banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Saint-Louis : Le Tour cycliste du Sénégal 2017 a démarré samedi sur les chapeaux de roue entre Dakar et Thiès en passant par les Niayes, avec la victoire éclair de l’Allemand Carstensens Lucas du club Embrace The World Cycling. En remportant cette première étape en 3h26’32 sur une distance de 135,306 km avec une moyenne de 39,306 km/h, l’Allemand avait donné le ton sans le savoir. Car on s’attendait à une récidive sur l’étape suivante avec l’autre coureur allemand Buijk Jacob. Mais les Tunisiens du club Royal Vélo Club Ottignie, Legley Mathias et Nouisri Ali qui s’étaient bien intercalés dans le top cinq, allaient brouiller les cartes lors de la seconde étape. Hier, les choses furent totalement à l’envers avec le réveil des Algériens du Vélo Club Sovac qui ont out raflé (étape, général, meilleurs jeunes) ; en somme tous les maillots qui étaient mis en jeu. Comme leurs devanciers de l’équipe nationale, l’année dernière, ils ont tout emporté à l’issue de cette deuxième étape courue entre Thiès et Saint-Louis ; c’était l’étape la plus longue et donc la plus difficile avec 182,5 km comme plat de résistance par un climat favorable du fait du départ donné à temps (8h).

Et forcément, il y a eu de la casse avec des abandons par-ci, des chutes lourdes par-là sans compter ceux qui essayaient de s’agripper aux véhicules de la caravane pour récupérer de la fatigue. Mais ils étaient vite rappelés à l’ordre ou simplement écartés de la course.

C’est dire que cette course était compliquée pour certains, alors que pour d’autres il s’agissait de faire bonne figure. Cas du Néerlandais Smits Florian du club Global Cycling Team qui a livré une bataille farouche à l’Algérien Mansouri Islam du Vélo Club Sovac sur une longue distance. Mais ce dernier a fini par s’imposer sur une bonne échappée sur laquelle Smits Florian n’a pu revenir. Il se contentera cependant de la deuxième place au nez et à la barbe de l’autre Algérien Bouzidi Mohamed, qui se faisait menaçant, et des Français Dimitri Ilonga et Chopier Loïc (Vélo Chartrain). Au général, après deux journées de course, le maillot jaune a changé de propriétaire puisque l’Allemand de Embrace The World Cycling, Carstensen Lucas qui l’avait enfilé à l’issue de la première étape, s’est vu détrôner par l’Algérien Bouzidi Mohamed.

Là également les « Fennecs » cyclistes ont mis la main sur les trois premières places du classement général et ont aussi mis en scelle leurs trois sociétaires au classement des meilleurs jeunes. Idem pour le classement par équipes où ils se sont imposés aussi bien à l’étape qu’au général. C’est dire que les Algériens sont revenus en force dans cette compétition comme pour démontrer qu’il faudra encore compter avec eux.

Les Sénégalais dans la mêlée : Ce n’est pas encore le réveil
Saint-Louis : Ils n’ont pas encore montré grand-chose dans cette 16e édition du Tour cycliste du Sénégal. Malgré une préparation effectuée en France (Normandie), des courses disputées aux Tours du Maroc, du Gabon et des championnats d’Afrique en Egypte, Bécaye Traoré et ses camarades sénégalais n’arrivent pas encore à se hisser à la hauteur de leurs adversaires. A preuve lors de la première étape, le meilleur Sénégalais, Bécaye Traoré, ne s’est classé que 12e avec un temps de 3h29’26’’. Suivent ensuite Malick Thiam (25e), Omar Guéye et Ousseynou Guéye (31e et 32e), Baye Mor Diop (34e), Nouridine Faye (40e).

Hier aussi, la situation n’était guère plus reluisante puisque c’est toujours Bécaye qui mène la danse, mais loin dans le classement avec un 23e rang, suivi de Fallou Mbow (29e), El hadj Rawane Diallo (33e), Ali Sidy Thiam (38e), Nouridine Faye (39e), Moussa Ndiaye (41e), Baye Mor Diop (44e), Oumar Guéye (46e), Malick Thiam (48e) et Moustapha Diaw (49e). Au général, Bécaye Traoré occupe la meilleure place sénégalaise avec un rang de 19e suivi de ses autres coéquipiers.

Georges Lebourhis, coach des « Lions » du vélo : « Tout à apprendre »
Georges LebourhisSaint-Louis : Ce qui manque au Sénégal, ce sont les courses. C’est la conviction de l’entraîneur de l’équipe nationale A du Sénégal, le Français Georges Lebourhis. Une façon certainement pour lui de justifier la prestation en demi-teinte de ses poulains, pas bons dans les courses d’étapes encore moins au général, malgré deux équipes présentées (A et B). « C’est vrai qu’on n’a pas encore vu le Sénégal dans cette course, malgré le bon début de saison qu’on a effectué avec les préparations et participations faites au Maroc, au Gabon, en Egypte et en France. Nous avons même disputé deux courses en Normandie, mais ça tarde à venir. Il va falloir continuer le travail », a-t-il dit. En soulignant que le cyclisme sénégalais regorge de bons coureurs, le technicien français a ajouté que ce qui manque ce sont les courses.
 
« Ils ont tout à apprendre du vélo, la distance et l’intensité surtout. Mais deux éléments se dégagent du groupe et qu’il faudra bien encadrer. J’aimerais bien voir les Sénégal finir sur le podium, il faut qu’on s’améliore car en cyclisme la tactique et la technique s’acquièrent », a-t-il encore souligné.

Classement de la 1ère étape : Distance : 135,3 km ;
Moyenne : 39,306 km/h1er : Carstensen Lucas (Embrace The World Cycling/Allemagne) : 3h26’32 ; 2e : Legley Mathias (Royal Vélo Club Ottignie/Tunisie/Belgique) : Mt ; 3e : Nouisri Ali (Royal Vélo Club/Tunisie/Belgique) : 3h27’14 ; 4e : Buijk Jacob (Global Cycling Team/Hollande) : 3h27’20 ; 5e : Hasnaoui Maher (Royal Vélo Club/Tunisie/Belgique) : 3h27’25

Classement de la 2e étape. Distance : 182,8 km ; moyenne : 36,675 km/h
1er : Mansouri Islam (Vélo Club Sovac/Alg) : 4h58’34 ; 2e : Smits Florian (Global Cycling Team/Hollande) : 4h58’41 ; 3e : Bouzidi Mohamed (Vélo Club Sovac/Alg): 4h59’12; 4e: Dimitri Ilongo (Vélo Club Chartrain/France): 4h59’14; 5e: Chopier Loïc (Vélo Club Chartrain/France): 5h00’22

Classement général (Maillot Jaune). Distance : 317, 8 km; moyenne: 37,751 km/h :
1er: Bouzidi Mohamed (Vélo Club Sovac/Alg): 8h26’35; 2e: Mansouri Islam (Vélo Club Sovac/Alg): 8h26’57; 3e: Mansouri Oussama (Vélo Club Sovac/Alg): 8h28’01; 4e: Nouisri Ali (Royal Vélo Club/tunisie/Belgique): 8h28’50; 5e: Carstensen Lucas (Embrace The World/Allemagne): 8h29’08
 
De nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

Sur les sept rencontres au programme de la journée, cinq ont été remportées par les visiteurs. A Dakar, hormis la bonne réaction de l’Us Gorée, les trois autres clubs ont perdu à domicile. C’est le cas de Niary Tally, de l’As Douanes et du Guédiawaye Fc, respectivement dominés sur leur terrain par Mbour PC, la Linguère et le Casa Sports. A Mbour et à Louga, le Stade de Mbour et le Ndiambour ont aussi subi la loi du Diaraf et de l’Us Ouakam, leurs visiteurs respectifs. Par ailleurs, le Diaraf profite des échecs de Niary Tally et du Gfc pour occuper le fauteuil de dauphin. Au bas du tableau, le chassé croisé se poursuit entre l’Us Gorée et le Ndiambour. Les Goréens ont, en effet, profité de leur deuxième succès de la saison, pour repasser devant les Lougatois, de nouveau lanterne rouge.

