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Sciences et Technologies

Sciences et Technologies (156)

Des startups sénégalaises ont participé, pour la première fois, du 1er au 9 avril, à la semaine numérique à Québec, plus connue sous l’appellation Web à Québec (Waq). Il s’agit de Sensoft et de Byfilling.

Le Waq est la semaine numérique à Québec. C’est un des principaux événements dans le domaine des Tic en Amérique du Nord. Elle regroupe 1.500 participants pour 100 conférences et ateliers. Le Waq est l’occasion de réseautage entre entrepreneurs, startups, des géants de l’industrie, des conférenciers de très haut niveau venant du monde entier. « L’appui du gouvernement du Québec à la mission des entreprises sénégalais au Waq est une contribution directe du Québec à la concrétisation de la stratégie de la Francophonie numérique, souligne Siasia Morel, premier conseiller au Bureau du Québec à Dakar (Bqd) ». Sur cinq entreprises sélectionnées, deux ont finalement représenté le Sénégal. Il s’agit de Sensoft et Byfilling. C’est un choix qui a fait l’objet de plusieurs collaborations. « Nous nous sommes, tout d’abord, tournés vers le Ctic, l’un des principaux incubateurs en Afrique de l’Ouest puis vers Québec numérique, précise Mathieu Tremblay du Bqd. Le Ctic a fait un choix basé sur la maturité des entreprises, son caractère international, l’intérêt suscité auprès de l’écosystème numérique ». Du côté québecois, on précise que c’est un soutien qui illustre un engagement à accompagner « les pays émergents à l’intégration de l’économie numérique, notamment en favorisant la mobilité internationale des jeunes entrepreneurs du numérique », explique Siasia Morel.

Recherche d’opportunités
Installé dans la capitale sénégalaise depuis près d’un an, le Bureau du Québec à Dakar compte sur le développement du numérique parmi ses priorités. « Les Tic représentent 5% du Bip québécois et 1.600 Pme. C’est un secteur qui compte 130.000 emplois, détaille Mathieu Tremblay. C’est une économie qui croît deux fois plus que l’ensemble du reste de notre économie. Il y a tout un écosystème de startups et d’incubateurs numériques ». Dans ce secteur, les besoins au Sénégal et en Afrique de l’Ouest représentent des opportunités pour les entreprises québécoises. « Il y a aussi le besoin d’avoir des partenariats avec des Sénégalais et des Africains pour contribuer aux entreprises québécoises du secteur du numérique. Elles manquent, parfois, de ressources car celles du bassin du Québec ne sont pas suffisantes pour le marché de l’emploi. On veut aussi attirer des jeunes professionnels qualifiés sinon des partenariats entre entreprises ».

AMINATA NDIAYE, RESPONSABLE COMMERCIAL BYFILLING : « Les entreprises québécoises travaillent dans les mêmes conditions que nous »
Aminata Ndiaye ByfillingAminata Ndiaye est responsable commerciale au sein de l’Agence Byfilling, un cabinet de kleenbown et de marketing digital. Dans cette interview, elle revient sur la semaine numérique organisée à Québec. Une rencontre qui a permis, entre autres, à sa structure de nouer quelques partenariats, qui peuvent s’avérer fructueux pour la suite.

