Le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a rendu hommage à l’écrivain sénégalais Cheikh Hamidou Kane, décédé samedi à Dakar à l’âge de 98 ans. Il salue la mémoire d’une figure de la génération des indépendances et l’héritage de l’auteur de « L’Aventure ambiguë ».
Les hommages continuent d’affluer après la disparition de l’écrivain sénégalais Cheikh Hamidou Kane. Au Bénin, le président de la République, Romuald Wadagni, a exprimé sa « profonde tristesse » après l’annonce du décès de l’auteur de « L’Aventure ambiguë », survenu samedi 3 octobre à Dakar, à l’âge de 98 ans.
Dans un message publié dimanche, le chef de l’État béninois a salué en Cheikh Hamidou Kane « une grande voix de la génération des indépendances ». Il a également souligné la contribution de l’écrivain à la réflexion sur l’Afrique, notamment sur les questions d’identité, de culture et de rapport au monde.
Pour Romuald Wadagni, l’œuvre de Cheikh Hamidou Kane dépasse les frontières du Sénégal. « L’Aventure ambiguë restera l’une de ces œuvres qui traversent les époques et continuent de nous interroger », a-t-il écrit, en référence au roman publié en 1961 et devenu un classique de la littérature africaine. L’ouvrage, traduit dans plus d’une quarantaine de langues, a marqué plusieurs générations de lecteurs par sa réflexion sur la rencontre entre les savoirs, les cultures et les identités africaines.
« Le Sénégal perd un grand écrivain. L’Afrique perd une grande voix », a poursuivi le président béninois, qui a adressé ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches, au peuple sénégalais ainsi qu’à l’ensemble de la communauté littéraire.
Cet hommage vient s’ajouter à ceux rendus au Sénégal à l’écrivain et ancien ministre. Le président Bassirou Diomaye Faye a notamment salué la mémoire d’un « serviteur du Sénégal », estimant que son œuvre appartient désormais au patrimoine de la Nation et de toute l’Afrique.
Né le 2 avril 1928 à Matam, Cheikh Hamidou Kane avait également mené une carrière dans la haute administration et occupé plusieurs fonctions publiques. Son parcours associait ainsi littérature, service de l’État et réflexion sur les sociétés africaines.
En conclusion de son hommage, Romuald Wadagni a prié pour que le défunt bénéficie de la miséricorde divine, tout en soulignant la pérennité de son héritage : « Reposez en paix. Votre œuvre continuera de vivre. »


