniser, dans un cadre impulsif et multipartenarial, les programmes de normalisation leur permettant un accès aux Tic », a-t-il indiqué, déplorant le nombre limité des structures permettant l’accessibilité de ces personnes à l’outil informatique.

Cette session de formation est, aux yeux de Cheikh Bakhoum, une autre forme de réduction du gap numérique et de lutter contre l’exclusion sociale par la prise en compte de tous les paramètres liés à l’accessibilité à l’outil informatique de toutes les catégories de personnes vivant avec un handicap.  L’Adie compte généraliser cette initiative à travers le Sénégal, par le biais de ses salles multimédia, afin de permettre aux personnes vivant avec un handicap de bénéficier, au maximum, des outils Tic.

Cet atelier de formation de dix jours a regroupé une dizaine de participants. Pour Aissatou Wane Tall, coordonatrice du projet, cette formation leur permettra d’être beaucoup plus autonomes et d’être à l’aise dans leur travail.

De son côté, Salimata Bocoum de l’Ong Sightservers a indiqué que les Tic, à travers les logiciels,  sont « un moyen de pallier le handicap ». Selon elle, permettre l’accès à l’informatique est une manière de lutter contre la stigmatisation.

Ibrahima BA

Un atelier de formation portant sur l’archivage électronique et la gestion documentaire s’est tenu du 10 au 12 mars à Saly Portudal,  sur initiative de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) avec le soutien de ses différents partenaires dont Icf et Pro Archives Systèmes.

L’objectif de l’atelier portant sur l’archivage électronique et la gestion documentaire était de former des agents du secteur de l’Urbanisme sur les enjeux de l’archivage électronique et la gestion documentaire. L’atelier était animé par le consultant-expert archiviste Cheikh Tidiane Sy, directeur de l’Entreprise numérique de gestion des archives (Enga), informe un communiqué parvenu à notre rédaction. La rencontre a réuni les représentants des directions de l’Urbanisme et de l’Architecture (Dua) des départements de Dakar, Guédiawaye, Pikine et Rufisque.

Les échanges ont permis de donner aux participants une vision globale et systémique de la gestion d’archives, informe le texte. L’étude de cas portant sur la plateforme mise en place par l’Adie dans le cadre du projet TeleDAC pour la gestion documentaire et l’archivage électronique a suscité beaucoup d’intérêts chez les séminaristes. Ce dispositif sera incessamment déployé dans les directions ou services de l’urbanisme où la plateforme TeleDAC est opérationnelle, souligne le texte.Le projet TeleDAC a pour mission principale de faciliter les conditions d’obtention de l’autorisation de construire à travers la dématérialisation complète de la procédure. Dans ce dessein, TeleDAC se doit, entre autres, de sécuriser les archives physiques de permis de construire des directions ou services de l’Urbanisme de la région de Dakar.

A travers TéléDAC, 200.000 dossiers du Centre national des archives ont été numérisés et les bureaux de l’institution réhabilités. Cette démarche a rendu possible la sécurisation des archives physiques de permis de construire des directions et services de l’Urbanisme dans les localités concernées. 25 personnes ont été recrutées pendant 9 mois pour la numérisation de toutes les archives datant parfois d’avant les indépendances, précise le communiqué, signé des services de communication de l’Adie. L’archivage reste méconnu du grand public. Pourtant, son importance sur la prise de décisions dans les meilleures conditions et en toute connaissance de cause n’est plus à démontrer. Avec l’évolution des Technologies de l’information et de la communication, l’archivage a pris une dimension encore plus importante.

Oumar BA


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