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Le service médico-social des étudiants du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis a organisé la journée de lancement du parrainage des enfants des étudiantes mères dans le campus social de Sanar hier. Dans le souci d’accompagner ces dernières dans la prise en charge de leurs enfants afin d’éviter toute contrainte pouvant affecter leurs études, il a été suggéré de parrainer chaque enfant par une personne ressource qui sera tenue de veiller sur le nourrisson et sa mère en leur apportant un soutien moral et matériel.

Cette journée a été marquée par la remise de 45 kits destinés aux enfants des étudiantes mères et composés de 45 toges confectionnées pour habiller ces nourrissons et autres éléments qui permettront d’améliorer  la nutrition et l’hygiène corporelle de ces petits enfants.

La présidente de l’Association de ces étudiantes mères, Mme Camara, a exhorté ses camarades à persévérer dans les études en invitant ces dernières à aller jusqu’au doctorat. Elle a salué l’initiative du service médicosocial consistant à organiser une telle journée.

Mme Camara a tenu à exprimer sa satisfaction pour l’organisation de cette remise de kits aux enfants des étudiantes mères. Abondant dans le même sens, le chef du service médico-social Mbaye Fall Dop est largement revenu sur l’importance d’une telle journée qui marque le démarrage de multiples activités sociales parmi lesquelles on peut notamment citer l’accompagnement dans la durabilité des actuelles et futures étudiantes mères.

Le directeur général du Crous, Ibrahima Diao, a réitéré son engagement indéfectible à soutenir, encadrer et assister ces étudiantes mères en vue de leur permettre de poursuivre leurs études dans de très bonnes conditions. Il s’est réjoui des efforts déployés par certains partenaires tels que Wa Sanar, Marie Stopes International, l’Amicale des femmes du Crous, l’Aeuds, la Cejed, etc., pour contribuer efficacement à la réussite de l’organisation de cette journée.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

En assemblée générale à la ville de Pikine samedi, la Fédération sénégalaise des habitants (Fsh) a fait le bilan des actions menées durant ces trois dernières années. La présidente Aïssatou Talla a fait part de l'ambition des femmes de cette structure de faire en sorte que tous les membres de l’association puissent disposer d'une habitation décente. 

La Fsh est une fédération de groupes d’épargne composée surtout de femmes qui épargnent ensemble pour améliorer leur habitat. Elle organise un grand projet de reconstruction dans les quartiers inondés de la banlieue de Dakar. Le projet continue à faire son bonhomme de chemin grâce aux remboursements de prêts contractés par les femmes au titre d’un fonds rotatif. À long terme, la Fsh souhaite également rendre des projets de construction à neuf pour les membres qui ne sont pas encore propriétaires. En effet, en trois ans, la fédération Fsh est passée de vingt à 133 groupes, chacun composé de trente membres. D'où un total de 3990 membres qui se réunissent régulièrement et échangent sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour améliorer leur cadre de vie. C’est ainsi qu’après trois ans d’existence, l’ensemble des membres de la Fsd se sont retrouvés pour faire un bilan d’étape et faire des projections vers l’avenir. Présidente de la Fsh, Aïssatou Talla Senghor a rappelé que le mouvement a réfectionné 213 maisons, 77 toilettes et 36 fosses sceptiques pour un coût de 70 millions dans les communes de Djeddah Thiaroye Kao, Médina Gounass et Wakhinane Nimzatt et Pikine-est.  Mme Senghor a aussi révélé qu’au titre d’un nouveau projet mené par la Fsh en partenariat avec l’union européenne, il est prévu la construction de puisards et d’aménagements en faveur des membres de la structure réparties dans les localités sus-évoquées. Cependant, elle s’est désolée du non-respect des cotisations mensuelles de certaines femmes qu’elle a appelées à faire plus d’efforts en vue de pouvoir être à jour et de permettre à la Fsh de pouvoir se renforcer et aller encore davantage de l’avant. Entre temps, c’est grâce à sa collaboration avec Urbasen que la Fsh réussit à poursuivre ses activités. C’est ainsi qu’elle a pu mener des activités dans le domaine de l’assainissement, l’érosion côtière, l’aménagement.

