banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

La salle des fêtes de la mairie de Ziguinchor a abrité, hier, un forum sur le cousinage à plaisanterie, en marge de la 10e édition du festival «Kom-Kom» qui se tient jusqu’au 17 décembre. La déconstruction des préjugés par l’impact de la parenté à plaisanterie a beaucoup retenu l’attention des participants qui ont planché sur le sujet.

L’occasion a été saisie par Mme Fadia Nassif de la Direction langue française, culture et diversité de l’Organisation internationale de la Francophonie, partenaire du Festival « Kom-Kom » de se féliciter de la tenue d’une telle rencontre dont l’importance du sujet devrait favoriser une meilleure perception de l’autre à travers la déconstruction des stéréotypes pour y instaurer une méthode.
Pour Mme Nassif, le forum vise également à faire « prendre conscience de la pluralité des identités de chacun et de chacune et des stratégies pour mettre en avant, selon les circonstances et les besoins, l’une ou l’autre de ces identités ». Une identité ethnique ou de classe face à une autre classe sociale, de jeune face à un adulte, d’homme ou de femme face à des enjeux de genre, entre population rurale et population urbaine, etc.

Ainsi, après l’ouverture du forum, trois ateliers ont été constitués regroupant les différentes composantes ethniques présentes, les Sérères, les Diolas et les Mandingues qui ont dressé la figure de l’autre pour chacune des composantes de la société casamançaise et de déterminer qui est « l’Autre du Qui ». Les participants ont également travaillé à croiser les visions et les regards des uns et des autres et relever les éléments qui divisent et ceux qui rassemblent.

Le tout axé, selon Mme Fadia Nassif, sur trois grandes catégories de différenciations à explorer. Notamment les différences ethnolinguistiques, les divisions fondées sur le fait qu’on parle telle ou telle langue, que l’on soit de telle ou telle ethnie, les différences générationnelles (conflit de génération) et les différentes basées sur le genre, sur les rôles que la société attribue aux femmes et aux hommes quel que soit le groupe d’appartenance.

Mouhamadou SAGNE, envoyé spécial

L’artiste-compositeur Youssou N’Dour a remis, hier, à Dakar, en guise de don, un chèque de 75 millions de FCfa à la mutuelle de santé des acteurs culturels du Sénégal.

Le leader de l’orchestre « Super Etoile », lauréat en septembre dernier du « Praemium Imperiale », un prix décerné par la famille impériale japonaise, avait promis de verser l’intégralité de la dotation de cette distinction, soit 75 millions de FCfa, à la mutuelle de santé des acteurs culturels du Sénégal. Il a honoré cette promesse en remettant un chèque d’une valeur de 75 millions de FCfa aux acteurs culturels sénégalais, lors d’une cérémonie organisée au Grand Théâtre de Dakar.

Selon Youssou N’Dour, également ministre-conseiller à la présidence de la république, le don permettra à chacun des bénéficiaires de verser seulement 3.500 FCfa à la mutuelle, soit la moitié du montant initialement prévu pour être membre de cette structure sociale. Par ailleurs, l’Etat a décidé d’octroyer une subvention de 100 millions de FCfa à la mutuelle de santé des acteurs culturels, a annoncé, en marge de la cérémonie, un conseiller culturel du président de la république, Ibrahima Ndoye. Le président du conseil d’administration de la mutuelle de santé des artistes, Babacar Diouf, estime que, grâce à cette structure sociale, « on assistera à un mécanisme de solidarité entre des personnes de différentes catégories sociales et professionnelles ». « La mutuelle de santé des acteurs culturels va enrôler 21.000 membres dès le premier trimestre de 2018 », a-t-il déclaré, rappelant que cette structure sociale était dédiée aux musiciens seulement, avant d’être élargie aux autres acteurs culturels.

APS

Demba a toujours posé des questions. Il a toujours tout remis en cause. Même avec ses sœurs, il ne comprenait pas pourquoi les tâches domestiques leur étaient dévolues exclusivement, pendant qu’eux pouvaient aller jouer au foot en toute impunité. Il faisait la vaisselle à leur place et a reçu une fois une raclée mémorable le jour où son père l’a trouvé entrain de piler le « nokoss » pendant que sa sœur faisait la cuisine. Sa voix se brise sur ses mots… Demba a toujours voulu s’affranchir et sortir du moule. On ne se rebelle pas contre ses parents, On ne se rebelle pas contre la société. Quelle leçon a-t-il voulu donner ? Les enfants, nos enfants, sont les seuls à pâtir de cette rébellion. Ne dit-on pas qu’ils sont des œufs et nous des cailloux ? Ils se cassent inéluctablement à notre contact, pour peu que ce contact soit rude. Ils ne peuvent sortir gagnants d’une épreuve de force contre nous, en aucune manière. On ne se rebelle pas contre la société, elle vous broie. Votre couple en est la preuve vivante. Si nous en sommes là aujourd’hui c’est à cause de votre égoïsme que vous avez renommé liberté et de votre soi-disant émancipation. Voilà où cela nous mène aujourd’hui. Vous croyez que vos enfants seront libres, qu’ils auront le choix. Vous n’avez pensé qu’à vous.

