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Sciences et Technologies

Sciences et Technologies (64)

Le président de l'Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), Momar Ndao, a salué la prouesse de l’Etat du Sénégal pour avoir réussi à vendre la 4G à 32 milliards de FCfa alors que l’opérateur Orange l’avait évalué à 14, 5 milliards de FCfa.

« Ce qui a été décidé aujourd’hui est centré sur le consommateur. La 4G, c’est l’émergence. Elle n’est pas un luxe mais une nécessité, car on ne peut aller à l’émergence sans les technologies de l’information et de la communication », a-t-il souligné.

D’après Momar Ndao, la mise en place d’un médiateur au sein des différents opérateurs est un élément « extrêmement important » pour la prise en charge de l’intérêt du consommateur. Il s’est félicité également de la réduction de la durée de la concession.

« Depuis que le Sénégal a le téléphone mobile, en 1998, il y a encore sur l’autoroute Dakar-Pikine des trous qui ne sont pas couverts. Cette obligation de couverture qui a été mise dans la Convention de concession est un élément fondamental qui va permettre la prise en compte des consommateurs…», a-t-il fait comprendre. 

I.BA

Il s’agit d’une nouveauté dans le renouvellement de cette Convention de concession. Pour la protection des consommateurs, la Sonatel a l’obligation de désigner un médiateur, indépendant des services opérationnels et rattaché directement à la direction générale de l’opérateur.

Selon le directeur de l’Artp, la mission de ce médiateur est de prendre connaissance des réclamations, écrites ou orales, des clients du concessionnaire concernant la qualité des services et/ou les problèmes de facturation lorsque ces réclamations n’ont pu être directement réglées par les personnels de l’opérateur.

« Le médiateur doit s’efforcer de proposer des solutions de règlement amiable pour les réclamations dont il est saisi qui présentent un caractère sérieux. Le médiateur propose à la direction générale du concessionnaire des mesures permettant de mieux prendre en compte les attentes des consommateurs et de traiter efficacement les réclamations », a souligné Abdou Karim Sall.

I.BA

Alors que la concession qui lui a été accordée arrive bientôt à son terme, la Sonatel vient de signer avec l’Etat du Sénégal pour le renouvellement de sa convention de concession pour 17 ans et pour un montant de 68 milliards de FCfa. D’après Abdou Karim Sall, l’Artp avait commandité une étude en janvier 2015 par le groupe de cabinet Microeconomix et Beta finance qui a évalué la concession de Sonatel à 58 milliards de FCfa sur 20 ans.

Cette nouvelle convention de concession, a expliqué le directeur général de l’Artp, est marquée par l’introduction d’obligations de couverture du concessionnaire dans son cahier des charges.

Ce faisant, a indiqué M. Sall, afin d’être en phase avec le  Programme d'urgence pour la modernisation des axes frontaliers (Puma) initié par le chef de l’Etat, l’opérateur a l’obligation de couverture de 90% de la population en trois ans. Par rapport à la couverture du territoire, il doit couvrir d’ici 5 ans l’ensemble des zones frontalières habitées du Sénégal dont le nombre d’habitant est supérieur ou égal à 200.

Aussi, le concessionnaire doit couvrir totalement et dans un an et demi les axes routiers de la Rn1 à la Rn7, soit une distance totale de 2. 883 kilomètres. A cela, s’ajoute l’autoroute Dakar-Diaminiadio-Aibd-Thiès-Mbour et l’autoroute Ila Touba. Le tout pour une distance totale de 163 kilomètres.

Sur la qualité de service de la téléphonie et l’Internet, a informé Abdou Karim Sall, l’Artp « fixera par décision, dans les jours à venir, les nouvelles exigences et procédera à des contrôles avec une périodicité mensuelle ».

I.BA

Dans le cadre du renouvellement de sa convention de concession, la Sonatel vient d’acquérir les droits d’exploitation de la 4G pour un montant de 32 milliards de FCfa. L’opérateur historique a ainsi l’obligation de débuter sa commercialisation dans deux mois.