Us Gorée-Teungueth (3-0) : Réveil brutal des Insulaires
En match comptant pour la 19 è journée de Ligue 1, l’Us Gorée a écrasé Tengueth FC sur le score de 3 buts à zéro. Mi-temps : 1-0 Buts : Jean Rémy Bocandé, Pape Omar Ndoye et Mamadou Lamine Dramé Carton jaune : Moussa Ndiaye Carton rouge : Alioune Ndiaye Arbitrage : Malang Diédhiou assisté d’Ababacar Sène et Mansour Thiaw (tous Cra de Dakar)

Les équipes : Us Gorée : Ibrahima Niass, Jean Rémy Bocandé, Abdoulaye Diakham, Assane Diop, Abdoulaye Samb (Mor Talla Nguer), Cheikh Koné, Chérif Bayo, Ngagne Diallo, Baye Malick Diop (Ibrahima Mané), Pape Oumar Ndoye (Moussa Ndiaye), Mamadou Lamine Dramé Entraineur : Bassaouré Diaby

Teungueth FC : Mamadou K. Diouf, Aboubakryne Sall (Mbaye Kane), Mamadou Barry, Alioune Ndiaye, Pape Malick Kandji, Moustapha Ndoye, Faly Ndao (Pape Ousmane Ndiaye), Tahirou Ndaw, Salim M. Ndao, Alioune Ba (Papy Thiandoum), Amadou Ciss Entraineur : Lamine Dieng

Tant attendu, le réveil de l’Us Gorée a été fatal à Teungueth FC. Déterminés à se relancer après leur défaite, lors de la précédente journée, les poulains rufisquois de Lamine Dieng ont concédé hier, un deuxième revers d’affilée. Une mauvaise opération sans doute. En quête d’une seconde victoire depuis la toute première journée, les Insulaires ont été, pour une fois, adroits devant les buts. Et c’est le capitaine Jean Rémy Bocandé qui a montré la voie à ses coéquipiers en ouvrant le score dès la 30e mn de jeu. Jusque-là, les deux équipes avaient fait jeu égal, sans occasions franches de part et d’autre. Le score reste inchangé pour le reste de la première période malgré la réaction des Rufisquois qui ont vainement tenté d’égaliser.

En seconde période, Teungueth Fc met la pression sur le camp goréen en multipliant les attaques. Mais comme en première mi-temps, un contre rapidement mené permet au champion en titre de creuser l’écart. En conclusion d’une belle action collective, Pape Omar Ndoye, qui a quand même vendangé un certain nombre d’occasions de but, crucifie le gardien rufisquois Mamadou K. Diouf. Mais c’était loin d’être fini. A la 90e mn, Gorée, décidément dans un grand jour, plante un troisième but par Mamadou Lamine Dramé d’une puissante frappe à ras-de-terre. Une belle victoire pour le club de Me Augustin Senghor, accueillie avec « un ouf de soulagement » par son entraineur. « La joie que j’éprouve avec ce succès est d’égale intensité que celle que j’ai ressentie l’année dernière quand j’ai gagné le championnat », a réagi avec satisfaction Bassouaré Diaby. Il espère que ce succès tant attendu intervenu après 17 journées, va enfin marquer le déclic pour son équipe qui lutte désespérément pour le maintien. « J’espère que c’est le début d’un commencement d’une belle série. Maintenant, il faudra confirmer ce résultat lors des prochaines journées », a ajouté Bassouaré Diaby.

Diégane SARR

As Douanes – Linguère (1-2) : Les Saint-Louisiens en voulaient plus
En match comptant pour la 19e journée, la Linguère a battu (2-1), l’As Douanes, samedi au stade Demba Diop. Mi-temps : 0-2. Buts: Serigne Mbacké Sow (8e) et Modou Lamine Manneh (33e) pour la Linguère, Abdou Karim Sané (65e) pour la Douane. Avertissements : El H Youssoupha Konaté de l’As Douanes (39e), Babacar Diaw de la Linguère (71e). Arbitres : Trio thiessois dirigé par El Mouhamadane Diop, assisté par Amadou Moustapha Diop et Cheikh Babou.

Les équipes : As Douanes : Pape Diatta Ndiaye, Ass Ndoye (cap, Mouhamadou Dieng, 72e), El H Youssouph Konaté, Ibrahima Baldé, El H Moutarou Baldé, Ousmane Kane, Abdou Karim Sané, Modou B Ndiaye (Adama Tamba, 61e), Daouda Ndiaye Guèye, Babacar Ndiaye (Moustapha Name, 60e), Pape Diène Faye. Coach : Patrice M. L Bodian

Linguère : Babacar Diaw, Mamadou Seck (cap), Omar Gningue, Lamine Bara Ndong, Hamidou Bojan, Aly Bamba, Modou Lamine Manneh (Papa Ndiaga Yade, 75e), Sakoki Laye, Ibnou Ousmane Diagne (Moussa M Djiba, 62e), Abdou Khadre Guèye (Matar Lika Boye, 90+2), Serigne Mbacké Sow. Coach : Victor Salvado

En sursis, la Linguère n’a plus le choix. Attaquer, même à l’extérieur, c’est le mot d’ordre des Nordistes. Et c’est ce que les hommes de Victor Salvado ont fait samedi face à l’As Douanes. D’attaque d’entrée, ils ont trouvé très tôt la faille (8e mn) grâce à Serigne Mbacké Sow. Modou Lamine Manneh confortera la légère domination des Nordistes (33e). Idéalement servi dans la surface de réparation, l’attaquant gambien de la Linguère n’eut aucune peine pour renforcer l’avantage de son équipe. Un acquis vaillamment défendu par les Saint-Louisiens, notamment dans les dernier quart d’heure, après la réduction du score par Abdou Karim Sané (65e).

