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À Foundiougne se trouve la communauté du Loog, une entité unie depuis plusieurs siècles par l’histoire et la géographie. L’appartenance à une même ethnie (sérère) et l’insularité ont favorisé des relations de bon voisinage entre les populations des villages grâce à la mise en place d’instances regroupant leurs ressortissants. Aujourd’hui, ils partagent le même environnement, les mêmes contraintes et le même avenir.

Forte d’une dizaine de villages, à savoir Thiaré, Soum, Ndorong, Mbassis, Mbam, Sapp, Keur Samba, Gagué Bocar, Gagué Mody, la contrée du Loog, située au centre-ouest du Sénégal, explique Abibou Ngom, est limité à l’est, au sud et au sud-ouest par le Baagal qui est un prolongement du bras de mer du Jombos, un défluent du fleuve Saloum qui le limite au nord et au nord-ouest. Cette île du delta du Saloum, nous renseigne Abibou Ngom, actuel chef des services administratifs de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan), ex-Institut français d’Afrique noire, est entourée de toute part par les eaux du Saloum et ses défluents. « Autrefois, le Loog appartenait au Diognick, une province située au nord-ouest du royaume du Saloum. Actuellement, il se trouve dans la région de Fatick et renferme le chef-lieu du département de Foundiougne », précise-t-il.

Les premières installations humaines, informe-t-il, remontent à la protohistoire comme en témoignent les tumulus de sable (Poodoom en sérère) repérés entre les villages de Ndorong et de Mbassis. « Les populations actuelles du Loog ne revendiquent pas la paternité de ces édifices, mais l’imputent aux Socés, c’est-à-dire aux Mandingues qui seraient les premiers habitants des lieux. Selon Martin et Becker, fait-il savoir, ces édifices sont « des monuments funéraires réservés à des personnages importants ». De l’avis de ces mêmes auteurs, ces édifices remonteraient à l’époque de l’apogée de l’empire du Ghana, indique M. Ngom. « La tradition locale note que ce tumulus représente le tombeau d’un personnage nommé Jaal Manjooreen qui serait de la lignée maternelle des Wagadu. L’empire du Ghana, selon l’historien Ki-Zerbo, est aussi appelé Wagadu. À coté de ces tumulus se trouvent un village déserté appelé « O Mbetionga » et des champs délaissés appelé Xabaan, c’est-à-dire terres orphelines », souligne cet historien. Et de préciser que ces vestiges historiques montrent que les populations actuelles ne sont pas les pionniers de la localité. « Elles y ont succédé les Socés », relève-t-il. À en croire M. Ngom, « la fondation des villages actuels remonte aux environs du treizième siècle avec l’immigration de populations venues majoritairement du Gabou, cette aire géographique qui couvre la majeure partie des régions actuelles de Gambie, de Casamance et de Guinée-Bissau ».

À l’origine, nous dit Fodé Sarr, professeur de Svt, le Loog, c’était Mbassis, Mbam, Ndorong, Thiaré et Soum avant que des nomades ne quittent le Sine pour venir s’y installer. Ensuite, il y a eu Keur Samba Wané et Sapp qui datent de l’époque coloniale. « Quand le chef de canton venait, il appelait tout le monde là-bas. Puis, il y a eu les villages de Gagué Mody et Gagué Bocar, lesquels font aussi partie du Loog, et Bambou ».

Dans ce coin du département de Foundiougne, les populations, composées à plus de 90 % de Sérères, s’entendaient à merveille. « C’est un cercle, mais une même famille de même lignée aussi bien paternelle que maternelle. Tous les habitants sont d’une même famille culturellement et sociologiquement. Les familles que vous trouvez à Mbam sont les mêmes que celle que vous trouverez à Mbassis, Ndorong, Thiaré, entre autres », indique le maire de Mbam, Simon Diouf.

De l’avis du maire de Soum, Moustapha Ngor Léon Diop, « le fait que son village, l’un des plus grands du Sénégal à l’époque avec Dioffior et Thionck Essyl, soit devenu une commune doit être considéré comme un avantage, et cela ne change en rien les rapports de voisinage entre les populations qui doivent au contraire s’entraider pour que leurs conditions de vie puissent s’améliorer ».

Et, aujourd’hui que Mbam est passé commune, ceci doit traduire davantage en actes cette nécessité d’agir ensemble comme le souhaite le maire de Soum, qui se dit convaincu « qu’aucune entité ne peut aller seule sans les autres ». D’ailleurs, soutient-il, « sans le Loog, même Foundiougne ne peut pas marcher et vice-versa. Le développement, c’est que les trois entités doivent l’amorcer ensemble ».

Pour Abibou Ngom, Soum occupe une place de leader et de locomotive dans la communauté du Loog compte tenu de son poids économique (agriculture, extraction et commerce du sel et des cotonnades) et démographique. « En tant que havre de paix et de prospérité, Soum a été une terre d’accueil et de refuge. D’où sa forte démographie. Soum est aussi connu pour ses grands lutteurs et ses célèbres guérisseurs traditionnels. Bref, Soum était un village-centre de l’île de Foundiougne appelé « Loog », car ayant toujours été imprenable », explique M. Ngom. De même, ajoute-t-il, la ville de Foundiougne entretient d’intenses relations économiques avec les villages environnants qui constituent son hinterland. « Jadis premier port colonial de commerce du Sine-Saloum, l’essentiel des produits écoulés provenaient de ses environs où se pratiquait la culture de l’arachide. En gros, une forte interdépendance peut être notée entre Foundiougne et le Loog, une interdépendance qui rappelle les relations ville-campagne », informe-t-il.
 