L’engagement de l’Etat du Sénégal à doter les Sénégalais de la 4G vient d’être concrétisé. Le gouvernement a cédé à la Sonatel l’exploitation de la 4G pour un montant de 32 milliards de FCfa. L’opérateur historique, a expliqué, hier, face à la presse, Abdou Karim Sall, directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et postes (Artp), obtient 20 méga, soit 10 dans la bande 1800 et 10 autres dans celle de 800, avec l’obligation de débuter sa commercialisation dans deux mois, au plus tard à compter de la date d’assignation des fréquences.

Cette décision de céder la 4G à la Sonatel intervient dans le cadre du renouvellement de la convention de concession de l’opérateur. Mais aussi dans un contexte où l’Etat a décidé de mettre à la disposition des opérateurs de télécommunications des licences et fréquences en vue de l’établissement et l’exploitation de réseau de télécommunications mobiles 4G ouvert au public.

« Pour profiter des gains de temps qui pourraient résulter de l’extension du périmètre de la licence renouvelée à l’exploitation de réseau télécommunications mobiles 4G ouvert au public, en évitant deux procédures, le gouvernement du Sénégal et l’opérateur concerné ont décidé de mettre à profit le renouvellement de la concession de Sonatel pour introduire dans le périmètre de la concession l’exploitation de la 4 G car, dans le cas d’espèce, il s’agit fondamentalement d’attribution de fréquences », a avancé Abdou Karim Sall.

Selon lui, cette procédure « pragmatique » liée au contexte sénégalais ne fait pas obstacle à ce que le gouvernement du Sénégal attribue de nouvelles licences pour les réseaux de génération à venir, notamment la 5G, la 6G…

Bande de fréquence 700
Aussi, a précisé le directeur général de l’Artp, l’Autorité de régulation a procédé à une nouvelle évaluation de l’offre 4G. C’est ainsi que des réaménagements ont été apportés par rapport à l’offre initiale.

Il s’agit de la réduction de la durée passant de 20 à 17 ans, l’augmentation des taux de couverture qui passent de 65% à 70% en 5 ans et 85% à 90% en 10 ans. A cela, s’ajoute la réduction des quantités de fréquence proposée grâce au retrait de la bande de fréquence 700. Cette fréquence, a déclaré M. Sall, sera vendue aux enchères d’ici un an et demi voire deux ans quand elle sera définitivement libérée. 

A l’en croire, des échanges sont en cours avec les opérateurs Tigo et Expresso pour leur permettre d’acquérir la 4G dans les mêmes conditions que la Sonatel.

Ibrahima BA

« Le numérique, en particulier les ressources éducatives libres, constituent un atout puissant et structurant des actions de la Francophonie en matière de coopération et de développement ». Ces propos de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Michaëlle Jean, sont contenus dans un communiqué sur sa participation à la deuxième réunion des ministres francophones de l’Enseignement supérieur dans le cadre de l’Initiative pour le développement numérique de l’espace universitaire francophone (Idneuf). Cette rencontre qui a eu lieu à Bamako, au Mali, le 17 juin dernier, a été conjointement organisée par l’Oif et le gouvernement malien, en collaboration avec l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf).

« Cette rencontre a mobilisé les représentants de plus d’une quarantaine de pays de l’espace francophone.  Les participants se sont penchés, entre autres, sur  l’évaluation des premiers résultats du méta-portail Idneuf, premier moteur de recherche francophone de grande ampleur, conçu pour gérer des ressources pédagogiques et valoriser le patrimoine numérique libre d’accès en langue française », affirme le communiqué. Selon la secrétaire générale, toujours citée par le communiqué, avec déjà  plus de 40.000 ressources numériques d’enseignement disponibles, le méta-portail Idneuf est un outil formidable, non seulement pour l’amélioration continue des processus et dispositifs d’apprentissage dans le domaine de l’éducation, mais aussi pour le développement de compétences professionnelles et techniques des jeunes. Outre sa participation à la réunion des ministres francophones de l’Enseignement supérieur, Michaëlle Jean a également profité de son passage à Bamako pour s’entretenir avec le président de la République du Mali, S.E. Ibrahim Boubacar Keïta. Ce dernier a décoré Mme Jean de la Grand-Croix de l'Ordre national du Mali lors d’une cérémonie officielle.