Vous avez été égoïstes sur toute la ligne. Quoique vous puissiez penser de nous et de notre attitude. Vos enfants n’auront pas plus de liberté que vous, que nous. Pire, ils n’appartiendront à aucun bord et seront rejetés partout que je les accepte ou pas. Vous n’auriez pas trouvé meilleure manière de les mettre au ban de la société, bokkou gnou fenn ! Allah a décidé que ce sont mes petits-enfants envers et contre tout, je ne peux pas ne pas accepter le sang de mon sang, je ne peux pas ne pas accepter le choix de mon fils, même si tout mon être le rejette. Moi, comme toi, comme lui six pieds sous terre, sommes des purs produits de cette société dans laquelle nous évoluons, à a différence de vous deux, nous avons choisi d’accepter cet état de fait, nous perpétuons la tradition et savons qui nous sommes et d’où nous venons. J’ai été élevée dans l’idée que les gens se mariaient avec leurs pairs et toujours en respectant le choix de leurs parents. Certes, nous ne sommes plus à l’époque où c’est ton père qui te mariait contre ton gré, mais le dernier mot jusqu’à nos jours nous revient… Je ne me cherche aucune excuse, je ne cherche pas ton pardon non plus, ça tu l’as déjà compris. Tu souffres tout autant que moi, tu as aimé mon fils plus que toi-même et j’ai du respect pour cela. Tu as accepté l’inacceptable, et à compter de ce jour, tu seras jeté en pâture. Les gens décortiqueront tes faits et gestes tu seras le sujet de tous les commérages pour avoir accepté de t’être mariée de cette manière. L’ironie dans tout cela c’est que j’ai du respect pour ta force de caractère et la capacité que tu as eu pour accepter et transcender tout cela. Je suis certes la mère de Demba mais tu es la femme qu’il a choisie envers et contre tout et je comprends mieux pourquoi. Je crois sincèrement que tu es la seule personne auprès de laquelle il a été heureux et auprès de qui il a toujours su être lui. En face de moi, il devait être le fils aimant, pour ne pas me blesser. En face de son père il était le fils ainé et aux yeux de la société il était l’héritier, le fils parfait, celui qui était donné en exemple à tous les autres. Si tu souhaites être auprès de nous ces jours-ci, la maison t’est ouverte, l’accueil ne sera certainement pas chaleureux, mais là-bas est ta place, du moins en ces moments… »

Je ne l’avais pas interrompu une seule fois, durant toute sa diatribe, pourrai-je donner un autre nom à ce qui venait de se passer. Le café que mon père était venu nous déposer avait refroidi depuis longtemps. Je suis restée silencieuse un long moment avant de lui dire, toute envie de pleurer m’ayant quitté après ses mots : « Néné, permets-moi de t’appeler ainsi en la mémoire de Demba, j’ai entendu tout ce que tu viens de dire. J’en prends bonne note. Aujourd’hui n’est pas un jour de conflit. Aujourd’hui et les 4 mois à venir sont pour moi que recueillement et prières. Je vais me concentrer sur moi et sur mes enfants. Je ne te demande pas de m’aimer ou même de m’accepter ça ne m’a jamais intéressée en réalité. Je comprends parfaitement que nous ne puissions pas nous apprécier pour tout un tas de raison, ici, la raison est évidente. Je n’attends absolument rien de vous tous. Demba s’est déjà occupé de tout cela. Nous savions qu’un jour ou l’autre nous serions confrontés à la mort. Existe-t-il une autre vérité plus inéluctable que cette dernière. Néné, je ne serai pas à la maison familiale avec vous. Si vous n’avez pas accepté mon union avec votre fils de son vivant, ce n’est pas à sa mort que vous la célébrerez.

A suivre...

Pour sortir de l’anonymat culturel, les artistes de la commune de Dioffior regroupés au sein d’une association dénommée « Def Art Dioff » ont organisé, du 7 au 10 décembre, un festival grâce à l’appui du Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu).

La subvention allouée à l’association « Def Art Dioff » a permis de dérouler un certain nombre d’activités qui ont été inscrites au menu de ce festival qui a été bouclé, samedi dernier, par un grand concert de rap joué par le groupe Fuk’N’kuk. La matinée, les jeunes artistes de « Def Art Dioff » ont fait face à la presse pour exprimer leur gratitude au Fonds de développement des cultures urbaines qui leur a permis de tenir le plus grand festival jamais organisé dans le périmètre communal. C’est, du moins, l’avis du président de « Def Art Dioff », Coly Bakhoum, pour qui le Fdcu constitue un puissant levier de promotion des cultures urbaines. « Le Fdcu nous a permis de croire davantage en nous en nous donnant l’idée de nous retrousser les manches pour aller vers un objectif plus ambitieux », a déclaré Coly Bakhoum.

Le maire de la commune de Dioffior, Youssou Diom, n’a pas tari d’éloge sur le Fdcu. « D’habitude, c’est vers le maire que la population allait pour un soutien capable de lui permettre de concrétiser une initiative similaire. Aujourd’hui, si le Fdcu nous supplante dans ce rôle d’assistance aux populations, nous ne pouvons que nous en réjouir », a-t-il souligné. Il considère que cette initiative est à saluer, précisant que le développement d’un pays ne provient pas uniquement de son économie. « La culture est à la base de tout développement », a laissé entendre l’édile de Dioffior. Youssou Diom a appelé la jeunesse artistique de Dioffior à se mobiliser pour sortir de l’anonymat le secteur culturel de la localité. Il pense que les guitaristes sérères et autres artistes de la localité doivent pouvoir se retrouver dans un environnement favorable à leur épanouissement voire leur rayonnement tant au niveau national qu’international. « Jusqu’ici, les Sérères peinent à trouver en eux un artiste de renommée capable de chanter en sérère et de réaliser des albums dans cette ethnie », se plaint le maire de Dioffior.