Présentez-nous votre structure ?
Nous aidons les clients sur Internet. A cet effet, nous mettons en œuvre des stratégies digitalisées qui passent par des concepts de sites web et des applications mobiles. Cela peut se traduire par des campagnes de digital, à travers la production de contenus, comme des vidéos, des articles etc.… Je suis chargée, dans cette mission, de mettre sur pied des projets qui s’adressent à différents clients. Ensuite, je supervise avec l’équipe en interne chargée de la mise en œuvre. L’entreprise a été créée en 2010, mais les activités ont commencé en 2012. C’est en 2013 que nous nous sommes au Ctic pour une durée de trois ans. Nous sommes sortis de l’incubation en août dernier. Depuis, nous essayons de voler de nos propres ailes. Quand nous étions au Ctic, nous avons connu un boom extraordinaire par rapport à nos activités. Beaucoup d’opportunités de business se sont ouverts à nous. Notre chiffre d’affaires s’est accru durant cette période, à hauteur de 90%. Ensuite, le boom s’est poursuivi. Cette donne s’est, par la suite, un peu stabilisée. Maintenant, l’activité est beaucoup plus permanente, ce qui nous a même ouvert des opportunités à l’extérieur. Des clients nous viennent maintenant de pays étrangers bien que la majeure partie de nos clients sont établis au Sénégal. Nous essayons de sensibiliser les entreprises dans le but de démocratiser l’accès à l’Internet et de pouvoir surtout y faire du business. Dans ce cadre, nous mettons en place des stratégies qui sont adaptées à la cible que le client souhaite toucher. Nous sommes une équipe composée de onze collaborateurs. Nous développons nos activités en France, au Niger et en Côte d’Ivoire.

Comment avez-vous été contactée pour le Waq?
Au début, nous avons été contactés par le Ctic, pour participer à la semaine numérique (Waq 2017). Ensuite, nous avons reçu d’autres invitations pour nous rendre au Québec. Les organisateurs voulaient surtout se rendre compte du sérieux des organisations qui voulaient se rendre à Québec. La rencontre s’est bien déroulée. Nous en avons profité pour assister à des conférences, des visites publiques ont également eu lieu. Nous nous sommes beaucoup intéressés aux opportunités d’investissement qui pouvaient s’ouvrir à nous. Nous nous sommes surtout intéressés aux structures françaises ou canadiennes qui pouvaient faciliter les investissements pour l’installation au Canada. Nous avons pu y découvrir pas mal de modèles, qui, s’ils sont bien appliqués au Sénégal, vont forcément déboucher sur quelque chose de très important. Nous avons également pu visiter des entreprises québécoises qui faisaient la même chose que nous. Je me suis rendue compte qu’elles étaient confrontées aux mêmes difficultés que nous. J’ai pu également constater qu’ils travaillent dans les mêmes conditions que nous. Cette donne nous a permis de comprendre que nous étions effectivement dans les standards internationaux.

Cette rencontre a-t-elle été le lieu pour vous de nouer de nouveaux contacts ?
Nous avons pu rencontrer pas mal d’entrepreneurs et nous avons pu échanger. Des pistes à exploiter se sont véritablement ouvertes. Nous avons fait une présentation sur les défis de l’ingénierie informatique en Afrique. Dans cette présentation, il a été question des opportunités de business en Afrique. Une autre présentation a porté sur Byfilling et les opportunités. On s’est surtout basé sur la pédagogie, en mettant en avant comment on apporte du contenu aux personnes afin qu’elles s’intéressent et s’approchent de l’entreprise. Nous essayons surtout de trouver des solutions à même de pousser les personnes à venir vers nous. Nous essayons d’identifier les visiteurs et veillons à les transformer en prospects. Il s’agit de commencer une démarche commerciale avec ces visiteurs pour pouvoir les convertir en clients et ensuite les fidéliser.

Qu’est-ce que ce modèle vous a concrètement apporté depuis que vous l’avez expérimenté au Sénégal ?
Nous sommes persuadés que c’est une méthode qui a de beaux jours devant elle. Il s’agit juste d’adapter le contenu aux personnes ciblées. Récemment, nous avons fait une étude sur les marchands ambulants, les vendeurs de fruits et de cartes de téléphones. On s’est rendu compte qu’ils utilisaient Internet au même titre que les autres couches de la population. Ils ne sont pas forcément alphabétisés, par contre, ils consomment beaucoup de visuels et de vidéos. Cela constitue une opportunité pour les entreprises de penser même à changer le type de contenus, afin d’en proposer d’autres qui soient beaucoup plus adaptés. Au-delà de l’outil internet, nous nous focalisons beaucoup sur le contenu. Chaque consommateur à ses propres comportements et réagit à un certain nombre de contenus. Vous allez utiliser un même mobile pour toucher le plus de personnes possible. Toutefois, le contenu tend à changer selon l’interlocuteur et la personne concernée. C’est pour cela que les entreprises doivent se concentrer sur ce type de contenus. Il est bien d’essayer de savoir ce qui accroche véritablement.

