Parmi les lueurs d’espoir que pourrait faire naître l’accord technique conclu entre le gouvernement du Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) figure la reprise des grands travaux. C’est, en substance, parmi les annonces du Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, devant la représentation nationale, à l’occasion de sa Déclaration de politique générale (DPG).
Selon le Premier ministre qui répondait aux questions des députés, « l’agenda Vision Sénégal 2050 comptent 384 projets. Mais, au vu de la situation des finances publiques, la bonne gouvernance, la protection sociale et l’équité sociale, il sera nécessaire d’attendre que les comptes publics soient redressés », a-t-il dit.
M. Al Amine Lo rappelle par ailleurs que l’Etat du Sénégal doit 1 900 milliards de francs CFA aux entreprises sénégalaises. Avant que cette situation trouve de solution, il sera difficile de lancer les projets, a-t-il dit. Le Premier ministre avait toutefois indiqué que l’Etat s’atteler à résorber progressivement la dette dus aux entreprises.
Le 1er septembre, le ministre sénégalais de l’Économie et des Finances, Cheikh Diba, a annoncé un accord conclu avec le Fonds monétaire international. Il s’agit d’un dispositif reposant sur trois piliers essentiels, selon Majdi Debbich, représentant du FMI au Sénégal, interrogé par un média sénégalais dans la foulée de l’annonce de l’accord : « le rétablissement de la soutenabilité des finances publiques à moyen terme, le renforcement de la gouvernance et de la transparence, notamment des finances publiques, et enfin la promotion d’une croissance inclusive et créatrice d’emplois ».
O.BA