Le maire de Dioffior croit savoir que toute sorte de sonorités est dans la musique sérère. C’est la raison pour laquelle, il compte réunir tous les artistes de la commune en vue de les pousser à s’organiser pour la valorisation de la culture locale. Chargé de la communication de « Def Art Dioff », Abdou Ndong a indiqué que l’association s’est fixé comme objectif de promouvoir la culture urbaine dans la commune. A cet effet, il a été décidé de faire connaître le monde de la culture urbaine et d’œuvrer ensuite à valoriser ce secteur artistique. L’organisation de ce festival, tenu du 7 au 10 décembre, obéit à cette logique. Le festival a démarré par une cérémonie d’enrôlement à la mutuelle de santé de la commune. Cette activité est suivie d’une journée de graffiti le vendredi avec la décoration du mur de clôture du foyer des jeunes. Il était même prévu de décorer le mur de l’hôpital de Dioffior, mais des contraintes de temps ont rendu impossible ce graffiti.

Valoriser la culture urbaine
Dans la même nuit du vendredi, il y a eu une activité dénommée «Harmattan» avec au menu, une séance de danse, de Battle rap, un défilé de mode, un concours Funana orange, etc. Le samedi, jour de clôture des 72h de Dioffior, une conférence de presse a été organisée le matin et un grand concert a eu lieu le soir avec comme invité de marque le groupe dakarois Fuk’N’Kuk.
Comme perspectives, l’association « Def Art Dioff » rêve de disposer d’un label qui va inclure des ateliers avec une bonne structuration dans le cadre de laquelle tous les membres de l’association occuperont un emploi et seront rémunérés en grande partie grâce aux ressources que générera le label. « Nous voulons un studio d’enregistrement pour enregistrer nos morceaux alors qu’il faut aller jusqu’à Mbour pour pouvoir retrouver un studio d’enregistrement. En outre, l’association a besoin d’un local où ses membres pourront faire des répétitions », a-t-il souligné.

Appui du Fdcu
Coordonnateur du Fonds de développement des cultures urbaines, Oumar Sall a rappelé la genèse du fonds ainsi que toutes les péripéties qui ont émaillé sa mise en place. Il a soutenu que ce sont les acteurs de la culture urbaine eux-mêmes qui ont pris sur eux de s’organiser pour la création de ce fonds. Ils ont fait le plaidoyer auprès du ministère de la Culture, du ministre conseiller Youssou Ndour, avant d’être reçu par le chef de l’Etat qui, en réaction, a pris la décision de mettre, pour le moment, un montant de 300 millions de FCfa à la disposition du fonds en espérant accroître l’enveloppe de manière progressive.

« Nous voulons certainement atteindre un milliard de FCfa comme le cinéma, mais le chef de l’Etat a clairement affirmé que comme c’est un début, il va falloir attendre que les acteurs du hip hop donnent la preuve que le fonds a servi à réaliser des choses importantes avant de prétendre à une hausse du montant à allouer au fonds », a rappelé Oumar Sarr. Le coordonnateur du Fdcu a aussi expliqué les critères d’éligibilité à ce fonds ainsi que les différentes opportunités qu’il offre. « L’organisation de ce festival est certes un début pour vous, mais le fonds peut allouer des montants qui vont jusqu’à 15 millions de FCfa. Notamment, pour les projets qui tournent autour de la structuration », a-t-il mentionné.

Abdou DIOP

Acteur principal de la série télévisée « Pod et Marichou », Pape Oumar Diop dit Pod ne mâche pas ses mots. Rencontré sur le plateau de tournage, il est revenu sur la genèse de la série désormais à succès. Le jeune homme, 32 ans, titulaire d’un Master2 en Management des Ressources humaines, n’a jamais pensé être acteur de téléfilm. Rencontre avec Pod qui, malgré sa subite notoriété, annonce qu’il ne compte pas tenir un rôle dans leur prochain téléfilm, « Nafi ». 

Après quelques rendez-vous manqués aux Maristes où l’essentiel du tournage se fait, El Hadj Pape Oumar Diop Alias Pod, acteur principal de la série télévisée « Pod et Marichou », s’est investi personnellement pour que cette fois soit la bonne. Téléphone scotché à l’oreille, c’est l’acteur lui-même qui nous a indiqué le chemin jusqu’à l’une des maisons de tournage du téléfilm située au quartier des Mamelles à Dakar. Venu à notre rencontre, habillé d’un t-shirt bleu sur un pantalon jean de couloir noir, Pod en sandales et sans pression nous introduit dans une très coquette villa. A l’intérieur de la maison du tournage, qui n’est rien d’autre que la maison familiale, l’équipe technique de « Pod et Marichou » est en œuvre. Momo (son jeune frère dans la série), ainsi que le manager, entre autres, sont au rez-de-chaussée en train de préparer les prochaines séquences. « Je dois tourner une séquence tout de suite, mais j’attends un acteur », nous lance le jeune homme. Après quelques salamalecs, très disponible et en parfait réalisateur, Pod nous invite dans une pièce à l’étage pour des discussions plus sereines. D’El Hadj Oumar Diop, il est désormais plus connu sous le diminutif de Pod. Le trentenaire nous confesse qu’avant, il ne pensait pas faire la télévision un jour. « J’ai 32 ans, je suis un jeune Sénégalais. Après mon bac obtenu au lycée Jean De la Fontaine en 2006, je suis allé à l’université Amadou Hampâthé Bâ où j’ai eu ma Licence et mon Master 1 en Management des ressources humaines. J’ai fini mon Master 2 à Bem. Désormais, je maîtrise les ressources humaines. Après, j’ai fait un peu de comptabilité », affirme-t-il.