Une presqu’île du département de Foundiougne
FoundiougneConseiller municipal à Mbam et deuxième secrétaire élu du Conseil départemental de Foundiougne, Lamine Sarr, natif de ce terroir, présente le Loog comme constituant la partie continentale du delta du fleuve Saloum. Il est bâti, selon lui, « sur un cordon littoral sableux, au modelé constitué de dunes et de cuvettes et se présente sous la forme d’une presqu’île cernée de toute part par la mer, à l’exception du couloir routier qui le relie à la commune voisine de Djilor. Le Loog comprend les communes de Soum et de Mbam limitrophes de celle de Foundiougne ». Mais, sur le plan pédologique, trois à quatre types de sol alternent selon les zones écologiques : les sols ferrugineux tropicaux (Dior et Deck), les sols hydromorphes des vallées, les sols halomorphes (sols salins, « tanne ») et les sols des mangroves observés dans les îles et les estuaires. Sur la terre ferme, les sols, essentiellement de type Dior sont propres à l’agriculture, notamment à la culture de l’arachide, du petit mil, du maraîchage et de l’arboriculture, tandis que les sols argileux des cuvettes sont par excellence le domaine de la culture du sorgho, mais surtout de la riziculture. Par ailleurs, souligne M. Sarr, « dans certains villages, comme à Mbassis, l’existence de basses terres situées en dessous du niveau de la mer et surtout de sols argileux imperméables expose les populations et les cultures aux risques d’inondation. En effet, le Loog a un « pêché environnemental originel » : le confinement et l’exigüité des terres liés à l’insularité ».

Il note que « c’est un terroir qui est coincé entre la mer et les communes voisines de Djilor à l’est, de Foundiougne au nord-ouest et il en résulte de faibles réserves foncières amoindries par l’existence d’une longue ceinture de pâturage, sorte de forêt classée que les populations ont décidé de réserver au pâturage pendant l’hivernage afin de protéger les champs agricoles. Cette forêt classée, en sus de son rôle environnemental et économique certain, contribue à l’apaisement des relations entre éleveurs et agriculteurs dont les champs sont protégés pour l’essentiel des attaques des troupeaux. Sa position géographique privilégiée, mi-continentale, mi-maritime, justifie son important potentiel agro-sylvo-pastoral, piscicole et touristique ».
 
Un riche patrimoine historique et culturel
Mbass CeremLa zone du « Loog » est essentiellement peuplée de Sérères qui cohabitent harmonieusement avec les Peuls majoritaires dans les villages de Keur Samba Wané, Gagué Mody et Mbam Toucouleur, tandis que la plus forte communauté d’obédience wolof réside à Sapp. Lamine Saar nous append qu’à la faveur de la péjoration du climat qui frappe durement la partie nord de la région de Fatick, le Loog se présente, depuis quelques années, comme un terroir d’accueil des populations du Sine. Aujourd’hui, indique-t-il, la zone compte environ 25.000 habitants. Et sur le plan historico-culturel, cette population est détentrice d’un riche patrimoine avec des lieux de culte dans chaque village : Laga Ndong à Ndorong, Ngaandé Saar et Saas à Thiaré, Pathine à Mbam, Diatta Waly à Mbassis, Poro Poro à Soum, etc. Il existe également des lieux célèbres de rencontre des initiés où se déroulent les cérémonies de divination avec les Saltigués ou d’échanges sur les problèmes qui secouent la localité.

Selon Abibou Ngom, l’appartenance à une même ethnie (sérère) et l’insularité auraient favorisé des relations de bon voisinage entre les villages du Loog grâce à la mise en place d’instances regroupant les ressortissants de chaque village. « Il s’agit de Xooy Raag ainsi appelé, car se tenant chaque année sur le lit de la marre appelé Raag. C’est une sorte de congrès annuel où l’on prédit certes l’avenir, mais où l’on discute aussi des problèmes de tout genre que rencontrent ou que pourraient rencontrer les habitants du Loog. À l’approche de l’hivernage, renseigne Fodé Sarr, tous les « Saltigués », avec leurs connaissances diverses, se réunissaient au niveau du « Raag » (la brousse) pour faire des prédictions sur l’hivernage, l’avenir, la protection de la communauté. Ces pratiques, indique-t-il, subsistent encore. « Il y a une forte cohésion qui a été un peu effritée avec la communalisation, le village Soum étant passé commune, le reste constitue la commune de Mbam », soutient-il.

Il y a aussi le Xooy extraordinaire de Paak xa daq (à distinguer du xooy ordinaire du même lieu) réservé en particulier aux questions de sécurité, selon Abibou Ngom. « Il s’agit là d’une instance spéciale à laquelle chaque village se fait représenter par deux dignitaires. Le nom de circonstance est alors « O ndan nu looloog », peu connu de la majorité des habitants du Loog, explique M. Ngom.

À la faveur de ce riche patrimoine immatériel auquel il faut ajouter l’hospitalité des populations, les opportunités de pêche sportive et d’implantation de réceptifs hôteliers, la visite de la zone est un itinéraire presque incontournable pour les visiteurs.