Que retenez-vous du Waq ?
Je trouve que le Canada est un pays très dynamique. Les gens y sont particulièrement ouverts par rapport au business. L’environnement et le cadre y sont expansifs. Seulement, il suffit de s’armer de volonté pour pouvoir y relever les nombreux défis. Quand on y va, il faut juste se fixer un objectif bien déterminé. Nous avons pu rencontrer des entrepreneurs français qui étaient dans les dispositions de développer des activités avec nous.

Quel est l’obstacle majeur qui freine le développement de votre activité ?
Toutes les entreprises sont d’avis que le digital est important. Mais d’autre part, peu d’entre elles sont dans les dispositions de financer leur volet digital. Également la majeure partie des entreprises ne prennent pas le soin de s’assurer du retour de ce que leurs clients pensent véritablement des services qui leur sont proposés. Les entreprises doivent d’abord apprendre à davantage connaître leurs clients pour pouvoir mieux leur proposer des produits adaptés à leur demande.

Propos recueillis par M. DIOP et Oumar BA

L’arnaque est de plus en plus connue mais elle marche encore. Elle se sert de manière illégale de la notoriété de deux grandes entreprises au Sénégal : Wari et la Sonatel. Le personnel du Soleil fait partie des victimes de cette arnaque qui utilise internet et le téléphone mobile.

« Plus c’est gros, plus ça passe ». La formule rendue célèbre par le président français Jacques Chirac s’est encore vérifiée. En ce jeudi 23 mars, l’après-midi au quotidien Le Soleil est marquée par des appels presque simultanés sur les téléphones du bureau du rédacteur en chef central, un de ceux de la salle 1 de rédacteurs et sur un autre de la salle 2 des rédacteurs. « C’est la Sonatel, se présente, les interlocuteurs qui sont au bout du fil. Votre connexion n’est pas de bonne qualité ». Disons le tout bas mais c’est malheureusement une réalité. La rédaction du Soleil n’est pas pourvue d’une bonne connexion internet. Cette première information « vérifiée » est le cheval de Troie de l’arnaque. Étant en confiance, les différents agents du Soleil fournissent, sur demande de leurs interlocuteurs qui se sont présentés comme des employés de la Sonatel, leurs numéros de téléphone portable personnel. Ils reçoivent, de manière immédiate, un message écrit. « Vous venez de gagner 200.000 FCfa » suivi d’un code de retrait Wari, s’affiche sur le téléphone. Le rapport de confiance entamé par le « diagnostic de la qualité du débit » d’internet se poursuit. « Pour récupérer cet argent, il faut simplement acheter une carte de crédit « orange » de 10.000 FCfa », renseigne la personne au bout du fil. Des trois journalistes du Soleil sollicités, deux ont acheté une carte de recharge de 10.000 FCfa parmi eux un a été victime de l’arnaque en transmettant le code à son interlocuteur. « Je ne sais pas comment j’ai pu être aussi naïf », s’est-il interrogé par la suite. Par pure compassion, cette tribune ne va pas citer son nom.

Moussa Diop

Face à la crise de développement dans certains pays africains comme le Sénégal, le géant américain sort une version allégée compatible avec une connexion lente ou faible.