CARRIERE DANS L’AUDIOVISUEL
Cependant, loin de sa spécialité après les études, il s’est engagé dans les métiers de l’audiovisuel. « J’ai commencé en audiovisuel quand j’ai rencontré le directeur général de la structure Mbarodi. J’ai démarré dans cette structure en tant que community-manager parce que j’aimais gérer les pages réseaux sociaux. Je me disais au début que c’était juste un tremplin et que j’allais passer à autre chose comme travailler dans le management ou les ressources humaines. C’était en 2013 et j’ai vu que c’était intéressant et j’ai continué à Mbarodi où j’ai gravi les échelons de community-manager à responsable diffusion gérant la plateforme du site internet. Je suis parvenu à être directeur adjoint de Mbarodi, en même temps directeur artistique de la maison de production de la société. Je m’occupais de tout ce qui est conception de série. On faisait plus dans la diffusion des séries dans notre site, mais après, on s’est dit pourquoi ne pas concevoir notre série », raconte Pod.

AU DEBUT ETAIT « POD ET SES PODETTES »
C’est ainsi qu’ils ont commencé à concevoir des sketchs pour les entreprises. Après cela, il y a eu l’idée de la série « Pod et Marichou ». « J’ai commencé avec de petites séries appelées « Pod et ses Podettes » qu’on passait en ligne. En deuxième saison, notre producteur nous a demandé de faire de vraies séries de télévision et nous avons trouvé « Pod et Marichou », dit El hadji Oumar Diop presque aux anges en replongeant dans ses souvenirs. « Au début, on s’est dit qu’on pouvait faire quelque chose de très bien avec une bonne équipe, mais on ne pensait pas qu’on pouvait en arriver à ce niveau de notoriété. Après, on a trouvé un sponsor qui a permis de prendre plus au sérieux la production », se souvient l’acteur.

SUCCES FULGURANT ET NOUVELLE VIE…
Il confie, toujours, que c’est à la saison 2 que la série a explosé. « Je voyais les séries « Wiri-Wiri », « Un café avec » avaient 400. 000 vues dans le net. Je me demandais si nous pouvions même avoir 100.000 vues ? Franchement, je n’y croyais pas. Mais, aujourd’hui, nous avons des épisodes qui ont atteint 1.700.000 vues sur Internet ». Par rapport à la réussite de la série, El hadji Oumar Diop raconte une anecdote : « Au début, quand je marchais dans la rue, je regardais les gens dans les yeux pour voir s’ils allaient me reconnaître et vérifier ainsi si la série était bien suivie. Mais maintenant, dès que je sors, les gens me reconnaissent partout. C’est vrai que maintenant, c’est un succès et c’est une nouvelle vie qui commence pour nous. Nousavons plus de travail et moins de temps pour la famille et les amis ».

PLACE A LA SERIE « NAFI »
Même si, pour le moment, « Pod et Marichou » continue à crever l’écran, les producteurs vont bientôt passer à une autre série qu’il espère plus succulente pour les téléspectateurs sénégalais. « Nous allons bientôt terminer la saison 2 et il y aura la saison 3 ; mais en attendant, nous lancerons une nouvelle série qui s’appelle « Nafi ». Moi, personnellement, je ne serai pas acteur dans cette série, mais il y aura l’essentiel des acteurs de « Pod et Marichou » et je suis sûr que les Sénégalais vont adorer cette série », révèle El hadji Oumar Diop qui confie que malgré la réussite de « Pod et Marichou », il préfère rester dans l’ombre comme technicien.

« Personnellement, après «Pod et Marichou», je ne serai plus acteur. Peut-être dans les films longs métrages. Être acteur, c’est très difficile et c’est un grand travail. Dans mon cas, être acteur et directeur artistique, c’est très difficile ; parfois il m’arrive en plein tournage de me concentrer sur ce que dit mon interlocuteur, car c’est moi qui donne les dialogues, au lieu de me concentrer sur ce que je dois dire. Normalement, c’est deux choses qu’on ne doit pas mélanger. Être acteur demande des sacrifices », reconnaît Pod qui raffole des plats de riz au poisson et à la viande.
Insistant sur la difficulté de sa vie d’artiste, il révèle, par exemple, qu’au début de la saison 2, le réalisateur lui avait demandé de ne pas se raser, de faire du sport pour avoir plus de masse musculaire. Compte tenu de tout cela, il veut maintenant rester dans l’ombre car, dit-il, « je me sens mieux en tant que directeur artistique ».

ANECDOTES DE TOURNAGE
Quelques minutes de présence dans le lieu du tournage permettent de se faire une idée sur l’ambiance bon enfant qui règne dans l’équipe de « Pod et Marichou ». Les anecdotes ne manquent pas et El hadji Oumar Diop s’est lâché en nous faisant quelques confidences. « Ce qui est plus intéressant dans le tournage, c’est qu’il y a l’esprit de famille, la complicité. Par exemple, Marichou et moi, lors des tournages, c’est comme si nous étions un vrai couple ; même si dans la vie, nous ne sommes pas ensemble. Nous sommes tellement complices que dans nos différents couples, cela soulève des fois quelques petits problèmes de jalousie qui nous font rire », confesse le bonhomme.

Dans le même contexte, il narre : « Les acteurs Mor et Niang, quand tu es avec eux en tournage, c’est des fous-rires tout le temps. J’aime bien aussi les tournages que nous faisons à l’intérieur du pays comme à Saly, Saint-Louis, au Sine-Saloum, à Kédougou. Cela nous permet de découvrir le Sénégal et de faire aussi la promotion du tourisme », souligne-t-il, demandant un meilleur soutien des autorités, notamment pour la promotion touristique.

Par rapport au choix des filles qui sont pratiquement toutes des « novices » en téléfilm, El hadji Oumar Diop soutient que c’était intéressant d’avoir de belles filles car c’est ce qui attire les Sénégalais : « Les filles rêvent d’être belles et douces comme les actrices de « Pod et Marichou » et ça attire aussi les hommes même si ce sont de nouvelles têtes ».

