Le 26 août 2025, le magazine Billboad a publié son classement des artistes sénégalais les plus écoutés en France. En tête, Wally B. Seck devance pour la première fois son illustre aîné Youssou Ndour. Dans la foulée, il a lancé son nouveau clip « Mon combat », tourné entre Marrakech et le désert marocain, confirmant son ambition d’imposer un mbalax modernisé sur la scène mondiale.
Le 26 août 2025 restera une date charnière dans la carrière de Wally Ballago Seck. Ce jour-là, le chanteur sénégalais a franchi un cap symbolique : il a pris la première place du palmarès Billboard des artistes sénégalais les plus écoutés en France, détrônant l’incontournable Youssou Ndour. Une consécration qui confirme l’ancrage international de celui que l’on surnomme « le prince du mbalax ».
Presque en simultané, Wally B. Seck a offert à ses fans une nouvelle production, le single « Mon combat », accompagné d’un clip ambitieux. Réalisé entre l’intimité des ruelles de Marrakech et l’immensité du désert marocain, l’opus conjugue authenticité et souffle cinématographique. Dans un décor qui alterne ombre et lumière, modernité et tradition, l’artiste met en scène la quête amoureuse d’un homme déterminé à conquérir le cœur d’une femme. Entre sensualité, intensité et passion, le récit visuel renforce la puissance émotionnelle d’une chanson pensée comme un hymne à la persévérance.
Sur le plan musical, « Mon combat » illustre parfaitement l’esthétique hybride de Wally Seck. Héritier d’une lignée de griots incarnée par son père, Thione Seck, le chanteur puise dans le mbalax, genre phare du Sénégal, porté par les percussions « Sabar » et un groove irrésistible. Mais il y insuffle des sonorités contemporaines : nappes électroniques, beats afro-pop et arrangements calibrés pour les playlists mondiales. Sa voix, à la fois souple et puissante, alterne entre wolof et français, traduisant son ambition de toucher plusieurs publics à la fois.
L’ascension de Wally B. Seck illustre une tendance forte de la musique africaine actuelle : la réinvention des traditions par le métissage. Comme Burna Boy dans d’autres sphères, il bâtit un pont entre héritage culturel et exigence internationale. Ce positionnement audacieux séduit une jeunesse sénégalaise fière de son identité mais avide de reconnaissance globale.
Avec ce doublé , une première place dans un classement international et un clip d’envergure ,l’artiste franchit une nouvelle étape dans son parcours et confirme sa polyvalence. « Mon combat » apparaît déjà comme un jalon marquant, non seulement dans sa discographie, mais aussi dans la trajectoire contemporaine du mbalax, désormais projeté sur les scènes du monde.
Disponible depuis le 26 août sur YouTube, le clip cumule déjà des milliers de vues et suscite un engouement massif sur les réseaux sociaux. Un signe que Wally B. Seck, loin de se contenter de son statut local de star, s’impose comme l’un des porte-étendards d’une musique sénégalaise en pleine universalisation.
Adama Ndiaye