Toutefois, la localité n’a pas, jusqu’ici, tiré profit de ses nombreux avantages comparatifs, souligne Lamine Sarr, relevant que ce sont des opportunités géographiques qui cachent mal les contraintes physiques du Loog qui, malgré leur ténacité, doivent être perçues comme des défis à relever. D’autant que dans le domaine démographique, les 25.000 âmes du Loog vivent sur une superficie inférieure à 15 km2 tout en s’activant à la fois dans les secteurs de l’agriculture, l’agropastoralisme et la pêche. « Le Loog se confond dans une végétation composée de savanes arbustives qui renferme, du côté de la mer, la mangrove qui peuple les nombreux bolongs (bras de mer) serpentant le territoire départemental de Foundiougne. Et à la lisière de ces bolongs se trouvent généralement des sites boisés et sacrés comme : Lagga Ndong, par exemple, qui est situé dans la zone de Ndorong, dans la commune de Mbam. Une diversité géographique justifiant son important potentiel agro-sylvo-pastoral, piscicole et touristique », explique M. Sarr.

Dans cette contrée du Loog, les difficultés ne manquent pas. Le problème majeur auquel les populations sont confrontées reste l’accès à l’eau potable que seul le transfèrement peut régler de manière définitive. Le maire de la commune de Soum souhaite que leur commune soit raccordée au projet « Eau potable Notto-Ndiosmone-Palmarin » à partir de l’île de Baout  pour résoudre la problématique de l’approvisionnement en eau. Il s’y ajoute l’achèvement des travaux de la piste Soum-Foundiougne-Mbassis-Mbam tant souhaité par les populations qui sollicitent également des infrastructures sanitaires et éducatives, de même que des équipements et matériels agricoles.

Mohamadou SAGNE, Samba Oumar FALL (textes)
et Ndèye Seyni SAMB (photos)  

Tant au sommet qu’au bas du tableau, c’est le statu quo. Profitant de sa victoire dans le choc des extrêmes, Génération Foot a conforté sa domination des débats dans la Ligue 1. Le Guédiawaye Fc, autre équipe qui a remporté son duel, est la seule qui tient le rythme imposé par le leader au sommet où le Casa Sports a profité de l’échec du Diaraf pour occuper la 3e place du podium. C’est le seul changement noté à l’issue de la journée. Au fond de la classe, rien à signaler. Sinon que l’Us Gorée se rapproche davantage de la Ligue 2.

Diaraf-Casa (6-0) : Festival offensif des Dakarois
En match comptant pour la 22e journée, le Diaraf a battu samedi le Casa Sports (6-0). Mi-temps : 2-0. Daouda Guèye Diémé (25e), Assane Mbodj (38e), Ousmane Gassama (47e), Ousseynou César Guèye (53e, 82e), Alioune Badara Tendeng (61e) sont les buteurs de la rencontre. Avertissements : Alioune Badara Tendeng (33e), Ousmane Gassama (45e +3) du Diaraf ; Khalifa A Dieng (32e) du Casa Sports. Arbitres : Cheikh Sidiya Diagne assisté par Mathioye Diop et Bassirou Sow, tous de la Cra de St Louis.
 
Les équipes : Diaraf : Cheikh A B. Thioub, Babacar Seck (cap), Pape Sassy Diallo, Mamadou Sylla, Matar Kanté, Idrissa Niang (Julien P Manga, 30e), Alioune Badara Tendeng, Assane Mbodj (Saikou Conteh, 67e), Daouda Guèye Diémé, Ousmane Gassama (Albert L. Diène, 56e), Ousseynou C. Guèye. Coach : Malick Daff

Casa Sports : Yaya Mané, Khalifa A Dieng, Ousmane Diouf, Siaka Sané, Ibrahima Sagna, Mansour Faye Bâ (Cild L. S. Mouanda, 44e), Chérif S. Sané (cap), Moustapha Tall (Adama Danfa, 47e), Moussa Marone, Richard Sagna (Ambroise B. Mendy, 66e), Aliou Diatta. Coach : Athanase Tendeng

Ils avaient d’abord une revanche à prendre, ensuite un retard à réduire dans la course au titre. Dominé à Ziguinchor lors de la phase aller (0-2) par le Casa Sports, le Diaraf a bien réussi son défi à domicile. Et de fort belle manière. C’est Daouda Guèye Diémé qui a ouvert la voie du succès, après 20 minutes de domination stérile. Bien servi à l’entrée de la surface de réparation, l’attaquant des Médinois bat Yaya Mané, le gardien de but du Casa, d’un tir des 20 mètres (25e). Un avantage logique qui sera renforcé avant la pause. Héritant d’un centre au second poteau, Assane Mbodj corsa l’addition (38e) sans peine. De retour des vestiaires, alors que le public attendait une réaction des Sudistes, c’est le Diaraf qui enfonce le clou grâce à son meilleur buteur, Ousmane Gassama qui a exploité la première opportunité des Dakarois (47e) sur une offensive similaire à celle qui a abouti au 2e but. Profitant de la fébrilité de la défense des visiteurs, Ousseynou Guèye a réussi un doublé. Auparavant, Alioune Badara Tendeng y est allé de son but (61e) pour participer au festival offensif.
 
Ansoumana SAMBOU

USO-Douanes (0-1) : Les Douaniers assurent le minimum
En match comptant pour la 22e journée de L1, l’As Douanes a battu, samedi, l’Us Ouakam sur le score d’un but à zéro (1-0). Abdou K Sané est l’auteur de l’unique but du match (58e). Avertissements : Daouda Ndiaye Guèye (19e) de l’As Douanes. Arbitres : Issa Sy assisté par Abdoul Aziz Guèye et Nouha Bangoura, tous de la Cra de Dakar.