O. NDIAYE

Elu meilleur chef d’entreprise du Sénégal en 2006, récipiendaire du prix Cauris d’Or 2008, Cauris de l’intégration, Meissa Ngom dirige le groupe Chaka présent dans plusieurs pays d’Afrique et d’Europe avec plus de 600 collaborateurs. Une belle réussite pour cet ancien consultant en poste en France, rentré au Sénégal en 1994 pour fonder son groupe.

L’homme est discret. Ses amis confient que Meïssa Déguène Ngom n’aime pas faire briller sa tronche. Travailleur acharné, accroché à ses rêves comme un adolescent qui brode les fils de son avenir, le président fondateur du groupe Chaka préfère laisser parler ses œuvres. Et il y a à entendre pour qui sait écouter. Le film de son parcours est d’une éloquence qui confine à l’exaltation de la témérité. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en informatique-électronique obtenu en France, il se fabrique une carapace dans les affaires en évoluant pendant quatre années dans le domaine du conseil au sein du Groupe Steria. Mais ce n’était pas la vie à laquelle il se prédestinait. Cela ne correspond pas à ses rêves. Non, ce qu’il veut, c’est bâtir. Confronter ses utopies à la réalité de leur temps. Il décide alors de rentrer à Dakar pour donner corps à sa vision de la vie ; de sa vie.

Chaka Computer, première marque du groupe, voit le jour en 1994, à Dakar. Mais ce premier jalon peine à contenir toute l’ambition de Meïssa Ngom qui, treize ans après l’installation de Vocalia, le premier serveur vocal dans le secteur bancaire d’Afrique de l’Ouest, fait du groupe Chaka le leader dans le domaine de l’informatique vocale dans toute la sous-région. Et s’impose sur le marché du transfert d’argent. Quelques mois après le lancement de Vocalia au Sénégal, puis dans la sous-région, les postes et les caisses d’épargne, convaincues de l’efficacité de ce nouveau système permettant aux clients de recueillir diverses informations sans être contraints de se déplacer, firent également appel à l’expertise de Chaka. L’évolution de l’entreprise prit alors un nouveau tournant. Mais ce n’est qu’à partir de 1997 que Chaka s’imposa réellement, après avoir remporté un appel d’offres international lancé par la Sonatel (Société nationale des télécommunications) face à deux concurrents de taille, Alcatel et Siemens, pour la mise en service d’une plateforme vocale servant à corriger les erreurs de numérotation. Quelques années plus tard, en 2002, après avoir été sollicité par Sentel (groupe Millicom International Cellular, deuxième opérateur de téléphonie mobile au Sénégal) pour l’installation d’un centre d’appel permettant la gestion des clients à distance, Meïssa Ngom crée Call Me. L’externalisation de la gestion des clients venait d’être introduite au Sénégal. Spécialisé dans l'outsourcing, la relation client à distance, le télémarketing et le conseil en CRM. Call Me, réussite continentale, s'exporte dans plusieurs pays africains (Côte d'Ivoire, Guinée, Bénin, Mali, Mauritanie). Aujourd’hui, Call Me compte dans son portefeuille quelques-unes des plus grandes entreprises sénégalaises (Société nationale des télécommunications, Société nationale d’électricité, Office national pour l’assainissement, Société des eaux, etc.) et sous-régionales, ainsi que quelques industries agroalimentaires et des opérateurs télécoms européens. Call Me est actuellement installée dans cinq pays (Sénégal, Mauritanie, Guinée, Côte d’Ivoire et Mali) et emploie des dizaines d’opérateurs multilingues (français, arabe, wolof, bambara…) spécialisés notamment dans le télémarketing, la télévente et l’accueil de clients.