Abdou DIOP

Des pas importants déjà faits et des contraintes majeures à relever. Cela résume la revue annuelle conjointe du Ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions.

Pour l’année 2017, des résultats très satisfaisants ont été enregistrés dans les domaines des relations de travail et des organisations professionnelles, des statistiques du travail, du dialogue social, de la protection sociale, de la promotion de la santé, de la sécurité au travail et des relations avec les institutions. « Une nouvelle convention collective des personnels de l’enseignement privé est entrée en vigueur en janvier 2018, suite à sa révision en décembre 2017. La réforme de l’assurance maladie obligatoire a été parachevée à travers l’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire devenue fonctionnelle. L’organisation des élections générales de représentativité des centrales syndicales de travailleurs et des élections de représentativité syndicale dans le secteur public de l’Education et de la Formation constitue l’une des satisfactions majeures du département dans sa démarche de consolider et d’approfondir le dialogue social », s’est réjoui le ministre Samba Sy.

Aussi, la tenue de la deuxième conférence sociale en avril 2017 a abouti à l’adoption d’une feuille de route thématique consensuelle pour la mise en œuvre de mesures de réformes des systèmes de retraite, avec comme objectif d’assurer aux Sénégalais un système de retraite viable et inclusif à long terme. Le ministre Samba Sy a aussi révélé que les contrats de travail visés par les Inspections du travail et de la sécurité sociale sont passés de 55.427 à 56.328, soit un taux de variation de 2%. Il a fait savoir que 1.618 établissements, ouverts entre 2016 et 2017, ont généré 9043 emplois directs.

«Depuis quelques années, les efforts menés au sein des Institutions de prévoyance sociale ont abouti à une revalorisation de 10% des rentes d’accidents du travail, à l’augmentation de 10% des pensions de retraite et à l’amélioration de la prise en charge sanitaire des travailleurs et des retraités », a-t-il souligné. Toutefois, certaines contraintes ont été notées dans le dialogue social, la promotion du travail décent, etc. « C’est pourquoi, il faut des hommes outillés, des moyens techniques, des ressources financières et humaines. Si tous ces moyens sont renforcés, ce serait une bonne chose pour le département. Mais, nous sommes satisfaits du chemin parcouru », a conclu Samba Sy.

Oumar FEDIOR

Les accusés Boubacar Decoll Ndiaye et Omar Keïta, tous deux professeurs en Mauritanie avant leur arrestation, ont répondu, hier, à l’interrogatoire du juge, du maître des poursuites et des avocats dans le cadre du procès de l’imam Aliou Ndao et co-prévenus.

Omar Keïta et Boubacar Decoll Ndiaye ont tous été arrêtés en Mauritanie. Le premier est professeur de Sciences de la vie et de la terre (Svt). Le second, titulaire d’un Brevet de technicien supérieur (Bts) en bâtiment, dispensait des cours de mathématiques en Mauritanie. En début 2016, il a été arrêté dans ce pays pour « acte de terrorisme par menace, acte de terrorisme par association de malfaiteurs, financement du terrorisme et apologie au terrorisme ». Cependant, l’accusé a nié tous ces chefs d’inculpation devant la barre. Boubacar Decoll Ndiaye avait, en Mauritanie, fait la connaissance de Mohamed Ndiaye et de Matar Diokhané.

Ces derniers ont eu à séjourner au Nigéria dans le fief de Boko Haram. Tout le contraire d’Omar Keïta qui, selon ses dires, n’est pas terroriste, n’a jamais été au Nigéria. « Je ne suis membre d’aucune cellule terroriste. Je n’ai reçu aucun fonds destiné au terrorisme. Jusqu’à présent, je ne sais pas pourquoi on m’a arrêté », s’est défendu l’accusé devant la barre. Toutefois, il a reconnu avoir fréquenté Matar Diokhané qu’il a rencontré à son retour du Nigéria. Mais, selon lui, c’était pour avoir des nouvelles de ses amis Abdallah Dièye, Abdallah Bâ, Moussa Mbaye qui avaient rejoint les rangs des djihadistes. Boubacar Decoll Ndiaye a rencontré l’imam Aliou Ndao pendant ses vacances au Sénégal en 2015.