Lancé jeudi 6 avril, Twitter Lite est une nouvelle expérience web et mobile qui cible les utilisateurs dans les pays dits émergents en minimisant l’utilisation des données. La nouvelle version charge rapidement sur des connexions plus lentes et se montre résistant sur des réseaux mobiles peu fiables en occupant moins de 1 Mo sur les mobiles. « Nous l’avons également optimisé pour qu’il soit plus rapide, avec un temps de lancement jusqu’à 30% plus rapide qu’un navigateur sur Twitter », fait savoir le réseau dont l’emblème  est l’oiseau bleu. Avec les mêmes fonctionnalités que la version d’origine, Twitter Lite permet d’économiser davantage les données mobiles utilisées. Il limite également la visibilité des images et vidéos à un aperçu. Ainsi, Twitter Lite ne charge que les contenus que l’utilisateur veut réellement consulter. L’objectif de la mise sur le marché de cette nouvelle version est d’attirer de nouveaux utilisateurs notamment dans les pays émergents mais aussi de contourner les obstacles des réseaux téléphoniques lents ou couteux. Dans plusieurs pays africains dont le Sénégal, « 45% des connexions mobiles se font encore via un réseau 2 G » contrairement à des pays comme le Japon où il devance largement Facebook en nombre d’utilisateurs, Twitter souffre d’une crise de développement en partie à cause de la faiblesse des connexions. Du côté du réseau social américain, on avoue vouloir rendre « Twitter plus accessible » à des millions de personnes. Cette version est disponible sur un navigateur sans qu’il soit nécessaire de télécharger l’application. Cette démarche intervient alors que Twitter fait face à des difficultés pour augmenter le nombre de ses utilisateurs pour dégager suffisamment de revenus et devenir rentable.

M. Diop

Que ce soit pour sensibiliser le public sur un événement ou pour clairement prendre partie, les réseaux sociaux s’avèrent  utiles. Ils ont ce pouvoir de capter l'attention sur des enjeux importants. Ils sont tout simplement devenus des outils efficaces de propagation  d’informations. L’affaire Khalifa Ababacar  Sall en est une illustration. Elle a été autant relayée par les médias traditionnels que les  réseaux sociaux. Ce qui  a donné lieu, ces derniers jours,  à un véritable élan d’intérêts.  L'actuel maire de Dakar est inculpé et écroué dans une affaire de détournement présumé de fonds publics. Une arrestation qui met la toile en émoi alors qu'on lui prête des ambitions présidentielles pour 2019. A travers les réseaux sociaux,  les commentaires vont bon train.  Si certains internautes font le lien de son arrestation avec ses ambitions politiques, d’autres sont d’avis qu’il doit tout simplement prouver son innocence. Les claviers ont parlé ! 

Oumar Bâ

Derrière les réseaux sociaux se cachent de nombreux mouvements humains. Désormais, qu’il s’agisse de donner suite à  des activités professionnelles ou de loisirs,  les réseaux sociaux sont parfaitement intégrés dans notre environnement quotidien. Apparus il y a une dizaine d’années, ils sont pourtant devenus des outils standards, utilisés par des millions de personnes. Les réseaux sociaux internes permettent désormais de communiquer entre collaborateurs d’une même société, d’un même groupe, depuis des sites géographiquement distants, de manière asynchrone et sur une grande variété de sujets. Prenez les transports en commun aux heures de pointe et regardez autour de vous. Vous constaterez aisément le nombre de personnes, tous âges confondus, qui tapotent sur leur smartphone. Approchez-vous un peu plus, et vous  verrez  les jeunots en train de communiquer avec leurs amis, leurs contacts sur Facebook, Twitter ou une autre communauté non professionnelle. 

Peu gourmands en débit, les réseaux sociaux sont devenus les principaux supports de consommation de l’internet mobile. Ces nouveaux usages se  sont introduits dans nos activités de tous les jours. Il est désormais devenu difficile, pour certains, d’imaginer  vivre sans ces outils. Vous avez dit révolution ? 