Stade de Mbour-Diaraf (1-2) : Les visiteurs plus entreprenants
En match comptant pour la 19e journée de Ligue 1 disputé hier, au stade Caroline Faye, le Diaraf a battu (2-1) le Stade de Mbour. Mi-temps (1-1). Arbitres : Oumar Sagna, assisté de Moustapha Ndiaye et d’Issa Baldé (Trio Cra Ziguinchor). Buts : Bassirou Bodian (42e) pour Stade Mbour ; Ousmane Gassama (26e et 82e) pour Diaraf. Avertissements : Mouhamed Guèye (66e) pour Stade de Mbour ; Idrissa Niang (55e), Mor Soumaré (62e), Matar Kanté (72e).

Les équipes : Stade de Mbour : Sara Ba (Aldiouma Coulibaly, 46e), Sidy Ndiaye (cap), Mouhamadou Diawara, El Hadj Ousseynou Sidibé Diouf, Mamadou Sow, Babacar Wade (Zile André Tiehide, 53e), Mamadou Sall, Ousmane Ndiour, Mouhamed Guèye (Amsatou Guèye, 77e), Yaya Goudiaby, Bassirou Bodian. Entraineur : Youssouph Dabo.

Diaraf : Ibra Fall Diakhaté, Pape Sassy Diallo, Saïkou Conteh, Mor Soumaré, Matar Kanté (cap), Idrissa Niang, Pape Paye (Ndiaye Diop, 56e), Fadel Fall (Julien Manga, 77e), Raoul Mendy (Ibrahima Diop, 52e), Ousmane Gassama, Assane Mbodj. Entraineur : Malick Daff.

La confirmation était attendue du côté du Stade de Mbour après sa victoire à domicile contre le Casa, mais Sidy Ndiaye et ses coéquipiers n’ont pas saisi leur chance face à une équipe du Diaraf amputée de plusieurs de ses éléments. Les « Vert et Blanc » se sont même montrés plus entreprenants en ouvrant le score avant la demi-heure de jeu par Ousmane Gassama (26e).

Ce dernier, d’une puissante frappe trompe la vigilance du gardien mbourois. La réaction ne tarde pas. Le Stade de Mbour pousse et Ousmane Ndiour s’illustre sur un coup de pied arrêté (34e), mais sa frappe heurte le montant gauche des visiteurs. Le Stade de Mbour ne baisse pas le pied et parvient à égaliser à la 42e minute. Bassirou Bodian profite d’une balle mal repoussée par le portier du Diaraf pour libérer son équipe. Le seconde période est plus animée avec des occasions de part et d’autre. Mais les joueurs de Malick Daff, plus réalistes parviennent à faire la différence dans les dernières minutes. A la 82e, Assane Mbodj récupère une balle perdue par les Mbourois et trouve Ousmane Gassama qui s’offre un doublé et permet à son équipe d’empocher les trois points de la victoire.

S. O. F.

NGB – MPC (1-3) : Les «Pélicans» plus réalistes
En match comptant pour la 19e journée, Mbour PC a battu samedi Niary Tally (3-1) au stade Demba Diop. Mi-temps : 0-1. Buts: Cheikh A B Kane (30e), Ousmane Sarr (62e et 79e) pour Mbour PC ; Pape Matar Lo (53e) pour Niary Tally. Avertissements : Moussa K Djité (36e), Wellé Ndiaye (44e) et Pape Matar Lo (82e) de Niary Tally ; Ousmane Sarr (85e) de Mbour PC. Expulsion : Samba Samaké de Mbour PC (90+1). Arbitres : Alioune S Sandigui (Cra Fatick), assisté par Serigne Cheikh Touré (Dakar) et Amath Gana Ndiaye (Bambey).

Les équipes : NGB Niary Tally : Pape Seydou Ndiaye (cap), Amadou Chafi Sow, Alioune Badara Guèye, Pascal Mendy (Abdoulaye Sano, 75e), El H Abdoulaye Diop, Sidath Ndiaye, Pape Matar Lo, Abdoulaye A Mankabo (Oumar Goudiaby, 60e) Wellé Ndiaye (Daouda Sambou Cissé, 70e) ; Mady Fatty, Moussa K Djité. Coach : Landry Lopy

Mbour PC : Baye Assane Cissé, Samba Samaké, Moussa Guèye, Abdou Diallo, Pape Oumar Diallo (Soulèye Sarr, 46e), Moustapha Kassé, Cheikh A B Kane, Ousmane Sarr (Mouhamed Sène, 62e), Ibou Sène Diouf, Mouhamed Pouye, Benoit Toupane (cap, Mouhamed Sène (62e). Coach : Badara Sarr

Donné favori dans le duel qui les opposait à Mbour PC, les Dakarois n’ont pu saisir l’occasion à domicile de se rapprocher du leader. Sans être dominé par des visiteurs plutôt prudents, Niary Tally a particulièrement fait preuve de fébrilité défensive. Ousmane Sarr, sur un coup franc direct (62e) à l’entrée de la surface de réparation et un superbe tir des 20 mètres a été le véritable bourreau des Dakarois. Un doublé de l’attaquant Mbourois qui consolide un avantage acquis dès la première période. C’est Cheikh A. Bamba Kassé qui avait profité d’un contre pour ouvrir le score (30e). L’égalisation de Pape Matar Lô d’une tête plongeante sur un corner (53e) n’avait fait que relancer le match. Mais, les Mbourois ont eu le dernier mot, réalisant une bonne opération dans la course au maintien, alors que leur victime perd du terrain dans la course au titre.

A. SAMBOU

Alors que, « orphelins » de Sadio Mané, le buteur de Liverpool blessé et forfait jusqu’en fin de saison, les Sénégalais d’Angleterre ont le blues, ceux d’Italie brillent de mille feux. Surtout Dia Baldé Keïta de la Lazio Rome. L’attaquant des « Lions » a été l’un des bourreaux de Palerme, hier, lors de la 33ème journée de Serie A. Il a simplement signé un triplé en à peine cinq minutes ! A la 21e, l’attaquant de 22 ans s’est défait de deux défenseurs avant de tromper le portier adverse. Après avoir inscrit un penalty (24e), c’est sur une passe d’Immobile (auteur, lui, des 2 autres buts de son équipe) que Keita a réussi un impressionnant coup du chapeau, d’un subtil ballon piqué (26e). Nul doute qu’avec ses 11 buts en championnat et une telle fin de saison, l’excentré des « Lions » devraient encore susciter davantage d’intérêt du côté de la Juventus et du Napoli où son compatriote Kalidou Koulibaly (passeur décisif, lui, pour le polonais Milik lors du nul 1 – 1 contre Sassuolo) aimerait bien le voir débarquer, la saison prochaine.

Autre Sénégalais d’Italie en verve ce weekend, Babacar Khouma qui a signé un doublé lors de la victoire de son club de la Fiorentina sur l’Inter Milan au terme d’un match prolifique (5 – 4).
En Belgique, c’est Kara Mbodj qui s’est illustré en signant de la tête le 2ème but, celui de la victoire de son équipe (Anderlecht) sur le Club de Bruges. Le défenseur sénégalais, éliminé en semaine avec son club de l’Europa League par Man U, semble donc bien s’être remis de sa déception, lui a accusé quelques fractions de seconde de retard sur le but de l’Anglais Rashford qui leur a été fatal.

