La guerre civile au Soudan aurait fait 150.000 morts, neuf millions de déplacés depuis 2023 et 25 millions de personnes estimées en danger de famine.
Dans la ville soudanaise d’El Fasher, des hommes armés ont massacré plus de 2000 personnes en octobre dernier, poussant la Cour pénale internationale (Cpi) à ouvrir une enquête pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » . En République démocratique du Congo, entre le 13 et le 19 novembre 2025, les milices des Forces démocratiques alliées (Adf) ont tué au moins 89 civils, dont 20 femmes et un nombre encore inconnu d’enfants, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Au Nigeria, plus de 300 élèves avaient été enlevés, le 21 novembre, dans une école catholique de l’ouest du pays, avant que 50 ne s’échappent des mains de leurs ravisseurs.
Au Mali, les populations sont encore traumatisées par l’assassinat d’une jeune femme d’une vingtaine d’années par des jihadistes présumés le 7 novembre à Tonka, dans la région de Tombouctou… La liste est longue et ces atrocités commises sur le continent n’émeuvent presque plus personne. Autant d’actes de barbarie dans les pays africains commis sous nos yeux avec notre indifférence complice. Comme si notre capacité d’indignation serait sélective ou bien morte avec le peu d’humanité qui nous restait…
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