L’apprentissage de l’espagnol connaît une progression remarquable en Afrique subsaharienne. Selon une étude présentée lors du 2e Congrès de l’espagnol comme langue étrangère en Afrique subsaharienne (CELEAS), organisé ce samedi à Dakar, plus de 3,5 millions de personnes étudient aujourd’hui la langue de Cervantès dans la région. Le Sénégal figure parmi les pays les plus dynamiques, avec plus de 350 000 apprenants.
Réunis à Dakar à l’initiative de l’Institut Cervantes, enseignants, chercheurs, responsables institutionnels et professionnels ont réfléchi aux opportunités qu’offre l’espagnol dans des secteurs tels que le commerce, le tourisme, la diplomatie, l’éducation et la coopération internationale.
Pour Luis Marina, directeur des Relations internationales de l’Institut Cervantes, les résultats de la dernière étude menée sur la situation de l’espagnol en Afrique subsaharienne témoignent d’une dynamique exceptionnelle.
« Nous calculons qu’actuellement, en Afrique subsaharienne, il y a plus de 3,5 millions de personnes qui étudient l’espagnol, sur un total de 25 millions dans le monde. Ce sont des chiffres extraordinaires », a-t-il déclaré.
Au-delà des statistiques actuelles, le responsable espagnol estime que l’Afrique représente l’un des principaux réservoirs de croissance de la langue espagnole. Porté par une démographie en forte expansion, le continent pourrait occuper une place centrale dans la diffusion mondiale de l’espagnol au cours des prochaines décennies.
Le Sénégal apparaît comme l’un des moteurs de cette progression. Selon Luis Marina, plus de 350 000 personnes y apprennent l’espagnol. Une particularité se dégage toutefois : la quasi-totalité de ces apprenants se trouve dans l’enseignement moyen et secondaire.
« C’est remarquable que presque tous les apprenants se concentrent dans l’enseignement secondaire. C’est précisément là que nous devons concentrer nos efforts de soutien et d’accompagnement », a-t-il expliqué.
À travers le CELEAS, l’Institut Cervantes entend renforcer les échanges entre les acteurs du secteur et promouvoir l’espagnol comme un outil d’employabilité, de mobilité professionnelle et d’ouverture internationale pour les jeunes Africains.