Clément Fakhoury a décroché la médaille d’argent et Hassane Ramlaoui celle de bronze au championnat d’Afrique de tir qui ont débuté vendredi au Caire (Egypte). En fait, les tireurs au fusil sénégalais s’étaient bien préparés à ce rendez-vous avec des stages de préparation, tous frais payés par eux-mêmes. En plus d’être médaillé de bronze, Hassane Ramlaoui a encore prouvé qu’il a atteint le niveau mondial car à cette compétition, il a encore réalisé le minima imposé par la fédération internationale de tir (Issf) en faisant un score de 116 points plus que les 114 points requis. Ramlaoui a fait la fierté de toute la délégation sénégalaise à sa tête le président Mamadou Bâ et le Français Francis Hoare, coach des « Lions » du skeet. Clément Fakhoury de son côté s’est bien comporté également pour avoir battu deux Tunisiens et deux Egyptiens en finale. Ce qui n’était pas évident au début de la compétition.

Avec Hussein Zein, ils étaient 3 Sénégalais à prendre part à cette compétition et ils vont rentrer sur Dakar avec deux médailles en individuels. Par équipes, les Sénégalais ont obtenu une deuxième médaille d’argent devant la Tunisie. Les skeeteurs ont fini leur compétition et rentrent ce lundi matin, laissant le soin aux pistoliers (Waly Faye, El hadji Dioum, Marcel Niane et Pape Ibrahima Diop en hommes et Sinna Niang et Sokhna Niang en dames) de se mettre aux pas de tir dès demain pour le 10m air comprimé et le 25 m.

El hadji Yatma LÔ

 

En route pour le titre de champion d’Angleterre avec Chelsea, après l’avoir gagné avec Leicester, N’Golo Kanté a été élu joueur de l’année de Premier League par ses pairs. Le milieu de Chelsea a devancé Eden Hazard, Harry Kane, Alexis Sanchez, Zlatan Ibrahimovic ou encore Romelu Lukaku.

Lionel Messi, auteur de ses 499e et 500e buts avec le FC Barcelone, a renversé à lui tout seul le Real Madrid (3-2) dans le Clasico du Championnat d’Espagne, permettant au club catalan de reprendre les commandes à cinq journées de la fin. L’attaquant argentin a frappé deux fois (33e, 90e+2) et Ivan Rakitic une fois (73e) pour arracher la victoire face à un Real qui a marqué par Casemiro (28e) et James Rodriguez (86e) et achevé la rencontre à dix après l’exclusion de Sergio Ramos (78e). Le Barça (1er, 75 pts) en profite pour doubler l’équipe de Zinédine Zidane (2e, 75 pts, un match de moins) à la différence de buts particulière.

Résultats de la 33e journée : FC Séville - Grenade 2 – 0 ; Malaga - Valence CF 2 – 0 ; Villarreal - Leganés 2 – 1 ; Osasuna - Sporting Gijón 2 – 2 ; Espanyol Barcelone - Atlético Madrid 0 – 1 ; Real Sociedad - Deportivo La Corogne 1 – 0 ; Celta Vigo - Betis Séville 0 – 1 ; Las Palmas - Alavés 1 – 1 ; Real Madrid - FC Barcelone 2 – 3 Ce soir 18h45 GMT Eibar - Athletic Bilbao
ANGLETERRE : Résultats de la 34e journée : West Ham - Everton 0 – 0 ; Swansea - Stoke 2 – 0 ; Bournemouth - Middlesbrough 4 – 0 ; Hull - Watford 2 – 0; Burnley - Manchester United 0 – 2; Liverpool - Crystal Palace 1 – 2
Demain 18h45 GMT Chelsea – Southampton Mardi 2 mai 18h45 GMT Arsenal – Sunderland; 19h00 GMT Manchester City - West Bromwich Jeudi 4 mai 18h45 GMT Leicester - Tottenham

Allemagne : Résultats de la 30e journée : Cologne - Hoffenheim 1 – 1 ; Bayern Munich - Mayence 2 – 2 ; Hertha Berlin - Wolfsburg 1 – 0 ; Hambourg - Darmstadt 1 – 2 ; Ingolstadt - Werder Brême 2 – 4 ; Eintracht Francfort - Augsbourg 3 – 1 ; Mönchengladbach - Dortmund 2 – 3 ; Fribourg - Leverkusen 2 – 1 ; Schalke 04 - Leipzig 1 - 1
Classement : 1. Bayern Munich 70 pts; 2. Leipzig 62; 3. Dortmund 56; 4. Hoffenheim 55; 5. Hertha Berlin 46; 6. Fribourg 44; 7. Werder Brême 42; 8. Cologne 41; 9. Eintracht Francfort 41; 10. Mönchengladbach 39; 11. Schalke 04 38; 12. Leverkusen 36; 13. Mayence 33; 14. Wolfsburg 33; 15. Hambourg 33 ; 16. Augsbourg 32 ; 17. Ingolstadt 28 ; 18. Darmstadt 21

Italie : Résultats de la 33e journée : Atalanta Bergame - Bologne 3 – 2 ; Fiorentina - Inter Milan 5 – 4 ; Sassuolo - Naples 2 – 2 ; Chievo Vérone - Torino 1 – 3 ; AC Milan - Empoli 1 – 2 ; Udinese - Cagliari 2 – 1 ; Sampdoria Gênes - Crotone 1 – 2 ; Lazio Rome - Palerme 6 – 2 ; Juventus - Genoa 4 – 0 Ce soir 18h45 GMT Pescara - AS Rome

France : Résultats de la 34e journée : Nancy - Marseille 0 – 0 ; Paris SG - Montpellier 2 – 0 ; Dijon - Angers 3 – 2 ; Caen - Nantes 0 – 2 ; Lorient - Metz 5 – 1 ; Bordeaux - Bastia 2 – 0 ; Lille - Guingamp 3 – 0 ; Toulouse - Nice 1 – 1 ; Saint-Etienne - Rennes 1 – 1 ; Lyon - Monaco 1 - 2
Classement : 1. Monaco 80 33pts ; 2. Paris SG 80 ; 3. Nice 74 ; 4. Bordeaux 55 ; 5. Lyon 54 ; 6. Marseille 52 ; 7. Saint-Etienne 46 ; 8. Nantes 45 ; 9. Rennes 44 ; 10. Guingamp 44 ; 11. Toulouse 42 ; 12. Lille 40 ; 13. Montpellier 39 ; 14. Angers 39 ; 15. Metz 36 ; 16. Lorient 34 ; 17. Caen 33 ; 18. Dijon 32 ; 19. Nancy 32 ; 20. Bastia 28

AFP

Forte d’une riche histoire, la presqu’île de Soum (département de Foundiougne, région de Fatick) suscite un attrait particulier pour le visiteur qui débarque. Cette fascination est exaltée par la vitalité d’un patrimoine culturel qui traverse les époques.