Mais, il a catégoriquement refusé de communiquer à la barre le motif de son voyage à Kaolack où il a vu l’imam Ndao. Tout ce qu’il s’est contenté à dire est qu’il avait profité d’un voyage de son ami Moustapha Dièye qui se rendait à Kaolack pour voir la femme d’Abdallah Dièye tué en Libye. C’était une occasion, selon lui, de rencontrer l’imam Ndao et de l’interroger sur une sortie de l’ancien ministre des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio qui avait annoncé qu’il y avait, en Libye, des camps djihadistes où des gens parlaient wolof. Il a profité de ce voyage pour demander à imam Ndao son point de vue sur la question. « J’ai pensé à lui parce qu’il maîtrisait la géopolitique. Un imam doit savoir ce qui se passe dans le monde », a-t-il ajouté.

Son co-accusé Omar Keïta n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés. Contrairement aux autres accusés, son interrogatoire n’a pas duré plus de 30 minutes. Le juge et le procureur lui ont juste posé quelques questions avant de céder la place à ses avocats. Mais, l’accusé n’a pas varié dans ses réponses. « Personne n’a tenté de me recruter pour aller faire le djihad. Que ce soit au Sénégal ou en Mauritanie, je n’ai jamais assisté à une quelconque réunion », a-t-il répondu. Parmi les accusés, Omar Keïta avoue avoir connu Mohamed Ndiaye. Le seul qu’il connaît parmi les 29 autres accusés.

Aliou Ngamby NDIAYE

La direction générale de la Police nationale dispose de deux nouvelles divisions en charge de la lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité. Ces réalisations, fruit de la coopération franco-sénégalaise, entrent dans le cadre global du Plan d’action contre le terrorisme (Pact).

Dans le cadre du Plan d’action contre le terrorisme (Pact), un volet de la coopération en sécurité intérieure sénégalo-française, la direction générale de la Police nationale dispose de deux nouveaux offices : la division spéciale de cybersécurité de la Police Judiciaire et la division nationale de lutte contre le trafic de migrants de la direction de la Police de l’air et des frontières. Inaugurant les deux nouvelles structures, le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, Mamadou Diop, a déclaré que « cet acte est une preuve des excellentes relations entre la France et le Sénégal.

Les défis de sécurité sont énormes aujourd’hui. C’est donc la coopération qui peut nous permettre de faire face. « Au-delà de la lutte contre la cybercriminalité, la division spéciale de cybersécurité, à travers ses services chargés de la cyberpatrouille, de la veille technologique et de la documentation opérationnelle, participe activement à l’analyse prospective et à l’anticipation pour apporter des réponses à la cybercriminalité. La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées permet de combattre les filières d’immigration irrégulière », a-t-il salué. Pour l’Ambassadeur de France au Sénégal, M. Christophe Bigot, « la criminalité est telle qu’il faut des moyens nouveaux pour y faire face. Nous espérons que cette contribution renforcera l’efficacité de la politique sénégalaise ». En tout cas, ce soutien vient s’ajouter aux 10 millions d’euros que la Police sénégalaise avait obtenus du Fonds européen de développement (Fed) et du Fonds fiduciaire d’urgence (Fud). « C’est grâce à ces fonds que les capacités logistiques, humaines et techniques de certaines structures de la Police nationale seront renforcées », a fait savoir Mamadou Diop.

Pour plus d’efficacité dans cette lutte, le commissaire Abdoul Wahab Sall, directeur de la Police de l’air et des frontières, a insisté sur la nécessaire modernisation de l’état civil. «Le Sénégal, qui a reçu 28 millions d’euros dans le cadre du fonds fiduciaire, n’attend que sa mise en œuvre. Nous contrôlons la fraude documentaire. Si l’état civil est modernisé, nous serons plus efficaces pour l’identification des Sénégalais de l’extérieur notamment », a-t-il indiqué.