Transfert d’argent
La troisième marque du groupe Chaka est née pratiquement à la même période que Call Me. Money Express opère dans le transfert d’argent. C’est, en effet, en 2002 que le Groupe Chaka conçoit le logiciel de transfert d’argent destiné aux réseaux de caisses d’épargne de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine. En 2004, la société Money Express est juridiquement créée. Opérateur incontournable du transfert d’argent sur le continent africain, Money Express a acquis une expérience de près de dix ans qui lui a valu une accréditation auprès des autorités financières européennes. Fort d’une présence dans plus de 50 pays dont 24 en Afrique, Money Express est le premier réseau panafricain indépendant pour le transfert d’argent. L’activité de Money Express repose sur l’exploitation d’un logiciel développé en interne, dont elle est pleinement propriétaire. La société exploite un système de transfert électronique d’argent utilisant un Intranet sécurisé et se présente comme un « fournisseur, intermédiateur et intégrateur de solutions de transfert de fonds panafricain ». L’application Money Express effectue tous types de transactions : domestiques et internationales, en FCFA ou en devises, de cash à cash, de compte à cash, de cash à compte, de compte à compte et de carte à cash (transfert en ligne à l’aide d’une carte bancaire).

Money Express a été mise sur pied pour répondre à une demande de l’association des postes et caisses d’épargne de l’Uemoa, soucieuse de faire face à l’informel en sécurisant les transferts d’argent. Money Express est aujourd’hui établie dans une quarantaine de pays sur les cinq continents.

Elle compte parmi ses partenaires plusieurs établissements financiers dont la Banque islamique du Sénégal (BIS), la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS), la Banque d’escompte et certaines sociétés internationales spécialisées dans le transfert d’argent (Coinstar Money Transfer, Ria Envia, Money Exchange, etc.). En 2002, le montant des transactions effectuées s’élevait à 500 millions de FCfa. En 2006, il était de 40 milliards de FCfa pour plus de 250 000 opérations. Actuellement, la base de données de Money Express est logée en France, mais un « back-up » sera prochainement placé dans un autre pays européen afin de parer tout incident susceptible de nuire au bon fonctionnement de la société. Le groupe Chaka a aujourd’hui un capital de 300 millions de FCfa. Il emploie environ 400 personnes dans différents pays. Toutes ses activités reposent sur l’ingénierie informatique et l’expertise d’une vingtaine d’ingénieurs africains qui conçoivent les logiciels et les installent. Le groupe Chaka propose des solutions bancaires, assure la sécurité des systèmes d’information et le couplage téléphonie-informatique. Dernier développement du groupe, Chaka Card Systems, centre de personnalisation moderne basé en Côte d'Ivoire, spécialisé dans le domaine de la monétique avec les solutions cartes bancaires.

Vive la Bourse !
Selon Samuel Maréchal, PDG de M&A Finance qui a accompagné l’introduction en bourse de la société, cette entrée en bourse lui permettra d’accéder à des outils de financements moins coûteux. Parallèlement à cette cotation, une augmentation de capital d’un montant de 2,8 millions d’euros dotera l’entreprise de moyens nécessaires à son ambition.

L’introduction en bourse de Money Express permettra à l’entreprise d’accéder, dans sa politique de développement, à des outils de financements moins coûteux. Il faut rappeler que les fonds d’investissements ne peuvent investir dans une entreprise que lorsqu’elle est cotée en bourse.

*Portrait rédigé grâce à
une abondante documentation
sur le Web.
Par Sidy DIOP

Le Sénégal a réalisé des performances dans la gestion et la vente des noms de domaine. Selon Alex Corenthin, gestionnaire du nom de domaine .sn, notre pays totalise 5.324 noms de domaine actifs et occupe la 13ème place en Afrique. Toutefois, reconnaît-il, il y a encore du chemin à faire dans la cadre de la promotion de l'utilisation des noms de domaine .sn

S'exprimant, vendredi dernier, lors de la première édition du forum de l'Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (Appel), Alex Corenthin, gestionnaire du nom de domaine .Sn, par ailleurs directeur de Nic Sénégal, est revenu sur les progrès faits par le Sénégal dans la gestion et la vente des noms de domaine. Même si beaucoup d'efforts restent encore à faire, notre pays a réalisé des performances dans ce domaine.