Les équipes : Us Ouakam : Ousmane Kane, Youssou Diagne (cap), Alpha Bâ, Pape Modou Ndiaye, Fadiouf Ndiaye, El H Madiké Kane, Djiby Ndoye (Moussa Diouf, 71e), Pape Moussa Kane, Ansou Sow, Babacar Mbaye Niang ((Djibril Guèye, 76e), Pape Sène (El H Salim Ndoye, 70e). Coach : Joseph Senghor

As Douanes : Pape Diatta Ndiaye, Ass Ndoye (cap), El H Youssoupha Konaté, Ibrahima Baldé, El M Baldé, Souleymane Sylla, Modou B Ndiaye, Adama Tamba (Mahmouth Diallo, 43e), Moustapha Name, Abdou Sané (Cheikh A B Sarr, 63e), Daouda Ndiaye Guèye. Coach : Patrice M. L. Bodiang

Après avoir dominé la première période, les hommes de Patrice Bodiang ont finalement trouvé la faille quinze minutes après la reprise. Et c’est Abdou Kader Sané qui a donné l’avantage aux gabelous (58e). Un acquis bien défendu par Pape Diatta Ndiaye, indomptable dans sa surface de réparation. Le gardien de buts des douaniers a été incontestablement l’homme du match. Il a tenu en échec l’attaque des « Requins » ouakamois.

A. SAMBOU

Linguère-Gorée (3-1) : Les Saint-Louisiens relèvent bien la tête
En match comptant pour la 22ème journée du championnat national de football Ligue 1 Pro, joué hier au stade Mawade Wade de Médina Courses dans le faubourg de Sor, la Linguère de Saint-Louis a battu l’Us Gorée par 3 buts à 1.

Les buts : Linguére : Ngagne Diallo (3e csc), Mamadou Seck (14e sur pen) et Papa Ndiaga Yade (84e). Us Gorée : Cheikh 0umar Koné (83e)

Arbitrage : Assane Niang (Cra de Kaolack), assisté d’Ousseynou Guité et de Victor Dieng tous deux de la Cra de Thiés. Avertissements : Linguére : Babacar Diaw (36e), Mamadou Seck (74e) et Serigne Mbacke Sow (62e). Gorée : Assane Diouf (25e), et Cheikh Amadou Ndiaye (86e). Expulsions : Gorée : Assane Diouf (30e). Linguère : Serigne Mbacke Sow (63e)

Les équipes : Linguére : Babacar Diaw, Saloly Séye, Oumar Gningue, Lamine Bara Ndong, Mamadou Seck (cap)-Malick Fall (Aly Bamba 88e), Moustapha Diop, Moussa Mor Djiba, Abdou Khadre Guéye, Serigne Mbacké Sow, Yoro Ndao (Papa Ndiaga Yade 55e) : Coach : Aziz Wade

Gorée : Ibrahima Niass –Assane Diouf, Cheikh Amadou Ndiaye (cap) , Abdoulaye Diakham, Abdoulaye Samb (Cheikh Oumar Koné 40e), Ibrahima Mané-Ngagne Diallo (Alpha Thiam 68e, Jean Rémy Bocandé, Gorgui Diop Faye, Chérif Bayo, Ely Cissé (Moussa Ndiaye 55e). Coach : Bassouaré Diaby

Les populations de la capitale du Nord ont enfin poussé un grand « Ouf » de soulagement lorsqu’elles ont appris que les poulains du coach par intérim, Aziz Wade, se sont imposés devant l’Us Gorée. Les supporters venus nombreux au stade Mawade Wade étaient visiblement contents, lorsqu’ils faisaient savoir aux passants qu’avec cette belle opération à domicile, la Linguère de Saint-Louis s’éloigne de la zone dangereuse. Ainsi, dès la 3e minute, les Samba-Linguère ont ouvert le score, en incitant Ngagne Diallo de l’Us Gorée à tromper involontairement la vigilance de son propre gardien. A la 15ème mn, les Nordistes obtiennent un pénalty qui sera transformé par Mamadou Seck « Jonglé ». Avec l’expulsion d’Assane Diouf pour cumul de cartons, les Goréens étaient à bout de nerfs. A la reprise, ils parvinrent néanmoins à réduire la marque par l’entremise de Cheikh Oumar Koné dans un angle impossible. Un rêve brisé finalement par Pape Ndiaga Yade qui exploita, avec une belle prouesse technique, une passe d’Abdoul Khadre Guéye, pour inscrire le troisième but libérateur de la Linguère.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Gris 2, au forceps, a pris le meilleur sur Pakala hier, au stade Demba Diop. Avec 5 avertissements, le Mbourois s’est vu déclaré perdant conformément au règlement. Une nouvelle victoire pour le jeune Fassois qui peut désormais taper dans l’antichambre des ténors. En revanche, Pakala voit son avenir s’assombrir davantage.

Gris 2 de l’écurie Fass poursuit son invincibilité. Il a battu hier, le vieux routier Pakala de Mbour, au stade Demba Diop. Face à un Pakala toujours difficile à manœuvrer voire dangereux, malgré le poids de l’âge, le petit frère de Gris Bordeaux a dû beaucoup mettre à contribution sa puissance physique pour contraindre son adversaire à commettre de nombreuses fautes qui lui ont finalement coûté cher. En effet, à force d’être acculé et de reculer, le colosse mbourois a accumulé 5 avertissements ; ce qui a poussé l’arbitre à accorder la victoire au coéquipier de Lac Rose conformément au règlement. Une nouvelle défaite pour l’ancien capitaine des Lions de la lutte simple qui rate ainsi son retour en force, après une longue traversée du désert.

Avec ce revers, son pari de revenir au premier plan s’annonce désormais plus compliqué ; d’autant plus qu’il est de plus en plus âgé. De son côté, Gris 2 continue sa montée en puissance, dans l’ombre du « troisième tigre de Fass » qui n’est autre que son grand frère. Après Ablaye Ndiaye la saison passée, il vient donc d’accrocher à son tableau de chasse un autre gros morceau. Ce succès, quoique acquis au forceps, pourrait lui ouvrir la porte de l’antichambre des ténors. Boy Niang 2, Zoss, Gouye gui, Modou Anta, Sa Thiès, font tous figures de potentiels adversaires pour lui.