O. FEDIOR

Soixante-douze (72) ans après, Cheikh Béthio Thioune a célébré à Madinatou Salam (département de Mbour) sa rencontre avec Serigne Saliou Mbacké qui a eu lieu le 17 avril 1946. Une commémoration dans la ferveur pour le Cheikh entouré de ses fidèles appelés «Thiantacônes». Lors de la cérémonie officielle, il a sollicité le bitumage de la route et la reconnaissance de son village au plan administratif.

La bourgade de Madinatou Salam a renoué, entre mardi et jeudi, avec l’ambiance des grands jours. C’était à l’occasion de la célébration du 72ème anniversaire de la rencontre entre le cinquième Khalife général des Mourides et le guide des « Thiantacônes ».

Une journée de grâce et de reconnaissance pour Cheikh Béthio dont la vaste résidence a été le point de ralliement de milliers de fidèles. Ici, le Cheikh a tenu à rappeler que c’est Serigne Saliou Mbacké qui a fait de lui ce qu’il est. « Je suis né dans une famille « tiéddo » et c’est lui qui a fait de moi un talibé mouride », a-t-il dit.

C’était lors de la cérémonie officielle où le chef de l’Etat Macky Sall était représenté par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Pr Mame Thierno Dieng, accompagné de son collègue en charge de la Jeunesse Pape Gorgui Ndong, du préfet de Mbour, Saër Ndao et du sous-préfet de Sindia, Mountaga Daha Sall. Les autorités politiques du département de Mbour étaient également de la partie, à l’image des maires Maguette Sène (Malicounda), Elhadj Fallou Sylla (Mbour), Pape Songhé Diouf (Nguékokh) et du directeur général de l’Adm, Cheikh Issa Sall.


Le chef de la délégation officielle a d’abord invité à s’inspirer du dévouement de Serigne Béthio à Serigne Saliou Mbacké qui lui a valu cette reconnaissance et ses innombrables talibés. Le Pr Dieng a ensuite sollicité des prières « pour que le président puisse poursuivre sa mission à la tête du pays ». Des prières formulées par son hôte du jour pour que « Dieu exauce les souhaits de Macky Sall ». Deux principales doléances ont été formulées par le Cheikh Béthio.

D’abord, la reconnaissance de son patelin comme village « à inscrire sur le registre administratif ». Pour lui, c’est Serigne Saliou Mbacké qui lui avait intimé l’ordre de dénommer l’espace qu’il occupe avec ses talibés Madinatou Salam.

Après son développement tentaculaire, cette partie du département de Mbour doit être érigée en village, d’autant plus qu’avec « quelque 4.000 carrés, nous sommes plus grands que beaucoup de localités de la région de Thiès ». L’autre préoccupation a trait au bitumage de l’axe Mbour-Madinatou Salam. Une voie pour laquelle Cheikh Béthio Thioune sollicite l’intervention des pouvoirs publics afin de faciliter le déplacement des habitants et des visiteurs. « C’est un tronçon de 1,5 à 2 kilomètres. Et nous sollicitions du président que cet axe soit goudronné ». Après la réception de la délégation officielle, d’autres activités ont ponctué la journée du 17 avril qui a démarré par un récital du Coran et de «khassaïdes», des chants à l’honneur de Serigne Saliou et de son illustre disciple. Cheikh Béthio a également reçu, dans la matinée, ses tabilés venus des 14 régions du pays sous la conduite de leurs «dieuwrignes» universels mais aussi des représentants des autres familles religieuses. Ses épouses ont également été reçues. C’était l’occasion, pour elles, de lui renouveler leur allégeance et de lui apporter des cadeaux (adyas) à l’image des talibés.