O. Bâ

Hommage numérique à Al Maktoum

11 Avr 2017
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Le rappel à Dieu de Serigne Cheikh Ahmad Tidiane Sy Al Maktoum,  Khalif général des Tidianes,  n’a pas laissé indifférente la communauté des internautes. Les hommages proviennent de partout. Les Sénégalais ont, comme un seul homme, salué un «immense connaisseur versé des savoirs coraniques mais également ouvert à l’actualité de son époque». En signe d’hommage, ils étaient nombreux les internautes à avoir changé leur photo de profil,  pour la remplacer avec celle du vénéré Khalif rappelé à Dieu. Un hommage presqu’unanime qui s’est fortement ressenti sur la toile. Côté vidéo, les conférences captivantes mêlées de connaissances, d’ouverture, d’humour et de rappels qu’il avait le don d’animer sont passées en boucle autant dans les medias classiques que dans les réseaux sociaux. Les hommages, à travers des messages de personnalités et des tweets, n’étaient également pas en reste. L’ère numérique ne laissent décidément personne indifférent. 

O. Bâ

La Commission de protection des données personnelles (Cdp) a procédé, le 22 mars, au lancement d’une campagne  dénommée  «Education au Numérique». La cérémonie d'ouverture s’est tenue au lycée Galandou Diouf.  Au cours de cette manifestation, la présidente de la Cdp, Awa Ndiaye, a émis le vœu de  mettre en place des  «Clubs Protection de données personnelles»  au sein des établissements publics et privés de Dakar. Les autres régions du Sénégal sont également concernées. L’objectif est de  veiller à la diffusion de la loi garantissant la protection de données personnelles. Il est essentiel, dans ce sens, d’informer un public spécialement ciblé que constitue la jeunesse. Selon Awa Ndiaye, il s’agit de montrer aux jeunes les voies et les recours légaux à suivre pour faire rétablir la justice. « Nous sommes également en train de voir dans quelle mesure notre structure pourra se constituer partie civile en ce qui concerne les personnes qui se sentent lésées », a-t-elle dit.  Pour l’heure,  la loi ne le permet pas. Mais cette donne sera prise en compte dans les prochaines propositions. L’objectif est de montrer qu’il y’a une structure publique prête à accompagner tout citoyen qui s’est senti nuit à travers la divulgation de ses données personnelles. 

Oumar Bâ

C’est un métier qui s’est imposé aux entreprises depuis la fin des années 2000. Pour devenir Community manager, des universités et des écoles dispensent de formations essentiellement dédiées à la gestion des réseaux sociaux pour le compte d’une entreprise, d’une institution ou d’une personnalité.

Les CM - comme dit-on dans le jargon - manient l’art des différents réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram et autres). Ils permettent à leurs employeurs une présence accrue ou homéopathique, selon la stratégie mise en place, sur les réseaux sociaux afin de soigner leurs réputations. Le champ d’action des CM ne se limite pas seulement aux réseaux sociaux puisqu’ils interviennent également sur internet pour le compte de leurs clients. Au Sénégal, des écoles comme Ism, Bem ou l’Iam dispensent d’une formation équivalente. Des initiatives comme celle de la Start up Volkeno permettent une formation accélérée pour devenir Community manager. Pour embrasser ce métier, il n’y a pas de frontières spécifiques. On peut avoir une connaissance très précise du Web, être issus d’écoles de commerce, de formation des littéraires ou tout simplement être un professionnel en reconversion. Au sein de ce cursus, les étudiants bénéficient d’une solide formation technique et d’un précieux savoir-faire en information et communication. C’est un métier qui demande des qualités de réactivité mais aussi de la retenue et de la sérénité en cas d’attaque sur internet ou sur les réseaux sociaux de son employeur. En résumé, il faut « savoir répondre vite sans s’énerver ». A l’instar du monde numérique où les changements sont permanents, c’est « un métier qui nécessite une veille et une formation permanentes », constate une spécialiste française, cité par Le Monde. Dans les grosses entreprises, le « CM » est désormais entouré du « traffic manager », chargé d’agréger de l’audience, et du social media manager, qui définit la stratégie de communication.  

M. Diop

Toute la journée du 16 mars dernier, une rumeur a circulé sur WhatsApp annonçant de pseudos informations d’une gravité extrême engageant la responsabilité de la Rfm. Remontons le fil de la rumeur.