La balle est donc dans le camp des promoteurs qui ne manqueront sûrement pas de lui sceller une nouvelle affiche pour la prochaine saison. Dans l’autre combat phare de la soirée, Quench a disposé de Papis Général.

Récent double champion du Tolac de Dakar, Reug Reug part à l’assaut de Jordan cet après-midi
Le tout récent double champion de la Cedeao lors du tournoi sous-régional de Dakar (en individuel et en équipe), Omar Kane alias Reug Reug ira à l’assaut de Jordan cet après-midi au stadium Iba Mar Diop. Jusque-là invincible, le poulain d’Ameth Dème, non content de régner d’une main de fer en lutte simple, aura à cœur de poursuivre son ascension dans la lutte avec frappe. Lors de sa dernière sortie, il y a quelques mois, il avait balayé Bébé Saloum. Mais il devra respecter son adversaire du jour qui compte retrouver sa place dans l’arène après avoir connu des difficultés. Il faut dire qu’une victoire sur Jordan pourrait ouvrir à Reug Reug la porte de l’antichambre des ténors.

Diégane SARR

Le Sénégal a bouclé, samedi, sa participation aux 4èmes Jeux de la Solidarité islamique ; deux jours avant la fin officielle de la compétition. Ce, avec la prestation des athlètes engagés dans la compétition de Wushu Wanda. Deux combattants sénégalais qui ont finalement été éliminés au premier tour sur des décisions contestables des arbitres.

Bakou (Azerbaïdjan) : La 4ème édition des Jeux de la Solidarité islamique s’achève ce lundi avec la cérémonie de clôture qui aura lieu au Stade olympique de Bakou. Mais pour le Sénégal, la compétition s’est terminée samedi avec l’entrée en lice du Wushu Sanda dont deux combattants ont pris part à la compétition.

Il s’agit de Makan Touré chez les 60kg et Moussa Fall dans la catégorie des 75kg ; deux athlètes qui n’ont pas réussi à accéder au tour suivant.

Ce, malgré la combativité dont ils ont fait montre dans leurs confrontations au tableau des 16èmes face respectivement au Yéménite Helal Ali Mohammed Al-Hajj pour le premier et contre le pakistanais Maaz Khan pour le second. Deux rencontres que les Sénégalais ont dominées mais qu’ils ont curieusement perdues. La faute à un jury qui a donné la victoire à leurs adversaires.
« On nous a battus sur des erreurs d’arbitrage », a estimé Made Guéye, l’entraineur des athlètes, qui a regretté cette situation.

Car c’est en visionnant les images des combats de ses poulains que le technicien s’est rendu-compte de l’irrégularité qui a entaché les résultats. Avec des juges qui ont inversé la tendance en défaveur des combattants sénégalais. Mais dans l’impossibilité de faire un recours puisqu’ayant déjà quitté la salle, la réclamation pour entrer dans leurs droits n’était plus possible pour les combattants sénégalais.

Du coup, la déception fut grande pour l’entraineur, mais aussi pour les combattants qui avaient à cœur de remporter de nouvelles médailles pour la délégation. Avec ces deux éliminations, le Sénégal boucle donc ces Jeux avec trois médailles (or, argent et bronze). En attendant que le classement final soit établi ce lundi avec les derniers titres à distribuer en tennis de table, lawn tennis et wushu, la délégation nationale occupe la 21ème place en parfaite égalité avec le Bangladesh. Une classification désormais largement dominée par les athlètes du pays hôte aux dépens des représentants de la Turquie. Les Azerbaidjanais comptent 75 médailles d’or pour 154 podiums alors que leurs poursuivants en comptent 68 pour 185 médailles totalisées. L’Iran consolide, pour sa part, sa 3ème place au classement avec 31 titres remportés sur 90 médailles. Parmi les titres les plus attendus à ces Jeux, celui du football qui disputait sa finale ce dimanche.

Un tournoi remporté par le pays hôte (2-1) aux dépens du Sultanat d’Oman ; l’Algérie pour sa part a remporté le bronze en dominant le Cameroun par 2 à 0.

Envoyé spécial Ousseynou POUYE

26 équipages ont pris part, hier, aux 4h de Yamaha, une course de motos qui s’est déroulée dans le circuit sablonneux du Lac Rose. L’équipage sénégalais, constitué du duo Ludovic Rahal et Miki Jovasevitch, s’est adjugé la première place avec une performance de 23 tours.

L’équipage du Sénégal, constitué du duo Ludovic Rahal et Miki Jovasevitch, a remporté haut la main les 4h de Yamaha disputées hier, sur le circuit sablonneux du Lac Rose long de 9 km.