La nuit, c’est l’animation qui a tenu en haleine l’assistance avec à la manœuvre, les talibés chanteurs que sont Ibrahima Diagne, Tawfekh Mbaye ou encore Oumaro. Sans oublier la causerie religieuse et la participation du Cheikh qui a gratifié le public de ses «doukatt» ou pas de danse.

Ousseynou POUYE

Pour venir à bout des accidents de la circulation, les assureurs comptent créer des centres de formation pour les chauffeurs, a fait savoir un responsable du secteur, dans un contexte de la Semaine de la prévention routière.

Le président de l’Association des sociétés d’assurance et patron du groupe Sunu Assurances, Moustapha Noba, a annoncé, hier à Dakar, la création par les assureurs de centres de formation à Dakar et dans les régions pour venir à bout des accidents de la route. Les chauffeurs, principaux bénéficiaires de ces centres, y recevront gratuitement un encadrement psychologique « pour leur faire comprendre les conséquences néfastes des accidents », a déclaré M. Noba, à l’occasion de la Semaine de la prévention routière. Il a surtout insisté sur le caractère gratuit des services de ces centres.

Des ingénieurs devraient aussi y assurer une formation didactique aux chauffeurs. « La formation se fera dans toutes les régions », a-t-il précisé face aux transporteurs. Les accidents ont fait 651 morts en 2016 et 635 en 2017, a fait savoir le directeur exécutif de la Nouvelle prévention routière, Matar Faye, peu satisfait de cette baisse légère. La route fait perdre au Sénégal 77 milliards de FCfa chaque année, soit 1 % du Pib, révélait, lors de l’édition de 2016, le ministre des Transports terrestres d’alors. Pour venir à bout du fléau, les foyers religieux seront mis à contribution.

D’ailleurs, la cérémonie d’hier a démarré avec les prières d’un prêtre et d’un imam.

L’annonce de la création de centres de formation a été accueilli positivement par les chauffeurs et leurs responsables syndicaux, qui n’ont pas manqué d’égrener le chapelet des causes des accidents. D’abord, reconnaissent-ils, il y a la responsabilité des chauffeurs, souvent coupables d’indiscipline sur la route. « Si nous respectons tous le Code de la route, il y aura moins d’accidents.
Si les chauffeurs ne sont pas bien éduqués, toute solution sera vaine », avertit le taximan M. Sarr. Il suggère la présence permanente d’une brigade routière dans la circulation, surtout sur l’axe Dakar-Mbour, ajoute le chauffeur Diadia Wade.

Les autres intervenants ont mis l’accent sur l’état des routes, le comportement parfois dangereux des piétons, l’absence d’aires de repos sur certains axes, obligeant les camionneurs à rouler sur de longues distances sans pause. Les conducteurs de motos « Jakarta » ont aussi fait entendre leur voix, s’estimant les grands oubliés de la circulation routière et les victimes de l’indiscipline des automobilistes. L’autre inquiétude des chauffeurs, c’est l’absence de leur prise en charge en cas d’accident, contrairement à leurs passagers couverts par l’assurance.

Mais sur ce point, M. Noba leur a rappelé que des produits comme Trans-Vie jouent déjà ce rôle.

Pour rassurer l’assistance, il a déclaré que la prévention est un processus continu. Et pour donner le bon exemple, un trophée sera annuellement décerné aux meilleurs chauffeurs, a-t-il ajouté.

Malick CISS

Des acteurs de la filière arachidière réunis dans la Fédération nationale des organismes privés stockeurs /Transporteurs (Fnops) ont réclamé, ce mercredi, au cours d’un point de presse, des dettes de campagne de près de 17 milliards de F Cfa à la Sonacos Sa. A cette somme, il faudra ajouter les 1,8 milliard de F Cfa de dettes contractées par d’autres huiliers.