« Un ami m’a transféré un message WhatsApp inquiétant », s’alarme Alassane Samba Diop, directeur de la radio Rfm. Dans un court texte, les services secrets américains demandent à leurs ressortissants à Dakar et à Abidjan d’éviter certaines villes touristiques à cause de l’imminence d’attaques terroristes. C’est une alerte pour les Américains et les Français qui sont au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Au bas du texte, on pouvait lire « Source Rfm et Bureau Pnud Dakar ». « J’ai failli tomber des nues, s’exclame le responsable de la radio privée. J’ai appelé la rédaction pour vérifier l’information. Ni le rédacteur en chef encore moins notre directeur de la rédaction n’en avait jamais entendu parler ». La rumeur continuait à se répandre comme une trainée de poudre. « Pour éviter que les gens malveillants, sur les réseaux sociaux, ne fassent porter le chapeau d’une telle rumeur à la Rfm, nous avons jugé utile de faire un démenti, explique Alassane Samba Diop. Nous sommes dans un pays où certaines personnes prennent pour argent comptant ce qu’elles voient sur internet et les réseaux sociaux. Nous sommes également dans un pays où la maturité dans la gestion et même la compréhension de l’information n’est pas toujours très développée ». Après avoir coupé court à la rumeur, l’heure est aux interrogations sur son origine et son but. Le présentateur de l’émission « Remue Ménage » a une idée bien arrêtée sur le sujet. « Nous soupçonnons de la malveillance. La concurrence au Sénégal est tellement déloyale que certains concurrents sont capables de véhiculer de fausses informations pour nous nuire car la volonté de nuire est manifeste », soutient M. Diop, selon qui, il y a un besoin de légiférer sur le secteur du numérique qui va au delà de cette rumeur « malveillante ». 

M. Diop

Avec un million de francs Cfa investis, Volkeno a réalisé un chiffre d’affaires de 15 millions de francs Cfa, un an et demi plus tard. La Star up investit dans le secteur éducatif et de l’accompagnement pour les entreprises.

Chez Volkeno, il n’est pas question de Business Plan. Abdou Khadre Diallo, son jeune Pdg préfère  parler de  « Business Model », qui est la version réduite du Business Plan. « Prendre un jeune et le former pendant trois mois dont deux dans une des entreprises avec lesquelles nous sommes en contrat », détaille-t-il. Depuis sa création, août 2015, « Volkeno a accueilli 200 candidats, en a formé 30 développeurs pour une dizaine d’entreprises ». Pour Volkeno, le modèle d’une entreprise prenant un stagiaire pour une allocation allant de 50 000 à 150 000 francs Cfa est révolu. « Le modèle de collaboration, avec des entreprises fonctionne car 33% des jeunes formés par Volkeno trouve un emploi à la suite des deux mois de stage ». Avec une promotion intéressante si le nombre de stagiaire en formation augmente.  Pour un stagiaire, l’entreprise débourse la somme de 300 000 francs Cfa, alors qu’elle doit s’acquitter de 500 000 francs Cfa pour deux stagiaires. Ils peuvent être en entreprise ou au sein de Volkeno. Et ça marche ! Ce jeudi 23 mars, il est 19 heures passées, mais les locaux de Volkeno, jouxtant le Cices, fourmillent de jeunes, les yeux rivés sur leurs écrans d’ordinateur. Ce sont des développeurs et des Community Manager. « Nous sommes actuellement 11 salariés, stagiaires compris », précise Abdou Khadre Diallo. Parti poursuivre ses études supérieures en France, le jeune Pdg de la jeune Start up (4 associés) dont le slogan est « Make it » est rentré au Sénégal en 2015 après un diplôme d’ingénieur informatique. Volkeno projette de former 1200 jeunes par an à l’horizon 2023 et « les accompagner dans la création d’entreprises ». Pour sa croissance, Volkeno prend Wari comme exemple dans le marché de l’économie numérique avec ses 4 milliards de trafics sur son réseau. « C’est un marché assez large pour s’y imposer ».   

Moussa Diop


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