Les deux pilotes ont dominé la compétition de bout en bout, malgré une farouche résistance des concurrents immédiats, notamment la paire Stéphane Dipiy et Ludovic Leleux (équipage sénégalais) et les Ivoiriens Sacha Vigneron et Mylan Pallisco. Depuis leur très bon départ qui leur a permis de franchir les premiers le premier tour, ils n’ont plus été rattrapés par les 25 autres équipages en lice. La fraîcheur de Ludovic Rahal, un jeune pilote et l’expérience du vieux routier Miki Jovasevitch ont, sans doute, été déterminantes dans l’issue de cette compétition qui a duré 4 tours d’horloge. Les vainqueurs ont aussi, incontestablement, fait preuve de beaucoup d’endurance, de maîtrise du terrain, d’expérience et d’habileté, dans un circuit hostile, jalonné de dunes, de trous, de cactus. Après 4h 09 mn de course assez serrée, le duo Rahal et Jovasevitch a donc franchi la ligne d’arrivée, portant à 23, le nombre de tours réalisés, lors de cette compétition. L’autre équipage sénégalais, composé de Stéphane Dupiy et Ludovic Leleux, s’est emparé de la deuxième place grâce à une performance de 22 tours. L’équipage ivoirien de la jeune paire Sacha Vigneron et Mylan Pallisco est arrivé en troisième position avec le même nombre de tours. Sur les 26 équipages en lice au départ, les 25 ont terminé la course et un seul abandon a été noté. Cette course s’est déroulée en présence du pilote français Van Beveren, trois fois vainqueur de l’Enduro du Touquet et 4e au Rallye Paris Dakar de 2017. En raison d’une blessure à l’omoplate contractée au Maroc, il y a quatre semaines, le jeune pilote de 26 ans n’a pu prendre part à cette course.

Tout de même, il a tenu à être présent pour apporter sa précieuse aide aux organisateurs.

Diégane SARR

La journée de la Renaissance africaine a vécu, samedi dernier, à l’hippodrome Ndiaw Macodou Diop de Thiès. La 14e manifestation de l’année était organisée sous l’égide du promoteur Papis Niang, directeur de société en partenariat avec Events sous la supervision du Cng en charge des courses hippiques.

Elle était placée sous le haut patronage du chef de l’Etat M. Macky Sall. Les amateurs étaient venus de tous les coins du Sénégal du fait de la qualité du programme qui comportait 5 courses avec en vedette la fusion de chevaux des groupes 1, 2, 3 et les Pta (4 catégories confondues) qui ont évolué sur 2650m. Après un duel sans merci, c’est finalement « Faydou » de l’écurie de Papis Niang, organisateur de l’évènement, qui a décroché le jackpot devant 15 rivaux suivi de « Makha » du Professeur Sakhir Thiam monté par Alassane Seck, les 3e et 4e rang sont respectivement revenus à « Darou Khoudoss » et « Bidewou Ndiambour ».

Le prix, 3.000.000 FCfa, a été remis au jockey Mohamed Gadiaga par le président du Cng Cheikh Tidiane Niang père du propriétaire du cheval sous les applaudissements très nourris de ses nombreux supporters qui l’ont congratulé en direction de son écurie basée à Sangalkam sous les yeux de sa maman, Mme Thiouth Diop Niang.

L’artiste chanteur Wally Balago Seck a séduit les spectateurs. La 2e fusion concernant les chevaux classés a été remportée par « Acte de Noblesse », une propriété d’Oumar Bao Jr piloté par Moussa Diène, suivi de « Big Boss » ; la 3e confrontation a visé les Jamais Gagnants et a été enlevée par « Willy Jr » d’Oumar Bao drivé par Moussa Diène.
Le galop des Pda qui avait ouvert les hostilités a été gagné par « Dalinkor » d’Iba Cole Bao vice-président du Cng conduit par Moussa Diène.

Résultats techniques
Pda : 1er Dalinkor, 2e Darou Sam, 3e Major, 4e Adji Diop
3e Fusion jamais gagnants : 1er Willy Jr, 2e Weeyaan, 3e Yacine Ndiaye Bao, 4e Anna Fall
1ere Fusion : 1er Faydou, 2e Maha, 3e Darou Khoudoss, 4e Bidewou Ndiambour
2e Fusion chevaux classés : 1er Acte de Noblesse, 2e Big Boss, 3e Darou Khoudoss 2, 4e Abdou Samad

El Hadj Yamar DIOP

Une alpiniste indienne a atteint dimanche le sommet de l'Everest pour la deuxième fois en moins d'une semaine, établissant ainsi un record, a annoncé son équipe.

Anshu Jamsenpa, 37 ans et mère de deux enfants, avait réalisé le 16 mai une première ascension de la plus haute montagne du monde (8.848 m) et n'a pris qu'unbref repos avant de recommencer. Elle avait reçu avant son expédition la bénédiction du dalaï lama, chef de la principale branche du bouddhisme tibétain. "Anshu a atteint le sommet de l'Everest aujourd'hui à 8H00 (02H15 GMT), pour la deuxième fois cette saison, établissant un nouveau record", a déclaré Dawa Lama de Dream Himalaya Adventures. Le record actuel de double ascension féminine de l'Everest en une saison, certifié par le livre Guinness des records, avait été établi en 2012 par l'alpiniste népalaise Chhurim Sherpa.

Anshu Jamsenpa a déjà gravi l'Everest à cinq reprises. Elle avait l'intention de refaire l'expédition en 2014 mais la saison avait été annulée après la mort de 16 guides népalais dans une avalanche.

Une autre tentative avait été annulée en 2015 après un violent séisme qui a tué près de 9.000 personnes dans le pays et déclenché une énorme avalanche sur l'Everest faisant 18 morts au camp de base.

AFP

Grosse déception pour la Guinée. De retour au Mondial des moins de 20 ans après 38 ans d’absence, le Syli junior a été douché 3-0 par la Corée du Sud, le pays-hôte, pour son entrée dans la compétition samedi.

Malgré une bonne entame, les poulains de Mandiou Diallo ont subi le réveil des locaux et plié les premiers sur un but de Lee Seungmo (29e).
Lim Minhyeok (76e) puis Paik Seungho (81e) ont enfoncé le clou sur la fin pour les Guerriers Taekug. Les Guinéens devront se rattraper mardi contre l’Angleterre qui a également surclassé l’Argentine (3-0) dans l’autre match de cette poule A.