Les opérateurs privés, réunis au sein de la Fédération nationale des organismes privés stockeurs /transporteurs (Fnops/T), ont élevé, hier, la voix contre l’évolution de la campagne de commercialisation arachidière, officiellement ouverte le 1er décembre dernier. Les camarades du président Modou Fall pointent du doigt la Sonacos Sa qui mettrait en péril leurs activités commerciales. « Depuis plus de deux mois, en dépit de nos livraisons quotidiennes, nous courons derrière le paiement de nos factures non honorées par la Sonacos. A ce jour, pour cette seule entreprise industrielle, nous en sommes à 16,7 milliards de F Cfa, pratiquement près d’un milliard de F Cfa d’impayés. Avec les intérêts dus aux banques et les agios, nos membres vivent une situation intenable alors qu’ils se sont investis d’une manière patriotique dans la campagne à l’appel du président de la République », a déclaré Modou Fall, le président de l’Organisation faîtière des opérateurs privés de la commercialisation arachidière, au cours d’un point de presse clôturant une assemblée générale d’informations de la Fnops/T. Des acteurs de premier plan de la filière oléagineuse qui ne cachent pas leur déception vis-à-vis de la direction de la Sonacos. « En dépit des déclaration du directeur général, Pape Dieng, nous ne sommes pas rentrés dans nos fonds, alors que nous avons contracté d’énormes dettes auprès des banques. Aujourd’hui, avec l’approche de la campagne agricole, nous sommes dans la posture de soldats envoyés à la guerre sans armes », a noté le patron des opérateurs privés stockeurs.

Les responsables de la Fnops ont ponctué leur rencontre d’un double appel au chef de l’État et au directeur général de la Sonacos. « Nous lançons un appel au président Macky Sall et au directeur général de la Sonacos afin qu’ils nous aident à recouvrer nos fonds et nous permettre d’honorer nos engagements auprès de nos partenaires que sont les producteurs et les banques », a déclaré le porte parole et président de la zone Centre et Est de la Fnops/T, Cheikh Tall, notant que si ces engagements ne sont pas honorés, « c’est toute la production record de la présente campagne qui risque d’être hypothéquée, fragilisant la filière arachidière qui a démontré vigoureusement sa vitalité avec 1,411000 tonnes produites cette année », a lancé M. Tall.

Elimane FALL

La Commission nationale de réforme, les institutions, associations de la société civile et les services compétents ont discuté, hier, sur les différentes innovations proposées par l’avant projet du nouveau Code pétrolier, lors d’un atelier de partage organisé par le ministère du Pétrole et des Énergies.

Après la longue période de promotion du bassin sédimentaire sanctionnée par des découvertes d’hydrocarbures, le Sénégal ouvre ainsi l’ère de la consolidation des acquis avec un nouveau Code pétrolier pour sauvegarder les intérêts du pays. Dans ce cadre, le ministère du Pétrole et des Énergies a organisé, hier, un atelier de partage de l’avant projet du nouveau Code pétrolier.

Cette rencontre a permis d’échanger sur les innovations introduites et leurs implications pratiques pour une meilleure gestion des hydrocarbures (pétrole et gaz). Dans une présentation faite par Mme Aïssatou Sy, responsable juridique de Petrosen, la Commission a proposé plusieurs innovations dans le projet du nouveau Code pétrolier.

Ainsi, le Sénégal compte instituer, après la suppression de la convention, un nouveau type de Contrat de recherche et de partage de production (Crpp) hybride intégrant cumulativement un taux de redevance lié à la production et un partage de la production par tranche journalière. Un nouveau manuel de procédure afférente à la gestion des opérations pétrolières sera aussi introduit de même qu’une procédure comptable applicable aux opérations pétrolières.

Inexistante jusqu’ici, la procédure d’appel à manifestation d’intérêts sera instaurée pour l’attribution des blocs. Une Commission d’instruction des demandes de permis sera également mise en place.

Sur le plan économique et fiscal, il sera instauré une taxe à l’exportation des hydrocarbures, la création d’un impôt pétrolier spécifique applicable à l’amont pétrolier, la fixation d’un seuil minimum de 40% pour la part de l’État au titre du profit pétrolier. En ce qui concerne le recouvrement annuel des coûts pétroliers, son taux sera plafonné. Les loyers superficiaires connaîtront aussi une augmentation significative.