Longtemps considéré comme l’un des trois plus gros villages du Sénégal avec Dioffior et Thionck Essyl, Soum (dans le département de Foundiougne, région de Fatick), avec sa population d’environ 15.000 habitants, est devenu commune en 2008. Limitée à l’ouest au sud par le bras du fleuve, à l’est par Ndorong et au nord par le village de Thiaré, cette grande île du Loog, à 5 km de Foundiougne, est riche de ses traditions et de sa culture. Cette localité fondée par Mbappa Youngar Sarr possède une identité forte et attire par son histoire fascinante.

La paix et la prospérité ont depuis longtemps fait la particularité de Soum qui s’est toujours distinguée sur les plans économique, politique, socio-culturel et démographique. « Sur le plan économique, sa forte production de riz, de coton et de sel et son dynamisme sur le plan commercial ont longtemps fait de Soum une sorte de capitale économique du Loog encore appelé île de Foundiougne », explique Abibou Ngom, conseiller technique spécial du maire, par ailleurs chef des services administratifs de l’Ifan - Université Cheikh Anta Diop. Pour ce fils du terroir, Soum disposait à l’époque de terres des deux grandes îles de Poro (pour la coton-culture) et de Baout (pour la riziculture) situées à sa partie ouest. « Son port fluvial d’Annagar a servi à écouler sa grande production de sel », renseigne-t-il.

Sur le plan politique, ajoute Abibou Ngom, « Soum peut être considérée comme un espace d’expression démocratique où les aristocrates ne pouvaient mettre les pieds. Traditionnellement, Soum est interdit aux membres des familles royales ». Selon M. Ngom, « cette interdiction explique que, par le passé, toute personne menacée par les excès des hommes du pouvoir trouvait refuge à Soum qui était donc un havre de paix et de liberté ». De l’avis de M. Ngom, ce sont les particularités économique et politique de Soum qui expliquent aujourd’hui sa forte croissance démographique. « Même s’il n’est pas le plus ancien village du Loog, Soum qui se veut la Terre des braves hommes (Ngiin ngoor OSumb) en est incontestablement le plus peuplé ».

Des lieux de mémoire…
Soum FoundiougneSoum peut s’enorgueillir de son passé glorieux, mais aussi de nombreuses curiosités à découvrir. L’immensité et la notoriété des potentialités historique et culturelle de Soum sont bien établies avec de nombreux sites historiques qui constituent d’excellents lieux de mémoire. Il s’agit, entre autres, de Loot Sitor, Annagar, Diognick... Chacun de ces sites a son histoire. Et de l’avis du maire Moustapha Ngor Léon Diop, on ne peut pas parler de Soum sans évoquer Loot Sitor en souvenir de Sitor Ndour, un héros qui a fait face à l’envahisseur. « Loot Sitor est la termitière où Sitor est tombé les armes à la main pour défendre son village attaqué par un corps expéditionnaire dépêché par le Bour Saloum pour réprimer les populations qui s’étaient massivement converties à l’islam dans un contexte de conflit entre le Bour Saloum et Maba Diakhou Ba, le marabout du Rip », explique Abibou Ngom.

À en croire le maire de Soum, Loot Sitor est le symbole de la résistance villageoise. Sitor, selon ses dires, s’est sacrifié pour tous les villageois. « Pour faire face à l’envahisseur et ne pas fuir, il a rempli son pantalon de sable et a résisté jusqu’à sa mort », ajoute Amadou Sarr, un conseiller municipal.

À quelques encablures de Loot Sitor se trouve le Diognick, mare qui a fixé l’ancêtre fondateur Mbappa Youngar Sarr sur les lieux. « C’était une très grande mare aux crocodiles qui a laissé son nom à la province du Diognick encore appelé Djilor de l’ancien royaume du Saloum. Tout roi intronisé devait y prendre un bain rituel tout en évitant d’entrer à Soum », fait savoir Abibou Ngom. Cette mare, raconte Tamsir Bob, président des affaires sociales de la commune, avait des vertus curatives. « Elle avait des pouvoirs mystiques et les gens venaient de partout en profiter », ajoute-t-il. « Aujourd’hui, ce point d’eau s’est tari et ne se remplit que pendant l’hivernage, mais les gens viennent toujours pour prendre un bain, remplir leurs gourdes de cette eau miraculeuse », indique-t-il. Selon certaines indiscrétions, beaucoup de personnalités en quête de gloire ou d’aura se sont baignés dans cette mare.

Le baobab « Ngar Diam », situé au site initial de Soum, fait aussi partie des attractions de cette localité. Cet arbre, selon M. Ngom, symbolise l’importance de la paix. « Ce baobab est ainsi appelé parce qu’il a abrité la première initiation organisée après le saccage de Soum en 1859 par le Bour Saloum et l’exil des populations à l’île de Baout. Pendant toute la durée de l’insécurité, l’initiation n’était plus organisée. Une fois le calme revenu et la population de retour à leur lieu d’origine, l’initiation a été ressuscitée à partir de ce baobab appelé Ngar diam qui signifie (viens en paix) », explique M. Ngom. Aujourd’hui, ce baobab est agressé de toute part. Son tronc, ses branches et ses racines sont perforés par de clous, de fléchettes et autres aiguilles. Sur toute sa circonférence, on aperçoit des signes et inscriptions étranges. « Depuis toujours, ce baobab sacré aux vertus mystiques est fréquenté par des populations d’ici et d’ailleurs qui viennent sur indication de marabouts pour faire des rites, prendre des bains ou enfoncer un clou ou autres objets. Chacun vient en fonction de ses attentes », indique Amadou Sarr. Ce baobab, dit-il, reçoit des visites diurnes comme nocturnes.

Autre site : Annagar, l’important port fluvial de Soum. Cet endroit était jadis fréquenté par les courtiers de Joal. « Ce port est construit sur un bras de fleuve traversé d’Est en ouest par un gué qui relie Soum à l’île de Baout. À cet endroit, il est possible de traverser le bras de mer à pieds. En raison de l’étroitesse du gué et des profondeurs qui le côtoient, il était dangereux de s’y aventurer sans une bonne maîtrise du terrain d’où son appellation Anna Ogar qui signifie que vienne qui connaisse », informe M. Ngom. L’île de Poro-Poro a aussi son importance. « Cette île, tout comme l’île de Baout, était une propriété des populations de Soum qui y pratiquaient la coton-culture. Cette activité permettait la production d’une importante quantité de coton, matière première des tisserands qui venaient de plusieurs contrées. Les cotonnades étaient destinées à la satisfaction des besoins locaux relatifs à l’habillement et aux honneurs rendus à l’occasion de l’initiation, du mariage et des funérailles, entre autres. Elles étaient aussi destinées au commerce », explique l’administrateur civil. À l’époque, nous dit le maire, les populations n’avaient pas besoin d’acheter des pagnes. « Tous les pagnes qu’on portait provenaient de ce coton sauvage qui était récolté par les femmes qui filent la laine qu’elles remettaient ensuite aux tisserands du village », indique-t-il. Cette époque, reconnaît-il, est aujourd’hui révolue. La modernité est passée par là.