La Zambie s’offre le Portugal !
Quelle entrée du champion d’Afrique ! La Zambie a parfaitement lancé son Mondial des moins de 20 ans en s’offrant le Portugal 2-1 ce dimanche.
Incisifs en contres malgré la sortie de leur star Patson Daka, victime d’un choc à la tête avant la mi-temps, les Junior Chipolopolo ont fait preuve de réalisme. Edward Chilufya (51e) puis Fashion Sakala (76e) leur ont permis de prendre les devants avant la réduction du score d’Helder (90e+1) pour le vice-champion d’Europe. Provisoirement en tête du groupe C, la Zambie frappe fort avant d’affronter l’Iran mardi.

L’Afrique du Sud renversée
Le Mondial U20 s’ouvre par une grosse déception pour l’Afrique du Sud.
Pourtant rapidement en tête sur un but de Mangerman (7e), les Amajitas ont été renversés 2-1 par le Japon en seconde période et débutent mal dans le groupe de la mort...

Mariama Sarr a renouvelé, avant-hier, son engagement à poursuivre les efforts déjà entrepris dans cette région et qui ont produit des résultats fort encourageants, à l’image du Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam).

« L’autonomisation économique des femmes est un axe central fondé sur la création d’opportunités pour les femmes dans tous les secteurs », a notamment dit la ministre Mariama Sarr, qui présidait, ce samedi 20 mai, au stade de Kaffrine, la quinzaine régionale de de la femme. La ministre en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a salué l’engagement des femmes des départements de Birkilane, Malem Hodar et Koungheul, résolument déterminées à contribuer efficacement à l’émergence socio-économique de leur région pleine d’avenir. Elle a aussi souligné que le chef de l’Etat a pris l’option irréversible de bâtir une économie adossée à une croissance forte et soutenue, profitable à toute la population et spécifiquement orientée vers un développement socio-économique qui favorise l’élimination de toutes les formes d’inégalité et de discrimination de genre et le renforcement des capacités économiques et les droits fondamentaux des femmes et des jeunes filles. Mariama Sarr a renouvelé son engagement à poursuivre les efforts déjà entrepris dans cette région et qui ont produit des résultats fort encourageants, à l’image du Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam), qui a renforcé les capacités productives de 2.682 femmes par la formation en gestion et de 4.436 travailleuses en techniques de production. Des femmes et des jeunes ont également démarré 41 micro-entreprises grâce à un financement d’un montant de 175.416.309 de FCfa selon le mode islamique « Mourabaha ».

La ministre a évoqué le lancement du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) qui vient renforcer les autres politiques de développement en cours pour résorber plus rapidement les inégalités de développement humain entre le rural et l’urbain. Ce programme vise, à la fin de sa mise en œuvre, la construction et la réhabilitation de 121,93 km de pistes rurales dans la région de Kaffrine pour un coût global de 4.136.335.496 FCfa. A l’en croire, 127 moulins à mil, 116 décortiqueuses à mil, 29 broyeuses d’arachide, 38 presses à huile ont été distribués aux femmes des localités de la région.

Pour consolider ces acquis, le Centre départemental d’assistance et de formation pour la femme (Cedaf) de Kaffrine, dont le but est de valoriser le potentiel productif des femmes et des jeunes filles afin de faciliter l’acquisition de qualifications techniques et transversales, entièrement financé par l’Etat du Sénégal est en construction à Kahi. Il devrait être livré d’ici à trois mois d’après Mme la ministre qui prend en compte les recommandations des services de l’urbanisme.

Indice de parité en faveur des filles
Dans le secteur de l’éducation et de la formation qui s’est aussi particulièrement distingué par le maintien des filles dans le circuit scolaire formel, on note une amélioration considérable du Taux brut de scolarisation (Tbs) des filles qui, entre 2000 et 2013, est passé de 62,3% à 98,4%. L’indice de parité du taux d’accès qui était en deçà de 1 en 2000, est passé à 1,1 en 2013 en faveur des filles.

Pour le maire Abdoulaye Wilane, les puits forés et autres forages permettent aux femmes agricultrices d’avoir de l’eau afin de mieux améliorer leurs récoltes. Il a aussi loué la dynamique de la ministre qui se bat pour l’amélioration des conditions de vie des femmes. Dans la matinée, la ministre s’est rendue à Médina Sy où les femmes transformatrices ont présenté 14 variétés d’arachide. Au quartier Escale, Mariama Sarr a visité les plantations des femmes forestières qui font de la culture maraîchère ; même activité développée par celles de Niobé. « Vous êtes sur la voie de la sécurité alimentaire », leur a lancé Mme la ministre.

…Et remet 22 moulins à mil à Tambacounda
A l’étape de Tambacounda dans sa tournée nationale, la ministre Mariama Sarr a remis 22 moulins à mil aux femmes.
En remettant les 22 moulins à mil aux femmes des départements de Tambacounda, Kidira, Bakel, Koumpentoum et Goudiry, la ministre de la Femme a encore rassuré par cette phrase : « Nous avons pris ici l’engagement de vous accompagner ». Mieux, les centres de formation en couture et coiffure seront dotés de matériels. Dans le jardin de la mairie, il y avait une forte mobilisation. « Cette importante cérémonie est consacrée à la journée régionale de la quinzaine nationale de la femme, édition 2017. Notre valeur n’est plus à démontrer, des progrès, nous en avons réalisés ; des compétences, nous en avons acquis ; des sacrifices, nous continuons d’en consentir, pour occuper la place qui nous sied dans cette société qui a compris la valeur de notre rôle, de nos rôles, mais qui tarde à la reconnaître totalement », a dit Mariama Sarr. La patronne du département en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a précisé que les femmes travaillent beaucoup, mais l’écart de rémunération est persistant en faveur des hommes. Elles sont également plus susceptibles d’être au chômage.