LA VIE AU CALME, HORS CAMERA…
Concernant sa vie et ses histoires de cœur, que les jeunes filles fans de Pod se le tiennent pour dit. Même si c’est un célibataire « attirant », il confesse qu’il a trouvé l’âme sœur et projette même de se marier avec sa copine en début 2018. Toutefois, même si dans la série, il est homme polygame, bien entouré de la puissance (Eva) et de sa première dame (Marichou), l’acteur affirme qu’il aura une seule femme car voulant une vie tranquille que la polygamie ne favorise pas. Ce jeune homme qui vit avec ses parents, aime sortir avec ses amis à la plage, même s’il n’aime pas beaucoup les virées en boite de nuit pour éviter les tentations du showbiz. Il dit passer son temps à dormir les dimanches sans téléphone pour se reposer. El hadji Oumar Diop est considéré par ses proches comme une « personne vivable qui n’aime pas la tension ».

Propos recueillis Oumar KANDE

Après 2015, l’Omvs a été sacrée, une deuxième fois, comme le meilleur organisme de gestion intégrée de ressources en eaux à l’échelle du monde, a annoncé, hier, Hamed Diané Séméga. « La notoriété internationale de l’Omvs s’en trouvera davantage confortée », a-t-il commenté, soulignant que la qualité de ses projets, l’originalité et l’exceptionnelle qualité de la coopération entre ses Etats membres ont été les principaux facteurs qui ont valu à l’Omvs cette distinction.

Cette distinction décernée par un Think Tank international dont les avis font autorité, le Strategic Foresight Group, consacre un modèle réussi d’intégration sous-régionale et de gestion concertée de ressources en eau partagées. L’étude scientifique qui a abouti à ce classement a comparé 84 organismes de gestion des eaux transfrontalières dans 148 pays. Les critères scientifiques pour mesurer la coopération comprennent les paramètres techniques, économiques et politiques, qui vont de l’existence d’une commission à la fréquence des concertations interministérielles, en passant par la conception et la gestion de projets techniques communs, le suivi et le contrôle commun de la ressource, ou encore la forte volonté politique et l’intégration, etc.

Les actions sociales saluées
Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique de la République de Guinée, par ailleurs président en exercice du Conseil des ministres de l’Omvs, a félicité le Haut-Commissariat pour les actions sociales menées dans le cadre de la sécurité alimentaire et le développement local du bassin, à travers la seconde phase du Programme de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages à buts multiples (Pgire 2). « En matière de santé, les opérations de distribution de millions de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda), dans le cadre de la lutte contre le paludisme et de comprimés de traitement des maladies tropicales négligées, traduisent un engagement résolu de l’organisation pour la santé communautaire. C’est une option à renforcer pour rapprocher davantage l’Omvs des populations, pour le bien-être desquelles elle a été créée », s’est-il réjoui. Il a noté que les différentes sociétés de gestion des ouvrages du système (Sogem, Soged, Sogenav, Sogeoh) travaillent sans relâche dans l’optique de relever ces défis, dans un contexte de raréfaction des ressources financières et de compétition pour l’accès à ces ressources.

Mamadou GUEYE

Pour optimiser l’atteinte des objectifs de développement intégré du bassin du fleuve Sénégal, un toilettage des textes est indispensable, selon Hamed Diané Séméga.

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal veut écrire une nouvelle page plus glorieuse de son histoire. Celle-ci passe par son adaptation « à son contexte et ses évolutions, mais aussi pour faire face aux défis qui se profilent » pour optimiser l’atteinte des objectifs de développement intégré du bassin du fleuve Sénégal, a déclaré, hier, le Haut Commissaire de l’Omvs, Hamed Diané Séméga. Il s’exprimait à l’ouverture de la 70e session ordinaire du conseil des ministres de l’organisation. « L’ouverture concomitante de nombreux chantiers et la nécessité de consolider les acquis et le capital d’expérience dans le domaine des aménagements fluviaux à objectifs multiples placent encore davantage notre organisation devant un impératif de modernisation et de restructuration fonctionnelle », a-t-il estimé. Ainsi, le bassin du fleuve Sénégal pourra mieux assurer sa fonction d’instrument de développement et d’intégration. Une modernisation voulue par les chefs d’Etat, a renchéri Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique de la République de Guinée par ailleurs président en exercice du Conseil des ministres de l’Omvs. Il note que celle-ci passe, entre autres, par le toilettage des textes qui régissent l’organisation en vue d’en assurer une meilleure gouvernance. « La gestion partagée suppose l’utilisation d’outils scientifiques et techniques, d’un cadre juridique de qualité et d’une transparence qui garantit l’équité. C’est dire l’importance d’actualiser la clé de répartition des coûts et charges. De 1984 à nos jours, nous fonctionnons avec une clé faite pour trois Etats alors que nous sommes dorénavant quatre », a-t-il observé. Cheick Taliby Sylla estime qu’il est urgent de diligenter ce dossier. « Un modèle actuel, bâti sur des bases scientifiques et conforme à la réalité, est nécessaire pour rassurer nos partenaires techniques et financiers. C’est un gage de crédibilité pour l’Omvs », a-t-il affirmé, soulignant que deux nouvelles sociétés ont été créées en 2011 (Sogenav) et 2016 (Sogeoh) après la réforme institutionnelle de 2010.

Le président en exercice du Conseil des ministres de l’Omvs a salué les efforts du Haut-commissariat pour l’actualisation de différents documents stratégiques dont l’analyse diagnostique transfrontalière, le Plan d’action stratégique, le Plan d’action pour l’amélioration des cultures irriguées et, bientôt, le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux.

Hamed Diané Séméga a précisé que deux études conduites dans ce cadre par le Haut-commissariat sont en voie de finalisation. L’une porte sur la relecture des textes organisant son fonctionnement et l’autre est relative à la revue institutionnelle du Système Omvs à laquelle a été combinée l’étude sur le financement dudit système.