Une réglementation spécifique sera réservée au contenu local avec une prise en compte des exigences de transparence dans la gestion des ressources. Le nouveau code pétrolier compte aussi réintroduire le bonus de signature au profit de l’État qui avait disparu de la législation. Des aménagements seront aussi prévus dans le nouveau code pour permettre la participation des investisseurs privés aux risques et résultats des opérations pétrolières.

Le Sénégal a connu ses premières découvertes de pétrole de réserves de classe mondial en 2014 dans les blocs Rufisque Offshore, Sangomar Offshore Profond. Les estimations des réserves confirment un potentiel de 900 millions de barils.

Après le pétrole, les découvertes du gaz vont suivre en novembre 2015 dans les blocs de Saint-Louis et Cayar Offshore blocs. Selon la note de cadrage de l’atelier, bien que le Code pétrolier de 1998 soit jugé globalement attractif dans ses grandes lignes et conforme aux bonnes pratiques internationales, il révèle, dans la pratique, quelques difficultés d’application liées à des insuffisances dans la présentation et l’articulation des dispositions fiscales qui ne sont pas de nature à assurer une bonne cohérence du texte ainsi que la clarté requise. Malgré cela, il parait important, dans le contexte actuel, de mieux préserver les intérêts économiques et sociaux de l’État en général et en particulier ceux des populations.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Les centrales solaires photovoltaïques de Kael (Touba) et Kahone seront réalisées par le consortium Engie-Meridiam. Elles seront mises en service fin 2019. L’assurance est de Ibrahima Amadou Sarr, président de la Commission de régulation du secteur de l’énergie (Crse).

Les centrales solaires photovoltaïques de Kael (Touba) et de Kahone seront mises en service fin 2019. L’annonce a été faite, hier, par Ibrahima Amadou Sarr, président de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse). Il s’exprimait lors de la cérémonie de publication définitive de l’appel d’offres pour la réalisation de ces deux centrales. Selon M. Sarr, dans la mise en œuvre du projet Scaling Solar, objet d’un partenariat entre le Sénégal et la Banque mondiale pour la promotion des énergies renouvelables, la Crse avait lancé, en octobre dernier, l’appel d’offres relatif à la sélection de producteurs indépendants d’électricité pour des centrales solaires photovoltaïques d’une capacité cumulée de 60 Mw. Ainsi, explique-t-il, au terme de l’évaluation des offres reçues en mars dernier, la Crse a publié l’attribution définitive. Le marché a été confié au consortium Engie-Meridiam. « Après évaluation des offres au regard des critères technique et commercial, le consortium Engie-Meridiam qui a proposé les tarifs les moins disant (3,9831 c euro/kwh soit 26,1274 FCfa/kwh pour le projet de Touba et 3,8016 c euro/kwh soit 24,9369 pour le projet de Kahone a été déclaré attributaire », lit-on dans le document remis à la presse. Par ailleurs, précise-t-on, n’ayant enregistré aucun recours ni contestation des autres soumissionnaires, la Crse a approuvé le procès verbal transmis par la commission des marché et déclaré attributaire définitif le consortium Engie-Meridiam pour les centrales de Touba et de Kahone.

Le président de la Crse affirme qu’une analyse comparative permet de constater qu’il s’agit d’un record par rapport au coût moyen de production des centrales thermiques de Senelec d’environ 90 FCfa/kwh en 2017 et aux projets solaires mis en œuvre ces dernières années d’un coût moyen de 65 FCfa/kwh mais également comparativement aux projets solaires régionaux. Il a déclaré que tout est prêt pour le démarrage des travaux. « Les travaux vont démarrer dans quelques jours. Tous les obstacles ont été levés. La mise en service des deux centrales est prévue en fin 2019 », a annoncé M. Sarr. Il a saisi cette occasion pour inviter le consortium à démarrer et à accélérer les travaux afin de respecter les délais.

Aliou KANDE


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