Une meilleure valorisation des potentialités
Ile SoumSoum offre un témoignage flamboyant de son passé. Son patrimoine riche et diversifié lui aurait permis d’affirmer sa vocation culturelle, mais ces potentialités sont sous-exploitées. Selon Abibou Ngom, cette richesse est méconnue aussi bien du grand public que des autorités déconcentrées et décentralisées. « La bonne exploitation des potentialités a longtemps été entravée par des obstacles liés à la méconnaissance et à la gouvernance », indique-t-il. Aujourd’hui, soutient-il, ces obstacles sont en train d’être levés. Les récentes journées culturelles organisées en décembre dernier sous le thème « L’importance des valeurs culturelles pour un Soum émergent » ont, à son avis, permis de vulgariser cette richesse. Il s’y ajoute, selon M. Ngom, que les nouvelles autorités municipales ont posé des actes forts pour que la culture soit mise au service du développement. « L’objectif poursuivi à travers ces journées était de faire découvrir ces richesses culturelles, mais aussi de réfléchir sur les voies et moyens de les mettre en valeur. Ainsi, on s’est aperçu que le tourisme culturel peut prospérer à Soum. L’essentiel étant l’installation d’infrastructures hôtelières jusque-là confinées à Foundiougne alors que nous partageons le même environnement fait de mangrove et de bolongs favorables aux activités touristiques », laisse-t-il entendre.

Pour le maire, l’inventaire du patrimoine culturel a été mené et les atouts dont la commune peut tirer profit pour son développement économique et social ont été identifiés. Ainsi, assure Moustapha Ngor Léon Diop, la municipalité entend mettre en place une série de mesure pour une meilleure valorisation du patrimoine. À en croire le maire, les journées culturelles ont marqué un nouveau départ. « Ces journées culturelles ont été un moment fort dans la vie de notre commune. La mairie de Banjul était notre hôte. On a visité quelques sites. On a ensuite été au bois sacré, on a prié pour la paix et posé une stèle », informe le maire qui demeure convaincu que son terroir est assis sur un trésor qui pourrait contribuer à l’essor et rendre beaucoup plus attractive leur communauté. Et il urge, selon ses dires, de valoriser ce riche passé porteur de valeurs d’humanisme et d’ouverture sous toutes ses facettes pour permettre à sa localité de profiter grandement de son riche passé.

Aujourd’hui, note Abibou Ngom, l’espoir est permis avec l’électrification, la piste de production, entres autres. Ainsi, dit-il, des conditions sont réunies pour une valorisation du patrimoine aussi bien par l’éducation scolaire que par la mise en place d’infrastructures hôtelières.

La boucle du Loog, la route de l’espoir
En matière d’infrastructures routières, Soum n’est pas bien dotée. L’espoir était permis avec la réalisation de la boucle du Loog qui fait 17,5 km et dont le tracé devait quitter Foundiougne, passer à Soum, Mbassis et terminer par Mbam. Malheureusement, déplore le maire, les travaux de cette piste qui avaient démarré en novembre 2013 ont été arrêtés en août 2014. « L’Ageroute avait en charge cette boucle et devait aussi réaliser d’autres pistes pour Soum en 2015 et 2016, malheureusement aucune de ces pistes n’a été réalisée. On nous a promis que très prochainement les travaux de la boucle seront achevés. On a demandé que cette route soit bitumée parce que c’est une route stratégique, socio-économique pour la zone. Elle nous facilitera le déplacement et l’écoulement des produits halieutiques et agricoles que nous avons », indique Moustapha Ngor Léon Diop, qui précise qu’avant le début de réalisation de cette route, Soum n’avait pas d’axes praticables. « Avant, tout se déchargeait à Foundiougne. C’est avec le début des travaux qu’on a vu pour la première fois un container de 40 pieds quitter Foundiougne pour venir jusqu’à Soum », explique-t-il. C’est dire combien l’espoir de voir se concrétiser la réalisation de cette boucle est immense pour les populations de cette contrée.

L’eau constitue aussi un casse-tête quotidien dans cette localité qui, depuis 1972, est confrontée à ce même problème. « Notre priorité, c’est l’eau, encore l’eau et toujours l’eau », martèle l’édile de Soum qui, en 1984 déjà, disposait d’un forage réalisé par Caritas-Sénégal. « C’est ce forage qui nous alimentait jusqu’au 15 mai 2015 avant de tomber en panne et d’être hors service », relève le maire. Selon Moustapha Ngor Léon Diop, les autorités ont été saisies et le président de la République a donné des instructions au ministre en charge de l’Hydraulique pour régler ce problème. « Le forage est tombé est panne, la nappe est salée ; ce qui fait que la zone ne peut plus abriter de forages. Ce qu’il faut, c’est un transfèrement d’eau. Avec les programmes des îles du Saloum, Soum sera intégré dans le dispositif », assure le maire, qui dit avoir demandé un transfèrement d’eau depuis la prise de Baout qui se trouve à quelques encablures de Soum et qui est bénéficiaire du réseau Notto-Diosmone-Palmarin. Paradoxe, le village de Baout, note le maire, était alimenté en eau par Soum. Mais aujourd’hui, c’est Soum qui demande à être raccordé à Baout. « Le réseau est là-bas et on a demandé à être raccordé là-bas, mais ce n’est pas très facile. Le ministère de l’Hydraulique a saisi la Sones pour qu’on nous raccorde provisoirement à Foundiougne avant le raccordement définitivement de Baout qui est à 6 km de Soum », fait savoir le maire. « L’eau est donc la priorité des priorités. Nous avons un cheptel très important qui a besoin d’eau pour s’abreuver. C’est capital. C’est une urgence et cela ne peut pas attendre », renseigne-t-il. En matière d’électricité, la commune est connectée depuis longtemps, mais il reste quelques poches. « Nous sommes à six quartiers électrifiés sur dix. C’est la commune qui devait prendre en charge cette extension, mais les moyens font défaut malgré la volonté », soutient-il.

Par Mohamadou SAGNE et Samba Oumar FALL (textes)
et Ndèye Seyni SAMB (photos)

Il y a quelques années, alors que les Sénégalais hésitaient entre les aspirants et le « Vieux » qui convoitait presque leur « pitié » pour satisfaire son goût du colossal, je m’amusais (j’étais encore jeune et l’imagination très vagabonde et caustique), dans un centre de vote, à faire une catégorisation sociale des votants et de ce qui les motivait autant (ou si peu). La vieille rengaine qui promeut « l’agir en citoyen » faisait se remuer certes quelques respectueuses gens du rendez-vous inhibiteur, mais il était aussi et surtout un moment d’expression d’une entière humanité. On ne saurait la saisir avec un regard (très souvent dédaigneux) qui ne s’accommoderait pas de la réalité sociale, du sens attaché à la gratitude et à l’espoir chez beaucoup d’entre nous. Omettre ces aspects, c’est calquer des évidences empiriques d’autres « territorialités » sur des modèles en perpétuelle construction.