« Il est attendu de l’étude sur la relecture de doter le Haut-commissariat de nouveaux textes à même de lui permettre de pouvoir fonctionner normalement et de n’être pas dépassé par les réalités du moment. De même, la double étude sur la revue institutionnelle et le financement s’inscrit dans une logique d’harmonisation et de cohérence pour une meilleure gouvernance du Système Omvs. D’autre part, elle vise à garantir la durabilité du financement du fonctionnement du Système Omvs tout en réduisant le poids des contributions des Etats membres aux budgets de fonctionnement et d’investissement des structures du Système », a-t-il expliqué.

« En un mot, il s’agit de revoir et de repenser nos modes de gouvernance et de gestion afin de faire de l’Omvs une organisation modernisée, renforcée et mieux harmonisée », a ajouté M. Séméga. Selon lui, une telle ambition exige « davantage d’effort et de persévérance ainsi que le nécessaire changement de certaines habitudes car l’impératif de réussite nous impose un changement de mentalité afin d’être à la hauteur de cette mission si noble ».

Changement climatique : adopter le mode de gestion des eaux « le plus précautionneux »
Hamed Diané Séméga estime également que l’Omvs doit s’adapter au changement climatique. « Si nous partons du postulat que le bassin du fleuve est soumis à des modifications importantes de son environnement, nous devons, par conséquent, tenir compte de la perspective plus globale qui prend en compte le facteur du changement climatique », affirme-t-il. Le Haut Commissaire de l’Omvs soutient que la baisse substantielle du débit du fleuve impose d’adopter « le mode de gestion des eaux le plus précautionneux et le plus équilibré possible pour la satisfaction des différents besoins et usages ». « Il nous importe alors de veiller, plus que jamais, à améliorer notre gouvernance de l’eau et notre gestion des ressources en eau en tirant le meilleur profit des outils de suivi et de planification à notre disposition », dit-il, soulignant que les conditions climatiques qui connaissent, ces dernières années, une péjoration qui se ressent dans le bassin du fleuve, particulièrement en l’état actuel de sécheresse sévère consécutive à une saison pluviométrique des plus faibles », a encore dit M. Séméga.

Des résultats appréciables en 45 ans d’existence
Le 11 mars 2017, l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (Omvs) a bouclé ses 45 ans au cours desquels les chefs d’Etat successifs des quatre pays - trois au départ - ont fait montre d’une volonté politique de cheminer ensemble dans un esprit de solidarité et de consensus. Aujourd’hui, les résultats sont appréciables : de bons textes, des réalisations tangibles, une organisation réputée et respectée dans le monde. « Bien du chemin aura été parcouru depuis la date de création de notre organisation, le 11 mars 1972, à Nouakchott. Bien des acquis auront aussi été concrétisés à la faveur de l’ambition sans cesse renouvelée de ses dirigeants successifs », a dit Hamed Diané Séméga. « Sans nous reposer sur nos lauriers, nous sommes en droit de dire que l’effort de maîtrise de l’eau du bassin du fleuve Sénégal comme principale stratégie aura donné des résultats probants. En l’occurrence, la construction des barrages de Diama, de Manantali et de Félou et des autres ouvrages structurants garantissent aujourd’hui la disponibilité de l’eau et le développement des usages de l’eau pour l’agriculture irriguée, la production d’énergie hydroélectrique, l’accès à l’eau potable et à la santé, la préservation des écosystèmes et la navigation pérenne sur le fleuve », s’est-il félicité.

Il a annoncé que d’autres acquis s’ajouteront, très bientôt, aux importantes réalisations déjà enregistrées. Par exemple, pour le volet navigation, un programme phare qui donne à l’Omvs sa vocation de vecteur d’intégration, il a indiqué qu’un bateau est arrivé à Ambidédi, à 6 kilomètres du quai. « Ce test de navigabilité, conduit avec panache par la Sogenav, a rallumé l’espoir des populations riveraines de voir se concrétiser très prochainement la navigation de Saint-Louis à Ambidédi », a-t-il déclaré. Le Haut Commissaire de l’Omvs estime que l’autre défi de taille à relever concerne la réalisation du barrage de Koukoutamba. Selon lui, ce projet scellera l’ancrage de la République de Guinée dans le tissu infrastructurel de l’organisation.

« Ce projet structurant majeur sera mis sur les rails avec l’achèvement du processus de sélection du constructeur et la mobilisation du financement dans les meilleurs délais », a assuré M. Séméga. Idem pour le barrage de Gourbassi qui, souligne le Haut Commissaire, est le maillon central manquant de la chaine infrastructurelle de l’organisation. « Notre ambition est de réaliser cet ouvrage régulateur majeur au cours de ce mandat. Nul doute que la concrétisation de cet important projet et des autres chantiers de notre organisation impactera positivement les conditions de vie de nos populations et le développement de l’activité économique dans nos pays », a-t-il estimé.

Par Mamadou GUEYE

La filière banane au Sénégal vient de franchir un pas de plus vers la création d’une interprofessionnelle avec la mise sur pied, le 14 décembre dernier, à Tambacounda, du collège national des producteurs de banane. Objectif : assurer l’autosuffisance sur le marché local et rendre plus compétitif le label sénégalais de la banane.