Citant les statistiques de 2016, M. Corenthin a indiqué que le Sénégal totalise aujourd'hui 5.324 noms de domaine actifs. Il occupe ainsi la 13ème place au niveau africain. Ce classement est dominé par l'Afrique du Sud (1 million de noms de domaine) suivi du Gabon, Mali, Centrafrique, Guinée équatoriale... Seulement, a-t-il expliqué, le Gabon, le Mali et la Guinée Equatoriale ont confié la gestion de leurs noms de domaine à « un prestataire qui en fait ce qu'il veut ». Selon lui, « si l'on élimine ces pays, le Sénégal se positionnerait dans le top 10 des pays qui vendent le plus de noms de domaine à travers le continent ». Dans une dynamique d'améliorer les notes du Sénégal, Nic Sénégal, Comité de gestion des noms de domaines .Sn, délégué par l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, étudie la possibilité de réduire ses tarifs. Pour l'heure, le prix d'un nom de domaine est fixé à 30.000 FCfa et le renouvellement annuel à 20.000 FCfa. Ces tarifs, a précisé le directeur de Nic Sénégal, vont baisser au fur et à mesure que le nom d'acheteurs s'accroît.

Pour Alex Corenthin, le .Sn est l'identité et l'emblème de notre pays. D'où la nécessité, pour les sociétés sénégalaises, de s'en procurer et ainsi œuvrer pour la valorisation des contenus locaux. Dans le cadre de la promotion du .Sn, des bureaux d'enregistrement ont été ouverts au Sénégal et à l'étranger. Pour le compte de l'année 2016, Nic Sénégal compte signer, d'ici la fin de l'année, le Dnssec (Sécurité de confiance numérique) pour la sécurisation des transactions sur Internet, et améliorer la communication envers les acteurs du secteur. Mais également promouvoir l'identité numérique et appuyer l'entrepreneuriat des noms de domaine.

Ibrahima BA

Le directeur général de l’Agence de  l’informatique de l’Etat, Cheikh Bakhoum, a annoncé, hier, la volonté du Sénégal d’avoir un point d’échange Internet avant la fin de l’année. M. Bakhoum s’exprimait, hier, lors de la première édition du Forum des éditeurs de la presse en ligne (Appel).

Les points d’échange Internet sont indispensables pour la création d’un écosystème d’Internet de pointe. Ils permettent aux fournisseurs d’Internet de se connecter entre eux et d’échanger du trafic local. Cela, dans le but de développer une véritable économie numérique. C’est, sans doute, ce qu’a compris le Sénégal. En effet, notre pays, dans son objectif de faire du secteur du numérique un véritable outil de transformation économique et sociale, entend se doter d’un point d’échange Internet avant la fin de l’année. C’est, du moins, ce qu’a annoncé, hier, Cheikh Bakhoum, directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie).

Il intervenait lors de la première édition du Forum des éditeurs de la presse en ligne (Appel), organisé sur le thème « Internet local : souveraineté et/ou patrimoine numérique ? ». Selon lui, ce point d’échange va permettre au contenu local d’être beaucoup plus accessible pour le Sénégal.

« Sans point d’échange, on est toujours trop dépendant de la connectivité internationale. Avec la mise en place de cette infrastructure, nous pourrons avoir notre Internet  local. Ce qui va permettre au Sénégal d’engranger davantage de points », a-t-il indiqué, ajoutant que le point d’échange est indispensable pour la mise en place d’un patrimoine national Internet.

Par rapport au Data center, l’autre domaine qui sera développé, le Sénégal a, a-t-il fait comprendre, en 2015, créé un ensemble général où il y a des acteurs qui possèdent aujourd’hui des réseaux, des systèmes d’information. Pour Cheikh Bakhoum, la mise en place de Data center va booster la création d’emplois. C’est pourquoi, l’Etat est en train de travailler sur la question, notamment à travers le projet du parc numérique de Diamniadio ainsi que dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse).

D’après le directeur de l’Adie, le Sénégal a la possibilité d’être leader dans ce domaine, en Afrique de l’Ouest. Toutefois, pour le réussir, a-t-il ajouté, il est important d’avoir une bonne stratégie, d’améliorer la fiscalité. Mais également d’avoir une alimentation électrique abondante et une connexion  haut débit.

Sur le coût de l’Internet au Sénégal, Cheikh Bakhoum a indiqué que la multiplicité des fournisseurs permettra de démocratiser davantage l’Internet.