La pertinence de ces « emprunts » est souvent remise en cause parce que s’inspirant de récits historiques d’autres peuples (la constitution et les modalités d’attribution de légitimité en sont des résultantes). Ce qui reste constant est que ces modèles n’arrivent pas encore à entrer dans l’imaginaire des communautés qu’ils sont censés mener vers d’autres modalités de reconnaissance de la qualité de représentant. Sans interroger ses référents, l’on parlera injustement de manque de maturité politique du peuple. Celui-ci ne fait que perpétuer, en réalité, un héritage plus prégnant que les discours construits autour d’une évolution idéelle très récente imposée par le cheminement avec la puissance coloniale ; encore que celle-ci s’est très souvent accommodée des réalités socio-culturelles pour dérouler sa politique d’assimilation.

Ainsi, votons-nous pour la bienveillance - qu’elle soit naturelle ou organisée - d’un leader politique à qui il faut rendre grâce « ndax bo xewle mu teew ». C’est humain. Ce n’est point là une exaltation du vice. Ce n’en est pas un. De la même manière que le guide religieux joue quelquefois le rôle d’intercesseur du disciple auprès du politique, certains citoyens sénégalais développent, à travers le rendez-vous électoral, une éthique, célèbre ce qu’ils conçoivent comme une valeur morale, la reconnaissance, par-delà les espoirs d’une vie meilleure.

J’ai été envahi d’émotion la semaine dernière en voyant une vieille femme se donner beaucoup de peine, sous une chaleur incommodante, pour se rendre au centre abritant une commission d’inscription sur les listes électorales. Avec beaucoup d’apprêts et de solennité, la bonne dame affiche son soutien à la « généreuse âme du coin » à qui il faut bien évidemment témoigner amour et gratitude. Est-ce l’expression de notre individualisme ou une absence de conscience politique qui remettrait en cause les rapports dans la société sénégalaise ? Certains ont vite fait d’en faire une tare, une « pandémie » qui fait obstacle aux avancées démocratiques. Combien de fois, certains esprits se sont offusqués de l’ingratitude d’un acteur politique à l’égard de son « mentor » abandonné au beau milieu de sa déperdition ou de leur séparation après tout ce que l’un aurait fait pour l’autre ? Ici, l’on ne s’appesantira point sur la maturité politique d’un des protagonistes. Le « peuple » (des guillemets pour rendre ma prétention moins insupportable) dont il est question ici ne fait qu’exprimer une norme humaine, sociale à l’occasion des compétitions électorales pour ne pas faire preuve d’inconséquence.
* Voter pour son « gars »

Par Alassane Aliou Féré MBAYE

Son visage a traversé le temps. Cela fait déjà bientôt seize ans qu’il est présent sur la scène pour défendre les droits des travailleurs. Il est ce qu’on pourrait appeler un « avocat » sans robe noire.

En cette après-midi de mardi, Mody Guiro nous a conviés à son bureau sis au siège de la Cnts. A l’entrée, un homme au teint clair, taille moyenne habillé d’un boubou jaune, nous attend. Sa voix est limpide, mais à peine audible. Chose rarissime, Mody fait partie de ces syndicalistes qui ne s’expriment pas en élevant le ton. L’essentiel est de se faire comprendre par son interlocuteur et cela quel que soit l’enjeu, relève-t-il. Mody Guiro est né le 17 novembre 1951 à Kayes au Mali. Il a connu une enfance assez mouvementée dans le sens où son père, garde républicain, était souvent affecté à travers les différentes contrées du Sénégal. Son boulot consiste à défendre la cause des travailleurs afin de les inscrire dans une perspective de respect de leurs droits. Cette approche ne lui interdit point d’appeler également ces mêmes travailleurs à s’acquitter de leurs devoirs. Mody Guiro est le secrétaire national de la Confédération des travailleurs du Sénégal (Cnts) depuis 2001.

Il a grandi à Kaolack où il a effectué ses études primaires. Dans le cadre de son travail, son père a été affecté à Gossas ou encore à Kédougou, deux endroits où le petit Mody a passé le plus clair de son enfance. Il a fait ses études secondaires au Lycée technique André Peytavin. Les déplacements de son père au gré des affections lui seront par la suite très utiles. En effet, il se rappelle avoir, à partir de cette approche, noué une certaine relation avec les différentes populations sénégalaises; ce qui lui sera par la suite très utile. Cet accès tôt établi lui a permis de mieux vivre avec les gens et surtout de comprendre leur démarche.

Côté étude, il est titulaire d’un CAP électricien. Son père n’ayant pas les moyens de financer ses études, il décide, très jeune, d’intégrer le marché de l’emploi. Il est alors recruté dans une importante société pétrolière de la place. Cette dernière va l’envoyer en France. Il étudie d’abord à l’Institut Français du Pétrole. Nous sommes en 1974. Puis, il se rend à Pau à la Société Nationale des Pétroles Aquitaine. De retour au Sénégal, il travaille comme technicien, électro-pneumaticien spécialisé en contrôle atomicien. Ensuite, il quitte cette entreprise pour aller travailler à l’institut des mines de Taïba. Il y va que comme contre-maître, instrumentiste. C’est là qu’il sera justement piqué par le « virus syndical ». Sur place, il trouve, dit-il, « beaucoup d’expatriés qui contrôlaient essentiellement l’entreprise. Ces gens avaient fini d’installer un climat fait d’exploitations. Les travailleurs étaient lésés dans bien des domaines ». Cette situation le pousse à rejoindre les rangs dans le but de mener « des combats de principe ». Sur place, un embryon de résistance s’était déjà naturellement formé et le jeune Guiro ne se fait point prier « pour plonger», en vue de renforcer l’équipe contestataire.

La formation, un pilier essentiel du syndicalisme
Un engagement qui ne sera pas dénué de risques, se souvient-il. Il souligne qu’en face, les dirigeants de l’entreprise ne restent pas les bras croisés. Mody Guiro ne se laisse pour autant guère impressionner. Son passé de « militant communiste » lui sera d’utilité, se rappelle-t-il. « J’avais déjà eu par le passé à me frotter à d’autres, ce ne sont pas ces gens-là qui allaient me faire abandonner, d’autant que je m’engageais pour une cause juste et noble », tranche-t-il.