Jeudi 14 décembre 2017. Cette date restera gravée dans la mémoire collective des producteurs de banane du Sénégal. En effet, venus des trois principales zones de production de banane au Sénégal (l’Est, le Nord et le Sud du pays), les producteurs de banane ont décidé de donner corps au projet porté par le Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndasp) conformément aux recommandations de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale, à savoir mettre en place des interprofessions dans les filières agricoles du pays. Pour les producteurs de banane, un pas décisif vient d’être franchi dans cette optique grâce à une combinaison d’efforts entreprise par le Fndasp et certaines structures de l’Etat telles que l’Agence de régulation des marchés (Arm), la Direction de l’horticulture et l’appui d’organismes non gouvernementaux comme Rikolto (ex-Veco) et l’une des organisations faîtières des producteurs de banane, l’Union nationale des acteurs de la filière banane du Sénégal (Unafibs). A Tambacounda où ils se sont donné rendez-vous sous la présence des autorités administratives et les représentants de la tutelle, les producteurs de banane sont parvenus à mettre en place une faîtière dénommée Collège nationale des producteurs de banane. Un pas important vers la création de l’interprofession, selon le directeur exécutif du Fndasp, Jean Charles Faye. En gestation depuis belle lurette dans les zones de production de banane, le collège des producteurs vise, entre autres objectifs, le but de permettre à l’Etat d’avoir un seul interlocuteur dans la filière, de la restructurer et d’accompagner les producteurs à rendre plus compétitive la banane sénégalaise afin de réduire au maximum les importations et de créer, à terme, un véritable label sénégalais de la banane, a rappelé M. Faye. Satisfaire la consommation nationale et faire en sorte que notre banane puisse rivaliser la banane ivoirienne sont aussi une des ambitions de la nouvelle structure, selon le directeur de cabinet du ministère délégué à l’Accompagnement et à la Mutualisation des organisations paysannes, Tidiane Sidibé. Ce dernier, venu coprésider l’événement, a profité de l’occasion pour saluer l’engagement du Fndasp durant tout le processus de mise en œuvre du projet et réitéré la volonté de l’Etat de révolutionner l’organisation des acteurs face aux défis qui les interpellent en ce moment.

Accroître les parts de marché
Il cite, entre autres, la concurrence soutenue sur le marché mondial et l’autosuffisance en banane voulue par le Sénégal. « Ces défis sont largement à portée et à court terme. Il s’agit d’améliorer la compétitivité de la banane locale pour permettre aux acteurs de contribuer efficacement à la croissance économique », a indiqué M. Sidibé. Le Sénégal peut y parvenir, à ajouté l’adjointe au gouverneur de Tambacounda, Awa Ndiaye Diop. Porté à la tête du collège, le plus grand producteur de banane au Sénégal, Mamadou Oumar Sall, par ailleurs président de la fédération des producteurs de Tambacounda, a saisi l’occasion pour se féliciter de l’engagement de ses collègues producteurs à fédérer leurs actions et à mettre en place une véritable interprofession pour doper la filière. M. Sall estime que le collège national des producteurs de banane qui vient ainsi de voir le jour va aider à la mise place d’un système de contractualisation entre producteurs et commerçants. Revenant sur les enjeux de la filière banane au Sénégal, le directeur exécutif du Fndasp, a insisté sur le besoin de qualité et de compétitivité sur le marché ainsi que sur le combat de l’augmentation des parts de marché de la banane locale par rapport aux importations provenant essentiellement de la Côte d’Ivoire. « Le fonds, depuis sa phase opérationnelle en 2013, s’est investi dans le cadre de l’appui institutionnel à la mise en place d’interprofessions des producteurs et acteurs d’une dizaine de filières, entre autres recommandations conformément aux orientations de l’Etat du Sénégal », a déclaré Jean-Charles Faye.

Il n’a pas manqué de réitéré la volonté du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural et du ministère délégué chargé de la Mutualisation des organisations paysannes à accompagner les acteurs du monde rural sénégalais dans la voie de l’autonomisation et de l’autosuffisance. Pour soutenir cette dynamique, le vice-président du collège national des producteurs de banane, Youssou Camara, à invité à plus de solidarité entre producteurs et à une gestion participative et inclusive. Les acteurs de la filière n’ont pas manqué de magnifier le caractère inclusif de la démarche du Fndasp durant tout le processus de création du collège. Un acte qui, selon le président de la structure, va contribuer à assurer la pérennité. Selon directeur exécutif du fonds, c’est cette démarche qui sera adoptée pour la création du collège des commerçants. Un chantier déjà entrepris avec la collaboration de l’Agence de régulation des marchés (Arm). « Le recensement des commerçants a été déjà effectué et le processus pourrait aboutir dans les semaines à venir », a assuré Amadou A. Sy, directeur général de l’Arm, au terme de l’assemblée générale constitutive du collège des producteurs de banane.

Produire 60 000 tonnes de banane
L’autosuffisance en banane au Sénégal est à portée de main, selon les acteurs de la filière. Ils ont profité de la création de leur collège nationale pour réitérer leur engagement à réaliser cet objectif. « Avec les mesures prises par le chef de l’Etat, Macky Sall, à savoir l’aménagement de 500 hectares de terre dans le zone de Tambacounda et l’octroi d’un fonds d’appui de 2,5 milliards de FCfa, nous pouvons bien atteindre l’autosuffisance en banane d’ici à 2019 », a soutenu Mamadou Oumar Sall, président du collège national des producteurs de banane. Il s’agit de porter le niveau actuel de production estimé à environ 30 000 tonnes à 60 000 tonnes, a-t-il affirmé. M. Sall partage cette ambition avec le directeur de cabinet du ministère délégué chargé de l’Organisation des faîtières, Tidiane Sidibé, pour qui « l’ambition est de mettre sur le marché 60 000 tonnes de banane fraîches dont 25 % et 15 %, destinés respectivement au segment haut de gamme et à l’exportation ».

