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Journée Mondiale des Océans : La création d’un office national du littoral suggérée

09 Jui 2016
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Lors du panel organisé par le Programme régional pour la conservation de la zone marine et côtière en Afrique de l’Ouest (Prcm), les intervenants ont plaidé pour la création d’un office national du littoral afin de limiter les agressions contre cet espace de vie fortement menacé.

La société civile, les parlementaires et plusieurs experts en environnement appellent de leurs vœux à la mise en place d’un office national du littoral dans le cadre de la prochaine adoption, par les pouvoirs publics, de la loi sur le littoral. Pour la présidente de l’Ong Green Sénégal, Woré Gana Seck, les six régions polarisées par le littoral sont fortement agressées, du fait notamment de l’érosion côtière, mais aussi des constructions anarchiques qui ont fini de défigurer la façade maritime. C’est dans cette perspective que l’office national du littoral devrait être une priorité du gouvernement, selon Mme Seck. Une fois mise sur les fonts baptismaux, cette structure devrait élaborer les plans d’aménagement et mobiliser les ressources financières et techniques, en vue de protéger le littoral. L’urgence, c’est aussi de sauver les activités liées à la pêche, au tourisme ou encore à l’agriculture.

Comme pour donner du grain à moudre à la patronne de Green, le député Cheikhou Oumar Sy, secrétaire général du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement (Repes), a lancé un appel pressant au gouvernement. Pour lui, les pouvoirs publics devraient rapidement engager le débat sur la loi sur le littoral et favoriser la création de l’office du littoral. M. Sy n’a pas manqué de déplorer ce qu’il appelle l’accaparement féroce du littoral de la corniche à Yoff-Virage.

A en croire le parlementaire, cela se manifeste à travers des constructions anarchiques que ne cesse d’ailleurs de fustiger la Plateforme pour l’environnement et la réappropriation du littoral (Perle) dirigée par l’architecte Pierre Goudiaby Atépa. Les acteurs de l’environnement sont unanimes à reconnaître que, dans des pays comme le Maroc ou les Etats-Unis, il est strictement interdit de construire sur le littoral. Or, le Sénégal a aujourd’hui 700 km de côtes à préserver. D’où la nécessité d’une politique environnementale plus agressive pour la protection des zones marines.

Comme pour alerter l’opinion publique sur les enjeux de l’heure, le directeur du Prcm, Ahmed Senhoury, a rappelé que plus de 50 % de l’oxygène respiré par les êtres humains est fourni par les océans. Par ailleurs, ces espaces de vie captent plus de 30 % du dioxyde de carbone émis sur terre. D’où le rôle central de régulateur du climat que les experts reconnaissent à l’océan.

Au Sénégal, a renchéri le responsable du Prcm, plus de 60 % des populations sont installées sur le littoral au moment où 80 % des eaux usées sont rejetées en mer sans aucun traitement. Ce qui entraîne particulièrement la perte de la biodiversité océanique. Notre pays est pourtant à l’avant-garde de la lutte contre la surexploitation des ressources halieutiques pour avoir facilité la création de cinq aires marines protégées.

M. L. DIATTA

…Les acteurs demandent la mise en application des lois et règlements déjà ratifiés
La Journée mondiale de l’océan, célébrée, hier, à Joal-Fadiouth, sur le thème « Océan sain, planète saine », a été une occasion pour les acteurs de rappeler aux autorités la nécessité de mettre en application les lois et règlements qui ont été ratifiés et signés.

À l’instar de la communauté internationale, la Journée mondiale de l’océan a été célébrée, hier, à Joal-Fadiouth, sur l’initiative de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale à Mbour (Aprapam) en collaboration avec le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (Prcm). À cette occasion, les élèves du gouvernement scolaire du Centre de formation professionnelle Abbé Boilat qui ont effectué une descente à l'Aire marine protégée (Amp) de Joal-Fadiouth ont été sensibilisés sur l’importance écologique considérable de la mangrove, mais aussi de sa préservation qui permet la reproduction des poissons, crustacés et oiseaux. Cette journée a également été une occasion de rappeler l’importance des océans dans la vie quotidienne de l'homme, d’informer sur les impacts liés à ses actions.

Pour le président de l’Aprapam, les océans qui représentent 70 % de la superficie de la planète et jusqu’à 80 % de sa biodiversité sont, aujourd’hui, menacés du fait des changements climatiques, de la surpêche, de la destruction des habitats marins et des mangroves, de la pollution et de l’occupation irrationnelle du littoral. Ce sont autant de choses qui ont motivé, selon Gaoussou Guèye, l’initiative de venir dans l’Amp de Joal pour pousser les enfants à avoir le réflexe de mieux conserver la mangrove à travers le repiquage, de conserver et de sauver nos océans.

Cette journée est, selon lui, une occasion d’alerter les décideurs publics, pour qu’ils prennent les décisions idoines mettant fin à la pression que subit l’océan. Pour y arriver, a-t-il dit, « il faut que nos pays mettent en application les lois et règlements qu’ils ont ratifiés et signés ». Pour le cas du Sénégal, a indiqué M. Guèye, la loi sur le littoral n’a jamais été mise en œuvre. « Il est temps que cette loi soit appliquée dans toute sa rigueur. Notre littoral est fortement agressé et son application permettra de résoudre le problème de l’impact dévastateur des activités humaines », a-t-il fait savoir.

S. O. F.

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