Dans cette optique, ajoute-elle, la ministère a fait de l’autonomisation des femmes une priorité essentielle et œuvre au quotidien à la création d’opportunités d’accès et de contrôle des facteurs de production dans les différents secteurs. L’acquisition de connaissances et de compétences, l’accès aux ressources financières et le développement du leadership des femmes et de leurs capacités entrepreneuriales constituent les grandes actions de ladite ministère.
« La création de richesses pour asseoir une économie solidaire ancrée sur un leadership féminin fort des femmes est un gage d’un engagement vers une émergence et un développement inclusif durable », a ajouté la ministre.

Plaidoyer pour accélération de la 2ème phase du Pudc
Mme Mariama Sarr a indiqué que le gouvernement du Sénégal accorde une grande importance à la région de Tambacounda, car elle regorge non seulement de ressources naturelles importantes mais il y a aussi des femmes dynamiques qui travaillent toujours pour leur autonomisation. Pour sa part, le maire de Tambacounda, Mame Balla Lô, a plaidé pour que la deuxième phase du Pudc soit accélérée. « Les femmes ont besoin de financements et la réalisation du marché sous-régional de Tamba sera une aubaine », a-t-il indiqué. La ministre, dans la matinée, a effectué une visite à Kothiary, commune située à 26 km de Tambacounda. Sur place, elle a été accueillie par les femmes de l’association « Aliniha », qui s’activent dans la transformation des fruits, légumes, jus locaux, la commercialisation de céréales et la vente de fourneaux améliorés. Mariama Sarr s’est rendue aussi au siège du réseau des femmes Cesiri aux Hlm qui œuvrent dans la teinture et la fabrication de chaussures recyclées. Au quartier Gouye, l’association des enfants et jeunes travailleurs de Tambacounda a reçu la délégation. La créativité des dames du Gie « Naforé », dirigée par Mme Diallo Adjaratou Bâ, a été matérialisée par la vente de pagnes tissés, bracelets, colliers. Pour lutter contre l’analphabétisme, le groupement a construit trois classes alternatives.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le centre de recherches Timbuktu, en partenariat avec Movida et la Fondation Konrad Adenauer (Fka), a organisé, jeudi dernier dans les locaux de la Fka, un colloque international sur les mobilités religieuses ainsi que leurs impacts sur les politiques migratoires.

S’articulant autour du thème « Religions et migrations. Construire ensemble par les mobilités religieuse », ce colloque international tenu au sein des locaux de la Fondation Konrad Adenauer a été une occasion pour des enseignants-chercheurs comme Bakary Sambe et Marie Brossier de réfléchir sur les questions migratoires sous le prisme de la religion. Un débat scientifique sur les mobilités religieuses ainsi que leurs impacts sur les politiques migratoires analysées sous l’angle des nouvelles configurations géopolitiques et de la mondialisation. « Ceux qui élaborent les politiques publiques doivent travailler avec le monde de la réflexion et de la conception pour que les décisions prises dans les grandes instances internationales reflètent nos réalités qui, parfois, sont construites à travers les médis et les imaginations », a défendu M. Sambe. Selon lui, la migration ne doit pas être criminalisée mais inscrite au centre des convergences et de dialogue des civilisations.

De l’avis de l’auteur de « Diasporas de la Tjanyya : modes de socialisation et stratégies de recomposition en Europe et aux Etats-Unis », les stratégies de recomposition des communautés étrangères en Europe relève d’une volonté de socialisation dans un cadre d’immigration où ils ont en face la politique d’assimilation et d’intégration basée sur la question laïque mais aussi face à un autre islam qu’ils n’ont pas l’habitude de pratiquer. En effet, il a soutenu que la présence des communautés confrériques restructure le rapport que les autorités européennes ont vis-à-vis de l’islam et le sophisme un peu caricatural.

Le sahel, une zone de formation historique
En effet, dans cette réflexion globale et interdisciplinaire autour de la migration interprétée en dehors du prisme des défis sécuritaires avec comme images des migrants porteurs de radicalisme et de réseaux criminels, Marie Brossier, enseignante-chercheuse canadienne, s’est intéressée aux trajectoires d’éducation et d’engagements politiques des Arabisants au Sénégal. D’après ses recherches, elle déduit que ces anciens étudiants, migrants académiques, revendiquent une trajectoire spécifique. « Cette trajectoire accompagnée d’une identité transnationale à travers le Sahel relève d’une triple identité, à la fois linguistiques, biographique et une plus épistémique », spécifie-t-elle. Selon elle, ceci révèle la profondeur historique de ces migrations qui sont les fruits de coopération entre l’Etat sénégalais et les pays arabes comme l’Arabie Saoudite, l’Egypte…, des formats institutionnels non étatiques pour le recrutement d’étudiants vers les pays arabes.

Leurs parcours obstrués contenus dans certains secteurs s’accompagnent, selon elle, d’un lobbying éducationnel qui a consisté à militer publiquement pour développer certaines réformes systématiques. « Dans les années 2000, le président Wade a accédé à leur demandes sur l’enseignement religieux en créant des écoles franco-arabes. Des acquis confirmés par son successeur et qui leur ont valu des positions symboliques », affirme-t-elle.

Marame Coumba Seck

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