Ibrahima BA

En marge de la célébration de la journée mondiale des Télécommunications (17 mai), l’Esmt a organisé, samedi dernier, une journée « Portes ouvertes » au profit des élèves de Terminale, des étudiants, des conseillers d’orientation et des parents d’élèves. A travers cette action de sensibilisation, l’Esmt vise à faire découvrir aux élèves l’environnement des télécommunications ainsi que les opportunités offertes en termes d’orientation et d’étude après le baccalauréat. Cette manifestation a été une occasion pour le public de bénéficier d’une initiation en télécommunications/Tic et sur les différentes filières de formation qui leur sont offertes dans ce domaine, à travers un panel sur les métiers des Tic, des débats thématiques et une visite guidée dans les différents laboratoires de l’Esmt.  Celle-ci espère ainsi susciter une vocation scientifique auprès des jeunes élèves. Un panel de discussion sur le thème « Formations et métiers dans les Tic » a permis de mesurer toute l’importance de cette action qui a mis en relief diverses opportunités à saisir.

Alassane Aliou MBAYE

Le prix « Rfi Challenge App Afrique » a été remis, hier, au Malien Cheikh Oumar Bagayoko, pour la présentation de son brillant projet sur l’application « Bogou ». Lancé en décembre 2015 par Claire Hédon, présentatrice de l’émission « Priorité Santé » sur Rfi, le concours vise à développer des services numériques qui facilitent l’accès  aux soins des populations en Afrique.

La première édition du prix « Rfi Challenge App Afrique » a récompensé le Malien Cheikh Oumar Bagayoko pour  son application « Bogou ». Outil de télé-expertise disponible via un ordinateur connecté à Internet, « Bogou » permet aux médecins exerçant dans des zones reculées de demander, à distance, un  avis à des spécialistes. Le cas décrivant le problème de santé est posté sur la plateforme qui est organisée sous forme de cercles sécurisés. Avec ce brillant projet, le lauréat remporte ainsi  une bourse de 15.000 euros grâce au soutien des partenaires du « Rfi Challenge App Afrique », en particulier Microsoft, Facebook, Orange et Mozilla.

Cette somme est destinée au développement de son service numérique, et notamment en mobilité, à travers l’Afrique francophone. La cérémonie de remise de ce prix s’est déroulée à l’Institut français de Dakar, en présence de la journaliste et présentatrice de l’émission « Priorité Santé », Claire  Hédon, de la présidente directrice générale de France Médias Monde, Marie Christine  Saragosse, et de Christophe Champin, chargé des Enregistrements numériques.

D’après l’initiatrice du concours, l’idée leur est venue de lancer « Challenge App Afrique », car ils se sont aperçus que dans l’émission « Priorité Santé », il y avait besoin de supports écrits. A l’en croire, certes les auditeurs écoutent ce qui se dit, mais comme la mémoire est un peu fugace, il fallait penser quelque chose d’écrit. A en croire, Claire Hédon, le concours a connu un franc succès avec au total 650 participants dont 21 nationalités différentes du continent africain avec tous des projets intéressants construits pour faciliter l’accès aux soins.

Même pour les trois finalistes à savoir Cheikh Oumar Bagayoko (Mali) pour son outil de télé-expertise « Bogou », Alain Nteff (Cameroun) pour le projet « Giftedmom » et Eliphal Balloula Touadi (Congo-Brazzaville) pour le projet « Fongwama », « il était difficile pour le jury de trancher et de choisir le lauréat au vu de l’intérêt et de l’importance que portait chacun de leur projet », souligne la journaliste. Et d’informer de la remise de mention spéciale au Sénégalais Mamadou Sall pour son projet « Karangué » qui est une application de  rappel automatique des parents par rapport au calendrier de vaccination des enfants. Auparavant, le lauréat et les finalistes étaient les invités de Claire Hédon, dans l’émission spéciale de « Priorité santé » sur  le thème « Le Sénégal est-il une référence dans la formation des médecins en Afrique francophone ? », enregistrée également hier, en public à l’Institut français de Dakar et qui sera diffuséee sur Rfi, aujourd’hui (Ndlr) à 9h10 (heure de Dakar).

Maguette Guèye DIEDHIOU

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