Seydou Prosper SADIO et Pape Demba SIDIBE

Sur initiative du Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la Cedeao (Ecreee), un atelier axé sur le thème « promouvoir les investissements privés dans les systèmes solaires autonomes en Afrique de l’Ouest et au Sahel » s’est ouvert à Dakar avant-hier. Cet atelier entre dans le cadre du projet Régional d’Electrification Hors Réseau (Rogep) financé par la Banque Mondiale dont le but est d’assurer l’accès universel à l’électricité dans l’espace Cedeao d’ici 2030.

Le ministère du Pétrole et de l’Energie veut assurer l’accès universel à l’électricité en 2025 à travers un programme d’investissement. Il a, à cet effet, identifié l’électrification de 1 215 villages par mini réseaux et 464 localités avec des systèmes solaires individuels, notamment dans la partie orientale du pays, pour un montant de 33,44 milliards de FCfa dont 6,53 milliards pour les systèmes individuels, informe le Secrétaire général Pape Bitèye. Une étude menée récemment au Sénégal estime le potentiel du marché des systèmes solaires individuels à plus de 900.000 ménages dont près de 90 000 dans des zones urbaines ou semi-urbaines, ajoute-t-il. Selon le Secrétaire général du Ministère du Pétrole et des Energies, les solutions hors réseau à base d’énergie solaire font partie intégrante de la stratégie nationale d’électrification du Sénégal. A titre d’illustration, le taux d’électrification rurale en 2016 qui est de 33 % intègre 7 % de ménages électrifiés par des systèmes solaires décentralisés, souligne-t-il. Dans la mise en œuvre des projets d’électrification rurale en cours d’exécution, il est prévu l’électrification, d’ici 2018, de près de 300 localités avec technologie solaire dont 188 villages dans le cadre des projets de l’Aser et 110 villages par le Pudc. De même, l’Aner, à travers le programme « amélioration de la performance du secteur de la santé en milieu rural dans le Bassin arachidier au Sénégal » ou « programme Orio » cofinancé par le gouvernement du Sénégal et du Pays-Bas, va électrifier, avec des systèmes solaires photovoltaïques, 120 structures sanitaires, annonce-t-il. Une étude de la Banque africaine de développement indique que seuls 30 % des Africains supplémentaires auront accès à l’électricité d’ici 2040 et seront recordés aux réseaux nationaux. Autrement dit, les 70 % ne pourront accéder à l’électricité que grâce aux solutions décentralisées que sont les mini-réseaux et les solutions d’électrification individuelle ou système autonome.

Partant de ce constat, le projet Régional d’électrification hors réseau (Rogep) financé par la Banque mondiale veut soutenir les acteurs publics et privés pour l’amélioration d’un environnement favorable à l’investissement privé au plan national et régional. L’objectif est de faciliter l’accès des financements aux fournisseurs de services pour l’électrification des ménages et des entreprises commerciales. C’est également une manière de promouvoir l’investissement privé pour l’électrification des infrastructures publiques en zones rurales. Ciré Abdoul Diallo, coordonnateur d’Ecreee, a noté d’importantes inégalités d’accès à l’énergie entre les zones urbaines et rurales. Le taux d’électrification urbaine dans la région avoisine 67 % et dans d’autres pays il est de l’ordre de 15 %.

Oumar BA

Le Ministère de la Promotion des investissements tient, depuis hier, à Saly, sa 4ème édition du séminaire stratégique. Le ministre Khoudia Mbaye a salué les résultats positifs enregistrés et fixé les défis à relever pour contribuer à la réalisation des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse) et positionner le Sénégal comme hub attractif en Afrique de l’Ouest.

Cette rencontre d’évaluation constitue, selon le ministre, une nécessité surtout dans un contexte marqué par l’adoption de la Gestion axée sur les résultats (Gar) et en prélude à la mise en œuvre effective du budget programme dans l’administration sénégalaise. « Elle nous permet de dégager de nouvelles stratégies et de renforcer l’efficacité dans le travail », a déclaré Khoudia Mbaye. Les défis sont nombreux. Il s’agit d’abord de la poursuite de l’amélioration de l’environnement des affaires par une meilleure prise en charge des facteurs de production et de connectivité, de la dématérialisation des démarches administratives liées à l’investissement et au commerce et le renforcement de l’environnement juridique et fiscal. Des efforts sont aussi à faire dans la réalisation de projets en mode Partenariat public-privé, tout comme la réalisation d’un saut qualitatif en matière de législation du secteur numérique. Selon le ministre, c’est à ce prix que pourrait se réussir le positionnement du Sénégal comme hub attractif en Afrique de l’Ouest. Le ministre a magnifié les résultats encourageants obtenus au courant de l’année 2017 et salué la conduite et le suivi des réformes du climat des affaires dans le cadre du Programme triennal de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitivité (Preac) qui a permis d’améliorer sensiblement le score du Sénégal dans les exercices de notation internationale comme le Doing Business de la Banque mondiale, Mo Ibrahim, le Forum économique de Davos et Transparency. « Dans le courant de l’année 2017, l’approfondissement du Preac a permis la réduction des facteurs de production, notamment la baisse de l’électricité de 10 % et le transfert de propriété (22 à 8 % de la valeur des biens), de même que le renforcement de cadre juridique de l’investissement avec la création de tribunaux de commerce », s’est réjoui la ministre. « Le département a réussi à finaliser le nouveau dispositif légal et réglementaire de zones économiques spéciales au Sénégal en janvier 2017 et le suivi de la mise en œuvre par l’Apix des grands travaux de l’État tels que le Train express régional (Ter) se fait normalement », a indiqué Khoudia Mbaye. Les avancées accomplies sur le projet de mise en place de l’Observatoire national de la compétitivité durable (Oncd) sont également à saluer, de l’avis de la ministre.

S. O. FALL

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.