L’Armée de l’air a bouclé, ce jeudi 27 novembre, l’exercice grandeur nature DakSar 2025 organisé à Mboro, en partenariat avec plusieurs acteurs nationaux et internationaux. Déroulé du 24 au 27 novembre, cet exercice a permis d’évaluer le dispositif national de recherche et de sauvetage.
Cinq corps sans vie, douze urgences et quatorze blessés légers au sol, ainsi que plusieurs corps repêchés ou rejetés par la mer : tel est le bilan simulé de l’abordage, ce 27 novembre 2025, entre deux aéronefs dans la forêt de Mboro et en mer.
Selon le scénario, le pilote d’un aéronef ayant quitté Saint-Louis à 8 heures a été confronté à des problèmes techniques et a perdu le contact avec le contrôle aérien avant de dévier de sa trajectoire. C’est dans ces circonstances qu’il est entré en abordage avec un autre aéronef en provenance de Dakar, vers 11 heures.
L’un des appareils s’est abîmé en mer et l’autre s’est écrasé au sol à quelques mètres de la plage de Mboro. Des pêcheurs témoins de la scène ont alerté les autorités, un signal ensuite relayé par l’Aviation civile. L’Armée de l’air, l’ANACIM, la Gendarmerie nationale, la Police, les Sapeurs-pompiers, des plongeurs de la Marine, la Croix-Rouge, sous la coordination des autorités administratives de Tivaouane et de la région de Thiès, ont alors mobilisé d’importants moyens terrestres, maritimes et aériens pour mener les opérations de recherche et de secours.
Les forces de défense et de sécurité ont quadrillé la zone du sinistre où la Croix-Rouge a installé plusieurs tentes. Un poste médical avancé a été déployé pour la prise en charge des blessés légers, tandis que les cas les plus graves ont été évacués vers les structures de santé de Tivaouane et Thiès. Un hélicoptère a également été mobilisé pour les évacuations urgentes.
Cet abordage n’était en réalité qu’une simulation inscrite dans l’exercice DakSar 2025. Selon le général de brigade El Hadji Niang, chef d’état-major de l’Armée de l’air, l’objectif est de préparer les acteurs nationaux à la gestion de crises et de renforcer les capacités du Sénégal en matière de recherche et de sauvetage.
Deux avions, deux hélicoptères, deux bateaux de la Marine ainsi que des pirogues et divers équipements ont été mobilisés pour assurer le réalisme de l’opération.
Pour Diaga Basse, directeur général de l’ANACIM, cet exercice répond aux exigences réglementaires du RAS 12 (Règlement aéronautique sénégalais 12), issu de l’Annexe 12 de la Convention de Chicago. Ces textes imposent la tenue d’un exercice grandeur nature tous les deux ans sur le territoire national. Il s’agit également de tester la capacité de réaction du Centre de coordination des recherches et du sauvetage (CCS) face à une situation d’urgence et d’évaluer la performance des différents intervenants.
Accompagné du sous-préfet de Méouane et du préfet de Tivaouane, le gouverneur de la région de Thiès a salué la tenue de cet exercice, qui a permis d’activer les automatismes et de relever les insuffisances à corriger.
Des observateurs et évaluateurs sénégalais, burkinabè et maliens ont également suivi l’exercice sous la direction du colonel Tombon Correa, superviseur général de DakSar 2025.
Ibrahima NDIAYE
Correspondant