A la lumière de ce qu’ils ont trouvé sur place, ils décident, avec d’autres collègues, de changer les responsables de l’instance syndicale. Le premier combat ne sera pas de tout repos, se souvient-il, d’autant plus que le dirigeant de la société avait quelques connaissances au plus haut sommet de l’Etat. Un homme relativement puisant donc. Chemin faisant, ils informent le Secrétaire général de la Confédération des travailleurs du Sénégal (Cnts) de l’époque, feu Madia Diop, qui avait déjà mené des combats similaires pour le renouveau syndical. « Nous avons fait le déplacement à Dakar pour rencontrer Madia Diop et lui faire part de la situation qui prévalait au sein de notre entreprise », souligne-t-il. Sur place, ils ont retenu la convocation d’une séance extraordinaire de renouvellement des bases. C’est ainsi que 1400 travailleurs ont été conviés. Tous ont chacun déboursé de leur poche 1200 F. Le renouvellement des instances intervient de fait. Il est intégré dans le bureau au poste d’adjoint et, six mois plus plus tard, il est nommé délégué. Ensuite, il sera nommé secrétaire régional de l’Union des syndicats de Thiès. A tour de rôle, il va échelonner les postes avant de devenir secrétaire au niveau national. Toutes ces étapes ont été franchies avec un encadrement basé sur une formation et une éducation syndicale sur tous les plans. Il a ainsi été à tour de rôle formé en économie politique, droit du travail, santé et sécurité. « La confédération avait à l’époque un programme d’éducation et de formation en partenariat avec des instituts établis dans d’autres pays, notamment le syndicat français. Plusieurs leaders syndicaux de la Cnts sont passés par là, afin d’être formés dans plusieurs domaines. Ceci leur permettait de maîtriser la structuration et le système de fonctionnement des relations professionnelles », se souvient-il. La formation était un pilier essentiel pour ceux qui aspiraient à défendre les intérêts des travailleurs. C’est dans ce cadre que Guiro, à l’image d’autres collègues, visite plusieurs pays. Ce qui lui permet de s’enquérir de ce qui se passait dans les pays de l’Est, notamment à Moscou et en Tekoslovaquie. Là, il découvre combien le mouvement syndical était ancré sur des règles bien établies. Cette même approche de formation va le mener jusque dans les pays asiatiques, notamment au Japon et en Chine. « Madia Diop voulait qu’en tant que jeune syndicaliste, nous sachions ce qui se faisait ailleurs », affirme-t-il. Dans ce même cadre de cursus syndical, il se rend aux USA. Il apprend à se familiariser avec les mécanismes de l’organisation internationale du travail. Il dit y avoir très tôt appris à servir dans la discipline et la rigueur. Dans cette même trajectoire, il sera membre du Conseil économique et social au Sénégal, du Cena et président de conseil d’administration.

Il se rappelle avoir été un enfant fougueux. Aujourd’hui, encore les séquelles sont restées malgré le temps qui passe. Il se définit comme « un homme véritablement nerveux ». Il essaye quand même de maîtriser cette nervosité en contrôlant ses émotions. Toutefois, souligne-t-il, cette nervosité peut être exprimée dans des circonstances particulières. « Dans les négociations antérieures, feu Madia Diop était souvent celui qui tempérait, il faisais monter la pression dès lors que l’interlocuteur refusait de se plier en faisant quelques concessions », se rappelle-t-il. Aux jeunes qui veulent un jour intégrer le mouvement syndical, il demande d’aller se former. Toutefois, reconnaît-il, à l’époque il était plus facile de bénéficier de formations. La crise économique n’en était pas aussi vivace. Il invite responsables et délégués syndicaux à davantage s’outiller. Il informe que cette approche permet d’avoir un syndicat fort et en mesure de relever les défis. Au vue des différents cursus des leaders syndicaux, il a l’impression de voir plusieurs d’entre eux bruler les étapes. Les procédures ne sont pas à la portée de tous. Elles requièrent un minimum de connaissances pour pouvoir valablement s’y imprégner. La négociation ne s’improvise pas, elle s’apprend, dit-il.

Madia, le maître
Dans sa trajectoire de syndicaliste, un homme a joué un rôle déterminant : il s’agit de Madia Diop. « Madia était un grand leader. Il a eu à vivre plusieurs expériences politique et économique qui seront déterminantes dans l’histoire du pays. Bien qu’il était politique (il était membre du Parti socialiste), Madia Diop est resté syndicaliste jusqu’à sa mort. A titre d’exemple, des travailleurs ont été plus d’une fois iniquités pour leur appartenance politique et, bien qu’il était militant du parti au pouvoir, Madia Diop a vigoureusement combattu pour eux, au nom de la liberté syndicale », témoigne-t-il sur un homme qui l’aura beaucoup marqué. Mody Guiro ne fait pas partie des syndicalistes qui pensent qu’Etat et syndicat doivent se regarder en chien de faïence.

Au contraire, « l’Etat est le régulateur des activités économiques. Le gouvernement, bien qu’étant employeur, est aussi responsable de la politique nationale », souligne-t-il. Cette situation doit amener les uns et les autres à asseoir un bon climat d’échanges qui seraient fructueux pour les uns et les autres. D’ailleurs, précise t-il, le temps que nous passons dans le secteur privé est plus important que celui passé avec le gouvernement. Il n’est pas également permis à tous les syndicats de pouvoir négocier avec l’Etat car il y a des critères d’approche et de sélection pour cela. Parmi ces critères figurent la représentativité syndicale. Il y a des éléments de mesure spécifiques qui veillent à cela, estime-t-il. Mody Guiro envisage-t-il de faire de la politique ? « Je pense qu’en tant que citoyen nous avons le droit d’avoir des opinions politiques. En ce qui me concerne, si je devrais faire de la politique, je vais d’abord me départir de ma fonction syndicale », relève-t-il.

Par Oumar BA

Un article paru l’an dernier sur Forbes, « Ten Young African Millionaires To Watch » mettait en lumière dix Africains, millionnaires en dollars, malgré leur jeunesse (ils sont tous dans la vingtaine ou la trentaine). Curieusement, sept d’entre eux (70% de l’échantillon donc) ont fait fortune en partie ou totalement dans les nouvelles technologies.

Jason Njoku, 32 ans, Nigeria
Chimiste de formation, il fonde en 2010 iROKO, une société spécialisée dans la distribution en ligne de contenus de divertissement nigérians (films Nollywood, musique nigériane et africaine, etc.). Il est aujourd’hui à la tête de Spark, qu’il définit lui même comme « une compagnie qui crée des compagnies ».

Mark Shuttleworth, 39 ans, Afrique du Sud
Mark est le fondateur et principal financeur de Ubuntu. A 22 ans, il fonde Thwate, une société de sécurité internet qu’il revendra plus tard à VeriSign pour… 575 millions de dollars! Il est aujourd’hui à la tête d’un fond d’investissement, Knife Capital.

Justin Stanford, 29 ans, Afrique du Sud
Il quitte le lycée pour fonder sa première start-up à l’age de 18 ans. Il est aujourd’hui à la tête de ESET Southern Africa, qui représente exclusivement ESET dans 20 pays d’Afrique, et de 4DI Privaca, une compagnie spécialisée dans la sécurité informatique.

Vinny Lingham, 34 ans, Afrique du Sud
Ce jeune sud-africain basé à San Francisco a fait fortune en fondant Yola, une compagnie spécialisée dans la création et l’hébergement de sites web. Il dirige aujourd’hui Gyft, qui propose des services de cartes de vœux virtuels sur mobile.

Kamal Budhabatti, 37 ans, Kenya
Il est le fondateur et le CEO de CraftSilicon qui propose des logiciels bancaires, de microfinance ou de paiements mobile et électronique avec plus de 200 clients en en Afrique et en dehors du continent.

Michael Macharia, 37 ans, Kenya
Fondateur de la SSII Seven Seas Technologies qu’il a lancée à 25 ans et qu’il dirige, il est à la base comptable de formation.

Ashish Thakkar, 31 ans, Ouganda
EN 1996, à 15 ans, il se lance dans le commerce d’ordinateurs. Il est aujourd’hui à la tête de Mara Group, un conglomérat opérant dans les technologies de l’information, les services hôteliers, l’industrie, etc., et qui emploie plus de 7000 personnes.

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.