Le réseau autoroutier sénégalais est appelé à changer d’échelle. À partir de Kaolack, plusieurs projets doivent permettre de prolonger progressivement les axes existants. Dans un entretien exclusif avec Le Soleil, le Directeur des Autoroutes du Sénégal, Dr Ibrahima Sall, revient largement sur les enjeux des infrastructures autoroutières pour le Sénégal.
Après la mise en service de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, le prochain prolongement se dessine vers l’est. Les études du tronçon Kaolack–Tambacounda sont déjà engagées, en collaboration avec l’Ageroute. Cette liaison doit contribuer à renforcer l’ouverture de Kaolack vers le Sénégal oriental et, au-delà, vers les corridors sous-régionaux.
Autre chantier majeur : l’axe Dakar-Saint-Louis, dont les travaux sont en cours. Long d’environ 200 kilomètres, ce projet doit renforcer la desserte du nord du pays et améliorer les liaisons entre la capitale, les grands centres urbains et les zones économiques situées le long de cet axe.
Ainsi, plus de 520 km d’autoroutes pourraient être en exploitation lorsque les différents projets engagés seront progressivement réalisés. L’ambition est de doter le Sénégal d’un réseau autoroutier répondant aux standards internationaux et particulièrement significatif à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest.
Selon les explications apportées par le Directeur général des Autoroutes du Sénégal (Ads) interrogé, l’enjeu n’est pas uniquement de multiplier les kilomètres. Dans plusieurs pays de la sous-région, certaines voies sont qualifiées d’autoroutes sans répondre nécessairement à l’ensemble des standards internationaux. Le Sénégal affirme avoir fait un autre choix : construire des autoroutes selon des normes précises, avec l’ambition de constituer progressivement un réseau cohérent et performant.
El Hadji Ibrahima THIAM
Retrouvez l’interview Ibrahima Sall, Dg des Autoroutes du Sénégal dans l’édition du Soleil du vendredi 28 août 2026


