Podor a vibré ce week-end au rythme de la 17ᵉ édition du festival Les Blues du Fleuve. Fidèle à sa vocation, l’événement porté par le lead vocal du Daandé Léñol, El Hadji Baaba Maal, a une nouvelle fois mis en avant l’intégration entre les populations du bassin du fleuve Sénégal.
Pendant trois jours, Podor a accueilli des invités venus des quatre coins du monde pour répondre à l’appel de l’artiste. La cérémonie officielle, organisée au quai El Hadji Boubou Sall, a été présidée par le tout nouveau préfet de Podor, Amadoune Diop, accompagné du vice-président du Conseil départemental El Hadj Amadou Kane Diallo, ainsi que du représentant du maire, Mamadou Racine Sy.
Comme le veut la tradition, Baaba Maal a fait une entrée remarquée en arrivant à bord d’une pirogue depuis Luxeyba, la commune mauritanienne située juste en face de Podor. « Le Doué a un caractère nourricier. Ce cours d’eau a joué un rôle important dans l’intégration des pays qui le partagent », a-t-il rappelé. Il a également appelé les populations à œuvrer pour la paix, la cohésion sociale et la sécurité durable dans la région.
La présence d’une forte délégation malienne a rehaussé l’éclat de la cérémonie. Cette mobilisation est à mettre à l’actif de l’opérateur économique Batoumbou Bathily, parrain de cette 17ᵉ édition. Introduit par des griots maliens, il a invité les peuples du fleuve à renforcer les liens historiques et culturels qui les unissent.
Représentant le maire, Mamadou Haby Ly a salué un festival « plus qu’un rendez-vous culturel », soulignant son impact sur le développement économique et social de la ville. Le vice-président du Conseil départemental, Amadou Kane Diallo, s’est lui aussi félicité de la régularité de l’événement, désormais considéré comme l’une des « activités phares de l’agenda culturel du pays et de la sous-région ouest-africaine ».
Le public, venu nombreux, a profité de prestations artistiques variées et de grande qualité. Se sont succédé sur scène la troupe communale de Yène, des formations sérères et joolas, ainsi que des artistes venus de Podor et de Ngawlé. Une diversité culturelle qui confirme la richesse du festival.
Mamadou THIAM ( Correspondant)


